Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie
Jean-Michel YOLIN
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Internet et Entreprise
mirages et opportunités
Pour un plan d'action
Contribution à l'analyse de l'économie de l'Internet
Rapport de la Mission conduite par
Jean-Michel YOLIN, Ingénieur Général des Mines
avec
Jean-Claude Merlin, Ingénieur Général des
Télécommunications
Grégoire Postel-Vinay Ingénieur en Chef des Mines
Christian Scherer Ingénieur en Chef des Mines
Mise à jour 2002
Table des matières
Préambule.
"Ce
qui est marginal mais croît de façon exponentielle peut devenir
majeur"
Jean-Claude Pelissolo
Internet et Entreprises: Mirages et opportunités ?
Aujourd'hui celui que l'on appelle le "réseau des
réseaux" est devenu incontournable. Il a ses fans, fascinés par
ses possibilités immenses. Il a aussi encore quelques détracteurs
de plus en plus rares, qui ne manquent pas une occasion de mettre en
évidence ses défauts ou les points faibles liés à
sa conception et l'absence de contrôle qui en fait sa force aux yeux des
uns et sa faiblesse aux yeux des autres. 1964 : le Ministère américain de la
Défense a l'idée d'un réseau de communication sans
véritable direction centralisée, conçu de façon
à demeurer opérationnel même si des portions
entières du réseau tombent en panne ou sont détruites
Cette
rupture dans les méthodes d'élaboration de la normalisation
internationale, porte en germe une évolution dont nous n'avons pas
encore tiré toutes les conséquences: elle risque de
marginaliser les organes de normalisation officiels et leurs longs
processus formels
Les
chercheurs américains utilisent très vite ce réseau qui
leur permet de se partager des capacités de calcul de quelques
très gros ordinateurs, très onéreux à
l'époque. Paradoxalement, comme nous le verrons plus tard cette
utilisation, vite marginalisée refait surface aujourd'hui avec la mise
en réseau de ... millions de micro-ordinateurs Mais
rapidement, comme c'est souvent le cas pour des innovations radicales
2(*) ce n'est pas l'usage pour lequel il
avait été conçu au départ qui prédomine : le
réseau est de plus en plus utilisé pour consulter des bases de
données, échanger des articles scientifiques puis des messages.
"Un
internet est alors défini comme un ensemble de réseaux
interconnectés
76-78 : le projet Cyclades beaucoup trop
"déstabilisant", moins "contrôlable" pour les modèles
établis dans notre pays, se heurte à une très violente
hostilité de l'administration des PTT3(*) : celle-ci développe la norme X25
issue du protocole "Host-Host" américain, crée Transpac et
obtient l'arrêt du projet Cyclades (qui n'aura coûté au
total que 20 MF) : le protocole TCP IP devient "hors la loi" (alors qu'à
ce moment il permettait déjà des débits 30 fois plus
élevés : 2.000 kbit/s contre 64 kbit/s pour Transpac).
L'augmentation de puissance des PC à prix constant, (voire
décroissant) leur facilité d'emploi, permettent à cette
même époque une explosion du nombre d'internautes.
Depuis
1995, la National Science Foundation (NSF) ne finance plus le
réseau des universités américaines, qui constituait
l'ossature d'Internet (arrêt des subventions au NSFNet).
L'arrêt des financements publics de l'Internet ne signifie
nullement que les pouvoirs publics américains se
désintéressent de cet enjeu, toujours considéré
comme vital sur le plan géopolitique. Bien au contraire ils ont
lancé deux grands projets très ambitieux :
La
philosophie d'Internet est assez bien résumée dans cette phrase
de Dave CLARK, prononcée pour l'IETF (Internet Engineering
Task Force
www.ietf.org) :
"Nous rejetons les rois, les présidents et le vote.
Dans cet
esprit la notion même de contrôle de l'Internet est très
largement rejetée, ce qui est un défi aux Etats dans la mesure
ou, n'étant plus confiné au sein d'un petit cercle de chercheurs,
Internet devient un élément clé du fonctionnement de nos
sociétés et pose des problèmes à la
société qu'il convient de ne pas sous-estimer
La
recherche d'informations économiques ou techniques ne nécessite
en première étape que l'achat d'un micro-ordinateur (environ
5.000 F) et l'abonnement à un fournisseur d'accès internet (FAI -
Provider: entre 0 et 100 F par mois).
Les
Américains ont coutume de dire : "with the internet you can be small and
look big"
L'Internet est même à la portée des entreprises
"SOHO" (small office, home office: architectes, journaliste freelance,
interprète, artisan,...), éventuellement même en utilisant
internet par l'intermédiaire de cybercafés
L'existence d'un service informatique puissant est
généralement considérée comme un lourd handicap au
départ car celui-ci a naturellement tendance à brider des
développements qui lui échappent.
Bernard Siouffi, délégué
général de la VPC, souligne que, heureusement, avec le
décollage du commerce électronique les projets internet
commencent à quitter les directions informatiques pour aller dans celles
chargées du Marketing ou des achats
De
même une direction de la communication richement dotée risque
d'émasculer la dimension stratégique de la mutation vers
l'internet en la confinant dans le monde du paraître
Netsurf signale par exemple qu'en 1997 lorsqu'on a
voulu féliciter LCI (filiale tout info de TF1)de sa remarquable
initiative on s'est rendu compte que les dirigeants de la chaîne
ignoraient même qui en était à l'origine.
Les
PME ayant su occuper de petites niches de produits ou services à
vocation internationale, sont sans doute parmi les mieux placées pour
une utilisation efficace d'Internet
De
même grâce à Internet l'échange de données
informatisées EDI entre entreprises a vu ses coûts
s'effondrer d'un facteur supérieur à 20 (et ce coût va sans
doute encore baisser dans l'avenir avec le développement de XML)
Bien
entendu pour concevoir un routeur, un algorithme de chiffrement ou un
microprocesseur il est nécessaire de disposer de hautes
compétences technologiques, mais paradoxalement la puissance même
des ordinateurs et des moyens de télécommunication actuels permet
de fournir aux utilisateurs des outils extrêmement simples et intuitifs
dans leur emploi
Le
protocole TCP/IP, système de "panneaux de signalisation", qui
régule le trafic, peut en effet être assez facilement
truqué par des internautes malveillants : en l'absence de mesure de
protection, les messages peuvent être lus ou
détournés, le site informatique envahi ou
asphyxié, des virus introduits (petits programmes
altérant ou détruisant des données, capables de se
reproduire et de contaminer d'autres ordinateurs), de même que des
chevaux de Troie (programme caché activable de
l'extérieur), des "portes de services" (qui permettent à
ceux qui ont les clés de pénétrer à l'insu du
propriétaire) (backdoors) ou bombes logiques, des adresses
usurpées (Spoofing): là comme ailleurs, au-delà des
précautions élémentaires (tous les rapports entre
ordinateurs doivent être "protégés"), un choix
difficile est à faire entre l'épaisseur de la cuirasse dont on se
dote et la mobilité que l'on recherche
Il
convient de ne pas confondre dans Internet ses 2 composantes
On
entend souvent des débats sans fin pour savoir si ce qui est le plus
important ce sont les contenants (les "tuyaux") ou les contenus (les
informations accessibles par internet
Internet ce n'est ni du contenu, ni du contenant mais c'est le
nouveau système nerveux de notre économie et de notre
société
Les
dramatiques évènements de septembre aux Etats Unis ont bien
illustré ce fait
Les plus
significatives nous paraissent être: Outre
votre message, l'e-mail (que nos cousins canadiens ont baptisé courriel)
offre la possibilité de transmettre des "documents
attachés", texte, devis, plans, factures, images, sons,
vidéo,...qui peuvent d'un clic être envoyés à une
liste de correspondants aussi longue que souhaitée. ;
Elle
permet de converser à l'autre bout du monde, bientôt en
visiophonie, pour le prix d'une communication locale (celles-ci ayant pu
jusqu'à présent maintenir un niveau de prix très
élevé grâce à une absence de concurrence)
Mais
l'avantage de la téléphonie IP va bien au-delà du prix (on
peut penser qu'avec le développement de la concurrence le prix des
communications "normales", artificiellement élevés, devraient se
rapprocher de la téléphonie IP): Elle permet des services
beaucoup plus "riches" que la téléphonie traditionnelle:
· Messagerie unifiée : possibilité de
consulter en une seule opération tous les messages
téléphoniques et électroniques, consultable à
partir de tous types de terminaux
Avec la
mondialisation des échanges et l'internationalisation des entreprises
les besoins de communication deviennent chaque jour plus importants. Par
ailleurs l'accélération de l'économie est de moins en
moins compatible avec les pertes de temps dues aux transports (rajoutons que
les tensions de la situation internationale dissuadent de nombreux cadres de
prendre l'avion
www.journaldunet.com/AFP/010928yahoo.shtml). les
vidéoconférences devraient donc d'autant plus se
développer que l'arrivée du haut débit, à des
coûts raisonnables, devraient en améliorer l'ergonomie et la
disponibilité
La
technologie Ipix
www.ipix.com, EGG Solution
www.eggsolution.com (démonstrations disponibles
en ligne)ou Quick Time
http://www.apple.com/quicktime vous offrent la
possibilité de faire visiter à distance votre maison à
vendre (voir immo by tel
http://www.immo-by-tel.com
), le lieu de villégiature que vous proposez, ou la voiture dont vous
rêvez... où le porte avion Charles de Gaulle
Les
forums de discussions (Newsgroup) les listes de diffusion
(mailing list) et les espaces de bavardage (chatrooms), permettent des
échanges de toute nature entre les internautes, des plus frivoles au
plus professionnels): ils se comptent aujourd'hui par dizaine de milliers
De
nombreux appareils, équipés de microprocesseurs deviennent
grâce au protocole de l'Internet (IP) capables de communiquer entre eux:
IP est en quelque sorte l'espéranto des machines intelligentes
C'est
l'ensemble des appareils électroménager qui pourront ainsi
être mis en réseau, assurant ainsi des fonctions de gestion, de
sécurité, d'alerte, de télémaintenance, de
régulation, d'optimisation de consommation énergétique,
En
Suède Electrolux et Ericsson se sont
associés dans e-to Home
www.e2-home.com pour
développer les normes de communication entre ces appareils dont
l'interconnexion sera assurée par les fils électriques. En
juillet 2000 Nokia et Whirpool annonçaient de leur côté
leur alliance
L'augmentation des débits disponibles et
l'amélioration des technologies de compression permet à de
nombreuses radios d'émettre sur l'Internet et l'on entrevoit
l'arrivée de télévisions à la demande
La
réalité virtuelle permet aux grandes entreprises comme
Renault ou les concepteurs d'installations complexes (CEA,Valmet, Bechtel,...)
de faire l'économie des maquettes et ainsi de pouvoir étudier
davantage de variantes et de raccourcir le délai nécessaire pour
concevoir une voiture. Il en va de même pour l'aménagement de
bureaux ou d'usines, permettant au client de visualiser et de simuler de
façon réaliste le fonctionnement évitant ainsi beaucoup
d'erreur de conception tout en en accélérant le processus
Avec
gants et casque la communication (virtual technologie :
www.virtex.com), peut
également concerner le toucher (la souris tactile), le retour d'effort
ainsi que la vision (alioscopie
www.micronet.fr/~emuller/FRAMES/Alioframe.html ) et
l'audition tridimensionnelle (Qsound:
www.qsound.ca ).le
marché visé est aujourd'hui principalement celui de la simulation
(conception d'une nouvelle voiture...) et du jeu, mais sans doute plus tard
aussi celui du commerce électronique ("toucher d'un tissu")
Internet
est en passe de devenir le premier réflexe dans un processus de
recherche d'information On
estime en 2001 le nombre de documents publiées par les
entreprises, les chercheurs, les institutions ou les particuliers à
1.300 milliards (ceci comprend en particulier toutes les bases de
données) dont 2,5 Milliards accessibles par une recherche sur
le Web et s'accroissent de 7 millions par jour dont 85% par des
Américains!:
Par
ailleurs il ne faut pas oublier que les newsgroup sont une source de
compétences immense pour vous aider dans votre quête :
L'exploitation des banques de données est maintenant
également techniquement possible: des passerelles logicielles permettent
d'utiliser l'existant sans surcoûts importants (ce qui ne signifie pas
bien entendu que les propriétaires de banques de données
permettront pour autant un accès gratuit...)
"notre civilisation a produit plus d'informations en 30 ans que
pendant les 5000 années précédentes. Et le
phénomène va se reproduire dans les 3 années à
venir" Jacques Péping, les Echos Janvier 2001
La
reconnaissance vocale qui a fait des progrès considérables
permet de dicter directement les e-mails ou des rapports (c'est le cas
d'ailleurs du présent rapport)
"de
deux choses l'une, ou bien la banalisation des téléphones
cellulaires génère un immense marché pour les cure-dents,
ou ce sont les technologies vocales qui vont s'imposer" Jo Lernout C'est un
marché en plein développement pour les centres d'appel, les
systèmes vocaux, les jeux vidéo, les mal-voyants, l'automobile et
de façon générale les usages où le regard ne doit
pas être distrait
Signalons également le développement de logiciels
de traduction automatique : même si l'on ne peut, dans l'état
de l'art actuel, attendre d'eux des traductions de qualité (il n'est
que de se souvenir des gorges chaudes qu'avait provoquée la traduction
du rapport Star), par contre on obtient des traductions acceptables de
textes techniques simples et l'on dispose d'assez d'éléments sur
les autres pour en avoir une compréhension grossière : cela
permet de ne faire traduire que les textes qui en valent véritablement
la peine (économie de 70 à 90 % des traductions)
Déjà le palm permet une première forme de
reconnaissance lettre par lettre avec sa tablette mais des logiciels comme
REMUS permet à la fois d'identifier celui qui écrit et de
reconnaître les mots. Il peut être utilisé également
pour aider les enfants à apprendre à écrire
http://www-eph.int-evry.fr
Toute
action sur l'internet laisse des traces qui peuvent être
exploitées : analyse des connections à votre site (fichier des
"logs", exploitation des programmes "espions" que vous avez placé sur
les ordinateurs de vos visiteurs, "spyware" dont les plus connus (et les moins
criticables) sont les cookies
C'est
une des pratiques les plus courantes: d'innombrables logiciels, jeux ou
morceaux de musique, gratuits ou payants peuvent être directement
téléchargés du web vers votre ordinateur
Voyage,
Voiture, locomotive, actions, contrat d'assurance, centrales nucléaires,
chaussure d'occasion ...: magasins en ligne, ventes aux enchères, places
de marché, troc,.. on peut tout acheter sur internet:
De plus
en plus d'administrations nationales ou locales offrent la possibilité
non seulement d'accéder à l'information mais aussi de payer ses
impôts et d'accomplir les innombrables démarches administratives
qui nous incombent (cela devrait être particulièrement
précieux pour notre Pays que l'OCDE a classé début 2000 en
tête des 20 pays membres sur le plan de la richesse en formalités
administratives)
L'Internet permet à des associations, des PME ou
même des individus avec des moyens (financiers) limités,
d'avoir une présence significative au niveau mondial. Pour le
meilleur comme pour le pire
Cela est
particulièrement important quand les équipes sont
géographiquement dispersées: (plans, résultats de mesures,
base de données, fichiers CAO, agendas, carnets d'adresse,...), mais
aussi tout simplement quand il est nécessaire aux membres de
l'équipe de travailler sur les mêmes documents.
Internet
permet de faire travailler en réseau un très grand nombre
d'ordinateurs, permettant, par exemple en mobilisant un très grand
nombre de micro-ordinateurs pendant des périodes où ils sont
inutilisés de disposer de gigantesques moyens de calcul (cette technique
est par exemple utilisée par les chercheurs pour la physique des
particules ou la climatologie, mais aussi pour "casser" des clés de
cryptage)
Le
nombre considérable de données qu'il est nécessaire de
conserver (avec le niveau de sécurité voulue) conduit
également au partage de moyens de stockage dans des "entrepôts de
données" (Data Warehouses)
Télésurveillance, télémaintenance,
télédiagnostics, télé médecine,
télé opérations, télétravail...ouvrent de
nouveaux horizons à l'organisation du travail.
2001 est
l'année qui voit un début de concrétisation des mutations
vers les hauts débits, grâce à de multiples technologies (
voir page
209) et vers les accès nomades (
voir page
219) qui vont entraîner en 2 ou 3 ans
une mutation aussi importante que celles que nous avons connu en passant de la
radio crachotante à la TV couleur de haute définition.
La
technologie Peer to Peer (P to P ou P2P) qui a commencé à
émerger en 2001 permet de faire fonctionner des micro-ordinateurs en
réseau sans passer par un serveur: en fait chaque ordinateur se comporte
comme un serveur, ce qui ne pose pas de problème avec la puissance des
PC d'aujourd'hui, mais cela implique un système d'adressage
indépendant (qui s'affranchit des DNS, Domain Name Server, annuaire
centralisé des noms de domaine)
La
"loi" de Moore 1965
www.intel.com/francais/intel/museum/25anniv/html/hof/moore.htm
dit que la capacité des composants électroniques double
tous les 18 mois. Depuis plus de 35 ans cette loi a été
respectée, ce qui conduit à une multiplication des
capacités par 10.000.000 sur cette période. Et ce à prix
à peu près constant:
Il est
bien entendu difficile de donner des chiffres sûrs pour les
données caractérisant Internet, principalement pour les raisons
suivantes : Pour ce
qui concerne la partie visible : le nombre d'internautes croît de 5
à 10%... par mois et le trafic plus encore : 15% par mois.(225% entre
juin 2000 et février 2001 en pleine "crise" Jupiter MMXI, pour la France
voir
www.afa-france.com/html/chiffres/index.htm)
A tel
point que certains parlent de "dog years", année de chien : une
année réelle en contient sept
Ce
mouvement a connu une nouvelle accélération avec la baisse des
prix des télécommunications (suite au développement de la
concurrence) et l'internet gratuit
Principales sources utilisées pour ce rapport qui vous
permettront, si ce document n'est entre vos main qu'au delà de 2002 de
voir des données plus actuelles
Comme ce
rapport n'a pas été écrit en un jour, il est même
vraisemblable que pour des données en évolution rapides,
comme la capitalisation des start-up, il y ait des incohérences entre
plusieurs chiffres que nous citons : pour ne donner que deux exemples,
Les
estimations habituellement publiées qui ne prennent en compte que les
ventes en ligne stricto sensu nous paraissent très fortement sous
estimer l'importance des évolutions en cours puisque Cisco à
lui seul déclare avoir réalisé un CA supérieur
à 7,9 milliards de dollars sur le WEB dès 1999 (65% de son CA),
que le courtage en ligne aura représenté 145 Milliards de dollars
en 1999 et que selon Forester Research 8 % du montant des commandes des grandes
entreprises américaines passe par Internet et 7 % par les réseaux
"à valeur ajoutée" (soit 300 milliards de dollars).
Ce
serait une grave erreur de considérer que Internet et vente dans les
boutiques traditionnelles sont deux mondes indépendants qui peuvent se
borner à s'ignorer ou à se combattre.
Dans de
nombreux cas la recherche d'une symbiose peut se révéler
mutuellement très profitable : le site prépare la vente et la
prolonge
voir en
particulier l'étude de Taylor Nelson Sofrès
www.tnsofres.com/ger2001/keycountry Si la
part des autres pays croissait de façon régulière ce
n'était pas jusqu'alors le cas de la France dont le taux de croissance
restait alors très inférieur à celui des Etats-Unis ainsi
qu'à la moyenne des autres pays de l'Union Européenne.
Internet
reste encore masculin et élitiste dans notre pays : les cadres
supérieurs masculins de moins de 35 ans sont plus des deux tiers
à utiliser Internet
Des
groupes comme Pinaut et Arnault, Vivendi et
Lagardère s'étaient jetés dans la bataille des
dot.com et la sélection naturelle a laissé quelques cadavres sur
le tapis (e-loan europe, boo.com, worldonline, clust, ...) mais on peut
espérer que ceux qui ont survécu à l'épreuve du feu
sont maintenant bien armés pour l'avenir:
Le Livre
Blanc 2001 de Novamétrie
www.novametrie.com/html/etudes_co_pme01.html, issu d'une
enquête auprès de 800 patrons de PME indique qu'à 75%
Internet est perçu comme une opportunité et à 5% seulement
comme une menace
Tout en
restant prudent dans les comparaisons face à
l'hétérogénéité des sources on peut citer
quelques chiffres rassemblés notamment par NUA
www.nua.ie/surveys
Presque
à égalité avec l'Europe : 144 Millions d'internautes
contre 154, l'Asie, bien que très hétérogène
connaît une très forte croissance (Chine) avec des domaines de
leadership : l'Internet nomade (Japon), le haut débit (Corée,
Hong Kong) les usages (Singapour)
Les
sites
www.ripe.net/statistics
et
www.nic.fr/Statistiques
NUA
www.nua.ie/surveys
Nielsennetratings
www.nielsennetratings.com
Network wizards
www.isc.org/ds sont sans
doute ceux qui offrent aujourd'hui la collection la plus riche et la plus
à jour de statistiques comparatives : les deux tableaux qui en sont
extraits et que nous verrons plus loin illustrent bien la situation
ftp://ftp.ripe.net/ripe/hostcount/History/RIPE-Hostcount.01-Sep-20
notre
pays ne figure pas parmi les "poids lourds" de l'Europe
Le
premier site français, selon le classement établi par la
London School of economics est Renault qui se situe au
34ème rang mondial (critères : efficacité, ergonomie,
service après vente)
L'usage d'internet a, à l'évidence une forte
composante culturelle : on ne peut que s'interroger sur la relation quasi
linéaire qui semble s'établir entre l'équipement
informatique et....la latitude.
Le
même décalage entre Europe du Nord et Europe du Sud ayant
été constaté pour la diffusion de l'imprimerie, on peut ou
formuler l'hypothèse que l'origine en revient aux organisations
"tribales" imposées par les contraintes climatiques
Une
croissance forte, mais que relativise les mises en perspective
européennes ....
L'enquête 1998 de l'AFTEL soulignait que déjà le
micro-ordinateur passait devant la télévision au hit-parade du
nombre d'heures passées par les Français devant un appareil
(cet apparent paradoxe tient au développement des micro-ordinateurs
d'ordinateurs achetés a été atteinte +66% sur
1997 où il s'est vendu davantage d'ordinateurs que de
télévisions.
Beaucoup
plus inquiétant encore est peut-être l'objectif poursuivi par
l'entreprise :Alors que 53% des entreprises britanniques et 54% des
entreprises allemandes ont pour objectif avec les outils de l'Internet de
conquérir un avantage concurrentiel, elles sont moins de la
moitié (24%) dans ce cas en France,
C'est en
particulier le cas pour les achats, source d'économies substantielles:
8% de nos entreprises ont passé des commandes en utilisant Internet
contre 23% pour leurs homologues d'outre Rhin, 13% seulement se
déclarent prêtes à le faire à l'avenir (28% en
Allemagne)
2001
n'a pas vu de progrès puisque c'est 86% des pme françaises qui
mettent en avant la notoriété et seulement 51% le service client
Notons
toutefois à partir de 1999 un réveil du BTP qui bien que
restant la lanterne rouge (47% des entreprises connectées, 26% des
patrons du secteur pensent encore qu'internet ne leur servira jamais) a en un
an plus que triplé le nombre de ses sites et doublé le nombre de
ses ordinateurs. Par ailleurs les patrons connectés sont en pourcentages
les plus nombreux à utiliser effectivement l'Internet (71% contre 63%
dans l'Industrie)
si
Internet a vocation à devenir son système nerveux, la logistique
restera son système sanguin
La
situation est encore pire pour les PME de plus de 100 salariés: les
patrons d'entreprises industrielles de plus de 100 salariés utilisent
moins l'Internet que ceux des TPE (entre 5 et 10 salariés) du BTP!, ils
sont 95% a développer un site pour leur notoriété et 37%
seulement pour apporter des services aux clients (82% pour leurs homologues
britanniques) et 10% pour commercer (30% pour les britanniques et 25% pour les
PME Françaises de moins de 50 salariés)
L'interprétation des comparaisons internationales est
particulièrement délicate pour notre pays : il est en effet le
seul à avoir connu dans le passé un important
développement de la télématique avec le Minitel qui est
à la fois: 8,5
millions de terminaux (dont 2,5 d'émulateurs sur PC), 14 000
services, 15 millions d'utilisateurs,
La
VPC a déjà une certaine habitude de la vente en ligne et
de nombreuses entreprises, qui ont aujourd'hui une place honorable sur le plan
international ont fait ses premières armes avec le minitel,
Leurs
compétences ne sont pas spécifiques à la technologie
Minitel
Il est
très facile de les rendre également accessibles par internet
C'est
souvent le même service qui a en charge Minitel, Audiotel et Internet et
les marges des premiers permettent de couvrir l'inévitable
déficit du Web pendant les années de développement et de
montée en puissance, alors même que le modèle
économique est encore incertain (abonnement, publicité, liens
commerciaux, portail, commerce électronique, services à valeur
ajoutée,...): c'est un point à souligner particulièrement
aujourd'hui, le Minitel a réussi à être rentable...
Il est
considéré à l'étranger comme le reflet d'une
société hiérarchisée, au centralisme pesant,
où le contrôle de l'information est considéré comme
un enjeu plus stratégique que sa large diffusion: Hollande et Finlande
nous sont proposés comme contre modèles La
tarification est diaboliquement efficace : grâce au système
kiosque elle sait se faire oublier et le niveau pratiqué (de
l'ordre de 2 à 3F/minute) correspond au coût social acceptable
pour les loisirs (ramené à la minute c'est le prix du
théâtre de la voiture ou du restaurant)
C'est
une autre source de blocage clairement perceptible : les entreprises, banques,
organismes et même certains services administratifs facturent par ce
biais, de façon parfois tout à fait discutable, les
informations délivrées au public.
Pour les
horaires de train, annuaires, réservation de spectacles, services
bancaires, le minitel apporte une réponse rapide et précise. Il
réduit ainsi la pression de la demande et beaucoup de décideurs
pensent qu'internet ce n'est que du minitel avec des images sans percevoir la
mutation radicale qu'il apporte
o
Un seul
chiffre illustre cette différence de nature dans les usages :
l'internaute passe 7 fois plus de temps sur le réseau que le
minitelliste et cette différence s'accroît puisqu'en un an cette
durée a augmenté de 13% pour internet et baissé de 4.1%
pour le minitel.
(Encore que ceci soit à relativiser pour la France où, par suite
du monopole, les tarifs de télécommunication sont encore
très élevés. Mais des baisses substantielles ont eu lieu
depuis 1998 et d'autres sont prévisibles avec l'accroissement de la
concurrence)
Communiquer , échanger, publier, rechercher de l'information,
télécharger des logiciels ou de la musique, acheter, vendre,
permettre à une équipe dispersée de travailler
efficacement, télésurveiller ou téléagir, voici
quelques fonctionnalités inexistantes ou embryonnaires sur le minitel
Voir page
25 Le
protocole TCP/IP permet une "convergence" entre la voix, les données et
la TV : il ne s'agira dorénavant que de faire circuler des "paquets"
d'informations numérisées qui pourront cohabiter sur les
mêmes voies de communication (paire de cuivre, câble, satellite,
radio, fil électrique, ...)
Outre
les problèmes nouveaux que le réseau et les outils de l'internet
peuvent poser en matière de sécurité et que nous verrons
plus loin quelques problèmes restent à régler Ouvert
en 1984 sur le 36.15, le kiosque a joué un rôle essentiel
dans le développement et le succès du Minitel : Ce
procédé consiste à inclure dans la facture
téléphonique du client la facture des services
télématiques, cette dernière comportant deux parties,
l'une destinée à rémunérer les fournisseurs de
services et l'autre à payer l'opérateur.
Le
transfert de données se fait encore la plupart du temps par la ligne
téléphonique, la fameuse "paire de cuivre torsadée", dont
l'exploitation analogique traditionnelle actuelle n'exploite que 0,4% des
capacités de transmission
96% des sites de commerce électronique sont
anglophones et 2% francophones (Malgré une intense
activité de nos amis québécois qui à eux seuls,
représentaient dès 1998 30 % des sites francophones),
Internet
est un outil dont l'un des usages principaux dans le monde économique
consiste à effectuer des transactions (achat-vente, rédaction de
contrat, échange d'informations confidentielles, conduite de projet,
règlement des obligations fiscales (obligatoire pour le paiement de la
TVA (téléTVA) pour les entreprises de plus de 100MF de CA depuis
juin 2001
www.finances.gouv.fr/DGI/tva/telepro/sommaire.htm ),
procédures administratives, actes juridiques, informations contenues sur
un site web...)
Dans
l'économie traditionnelle du papier, les exemplaires du contrat
étaient signés par les différentes personnes qui prenaient
des engagements, chaque page devant également être paraphée
Les
productions dématérialisées prennent une importance de
plus en plus grande dans notre économie : il est donc
particulièrement important de pouvoir disposer de moyens permettant d'en
garantir l'origine et l'intégrité les
moyens en cours de mise en place reposent sur 2 principes
Des
algorithmes mathématiques permettent de produire des paires de
clé de cryptage (que nous appellerons P et S) possédant la
caractéristique suivante
Un
message crypté avec la clé P ne peut être
décrypté que par la clé S et vice versa.
Chaque
partenaire de l'échange crée donc une telle paire de clés
composée (une "bi-clé")
Un
message ou un document crypté avec la clef secrète de Albert est
déchiffré par n'importe qui avec la clef publique d'Albert. Ce
message ne peut provenir que d'Albert on a la garantie de son identité
(authentification)
Un
message crypté par Albert avec la clef publique de Bertrand n'est
déchiffrable que par ce dernier au moyen de sa clef secrète : on
garantit ainsi la confidentialité de l'échange. Un
message ou un document crypté par Albert successivement avec sa clef
secrète et avec la clef publique de Bertrand ne peut être lu que
par Bertrand qui peut en outre vérifier que le message provient bien
d'Albert et qu'il n'a pas été altéré en chemin. Soit
2 nombres premiers A et B et M leur produit : M=A*B
Sur le
plan pratique le cryptage asymétrique consomme une puissance de calcul
considérable: il faut multiplier le texte à crypter, qui peut
être représenté par un nombre, plusieurs centaines de fois
par lui-même (voir plus haut le principe du théorème
d'Euler).
Albert
utilise préalablement un algorithme mathématique qui "hache" ou
"condense" le texte de façon telle que la modification d'un seul
élément du message initial produit un "hachis" ou "condensat"
différent. Ce procédé doit être irréversible
(impossibilité de reconstituer le message)
Il
existe des clés de cryptage symétriques (les 2 protagonistes de
l'échange disposent de la même clé) qui nécessitent
des puissances de calcul environ 1000 fois plus légères, à
difficulté de décryptage identique, que les clés
asymétrique
Nous
n'avons pas pour autant résolu toutes nos difficultés:
Elle
délivre un certificat attestant de l'identité correspondant
à une clé publique, ce certificat est signé par la
clé secrète de cette Autorité ce qui permet de s'assurer
de son authenticité. Ce certificat peut être révoqué
et il a une durée de validité déterminée. L'AC doit
donc également gérer les listes de certificats expirés,
révoqués ou suspendus
Pour des
raisons de commodité l'autorité de certification peut se reposer
sur une autorité d'enregistrement, plus proche du client, pour
procéder aux "contrôles d'identité" Un des
éléments essentiels d'un acte juridique est la date à
laquelle celui-ci a été conclu: des Services d'Horodatage sont
prévues à cette fin
Bien
entendu la difficulté réside dans le nombre, forcément
important d'Autorités de Certification dans le monde. Deux principes ont
été établis pour résoudre ce problème
Le
processus de signature est donc finalement le suivant :
Il
n'existe encore que peu de méthodes commodes d'emploi pour signer un
document tel qu'un contrat
A
coté du travail technique et organisationnel une intense activité
a été déployée au niveau international pour
conférer à la signature électronique une valeur probante
juridique équivalente à la signature manuscrite
Bien
entendu la clef secrète peut être en principe calculée
à partir de la clef publique par essai de toutes les combinaisons
possibles. Il en va de même pour les clés symétriques
Depuis
toujours la cryptographie, considérée comme une arme de guerre
susceptible d'être utilisée par des gangster des mafias ou des
terroristes, a fait l'objet dans notre pays jusqu'à une période
très récente d'une réglementation très stricte dans
ses principes
Cette
situation était d'autant plus paradoxale que sous le noble dessein de
protéger l'Etat, paradoxalement on créait une
vulnérabilité systémique pour notre économie en
interdisant à nos entreprises de se protéger et en inhibant le
développement de produits de cryptage (qui ne pouvaient espérer
trouver une rentabilité sur un marché aussi étroit, et ce
d'autant plus que l'absence de consensus sur les règles ne pouvait que
rendre dubitatif sur leur pérennité)
Il
était en outre difficile d'imaginer, dans la mesure où le
commerce électronique se développe, que ces règles ne
soient pas harmonisées au sein du grand marché unique
européen, et donc libéralisées.
Si
personne ne rapporte le cas de vols, pendant leur transmission, de
numéros de cartes protégées par le cryptage standard
(SSL), on ne compte plus le nombre de magasins ou de banques
"dévalisées" de leurs précieux fichiers de cartes de
crédit, que les achats aient été fait dans un magasin, par
téléphone, par fax ou par Internet: le problème de
sécurité est beaucoup plus lié à la carte bancaire
qu'à Internet mais il n'en reste pas moins que ce sentiment
d'insécurité, même injustifié handicape le paiement
en ligne (d'autant plus que les responsables des cartes bancaires sont
souvent tentés d'imputer à Internet leurs propres insuffisances)
Aujourd'hui le protocole le plus utilisé pour payer en
transmettant le N° de sa carte de crédit est SSL (Secure
Socket Layer, créé par Netscape) il est installé en
standard dans la plupart des navigateurs
www.commentcamarche.net/crypto/ssl.php3
L'objectif poursuivi est de permettre à partir d'une carte
"pré-chargée" de régler de petites dépenses (qui ne
justifient pas la lourde procédure de la carte de crédit) et vise
plutôt à se substituer à l'argent liquide.
L'e-mail : Banque Directe (100.000 clients) offre
dorénavant un service MinutePay
www.minutepay.fr. de
micropaiement par e-mail : Ce type de services a déjà 10 millions
d'utilisateurs outre-atlantique
http://news.zdnet.fr/story/0,,t119-s2094473,00.html
Les
programmes téléchargés, les documents en Word, les plug-in
et les applets, les pièces jointes des mails peuvent véhiculer
virus, "vers", bombes logiques, chevaux de Troie ou
tout simplement des erreurs de programmes, volontaires ou non (bogues)
susceptibles de créer de graves dommages ou de permettre à des
tiers de pénétrer dans votre ordinateur (voir par exemple et
symantec
http://www.symantec.com ).
Les
risques de piratage, virus, problèmes des cookies, faux sites, fausses
adresses, fausses nouvelles, inondation de mails publicitaires (SPAM),.
) sont effectivement bien réels : certes les règles du
droit s'appliquent pleinement sur l'Internet, mais encore faut-il une police
capable de l'appliquer ...et ceci au niveau international: ceci pose de
redoutables problèmes aux Etats
voir page
263
Actuellement, la plupart des applications professionnelles
impliquant des transmissions de données entre sites distants utilisent
des réseaux de télécommunications
spécialisés : TRANSPAC, liaisons spécialisées
point à point, réseaux à usage privatif constitués
à partir de liaisons spécialisées et d'équipements
de réseau (multiplexeurs, etc.), voire réseau
téléphonique commuté public avec équipements
d'accès incluant des modems.
Solution
beaucoup moins chère notamment pour les échanges de
données techniques, administratives ou financières
informatisées, parce que basée sur l'accès au
"Réseau" pour le coût d'une communication locale (les
marges prises par les intermédiaires "à valeur
ajoutée"(SVA) de type Allegro, Atlas, Geis, Cegedim, Edilectre,.., bien
qu'en forte baisse, sont souvent considérées comme
abusives.)
Les
réseaux de données professionnels et en particulier les
intermédiaires "à valeur ajoutée" apportent une plus
grande sécurité et une garantie de qualité professionnelle
pour l'acheminement des communications et des échanges
Les
nouveaux protocoles et logiciels sont basés sur des standards
ouverts, ils sont donc compatibles entre eux quel que soit leur
éditeur et sont d'une grande simplicité d'emploi
Depuis
le milieu des années 90 se sont développé des logiciels de
base (système d'exploitation, serveurs, navigateurs, traitements de
texte) mais aussi des logiciels d'application (codes de calcul,...), sur une
logique analogue à celle des normes: élaboration
coopérative, documentation (codes source) publics et souvent, mais pas
toujours, gratuité totale.
Ce rapport 2002 est la cinquième édition depuis la
première demande du Ministre en 1997 nous chargeant
Depuis lors, dans notre pays, beaucoup de chemin a été parcouru
sous l'impulsion d'initiatives tant publiques (dans le cadre du PAGSI) que
privées.
· de contribuer à la réflexion sur les actions à conduire
notamment au profit des PME.
De nombreuses missions aux Etats-Unis et dans plusieurs pays européens
(notamment dans l'Europe du Nord) et de très fréquentes visites
d'entreprises françaises et européennes nous ont cependant
montré que si depuis 1998 notre pays a amorcé son
décollage, outre atlantique comme chez nos voisins d'Europe du Nord ces
dernières années ont vu une accélération des
utilisations des technologies de l'Internet par les entreprises traditionnelles.
Notons que, plus encore que les pays latins, le Japon, sans doute pour des
raisons culturelles analogues de "gestion du pouvoir" éprouve les plus
grandes difficultés à s'adapter à ce bouleversement de
l'économie mais que néanmoins de nombreux Français
réussissent remarquablement dans ce domaine pour peu que l'environnement
soit favorable
· Mais nous ne comblons encore que partiellement notre retard vis
à vis de pays qui poursuivent une croissance exponentielle tant en terme
de volume qu'en terme de sophistication des usages : ceux-ci progressivement
transforment en profondeur le fonctionnement des entreprises de toute taille et
de tous secteurs et conduisent à repenser tous les métiers.
Finance et logistique sont particulièrement riches de marges de
progrès
En ce qui concerne les créations d'entreprises 1999 et début 2000
ont vu l'explosion des " jeunes pousses " et l'émergence des
" Business Angels ". Comme tout phénomène brutal une
telle croissance ne pouvait se produire "à-coups" et aux excès
qui ont culminé en mars 2000 ont succédé d'autres
excès en sens inverse.
2001 a vu de nombreuses fusions ou faillites, soit parce qu'il n'y a pas
toujours la place pour plusieurs compétiteurs sur un même
créneau, soit pour des problèmes de gestion, soit parce que les
capitaux ont manqué pour atteindre le point mort, soit aussi bien
souvent parce que les anticipations sur le marché ont été
trop optimistes. Pour autant les idées portant ces entreprises ne nous
paraissent pas devoir être effacées de nos mémoires car
dans d'autres circonstances elles pourront peut-être se
révéler fécondes et nous ne les avons donc pas
"gommées" de cette édition 2001 v2
Gageons que dans le futur d'autres ajustements auront lieu et gardons à
l'esprit que les aventures risquées ne peuvent toutes déboucher
sur des succès...
En 2001, si les cours de bourse se sont effondrés les usages ont
continué à connaître une très vive croissance (plus
que doublement d'une année sur l'autre des principaux indicateurs). Une
mer ne monte en général pas de façon
régulière et continue mais par des vagues successives, qui
chacune, après la déferlante, donne l'apparence de se retirer
En particulier les grands groupes français ont véritablement
commencé à s'approprier les outils de l'internet pour renforcer
leur compétitivité et leur réactivité,
au-delà des sites institutionnels et de timides essais de commerce en
ligne sans grand impact stratégique:
Cette année, année de consolidation, pas d'émergence de
concepts radicalement nouveaux (si ce n'est le Peer to Peer, véritable
retour au source sur le plan conceptuel mais qui n'a pas encore trouvé
sa place opérationnelle), mais
Un grand nombre de personnes (entreprises, sociétés de conseil,
organismes de formation,...) nous ont suggéré d'assurer la mise
à jour d'un rapport qu'ils utilisent comme document de
référence (support de cours, source d'exemples d'application pour
la sensibilisation et le conseil, guide méthodologique, ...).
· Plus que le développement des ventes, l'objectif de
réduire les coûts et les délais. Cela a
conduit dans tous les secteurs à un développement des outils de
l'internet pour la fonction "achat" : "places de marché" et
approvisionnement électronique qui se comptent aujourd'hui par centaines
et dont nombre d'entre elles affichent des objectifs dépassant les 100
milliards de dollars de transactions annuelles
· l'enrichissement des usages et l'ouverture (trop) progressive de la
concurrence au niveau des opérateurs entraîne une baisse des prix
et une poussée très forte vers les réseaux à
haut débit et au déploiement industriel des technologies
optiques et de l'ADSL (2 points forts de notre industrie), alors que le
satellite se marginalise
· le développement des usages "nomades" de l'Internet avec
l'intégration progressive des innombrables type de terminaux mobiles,
l'explosion de l'usage des "texto" (SMS) pour effectuer des transactions ou
même télé opérer des machines (palliant
l'échec de la norme WAP) le démarrage du GPRS et l'attribution
des licences UMTS
· l'émergence du marché de l'éducation en ligne
(e-learning), enjeu à la fois pour la balance commerciale (en
dizaines de milliards de dollars) comme pour la balance culturelle, il concerne
la principale matière première de demain: la matière
grise, tant pour sa première transformation que pour sa maintenance
· remise en cause des principes mêmes de la "normalisation",
élément majeur de toute stratégie industrielle: les
processus traditionnels, basés sur l'élaboration diplomatique de
consensus entre entités institutionnelles, ont été
complètement balayés car incapables de suivre le rythme
qu'implique les NTIC : des forums informels, regroupant les quelques acteurs
déterminants se sont substitués à eux, les
reléguant au rôle de spectateurs régularisant des "voies de
fait" ce qui n'est pas sans poser problème en terme de règles de
concurrence
· la prise de conscience des risques en terme de sécurité
et de stabilité inhérents au système d'exploitation de
Microsoft et le développement des logiciels libres GNU/Linux
La présente version essaye de répondre à cette demande:
Comme la précédente, celle-ci est consultable à l'adresse
www.ensmp.fr/industrie/jmycs (depuis sa première publication
ce rapport a reçu 870.000 requêtes provenant de 103 pays),
où il est possible de la télécharger ou de l'utiliser en
format html comme plate-forme de navigation pour accéder à toutes
les sources citées (le sommaire très détaillé
essaie de faciliter un accès direct et rapide à la
préoccupation du lecteur).
En outre une page de News -
www.yolin.net - permettra de
continuer à l'enrichir progressivement par des développements
spécifiques (intelligence économique, création
d'entreprises dans les NTIC, infrastructures et aménagement du
territoire, Internet et collectivités locales, ...) et de rester
à votre écoute pour continuer à capitaliser notre
expérience collective.
Merci à tous
"we haven't seen anything yet"
Jean-François Abramatic (Autrans 2001)
Quelles initiatives prendre ?
1 L'Internet en deux mots
1.1 Le fruit étrange de la liaison entre la rigueur des militaires et la
créativité libertaire des chercheurs sur fond de guerre
froide
1.1.1 Dans les années 70, une initiative pour limiter la
vulnérabilité des réseaux informatiques en cas d'attaque
nucléaire :
Paul Baran de la Rand Corporation en invente l'architecture avec la
numérisation des informations et le découpage de celle-ci en
petits blocs : L'originalité du système mis en place, qui assure
son invulnérabilité à une attaque militaire "physique",
est l'absence de point central : Le réseau fonctionne sur un
mode purement coopératif avec une multitude d'ordinateurs et de
réseaux locaux ayant tous les mêmes prérogatives.
L'idée fondamentalement nouvelle est de mettre "l'intelligence" dans les
terminaux et non dans le système de transmission avec ses gros centraux
téléphoniques
Chaque ordinateur "serveur" qui se connecte pour émettre et recevoir sur
l'Internet, participe en outre au routage des messages qui circulent à
travers le monde selon des cheminements quelque peu aléatoires : il
reçoit des serveurs voisins des "paquets d'information" (les messages
trop longs doivent en effet être tronçonnés en petits
"paquets") et en fonction de l'adresse de destination, le transmet à son
tour à un autre ordinateur qui se trouve "à peu près" dans
la bonne direction et dont la ligne est disponible (les paquets composant un
même message empruntent éventuellement des chemins
différents et n'arrivent pas obligatoirement dans l'ordre initial)
Réaction1(*)
d'AT&T: "c'est aussi stupide que de mettre le pétrole
dans des tasses à café pour le transporter dans un pipeline".
A cette même époque Engelbart invente la souris
www.engr.orst.edu/old_news/121098/engelbart.htm
En 1969, Larry Roberts de l'Agence américaine de l'armement
(Arpa) demande à quatre universités américaines de
mettre ces idées en pratique dans un réseau expérimental.
Quatre supercalculateurs sont interconnectés en 1971 : c'est le
réseau Arpanet:
http://som.csudh.edu/cis/lpress/history/arpamaps/f8sep1971.jpg
La nécessité d'adopter des standards, élément
clé du succès, et d'aller vite a conduit à la mise en
place ce que certains ont appelé une "adhocratie" avec une
coordination d'étudiants qui développent les idées de
"protocoles" et de "RFC" (Request For Comment) permettant de
lancer les idées nouvelles et de les tester auprès de la
communauté
1.1.2 Un apport décisif des chercheurs en terme d'ergonomie et de
convivialité :
Quelques étapes :
1960 Ted Nelson invente l'hypertexte dont le premier
modèle électromécanique fut publié en 1945 par
Vannevar Bush. Inventeur du mot "hypertexte", Ted Nelson, conçoit
l'hypertexte comme un gigantesque réseau contenant toute la production
intellectuelle (littérature, peinture, musique,...) mondiale. Ce
réseau, qu'il a nommé "Xanadu" (dont on peut penser qu'il
a inspiré "wanadoo"...), serait accessible par tous, chacun pouvant y
ajouter ses propres productions. Celles-ci seraient reliées les unes aux
autres par des "liens hypertextes" explicitant leurs relations. Les liens entre
ces différents éléments permettraient de "naviguer" de
l'un à l'autre. L'utilisateur pourrait d'ailleurs lui-même ajouter
des liens à ce gigantesque Hypertexte, contribuant ainsi à la
mise à jour progressive du réseau implicite que constitue notre
culture littéraire, artistique et scientifique...
1971 Louis Pouzin, chercheur à l'INRIA,
épaulé par Michel Montpetit invente le
"datagramme", pièce essentielle de la transmission par paquet qui
ne nécessite plus l'immobilisation d'une voie de communication comme le
protocole américain de l'époque (Host-Host) : c'est le
début du réseau Cyclades.
automne 1971 Ray Tomlinson invente l'e-mail, courrier
électronique et choisit un symbole inutilisé dans les
laboratoires, le "@" pour séparer l'adresse de la machine du nom
du destinataire et création d'un groupe de travail en vue de
définir un standard d'interconnexion.
www.ifla.org/documents/internet/hari1.txt et
http://ojr.usc.edu/content/ojc
D'après un professeur de l'Université de Rome le @ aurait
été "inventé par les Marchands Vénitiens au
16ème siècle et correspondait à une unité de mesure
: l'amphore, ce symbole aurait transité par le monde arabe et l'Espagne
avant de devenir le "commercial a" Anglo-saxon
1972: André Truong, créateur de la
Société R2E, et François Gernelle, son
directeur général, pour répondre aux besoins de l'INRA
(Institut de Recherche Agronomique) invente le premier micro-ordinateur
: le Micral, autre pièce essentielle du futur réseau
Internet, (réaction d'alors d'un haut responsable de Bull
rappelée par le Monde "vous n'avez jamais rien compris à
l'informatique"),
1974 : Vinton Cerf met en oeuvre le concept de datagramme,
développé avec "Cyclades", dans le réseau Arpanet
pour créer un des protocoles de base de l'Internet : TCP
(protocole de contrôle de transmission). Les multiples "paquets"
émis ne parviennent pas tous à destination (jusqu'à 15%
sont perdus) : en cas d'engorgement momentané, certains routeurs peuvent
en effet être amenés à détruire ceux qui sont en
attente: c'est le protocole TCP qui détecte ces échecs de
transmission et provoque une nouvelle émission du paquet
considéré
Dès cette période, la participation de pays autres que les
Etats-Unis à des travaux de spécifications et de tests est tout
à fait notable: En France, l'Inria et le Cnet
www.cnet.fr sont
particulièrement actifs.
C'est aussi l'époque où le CNET "invente" l'ATM
www.atmforum.com qui a
été jusqu'à aujourd'hui une technologie importante pour
accroître de façon substantielle les capacités de
transports des réseaux de télécommunications pour la
transmission de données.
1977 : , le protocole d'adressage IP (Internet Protocol) voit le
jour : il vient compléter le protocole TCP. Dès lors, pour
reprendre la définition de l'AFTEL :
et l'Internet, comme l'ensemble des réseaux Internet
interconnectés à l'aide du protocole TCP/IP"
Dany Vandrome, Directeur de Renater,
www.renater.fr rappelle qu'en
1984 nos chercheurs devaient se déplacer à Londres pour se
connecter à ARPANET ...
Sur cette base est lancé le Minitel à l'abri des
perturbateurs. "A cette époque déjà les tarifs
dans notre pays étaient plus du triple de ceux pratiqués
aux Etats-Unis pour les entreprises" (Robert Mahl, Annales des mines - nov
96).
1981: la NSF (National Science Foundation) décide de financer un
réseau "Computer and Science Network" qui deviendra plus tard le
NSFNet afin d'offrir aux universités des services tels que la
messagerie.
1982 l'Administration et les grandes entreprises américaines
(IBM, Digital, HP,..), voulant "reprendre la main" essaient d'imposer un
standard "vraiment professionnel": l'OSI: le consensus des internautes
sur TCP/IP conduit à l'échec de cette offensive
1988 le Finlandais Jarkko Oikarinen, université
d'Oulu invente l'IRC (Internet Relay Chat) "standard de
téléconférence synchrone en mode texte par Internet" qui
est aujourd'hui un des principaux usages du réseau, pour l'instant
encore peu dans les entreprises
www.mirc.co.uk/help/jarkko.txt
1990: Tim Berners-Lee chercheur au CERN
www.cern.ch (centre
d'étude et de recherche nucléaire de Genève) invente avec
ses collègues le concept de World Wide Web (WWW) et le langage
hypertexte (HTML)
www.w3.org/History.html
:
Derrière les images ou les mots clefs choisis par les auteurs de pages
publiées sur le réseau, "se cachent" les adresses (hyperliens)
d'autres pages d'information, situées éventuellement à
l'autre bout du monde.
L'Hypertexte contient aussi bien des images, des sons ou des séquences
vidéo que du texte proprement dit.
1991 un jeune étudiant Finlandais, Linus Torvalds
développe LINUX, système d'exploitation
dérivé des systèmes d'exploitation conçus 20 ans
auparavant pour les grosses machines en réseau (UNIX 1971 Ken Thompson
et Dennis Ritchie) et le propose gratuitement. Ce système, beaucoup plus
sur plus stable et moins gourmant en ressources que celui de microsoft, donne
une nouvelle dynamique au mouvement du "logiciel libre" qui rassemble une
communauté de plusieurs dizaines de milliers de développeurs
bénévoles à travers le monde: c'est un nouveau
modèle économique qui prend naissance
1993 :Grâce aux navigateurs ("browser")dont
l'ancêtre fut MOSAIC inventé par Marc Andreesen de
l'université de l'Illinois, d'un simple "clic de souris",
l'internaute peut naviguer vers cette nouvelle adresse sans avoir besoin de
savoir ni où il va, ni par quel chemin. Notons toutefois pour notre
satisfaction nationale que le principe du browser avait été
parfaitement décrit en 1588 à Paris par le capitaine Agostina
Ramelli qui décrivait le principe d'une machine mécanique capable
d'accomplir ce travail ...
www.clic.net/~mephisto/bush/bush.html
1994-1995 : c'est le véritable début des usages de
l'internet pour des usages "business" avec un accent mis dans un premier temps
sur le e-commerce et les sites "portail" avec Yahoo!, Amazon.com,...
1999-début 2000: c'est l'envolée des valeurs Internet les
"dot.com" avec des valorisations atteignant des dizaines de milliards de
dollars pour des entreprises souvent encore en phase d'investissement (Yahoo!
atteint 100 Milliards de $, soit plus que BNP-Paridas, le crédit
Lyonnais, la société générale, Renault et Peugeot
réunis!)
2000 Lancement par le gouvernement américain du projet NGI
(internet de nouvelle génération) l'objectif des USA n'est plus
militaire stricto-sensu mais l'Internet n'en est pas moins
considéré comme un enjeu stratégique géopolitique
majeur dont il convient de conserver le leadership
2001 année paradoxale avec concomitamment l'effondrement des
valeurs internet et la poursuite de l'explosion des usages
Selon Lawrence Roberts, l'un des "pères" d'Arpanet
l'ancêtre de l'Internet, le trafic des grandes artères de
l'Internet américain (compté en octets) aurait été
multiplié par 4 entre avril 2000 et avril 2001. La croissance
interne aux États-Unis serait supérieure au rythme moyen
enregistré depuis 1997, tandis que le trafic entre les États-Unis
et le reste du monde n'augmenterait "que" de 200 % par an. Les entreprises
représentent 80 % du trafic.
· ... mais en même temps c'est le décollage des usages
véritablement efficaces des technologies de l'internet dans les
entreprises (automobile, chimie, sidérurgie, BTP) avec des objectifs de
réduction des coûts et des délais, de suivi qualité,
de réduction des capitaux immobilisés (stocks), d'augmentation de
la flexibilité et de la réactivité et de la
capacité à travailler plus efficacement en réseau
D'après une étude de l'Université de Berkeley citée
par les Echos, en 2001, les documents imprimés ne représentaient
plus que 0,003% du total des informations produites
www.caspiannetworks.com/pressroom/press/08.15.01.shtml
www.caspiannetworks.com/library/presentations/traffic/Internet_Traffic_081301.pp
t
1.1.3 Qui paye ? Qui contrôle ? :
1.1.3.1 Aujourd'hui un financement à 90% privé et une
régulation par consensus
Depuis avril 1995, Internet fonctionne en réseau coopératif.
Aujourd'hui chacun (les opérateurs principaux, les prestataires grand
public, les entreprises, les particuliers) paie un tronçon de
réseau.
Les fonds publics avaient assuré au début la croissance du
réseau, mais les entreprises ne dépendant pas des organismes
payeurs ne pouvaient pas y accéder. Depuis, des réseaux (au
départ indépendants), à vocation commerciale ont
adopté les standards de l'Internet et de nouveaux se sont
créés et se sont connectés au réseau des
réseaux.
A l'heure actuelle, la majorité du trafic est d'origine commerciale et
plus de 90% du financement proviendraient de fonds privés.
1.1.3.2 ...sauf pour préparer la génération suivante : une
action forte de l'Etat américain
NGI : Next Generation Internet (
www.ngi.gov) visant à
créer une infrastructure "Terabit" mille fois plus puissante que
l'actuelle : VBNS (Very High Performance Backbone Network Service
www.vbns.net) et mobilisant les
moyens du pentagone (DASA, NSA) de la NASA et du département de
l'énergie (DOE).
Internet 2
www.internet2.edu avec les
universités, centres de Recherche et Industriels pilotes qui ont
l'objectif de développer de nouvelles applications tirant parti de cette
puissance nouvelle (travail coopératif, médecine,
éducation, commerce, ...)
Un projet analogue est en cours de développement au Canada :
Canarie (
www.canarie.ca)
www.canet.upc.es/ngi.world.html présente une vue globale
des projets "NGI" dans le monde.
Il est indispensable que l'Europe se donne les moyens de rester dans la
course pour cette prochaine étape qui se prépare outre atlantique
tant au niveau des infrastructures que des nouvelles applications permises par
celles-ci, alors que les moyens financiers sont relativement modestes (100
millions de dollars par an pour le projet NGI): ce
n'est guère que 1/100e de la capitalisation d'une entreprise
qui a émergé de la génération actuelle comme Yahoo!
(valeur après le krach du printemps 2001, qui a réduit de 90% sa
valeur atteinte en mars 2000)
La FING (Fondation pour l'Internet de Nouvelle
Génération) s'est créée dans cet objectif: elle
regroupe des associations (comme l'Isoc ou l'Acsel), des grandes entreprises et
des établissements d'enseignement supérieur
www.fing.org
En 1997 est né le réseau européen de la recherche
TEN (Trans European Network) avec un débit de 34 Mbit/s
géré par DANTE (Delivery of Advanced Networking Technology
to Europe
www.dante.net), consortium a
but non lucratif qui regroupe de nombreux réseaux de la recherche
d'Europe, dont Renater
www.renater.fr en France et
DFN en Allemagne
http://www.dfn.de.
En décembre 1998, la capacité du réseau pan-europeen
atteint 155 Mbits/s et prend le nom de TEN-155. Mis en service en
Novembre 2001, son successeur, le réseau GEANT comprendra
notamment 9 artères a 10 Gbit/s il sera utilise par plus de 3000
institutions d'enseignement et de recherche dans plus de 30 pays d'Europe
Au niveau National a été lancé en 2000 le réseau
VTHD (Vraiment Très Haut Débit)
www.vthd.org sous la houlette
de FT, du GET et de l'inria (Rennes/Paris/Nancy et
Paris/Lyon/Sophia-Antipolis). Ce réseau permet à l'utilisateur
final de disposer de 800Mbps. Fonctionnant sous la nouvelle version du
protocole Internet (IPV6
voir page
64) il permettra en outre de tester de nouvelles
applications nécessitant une qualité de service garantie
Au niveau régional Bretagne et des Pays de la Loire ont
créé en septembre 2000 un réseau régional à
hauts débits Mégalis (télémédecine,
services publics, formation continue , enseignement, culture et tourisme) ,
plus de 100 sites sont raccordés avec des débits compris entre 2
et 20 Mb/s (et de 20 à 40 Mb/s à partir de fin 2001)
www.megalis.org
1.1.3.3 Qui le contrôle ? : une régulation par
consensus
Nous croyons dans le consensus et les règles évolutives".
L'association étroite entre les phases de développement et de
déploiement "rough consensus and running code" favorise
plus l'innovation que les positions acquises.
Le fonctionnement de l'Internet est assuré par un certain nombre de
commissions et groupes de travail
En 1992 l'Internet Society est chargée d'assister l'IETF
et l'IAB (Internet Architecture Board), avec pour mission de diffuser
l'information au public, de promouvoir la coopération mondiale et la
coordination d'Internet, de ses technologies inter réseaux et de ses
applications.
L'IETF suit l'évolution des protocoles TCP/IP, de leur standard et de
leur intégration avec d'autres protocoles.
Existe aussi, en matière de recherche, l'Internet Research Task Force
(IRTF) qui explore les techniques avancées en matière de
communications/réseaux, et, pour le développement d'un droit
adapté à Internet, l'ILPF (Internet Law&policy Forum)
ISTF (Internet Societal Task Force, présidé par Vint Cerf
se penche sur l'impact sociétal de l'Internet et plus
concrètement WAI (Web Accessibility Initiative) met au point des
standards afin de rendre accessible le web aux handicapés notamment les
aveugles.
Enfin, il faut citer le WWW Consortium (ou W3C) pour
développer et promulguer des normes (comme Http en partenariat avec
l'IETF, HTML, XML,...), ainsi que ICANN
www.icann.org (Internet
Corporation for Assigned Names and Numbers) qui a récemment
remplacé l'IANA après d'intenses débats au sein d'un forum
international et qui est chargé des questions de noms de domaines et des
adresses.
L'INRIA joue dans ce domaine un rôle majeur puisqu'il est l'un des
trois piliers mondiaux du WWW Consortium aux côtés du MIT aux USA
et de l'université Keio au Japon et qu'elle en assure aujourd'hui
la présidence.
Malgré cela Jean-François Abramatic, Président du
consortium ne peut que regretter "un déficit de compétences
françaises particulièrement apparent dans les organisations de
standardisation de l'Internet": le droit nouveau s'élabore pour
l'essentiel dans ces instances informelles par des consensus mondiaux, il est
donc essentiel que nous y soyons actifs
1.1.4 Une technologie peu onéreuse, et accessible aux
PME
Créer un simple site Web coûte de 5 à 100 kF
d'investissement initial et entre quelques centaines et quelques milliers de F
par mois pour les mises à jour et l'hébergement (il nous a
même plusieurs fois été indiqué que les sites les
plus réussis avaient été réalisés par de
jeunes ingénieurs en stage).panorama des hébergeurs:
www.abchebergement.com
"C'est 20 fois moins cher qu'un serveur vidéotex" (Henri de
Maublanc président de l'AFTEL)
La taille de l'entreprise ne paraît pas un facteur déterminant
du succès :
Bern KRETSCHMER spécialiste allemand d'Internet
écrit :
Sur le réseau, ce qui compte est l'image qui s'affiche à
l'écran : elle se fait remarquer grâce à la
créativité et à la richesse des idées.
Les grosses entreprises sont plutôt sous-représentées sur
Internet parce que des marchés rapidement mouvants réclament des
collaborateurs particulièrement dynamiques et des décisions
extrêmement souples...
Pour se présenter elles-mêmes sur le Web, de petites
sociétés n'hésitent pas à employer de jeunes
diplômés, pleins d'allant, et souvent habiles. Alors que les
grosses sociétés confient souvent leur présence sur le Web
aux Agences de publicité. Celles-ci n'apprennent que lentement les lois
du Web qui sont différentes de celles qui appartiennent à
l'univers de l'imprimé.
A Autrans'99 Christian Huitema déclarait :
" quand j'étais jeune, pour gagner mon argent de poche, je tondais
la pelouse du voisin, aujourd'hui mes enfants font le site web du
commerçant du coin "
Nous avons pu de nombreuses fois vérifier la justesse de cette analyse.
Pour le client, ce qui est important, c'est de trouver une forte
capacité d'écoute auprès de son fournisseur et, là
encore, c'est souvent la PME qui sera la plus réactive.
Christophe Lambrecht, fils du patron d'une petite entreprise
artisanale "l'écrin du meuble", fabricant des meubles de style
à Corbeil-Essonnes, disposait entre sa sortie et l'école et son
départ au service militaire en février 98 d'une courte
période qu'il mit à profit pour créer un site catalogue
www.chez.com/ecrin :
quelques semaines après un acheteur américain distributeur de
literie française prenait contact avec lui pour venir voir la production
C'est aussi le fils de Christian Hébert qui a
développé le site
www.mangastore.com ,
librairie Teshima spécialisée dans les bandes
dessinées japonaises
comme par exemple la chaîne Kinko's aux USA qui offre un
environnement professionnel aux très petites entreprises, avec
facturation à l'heure : accès internet, imprimantes haut de
gamme, fournitures spéciales, gestion comptable,...ou plus modestement
mais avec de grandes ambitions, NewWorks dans le IXème arrondissement
à Paris
www.newworks.net
Nous avons même pu noter que la plupart du temps dans les grandes
structures privées ou publiques les développements réussis
étaient le fait de " francs-tireurs" agissant en marge (voire à
l'opposé) des hiérarchies
Cette évolution ne se fait pas sans crises comme nous avons pu le noter
à plusieurs reprises
Dans un registre voisin Jean-Noël Tronc (Annales des Mines de
nov96) rappelle qu'un des sites les plus visités - le WebLouvre -
est issu de l'initiative privée d'un étudiant parisien
(Nicolas Pioch) et que la première initiative significative dans
l'administration - ADMINET - a été le fait d'une
initiative personnelle d'un fonctionnaire (qui a pu heureusement s'appuyer
sur l'Ecole des Mines de Paris) mais qui n'a pas toujours
bénéficié d'encouragements particuliers de sa
hiérarchie
Ce qui était réservé aux grands groupes au temps d'X400 est maintenant à la portée des PME
Internet ou Extranet
Voir page
170
1.1.5 Une technologie simple et intuitive dans sa mise en
oeuvre
De même une automobile ou un téléphone sont des objets
incluant de hautes technologies et pour autant ils sont simples à
utiliser
Dans les bidonville de Delhi, une expérience originale -
financée par le gouvernement indien, des établissement locaux et
la banque mondiale - a consisté à observer comment des enfants
illettrés pouvaient apprendre à surfer sur Internet d'une
manière autonome et sans avoir jamais vu d'ordinateur auparavant
www.geocities.com/SoHo/1718/docs/lstyles.html
1.1.6 Invulnérable aux attaques atomiques... mais pas aux pirates :
l'e-crime
L'année 2000 a connu sur ce plan quelques spectaculaires attaques,
notamment celle ayant paralysé pendant plusieurs heures les principaux
sites de commerce électronique grâce au détournement de ces
"panneaux de circulation" entraînant de monstrueux embouteillages et
causant un "déni de service". La police soupçonne de cet acte un
jeune canadien de 15 ans. Notons aussi le virus I Love You, qui, avec
ses dérivés a causé des dégats que certains
chiffrent à 10 milliards de $
Par ailleurs la copie numérique est d'une extrême facilité
et la gestion des droits d'auteurs prend une dimension nouvelle,
aujourd'hui notamment pour l'écrit et la musique et demain, avec le haut
débit pour la vidéo
1.1.7 Une distinction à opérer entre réseau de transport
et règles de circulation: "la tuyauterie"(le réseau Internet) et
les "protocoles" (les "technologies" Internet)
TCP/IP pour le transfert des paquets, HTTP pour le
transfert de pages en hypertexte (HTML, XML), HTTPS pour
les transferts sécurisés par cryptage, SMTP ( Avec
grâce au metaformat MIME la possibilité de transmettre dans un
même message des données hétérogènes : texte,
images,...) et POP3 pour le courrier électronique, NNTP
pour les News, IRC pour le "bavardage", VXML
www.vxml.org pour la voix,
VRML et X3D pour les objets tridimentionnels, GOPHER pour
les banques de données
v les "protocoles" qui gouvernent la circulation de ces informations
à travers le réseau ,...), et qui s'imposent progressivement
aussi dans des réseaux internes aux entreprises (Intranets) ou
sur des réseaux reliant plusieurs entreprises, mais
protégés de l'extérieur (extranets).
C'est ce que nous appellerons dans la suite de ce rapport "les technologies
Internet" bien qu'il s'agisse davantage de "standards" que de "technologies"
proprement dites.
Les "outils de l'Internet" sont les logiciels, bâtis sur ces standards
(navigateurs, messageries, langages, structures de base de données, ...)
et qui permettent de bâtir les applications que nous verrons plus loin
1.1.8 Un faux problème: le débat entre contenu ou contenant.
Internet est surtout un standard transactionnel permettant l'émergence
d'une nouvelle organisation de l'économie et de la
société
Pour nous ce n'est clairement ni l'un, ni l'autre.
Certes pour l'industrie des médias, le contenu étant leur raison
d'être, et se faire entendre étant leur métier, on comprend
que ce faux problème ait animé de nombreuses tribunes.
Il en va de même pour les opérateurs de
télécommunication dont le souci est, bien naturellement de faire
consommer des minutes sur leurs réseaux et de trouver des revenus
supplémentaires auprès de leurs clients en leur proposant du
contenu
Mais pour les entreprises des autres secteurs les enjeux ne sont clairement pas
là : pour elles ce qui est fondamentalement nouveau ce sont les
standards de l'Internet que nous venons de passer en revue ci-dessus et qui
rendent possible l'établissement dynamique de réseaux permettant
aux acteurs d'établir des communications entre eux d'effectuer des
transactions (por concevoir une automobile en interconnectant des bureaux
d'étude par exemple ou pour en gérer la fabrication et le
transport) : bien entendu les technologies traditionnelles permettaient de
créer des réseaux de communication, mais ce qui est nouveau avec
l'Internet c'est que ces réseaux n'ont pas besoin d'être
définis à l'avance, ne nécessitent pas d'investissements
préalables et que les systèmes informatiques, ainsi que tout
objet doté d'un microprocesseur peut s'y connecter sans délai et
sans avoir à élaborer des "passerelles informatiques"
La révolution apportée par internet réside là :
dans cette possibilité de permettre un fonctionnement efficace d'une
entreprise en réseau.
C'est pourquoi le terme de NTIC est particulièrement mal choisi:
Internet, ce n'est ni l'Information, ni la "Communication", ni la Technologie
qui sont importants dans cette affaire (et de surcroît ils ne sont pas
nouveaux, d'où le débat, là encore non pertinent, entre
NTIC et TIC): ce qui est véritablement révolutionnaire comme nous
venons de le montrer c'est l'adoption de Nouveaux Standards
Transactionnels autorisant de nouvelles formes d'organisation efficace.
Le terme de NST serait infiniment mieux approprié
C'est une évolution que l'on peut comparer à celle de
l'écriture: l'alphabet n'est lui aussi qu'une "convention" un
rond avec une queue c'est un "a".. et b-a= ba, mais la simple
possibilité de pouvoir écrire a permis de capitaliser les
connaissances (développement de la science et de la culture),
d'échanger les idées dans l'espace (entre les continents) et dans
le temps (entre les générations), de développer le
commerce, d'établir des règles de droit, des contrats, de la
monnaie "scripturale", et par là même de bouleverser
profondément l'organisation sociale et économique...: il ne
viendrait à personne l'idée de réduire l'invention de
l'écriture à l'affichage publicitaire et à la VPC (et
c'est ce que l'on fait quand on réduit le e-business au commerce
électronique) ni même aux romans et aux journaux (et c'est ce que
l'on fait quand on assimile internet au "contenu" auquel il permet
l'accès)
1.2 Au-delà du mail et de la navigation, les multiples fonctions
d'internet:
1.2.1.1 De nouveaux moyens de communiquer rapides, bon marché, efficaces
ouvrant de nouvelles possibilités
1.2.1.1.1 Le courrier électronique l'e-mail ou
courriel
Un autre clic chez le destinataire sur le bouton "répondre" et le
corps du message est prêt, avec la bonne adresse pour répondre
à l'émetteur (avec ou sans copie aux autres destinataires).
L'e-mail permet tout à la fois des échanges en temps
quasi-réel tout en étant beaucoup moins
" invasif " que le téléphone : il permet une
meilleure organisation de son temps, une possibilité simple d'archiver
vos messages et de les retrouver à partir de n'importe quel mot ou
morceau de mot qu'il contient (expéditeur, objet, texte,...) sans avoir
même besoin de les classer:
En 2001 eMarketer dénombrait 1,5 Milliards d'e-mail par jour rien
qu'aux USA
De nombreux nouveaux terminaux apparaissent qui permettent de
communiquer sans ordinateur : téléphones portables, pagers,
webphones, webTV,...
La reconnaissance vocale qui a fait des progrès
considérables permet de dicter directement le courrier (ceci est
particulièrement précieux pour les cadres qui n'ont pas toujours
une bonne maîtrise du clavier)
voir page
31
1.2.1.1.2 La téléphonie "IP" (VoIP):
"l'international pour le prix du local" avec d'importantes
fonctionnalités en sus
Net2phone, 1,2 millions de clients, assure la communication de
PC à PC (
www.net2phone.net) tout en gardant la
possibilité, en même temps, sur la même ligne de transmettre
schémas, dessins, photos ou fichiers, Click2CallMe
www.net2phone.com/click2callme permet de placer un bouton sur une
page web permettant d'initier une communication téléphonique
entre l'ordinateur du client et le centre d'appel du marchand (c'est le
"click&talk")
Pour appeler un téléphone normal il en coûte 175 F pour le
kit d'appel et 0,25 F vers les Etats-Unis par exemple
de même Dialpad
www.dialpad.com. avec 12
millions d'utilisateurs inscrits début 2001 l'entreprise revendiquait
40% du marché. Signe de reconnaissance, ATT et BT y ont investi 1,4
Milliards de $
Olitec
www.olitec.com lance le
Speak'Net V90 qui permet d'appeler n'importe quel type de
téléphones
L'opérateur suédois Telia
www.telia.fr ouvre ses services
en France à partir de fin 2000
www.von.com/teleph.html présente informations et
références dans ce domaine
L'adoption du standard H323 apporte une réponse aux
problèmes de compatibilité existant encore actuellement
Aujourd'hui 30% des Californiens utilisent l'IP pour leurs appels
internationaux et IDC
www.idcresearch.com estime que 24 % des
internautes sont prêts d'utiliser le Net comme opérateur longue
distance: de 310 millions de minutes en 1998 la consommation bondit à
2,7 Milliards en 1999 (étude IDC
www.idc.com), 15 Millions
d'américains l'utilisent à l'été 2000
Au Japon qui dispose d'un opérateur historique
particulièrement cher, la téléphonie IP, autorisée
depuis 1997, connaît un large développement avec une projection de
33% de part de marché en 2002 (par exemple avec les cartes
ATT@phone. Les appels se font via une passerelle locale et donc à
partir de n'importe quel combiné fixe ou mobile. La qualité est
jugée excellente. La carte Kcom est non seulement utilisable
depuis le Japon mais aussi depuis 22 pays ... dont la France alors que ce
service n'est pas proposé par France Télécom dans
l'hexagone ... qui ne propose lui sa carte"Invox" au Japon!
Bertelsman a ouvert son service Aventi à Hambourg et Munich , et
MCI-Worldcom prévoit d' assurer 50% de son trafic
téléphonique par internet
Patrick Sarrazin de Logical a vu ainsi le coût de ses
communications vers son bureau de Shangaï divisé par 10!
De façon générale dans les pays en voie de
développement où les tarifs sont très élevés
pour les accès internationaux (et les écoutes fréquentes)
la téléphonie IP (éventuellement cryptée) est
fréquemment utilisée (Iran, Nigéria, Pakistan,...)
Grâce à l'Appliophone il n'est dès aujourd'hui
même plus nécessaire de disposer d'un micro ordinateur pour
profiter de la technologie IP et Netcentrex,
www.netcentrex.net jeune
start-up caennaise propose des centraux téléphoniques (PABX)
totalement IP offrant les mêmes fonctionnalités qu'un central
traditionnel
InterNext
www.internext.fr propose
son service de téléphonie IP depuis début 2000 à
Paris
De nombreux prestataires permettent ainsi un appel de téléphone
traditionnel (POT "plain old telephone") à
téléphone traditionnel, en passant par une "passerelle IP":
On appelle un central par une liaison téléphonique locale
normale, celui-ci établit la communication avec un autre central
localisé près de votre correspondant qui appelle à son
tour le N° demandé
C'est ce que propose Poptel
www.poptel.fr avec sa carte
prépayée qui offre jusqu'à 70% de rabais ou Global
Media Concept, qui, grâce à son réseau de voix sur IP,
annonce une réduction de 80% des factures à qualité
identique
Pour les entreprises disposant de lignes spécialisées entre leurs
implantations le basculement de la voix sur IP ne nécessite que des
investissements très minimes et génère des
économies très substantielles
L'hôpital de Besançon économise ainsi 1MF par an
pour ses télécommunications entre sites
Pour les particuliers disposant du câble la VoIP (Voice on IP) permet
aussi, là où elle est disponible un abaissement drastique des
coûts: Flat25 offrait dès 1999 un forfait Amérique du Nord
pour 25$/mois. Dialpad
www.dialpad.com offre la
gratuité si l'appel part d'un PC
En 2000 la téléphonie IP représentait 3% des appels longue
distance (source UIT) et c'est déjà un marché de 4
Milliards de $ en 2001 essentiellement en Asie et en Amérique du Nord et
en Europe du Nord, Cisco étant le leader avec 42% de part de
marché(source Synergy Resources
www.srgsap.com )
· Intégration des applications : transmission de textes, de
photos, de vidéo, de dossiers au fil de la conversation,
possibilité de partage de fichier (par exemple il est possible de
travailler sur un croquis), possibilité de compresser et de crypter
les échanges
· Possibilité d'organiser des conférences faisant
intervenir de nombreux participants (adressage IP multicast)
· Terminal intelligent: le téléphone IP sait
interpréter la signalisation ce qui ouvre le champ à de
nombreuses possibilités
· Mais aussi possibilité de traitement automatique des
appels " <si c'est> M Dupont <qui appelle> <alors
répondre automatiquement> M Durand est actuellement absent
voulez-vous laisser..." (voir Netcentrex
www.netcentrex.net)
AT&T affirme déjà ne plus acheter d'équipements
classiques à commutation de circuit
L'arrivée du protocole Internet de nouvelle génération
IPV6, qui démultiplie le nombre d'adresses fixes possibles permettra en
particulier d'affecter une adresse fixe à chaque terminal et facilitera
considérablement, conjugués au haut débit le
développement de la téléphonie IP
1.2.1.1.3 La visiophonie, la téléconférence, pour une
communication plus riche
Avec la reprise de l'Américain Vialog de l'australien
Telcen et de l'allemand Eureka, Genesys
www.genesys.com de
Montpellier dirigée par François Legros, devient le leader
mondial des téléconférences sur internet: il est
aujourd'hui contrôlé par Alcatel
Mentionnons aussi CuSeeMe
www.wpine.com et; pour des
Téléconférences plus professionnelles la
société israélienne V Con
http://www.vcon.com et
en France WebMeeting de Cegetel
www.cegetel-entreprises.fr/solutions/webmeeting
en mai 2001 plus de 50.000 employés d'IBM se sont
rencontrés dans un gigantesque brainstorming "WorldJam" pendant 4
jours, dans le réseau interne de la société (intranet):
plusieurs milliers de propositions sont ressorties de cette opération.,
en 1998, SummerJam et qui avait réuni physiquement les gens n'avait pu
associer à cette réflexion que 1500 personnes
Vous pouvez dès aujourd'hui visualiser en direct le Kremlin
http:kremlincam.com, le
chantier de la Potsdamer Platz
http://cityscope.icf.de/cityscope_eng/current.html ou du Grand Lyon
(depuis le sommet de la tour du Crédit Lyonnais
www.grand-lyon.com
l'état du trafic dans de nombreuses localités (30
caméras couvrent les points névralgiques de virginie:
www.erols.com/tvn/tvn3.html
) ou ce qui se passe dans les cuisines du restaurant japonais de San
Francisco où vous avez réservé pour la semaine
prochaine (
www.kpix.com/xtra/live/html
)
Vous pouvez également suivre l'avancement de votre propre chantier
à l'autre bout du monde : ces applications devraient se
développer avec le "haut débit", tant pour le fixe que pour le
téléphone mobile (norme UMTS)
Fin 2001 en Afganistan les journalistes ont pu ainsi disposer d'un "videophone"
(7E Communications
www.7e.com) par qui pèse
à peine 1,5 kilo. Connecté à une caméra digitale et
à un téléphone satellite, il compresse l'image qui est
transmise au siège de la chaîne.
www.nandotimes.com/technology/story/127117p-1336488c.html
1.2.1.1.4 voir à distance en trois dimensions : un atout pour le
tourisme, l'immobilier ou les
catalogues
Plus puissant encore BeHere
www.behere.com propose la
vidéo en 360° : tout en regardant la vidéo il devient
possible pour l'internaute de faire pivoter la caméra afin de la pointer
dans n'importe quelle direction et de zoomer sur les détails qui
l'intéresse (pendant une descente de ski il est possible de retourner
la caméra pour regarder les concurrents derrière...)
Il est également possible de créer des univers virtuels en 3D
utilisable tant pour les jeux en ligne que pour les catalogues de produits
comme l'ameublement (Cryo Networks
www.cryonetworks.com
avec la technologie Scol par exemple ou Agemob
www.agemob-France.com avec la technologie
HPCN.
Ils permettent également de créer des univers virtuels vous
offrant des magasins adaptés à vos goûts. Ce sont en outre
des technologies parfaitement adaptés pour la création de
maquettes architecturales visitables
L'utilisation des univers virtuels et des "avatars" (le personnage virtuel dans
lequel l'internaute se projette) créés au départ pour les
jeux avec le commerce et avec l'enseignement offre de nouveaux horizons
à la créativité
Parmi la cinquantaine de sociétés présentes sur ce
créneau voir en particulier Metacreation
www.metacreations.com
avec Canona, Cybelius
www.cybelius.com ,
Avatarme
www.avatarme.com ,
Merin 3d de Digital Immersion
www.digital-immersion.com , Houdini de Side Effects
www.sidefx.com , ...
1.2.1.1.5 Des Forums, des espaces pour bavarder (IRC "Internet Relay Chat",
messageries instantannées),
Les "chatrooms" peuvent servir de "salle de réunion virtuelle" les
échanges par le protocole IRC se faisant en temps réel
(mirc :
www.mirc.com) le "chatter" d'America
OnLine comptait déjà 61 millions d'utilisateurs en 2000.
Une analyse de l'IRC:
http://commposite.uqam.ca/2000.1/articles/latzko3.htm
1.2.1.1.6 Un outil aussi de communication entre les machines: à l'usine
comme à la maison (domotique)
Michael Dell estimait qu'en 2001 il y aurait 2 milliards d'objets
connectés dont seulement le tiers d'ordinateurs et les
américains parlent de "l'Evernet" pour "Internet Everywhere", ce
que l'on pourrait traduire par le "tout internet"
Machines outils à commande numérique: aux USA de plus en
plus d'industriels connectent leurs machines à l'Internet: cela leur
permet de programmer, d'exécuter et de contrôler les travaux, de
réparer à distance ou de faire appel pour ce faire à des
prestataires extérieurs
Distributeur de boisson qui peut demander en fonction de ses stocks, de
l'heure et de la température à être
réapprovisionné... : Coca Cola annoncé en mai 2000 sa
décision d'investir 100M$ dans 500.000 distributeurs reliés
à Internet
Compteurs de gaz et d'électricités
déjà connectés en Grande-Bretagne, ce qui économise
les "releveurs de compteurs"
JC Decaux a connecté ses panneaux afin d'en améliorer la
maintenance et d'optimiser l'affichage des publicités. "grâce
à notre système de pilotage à distance, nous pouvons
afficher le texte d'une annonce en japonais pour les panneaux qui se
trouvent dans une salle ou embarquent des passager pour Japan Airline"
Mais aussi dans la domotique
le réfrigérateur, d'après les enquêtes un
des lieux centraux du logis, il lit les étiquettes des produits,
gère les stocks, passe les commandes au magasin et vous propose des
menus optimisés en fonction des dates de péremption
il vous alerte en cas de dysfonctionnement.
Commandé à la voix ou par le doigt ("pas de souris à la
cuisine"...) il va chercher les recettes (avec démo) dont vous avez
besoin (avec sa connexion à large bande, temps d'affichage 100
millisecondes).
Son écran remplace le "petit calepin de la cuisine"(avec caméra
et micro les messages peuvent être en vidéo).
Il peut bien évidemment être consulté à distance
(screenfridge Electrolux)
la machine à laver Marguerite 2000 (1200$) qui signale
ses pannes au service après-vente, le four qui va sur Internet
chercher le cycle optimal pour la cuisson (Merloni-Ariston
http://www.merloni.com/ita/digitale.htm: objectif, 30% des ventes
à 5 ans)
"une machine pourra signaler une panne au centre de relation client qui pourra
diagnostiquer le problème, voire le réparer à distance"
James Dyson Pdg de Dyson, fabricant britannique d'aspirateurs
Climatisation: Carrier et IBM se sont associé pour lancer le
service Myappliance.com permettant de télécommander la
climatisation depuis un téléphone Wap et d'effectuer de la
télémaintenance (l'usager sera instantanément
prévenu d'une éventuelle panne sur son mobile)
www.global.carrier.com/ca/cda/details/0,2262,CLI1_DIV1_ETI94,00.html
et les WC qui vous pèsent et procèdent aux analyses
permettant d'établir votre bilan de santé en temps quasi
réel grâce à une connexion avec l'hôpital et vous
propose les menus les plus appropriés (Matsushita Tokyo,
Twyford, Grande Bretagne), prenant ainsi en défaut Microsoft qui
avait fait afficher dans les toilettes de l'entreprise "le seul endroit ou
Internet ne vous servira à rien"
certains font même remarquer qu'avec le téléphone lecteur
de code-barre, la boite de conserve devient un objet communicant: vous
pouvez par exemple vérifier qu'elle ne contient aucun produit que votre
religion ou votre santé vous interdit
14 entreprises américaines ont signé en 2000 un
accord de partenariat stratégique pour développer le rôle
d'Internet dans la vie quotidienne. On trouve, parmi ces entreprises, aussi
bien des poids-lourds des nouvelles technologies (3Com, Cisco, Motorola,
Sun...) que des spécialistes de la grande distribution. Le but de cette
Internet Home Alliance est de créer et d'imposer un nouveau standard de
communication entre tous les appareils domestiques
La domotique qui avait soulevé beaucoup d'espoirs avant de retomber dans
l'oubli va-t-elle maintenant décoller?
Si oui quelles conséquences sur le "modèle
économique": la connexion des machines par internet, la
possibilité de les superviser et d'en assurer la maintenance à
distance rend possible d'autres systèmes de facturation: le "pay per
use"
Au lieu de vendre la machine et de facturer les dépannages, certains
pensent que, sur le modèle d'une "laverie à domicile", la machine
serait mise gratuitement en dépôt chez vous et il ne vous serait
facturé que le le "kg de linge lavé"?). Quelles
conséquences pour l'ensemble du circuit de distribution/maintenance
composé de nombreuses PME?
1.2.1.1.7 La Radio et la télévision sur
internet
"avec Internet vous pouvez écouter la radio tout en payant le
téléphone"
Déjà aujourd'hui, avec une résolution certes modeste on
peut accéder avec Realvideo à certaines émissions (Canal
Atelier de Bnp-Paribas
www.canal-atelier.com
, Cyperus
www.cyperus.com , CanalWeb
www.canalweb.net ,...) ou
téléparticiper à des congrès (Il vous était
loisible de suivre en direct la Conférence de Kyoto sur l'effet de
serre, et poser vos questions aux orateurs sur
www.cop3.or.jp)
EUnet Multimedia Network Service, en s'appuyant sur 8 serveurs relais
qui lui permettent de contrôler la qualité de bout en bout, offre
déjà le multimédia en direct. Beaucoup considèrent
que c'est le moment de prendre les places pour être prêt pour
l'arrivée de la large bande (ATT
www.att.com, @home
www.athome.net ,...)
1.2.1.1.8 Vision 3D, réalité
virtuelle
Ces "reality centers" avec salle de projection "immersives" sont
relativement onéreuses (7MF pour Renault) mais vite amorties (une
maquette coûte 1MF).
Buronomic
www.buronomic.fr
à Honfleur qui aujourd'hui offre à ses clients la
possibilité d'aménager et de visualiser leur futur bureau en 3
dimensions grâce à la technologie VRML:
www.buronomic.fr:8028/buronomic/FR/client/client3df.html
La Lyonnaise des eaux s'est associée à l'Insa de
Toulouse pour modéliser une usine de traitement d'eau (y compris les
process physico-chimiques et biologiques). Coût 2M€ rapidement
rentabilisé par les optimisations permises
In VIVO a utilisé les compétences du centre de robotique
de l'Ecole des Mines pour ses études de magasins: le client est
"plongé" dans la maquette virtuelle du projet de la boutique ce qui
permet de tester ses comportements et de modifier en conséquence, en
temps réel la conception de celle-ci
L'entreprise israélienne Technomatics fournit les outils
logiciels pour concevoir une chaîne d'assemblage et simuler son
fonctionnement (y compris les opérateurs humains)
Mais ces technologies ne sont pas l'apanage des grands groupes:
Opiocolor
www.opiocolor.com PME installée à
Opio près de Nice, fabricant des mosaïques en pâtes de
verre pour fonds de piscines, salles de bain ou façades, reproduit
dessins peinture ou photos que souhaite son client:
Depuis 1997, grâce à virtual Mosaïc, un logiciel
relié à un casque de réalité virtuelle il
permet au client de visualiser immédiatement le résultat final et
d'apporter les retouches souhaitées.
Le fichier numérique est alors transmis à l'usine via internet,
processus qui a conduit à ramener le délai de
conception-fabrication de 3 mois à 10 jours.
L'entreprise dont on pouvait craindre la disparition face à la
concurrence italienne espagnole et chinoise compte maintenant 40 personnes et a
ouvert des filiales à Hong Kong et Dubaï
1.2.1.1.9 de nouveaux outils prêts à sortir des laboratoires:
goût, odorat, toucher, reconnaissance des expressions du
visage
FEELit espèce de souris tactile produite par la
société "Immersion"
www.immersion.com ou
iFeel de Logitech
www.logitech.com y rajoute
la capacité de sentir la texture de l'objet affichée sur
l'écran (on imagine les applications pour le commerce
électronique, notamment là où le toucher est important,
comme pour les textiles)
Parmi nos "sens" l"un d'entre eux retient particulièrement l'attention
des publicitaires : l'odorat (on connaît déjà les
diffuseurs d'odeurs de croissants chauds de nos boulangeries pour doper les
ventes...). Il peut également parfumer un mail...
En Californie Digiscent
http://www.digiscent.com
et
http://www.stanford.edu/~demian23/captology/DOPE développe un
procédé permettant de modéliser des odeur par ordinateur,
de les diffuser via Internet et de les synthétiser chez le destinateur
avec un petit boîtier, un "orgue à parfum" iSmell
équipé de cartouches d'odeurs de base ou par un espèce de
"balladeur" accompagnant le nomade communicant...
En France signalons les initiatives de Olfacom et en Allemagne de Sniffman qui
plus modestement génèrent une gamme limitée d'odeurs parmi
lesquelles devront choisir les sites (herbe coupée pour la
météo pluvieuse) ou les jeux (caoutchouc brûlé pour
les courses de voiture)
Alpha Mos
http://www.alpha-mos.com
de Jean-Christophe Mifsud, a levé 43 MF début 2000 sur le Nouveau
Marché à Paris pour numériser l'odorat et le goût
: en mars 2000 elle a présenté la "langue
électronique".
Les laboratoires de R&D de France Télécom à
Rennes travaillent à l'image olfactive de leur entreprise :
Orange? Mandarine? Pamplemousse? ... et à celle des sites de e-commerce
Le Monde 3/11/2000
Des laboratoires (MediaLab, Microsoft,...) s'investissent aussi sur
l'interprétation des mouvements du visage afin d'essayer d'en
décrypter les expressions (joie, tristesse, surprise,...)
Enfin de nombreuses équipes de recherche travaillent à la
convergence de tous les "portables" vers un outil intégré
combinant les fonctionnalités de chacun (téléphone,
organiseur, pager, baladeur, micro-ordinateur, e-book, localisation GPS,
terminal de paiement électronique, lecteur de code barre, caméra,
console de jeu, capteurs biologiques, magnétophone, dictaphone, fax,
radio, télévision, baladeur numérique, montre,
télécommande ...
voir page
219)
Cambridge Display Technology, E-Ink
http://www.eink.com
, IBM, Kodak travaillent sur les écran souples en plastique
(technologie OLED
www.adit.fr/adit_edition/produits/vigie/br/v62/VOE_62_2.html)
permettant par exemple une plus large diffusion du "livre électronique"
(e-book) et l'intégration dans l'habillement
IBM de son côté développe dans ses laboratoires un
écran intégré dans le verre d'une lunette Sun
poursuit un projet analogue que certains proposent déjà de nommer
"Sun Glasses" Le Monde
Ce type de services, gourmands en capacité de transmission, et de ce
fait encore peu répandu devraient connaître un très fort
développement avec les gigantesques investissements dans les fibres
optiques, la mise en place de constellations de satellites en orbite basse
l'utilisation par Internet des réseaux câblés,
l'utilisation des transmissions par voie hertzienne, les nouvelles normes
permettant le haut débit pour les mobiles (UMTS), l'utilisation des
réseaux électriques permettant de hauts débits
voir page
218, le développement d'algorithmes
de compression et l'arrivée à maturité d'une nouvelle
technologie (ADSL
www.adsl.com puis le VDSL)
permettant une multiplication par plus de 100 puis par plus de 1000 de la
capacité des paires de cuivre des lignes téléphoniques
traditionnelles
voir page
189
1.2.1.1.10 Trouver des informations parmi des centaines de millions de
documents
1.2.1.1.11 Les annuaires et moteurs de
recherche
S'il est aisé de trouver un document dont vous connaissez l'adresse et,
en suivant les "liens", de naviguer d'un document à l'autre à la
recherche d'information, ce type de "navigation" au hasard sur le Web trouve
rapidement ses limites:
Une des innovations majeures qui ont concouru au développement du Web
sont les "Moteur de Recherche" et les annuaires
Ces outils informatiques puissants et conviviaux, permettent de trier parmi
cette masse d'information considérable et il n'est pas exclu de
trouver une aiguille dans une botte de foin parmi le milliard de documents
qu'ils analysent et indexent (par exemple des informations juridiques,
technologiques, commerciales,...)
Les recherches se font
Des "métamoteurs" font travailler en parallèle plusieurs
moteurs et font une synthèse des résultats
· soit à partir de classements thématiques (ce sont des
annuaires qui font appel à un classement manuel et donc à
un jugement qualitatif) Annu@ire-bis
www.annuaire-bis.com
essaie d'en tenir une liste à jour
Des "portails" (comme Yahoo!) associent annuaire, moteur de recherche
(ils sous-traitent souvent le moteur à des entreprises comme Inktomi
ou Google) et offrent de nombreux services
Par ailleurs les logiciels de traduction automatique, quoique encore
perfectibles (on devrait plutôt parler d'outils de compréhension
voir page
31), permettent de ne pas
limiter sa recherche aux sites dont on comprend la langue
Ces moteurs sont utilisés plusieurs centaines de millions de fois par
jour (RelevantKnowledge, oct 98)
Les plus visités sont de la catégorie "portail" ont
pour nom Yahoo!
www.yahoo.com, Excite
www.excite.com,
Infoseek
www.infoseek.com,
Lycos
www.lycos.com, HotBot
www.hotbot.com ou Alta
Vista
www.altavista.com,
Dans la catégorie "métamoteurs Parmi les plus connus :
MetaCrawler
www.metacrawler.com
Mega Francité
http://mega.francite.com,
SavvySearch
www.savvysearch.com,
Fast Search
www.alltheweb.com et
surtout Google
http://google.com 100
millions de requêtes par jour, qui référence plus d'un
milliard de pages et est considéré par beaucoup comme le plus
efficace4(*)
Notons également Kartoo,
www.kartoo.com, qui
présente les résultats de ses recherches sous forme graphique
à partir d'une analyse sémantique des sites trouvés,
permettant une recherche intuitive, par approximations successives
extrêmement intéressante
Pour les moteurs francophones citons, outre les déclinaisons
spécialisées des moteurs américains, Voilà
www.voilà.fr ou
Lokace
www.lokace.fr,),
d'autres moteurs plus spécialisés, prenant acte du fait
que les moteurs généralistes ont du mal à suivre
l'explosion du nombre de sites et n'en référencent plus qu'une
partie, permettent de meilleurs résultats dans certains domaines
La recherche d'adresses avec Voilà
www.adressemail.voilà.fr Yahoo! Annuaires
http://fr.people.yahoo.com
Lycos WhoWhere
http://french.whowhere.lycos.com,
La recherche d'emploi Keljob.com
www.keljob.com
La recherche de logiciels avec Filez.com
www.filez.com,
La recherche d'hébergeur
www.abchebergement.com
La gastronomie avec Gourmetsecker
www.gourmetsecker.com
, EatinParis
www.eatinparis.com
Le monde agricole Web-agri
http://www.Web-agri.com
Ou une région Click'in! Auvergne
http://clickin.gdebussac.fr
, Nantes
www.cybernantes.com ,la
façade atlantique
www.alouest.net ,
Breizhoo
www.breizhoo.com pour la
Bretagne
Certains moteurs permettent également de rechercher de la musique
comme
http://mp3search.lycos.com
,
Notify
http://cs.uni-bonn.de/info5/index-ge.html de Michael Clausen
reconnaît les morceaux de musique en une fraction de seconde : lorsqu'on
lui donne une brève série de notes, le programme parcourt une
énorme banque de données de plus de 12 000 morceaux et retrouve
la mélodie recherchée. A l'avenir, le programme devrait
même pouvoir reconnaître une mélodie qui serait
chantonnée ou sifflée dans un micro. Frank Kurth, un
collaborateur du professeur Clausen, travaille sur une variante de ce
appelée "audentify" qui devrait par exemple non seulement
reconnaître un morceau de musique classique comme étant "Les
quatre saisons de Vivaldi" mais en plus savoir qu'il s'agit de la version du 15
mars jouée dans la salle Beethoven a Bonn et non pas a la philharmonie
de Berlin Source : Herve Loquais, Handelsblatt 7.05.2001
voire même des image ou vidéo avec LTU Technologies
(ex-lookthatup)
www.ltutech.com (recherche
d'objet sur ebay, d'images illicites, Media Finder
http://image.altavista.com
ou
www.compaq.com/speechbot
L'Inria a développé Surfimage qui permet
de retrouver les images qui " ressemblent " le plus au modèle
proposé
www-rocq.inria.fr/cgi-bin/imedia/surfimage.cgi qui sera
développé par la start-up Elucid Technologie
Ya-Hooka
www.yahooka.com est
spécialisé dans le cannabis (le Monde 16/5/00)
pour un panorama complet et à jour sur les moteurs, avec banc
d'essai, classement par catégorie,... voir
www.lapasserelle.com/sm/formation_veille.html
www.abondance.com,
www.searchengines.net,
www.beaucoup.com,
www.search.com,
http://searchenginewatch.com
http://solutions.journaldunet.com/dossiers/moteurs/sommaire.shtml
de logiciels spécialisés dans l' intelligence
économique compétitive permettent, comme nous le verrons plus
loin, des recherches beaucoup plus élaborées
voir page
153
1.2.1.1.12 La recherche à travers les
newsgroup
Deja News
www.dejanews.com vous
permet de repérer les newsgroup traitant du sujet qui vous
intéresse et les internautes qui se sont exprimé dessus
Reference
www.reference.com cherche
également dans les listes de diffusion
Citons également Voilà News
www.news.voilà.fr
et AltaVista
www.altavista.com (section usenet)
Une fois un internaute identifié vous pouvez connaître la
totalité des ses contributions dans les forums (fonction "author
posting history" de Deja News et fonctions équivalentes pour les
autres): cette puissance des outils de recherche conduit en
général les participants à utiliser des pseudonymes
1.2.1.1.13 La recherche dans les banques de
données
Lexis-Nexis (filiale de Reed-Elsevier) dispose sur son site de
1,8 Milliards de documents, est le dernier grand site à basculer
l'ensemble de ses bases sur le web, depuis trois ans tous ont suivi cette voie
afin d'être en mesure de délivrer automatiquement l'information
pertinente en fonction des profils d'intérêt des clients (rapport
annuel de l'Aftel)
Avec le nouveau standard XML les messages intégreront une
description de la structure de la base, permettant ainsi un accès direct
aux informations
Ces banques, très nombreuses nécessitant des abonnements et
posant des problèmes de propriété intellectuelle, des
intermédiaires sont apparus (Qwam
www.qwam.com qui recense 25.000 bases
accessibles seulement sur abonnement, Screaming media
http://www.screamingmedia.com
,...), qui vous permettent un accès simple par un abonnement
unique à toutes ces ressources (le "web invisible")
1.2.1.1.14 Le stockage des
informations
Selon une étude de l'université de Berkeley les documents
imprimés ne représenteraient plus que 0,003% du total des
informations produites dans le monde
Les disques durs des ordinateurs voient leur capacité doubler tous les 9
mois, des entreprises comme EMC ou Network Appliance offrent un
hébergement dans des "fermes de données" (data farms) pour les
entreprises et la mise en réseau de milliers d'ordinateurs (data grids)
permet d'offrir à bon compte des capacités de stockage
considérables
Le simple stockage représente aujourd'hui près de 40% des budgets
informatiques
Après le Kilooctet (Ko=mille octets), le Mégaoctet
(Mo=million d'octets) et le Gigaoctet (Go=milliard d'octets) qui sont
quasiment rentrés dans le vocabulaire courrant, il va falloir apprendre
à utiliser le Téraoctet (To=mille milliard d'octets), le
Pétaoctet (Po=million de milliard) d'octets, l'Exaoctet
(Eo=milliard de milliard d'octets), le Zettaoctet (Zo=mille milliard de
milliard d'octets) et le Yottaoctet (Yo=million de milliard de milliard
d'octets). Ensuite il faudra inventer de nouveaux préfixes....
D'après l'université de Berkeley, tous les mots prononcés
depuis le début de l'humanité représenteraient 5Eo
www.sims.berkeley.edu/how-much-info
1.2.1.1.15 La reconnaissance vocale
Elle s'impose pour des raisons d'ergonomie pour les usages nomades et pour des
raisons de sécurité pour les utilisations par un conducteur
Un nouveau standard est en cours d'élaboration VoiceXML pour la
navigation vocale
Les leaders de la dictée vocale sont Via Voice d'IBM
www.software.ibm.com/speech et Lernout&Hauspie
www.lhsl.com
qui contrôle Dragon Dictate,
www.dragonsys.com. L&H
projette par ailleurs lancer un moteur de recherche vocal. (l'entreprise
connaît aujourd'hui de graves difficulté par suite de
malversations de ses dirigeants: cela ne devrait pas mettre en cause la
technologie)
Nuances
www.nuance.com ,
système multilocuteur de reconnaissance qui permet de prendre les ordres
de bourse par téléphone
www.voxml.com et
SpeechWorks
www.speechworks.com
sont les leaders de leur domaine
Telisma
www.telisma.com né en
2000 d'un transfert de technologie du Cnet se focalise sur le secteur des
télécom (alternative au clavier du téléphone):
objectif, 15 langues en 2003 il a développé un moteur de
reconnaissance vocale, PhilSoft, capables de gérer entre 50 et 10 000
mots de vocabulaire. Il peut effectuer une vérification
biométrique du locuteur. En utilisant le standard de description de
données vocales VoiceXML. il permet un accès Web depuis un
téléphone portable (accès vocal aux intranets pour les
commerciaux en déplacement par exemple) et la start-up nordiste
Interactive Speech
www.interactivespeech.com s'est spécialisée dans la
navigation vocale, incontournable pour les applications nomades
Pour un panorama général de ces technologies:
www.speachcentral.com et
www.voicerecognition.com
Vous pouvez même envoyer un e-mail à un
téléphone mobile par
numéro@sms.itineris.tm.fr
1.2.1.1.16 La synthèse vocale
Des analystes prévoient que le marché des logiciels de "
texte-à-voix " atteindra un milliard de dollars sur les cinq prochaines
années
Elan Informatique,
www.elan.fr l'entreprise
Toulousaine qui figurait parmi les leaders de la synthèse vocale a
été rachetée par Lernout&Hauspie
Les laboratoires d'ATT commercialisent depuis mi 2001 un logiciel
permettant une synthèse vocale reproduisant avec une grande
fidélité votre propre voix (il faut à la machine
une trentaine d'heure d'apprentissage pour bien assimiler vos tics verbaux et
créer la base de donnée nécessaire). ATT souligne que les
phrases synthétisées s'approchant du cas réel posent des
problèmes de droits sur les voix, notamment celles des
célébrités. Une démonstration est disponible sur
www.naturalvoices.att.com
1.2.1.1.17 La traduction
automatique
C'est un domaine où la France est bien placée avec un des
leaders du secteur Systran
www.systransoft.com qui
est utilisable gratuitement à travers la fonction babelfish du
moteur Alta Vista
www.altavista.com .(1
million de traductions par jour) notons également le
québécois
www.alis.com
NEC lance un nouveau système de traduction en 8 langues
dont le Japonais, le coréen et le chinois
1.2.1.1.18 La reconnaissance de l'écriture manuscrite
1.2.1.1.19 L'exploitation des flux
d'information
Des scanners ou sniffers permettent en outre par l'analyse des requêtes
émises sur le réseau, de suivre l'activité d'autres
acteurs du net: c'est un puissant outil d'intelligence économique dont
l'usage est à la limite de la déontologie mais qu'il vaut mieux
connaître pour savoir en tenir compte
Des logiciels permettant de traiter des masses considérables de
données permettent d'exploiter ces informations
Il n'échappera à personne que ceci pose des problèmes
éthiques et juridiques
voir page
112 et
265
1.2.1.2 Se procurer des produits et services sur le web
1.2.1.2.1 Le téléchargement de programmes informatiques, de
données, d'images, de sons, de vidéo...
:
Le 1er octobre 1997 1 million de personnes ont
téléchargé le nouveau navigateur Explorer 4 de
Microsoft et en 3 jours les internautes ont téléchargé 2,7
milliards de pages du rapport Starr
En ce qui concerne la musique, grâce au format MP3 offrant une
qualité "CD" pour un volume très limité, des entreprises
Morpheus, KaZaA et Grokster qui utilisent le réseau
FastTrack ont permis l'échange de 1,5 milliards de chansons et de
films sur le seul mois d'août 2001.
http://news.cnet.com/news/0-1005-200-7389552.html?tag=nbs
1.2.1.2.2 Faire ses courses sur internet, des magasins ouverts 24/7 payer en
ligne ou entre particuliers
Il est également possible de payer et de gérer ses finances
Un gros avantage: une disponibilité 24h sur 24, et 7 jours sur 7, ce que
les anglosaxons dans leur style compact appellent le 24/7 nous verrons
cela en détail dans les chapitres suivants
1.2.1.2.3 Accomplir les formalités
administratives
Pour l'anecdote mentionnons en Angleterre le "Pack Divorce", mis
en place fin 99, en liaison avec la Chancellerie par le cabinet d'avocat en
ligne Desktop Lawyer
www.desktop-lawyer.co.uk
et qui permet en cas de consentement mutuel de divorcer pour 59 £.
Par contre le tribunal du Caire a jugé irrecevable une notification de
répudiation envoyée par Internet (le Monde du 6/6/2000)
Au Koweït Khaled al-Mathkour, président du
Haut-Comité koweïtien pour l'Application de la Charia
déclarait en juillet 2001 qu'un texto ou un e-mail étaient
"suffisants pour reconnaître le divorce" il ne précisait pas
toutefois s'il fallait envoyer le mail trois fois de suite comme celà
est prévu dans les textes.Internet Actu 16/7/2001
1.2.1.3 Publier de l'information accessible du monde
entier
La guerre du Kosovo outre les attaques des sites de l'OTAN par
les Serbes , l'inscription de graffitis vengeurs par les Chinois
sur le site de la Maison blanche ou les attaques par la CIA sur les comptes
bancaires des dirigeants serbes, montre la puissance qu'a acquise ce moyen
de communication. Celui-ci a permis en outre à de simples citoyens de
diffuser au monde entier des informations qui ne sont pas sans importance
géopolitique, il s'est révélé en outre un outil
extrêmement précieux pour le regroupement des familles
dispersées par le conflit et la collecte de fonds par la Croix
Rouge (170.000F).
Rappelons également que l'affaire Lewinsky a été
révélée par le journaliste indépendant Matt
Drudge et son Webzine d'information Drudge Report
www.drudgereport.com
(qui diffuse de l'information "vraie à 80%) avec les conséquences
que l'on sait, alors que la presse sérieuse avait décidé
de ne pas traiter l'affaire
Inversement Salon un magazine exclusivement diffusé sur le web
www.salonmagazine.com
a fait fortune (6M$ de revenus publicitaires en 1997) en prenant la
défense du président...en livrant des révélations
croustillantes sur ses adversaires
Dans le domaine du commerce électronique, il offre à l'entreprise
la possibilité de publier de l'information sur l'entreprise et
ses produits, de pratiquer la vente en ligne et le paiement en
ligne et à l'inverse la recherche de fournisseurs ou de
partenaires nouveaux.
L'amélioration considérable de la performance des logiciels de
reconnaissance optique (OCR) permet de reprendre les documents
d'archives pour les rendre disponibles sur Internet.
Il est également possible de publier les d'appels d'offres,
d'expédier les bons de commande, les factures, et les
règlements,...d'interconnecter les systèmes informatiques
des partenaires commerciaux et de faciliter ainsi les échanges
interentreprises (Business to Business ou B to B ou B2B par opposition
à la vente au grand public : B to C ou B2C (Business to
consumer) ou le " commerce " avec les administrations : B to
A. ou B2A).
Notons également la possibilité "d'affichage publicitaire" sur
des sites web
1.2.1.4 Travailler ensemble malgré les distances
1.2.1.4.1 Partager des documents
C'est notamment le cas de la conduite de projet inter ou
intra-entreprises (groupware): n'oublions pas qu'en économie les
distances se mesurent en secondes et en euros plus qu'en Km.
C'est également particulièrement précieux dans le domaine
médical: il est ainsi possible de faire appel aux meilleurs
spécialistes quelle que soit la localisation du malade (consultation sur
une radio, soin de malades en mer, ...)
Jusqu'a présent, l'hôpital de l'île de Martha's
Vineyard, dans la région de Boston ne pouvait pas traiter
efficacement les victimes d'attaques cérébrales. Aujourd'hui, les
médecins de cet hôpital, après avoir soumis le patient a un
scanner peuvent consulter un des spécialistes du Massachusetts General
Hospital via la télétransmission des images d'une camera
vidéo. 15 personnes ont déjà bénéficie de
cette téléconsultation. Ce système devrait être
étendu à tous les hôpitaux de proximité du
Massachusetts. BG 10/07
1.2.1.4.2 Partager des moyens de calcul
Les "DataGrid" (réseau ou "grille" de calcul)visent
à organiser l'Internet comme le réseau électrique: en se
connectant à lui on peut faire appel à des capacités de
calcul ou de stockage sans avoir à se soucier de leur localisation
La première expérience a été lancée par
l'Université de Berkeley avec le programme Seti@home
http://setiathome.ssl.berkeley.edu qui a réussi en 1999 a
faire travailler de concert 2,8 millions de micro-ordinateurs pour analyser les
signaux reçus par un radiotélescope afin d'y détecter
d'éventuels signes d'une vie extraterrestre
Guy Wormser CNRS, coordinateur du programme européen de mise en
réseau Datagrid considère que l'on peut mettre en
réseau sans difficulté 10.000 ordinateurs: la limitation actuelle
est celle des débits de nos réseaux de transmission mais ce
handicap devrait être progressivement levé :
voir page
209
Le Datagrid
http://grid-france.in2p3.fr
sera utilisé par les physiciens des particules pour exploiter les
gigantesques masses de données produites par le nouvel équipement
(LHC) mis en place au CERN de Genève (à qui nous devons le Web)
pour tenter de percer les secrets de la matière en analysant les
collisions de protons
L'Université d'Oxford, sponsorisée par Intel et avec la
technologie de United Device a lancé en 2001 un programme de recherche
sur le cancer permettant d'analyser la structure
géométrique en 3D de 250.000 molécules en mettant en
réseau 1 million d'ordinateurs
Les PME pourront également tirer partie de cette technologie en
disposant ainsi (pour des calculs de pièce par éléments
finis par exemple) de moyens de calcul autrement inaccessibles. L'achat de
capacité de calcul pouvant se faire comme aujourd'hui pour
l'électricité.
IBM s'est quant à lui fortement investi dans l'élaboration
de logiciels libres et gratuits (basés sur Linux et Globus
www.globus.org ) permettant
de rendre accessible cette technologie au plus grand nombre d'entreprises et de
laboratoires en visant même le grand public à horizon 2004
Les Centres techniques pourraient jouer un rôle de catalyseurs dans ce
domaine
voir page
302
voir
www.gridforum.org
1.2.1.4.3 Partager des moyens de stockage de
données
Des entreprises se sont lancées sur ce créneau
particulièrement porteur et bien que peu connues du grand public
atteignent des tailles gigantesques : EMC
http://www.emc.com (140
milliards de dollars de capitalisation début 2001, soit plus que Boeing
ou Motorola) ou Network Appliance (30 milliards de dollars de
capitalisation)
1.2.1.5 Surveiller et agir à distance: télésurveiller et
téléopérer, depuis Telnet jusqu'au simple SMS
Le protocole TELNET ouvre la possibilité de prendre les
commandes à distance d'un autre ordinateur (via internet) et de
pouvoir disposer ainsi de ses moyens de calcul, de ses programmes, et de sa
mémoire.
La station astronomique de Nassau
http://astrwww.astr.cwru.edu/nassau/nassau.html connecte son
télescope à Internet permettant aux internautes du monde entier,
à certaines heures, de commander à distance l'instrument et de
télécharger les images (mise en service prévue cette
année)
Lors de la manifestation Inet2000 à Yokohama le professeur
Mark Ellisman pilotait son microscope électronique de son
laboratoire de San Diego. L'objectif dans ce cas est de permettre
l'accès à des équipes de recherche de matériels
très onéreux et sous-utilisés
depuis New York un chirurgien a télé opéré
de la vésicule biliaire une patiente à Strasbourg, CNN 19 sept
2001
De façon beaucoup plus simple et redoutablement efficace, la simple
utilisation d'une communication GSM avec les SMS permettent
Bouygues a équipé ainsi équipé 4.000 panneaux
publicitaires déroulants de JC Decaux
· ou à l'inverse d'envoyer des instructions :
télécommande de panneaux publicitaire dans un aéroport en
fonction de la destination d'un vol, changements tarifaires d'un automate,...
Les applications les plus développées chez nos voisins du Nord
concernent les fonctions "remplissage", "télémétrie" et
"maintenance/alarme". Une étude citée par Wavecom
www.wavecom.com
prévoit 70 millions de machines ainsi connectées à horizon
2005
Les SMS peuvent également être utilisés pour faire des
sondages à chaud (Q-all
www.q-all.com )
1.2.1.6 L'arrivée du haut débit et de l'accès internet
nomade
Bien entendu cela aura une influence forte sur les usages (type de sites, type
de logiciels, usage de la vidéo, interactivité,
télétravail, interconnexion des bureaux d'étude, ...) et
les pays qui sauront disposer avant les autres d'infrastructures à haut
débit à des prix abordables offriront à leurs entreprises
un avantage compétitif déterminant
1.2.1.7 Le Peer to Peer (P to P), un retour au source, la mise en réseau
des ordinateurs sans serveur central
Tous les noeuds du réseau (Nodes) sont des"Pairs" et chaque "Pair" peut
fonctionner comme routeur, client ou serveur en fonction de la nature de la
requête qu'il reçoit. L'architecture P2P génère sa
propre organisation pour ses noeuds de communication. L'ajout d'un nouveau Pair
ne nécessite aucune réorganisation: le réseau s'organise
automatiquement en réseau de réseaux plus petits en fonction des
échanges, ce qui permet comme disent les anglo-saxons une "scalability"
(capacité d'adaptation aux changements de taille) et une optimisation de
l'utilisation de la bande passante
www.ida.liu.se/conferences/p2p/p2p2001/index.html
Vous avez ainsi accès direct aux ressources d'un autre appareil
connecté sans contrôle central. Cette technologie permet par
exemple :
Quelque 60.000 clients et fournisseurs d'entreprises, utiliseraient
actuellement le P2P, ce qui est encore très peu (étude Frost
& Sullivan
http://www2.frost.com): le
principal obstacle à l'adoption de méthodes de travail
basées sur le P2P semble résider dans le manque de
sécurité supposé de ce système. (Sun Microsystems
travaille actuellement sur la sécurisation de ces échanges P to
P). .
· D'échanger entre particuliers logiciels, films, musique
ou tout autre fichiers
voir page
135
· de sauvegarder des fichiers et des informations vers des
localisations distribuées sur le réseau (sans se limiter aux
disques durs locaux)
· d'interconnecter directement des consoles de jeux, de sorte que
plusieurs personnes dispersées géographiquement puissent
participer au même jeu en interactif sans serveur central
· de participer directement à des enchères entre des
groupes sélectionnés de personnes
· D'offrir d'énormes capacité de calcul en
mobilisant un très grand nombre d'ordinateurs en parallèle (
voir page
33) en partageant des services de calcul,
tels des cycles de processeur ou des systèmes de stockage,
indépendamment du lieu physique d'installation des systèmes ou
des utilisateurs: exemple United Device
www.ud.com
· D'accélérer la livraison de contenu en multipliant
les endroits de stockage sur les disques durs des membres du réseau,
comme le fait aujourd'hui Akamaï avec ses serveurs proxy:.
Exemple: Zodiac
Networks
www.zodiacnetworks.com ,
eMikolo Networks
www.emikolo.com
· De mettre en place des systèmes de paiement
transfrontaliers entre particuliers
Yahoo! (200 millions d'abonnés à ses services) lance
aux US fin 2001 un service de paiement en ligne directement de particulier
à particulier. L'offre (Yahoo! PayDirect)
http://paydirect.yahoo.com
, en partenariat avec la banque HSBC Holdings
http://www1.hsbc.com (28
millions de clients). En apportant l'ergonomie du peer-to-peer, elle autorise
les paiements en ligne de personne à personne sans tenir compte des
frontières. Quelle que soit la monnaie ou le moyen de paiement
utilisé en réalité, un simple email permet d'ordonner un
virement depuis le compte Yahoo! PayDirect préalablement ouvert par
l'utilisateur chez HSBC.
· de collaborer à des projets quelle que soit leur origine
(groupware: partage de fichiers, téléconférence,
messagerie,...), en utilisant n'importe quel type d'appareil connecté:
c'est là, avec la capacité de calcul (simulations,
modélisation, ..) la principale utilisation potentielle pour les
entreprises.
Groove
www.groove.net ,
créé par Ray Ozzie, auteur de
Lotus Note (un des outils de travail en groupe les plus connu mais
malheureusement bati sur une logique "propriétaire" et donc non
totalement compatible avec les standards de l'Internet) est un des pionniers de
cette technologie et offre une technologie de travail collaboratif permettant
aux membres d'un groupe de projet de partager des dossiers en interconnectant
leurs micro-ordinateurs sans passer par un serveur central (utilisé
actuellement par GlaxoSmithKline et Raytheon
Dans le même créneau : Consilient,NextPage
Sun
www.sun.fr/produits-solutions/logiciels/p2p s'est fortement
engagé dans le développement de cette technologie en "open
source" (logiciel libre) en essayant d'en prendre le leadership avec le Projet
JXTA
www.jxta.org
Quelques problèmes sont aujourd'hui mal résolu et ils
hypothèquent les développements pour les entreprises:
1.2.1.8 Des technologies avec de la réserve de puissance sous le pied:
les lois de Moore, de Machrone et de Rock
La "loi" de Machrone" dit pour sa part que la machine dont vous avez
besoin coûte toujours moins de 5 000 $
La "loi" de Rock" ajoute, elle, que le coût des installations
nécessaires à la fabrication des semi-conducteurs double tous les
quatre ans, ce qui explique les concentrations observées dans cette
industrie
Ceci vaut aussi bien
- Intel prévoit de produire des processeurs
équipés d'1 milliards de transistor cadencés à 20
GHz. (en 2001 on est à 42millions de transistors, cadencés
à 1,7 GHz). L'extrême ultraviolet EUVpermet des gravures 20 fois
plus fines et donc des circuits plus rapides, plus compacts, moins gourmands en
énergie et plus riches en composants
www.intel.com/research/silicon/euvmask.pdf
Ï Pour les capacités de stockage: c'est le cas des mémoires
centrales (RAM), comme des disques durs ou des CDROM
- En stockage magnétique, Il serait possible d'atteindre 100Gbits
par pouce² sur les disques durs contre 25 en 2001. Et des disques de 400
Go pourraient donc apparaître dès 2003.
- Le stockage holographique, bien que délicat à mettre au
point permettrait l'utilisation de disque de 1 To soit 1000Gopermettant
l'enregistrement de 200 films.3 août 2001 (la Lettre des
Télécom d'Alain Ducass)
Un nouveau CD a été développé à
l'institut d'optique de l'université technique de Berlin. Ce nouveau
disque, qualifie de micro holographique, contient 150 Gigabits à la
place des 4 Gigabits des DVD:. Les informations ne sont plus seulement
inscrites a la surface mais dans un volume.
http://moebius.physik.tu-berlin.de/lasergrp
Des recherches menées à l'université de Cambridge
(juil 01) permettent d'espérer à l'échelle de la
décennie un gain d'un facteur 100 000 pour les mémoires
dynamiques actuelles grâce à un effet quantique,
appelé phénomène de Blocage de Coulomb.
www.zdnet.com/zdnn/stories/news/0,4586,2779143,00.html
IBM a commencé à travailler sur des nanotubes de carbone
des composants électroniques (le premier a été le circuit
d'inversion de voltage ou "Not Gate"avec amplification de voltage, comportant
une seule molécule, changeant ainsi radicalement les ordres de
grandeur en terme de miniaturisation
www.ibm.com/news/us/2001/08/27.html
Fin 2001, une équipe coréenne dirigée par le Pr Kim
Kwang-soo de l'université technologique de Pohang a réussi
à fabriquer un nanofil monocristrallin en argent de O,4
nanomètres de diamètre. En novembre 2000, une autre équipe
coréenne dirige par le professeur ShinHyung-chul, avait mis au point le
plus petit transistor jamais construit. Mesurant 50 nanomètres,
ce transistor permet d'envisager la fabrication de mémoires vives
capables de stoker 16.000 de fois plus de données que les composants
actuels. Les chercheurs espèrent produire des transistors de 20
nanomètres d'ici 2010.
L'ordinateur Quantique sur lequel travaillent IBM
www.weblmi.com/TECHNO/2000/874_38_processeurchezi00.htm, HP
("100 Pentiums pourraient tenir dans un grain de sable" déclare ce
dernier) et de nombreux laboratoires dont celui de Normal Sup:
www.lkb.ens.fr/recherche/qedcav/english/perso/jmr/notice.pdf le
principe est d'utiliser directement l' "état quantique" des
électrons (comme leur sens de rotation sur eux même (le spin)),
qui peuvent être représentés par des "0" et des "1".
1.3 Un développement explosif: une "Hot-Technologie"
1.3.1.1 Dans tous les pays développés une croissance
exponentielle mais difficile à mesurer
1.3.1.1.1 La fantastique explosion d'Internet : les "dog
years"
(Plus important encore est la mutation, plus difficile à mesurer des
usages de l'internet, au plus profond des entreprises à qui transforment
leurs structures d'organisation comme nous le verrons plus loin)
En fait il n'a rien de "gratuit" dans la mesure ou l'internaute paie à
la fois le prix de la communication et celui de l'accès internet ...or
le prix de la communication étant très supérieur à
son coût l'internet "gratuit" revient à une facturation de type
kiosque mais il donne un avantage majeur à l'opérateur de
télécom
L'accès gratuit ne concerne pas que les internautes: dès
juillet 1999, 28% des PME Anglaises l'utilisaient (17% en France)
Le provider Freeserve
www.freeserve.com ,
filiale de Dixons,
www.dixons.com à lui
seul, annonçait avoir atteint en 2 mois le nombre d'internautes
(100.000) que Wanadoo
www.wanadoo.com avait
conquis dans ses 2 premières années d'activité, (il a
été racheté par France Télécom depuis lors)j
En Grande Bretagne, selon les analystes déjà 40% des internautes
profitaient début 2000 de la gratuité proposée par plus de
250 fournisseurs d'accès, et X-Stream,
www.x-stream.com suivi par
Tempo avec screaming.net
www.screaming.net
offraient même la gratuité des communications
téléphoniques en heures creuses. la plupart offrent
également adresses e-mail et hébergement de site web personnel
En France au mois de juin 1999, quelques mois seulement après la
première initiative on comptait déjà en France
près d'une dizaine de fournisseurs d'accès gratuits
(Liberty Surf,
www.libertysurf.com
Free
www.free.com, Freesurf
www2.ida.net/freesurf
Fnac.net
www.fnac.net ....
En juin 2000, d'après MédiaMetrix, Free recevait plus de
visites que AOL, Microsoft, MSN, Voilà ou Club-Internet!
De nouveaux apparaissent chaque jour :
Freesbee
www.freesbee.fr de None
Networks (qui a démarré avec un premier tour de table de
163MF), a acheté des minutes en gros et facture les communications au
prix de détail de France Télécom empochant ainsi une marge
substantielle (le montant en est évidemment secret mais Netsurf rappelle
qu'aux USA elles sont de l'ordre de 25%): ce modèle n'est pas sans
rappeler celui du kiosque...
Mieux que gratuit le groupe Serveur
www.accesinternet.com
rémunérait 1F de l'heure l'internaute dépassant les 35h
par mois de connexion car ses revenus provenaient de la publicité et
sont conditionnés par le nombre de pages vues
Offrir un accès gratuit à ses clients, permet de se mettre en
position de mieux les connaître et de pouvoir leur faire des propositions
commerciales susceptibles de retenir leur attention : c'est le cas de Dell et
de Gateway
Ce nouveau créneau conduit certaines entreprises à vendre
de "l'Internet gratuit clef en main": c'est le cas de Internet Telecom
(maintenant Eircom.net
www.eircom.net/
voir page
110
Ceci a obligé les fournisseurs traditionnels à revoir en
profondeur leur politique tarifaire (forfaits tout compris) en y incluant
les coûts de télécommunication, ce qui conduit à des
tarifs "inférieurs au gratuit" et racheter les fournisseurs d'Internet
"gratuit pour élargir leur clientèle
En 2001 doivent démarrer des services d'interconnexion forfaitaire
illimitée (Ifi) pour moins de 200f/mois, mais quelle place par
rapport à l'ADSL qui offre des débits beaucoup plus importants et
n'immobilise pas la ligne téléphonique pour moins de 100F de
plus?
http://www.industrie.gouv.fr/cgi-bin/industrie/sommaire/comm/com_contenu.pl?COM_
ID=417
Pour une vue d'ensemble à jour:
www.journaldunet.com ,
www.internetgratuit.com ou
www.benchmark.fr
La qualité des services fournis pourra d'ailleurs être
comparée aux sites payant grâce au benchmarking permanent
effectué par le club des webmestres francophones
www.ovh.net/fa/0.html
1.3.1.1.2 ...mais que mesure-t-on? Est-ce significatif de la
réalité des évolutions
importantes?
Aujourd'hui par exemple dans les pays avancés il est fréquent que
chaque membre de la famille dispose de son ordinateur (PC= Personnal Computer)
et on commence à voir apparaître une mise en réseaux locaux
par une boucle Ethernet (en utilisant par exemple comme support le
câblage électrique du logement) ou un LAN (Local Area Network)
radio. Fin 2000 Jupiter Communication prévoyait que fin 2002 un foyer
américain disposerait de 2,7 appareils connectés à
Internet: quelle serait alors le sens du "taux de connexion"?
v Le manque de réflexion sur ce qui est significatif des
évolutions : les critères actuels sont extrêmement
primaires et ne prennent absolument pas en compte la sophistication des usages.
Quand tout le monde sera connecté à internet, cela voudra-t-il
dire pour autant que tout le monde sera au même niveau
d'évolution ? serait-il aujourd'hui pertinent d'évaluer
l'équipement en télécommunication d'un pays par le
pourcentage de foyers disposant d'une ligne fixe?
BVRP Software
www.bvrp.com lance "Internet
Family" qui permet pour moins de 1000F d'installer en quelques minutes un
réseau (intranet) permettant de n'avoir qu'un seul accès internet
(et donner aux parents la possibilité de superviser les accès) de
jouer en réseau et d'avoir des banques de données ou de logiciels
accessibles à partir de chacun des ordinateurs de la famille
De même peut-on compter de la même façon un accès par
un modem 56kbps, un accès haut débit ou un accès nomade?
mi-2001 il y avait 100.000 utilisateurs d'ADSL en
France pour 700.000 en Allemagne
On peut penser que pour des raisons culturelles on arrivera assez rapidement
dans les pays les plus avancés à un plafond quant au pourcentage
de foyers connectés et que la différence se fera sur la puissance
des machines, le nombre de périphériques, l'age moyen du parc, le
nombre d'heures d'utilisation, la sophistication des usages, le débit de
la connexion, l'usage nomade, le nombre d'appareils connectés par foyer,
Dans cette optique Jupiter qui a fusionné fin 2000 avec Media
Metrix (Jupiter MMXI),
www.jmm.com développe un "global
sophistication index" qui met les USA en tête suivi de la puis
Suède, puis le Danemark, la Norvège,...et qui ne laisse pas
apparaître notre pays dans le top ten)
Le rachat qui devrait être effectif début 2002 de Jupiter
MMXI et ACNielsen eRatings par Netratings réduit
à deux le nombre de panellistes sur le marché Français (au
coté de Mediamétrie)
De même le cabinet Meta Group
www.metagroup.com a
lancé l'Index "Computer Savvy" qui met en tête USA et
Finlande, mais où, là encore on ne trouve pas notre pays dans les
10 premiers
www.metricnet.com/press/wecim.pdf
L'écart est encore plus frappant dans le commerce électronique
selon que l'on compte les paiements électroniques ou les
décisions d'achat conclues à travers le Web et que l'on
intègre ou non l'EDI : il est alors de plusieurs ordres de grandeur!
(aux USA il ne s'achète en 2000 que 3% de voitures en ligne mais
d'après le cabinet JD Power 40% des clients ont utilisé internet
dans le processus d'achat. il en va de même dans le domaine de la
santé
voir page
84)
Les chiffres ci-après sont donc donnés à titre d'ordre de
grandeur et l'on gardera présent à l'esprit que d'autres sources
peuvent fournir des chiffres sensiblement différents, "78,3% de
statistiques sont fausses" assurait un statisticien, gageons que pour
l'Internet, le chiffre est encore supérieur
Mais tous concordent quant à la rapidité de l'évolution
et au classement des pays relatif à leur niveau d'usage de ces
technologies.
Un des sites les plus synthétique et régulièrement mis
à jour est
www.internet.gouv.fr/francais/chiffcles/sommaire.html, même
si comme pour toutes les autres les enquêtes, chiffres et études
cités dans cette rubrique utilisent des approches et des
méthodologies différentes, emploient des mots qui n'ont pas
toujours la même signification car provenant de différents
instituts ainsi que le Tableau de bord de l'innovation du Sessi
www.industrie.gouv.fr/observat/innov/so_tbi.htm
NUA
www.nua.ie/surveys , Netratings
www.netratings.com qui a
racheté fin 2001 Jupiter MMXI
http://fr.jupitermmxi.com,
et ACNielsen eRatings (Nielsennetratings
www.nielsennetratings.com
www.nielsen-netratings.com
), ACNielsen
www.acnielsen.com, Network
wizards
www.isc.org/ds
Mediamétrie
www.mediametrie.fr Médiangle
www.mediangle.fr le
JournalduNet
www.journaldunet.com/chiffres-cles.shtml, Net Value
www.netvalue.com e-Marketer
www.emarketer.com, Taylor
Nelson Sofrès
www.tnsofres.com/ger2001/keycountry, Afa
www.afa-france.com, Dree
www.dree.org/etatsunis, Department of Commerce
www.doc.gov et
www.ecommerce.gov Center
for Research in electronic Commerce (Université du Texas)
www.internetindicators.com
The Industry Standart
www.thestandard.com, Novamétrie
www.novametrie.com
e-business Forum
www.ebusinessforum.com ,
GFK
www.gfk.cube.net, FIND/SVP
www.findsvp.com,Intelliquest:
www..intelliquest.com,
Netcraft,
www.netcraft.com/survey
, datamonitor
www.datamonitor.com ,
Strategie Internet
www.strategie-internet.com
, Matrix Information Service
www.mids.org Forrester
www.forrester.com, ZDNet
www.zdnet.fr ,idc Research
www.idcresearch.com
www.idc.fr et
www.idc.com,
www.3.nikeibp.co.jp, NOP
:
www.nop.co.uk, Ripe
www.ripe.net/statistics
et Nic France
www.nic.fr/Statistiques
,
Il faut peut-être en rechercher la cause profonde dans le fait que les
outils de l'internet ont considérablement accéléré
tant la circulation de l'information que la vitesse de prise de décision
et que la rapidité d'exécution des ordres, ce qui amplifie les
phénomènes liés au panurgisme (je
décide en fonction de ce que je pense que les autres pensent que je
pense...) et les effets de panique associés
· Notons que ces mouvements ultrarapides (il n'est pas rare qu'une
entreprise cotée plusieurs dizaines de Milliards de Francs perde la
moitié de sa valeur en 24h sans raison majeure) ne sont pas propre aux
start-up (Apple a ainsi perdu 8 milliards de $ soit la moitié de son
capital le 29 sept 2000 et SUN 37 Milliards de dollars dans la
matinée du mardi 4 avril (plus que le budget annuel de la
Défense Nationale!),...avant de les regagner l'après midi En
l'espace d'une seule journée, le 27 juillet 2001, la valeur
boursière de NOKIA a varié de 65 milliards d'Euros soit 10 fois
la capitalisation d'Usinor, premier sidérurgiste européen, et le
14 avril c'est 30% du PIB américain qui s'est "évaporé"
sur le Nyse à cause d'une statistique médiocre sur l'inflation):
"la réalité est que le marché monte, pour la seule
raison qu'il monte" Henry Kaufman, pionnier de la prévision
financière chez Salomon Brothers
"les excès, à la hausse comme à la baisse s'inscrivent
dans la démesure de la rupture technologique en cours" Fabrice
Moullé-Berteaux, JP Morgan
...et si de nombreuses entreprises se créent d'autres disparaissent dans
ce torrent tumultueux qui déferle sur l'économie mondiale
où il n'existe pas de recette pour une vie à l'abri du risque!
La durée de vie moyenne d'une entreprise est tombée aux USA de
13 ans il y a quelques années à 4 ans en 1999 par suite de
fusions, rachats, démantèlement, fermeture (William Daley,
Secrétaire américain au commerce)... sans doute a-t-elle
encore baissé depuis
Une statistique de Broadvision montre qu'en 1999 ce n'était pas moins de
6008 entreprises qui avaient été rachetées dans ce secteur
pour un montant de 1200 Milliards de $ et si les valorisations ont très
fortement baissé en 2001 on a tout lieu de penser que le nombre a
augmenté
...et Mark Walsh, créateur de Verticalnet
www.verticalnet.com entreprise
précurseur dans l'organisation des communautés virtuelles de
conclure son exposé de présentation par cette citation
d'Albert Einstein "il n'y a que 4 ou 5 personnes au monde qui
comprennent véritablement ma théorie. Je n'en fais pas partie"
1.3.1.2 Quelques repères chiffrés néanmoins
Ces chiffres ne prennent pas en compte les pages personnelles des internautes
(home pages un site comme xoom (
www.xoom.com) en héberge
à lui seul 4,5 millions, geocities (
www.geocities.com ) 2,5
millions et leur équivalent français Multimania (
www.multimania.fr) 40.000
60 millions de personnes dans le monde avaient accès à
l'internet en juillet 96, elles étaient 90 millions en
juillet 97 (Matrix Information Service
www.mids.org ), 151 millions en
janvier 1999 (NUA :
www.nua.ie/surveys
)380millions fin 2000.(dont 160 en Amérique du Nord, 105
en Europe et 90 en Asie), 513 millions en août 2001.
· 90% des étudiants américains se connectent au moins une
fois par jour
·
Le nombre de "host" (noms d'adresses IP correspondant à un ou
plusieurs noms de domaine augmente encore plus vite: de 1,3 millions en 1993 il
a connu un rythme de doublement annuel jusqu'en 1998 et croit de 50% par an
depuis cette date Source: Internet Software Consortium
www.isc.org
· Les sites les plus fréquentés reçoivent chaque
jour plusieurs dizaines de millions de visiteurs (information, jeux
vidéo, annuaires, moteurs de recherche,...)
· 1,6 Milliards de pages sont indexées par un moteur de
recherche comme Google (ce qui ne représente qu'une faible partie du
total des pages présentes sur le web) et Yahoo! revendique plusieurs
centaines de millions de pages consultées par jour
· il y aurait 100 Milliards de liens entre les pages sur le web
(étude Btler Group) dont 10%périmés
· le chiffre d'affaire généré par le réseau
des réseaux a dépassé dès 1999 il le montant
cumulé du secteur automobile et de celui de l'énergie. Selon
un rapport du ministère du commerce américain rendu public en
juin les trois quarts de la croissance des Etats-Unis et 40% des
créations d'emploi provenaient des technologies de l'information dans
les années 90 et selon une étude de la réserve
fédérale américaine
www.bog.frb.fed.us c'est
les 2 tiers des gains de productivité des années 1995-2000 qui
sont dues à Internet
· Les entreprises représentent 80 % du trafic
1.3.1.3 Les statistiques cachent plus de choses qu'elles n'en montrent: les
"achats Online" ne sont que le sommet de l'isberg
International Data Corporation -
www.idcresearch.com -
estime ce montant à 220 milliards de dollars en 2001, dont 26 en
Europe.
Forrester research annonçait en octobre 1999 un montant de
1.660 Milliards de dollars pour 2003 (108 pour les ventes aux
particuliers, 1330 pour les échanges de produits interentreprises et 220
pour les services), sans prendre en compte les 3.000 Milliards de dollars
correspondant au courtage en ligne, ni les 200 Milliards de dollars de
transactions qui devraient être réalisées sur le seul
réseau ANX de l'industrie automobile
En 2001 au niveau mondial nous ne sommes qu'au tout démarrage du
commerce électronique (source Forrester)
Pour la France il était évalué à 400MF en
1998 et, avec un taux de croissance de 170% par an, la barre du milliard a
été dépassée en 1999 (1,3Milliard) pour une
prévision de 60 Milliards de F en 2003 (estimations citées par
François Pinault dont les 64 sites de commerce
électronique (200M€ en 2000) ont connu une croissance de 270%
sur les seuls 4 premiers mois de 2001)
· Le commerce interentreprises est très largement
prépondérant puisqu'il représente plus de
90% de ces montants (évaluation IDC corroborée par
Forrester)
Ce point est très important à noter pour les entreprises, car
les média ont naturellement tendance à se polariser sur la vente
aux particuliers, alors que celle-ci ne représente que l'écume du
phénomène. Le site américain Techsavvy.com
(ex-Industry.net)
www.techsavvy.com recensait
déjà près de 300.000 acheteurs et 5.000 fabricants de
produits et services dès 1998
· Le montant des achats en ligne effectués par les
particuliers croit rapidement mais part de bas: 0,6 milliard de dollars en 96
à comparer aux 2 milliards d'euros du minitel, 18 milliards de dollars
en 1999 à comparer aux 2 milliards d'euros du minitel, 33 milliards
estimés en 2000 et 52 en 2001
d'après une étude du Benchmark Group,
www.benchmark.fr/eBN.asp?pid=45&etude=4060 le chiffre
d'affaires des ventes au détail en ligne a progressé en France de
246 % en 2000 et atteint 4,5 milliards de francs (voyage-tourisme (2 milliards
de francs), informatique (600 millions), alimentation/boisson (530 millions)) :
il n'a donc pas été affecté par la crise boursière
et société d'études table en effet sur un chiffre
d'affaires de 13 milliards de francs pour 2001
www.zdnet.fr/cgi-bin/a_actu.pl?ID=2090524&nl=zdnews
(datamonitor -
www.datamonitor.com -
fournit des chiffres pour l'Europe et
www.strategie-internet.com
pour la France)
Mais il faut néanmoins se méfier de ces chiffres qui
sous-estiment fortement le poids réel que prend internet dans le
commerce :
AutoByTel
www.autobytel.com
par exemple, dans la mesure où la voiture n'est pas
achetée en ligne, n'est pas pris en compte dans ces chiffres alors qu'il
représentait déjà à lui seul 3 milliards de$
en 96 et plus d'une dizaine de milliards en 2001 aussi bien pour des
véhicules neufs que d'occasion
Cisco, 7,9 Milliards de dollars de vente sur internet dès 1999
(dont 2,1 de bénéfice net) ne vend pratiquement que les pin's et
les casquettes avec paiement "en ligne"(Bill Finkelstein
séminaire Aftel NY nov. 98)
De même pour le commerce interentreprises ces chiffres
n'intègrent pas l'EDI qui pourtant bascule rapidement sur le
protocole Internet
Le projet ANX
www.anxo.com
voir page
183 de l'industrie automobile américaine,
en cours d'implémentation devrait pourtant représenter à
lui seul 100 milliards de dollars de commandes et facturations et la gestion
des achats publics, notamment américains, davantage encore (le PEE de
Washington estimait le montant des transactions par EDI à 850 milliards
de Francs en 1998).
"regarder l'influence économique d'internet à travers les
statistiques d'achat en ligne, c'est comme vouloir réduire la TV au
téléachat" (Hugues Séverac patron de resultanet
www.resultanet.com )
On se rend compte en effet que progressivement Internet devient aux USA, dans
de nombreux domaines, le véritable marché directeur, le
marché de référence : même si l'achat se
réalise dans une boutique, le client aura préalablement
rassemblé des documents, comparé des offres, jusqu'à dans
certains cas finaliser son choix, en consultant l'internet :
Forrester Research prévoit qu'en 2002 la
moitié des acheteurs d'automobiles auront au moins recherché
des informations sur le véhicule sur le web avant de l'acheter
L'étude Starch AOL (août 98) montre que dès
aujourd'hui les ¾ des internautes américains vont chercher
des informations sur les produits techniques qu'ils envisagent d'acquérir
Cyberdialogue de juillet 98 indiquait que 1/3 des internautes avaient
fait des achats en pharmacie après une recherche d'information sur
internet (15.000 sites sont consacrés à la santé...)
Metifax
www.mfg-net.com estimait
que 42% des industriels prenaient leur décision d'achat de machines
outils sur internet (étude Atelier BNP-Paribas sur la machine outil,
juillet 1999
1.3.1.4 Erreur que de croire qu'il y a d'un côté la
net-économie et d'un autre l'ancienne: les Click &
Mortar
Le catalogue (développé par les 3 Suisses avec des
microcodes-barre) ou la publicité papier lui aussi peuvent
devenir communicants : grace à des codes barres et un lecteur
connecté il est possible de commander par un téléphone
portable ou de demander des informations complémentaires
70% des personnes ayant l'habitude de chercher de l'information en ligne
vont d'abord s'informer sur Internet avant d'aller consulter leur
médecin
le chausseur lyonnais Bexley
www.bexley.com indique qu'il
voit arriver dans ses magasins des clients qui savent exactement ce qu'ils
veulent, y compris les références du produit
L'étude menée mi 2001 par RoperASW (ex-Institut Roper
Starch)
www.roper.com en
Grande-Bretagne, Allemagne et France révèle que 68 % des
internautes utilisent le Web pour se renseigner sur les produits qu'ils
souhaitent acheter.
· en boutique le vendeur pourra disposer à travers une
partie du site qui lui sera réservé d'un précieux concours
du fournisseur (argumentaire commercial, accès à la documentation
détaillée sur les produits, gestion des commandes et des stocks,
informations pour le SAV ...).
Autre synergie possible, particulièrement développée au
Japon, l'utilisation de la boutique pour la livraison, réglant ainsi le
difficile problème de la logistique "capillaire" jusqu'au domicile du
client. Le problème du paiement est alors de ce fait automatiquement
résolu
Au Japon il y a 30.000 "Combini" (seven-eleven, lawson, ).
Tout japonais vivant en milieu urbanisé est à moins de 10 minutes
d'un tel magasin ouvert quasi jour et nuit. Il peut passer commande depuis chez
lui, depuis son téléphone portable (de plus en plus: 40%
visé) ou depuis la boutique
La livraison se fait dans le combini 13% (qui peut lui-même livrer
à domicile). Le client prend alors possession de la marchandise et paie
au Combini, tant et si bien que les paiements en liquide (9%)
dépassent de très loin les paiements par carte (6%)!! (Gilles
Etienne, PEE de Tokyo)
En 2001 Alapage s'associe à Extrapole
(Lagardère)pour coupler boutiques et vente en ligne, Fnac.com
s'appuie sur les 3000 relais-colis de la Redoute, Hachette lance
Zendis (ex UpTooYoo) pour quadriller le terrain de points relais a
partir des 900 distributeurs de presse (il prévoit 3500 "pick up points"
entre la France, la Belgique et la Suisse), C-Discount utilise le
réseau des 4.500 supérettes de "Petit Casino" et la
start-up Alveol
www.alveol.com se propose de
tisser un réseau de réseau de points relais en
fédérant des réseaux de buralistes, de distributeurs de
carburants, de guichets voyageur des gares,...
Pour stigmatiser ce concept majeur d'une stratégie de symbiose entre
commerce électronique (virtuel) et boutiques "en dur" ("Brick &
Mortar" en anglais), les américains nomment ces nouveaux
commerçants "Click & Mortar"
(ou aussi, clin d'oeil aux entreprises créées autour d'une
stratégie "tout internet" appelées les "dot.com", car elles ont
souvent choisi leur nom de domaine comme marque (amazon.com = amazon-dot-com),
ces Click & Mortar sont surnommées les "dot.bam" (bam= Brick
& Mortar....)
L'entreprise Grange,
http://www.grange.fr
créée en 1905 à Saint Symphorien sur Coisne fabricant de
meubles haut de gamme de style, 85% d'export (dont Bill Gates et la reine
d'Angleterre), dote ses 250 distributeurs dans 25 pays (avec boutiques et
commerciaux itinérants) du logiciel Caméléon qui
permet à ceux-ci de concevoir le meuble, en temps réel, à
partir d'éléments modulaires ou paramétrables, de calculer
le prix en temps réel et de lancer ainsi sans surcoût et sans
délai, la prise de commande, la mise en fabrication et la facturation
(que ce soit depuis la boutique ou depuis le micro ordinateur portable du
vendeur)
Objectif, outre les économies administratives et de stockage:
une augmentation de 50% en 3 ans du chiffre d'affaire, car
jusqu'à présent seuls 35 distributeurs étaient capables de
vendre du meuble sur mesure. "Les 1,5M€ d'investissement ont
été vite amortis grâce à l'augmentation de la marge,
la division par 2 des délais de livraison et l'élimination de la
plupart des stocks" Laurent Francès
Des entreprises "virtuelles" comme Homeportfolio
www.homeportfolio.com
ou NamesUKnow
www.namesuknow.com
s'attachent à fédérer autour de leurs enseignes des
boutiques de meubles réelles en présentant leurs catalogues sur
le web
De même il n'y a jamais eu autant de salons professionnels,
justifiés par le besoin de se rencontrer, que depuis que l'Internet se
développe ... et ces salons utilisent largement Internet pour leur
organisation, les inscriptions et "l'après salon"
Il serait donc stupide de s'enfermer pour des commodités statistiques
dans une opposition entre "commerce en ligne" et "commerce traditionnel":
on peut penser qu'à terme un très grand nombre de transactions
seront mixtes avec une partie sur internet et une partie dans les boutiques
traditionnelles car l'acte de ne saurait se réduire à la vente
stricto sensu club d'utilisateur, mailings,...)
"l'acte" de commerce est complexe et peut se décomposer en au
moins une dizaine de phases dont certaines s'effectuent de façon
plus performante en "face à face" et d'autres en ligne:
Une politique commerciale efficace évitera tout intégrisme et
s'efforcera d'utiliser le meilleur outil au meilleur moment en fonction du type
de produit et du type de client
la Camif
www.camif.fr développe
sa stratégie multicanal depuis 1998 avec son catalogue papier, 14
magasins et Internet. Entre 1999 et 2000, le site a vu le nombre de visiteurs
uniques par mois passer de 550.000 à 1 million de visites uniques pour
un panier moyen de 1.275 francs. En 2001 il devrait représenter 7%
à 10% de son chiffre d'affaires. Il utilise le mail-marketing pour
prévenir ses clients sur les nouveautés produits ou en leur
envoyant, personnellement, une documentation sur un produit
repéré sur le site. Cat@mag invite ainsi le client à
choisir le produit sur le catalogue, à venir l'essayer en magasin puis
à le commander sur le Net. "un client multicanal consomme 2,5 fois plus
qu'un client monocanal"
2) notoriété: faire connaître le produit et la
société (publicité, actions promotionnelle,...)
3) être "trouvable" par le client (qui avant un achat compare les
offres): référencement par les moteurs, présence dans les
sites de comparaison, dans les catalogues,...)
4) donner de l'information technique et commerciale sur les produits:
avant un achat important ou délicat le client souhaite pouvoir consulter
une documentation riche et précise et savoir où acheter le
produit (softselling)
5) donner confiance: avec la mondialisation clients et fournisseurs se
connaissent directement de moins en moins: c'est la raison de l'importance des
tiers de confiance qui, en donnant leur label apportent leur
crédibilité au fournisseur ou au client vis à vis de son
partenaire (ce peut être en matière de qualité des
produits, de solvabilité, de respect d'une charte éthique, de la
résolution des conflits, d'une assurance de bonne fin,...)
6) négociation du prix: vente aux enchères,
réductions de fidélité, négociation,...
7) adaptation du produit au besoin du client
8) décision d'achat ou de réservation
9) paiement proprement dit
10) livraison avec suivi en temps réel (tracking)
11) service après-vente, club d'utilisateur, gestion des
réclamations
de même les Banques qui avaient souvent développé
une banque en ligne sont de plus en plus revenue à une stratégie
"multicanal" permettant de conjuguer et d'utiliser au mieux tous les moyens de
communication avec leurs clients (Dexia a par exemple
réintégré Dexiaplus)
On constate malheureusement trop souvent que par une sorte de
schizophrénie l'entreprise "oublie" sur son site qu'elle a aussi une
existence dans le monde réel et n'indique que l'adresse de son webmestre
négligeant d'indiquer son numéro de téléphone et
son (ses) adresse(s) physique(s)
Des sites comme Ismap
www.ismap.com, Maporama
www.maporama.com,
Viamichelin
www.viamichelin.com ou
Sytadin
www.sytadin.equipement.gouv.fr vous aideront à indiquer
à vos clients sur votre site web comment se rendre chez vous
1.3.1.5 la croissance en France et dans le monde
1.3.1.5.1 La France est en retard
1.3.1.5.1.1 les dernières années du siècle auront vu le
décollage ... mais pas le
rattrapage.
Cette évolution très inquiétante ne s'est pas poursuivie
depuis 98 où les taux de croissance français ont rejoint la
tendance mondiale : celle du quasi doublement en 18 mois . en 2001
ce taux (3,6% par mois) a même été supérieur
à celui de l'Allemagne(2,5) et du Royaume Uni (2,8%)
Mais pour autant en 2001, notre retard, s'il ne s'est pas aggravé
en valeur relative, s'est accru en valeur absolue: D'autant plus que, au
fur et à mesure que tout le monde se connecte, l' "instrument de mesure"
qu'est le taux de connexion perd sa signification. Le Challenge se porte sur
les usages nouveaux (ce n'est pas aujourd'hui le taux d'équipement en
téléphone fixe qui peut servir d'indicateur pertinent pour
comparer le niveau de développement de deux pays)
Comme nous l'avons vu le "global sophistication index" de Jupiter MMXI
ne laisse pas apparaître notre pays dans le top ten
"la France a une vision trop gadget de la "Nouvelle Economie", il s'agit
en fait d'une vraie révolution qui permet d'abord d'abaisser les
coûts" Alex Gontier fondateur de Ipin
Déjà En 98 avec 6 % de la population connectée
(2,87 millions de personnes, NOP Research Group), nous étions loin du
Royaume Uni (9 %), des Etats-Unis (27 %) et plus encore de la Finlande (35 %).
L'institut Rexecode
www.rexecode.asso.fr
vient de rendre public une étude couvrant 1990-1998 comparant les
Etats-Unis, le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France. On y note un retard de la
France et de l'Allemagne par rapport au Royaume-Uni et surtout par rapport aux
Etats-Unis. Le poids des NTIC dans l'économie est plus
élevé aux Etats-Unis (7,9%) et au Royaume-Uni (7,3%) qu'en France
(5,1%). Si au lieu de prendre le secteur des nouvelles technologies, on se
concentre sur le secteur des télécommunications, le
résultat est quasiment le même. La France est le pays où le
poids du secteur est le plus faible: 1,4 % contre 1,8 % en Allemagne et aux
Etats-Unis et 2% au Royaume-Uni.
1999 a démarré de façon beaucoup plus soutenue :
notre pays comptait 4,8 millions d'ordinateurs (ou autres plates-formes
nomades,..) connectés et 6,5 millions d'internautes (IDC
www.idc.fr et Forrester
www.forrester.com),
En 2000, 30% des foyers possédaient au moins un ordinateur dont
31% étaient connectés rattrapant ainsi le parc installé
dans les entreprises. Fin 2000 idc estime à 10,9 millions le nombre
d'internautes (à titre privé et/ou professionnel) pour 7 millions
d'ordinateurs connectés
Le nombre de sites marchands est passé de 625 en janvier 1999 à
1530 en janvier 2000 (annuaire "le web marchand") mais 2% seulement des foyers
ont acheté en ligne (17% aux US et 10% en Grande Bretagne) pour une
moyenne de 450$ (1200 aux US), soit un facteur 23 de décalage entre
la France et les US si les chiffres de Ernst&Young sont exacts
En 2001, 32% des foyers disposent d'au moins un PC et d'après
une étude du SESSI août 2001 ("L'Internet : les
Français se hâtent lentement"), un tiers des
Français ont déjà utilisé internet au moins
occasionnellement et 20% sont connectés depuis leur domicile (56% y
accèdent en outre depuis leur lieu de travail ou d'étude).
Ces 20% sont à comparer à 30% en Allemagne, 36% en Grande
Bretagne, 54% au Danemark
www.industrie.gouv.fr/biblioth/docu/4pages/pdf/4p152.pdf
Médiamétrie estime le nombre d'internautes quant à lui
à 14,3 millions à mi-2001 et c'est 28% des internautes qui
auraient procédé à un achat en ligne
(WallStreetJournalEurope sept 2001)
Mais notre retard se retrouve encore accru pour les nouveaux usages (haut
débit et nomade) : début 2001 par exemple il y a 7 fois plus
de connection ADSL en Allemagne qu'en France! (mais certains pensent que le
coût extrêmement élevé du bas débit et le
retard du forfait illimité risque de "booster" le haut débit
malgré son prix)
"le développement technique de l'Internet en France a pris du retard
par rapport aux Etats Unis mais aussi à la Grande Bretagne, l'Allemagne,
les Pays-Bas, la Scandinavie, l'Australie ou Hong Kong...Par de nombreux
aspects ce retard se creuse..." Jean- François Abramatic
Président du World Wide Web
http://mission-dti.inria.fr/index.html
En matière de publicité, qui est un indicateur de l'usage
commercial d'internet, la France ne représentait que 0,3% du total
mondial en 1997, 1 % en 1998.(
www.journaldunet.com ) et 1,5%
en 1999 (Forrester
www.forrester.com)
Autre indice qui pourrait nous réjouir s'il n'était la
confirmation du point précédent: sur les 900.000 pages
pirates ("warez") la France n'en compte d'après le BSA
(Business Software Alliance) que 9.800
1.3.1.5.1.2 Encore très masculin et
élitiste
La part des femmes est passée en un an de 29 à
37% (juil 2001) des internautes (aux USA elles étaient
déjà 39% en 1998 pour une prévision de 53% en 2002, ce qui
est un signe de plus grande maturité du marché car comme le fait
remarquer le Cétélem "ce sont principalement elles qui font
leurs achats sur catalogue. Or elles ne réalisent que 25% des achats sur
internet, alors qu'elles sont à l'origine de 70% des achats du commerce
traditionnel et de 80% des décisions en matière de santé")
Les sites consultés par les femmes (1- astrologie, 2- art&culture,
3- femme, 4- mode-beauté, 5- nourriture) sont très
différents de ceux consultés par les hommes (1- petites annonces,
2- adulte, 3- science&techno, 4- sport, 5- news) étude netvalue
www.netvalue.com sur les
USA. Ils diffèrent également fortement suivant les pays en France
les sites les plus fréquentés par les femmes sont 1- "femmes", 2-
logement, 3- art&culture, 4- cartes électroniques, 5-emploi. En
Allemagne après les cartes électroniques arrivent"chat,
santé, films et recherche de personnes
Pour des sites comme Marcopoly
www.marcopoly.com (France
Télécom), premier marchand français
d'électroménager à ne vendre que sur internet, l'enjeu est
important
1.3.1.5.1.3 Les grands groupes français prennent le virage,
l'année du décollage pour les mutations en
profondeur
pour le groupe Arnault (40 marques, 1000 boutiques, 400.000
collaborateurs 20 millions de clients): Europ@web
www.europatweb.com
(dirigé par Chahram Bechara et doté de 3,3 milliards
de Francs), a un portefeuille d'une cinquantaine de participations qui
étaient évaluées à 20 Milliards de Francs en juin
2000. Il a lancé Zebank début 2001
Le groupe Pinault a utilisé Internet en prolongement de son
métier de Vépéciste avec La Redoute et la
FNAC
www.fnac.com et lancement du fournisseur
d'accès gratuit Fnac.net rebaptisé Mageos, il
détient 40% du marché du livre sur internet et 25% du textile
mais joue beaucoup plus la stratégie du "click& mortar (
voir page
41) associant commerce online et
commerce traditionnel, et une participation significative dans
trade-match.com, site de gestion d'appels d'offre interentreprises . Ses
64 sites de commerce électronique (200M€ en 2000) ont connu une
croissance de 270% sur les seuls 4 premiers mois de 2001.
pour Lagardère Grolier interactive, EuropInfo, Matranet,
Interdéco Multimédia,
pour Vivendi:, Bonjour, World Media Live, Nathan Entrainement, Internet
Ecole,... le virage a véritablement été amorcé en
2000 avec Vizavi et grâce à de nombreux rachats Vivendi
Universal Publishing est devenu N°2 derrière Pearson dans
l'édition éducative et il a lancé en 2001 Education.com
www.education.com
Mais surtout des grands groupes comme Usinor, Renault, Aventis, Saint
Gobain, Carrefour,... commencent à utiliser les outils de l'Internet
pour développer la compétitivité et la flexibilité
de leur entreprise et de tout le réseau de fournisseurs et de
sous-traitants qui gravitent autour d'eux. le livre blanc 2001 de
novamétrie , qui résulte d'une enquête conduite
auprès de 300 dirigeants de grands groupes,
www.novametrie.com/html/etudes_co_grdscomptes01.html donne un
éclairage très intéressant sur ce point même s'il
s'agit de chiffres "déclaratifs" qui peuvent enjoliver quelque peu la
réalité des faits
2001 a été vraiment de ce point de vue l'année de
l'amorce du décollage après une longue période
d'incubation dans les grands groupes français : 40% ont entammé
une première une mise en oeuvre opérationnelle et ils ne sont
plus que 50% à simplement réfléchir et à esquisser
leur stratégie...
Leur internationalisation croissante les a amené, plus rapidement que
des entreprises purement hexagonales (voir l'étude Ufb-Locabail
sur les PME
page
50) à percevoir le
côté stratégique et incontournable de cette mutation et 45%
des directions e-business sont dorénavant directement rattachée
à la direction générale contre 12% à la direction
informatique et 76% indiquent que la stratégie est définie au
niveau DG pour 2% à la direction informatique et on ne parle même
plus des directions de la communication qui au départ, du temps ou
internet était assimilé à de la communication,
géraient l'essentiel des budgets "internet"
88% considèrent qu'ils vont devoir repenser l'organisation de
l'entreprise et 62% les processus principaux qui structurent leur
activité. 83% estiment que cela va modifier la nature de leurs relations
avec leurs clients, 50% avec leurs fournisseurs et 53% leurs produits ou
services,
44% estiment qu'ils vont pouvoir baisser leurs coûts et 31%
développer leur chiffre d'affaire.
83% pensent que cela va modifier la contrainte "temps et 72% la contrainte
géographique:
La lourdeur de leur structure les condamne néanmoins à une
évolution étalée dans le temps pour être
sociologiquement supportable. Les freins prévus : "la résistance
au changement" (56%), l'organisation (51%), la technologie (52%), le coût
vient en dernier (45%). Mais à ces freins internes se rajoutent celle
des clients (41%).
17% utilisent déjà les market places autant pour vendre que pour
acheter et 34% y ont investi (ces plates-formes ne sont pas encore
opérationnelles): plus que les prix sont mis en avant
l'intégration informatique et logistique entre fournisseur et acheteur
(donc la rapidité, la flexibilité et les coûts
administratifs). Pour les ventes ils sont plus réservés
considérant que l'exercice de transparence qu'implique cet exercice
pourrait être préjudiciable à leurs marges (et ceci
d'autant plus quand l'entreprise a le sentiment d'être incontournable)
"les entreprises préfèrent mettre la pression sur leurs
fournisseurs, bien qu'ils s'en défendent, plutôt que d'avoir
à la subir de leurs clients"
1.3.1.5.1.4 Les PME: en 2001 une prise de conscience encore
faible
Néanmoins, même si 1% seulement considèrent que c'est un
enjeu passé, ils ne sont que 19% "pionniers" a avoir de premières
mises en oeuvre à leur actif (34% en Ile de France) et 13% a avoir
ébauché une stratégie. 66% considèrent que c'est un
problème stratégique important mais pas urgent: ils attendent un
déclencheur
En particulier 42% mettent e avant comme raison que leurs partenaires ne sont
pas prête (alors qu'ils ne sont que 25% à estimer que ce sont eux
qui ne sont pas prêts!) : ceci montre l'importance des actions
collectives pour rompre ce cercle vicieux de l'attentisme
L'existence des Market Place est quasiment inconnue en dehors des pionniers
"par leur attitude attentiste les PME se préparent à subir ce
que les grandes entreprises leurs réservent"
"Elles mettent en avant la communication à une large majorité
(81%) avant les relations avec les clients et les fournisseurs, montrant ainsi
que leur réflexion n'a guère dépassé le site
institutionnel, de la vitrine..."
Pour les 11% qui considèrent qu'il y a urgence, fortement
concentrés en région parisienne, la priorité est
à la qualité de la relation client (contrairement aux grands
groupes qui comme nous l'avons vu, sont davantage concentrés sur leurs
fournisseurs) et à la mise en ligne de la chaîne de production et
de logistique pour une plus grande réactivité (ERP et extranet)
Malheureusement les PME concurrentes d'Europe du nord vont, elles, de l'avant
à vive allure ...
voir page
50
D'autres chiffres intéressants, analysant finement par secteur
d'activité quelques indicateurs de la pénétration
d'Internet (mais limités aux industries manufacturières) sont
produits par le Sessi: ils sont accessibles à partir du site de
notre ministère
www.industrie.gouv.fr/biblioth/docu/4pages/pdf/4p137.pdf,
www.industrie.gouv.fr/biblioth/docu/4pages/pdf/4p135.pdf et
www.industrie.gouv.fr/biblioth/docu/4pages/pdf/4p136.pdf
1.3.1.5.2 L'Amérique du Nord et
Israël
Avec 183 millions d'internautes le continent Nord Américain continue
à représenter près de la moitié (40%) des effectifs
mondiaux (estimés à 459 millions mi 2001 par Nielsen/Netratings)
ils étaient 163 fin 2000 et 101 millions en 1999 (Forrester
www.forrester.com) soit 34%
des foyers, 73 millions en octobre 1998 (Intelliquest:
www..intelliquest.com
) , 41 millions en avril 1997 (FIND/SVP
www.findsvp.com )
10% des foyers américains connectés disposent déjà
aujourd'hui d'un accès à haut débit (7% par le câble
et 3% par l'ADSL)
www.kineticstrategies.com
Ils seront 29 Millions en 2004 (Gartner)
Ce pays représente l'essentiel du e-commerce B to C, plus de 80%
(Forrester
www.forrester.com) et 47%
du B to B (IDC)
Pour le commerce de détail avec 17% des foyers (39 millions) acheteurs
en ligne en 1999 (17millions en 1998) qui ont acheté en moyenne pour
1200$ (230 en 97) ils dépassent largement l'Europe: 8,3 millions
d'acheteurs (5,2 en 98) et un montant moyen d'achat beaucoup plus faible
(étude Ernst&Young).
C'est un pays qui n'a d'ailleurs pas à rougir de la comparaison avec les
USA: il encourage vivement la recherche (télétransmission,
cryptage, intelligence économique) et a vu naître de nombreuses
start-up dont certaines sont devenues des leaders comme ICQ, ....
· Israël: 2 Millions en juillet 2001 (37%) : Internet
abolissant les distances, son tissu économique dans ce secteur est
totalement intégré à celui des USA (Avec 6 millions
d'habitants c'est le premier pays sur le Nasdaq après les US avec 102
sociétés cotées (pour 65 Milliards de $) contre 8
entreprises françaises), c'est pourquoi nous l'avons classé ici
1.3.1.5.3 L'Asie, partie plus tardivement mais elle connaît une forte
croissance
Il a surtout voulu développer intensivement les usages dans tous les
domaines (voir
www.tas.gov.sg qui est en
outre un remarquable modèle de "portail" public)
D'après l'étude Global eCommerce Report,le nombre
d'internautes aurait doublé en 2001 pour passer à 66% de la
population dont 93% des moins de 25 ans
Fin 2000 le gouvernement japonais a annoncéle lancement d'un vaste
programme de câblage du pays en fibres optiques avec l'objectif d'assurer
du très haut débit à toute la population en 2005
"Le japonais est devenu la deuxième langue du net" titraient "les
Echos", mais son économie comme celle des pays latins a bien des
difficultés à s'adapter au rythme de la nouvelle
économie, au rôle clé des start-up dans le renouveau
économique, à la nécessité d'innover en prenant des
risques, et surtout aux bouleversement des méthodes de direction des
entreprises,
De plus l'opérateur historique japonais NTT a été encore
plus préservé de la concurrence que les grands opérateurs
européens ce qui a entraîné des coûts
particulièrement élevés pour les
télécommunications et un freinage des développements
Par contre le Japon a réussi une percée sans équivalent
dans les usages nomades (I-Mode, connexion internet par
téléphone mobile) avec plus de 30 millions d'utilisateurs, et le
lancement de l'internet mobile de troisième génération
(UMTS) en octobre 2001 bien avant l'europe et les Etats Unis voir page
voir page
225
Il conserve par ailleurs une place de leader dans de nombreux secteurs de
l'électronique grand public qui se transforme en terminaux Internet
(appareils photo, caméra vidéo, consoles de jeu,...) et dans les
composants (chipsets peu consommateurs d'énergie,...)
· Taiwan 12 millions d'internautes mi-2001, soit 52% de la
population (dont 35 par une connexion à haut débit,
www.nielsennetratings.com/hot_off_the_net_i.jsp, 6 millions un an
auparavant, avait dépassé la barre des 3 millions fin 98 contre
1,6 millions en décembre 97 et 0,4 en décembre 96
· La Corée 16 millions d'internautes a tout de suite
misé sur les hauts débits : dès sept 2000 elle comptait
2,2 millions de foyer abonnés à des services à haut
débit (soit plus que les US, 2 millions!) et en septembre 2001 c'est
95% des foyers soit 15.8 millions de personnes, qui
bénéficiaient d'une connexion large bande (Nielsen
NetRatings)
· A Hong Kong compte 4 millions d'internautes soit 54% de la
population. Comme la Corée, Hong Kong mise sur le haut débit: HK
Télécom met en place un réseau à large bande qui en
1999 irriguait déjà 1,9 millions de foyers. En 2001 c'est
déjà 53% des Hong Kongais connectés depuis leur domicile
qui disposent d'une connexion large bande pour accéder au Web (Nielsen
NetRatings)
· Singapour, 2,1 millions d'internautes en août 2001, soit
50% de la population, a décidé pour sa part de connecter la
totalité des foyers de la ville Etat par des liaisons à haut
débit (1 à 2 Mégabit/s)
Depuis janvier 1999,grâce à l'alliance de Citibank, Gemplus et
MobilOne, il y est possible de faire ses transactions
financières à partir de son téléphone
mobile (consultation et suivi des comptes, virements, paiement de factures,
opérations boursières,...) et de recharger son porte-monnaie
électronique. Déjà en 1998 15% des contribuables faisaient
leur déclaration d'impôt par l'Internet
les petits Singapouriens apprennent à utiliser l'Internet avant
même la lecture et l'écriture et la cité-Etat entreprend un
programme spécifique pour initier les personnes
âgées (il y a déjà dans ce micro-Etat autant
d'ordinateurs que d'habitants)
1.3.1.5.4 Les pays européens: la fracture Nord/Sud entre pays latins et
anglo-saxons, les champions Nordiques
eMarketer
www.emarketer.com,
prévoit dans son étude 2001 une croissance de la part de l'Europe
dans le commerce électronique de 12% d'un montant mondial de 286
milliards de dollars en l'an 2000 à 31% de 980 milliards de dollars en
2004. Il estime que l'Allemagne et le Royaume-Uni prendront une part importante
de cette croissance au contraire de pays plus méditerranéens
comme la France, l'Espagne ou l'Italie.
L'enquête GFK Research Worldwide
www.gfk.com/english/presse/pressemeldung (juin 2001), couvrant 14
pays d'Europe, confirme que la France affiche un des plus faibles taux
d'internautes : 35% de la population, loin derrière la Suède,
leader avec 71%. En matière de e-commerce, la France est
également à la traîne: seulement 23% des internautes ont
acheté en ligne au cours des six derniers mois, bien en
deçà de l'Allemagne (60%) ou du Royaume-Uni (58%).
Pour l'avenir, l'étude prospective de Jupiter MMXI (av 2001)
évalue à 14% le nombre de foyers européens
connectés à haut débit en 2005. Deux
phénomènes expliquent ce retard : " une offre restreinte et peu
compétitive liée à une déréglementation
limitée et surtout, de ce fait, un coût prohibitif. " elle estime
le coût d'accès à l'Internet rapide à 50€/mois
en Europe. La situation prévue met là encore en évidence
la fracture Nord/Sud : 30 % pour les pays scandinaves 17 % pour l'Allemagne, 15
% au Royaume-Uni et 10% pour les pays latins ( France, Italie et Espagne)
En juillet 2001 on comptait 5.54 millions de suédois connectés
soit 62% de la population
40% des utilisateurs sont des utilisatrices. 60% des internautes allemands
effectuaient des achats en ligne en 2001
En matière de commerce électronique d'après le
rapport "Monitoring Informationswirtschaft" de sept 2001 l'Allemagne est
leader en Europe avec une part de 27,1%. et au troisième rang
mondial après les Etats-Unis et le Japon
www.infrasearch.de/bmwi
· Le Royaume Uni dépasse l'Allemagne bien qu'étant
partie plus tardivement avec 33 millions d'habitants connectés en juin
2001, soit 55% du total
http://uk.jupitermmxi.com/xp/uk/home.xml :de 2,5 millions en 1997
à 4,3 millions en 1998 (NOP :
www.nop.co.uk) et 12,7 en 1999
(Forrester
www.forrester.com)17 millions
fin 2000 (PEE Londres),
En 2001 c'est 58% des internautes qui ont acheté en ligne en 2001. Le
Royaume Uni possède maintenant avec Vodaphone la
4ème capitalisation mondiale (330 Milliards de $ en mai 2000)
derrière Cisco, Microsoft et Général Electric, un atout
pour l'Internet nomade
En ce qui concerne l'Utilisation efficace des outils de l'Internet (Intranet,
Extranet, Achats, services clients, ...), elle occupe la seconde place
derrière les Pays Scandinaves
· La Suède caracole en tête des pays européens
au côté des autres Pays du Nord (Norvège,
Finlande, Danemark, et progressivement l'Estonie) le
niveau d'équipement et de développement de ces pays n'a rien
à envier à l'Amérique du Nord.(et n'oublions pas que le
"bassin économique de la mer Baltique représente 100 Millions
d'habitants)
Ce pays avec 5,2% du secteur Internet en Europe, s'il est derrière le
Royaume Uni (27%) et l'Allemagne (24%) dépasse la France (4,4%)
D'après Forbès les efforts faits par ces pays en
matière d'infrastructures de télécom les place loin en
tête des pays européens, bien avant les "Grands Pays" (la France
arrive en 10ème position juste après l'Angleterre et
l'Allemagne): la Suède a supprimé le monopole de son
opérateur historique, Telia, en 1993 (et la Finlande n'en a jamais eu),
elle en compte 40 aujourd'hui
D'après une étude d'IDC auprès de 405 entreprises
européennes
http://computersweden.idg.se/text/010530-CS12 la Suède est
également le pays le plus avancé en Europe au niveau de ses
entreprises 78% ayant un Intranet et 54% un Extranet,
précédant les "grands pays" en têtes desquels se trouve le
Royaume Uni (55% d'Intranet and 26% d'Extranet)
Mieux encore, dans la vague technologique montante, celle de l'Internet nomade
et du haut débit, ils ont pris clairement la tête de la course.
Aujourd'hui tous les grands acteurs ont un laboratoire dans la Wireless
Valley. : ces pays comptent 2 poids lourds dans ce domaine : Ericsson
et surtout Nokia, la plus grosse capitalisation européenne
(250 Milliards de $ en mai 2000) avant la fusion Vodaphone-Manesmann
Ces deux constructeurs se positionnent sur ce qu'ils pensent être les 3
centres nerveux de l'Internet avec objectif d'y définir les standards:
Début 2000, 78% des suédois avaient un micro-ordinateur, et 70%
utilisaient régulièrement Internet (4,2 Millions de personnes).
ð VIP (Vehicule IP) : la voiture Wirelesscar avec Volvo
ð MIP (Mobile IP) l'utilisateur nomade Met avec Telia
Début 2001, 29% des Suédois utilisaient les services en ligne de
leur banque (contre18% des américains, 7% des allemands ou des
Anglais et 2,4% des Français ..
www.dagensit.se/index.asp?art_id=11807
d'après une étude conduite par IBM, après la City Bank
les 3 banques mondiales les plus efficaces sur Internet sont nordiques :,
Nordea, la Handelsbanken et surtout la SEB (groupe
Wallenberg)
avec 25% de clients "branchés", la SEB a décidé de fermer
80% de ses agences d'ici 2004, de conquérir l'Europe via Internet (la
rentabilité d'un client Internet étant 2,5 fois supérieure
à la moyenne) et de porter le nombre de ses e-clients de 570 000
à 5 Millions dans ce délai. Après le rachat de la Bfg
(5ème banque allemande) en 1999, elle lance sa Banque directe
en Grande Bretagne en 2001
Hans Dalborg président de Meritanordbanken (banque qui
avait déjà 250.000 clients sur Internet en 1996 et qui fait
maintenant partie de Nordea) prévoit également d'attaquer les
marchés britanniques, allemands français et espagnols par
Internet: pour cela il est à la recherche de partenaires lui apportant
une forte image de marque et une large base de clientèle pour la banque
directe, pas nécessairement des banquiers (compagnie
d'électricité, opérateur télécom, entreprise
gazière,...)
Le montant des achats sur internet par habitants est 10 fois supérieur
au notre
La priorité est accordée maintenant à la connexion de tous
les foyers en haut débit (de 2 à 10 Mbps): 20% des
foyers connectés bénéficient déjà de la
large bande au printemps 2001, l'objectif est d'atteindre 100% en 2005 pour un
coût de 200F/mois. Bredbandsbolaget
www.bredbandsbolaget.se
fondée en 1998 envisage de proposer dans les résidences qu'elle
câble des accès 10Mbps dans les 2 sens pour 200KR (180F) par
mois (qui devrait évoluer vers le 100Mbps). Cela peut être
couplé avec un forfait de 149Kr par mois pour un accès
illimité au téléphone IP
Plus de la moitié des municipalités ont construit leur propre
réseau optique à large bande.
En 2001, en outre 100.000 élèves devraient avoir accès au
réseau Gigabit
Un indicateur de l'avance conceptuelle de ce pays au niveau
européen : les 4 plus grosses entreprises de conseil
stratégique Internet (Web Agencies) sont suédoises: Cell
Network/Mandator: 1800 consultants, Framfab: 1700 consultants,
Icon Medialab 1250 consultants, Info Highway/Connecta 1130. La
5ème est française avec une taille inférieure
à la 4ème suédoise: Fi Systems 550 consultants
la 6ème , pixelpark est allemande... avant de retomber sur la
suédoise Adera
Même si ces sociétés connaissent aujourd'hui de graves
difficultés, tout le monde peut imaginer l'avance que donne à ce
pays le fait que ce sont ses consultants qui élaborent la
stratégie de la plupart des grands groupes européens
Il a su générer un géant comme Nokia, leader mondial
incontesté du téléphone mobile
Pour Forrester Research nos sites, à force de privilégier
l'esthétisme sont beaucoup trop longs en temps de
téléchargement, les moteurs de recherche sont peu efficaces, les
outils de cross-selling (suggestion d'un autre achat en fonction des commandes
actuelles et passés) et up-selling (suggestion d'options
complémentaires) sous utilisés, les outils de configuration font
défaut, le suivi des commande par le client sont perfectibles, le
service client laisse à désirer (25% seulement affichent adresse
et numéro de téléphone), les délais de
réponse aux mail (quand il y en a ) dépassent souvent la
demi-journée, l'articulation avec le back-office est insuffisante,...:
dans son classement seul Château-Online
www.château-online.com
se situe dans les 10 premiers sites européens (N°10)
Le Sud, avec ses terres riches, a conduit à des organisations
très hiérarchisées autour de la possession de la terre et
de la direction des armées chargées de la défendre ou
d'agrandir les empires. Le "Roi" avait donc pour fonction essentielle
l'unité du territoire et les modes de succession privilégiaient
cet élément sur la compétence. La stabilité du
royaume nécessitait un contrôle étroit des communications
entre les sujets toujours susceptibles de comploter pour prendre la place du
Roi (cabinet noir). L'organisation sociale avait la logique de la "villa
romaine" : "je te protège, tu me sers"
On remarque que dans les logiciels d'intelligence économique , de veille
stratégique ou de cryptage ces pays sont performants
Le Nord, où la survie des tribus liée à la chasse,
à la pêche ou aux expéditions maritimes, a conduit à
des organisations de communautés beaucoup plus petites et moins rigides
où le chef était bien davantage un "primus inter pares": ce
devait être le plus qualifié pour conduire les expéditions.
Ce type d'organisation beaucoup plus "en ligne" avec la philosophie de
l'internet.
Rappelons par ailleurs que la Finlande n'a jamais eu d'opérateur
téléphonique disposant d'un monopole.
Notons également que le World Economic Forum
www.weforum.org classe en
terme de compétitivité ces pays à peu près dans le
même ordre: la Finlande arrive en première position avant
même les USA
L'écart ne semble donc pas être entre l'Europe et
l'Amérique du Nord mais entre pays Latins et Pays Anglo-Saxons pour des
raisons liées à l'organisation des pouvoirs
"Le continent Européen est divisé en deux, le Nord avec les
Pays Scandinaves en pointe et le Sud, plutôt à la traîne.
L'Allemagne se trouve dans une position moyenne" HJ Frank, Deutsche
Bank Research
Le nombre de "noms de domaine" appartenant à des ressortissants
français (dont beaucoup sont en ".com" et non en ".fr" pour des
raisons que nous verrons plus loin) atteint moins de 2% du total mondial
dans les entreprises où ils sont maintenant omniprésents) et
en 1998 où, pour la première fois, la barre du million
ftp://ftp.ripe.net/ripe/hostcount/History
L'étude 2000 d'UFB Locabail
www.ufb-locabail.fr
qui procède chaque année à une étude comparative
entre les PME Françaises, Allemandes, Italiennes, Espagnoles et
britanniques était extrêmement riche d'enseignement: elle
montrait que les marges de progrès qui nous restent à
faire pour rattraper nos voisins n'ont pas diminué d'une année
sur l'autre
Certes pour l'équipement informatique nous sommes proches de la
moyenne puisqu'il n'y a plus que 4% des PME françaises de 6 à 200
salariés non informatisées, contre 2% en Allemagne et 3% en
Italie, 1% en Espagne pour une moyenne européenne de 2% .
Mais ce n'etait malheureusement pas le cas pour Internet puisque
seulement 61 % de nos entreprises étaient connectées en juillet
99 contre 77 % des entreprises Britanniques et 74 % des entreprises Allemandes.
L'étude 2001
www.bnpparibas-leasegroup.com/enquete/pdf/Enquete2001_PMEPMI.pdf
montre que cet écart ne s'est pas comblé : si 75% des
entreprises françaises sont connectées (en moyenne 4
ordinateurs), c'est moins que la moyenne européenne (83% aves 5
ordinateurs en moyenne) et loin derrière les PME Allemandes (85% et 6
ordinateurs)
Ces chiffres sont cependant en très forte évolution: 7 %
en 95, 14 % en 96, 24 % en 97, 40 % en juillet 98 et alors qu'elles
étaient 30% à estimer en 98 qu'Internet ne leur servirait
à rien elles ne sont plus que 15% à le dire en 1999 et 12% en
2000 ... contre 16% en Allemagne (dont 5% déclarent qu'elles se refusent
même à avoir un site)!.
Or comme en 1999 les entreprises connectées sont significativement
plus performantes en 2000: en prenant pour indicateur le solde des opinions
positives et négatives en %: CA +35 contre +19, rentabilité +23
contre +11, Investissement +35 contre +15, effectifs +17 contre -2. Elles
exportent également davantage (83% contre 55%). Les estimations 2001
montrent les mêmes écarts
De plus nos dirigeants "connectés" utilisent beaucoup moins Internet
que leurs concurrents: ils ne sont que 51% à se connecter tous les
jours contre 63% de leurs homologues Britanniques et 61% pour les
allemands.(enquête 2001)
Nos PME sont également les dernières à utiliser
l'e-mail (73% contre 84% en Allemagne) et pour la recherche de
financements (3% en France contre 47% en Allemagne, ce qui n'est
peut-être pas sans rapport avec le retard de nos Banques)
Malgré un triplement en 2 ans, elles sont également en
dernière position en ce qui concerne les sites Web mais avec un
écart maintenant réduit: 40% (27% en 99 et 13% en 98) contre 44%
en Allemagne et 43% en Italie. Seule l'Ile de France se trouve dans la moyenne
Européenne. Les 2/3 des entreprises européennes devraient
disposer d'un site début 2002
Il y a aujourd'hui un cercle vicieux: parmi les arguments évoqués
pour ne pas acheter sur Internet, la non-présence des
références actuelles, mais le danger apparaît pour nos PME
quand on voit que 62,5% des PME qui achètent en ligne le font
auprès de nouveaux fournisseurs (étude Pouey International
www.pouey-international.fr/note20010411.htm, juil 01)
De même "apporter un meilleur service aux clients et aux
fournisseurs" est un objectif pour 79% des PME Allemandes alors que ce
n'est le cas que pour 51% des françaises 86% de celles-ci mettant en
première ligne la Notoriété
en cumulant tous ces facteurs, l'écart entre France et Allemagne en
terme "d'Internet utile" est dans un rapport de 3,8!
La logistique reste encore cette année dans le peloton de queue
13% seulement des entreprises de ce secteur pensent qu'Internet peut leur
apporter un avantage concurrentiel contre 30% dans les services ... et de plus
parmi celles-ci seulement 32% l'utilisent pour les relations avec clients et
fournisseurs contre 59% dans l'industrie, alors qu'elle va être avec la
banque le secteur le plus "impacté" par l'accélération de
l'économie en se situant sur le chemin critique de la nouvelle
économie:
L'enquête réalisée auprès de 604 dirigeants
d'entreprise "traditionnelles" par Taylor Nelson Sofres pour le cabinet Mazar
en juillet 2001
www.mazars.com/pdf/etude07-01.pdf vient malheureusement corroborer
l'analyse ci-dessus:
Seulement 19 % des patrons français pensent que le Web
révolutionnera le fonctionnement de leur société. Ils sont
53% au Royaume-Uni, 44 % aux Pays-Bas.(même si elles sont 45% à
penser que ces évolutions radicales n'auront lieu que d'ici un à
deux ans notamment en ce qui concerne les profonds bouleversements attendus en
terme d'organisation).
L'enquête met clairement en évidence un très fort
décalage Nord/Sud, (pays Anglosaxons/Pays Latins) : d'un
côté le Royaume-Uni, les Pays-Bas, de l'autre, la France et
l'Espagne ... Celles-ci paraissent en effet bien en retard vis à vis de
leurs partenaires de l'Europe du Nord:
Ï Pour les sites marchands si la moyenne européenne est de 31%,
c'est seulement 11% qui en ont réalisé un en France.
Contrairement aux entreprises françaises les britanniques
considèrent que la sécurité des paiements n'est pas un
vrai problème
Ï De même, les entreprises françaises se placent en
dernière position pour mise en place d'un département ou d'une
filiale spécialisée e-business avec 15% (moyenne
européenne : 29%)
Ï 81% des entreprises françaises mettent en avant le manque de
confidentialité des échanges pour expliquer leur "prudence" vis
à vis d'Internet
Ï Forte divergence sur les objectifs
ð 46% des entreprises britanniques pensent que la Nouvelle économie
peut les aider à faire des économies et améliorer leur
profitabilité, notamment au niveau des stocks et des achats, 35 % aux
Pays-Bas et 16 % seulement en France!).
ð Les Pays Bas mettent l'accent sur la gestion des ressources humaines:
45% des entreprises sondées ont créé un site
destiné au recrutement, 33% ont augmenté de façon notable
leur recours au télétravail. 43% estiment que les
télé travailleurs travaillent plus que ceux qui viennent dans les
locaux de l'entreprise
1.3.1.5.5 Le Minitel : notre langue
d'Esope
1.3.1.5.5.1 Un atout :
1.3.1.5.5.1.1 Un fonds de commerce déjà établi pour le
commerce électronique (transport, banque,
VPC,...)
Les Français ont depuis 15 ans l'habitude de taper sur un clavier pour
trouver une information, en la payant, ou pour acheter un produit. Aujourd'hui
les plus gros utilisateurs du minitel sont aussi les plus gros utilisateurs
d'internet
Le chiffre d'affaire du commerce en ligne représentait dès 1996
12,6 milliards de F (3,1 pour les éditeurs, 1,5 pour les
facturations directes et 8 pour la VPC sans compter les 3,2 pour France
Télécom) soit un chiffre nettement supérieur à ce
qu'il était sur internet pour le monde entier (depuis ce chiffre est
resté relativement stable alors que nous avons vu que sur Internet il
croît de façon exponentielle).
Quant au trafic il poursuit sa légère baisse : -3% en
1997, -4,1% en 1998, baisse compensée par une hausse de tarif
significative : +11%en 2 ans, politique tarifaire classique pour des
produits en fin de vie ou il convient de profiter de l'inertie des
habitudes pour obtenir le rendement optimal auprès de clients qui
hésitent avant de basculer (c'est dans le domaine du marketing la phase
qui suit période dite "vache à lait" : c'est celle
où on mange la viande)
Henri de Maublanc président de l'Aftel se scandalisait
qu'un accès Télétel soit facturé 100 fois plus cher
qu'un nom de domaine internet
1.3.1.5.5.1.2 Une profession d'éditeurs nombreuse et prospère
grâce en particulier à la formule kiosque qui permet une
facturation simple et bien acceptée.
1.3.1.5.5.1.3 Des cyber-commerçants avant la
lettre
C'est le cas de Dégriftour, de i-bazar,
Telestore, Planfax
www.planfax.com,
Cadremploi
www.cadremploi.fr,
floritel
www.floritel.com,
minitelorama
www.minitelorama.com
qui ont démarré avec le service minitel
1.3.1.5.5.1.4 Une profession de "télématiciens"
performante
Notre pays n'est pas mal placé dans les moteurs de recherche sur
Internet : écho/voilà, Nomade, Lokace. Sans compter la
forte participation de Français à Alta Vista. Les travaux
sur le traitement de requête en langage naturel par exemple sont
parfaitement utilisable pour l'Internet
Lexiquest
www.lexiquest.com (ex Erli
www.erli.fr/) qui avait
participé aux programmes de recherche dans les annuaires du minitel
travaille pour les moteurs de recherche (Hot Bot, verity,...) et il a
levé 79MF en 2000 pour se développer sur internet,
GoTo Software
www.goto.fr (à Hem
près de Lille) qui a créé le plus grand club mondial de
backgammon sur l'Internet (netgammon) est né du développement de
logiciels minitel comme le TimTel
1.3.1.5.5.1.5 Des bases de données et des fonds documentaires
très importants
Quelques exemples montrent que dans la plupart des cas une migration sur
internet est rapide et peu onéreuse. Elle apporte une masse
critique et a un effet d'entraînement certain. Le développement
sur Internet de formules offrant les mêmes avantages que le kiosque, sans
le handicap d'une facturation uniquement à la durée, devrait
permettre de lever bien des réticences.
Le transfert du Minitel à Internet de la base Formatel du
conseil régional d'Île-de-France (50 000 stages de formation
continue) a été réalisé en moins de 15 jours. Pour
sa part JetMultimedia
www.jetmultimedia.fr
puise dans les mêmes bases de données pour son service Minitel et
pour ses pages Web.
L'Aftel estimait qu'en 1999, 95% des sites minitel avaient déjà
basculé vers l'Internet: un exemple symbolique minitelorama
www.minitelorama.com N°1
des professionnels de l'immobilier sur minitel depuis 1986!
Le projet minitel 2001
www.i-minitel.com permet
une navigation offrant la possibilité d'aller par un hyperlien d'une
page web à un écran vidéotexte
Mais bien entendu si les nouvelles possibilités offertes par Internet
conduisent, ce qui est en général le cas, à un projet
beaucoup plus ambitieux les investissements à consentir peuvent alors
être significatifs.
1.3.1.5.5.1.6 Des ressources financières confortables qui permettent le
financement du web
C'est le cas par exemple pour les journaux comme Le Monde, le
Parisien, libération, Investir ou "Les Echos" (qui indique même
que le minitel a profité de la promotion en sa faveur sur le site
Web!!!...)
1.3.1.5.5.2 Un handicap :
1.3.1.5.5.2.1 le Minitel a renforcé notre tendance à raisonner au
niveau Franco-Français
1.3.1.5.5.2.2 il nous a plus habitué à payer le temps que
l'information
France Télécom ne peut espérer une maîtrise
d'Internet analogue à celle du Minitel (L'opérateur
bénéficiait en outre d'un pouvoir exorbitant du droit commun :
celui de couper la ligne téléphonique de celui qui ne s'acquitte
pas de sa facture Minitel ) et ne souhaite sans doute pas une
mort trop rapide de la poule aux oeufs d'or5(*). On ne peut que constater que son engagement sur
internet a été au début tardif et timide
Quand Wanadoo visait un objectif de 100 000 abonnés fin 97
T-online son homologue allemand en revendiquait 1,9 millions.
Fin 2001 France Telecom a "changé de braquet". Wanadoo a
repris la tête de la course en France avec 5 millions d'abonnés
(mais T-online à dépassé 10 millions de clients
quand Tiscali et Terra-Lycos, après de nombreux rachats,
dépassent le seuil des 7 millions de clients). Sur le plan financier
c'est cependant lui qui a les meilleurs résultats
1.3.1.5.5.2.3 la confortable facilité de gestion d'un outil qui permet
de facturer bien des choses...
Au début du minitel peu de directions générales y
croyaient : elles n'ont laissé leurs directions informatiques s'y lancer
que dans la mesure où celles-ci autofinançaient
l'opération, ce que le kiosque a permis.
L'opération s'étant soldée par un franc succès le
minitel est devenu une source de revenu offrant dans bien des cas un
appréciable confort de gestion aux services qui avaient su
prendre le pari : on comprend leur réticence à abandonner une
telle rente de situation
Dans les services publics en particulier, par exception à la
non-affectation des recettes, le minitel apportait une ressource exceptionnelle
flexible dont la disparition est fortement appréhendée car elle
trouvera difficilement une compensation budgétaire
Un exemple la Météo nationale: elle cherche pour
maintenir ses ressources avec la décrue prévisible du minitel,
à vendre au moins ses prévisions à 5 jours, mais comment
faire quand ces informations sont publiées gratuitement par ses
homologues américains? Par ailleurs pour vendre des services
personnalisés comment conjuguer micropaiements et comptabilité
publique?
Il est clair que sur le WEB elles ne pourront pas se permettre de facturer la
délivrance d'un billet d'avion, les résultats à un
concours d'entré ou un appel d'offre paru au BOAMP Cela privera les
services concernés d'une ressource appréciée pour
l'indépendance qu'elle leur apportait
Le BOAMP n'est gratuit que depuis le 19 janvier 1999
www.journal-officiel.gouv.fr/boamp/R1.htm
Quand une banque faisait le travail (avec le chèque) c'était
gratuit, quand c'était le client qui le faisait (paiement par minitel)
c'était payant !
Récemment un banquier nous expliquait que cela était
normal puisque le service était amélioré ... cela ne
suppose-t-il pas une entente pour éviter la concurrence ? Une telle
entente est-elle susceptible de survivre à la concurrence
européenne? A la concurrence de non-banquiers?
Le Crédit agricole de Loire Atlantique essaie de transposer cette
habitude française sur le web en facturant 3F la connexion alors qu'a
l'inverse le Monde rapporte qu'une compagnie aérienne américaine
accorde une réduction pour les billets achetés par ce canal.
&b
La Société Générale prévoyait de faire
plus fort encore puisqu'elle s'économise une opération de
guichet qui coûte environ 1$ (et revient d'après les études
américaines à 0.01$ sur internet)...et elle envisageait de la
facturer 6F et de laisser l'abonnement Internet et la communication
téléphonique à la charge de son client!!: cette solution a
été finalement abandonnée et la banque fournit un
accès internet gratuit à ses clients (voonoo)
1.3.1.5.5.2.4 apportant une réponse partielle mais rapide aux besoins
principaux il limite l'appétence pour le
web
"Avoir quelque chose qui fonctionne vous rend moins enclin au changement"
Esther Dyson présidente de l'EFF
o o
Nous avons constaté aux Etats-Unis que beaucoup de cadres ou de chefs
d'entreprises avaient commencé à utiliser internet pour des
usages personnels (organisation de voyages, relations avec les banques,
recherche d'informations dans le cadre d'un hobby,...). Ne disposant
pas d'un minitel, ils ont dû utiliser internet (souvent incités
par leurs enfants... ou leurs parents retraités).
La transposition vers l'entreprise s'est ensuite faite tout naturellement.
M. Heckel Pdg de l'entreprise Lemaitre-Sécurité,
fabricant de chaussures de sécurité à La Walk en
Alsace
www.lemaitre-securite.com
, a ainsi commencé par utiliser internet pour rechercher des
informations dans le cadre de son hobby (l'aviation,...) et y rencontrer
d'autres passionnés, avant d'en faire une arme commerciale pour son
entreprise.
1.4 Internet et les technologies traditionnelles de transfert de données
électroniques
1.4.1 Internet : quoi de plus que le Minitel ?
1.4.1.1 beaucoup d'avantages :
1.4.1.1.1 Il est mondial, les
"Netizen"
Les 25-34 ans sont à 132 points de confiance vis à vis de
l'achat en ligne en septembre 2001alors que les plus de 45 ans sont à 89
points (sondage conjoint Yahoo! et ACNielsen,
www.acnielsen.com qui ont
mis au point "l'Internet Confidence Index")
Ils ont un pouvoir d'achat supérieur à la moyenne (+ 50 %) et un
niveau culturel particulièrement élevé (80 % ont fait des
études supérieures)
La filiale luxembourgeoise d'une grande banque française a
constaté que les 25 % de sa clientèle passée sur Internet
représentait 65 % des transactions totales (AFP)
SEB banque appartenant à la Galaxie Wallenberg constate
que les clients qui ont basculé sur internet lui rapportent 2,5 fois
plus que la moyenne
Au CETELEM les cadres représentent 35% sur cetelem.net contre 17%
pour l'ensemble du cetelem
En France 70 % des acheteurs sont des hommes c'est aujourd'hui le contre
modèle de "la ménagère de 50 ans" qui sert de
référence pour le marketing traditionnel, notamment à la
télévision. (alors que l'internaute américain, dans une
société plus anciennement "branchée" est une
américaine dans 52% des cas)
1.4.1.1.2 Peu onéreux ... et en baisse
rapide
En France, Infonie offrait un PC multimédia pour 1990 F avec un
abonnement de 199 F par mois sur 2 ans.
Aux Etats-Unis Empire.net
www.empire.net offre même gratuitement le
PC à condition de souscrire son abonnement à 175 F/mois
(rappelons que les communications locales sont généralement
gratuites aux US).
Si le prix moyen d'un ordinateur reste constant, sa performance double tous les
18 mois
Voir page
36
Le fournisseur d'accès se rémunèrent sur la
publicité figurant sur sa page d'accueil et par le reversement d'une
fraction du coût des communications téléphoniques
(Free.fr
www.free.fr, Freesurf
www.freesurf.fr, Libertysurf
www.libertysurf.com, , VNUnet Online
www.vnunet.fr, Lokace Online
www.lokace.fr, ).
Free.fr et libertysurf offrent même l'hébergement de pages
personnelles
X-Stream en Grande Bretagne offre la communication
téléphonique pendant les heures creuses
On voit même apparaître des offres où l'internaute assidu
est payé (1F de l'heure : Accès Internet Gratuit
www.accesinternet.com) à condition d'accepter
des publicités quelque peu invasives
Comme le soulignent leurs promoteurs le "gratuit" est paradoxalement un gage
de qualité car les clients ne sont prisonniers d'aucun contrat et si
la qualité faisait défaut, le provider serait
immédiatement condamné
Netgem commercialise, depuis 1997, la NETBOX, qui permet
d'accéder à internet en utilisant l'écran de la
télévision, pour moins de 2000F
www.netgem.com et la start-up
Walawa va les intégrer dans une nouvelle génération de
téléviseurs avec un surcoût prévu de 15 à 20%
v L'absence de taxation à la durée évite la
tentation pour l'éditeur de vous faire perdre un maximum de temps avant
de vous permettre d'accéder à l'information utile
v Grâce aux "plug-in" et aux "applets", petits programmes
exécutables automatiquement qui accompagnent les documents, il devient
possible d'exploiter ceux-ci, même sans disposer a priori des logiciels
nécessaires : Il est ainsi possible d'accéder à Internet
grâce à des équipements très bon marché
(2500 F).
Alcatel prévoit a lancé le webphone "minitel" de
l'internet, plus simple et plus rapide d'utilisation qu'un ordinateur. son
challenge: tomber en dessous de 1000 à 1500F pour être
compétitif avec des ordinateurs beaucoup plus puissants qui ont
crevé le plancher des 3.500F)
1.4.1.1.3 Il offre quantité de fonctionnalités
nouvelles
1.4.1.1.4 Il conduit à la "convergence" entre Téléphone,
TV et information
Ceci pose aujourd'hui des problèmes
Cela étant convergence sur les moyens de transport ne signifie pas
convergence sur les terminaux dont l'ergonomie correspond à des usages
très différents :
v qu'économiques : la voix est aujourd'hui la "vache à
lait" du système, or les spécialistes s'accordent pour dire que
dans peu d'années elle représentera un pourcentage tellement
faible des volumes d'informations transmises qu'elle ne pourra même plus
être facturée
v ou réglementaires car ces trois domaines sont
régulés par des mécanismes différents relevant
même de philosophies différentes appliquées par des organes
de régulation différents.
Certes le téléphone fixe ou portable et la
télévision donneront accès à Internet mais on
imagine plutôt une diversification et une multiplication des types de
terminaux que leur convergence sur un micro-ordinateur à tout faire
De même que le moteur universel dans l'outillage à main a
laissé place à des outils électriques
spécialisés mieux adaptés à chaque usage, on
commence à voir apparaître à l'état de prototype de
plus en plus d'appareils connectables à Internet: baladeur RIO
(musique), web phone (téléphone), webTV
(broadcast), stylo (signature),voiture (cartographie,
guidage,...), réfrigérateur (gestion du stock), WC
(analyse médicale), machine à laver
(télémaintenance),...
1.4.1.2 Mais encore quelques problèmes à régler
:
1.4.1.2.1 Facturation complexe par absence d'une fonction
kiosque
Tout le monde trouve son compte avec ce système :
Le fournisseur de services reçoit un versement global de
l'opérateur. Il n'a pas à établir de facture individuelle
(qui pourrait être très petite) pour chacun des utilisateurs de
son service. En outre, il est payé par l'opérateur ce qui, pour
lui, est une garantie très appréciable.
l'opérateur dispose de rentrées financières,
alimentées par l'activité des fournisseurs de services,
Le client a une facture globale, jointe à sa facture
téléphonique, système très commode, même si
cela peut entraîner parfois des surprises désagréables pour
un usager négligent ou distrait.
Par ailleurs, l'anonymat de l'usager est préservé.
Celui-ci n'a nul besoin d'être abonné - donc repéré
- aux services de son choix.
Nous verrons plus loin que des solutions se mettent progressivement en place
pour assurer ces fonctionnalités sur Internet.(
voir page
97)
1.4.1.2.2 Une lenteur parfois désespérante, plantages et
déconnexions nécessitent patience et nerfs
solides
Cette situation devrait très rapidement évoluer, les
capacités mises en place se développant au rythme de 15% par mois
et de nombreuses nouvelles technologies devraient permettre une explosion des
débits assortie d'une baisse des prix
voir page
209
1.4.1.2.3 Des règles issues du monde anglo-saxon: il sera difficile de
réussir sans accepter d'en tenir compte
Pour l'ensemble des sites, l'anglais ne représente plus 86,6% en
février 2000 mais le français n'est que la
sixième langue du web (4,4% en fev 2000, en recul d'une place par
rapport à l'an dernier avec le développement du chinois)
après le japonais (7,2%), l'allemand(6,7%) le chinois
(5,2%) et l'espagnol (5,2%) (source DREE-CFCE)
Pour les nouveaux sites 22% sont en espagnol, 14% en allemand, 12% en japonais
et 10% en français d'après le site canadien
www.cefrio.qc.ca (Le
total est supérieur à 100 car de nombreux sites sont
multilingues)
Cependant, comme Jacques Attali le souligne, à l'inverse,
Internet offre une chance aux langues rares (car il permet à faible
coût l'édition de documents) et ceci est particulièrement
intéressant pour les communautés dispersées à
travers le monde et qui veulent conserver un lien avec leur culture.
voir aussi
www.oecd.org
1.4.2 Des problèmes de sécurité pour les échanges
via internet et pour la conservation des documents
Efficace, universel et bon marché, il n'a pas été
conçu au départ pour cet objectif et présente des risques
en matière de sécurité
1.4.2.1 Votre correspondant est-il ce qu'il prétend être? vos
échanges n'ont-ils pas été altérés? Lus par
un tiers?: vers une architecture de confiance permettant de donner une valeur
juridique aux échanges
Il est donc difficile de conférer une valeur juridique certaine aux
transactions conclues via Internet (un achat risque d'être
répudié, la valeur d'un acte conclu par un échange
électronique peut être contestée, en l'absence d'une
certitude en terme d'authentification et de confidentialité un
extranet ne pourra pas fonctionner)
· Il est tout aussi facile d'intercepter un message et de le modifier (ce
peut être par un tiers ou par l'un des protagonistes de l'échange
qui pourra prétendre avoir reçu une information différente
de celle qui a été émise)
· Dans la mesure ou le message a été intercepté il
perd son caractère confidentiel
C'est la raison pour laquelle se construit actuellement une "architecture de
confiance" se donnant comme objectif
le site sur lequel vous êtes est-il ce qu'il prétend être?
ð La garantie de l'intégrité du message
ð La possibilité d'assurer si nécessaire la
confidentialité du message
ð L'horodatage et l'archivage par un tiers de confiance
ð Et in fine la possibilité technique de réunir les preuves
de l'accord des parties et de permettre légalement de considérer
un acte électronique comme ayant la même valeur juridique que s'il
avait été matérialisé sur du papier, ce qui permet
en particulier de lui conférer un caractère définitif
(non répudiation)
Les sites en ."fr" apportent de ce côté une certaine
sécurité car l'attribution du nom de domaine ne se fait
qu'après des vérifications analogues à celles
pratiquées jusqu'à présent pour les sites minitel
Pour les sites déclarés auprès de l'Internic,
http://ds2.internic.net/ds/webfinder/WebFinder.html vous permet de
connaître la liste de tous les noms de domaine déposés par
une société
Inversement
http://ds2.internic.net/wp/whois.html vous fournit les
coordonnées du possesseur d'un site (en particulier les "com", mais ces
informations ne font que reprendre les déclarations et ne sont pas
vérifiées
Sans oublier
www.internic.com qui
fournit une information plus riche sur les sites enregistrés
Néanmoins, seule la certification, comme nous le verrons plus loin
apporte une garantie sérieuse
1.4.2.2 Lors de l'établissement d'un contrat électronique chaque
"partie" en conserve un exemplaire: comment s'assurer de sa conformité
à l'exemplaire d'origine ?
Un tiers de confiance (notaire, témoin,...) pouvait également y
ajouter sa griffe
La dématérialisation des contrats sous forme électronique
implique de mettre en place un système de signature apportant des
garanties au moins égales
1.4.2.3 L'authentification des documents de toute nature: photo, vidéo,
dessin,...
1.4.2.4 la signature électronique, les certificats, "l'Infrastructure
à Clés Publiques" (ICP ou PKI)
1.4.2.4.1 le principe des clés asymétriques :
Intégrité, authentification, confidentialité, non
répudiation
Il est "impossible" en ne disposant que de l'une des 2 clés de calculer
l'autre dans des délais "raisonnables"
1.4.2.4.1.1 Intégrité et authentification de l'émetteur,
en chiffrant à l'aide de la clé secrète de
l'émetteur: la signature
Son contenu n'a pu être altéré car il aurait fallu pour
cela être capable après l'avoir décrypté avec la
clé publique de le recrypter avec la clé secrète (on
dit aussi qu'il est "signé électroniquement par Albert") : on
a la garantie d'intégrité.
1.4.2.4.1.2 Confidentialité: chiffrement avec la clé publique du
destinataire
1.4.2.4.1.3 Intégrité, authentification et
confidentialité: le double
chiffrement
1.4.2.4.1.4 Principe du théorème
d'Euler:
Alors le produit (A-1)*(B-1) que nous appellerons K a la
propriété suivante: quel que soit le nombre X, si on multiplie
celui-ci K fois par lui-même (on "l'élève à la
puissance K") le résultat est égal à 1 + un nombre
multiple de M
(pour les mathématiciens "XK= 1 modulo M"). en fait cette
propriété n'est vraie que si X n'est multiple ni de A ni de B
mais la probabilité en est quasi nulle puisqu'il s'agit de nombres
comportant plusieurs centaines de chiffres décimaux (typiquement M est
un nombre qui nécessite 300 chiffres pour l'écrire)
Pour calculer une paire de clé opérationnelle on commence donc
par choisir 2 nombres premiers A et B,
Puis on prend 2 nombres S et P (les clés secrètes et publiques)
tels que S*P-1 soit un multiple de K donc S*P=nK+1. Les clés S et P sont
des nombres gigantesques nécessitant 150 à 300 chiffres pour les
écrire (il suffit de 31 chiffres pour numéroter les grains de
sable du Sahara6(*), un milliard de
milliards de Saharas ne nécessiteraient encore que moins de 50 chiffres
pour en numéroter les grains de sable...)
Albert publie alors les nombres M et P
Il crypte son texte T (rappelons que tout texte "numérisé" est
représenté par un nombre binaire)en le multipliant S fois par
lui-même (TS) et il obtient un résultat T' qu'il
transmet à Bertrand
Bertrand lors de la réception va à son tour multiplier T' P fois
par lui même et il obtient T" qui est égal au message initial
multiplié (S*P) fois par lui même soit (T"= TS*P )
Mais nous avons choisi S et P tels que S*P= nK+1 : or le théorème
d'Euler nous dit que lorsque nous multiplions un nombre quelconque K fois par
lui même on obtient 1 + un multiple de M, donc le message T" est
égal au message initial + un multiple de M,
Il suffit donc de diviser T" par M et le reste de cette division est le message
initial T
Pour les mathématiciens : T"= TS*P = TnK+1 = T *
TnK or TnK = 1 modulo M donc T" = T modulo M
Une des techniques les plus connues est dite RSA (Du nom de ses
inventeurs: Rivest, Shamir et Adelman).
1.4.2.4.2 Dans les faits c'est un peu plus compliqué : le
"condensé" ou "hachis" et les "clés de
session"
L'utilisation des clés asymétriques au texte proprement dit
entraînerait des temps de calcul prohibitifs, aussi ne les utilise-t-on
que pour des messages très courts, "condensats" ou "clés de
session"
1.4.2.4.2.1 Pour l'Intégrité et identification de
l'émetteur ou du signataire, le "condensé" ou
"hachis"
Il crypte celui-ci avec sa clé secrète et transmet à
Bertrand son document en clair avec le condensat crypté
Bertrand décrypte ce condensat avec la clé publique d'Albert et
le compare avec celui qu'il calcule lui-même avec l'algorithme de hachage
à partir du document reçu en clair:
Si les 2 textes sont identiques il pourra en conclure que le document provient
bien d'Albert et qu'il n'a pas été altéré
1.4.2.4.2.2 Pour la confidentialité les "clés de session",
clés de cryptage
symétriques
Le problème posé par leur utilisation repose bien
évidemment sur la difficulté d'échanger ces clés
confidentiellement au début de la transmission et c'est là
qu'interviennent les clés asymétriques :
Quelques standards de cryptage et protocoles méritent d'être
mentionnés:
Ï la transmission de cette clé est réalisée par une
transmission cryptée au moyen des clés asymétriques selon
le principe vu plus haut (pour un niveau de confidentialité
équivalent, une clé asymétrique de 512 bits correspond
approximativement à une clé symétrique de 40 bits)
Pour les algorithmes asymétriques RSA
www.rsa.com ,
Elgamal, PGP (pretty Good Privacy créé par Philippe
Zimmermann
www.pgp.com), DSA et
Diffie-Hellman pour l'échange des clés
www.er.uqam.ca/nobel/m237636/paiement/techniques.html
Pour les algorithmes de hachage : MD2, MD5 ou SHA-1
Pour les algorithmes symétriques DES et triple DES (Data
Encryption Standard, qui devrait être remplacé par l'algorithme
Belge Rijndael à la suite d'une sévère
compétition internationale), CAST, IDEA, RC2, RC4, RC5
Notons encore TLS-SSL (Secure Socket Layer) pour la sécurisation
des sessions (paiements on-line), S-MIME pour l'e-mail,
ISAKMP/IKE SSH et le protocole IPSec pour protéger
les transmissions (VPN
voir page
156).
La norme X509 définit le format des certificats, la norme
X500 celui des annuaires contenant ces certificats et les clés
publiques associées et LDAP (Lightweight Directory Access Protocol) les
modalités d'utilisation de ces répertoires
1.4.2.4.3 Principe de l'architecture de confiance: comment être certain
de l'identité de l'emetteur
Si Bertrand ne connaît pas personnellement Albert comment être
certain qu'il est bien celui qu'il prétend être: c'est ce besoin
d'identification des personnes qui a conduit à mettre en chantier une
"architecture de confiance" constituée de "notaires" (autorités
de certification et autorités d'enregistrement)
1.4.2.4.3.1 L'Autorité de Certification (AC), tiers de
confiance
Elle assure la conservation des clés publiques de ses abonnés
Son rôle est alors de permettre à 2 personnes qui ne se
connaissent pas mais sont toutes deux connues par l'AC d'effectuer une
transaction en toute confiance : c'est un tiers de confiance
La valeur du certificat délivré (ou son niveau) dépend
bien évidemment de la précision des contrôles
effectués par cette autorité :
au final une signature devrait coûter un prix voisin de celui d'une
lettre recommandée(moins de 10 €)
· d'autres, ceux qui donneront à la signature une valeur juridique
équivalente à celle du papier ne seront bien entendu
attribués qu'après des contrôles beaucoup plus rigoureux.
Cette signature est liée à la qualité avec laquelle vous
signez: vous avez donc autant de signatures que de "casquettes" : si vous
êtes chef d'entreprise, maire et président d'un club sportif vous
aurez bien évidemment 4 signatures distinctes
Pour obtenir le certificat Chambersign utilisé pour les
transactions fiscales ou commerciales il faut notamment présenter
physiquement à la Chambre de Commerce les documents établissant
l'identité de l'entreprise, l'identité de la personne
considérée ainsi que les pouvoirs de celle-ci à engager sa
société vis à vis des tiers
De nombreux autres organismes sont sur les rangs: Certinomis
www.certinomis.com
(la Poste), Certplus
www.certplus.com et bien
entendu l'Etat pour ses fonctionnaires: la mise en place de l'obligation de
déclaration de la TVA via Internet a été une incitation
extrêmement forte pour l'émergence de ces initiatives
la Commission européenne a autorisé en août 2001
"des accords entre un certain nombre" de grandes banques, dans le cadre du
réseau "Identrus" formé par des banques
américaines, Bruxelles a également engagé des recherches
en matière de sécurisation des transactions électroniques
entre entreprises, avec la Global Trust Authority (GTA).
http://europa.eu.int/ISPO/ecommerce/events/esignature.pdf
http://europa.eu.int/ISPO/ecommerce/Welcome.htm
à Hong Kong La poste a lancé en octobre 2001 son service
"m-cert", première certification pour le mobile au monde. Elle permettra
notamment de faire des achats via son mobile et son PDA. Selon une étude
d'International Data Corp. (IDC), en 2005 les transactions par mobile de la
région Asie-Pacifique (sauf le Japon) devraient avoisiner les 12,4
milliards de $ contre 557 M$ cette année (Internet Actu 11/10/2001).
www.hongkongpost.gov.hk/2news/news_fr22.html et
www.3gnewsroom.com/3g_news/news_1259.shtml
Au niveau mondial l'entreprise leader est une start-up Verisign
www.verisign.com qui
contrôlerait 90% du marché. Ce
marché est estimé à 500 millions de $ en 2001 avec un taux
de croissance de 66% par an(IDC/SG Cowen Equity Research/les Echos du
11/4/01)
1.4.2.4.3.2 L'autorité
d'enregistrement
1.4.2.4.3.3 Les Services d'horodatage et
d'archivage
De même il est important pour certains documents que leur conservation
puisse en être effectuée par des tiers: des Services d'archivage
ont été créées à cette fin
Ces différentes "Autorités" peuvent être exercées
par le même organisme privé ou public ou par des organismes
distincts
1.4.2.4.3.4 L'architecture de confiance ICP (infrastructure de clés
publiques) ou PKI (Public Key
Infrastructures)
Ï la hiérarchie de confiance: la solution ci-dessus peut
difficilement fonctionner s'il y a un grand nombre d'AC placées sur un
même niveau de compétence, c'est la raison pour laquelle se
créent des "pyramides hiérarchiques" ou les autorités de
certification sont contrôlées et labellisées par des
autorités de niveau supérieur et ce sont seulement les niveaux
supérieurs de ces pyramides qui procèdent à des
reconnaissances mutuelles
1.4.2.4.3.5 Une complexité qui heureusement n'est pas perceptible au
niveau de l'utilisateur pour les
messageries
L'usage de la clé secrète est protégé par un mot de
passe mais elle gagne néanmoins à être conservée sur
une mémoire amovible (disquette ou mieux encore, carte à puce)
pour ne pas pouvoir être piratée par une intrusion sur votre
disque dur. Elle n'est pas liée à une machine ce qui permet une
utilisation "nomade"
Ï si le message n'est pas confidentiel, Albert transmet le texte en clair
avec son hachis crypté par sa clé secrète
Ï si le message est confidentiel, Albert transmet la clé de
cryptage dite "clé de session" cryptée elle-même pour sa
transmission par la clé publique de Bertrand (afin que seul lui puisse
la lire)
Certains pensent que la véritable solution ergonomique repose sur le
téléphone mobile, sa carte SIM et les messages SMS
Heureusement tous ces processus sont transparents pour l'utilisateur et, une
fois le paramétrage réalisé en un clic sur l'icône
idoine (en général un cadenas), puis sur une "case à
cocher", permettent de signer et éventuellement de crypter le message
....... et en sens inverse décryptage et vérifications sont faits
automatiquement
1.4.2.4.3.6 Une ergonomie encore non stabilisée pour les documents
(contrats,...)
Signalons la solutions proposée par une PME française
Silcor
www.silcor.com consistant
à marier signature électronique et signature "visuelle" du
document par apposition d'un fac-similé de la signature manuelle
préalablement numérisée:
Psychologiquement cela permet de symboliser la signature et sur le plan
pratique de visualiser instantanément qu'un document a été
effectivement signé
Notons également qu'il faut se poser la question de savoir ce que l'on
signe effectivement (ce sur quoi on s'engage): n'oublions pas qu'un document
issu d'un traitement de texte comme word par exemple contient un nombre
considérable d'informations cachées sur le document (comme par
exemple l'historique des modifications).
Dans ces conditions il est plus prudent de limiter sa signature à ce que
l'on peut lire et donc de recourir à des formats qui représentent
seulement l'image du document (comme le format ". pdf" par exemple)
1.4.2.4.4 Vers une valeur juridique aussi forte que le papier, aux niveaux
mondial, européen et national
1996 au niveau mondial la Commission des Nations Unies pour le Droit Commercial
International (CNUDCI) a commencé à élaborer une loi de
référence : ce projet devrait être prochainement
définitivement adopté
1999 au niveau européen : c'est la directive du 12 décembre 1999
qui définit les règles à respecter par la signature
électronique pour qu'elle bénéficie d'une reconnaissance
juridique. Elle précise la notion de "signature électronique
avancée", plus exigeante en terme de "contrôle d'identité"
et de sécurité des processus de cryptage employés
http://europa.eu.int/comm/internal_market/en/media/sign
2000 au niveau national : c'est le 13 mars 2000 que la loi a modifié
notre Code Civil redéfinit la notion même de signature (
www.internet-juridique.net/cryptographie/preuve.html):
"la signature nécessaire à la perfection d'un acte
juridique identifie celui qui l'appose. Elle manifeste le consentement des
parties aux obligations qui découlent de cet acte"
Elle renvoie à deux Décrets qui formalisent les exigences d'un
procédé de signature électronique afin que celui-ci puisse
être considéré conforme à ce principe. Un premier
décret a été pris le 30 mars 2001, il précise en
particulier les notions de signature "avancée" et
"sécurisée" et de logiciel "certifié", de certificat
"qualifié", de prestataire "accrédité," tout en
s'efforçant de rester au niveau des principes pour ne pas figer la
technologie (ainsi pourront être ultérieurement
intégrés des paramètres biométriques (photo, iris,
fond de rétine, signature manuscrite dynamique, empreinte digitale,
ADN,...)
Ce décret renvoie lui-même à des arrêtés
devant préciser les modalités techniques et organisationnelles,
notamment la mise en place d'un comité de certification voir
www.internet.gouv.fr/francais/textesref/pagsi2/signelect
Ne doutons pas que ces textes seront complétés par une abondante
jurisprudence (homonymes, responsabilité civile et pénale des
prestataires, ...)
1.4.2.5 Les méthodes basées sur le cryptage sont elles
sures?
Les clés de 40 bits jusque récemment seule
autorisée en France (pour les algorithmes symétriques, ce qui
correspond approximativement à 512 bit pour les algorithmes
asymétriques comme RSA), ne résistaient que quelques secondes
à un ordinateur puissant. Mais il faut, avec les puissances de calcul
actuelles, un temps quasi infini pour des clefs à 128 bits
utilisées en Allemagne ou aux Etats-Unis et maintenant en France depuis
la décision du Premier Ministre le 19 janvier 1999 et le décret
du 17 mars 1999
Bruce Schneier (
counterpane.com/mime.html
) a développé un économiseur d'écran qui
vient à bout en quelques heures des clefs RC-2 de 40 bits
utilisées par Netscape ou Microsoft, en profitant tout simplement des
périodes d'inactivité des micro-ordinateurs d'un petit
réseau tel qu'on peut le trouver dans une entreprise de taille moyenne
(une centaine de machines).
Les clefs de 56 bits ont nécessité la mise au point par John
Gilmore, pour 250 M $ d'un ordinateur spécialisé "deep
crack" et seuls les USA, à notre connaissance, sont aujourd'hui
capables, dans des délais raisonnables, de casser de telles clefs: en
22h15 deep crack, associé à 100.000 ordinateur organisés
en réseau a réussi le 18 janvier 1999 à casser le code en
testant 250 milliards de clés par seconde
Une clef de 128 bits nécessite théoriquement 40 milliards de
milliards de fois plus d'essai qu'une de 40bits : " en mobilisant
dans un gigantesque réseau tous les ordinateurs de la planète il
faudrait plusieurs siècles pour la casser " (Jean-Noël
Tronc, Cabinet du Premier Ministre). Même si les capacités de
calcul doublent chaque année il semble que pour quelque temps encore ce
niveau de cryptage permet une bonne sécurité
Même si le progrès technique va vite on peut penser que ce type de
clé apporte une vraie sécurité pour encore de nombreuses
années (à condition bien entendu de s'assurer que le logiciel
utilisé ne comporte pas de "trous" de sécurité, ce qui
serait probable pour une fourniture provenant d'un des pays participant au
système Echelon voir
page
270
Jusqu'à aujourd'hui, en France, pour des considérations de
sécurité extérieure et intérieure de l'Etat le
cryptage des données était réglementé de
façon très restrictive.
Enfin n'oublions pas que la protection des données ne doit pas concerner
que les flux (les messages) mais aussi les stocks (la mémoire de
l'entreprise). Se faire voler un micro ordinateur dont le disque dur non
crypté serait lisible pourrait se révéler catastrophique.
Même chose en cas d'intrusion sur le système informatique central:
l'expérience montre que le pirate vise les archives plus que les
échanges
Voir
www.aui.fr ,
www.crypto.com
1.4.2.6 Enjeux pour les entreprise et pour le pays de la réglementation
de la cryptographie'
La loi encore actuellement en vigueur, même si le récent
décret en a neutralisé les éléments les plus
pénalisants (longueur des clefs) devra être modifiée
prochainement comme l'a annoncé le Premier Ministre.
D'autant plus que certains pensent que ces règlent ne gênent
guère que les entreprises honnêtes : ils doutent en effet que les
organisations maffieuses se soumettent aux formalités légales et
des logiciels comme Visual Encryption
www.fitin.com, S-Tool,
White-Noise, Storm ou Steghide incluent les messages cryptés au sein
d'anodines photos de famille permettant difficilement de détecter qu'un
morceau de ciel gris contient un message codé....
D'après plusieurs analystes cités par la presse anglosaxonne
cette technique, la Stéganographie,
a été utilisée par le réseau terroriste à
l'origine de l'attaque du 11 septembre sur Manhattan dans le réseau JOL
(Jihad On Line), notamment dans les "flous artistiques" des photos de sites
"pour adulte":
pour pouvoir décrypter un message encore faut-il détecter qu'il y
en a un:
www.bugbrother.com/security.tao.ca/stego.html pour voir une
démo :
www.neobytesolutions.com/invsecr/index.htm
Il n'y a aucune restriction chez la plupart de nos partenaires :
Aux Etats Unis le gouvernement fédéral a
été contraint par la cour suprême à autoriser les
logiciels de cryptage les plus puissants. , début 1999 un juge
Fédéral, Marilyn Hall Patel, déclarait
inconstitutionnelles les restrictions à l'exportation des logiciels de
cryptage dans un jugement qui pourrait faire date et une décision
analogue a été prise le 6 mai 1999 par un tribunal Californien.
Les Anglais qui étudiaient l'éventualité
d'instaurer une réglementation du cryptage ont annoncé en 2000
qu'ils en abandonnaient le projet.
Notons d'ailleurs que d'ores et déjà cette interdiction ne porte
que sur la version électronique : pour des raisons constitutionnelles
l'exportation de l'algorithme sous forme papier est libre, et un
norvégien l'a re numérisé avec un scanner pour le mettre
à la disposition de chacun de façon tout à fait
légale (plus simplement d'ailleurs, on peut se la procurer dans
n'importe quel pays du monde en respectant les règles
édictées par l'administration américaine, si on choisit un
provider filiale d'une compagnie ayant son siège aux USA...)
Comment imaginer par exemple des appels d'offre européens sur
Internet avec des réponses nécessairement cryptées
équivalent de l'enveloppe cachetée, auxquels des entreprises
françaises ne pourraient pas soumissionner légalement.
1.4.2.7 Des solutions pour sécuriser les transactions
financières, problème des vol de numéros de carte de
crédit
Un pirate a été jugé aux USA fin 1997 pour le vol de pas
moins de 100.000 numéros de cartes de crédit... mais, il
faut le souligner, ce vol avait eu lieu dans les fichiers du marchand et non
sur Internet,
En janvier 2000 c'est 25 000 numéros de cartes toutes les
coordonnées qui sont volées par un pirate Russe de 18 ans dans
une firme de CD
le 8 septembre 2000 c'est la Banque Western Union qui se fait voler les
coordonnées de 15 700 cartes de crédit, de même que
dans le conflit du Kosovo, selon les média, la CIA avait projeté
de s'attaquer aux banques dans lesquelles sont les avoirs du dirigeant Serbe et
non à ses virements.
Comme le soulignent la plupart des spécialistes, il s'agit bien
davantage d'un problème psychologique que d'une
appréciation réaliste des risques (
Voir aussi
page
100), certaines personnes,
réticentes à utiliser leur carte de crédit sur Internet
n'hésitant pas à donner leur numéro de carte par fax ou
téléphone ce qui est infiniment plus risqué!
Il est en effet aujourd'hui beaucoup plus dangereux de communiquer un
numéro de carte bancaire par fax, téléphone ou minitel que
par Internet, même avec un simple cryptage SET ou SSL (Secure Socket
Layer) à 40 bits, ...sans parler du risque d'indiscrétion lors de
paiements dans les magasins ou restaurants (Netsurf de février 99
signale en particulier le risque de vol de numéros de cartes dans les
hôtels des pays de l'Est qui est sans commune mesure avec un vol sur
Internet).
On ne peut néanmoins que constater les blocages que cette question
entraîne et il est impératif de mettre en place des moyens qui
permettent de ramener la confiance
1.4.2.7.1 La carte à puce et e-card (carte virtuelle dynamique ou
CVD)
Les banques essayent en réponse au niveau international de faire
accepter, sans grand succès jusqu'à le protocole SET
www.setco.org (qui permet une
reconnaissance mutuelle de l'accréditation des acteurs du paiement) mais
dont le rapport sécurité/contraintes d'emploi/prix n'a pas
convaincu ni les marchands ni les consommateurs:
"SET is close to dead, today it creates no value for merchant
and no value for client" avons nous entendu de la bouche de Bill
Finkelstein de la Wells Fargo, analyse partagée par Nicole
Vanderbilt de Jupiter communication: "SET won't happen"
séminaire Aftel NY nov 98
En 97 a démarré en France un projet de système de
paiements sécurisés qui vise à renforcer encore la
sécurité en couplant au cryptage par logiciel, celui de la carte
à puce (Notons que dans ce domaine notre pays ne semble pas en retard
puisque d'après Marc Lassus, PDG de Gemplus, la part de l'
industrie française dans l'industrie mondiale de la carte à puce
est de... 90 %.),
Les projets Cybercard et e-comm lancés en 1997 conformes
à la norme C-set regroupant notamment le Crédit Agricole, le
Crédit Mutuel, les Banques Populaires, le CIC, la Poste et les Caisses
d'Épargne. En 1998 tous les acteurs de l'univers de la carte bancaire
ont décidé de faire converger leurs efforts au sein de
cyber-comm
www.cyber-comm.com
: cette technologie nécessite toutefois d'une part que le
commerçant soit à la norme SET (qui semble avoir bien du mal
à s'imposer) et que le client dispose d'un lecteur de carte à
puce (d'une valeur de 400F environ)
Il est impératif à la viabilité de cette entreprise
qu'elle soit étendue à la zone euro, et qu'elle
élargisse son actionnariat en conséquence, ce qui est l'objet du
consortium Finread: le pari n'est aujourd'hui encore pas gagné
face à des solutions qui ne nécessitent pas de "vraies" cartes de
crédit
Les cartes à puce sonores s'affranchissent des lecteurs en
émettant un signal sonore qui transmet le cryptogramme vers un serveur
géré par un tiers de confiance qui, comme pour Cyber-comm valide
la transaction
Avec la Carte Virtuelle Dynamique (CVD du GIE Carte Bleue), un
établissement financier délivre un numéro de carte valable
pour une seule transaction et pour un seul montant: ce procédé ne
nécessite aucune mesure particulière du côté du
marchand et le vol éventuel du numéro ou son utilisation par un
commerçant indélicat est sans conséquence puisque celui-ci
n'est plus valide dès la transaction effectuée. Ce
procédé a été mis en oeuvre en Irlande dès
Août 2000 et devrait démarrer en France début 2002
www.journaldunet.com/itws/it_andre.shtml
Sur le plan international un consortium nommé e-card (Ibm,
Microsoft, AOL, Compaq, Visa, American Express, Cybercash, Mastercard,
utilisant ECML (Electronic Commerce Modeling Langage) projette de créer
une carte virtuelle, prenant la forme d'une simple icône
(que vous enverra à votre demande le site du fournisseur de e-card qu'il
suffira de mettre par glisser-déposer sur la facture
présentée par le commerçant pour l'acquitter (tous les
transferts d'information étant évidemment sécurisés)
La société SEP-Tech associée à la
société Altran Technologies se prépare à lancer
début 2002 une carte prépayée destinée aux petits
achats sur le Net. Baptisée EasySmartCodes, la carte sera vendue
dans les bureaux de tabac et de poste. Elle utilisera des codes de paiement
à usage unique, ce qui devrait limiter les risques de fraude
Les lecteurs de carte à puce pourraient être
progressivement intégré en standard dans tous les
terminaux susceptibles d'être utilisés pour le commerce
électronique (claviers, télécommandes de
web-TV, webphones, souris, téléphones
portables,...) pour moins de 100F: ceci implique à
l'évidence un minimum de normalisation internationale
France Télécom a lancé en juillet 2000 le
paiement par carte à partir d'un portable et annonce plus d'un millier
de services accessibles
Cela étant
Un panorama des moyens de paiement:
www.declic.net/francais/savoir/dossier/paiement.htm
2. Mais le plus crédible des concurrents de la carte à puce nous
paraît être aujourd'hui l'utilisation directe du
téléphone portable, (qui intègre une "puce", voire 2)
comme Terminal de paiement électronique voir page
voir page
219. Evidemment cette évolution
technologique inquiète les Banques car on peut tout à fait
imaginer que dans ce cas l'opérateur, qui regroupera l'ensemble des
facturations, au moins pour les petits montants, sur un relevé mensuel
et prenne un rôle qui empiète sur le leur (et l'on commence
à voir un certain nombre d'alliances entre Banques et opérateurs
télécom
1.4.2.7.2 Le porte-monnaie électronique (PME)
3 expériences concurrentes ont été lancées en
France
Monéo avec 11 établissements de crédit (
Société Financière du Porte-Monnaie
Électronique Interbancaire): ce porte-monnaie fonctionne comme une
carte téléphonique mais il permet d'effectuer toute sorte
d'achats. Il est en cours d'expérimentation à Tours avec 1500
commerçants et 500 automates (bus, parking,
distributeurs,...),Mondex (crédit mutuel) permet le paiement en
euros à Strasbourg et Modéus (la poste, ,Sncf, Ratp,
caisses d'épargne, banques populaires, société
générale) est en phase de tes à Noisy-le-Grand puis
à la gare Montparnasse
En mars 2000 Monéo et Modéus ont franchi une
première étape vers la normalisation en fusionnant
La généralisation de ce moyen de paiement nécessitera une
normalisation de toutes ces initiatives au niveau international:
Elles sont au nombre de 22 rien qu'en Europe !!! (Danmont, le
pionnier au Danemark, Geldkarte (le leader avec 40 millions de cartes,
mais à vrai dire peu utilisé) en Allemagne, Proton en
Belgique, suisse et suède, Multibanco au Portugal, Chipnip
et Chipper aux Pays Bas, Quick en Autriche, PME-Visa en
Espagne, Minipay en Italie,...)
La viabilité économique de ce type de solution
nécessitera sans doute cependant de réussir à mettre en
place des cartes multifonctions: PME, billettique, carte de crédit, de
débit, gestion des clés et des certificats,...)
1.4.2.7.3 Le paiement entre particuliers par e-mail, Web,
téléphone, SMS, infrarouge, ...
Le téléphone portable, dont personne ne prévoyait
un tel développement au moment où tous ces projets ont
été lancés pourrait mettre tout le monde d'accord en
assurant toutes ces fonctions avec sa propre puce
voir page
219
Les mini-messages SMS permettent également non seulement
d'effectuer des consultations et des réservations mais aussi des
paiements (achat de billets par exemple) : pour rentrer dans le stade
d'Helsinki par exemple il suffit alors pour passer le contrôle
d'accès d'utiliser l'emetteur infrarouge du téléphone
portable
Les ventes aux enchères qui nécessitent un paiement de
particulier à particulier a entraîné de multiples
initiatives avec des systèmes comme Paypal qui permettent de
virer de l'argent entre 2 pagers en utilisant, un échange par le port
infrarouge ou en effectuant le virement en se connectant sur le site
Avec paypal,
www.paypal.com il est
possible de s'échanger de l'argent de la même façon entre
téléphones qu'aujourd'hui des cartes de visite entre palm-pilot
(par infrarouge ou demain par radio selon la norme bluetooth : "on se beame de
l'argent"). lancé par une start-up (Confinity) début 2000,
rachetée en mars 2000 par une banque online X.com
www.x.com
A l'été 2001 c'est 1,5 Millions de commerces qui ont choisi
Paypal pour leurs transactions en ligne (pour 3,5 Milliards de $ de
transactions)et 70% des acheteurs d'eBay utilisent paypal (les echos
juillet 2001). Un partenariat a été signé avec le
crédit agricole
Par ailleurs, sur le même principe mais avec moins de
fonctionnalités Wells Fargo a lancé Billpoint
www.billpoint.com, Bank
One, eMoneyMail
www.emoneymail.com,
Amazon.com Accept.com,
www.accept.com, Ecommony,avec
pay2card, eCount, Ipin,... : voir l'étude de la
revue de l'Atelier
www.atelier.fr juillet 2000
1.4.2.8 Risques d'intrusion dans les systèmes informatiques
:
Certains chevaux de Troie sont particulièrement sophistiqués:
l'un d'entre eux transforme votre PC en magnétophone, et, lors de la
connexion suivante envoie le contenu des conversations à l'adresse
programmée
www.zdnet.fr/cgi-bin/a_actu.pl?ID=18893&nl=zdnews , d'autres
permettent d'accéder à votre ordinateur à livre ouvert,
mots de passe et clés de cryptage compris
Des logiciels (antivirus
www.hitchhikers.net/av.shtml , pare-feu
www.interhack.net/pubs/fwfaq (firewall) ou
renifleurs (sniffers
www.faqs.org/faqs/computer-security/sniffers ) apportent des
éléments de réponse qui semblent satisfaisants dans la
pratique, même si la protection n'est jamais totale, à condition
qu'ils soient convenablement paramétrés et correctement
administrés pour pouvoir détecter rapidement les
éventuelles anomalies
Voir aussi
http://www.greatcircle.com/firewalls-book/
http://reptile.rug.ac.be/~coder/sniffit/sniffit.html
Dans les entreprises visitées nous avons pu constater l'importance
attachée, à juste titre, à cette question.
Néanmoins n'oublions pas que la principale faiblesse de tous les
systèmes de sécurité ce sont les hommes
Dans le même registre nuisants mais en principe non dangereux les
Hoax.
· Par la naïveté: le système du FBI a
été piraté par un escroc qui a obtenu tous les
renseignements voulus sur le système, par téléphone en se
faisant passer pour un technicien de maintenance: c'est ce que l'on appelle
"l'ingénierie sociale).
les HOAX (Canulars) qui sont de fausses alertes (alerte au virus,
alerte sanitaire, appel à la solidarité,..) n'ont comme seule
nuisance que l'encombrement des boites aux lettres à cause de leur
propagation par des internautes naïfs. Le site hoaxbuster
http://www.hoaxbuster.com
vous permet, avant de propager quoi que ce soit de voir de quoi il retourne
a noter en 2001 l'apparition du "virus belge" qui n'était jusque
là qu'un canular inoffensif:
"1-diffusez ce message à tous vos amis, 2-effacez votre disque dur"
Incroyable mais vrai ce virus a créé de gros dégats
sous la forme
"attention vous avez peut-être été infecté par le
virus Sulfnbk.exe. Pour le savoir examinez votre base de registre: si
vous détectez la chaîne de caractère Sulfnbk.exe, c'est que
vous êtes contaminés: il est alors vraisemblable que tous les amis
qui sont dans votre carnet d'adresse l'ont été également,
prévenez-les de toute urgence et effacez la chaîne de
caractère Sulfnbk.exe" inutile de dire que Sulfnbk.exe est un programme
nécessaire pour le démarrage de votre ordinateur et que c'est
vous-même qui le mettez hors service et qui conseillez à vos amis
de faire de même... et il s'est trouvé moult naïfs!
Il serait dangereux de trop ramener les questions de sécurité
à des questions techniques: certes, celles-ci ont leur importance mais
beaucoup moins que l'organisation, la formation ainsi que la confiance et la
solidarité des équipes
1.4.2.9 C'est un Far-West aussi en matière de droit et de
police
Il ne faut cependant pas sous-estimer la force de la Netiquette qui
impose des règles de bonne conduite dans le monde des internautes :
certes il y a des "outlaws", mais la pression de la communauté est
forte (un célèbre cabinet d'avocats new-yorkais en a fait
douloureusement l'expérience : 30 000 plaintes ont paralysé leur
fournisseur d'accès et leurs droits d'utilisateur ont été
révoqués par celui-ci, c'est ce qu'on appelle le
"flame".)
Par ailleurs, dans le domaine commercial, se mettent en place des
Cybertribunaux qui devraient fonctionner sur le principe de l'arbitrage :
Bien entendu ce mode de règlement des conflits implique qu'il y ait
accord des parties à la signature des contrats avec définition du
droit applicable (ce qui aujourd'hui est interdit en France pour les acheteurs
particuliers).
· "Cybertribunal"
www.cybertribunal.org
où, une fois encore, c'est le Québec qui a été le
premier à relever le gant, pour offrir un système de
règlement des conflits prenant en compte les codes civils des pays
latins.(centre de recherche de droit public de l'université de
Montréal), animé notamment par le professeur Pierre Trudel voir
www.juriscom.net/espace2/guide.htm
1.4.3 Quoi de plus que les RÉSEAUX d'échange de données
professionnels existants ?
C'est le cas des applications de type accès à des bases de
données professionnelles, d'échanges de données
administratives: EDI Echange de Données
Informatisées (commandes, factures,...) d'Echange de
Données Techniques EDT (plans, fichiers de
description de pièces issues de la CAO), transferts de fichiers, etc.,
et ceci dans de nombreux domaines d'application : banques,
administrations, grandes entreprises de production, commerce, transports, etc.
Par rapport à ces réseaux de données, l'utilisation
d'Internet présente un certain nombre d'avantages et
d'inconvénients.
1.4.3.1 Moins onéreux et plus évolutif
:
Le DoD (Department of Defense des USA ) estime que le
coût d'expédition de 4 Mégabits d'information technique
passe de 816$ pour un SVA à 20$ pour EDI sur TCP/IP (l'évolution
qui se dessine des traducteurs EDI vers XML-EDI devrait encore accroître
cet atout
voir page
170) :
c'est la solution retenue par la Société Roll Gom
fabricant de roulettes pour poubelles près d'Arras
www.mpr.fr pour sa liaison avec sa filiale
aux USA.
Possibilité d'accéder d'entrée de jeu à de
très nombreux interlocuteurs, sans avoir à se préoccuper
de la constitution d'un "réseau" de correspondants, à la simple
condition que ces interlocuteurs aient accès à Internet.
1.4.3.2 Mais une moindre qualité de service (garantie de
sécurité et de débit): nécessité de passer
de IPV4 à IPV6
Mais l'évolution de la norme IP (Internet Protocol) de la version 4
à la version 6 (IPv6
www.ipv6.org), attendue pour
2002, devrait répondre à l'essentiel de ces besoins:
Le système d'adressage d'IPv6 permettra en outre de répondre
à l'explosion du nombre d'adresses en permettant d'en
créer 1000 au mètre carré, "une par prise de
courant" voir
www.6bone.net
http://phoebe.urec.fr/G6/
et
www.ietf.org), alors que IPV4
était limité à 4 milliards, dont une large partie
neutralisée par la politique d'attribution initiale.
Le japon a déjà entamé ce basculement vers IPV6 et devrait
l'avoir achevé en 2003 (en ce qui concerne les routeurs, quand ils sont
relativement récents, il suffit d'en changer le logiciel)
De même l'émergence de réseaux internet "classe
affaire" devrait répondre à cette préoccupation
essentielle pour certaines applications (
voir page
175)
Il n' existait jusqu'à récemment sur Internet que peu de
logiciels permettant les échanges professionnels correspondant aux
différents types d'application, banques, commerce, EDI, etc. (les
échanges se faisaient le plus souvent comme pièces
attachées d'un e-mail), mais là encore la situation évolue
très vite notamment pour l'EDI.
1.4.4 Les TECHNOLOGIES Internet : quoi de plus que les systèmes
propriétaires ?
1.4.4.1 Des avantages majeurs: des logiciels plus abondants d'une
qualité supérieure et moins cher
L'immense marché ainsi créé a entraîné une
extrême abondance de logiciels de très grande
qualité et d'une fiabilité éprouvée puisque les
principaux d'entre eux ont été testés par une
communauté de dizaines de millions d'utilisateurs sur le plus grand et
le plus complexe des réseaux existant
Les changements d'ordre de grandeur du nombre de clients, ont permis un
effondrement des prix et dans de nombreux cas les logiciels de base, de
qualité professionnelle, peuvent même être obtenus
gratuitement.
1.4.4.2 Le paradoxe des Logiciels
Libres
Ils s'appuient sur un texte juridique original, la licence d'exploitation
GNU GPL (General Public License), le projet GNU
www.gnu.org ayant lui-même
été lancé dans les années 80 par Richard Stallman,
fondateur de la "Free Software Fondation" (GNU est un sigle
récursif : GNU is Not Unix).
Par opposition au copyright (le "droit d'auteur") ce texte créé
le concept du "copyleft" (le "gauche d'auteur"): l'auteur conserve ses droits
moraux mais l'utilisation du logiciel est libre
Contrairement à ce que certains pourraient croire le
développement des logiciels libres ne relève pas de la
philanthropie, que personne n'attendrait de firmes comme IBM,
Compaq, Dell, HP, AOL, Nokia ou SUN, mais
relève d'une profonde logique économique, un peu sur le
même principe que les standards, car ils fournissent les bases d'un
marché de développement d'applications et de services
concurrentiels et donc très actif et qui bénéficie aux
développeur et non à l'éditeur propriétaire de la
plate-forme de développement.
De plus le mode même d'élaboration conduit à des logiciels
beaucoup plus fiables infiniment moins gourmands en ressources
informatiques, totalement conformes aux normes
d'interopérabilité et adaptables aux besoins (pour les
grandes entreprises la gratuité n'intervient guère dans les
critères de choix critiques) Par ailleurs ils offrent une robustesse et
une sécurité beaucoup plus grande grâce au caractère
public des sources qui permet d'en détecter et d'en corriger les
défauts et dissuade l'éditeur d'installer de "backcross"
permettant de pénétrer sans autorisation chez les clients
Le choix de la licence Gnu/Gnl peut également être
intéressante pour des logiciels comme des codes de calcul :
EDF a choisi ainsi cette option pour Code_Aster
www.code-aster.org,
outil de simulation numérique en mécanique des structures, car
"la valeur d'un outil dépend du nombre et de la qualité des
utilisateurs contributeurs" Jean-Raymond Levesque IE-Club oct 2001
C'est pourquoi maintenant, très souvent ces développements se
font dans le cadre de consortium pour mutualiser les coûts
Principaux handicaps : psychologiques
Nokia équipera sa future console de jeu avec Linux. Le "Media
Terminal", destiné à concurrencer la "X-Box" de Microsoft, par ce
choix, Nokia apporte un démenti cinglant à Microsoft, pour qui le
"libre" n'a pas d'avenir
· Du côté des directeurs informatique : tout système
informatique complexe est susceptible de connaître des problèmes.
Jamais on ne lui fera de reproche s'il s'agit d'un logiciel onéreux,
standard du marché (mais il se développe des
sociétés de service qui assurent installation, formation et
maintenance comme Red Hat, VA Linux, Mandrake, ...)
DataInternational, un cabinet spécialisé dans
l'étude de ce marche, souligne qu'en 2000, 20% des grandes entreprises
utilisaient Linux pour leurs propres bases de données, alors que 10%
s'en servaient pour gérer leurs ressources humaines et leurs relations
avec les clients. Ces chiffres représentent un doublement par rapport a
l'année précédente WSJ 09/04/01
Echo, le moteur de recherche choisi par France Télécom
pour sa page d'accueil, son site portail
www.voila.fr a opté
pour Linux, installé sur de classiques PC: "Echo tourne sur un
ensemble de matériel qui nécessite environ 1 MF, quand Altavista
réclame 50 MF pour ses serveurs Unix" Michel Bisac, un des 2
patrons de l'entreprise
"en utilisant Linux, nos clients vont pouvoir bénéficier de la
robustesse de notre matérielS/390 qui ne connaît que 10 minutes
d'arrêt par an" déclarait aux Echos, Daniel Bakouch,
Directeur grands systèmes d'IBM
"nous allons pousser pour que Linux devienne le standard pour le
développement d'applications" Irrwing Wladawsky-Berger
vice-président stratégie et technologie d'IBM
La décision d'IBM d'investir 1,3 milliards de dollars pour soutenir
Linux apparaît comme un tournant décisif dans l'histoire de ce
système d'exploitation qui pénètre progressivement le
marché de l'informatique d'entreprise.. WSJ 09/04/01 et le fait que des
entreprises comme Nestlé Shell, Telia ou Gemplus l'aient adopté
montre la crédibilité de ces solutions
A budget donné les entreprises peuvent consacrer davantage de moyens
au conseil, à l'assistance technique et à la
formation qui sont des investissements essentiels au succès,
parfois trop négligés
Sur le plan de l'économie nationale ceci permet, à
dépenses constantes de localiser davantage de valeur ajoutée et
d'emploi dans notre pays: des entreprises comme Suse et Red Hat,
Caldera qui se sont spécialisées dans les services autour
des logiciels libres (élaboration de packages les "distributions", hot
line,...) sont très profitables
Andover.net
www.Andover.net
(racheté depuis lors) avait début 2000 une valeur
boursière de 1 Milliard de dollars, VA Linux
www.valinux.com au plus fort
de la spéculation boursière (mars 2000) a atteint 9 Milliards
pour redescendre à 140 M$ mi 2001et Red Hat
www.redhat.com
19 Milliards
En Allemagne le leader est Suze
www.suse.de
De même en France se sont crées de nombreuses
sociétés capables de concevoir d'implanter des solutions Linux
dans les entreprises : Alcove
www.alcove.fr,
mandrake-soft
www.linux-mandrake.com ,
Atrid, IdealX
www.idealx.com ...
Autre avantage pour les développeurs d'application : ils ne se
retrouvent plus à la merci d'un gros éditeur qui,
détenant le code source est dans un rapport de force léonin avec
eux
"now we have to stay on the shouders of Microsoft. not on his feet" Barry
J Folson Placeware
www.placeware.com
séminaire Aftel NY nov98. A l'inverse "les éditeurs peuvent avec
leurs logiciels développés pour Linux, gagner le marché
pour eux-mêmes et pas pour Microsoft" (Barry Ariko AOL).
C'est la raison pour laquelle 28 multinationales (dont Nortel,
Daimler Chrysler, Corel et Ericsson ) se sont
regroupées pour faire pression sur les gouvernements européens et
canadiens afin de promouvoir l'utilisation de logiciels libres et 4
ténors (IBM, HP, NEC et Intel notamment) ont
décidé à l'été 2000 de financer un
laboratoire indépendant pour développer des versions de Linux
adaptées aux ordinateurs multiprocesseurs de très grande puissance
Parmi les logiciels libres, citons
Selon IDC, depuis trois ans, le nombre de serveurs Linux en entreprise a
augmente de 212% dans le monde. Sur le marche européen des serveurs web,
ce système d'exploitation prend la 2ème place avec 26% de parts
de marche, juste derrière Unix (32 %) et devant Windows NT (23,4 %).(oct
2001)
10 ans après sa naissance, Linux accélère sa montée
en puissance dans les entreprises: d'après IDC, le nombre d'applications
d'entreprise sous Linux a progressé de 30% entre janvier et août
2001
http://solutions.journaldunet.com/0108/010817_server.shtml
Des PC préinstallés Linux sont attendus très prochainement
Cumetrix
www.suredeal.com a annoncé une machine
de puissance tout à fait convenable à 299$ et Logical
Effect
www.logicaleffect.com
en propose une au Japon, depuis l'été 2001, pour 300$
Voir
www.aful.org et
www.europe.inside.com .
· Java
java.sun.com langage de
programmation de SUN
· Star Office (suite bureautique, 30% du marché
allemand)
www.stardivision.com ,
qui vient d'être racheté par le poids lourd Sun
Microsystem, ainsi que Corel Word Perfect 8
· GIMP logiciel de traitement d'image (
www.gimp.org
· ou la dernière version du Navigateur de Netscape
(Mozilla) en cours de développement
· Red Hat,
www.fr.redhat.com
développe un OS libre destiné aux mobiles de
nouvelle génération
www.zdnet.fr/cgi-bin/a_actu.pl?ID=2092452 et Sharp et
Intel font de même pour les nouveaux terminaux qu'ils
développent
Un avantage, extrêmement important, de ces logiciels est la
possibilité d'accéder au code source, de pouvoir le
modifier et d'être en mesure de vérifier qu'il ne comporte ni
"bogues" (erreurs de programmation) ni porte d'entrée indiscrète
(backdoors) permettant d'accéder au contenu de votre ordinateur
De nombreux produits à codes non publics se sont fait prendre la main
dans le sac comme Dansie
www.dansie.net (Netsurf):
l'entrée d'un mot clef dans un formulaire de commande permettait de
prendre à distance le contrôle de la machine, de plus ce mot de
passe était mal dissimulé, ce qui fait que n'importe qui pouvait
prendre le contrôle des machines utilisant ce produit...
Ces "backdoors" qui ont été mises en évidence,
à un rythme quasi mensuel, dans des produits leader du marché
comme le mouchard de Windows 98 qui a récemment défrayé la
chronique.
Parmi les innombrables exemples rappelons les derniers découverts
le 8 juin 1999 le spécialiste de la sécurité
eEye
www.eeye.com trouvait un bogue
qui mettait gravement en péril les serveurs IIS v4 et, face l'absence de
réaction devant ce trou gravissime qui permet à n'importe qui de
prendre le contrôle du serveur par Telnet, il publie sur son site le
programme IIShack qui exploite le bogue sans laisser aucune trace: c'est alors
seulement que Microsoft réagit...en commençant par
protester! (Netsurf août 1999)
Plus grave en août 99 le serveur de messagerie Hotmail
montre la faiblesse de sa conception en permettant à n'importe qui,
suite à l'intervention d'un pirate suédois assisté de
quelques collègues américains, de consulter la messagerie (et les
archives) de tout internaute abonné ou d'expédier un message
depuis son adresse: "journée portes ouvertes" comme le titrait
malicieusement le journal Les Echos
Selon Netsurf (février 2000) le célèbre assistant
d'installation de Windows98 envoie à l'éditeur vos
données personnelles ainsi qu'une liste du contenu de votre disque dur
Outlook express, du même éditeur ne cesse de montrer des
failles de sécurité : le simple fait de lire un mail peut avec ce
logiciel permettre à un virus comme bubble Boy de contaminer
votre ordinateur, ou par l'intermédiaire du chargement d'une image
invisible à l'oeil nu d'initialiser un cookie qui permettra
de vous identifier par votre adresse lors de vos prochaines connections
en Septembre 1999 Andrew Fernandez directeur scientifique de Cryptonym's
mettait en évidence une clef secrète qui serait susceptible de
donner à la NSA accès (National Security Agency) aux clefs
secrètes utilisées par l'internaute
Nov 99 un nouveau type de virus apparaît: Bubbleboy: il
s'active à la seule lecture des messages mais uniquement avec les
logiciels microsoft (Internet Explorer, Outlook Express)
En Avril 2000 après la découverte par une
société de commerce électronique (Clint Logic) d'un
curieux "oeuf de Pâques" (un bout de code fonctionnellement
inutile où les programmeurs font des "figures de style"), Microsoft est
obligé de reconnaître que ses ingénieurs "absolutely
against our policy" se sont en fait réservé la possibilité
à travers une "entrée de service" leur permettant
d'accéder illicitement aux serveurs de ses clients (sans doute
pour accroître la qualité de la maintenance préventive?).
microsoft avait ainsi accès à toutes les données
commerciales confidentielles. Le mot de passe pour ouvrir cette porte
était "les ingénieurs de Netscape sont des couillons (weenies)"
en septembre 2000 nouvelle alerte La Privacy Foundation
révèle en effet qu'un bogue présent dans la suite
bureautique de Microsoft permet à des particuliers ou des entreprises
de glisser des "web-bugs" dans les fichiers Word, Excel ou PowerPoint,
téléchargés sur Internet. Ces petits points d'ancrage
d'un pixel carré, véritables mouchards du Web, permettent de
suivre le document en question et éventuellement de récolter des
informations confidentielles.
en 2000 les Virus IloveYou, Joke et Melissa avec leurs
milliards de dollars de dégats et RESUME qui permet de voler les
codes secrets des ordinateurs infectés ont mis une nouvelle fois en
évidence aussi bien les trous de sécurité de
Outlook express que les faiblesses de Windows notoirement connus et pour
autant non réparés
fin 2000 le site de l'entreprise montre lui-même ses faiblesses
structurelles en étant profondément pénétré
par des Hackers qui ont pu accéder aux codes source les plus secrets de
la compagnie
Mai 2001 Eeye Digital Security démontre que le logiciel IIS,
générant les pages web de près de 6 millions de sites dans
le monde présente une faille de sécurité qui
apparaît quel que soit le système d'exploitation Microsoft
utilisé : Windows NT, 2000 et même la bêta d'XP: un pirate
pouvait prendre " le contrôle complet du serveur et effectuer n'importe
quelle action sur lui "
Mai 2001 Windows Media Player était un mouchard en puissance
L'éditeur admet trois nouvelles failles de sécurité dans
son lecteur multimédia. L'une d'elles, discrètement
avouée, aurait permis à un tiers d'identifier l'usage