Ministère de l?Economie, des Finances et de l?Industrie
Jean-Michel YOLIN
Table des matières
Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie
Ministère délégué
à l'Industrie
Conseil Général des |
Conseil Général des |
|||
Mines |
Technologies de l'Information |
|||
Internet et Entreprise
mirages et opportunités ?
Pour un plan d'action
Contribution à l'analyse de l'économie de l'Internet
Rapport de la Mission conduite par
Jean-Michel YOLIN, Ingénieur Général des Mines
avec
Jean-Claude Merlin, Ingénieur Général des
Télécommunications
Christian Scherer Ingénieur Général des Mines
Grégoire Postel-Vinay Ingénieur en Chef des Mines
Mise à jour 1er Janvier 2004
Préambule.
Ce rapport 2004 est la huitième édition depuis la première
demande du Ministre, en 1997 nous chargeant
Après un développement rapide durant la dernière
décennie du siècle passé, les 3 dernières
années amplifiant le mouvement amorcé mi-2000, ont
été des années paradoxales avec une divergence
totale entre le "monde réel" et le "monde financier" :
v de proposer des actions pour que nos entreprises tirent le meilleur parti de
cette évolution.
2003 a montré une nette reprise pour les "champions" rescapés de
la tempête et la nouvelle économie poursuit son
développement mais loin des feux de la rampe : c'est au coeur des
entreprises qu'elle apporte ses profondes mutations.
· Un effondrement boursier des entreprises du secteur lié
aux télécom et au commerce électronique qui paient les
excès des dernières années du siècle
précédent: excès de la spéculation, excès de
certains investissements, excès des acquisitions.
Il apparaît aujourd'hui clairement qu'Internet ce n'est ni du contenu,
ni du contenant (ce n'est ni un "média" ni des
télécom et encore moins une synergie entre ces deux
métiers profondément différents), ni pour l'essentiel de
la Technologie, ni de la Communication, ni de l'Information (dans NTIC, seul N
devrait être conservé!), que les sites web et le commerce
électronique ne sont qu'une infime partie des potentialités qu'il
offre, qu'Internet, outil extrêmement puissant et qui fera la
différence dans la compétition n'est pas pour autant un "gri-gri"
qui dispenserait d'avoir un vrai métier avec des vrais produits ou
services, avec des vrais clients et un vrai compte d'exploitation
Internet est un outil de réseau, l'outil des transactions qui
transmet des instructions opérationnelles autant que des informations.
Il change en profondeur l'organisation des entreprises et permet des gains
considérables de compétitivité en écrasant les
coûts: coûts administratifs permettant un redéploiement
du personnel vers les clients, coûts d'achat, coûts de formation,
coût du SAV et augmentation de son efficacité, en
limitant les stocks et en-cours et donc les besoins de capitaux
pour opérer une entreprise, en réduisant temps et coût
de conception d'un nouveau produit, en donnant les moyens d'un suivi
logistique performant et en assurant aux "nomades" une connexion
à ce réseau aussi efficace qu'aux sédentaires
C'est un outil de compétitivité de flexibilité et
de réactivité: c'est en fait le nouveau système
nerveux de nos entreprises: son appropriation n'est ni un
problème technique, ni financier, mais culturel (organisation
autour de la satisfaction du client) et organisationnel (accent sur un
fonctionnement en réseau autour de projets avec un déplacement
fort des mécanismes de pouvoir)
C'est aussi un outil de modernisation des administrations, leur
permettant d'être plus efficaces, d'avoir des guichets
électroniques disponibles en permanence (le 24/7),
générant moins de frais pour les administrés grâce
à des procédures en ligne et à visage plus humain, les
tâches "de bureau" étant automatisées les fonctionnaires
devraient pouvoir être davantage disponibles pour leurs concitoyens
Internet, loin de "déshumaniser" réduit toutes les
tâches automatisables dans le cadre de process (comptabilité,
approvisionnement, organisation de la production, suivi client, archivage,
suivi qualité,...) et permet à l'inverse de redéployer les
personnes vers des fonctions d'écoute client, de développement de
partenariats, d'innovation, de conduite de projet
Internet entraîne également une mutation profonde de
l'organisation du tissu industriel: réduisant les coûts et les
délais des transactions interentreprises (production ou conception d'un
produit nouveau) permettant l'indispensable traçabilité
exigée des processus qualité, il conduit les entreprises
à se spécialiser sur leur coeur de métier et à se
configurer en réseaux, "entreprise virtuelle" autour de projets
(conception et construction d'un avion, chantier petit ou grand de BTP,
tourisme,..), en accroissant sa capacité à s'adapter aux
fluctuations chaque jour plus brutales du marché (jusqu'au cas
extrême de la Fabless Company): à tel point, comme nous l'avons
observé aux US, que symboliquement le "firewall", protection des
informations sensibles contre les intrusions, n'est plus autour de l'entreprise
à travers les entreprises mais autour du projet
Bien entendu, cela implique qu'une entreprise ne peut véritablement
tirer bénéfice d'Internet que si cette évolution concerne
simultanément ses fournisseurs, clients et partenaires : c'est une des
grandes difficultés qui confère aux pouvoirs publics et aux
grands donneurs d'ordre une responsabilité particulère à
travers le lancement d'action collective comme ce fut le cas, avec
succès, dans le domaine de la qualité il y a quelques
années
2003 a été marqué par le lancement du programme
Boost-Aéro (et sa composante e-pme) déployant
à l'échelle nationale et développant l'initiative prise en
Midi-Pyrénées dans le domaine aéronautique spatial et
Défense...
Ce programme a mis en évidence une nouvelle fois le cruel retard de
nos infrastructures (disponibilité, capacité, qualité
et prix) et la difficile montée en puissance d'une véritable
concurrence. La mise en oeuvre progressive des directives
européennes et la capacité d'initiative conférée
aux collectivités locales devrait, espérons le, permettre de
remédier à ce très préjudiciable état de
fait dans les prochaines années. Par ailleurs l'arrêt des
investissements provoqué par la situation financière
dégradée des opérateurs (qui ont consacré leurs
moyens financiers à des acquisitions déraisonnables à
l'étranger) ont conduit les producteurs d'équipement,
détenteurs de la technologie, au bord de la faillite handicapant leurs
efforts de R&D, ce que nous risquons de payer très cher à
l'avenir avec l'émergence de la Chine dans ce secteur
Internet introduisant de nouveaux modèles d'organisation, de nouveaux
produits ou services, continue à offrir des opportunités
nombreuses de création d'entreprises et la folie des start-up de
la "bulle" ne doit pas occulter l'importance toujours actuelle de cet enjeu.
Mais créer une entreprise redevient ce qu'elle a toujours
été, une aventure passionnante difficile et risquée,
indispensable à la vitalité et au renouvellement de notre tissu
économique et qui en tant que tel, mérite une attention d'autant
plus soutenue des pouvoirs publics que les financements se font rares.
Les entreprises leaders créées autour de vraies innovations ont
pour beaucoup survécu et retrouvent en 2003 des valorisations de
plusieurs dizaines de milliards de $
Parmi les innombrables start-up qui ont disparu, certaines avaient
développé des concepts qui ne nous paraissent pas pour autant
condamnés: sans doute en avance sur leur temps elles avaient
anticipé une adoption plus rapide de leurs produits ou technologies en
sous-estimant la lenteur des évolutions des esprits, ou dans d'autres
cas elles ont été poussées à un
développement trop rapide, notamment à l'international par des
investisseurs impatients et elles n'ont pas tenu le choc. Nous n'avons pas
voulu gommer ces aventures qui seront sans doute reprises plus tard par
d'autres, ni nous gausser de ces échecs, car même si le
succès n'est pas au bout du chemin, le fait d'avoir oser créer
mérite notre respect
Malheureusement nos nombreux déplacements à l'étranger,
tant dans les pays du Nord qu'aux Etats Unis ou en Asie nous ont montré
le creusement de l'écart entre nos entreprises et leurs
compétiteurs: notre modèle sociologique d'entreprise, issu, comme
dans les autres pays latins, de l'agriculture est basé sur "la
défense de territoires", et donc sur le modèle
hiérarchique, ou la fidélité est plus reconnue que la
compétence, et qui se révèle peu adaptée à
une organisation en projets partenariaux en réseau. Nos entreprises ont
vu arriver Internet non comme une opportunité mais comme une menace et
n'ont pas caché leur satisfaction devant ce qu'ils ont cru être
l'effondrement de la "nouvelle économie" qui ne concernait en fait que
les aspects superficiels et excessif, et ont totalement détourné
leur attention de ce qu'elles considèrent aujourd'hui comme un mirage
dissipé
Le rapport du World Economic Forum 2003 portant sur 82 pays situe la France au
4ème rang mondial pour la qualité de ses
ingénieurs et scientifiques mais seulement en 19ème
position en terme de capacité à utiliser les réseaux de
technologie de l'information (critère ou la Finlande occupe la
1ère place et les Etats Unis la seconde). Cette analyse confirmerait
l'hypothèse que notre retard est structurel et correspondrait à
une question culturelle et non à un retard technologique
Sur le plan géopolitique, à côté de la
domination des Etats Unis et du niveau d'excellence de l'Europe du Nord on note
que le Japon (en dehors des technologies nomades) souffre des mêmes
difficultés culturelles que nous pour pouvoir pleinement exploiter les
potentialités de l'Internet, mais qu'à l'inverse émergent
de nouveaux foyers de développement de très haut niveau
technologique en Inde et dans le "monde Chinois"
(périphérie du pacifique et Asie du Sud-Est) : ce serait une
très grave erreur d'analyse que de considérer ces pays comme
simplement des "pays à bas couts"
Le classement du World Economic 2002 basé sur le jugement des
businessmen de la planète, est certes très contestable, mais,
avec une recul de notre pays de 10 places (a la 30ème place,
l'Italie étant à la 39ème place) alors que les
pays ayant misé sur internet caracolent en tête (Amérique
du Nord mais aussi, Pays du nord et Dragons asiatique) doit néanmoins
nous inciter à la reflexion. 2003 nous a certes permis de regagner
quelques places mais nous sommes toujours loin des leaders
Certains philosophes ont même idéalisé cet état de
fait dans une apothéose de "french arrogance" en déclarant "la
France ne prend pas du retard, elle prend du recul": espérons que le
précipice n'est pas juste dans notre dos
Sur le plan de la technologie nous noterons cette année la
percée spectaculaire au niveau mondial de la technologie WiFi qui
permet un accès sans fil beaucoup plus rapide que l'UMTS et infiniment
moins cher arriveront-elle à se compléter? certains en doutent et
craignent de nouvelles difficultés pour la "3G"
Par ailleurs les problèmes de sécurité ont
été au coeur des préoccupation tant des Etats que des
entreprises étant donné le rôle clé que jouent
maintenant ces technologies dans le fonctionnement de notre
société et de notre économie : la plus grande
efficacité apportée par celles-ci se traduit aussi par une plus
grande vulnérabilité, et de difficiles arbitrages doivent
être faits entre sécurité et respect de la vie
privée (débats sur le programme "National Strategy To Secure
Cyberspace" et le projet "Carnivore" par exemple). Notons aussi depuis
l'été 2003 une véritable explosion du SPAM
(courriers non sollicité ou "pourriels") qui ont littéralement
envahi les messageries
Confucius disait "l'ennemi de la connaissance n'est pas l'ignorance mais
le fait que l'on croit savoir": ce rapport se donne comme objectif
d'essayer d'aller au delà des apparence et de mettre le projecteur sur
les éléments clé de cette mutation et les actions à
entreprendre par les acteurs concernés
Un grand nombre de personnes (entreprises, sociétés de conseil,
organismes de formation,...) nous ont suggéré d'assurer la mise
à jour d'un rapport qu'ils utilisent comme document de
référence (support de cours, source d'exemples d'application pour
la sensibilisation et le conseil, guide méthodologique, ...).
La présente version essaye de répondre à cette demande:
Comme la précédente, celle-ci est consultable à l'adresse
www.ensmp.fr/industrie/jmycs (depuis sa première publication
ce rapport a reçu plus d'un million de requêtes provenant de 103
pays), où il est possible de la télécharger ou de
l'utiliser en format html comme plate-forme de navigation pour accéder
à toutes les sources citées (le sommaire très
détaillé essaie de faciliter un accès direct et rapide
à la préoccupation du lecteur).
En outre une page de News -
www.yolin.net - permettra de
continuer à l'enrichir progressivement par des développements
spécifiques (formation, intelligence économique,
développement économique local, création d'entreprises
dans les NTIC, infrastructures et aménagement du territoire, Internet et
collectivités locales, sécurité, les nouveaux
métiers, la e-santé, la "soft-war", les clubs d'entreprise, les
actions collectives comme Boost-Aéro, les rapports de mission,...) et de
rester à votre écoute pour continuer à capitaliser notre
expérience collective
Merci à tous
1 L'Internet en deux mots 21
1.1 Le fruit étrange de la liaison entre la rigueur des militaires et la
créativité libertaire des chercheurs sur fond de guerre froide 21
1.1.1 Dans les années 70, une initiative pour limiter la
vulnérabilité des réseaux informatiques en cas d'attaque
nucléaire : 21
1.1.2 Un apport décisif des chercheurs en terme d'ergonomie et de
convivialité : 22
1.1.3 Qui paye ? Qui contrôle ? : 24
1.1.3.1 Aujourd'hui un financement à 90% privé et une
régulation par consensus 24
1.1.3.2 ...sauf pour préparer la génération suivante : une
action forte de l'Etat américain 24
1.1.3.3 Qui le contrôle ? : une régulation par consensus 25
1.1.4 Une technologie peu onéreuse, et accessible aux PME 25
1.1.5 Une technologie simple et intuitive dans sa mise en oeuvre 26
1.1.6 Invulnérable aux attaques atomiques... mais pas aux pirates :
l'e-crime 27
1.1.7 Une distinction à opérer entre réseau de transport
et règles de circulation: "la tuyauterie"(le réseau Internet) et
les "protocoles" (les "technologies" Internet) 27
1.1.8 l'Internet : ni "du contenu" ni "du contenant", mais un standard
transactionnel permettant un fonctionnement en réseau , c'est le
"système nerveux" de notre économie 27
1.2 Au-delà du mail et de la navigation, les multiples fonctions
d'internet: 28
1.2.1.1 De nouveaux moyens de communiquer efficaces, rapides et bon
marché, 28
1.2.1.1.1 Le courrier électronique l'e-mail ou courriel 28
1.2.1.1.2 La téléphonie "IP" (VoIP): "l'international pour le
prix du local" avec d'importantes fonctionnalités en sus 29
1.2.1.1.3 Web-cam, visiophonie, téléconférence,
vidéoconférence pour une communication plus riche 30
1.2.1.1.4 voir à distance en trois dimensions : un atout pour le
tourisme, l'immobilier ou les catalogues 31
1.2.1.1.5 Des Forums, des espaces pour bavarder (IRC "Internet Relay Chat",
messageries instantannées), 31
1.2.1.1.6 Un phénomène nouveau depuis 2003 : "wiki" et "weblog" 31
1.2.1.1.7 La Radio et la télévision sur internet 32
1.2.1.2 Des outils pour faciliter la communication 32
1.2.1.2.1 La reconnaissance vocale 32
1.2.1.2.2 La synthèse vocale 32
1.2.1.2.3 La traduction automatique 32
1.2.1.2.4 La reconnaissance de l'écriture manuscrite 33
1.2.1.2.5 La Vision 3D, réalité virtuelle 33
1.2.1.2.6 de nouveaux outils prêts à sortir des laboratoires:
goût, odorat, toucher, reconnaissance des expressions du visage,
réalisaion d'objets en 3D 33
1.2.1.3 Des outils pour trouver l'information pertinente 34
1.2.1.3.1 Internet représente aujourd'hui la nouvelle
encyclopédie universelle 34
1.2.1.3.2 Les annuaires et moteurs de recherche : trouver une information parmi
des milliards de documents 34
1.2.1.3.3 La recherche à travers les newsgroup 35
1.2.1.3.4 La recherche dans les banques de données 36
1.2.1.3.5 L'exploitation des flux d'information 36
1.2.1.3.6 en exploitant l'information spatiale sous-jacente aux contenus ou aux
données existantes. 36
1.2.1.4 Se procurer des produits et services sur le web 36
1.2.1.4.1 Le téléchargement de programmes informatiques, de
données, d'images, de sons, de vidéo... : 36
1.2.1.4.2 Faire ses courses sur internet, des magasins ouverts 24/7 payer en
ligne ou entre particuliers 36
1.2.1.4.3 Accomplir les formalités administratives 36
1.2.1.5 Publier de l'information accessible du monde entier 37
1.2.1.6 Travailler ensemble malgré les distances : Internet un outil de
réseau 37
1.2.1.6.1 Partager des documents : le travail collaboratif 37
1.2.1.6.2 mutualiser des moyens de calcul les "grilles de calcul" ou "data
Grid" 38
1.2.1.6.3 Partager des moyens de stockage de données 38
1.2.1.6.4 Partager ses carnets d'adresse 38
1.2.1.7 Au delà de l'information, Internet un protocole
transactionnel : Des outils pour surveiller et agir 39
1.2.1.7.1 Un outil de communication entre les machines: à l'usine comme
à la maison (domotique) 39
1.2.1.7.2 Télésurveiller et téléopérer : du
SMS au MEMS , l'irruption des nanotechnologies 40
1.2.1.7.3 Un début d'abolition des frontières entre l'inerte et
le vivant : NBIC et BANG 41
1.2.1.8 L'arrivée du haut débit et de l'accès internet
nomade 41
1.2.1.9 Le Peer to Peer (P to P), un retour au source, la mise en réseau
des ordinateurs sans serveur central 41
1.2.1.10 De la réserve de puissance sous le pied: les lois de Moore, de
Machrone et de Rock 42
1.3 Un développement explosif: une "Hot-Technologie". Quelques
statistiques 43
1.3.1.1 Dans tous les pays développés une croissance
exponentielle mais difficile à mesurer 43
1.3.1.1.1 La fantastique explosion d'Internet : les "dog years" 43
1.3.1.1.2 Mythes et réalités du modèle de l'Internet
"gratuit" 43
1.3.1.1.3 ...mais que mesure-t-on? Est-ce significatif de la
réalité des évolutions importantes? 43
1.3.1.2 Quelques repères chiffrés néanmoins 46
1.3.1.3 Un paradoxe apparent : la bourse s'effondre et les usages continuent
à croitre sans rupture pendant que la rentabilité se
développe 47
1.3.1.4 Les statistiques cachent plus de choses qu'elles n'en montrent: les
"achats Online" ne sont que le sommet de l'isberg 49
1.3.1.5 Que faut-il penser du concept de "Nouvelle économie"? 50
1.3.1.5.1 C'est bien plutot d'une "nouvelle organisation de l'économie"
dont il est question 50
1.3.1.5.2 Même si l'on s'en tient au commerce électronique, ce
serait une erreur de l'opposer au commerce traditionnel: les Click & Mortar
50
1.3.1.6 la croissance en France, en Europe et dans le monde 52
1.3.1.6.1 La France est en retard 52
1.3.1.6.1.1 les dernières années du siècle auront vu le
décollage ... mais pas le rattrapage et cette tendance se poursuit. 52
1.3.1.6.1.2 Encore très masculin et élitiste 53
1.3.1.6.1.3 Les grands groupes français prennent le virage,
l'année du décollage pour les mutations en profondeur 54
1.3.1.6.1.4 Les PME: en 2003 une prise de conscience encore faible 54
1.3.1.6.2 L'Amérique du Nord et Israel 55
1.3.1.6.3 L'Asie, partie plus tardivement mais elle connait une forte
croissance 55
1.3.1.6.4 Les pays européens: la fracture Nord/Sud entre pays latins et
anglo-saxons, les champions Nordiques 57
1.3.1.6.5 Quelques statistiques : nos PME face à leurs concurrents
européens 62
1.3.1.6.5.1 nos PME ne sont pas en retard en matière
d'investissements informatiques 62
1.3.1.6.5.2 une croissance des usages des technologies de l'internet mais un
retard qui ne se dément pas 62
1.3.1.6.5.3 un retard encore plus important des secteurs BTP et logistique. 63
1.3.1.6.5.4 Un retard également dans le domaine de la
sécurité 63
1.3.1.6.5.5 La situation est encore pire pour les PME de plus de 100
salariés que pour les TPE 63
1.3.1.6.5.6 en conclusion : la fracture Nord/Sud passe entre les pays latins et
les pays anglosaxons 64
1.3.1.6.6 Le Minitel : notre langue d'Esope 64
1.3.1.6.6.1 Un atout : 64
1.3.1.6.6.1.1 Un fonds de commerce déjà établi pour le
commerce électronique (transport, banque, VPC,...) 64
1.3.1.6.6.1.2 Une profession d'éditeurs nombreuse et prospère
grâce en particulier à la formule kiosque qui a permis une
facturation simple et bien acceptée. 65
1.3.1.6.6.1.3 Des cyber-commerçants avant la lettre 65
1.3.1.6.6.1.4 Une profession de "télématiciens" performante 65
1.3.1.6.6.1.5 Des bases de données et des fonds documentaires
très importants 65
1.3.1.6.6.1.6 Des ressources financières confortables qui permettent le
financement du web 65
1.3.1.6.6.2 Un handicap : 66
1.3.1.6.6.2.1 le Minitel a renforcé notre tendance à raisonner au
niveau Franco-Français 66
1.3.1.6.6.2.2 il nous a plus habitué à payer le temps que
l'information 66
1.3.1.6.6.2.3 la confortable facilité de gestion d'un outil qui permet
de facturer bien des choses... 66
1.3.1.6.6.2.4 apportant une réponse partielle mais rapide aux besoins
principaux il limite l'appétence pour le web 67
1.4 Internet et les technologies traditionnelles de transfert de
données électroniques 67
1.4.1 Internet : quoi de plus que le Minitel ? 67
1.4.1.1 beaucoup d'avantages : 67
1.4.1.1.1 Il est mondial, les "Netizen" 67
1.4.1.1.2 Peu onéreux ... et en baisse rapide 67
1.4.1.1.3 Il offre quantité de fonctionnalités nouvelles 68
1.4.1.1.4 Il conduit pour les infrastructures à la "convergence" entre
Téléphone, TV et information 68
1.4.1.1.4.1 Mais pas de convergence pour les terminaux (à l'exception
des "nomades" 68
1.4.1.1.4.2 Et encore moins convergence "contenant-contenu" pour les
entreprises 68
1.4.1.2 Mais encore des problèmes à régler : 69
1.4.1.2.1 Facturation complexe par absence d'une fonction kiosque 69
1.4.1.2.2 Une lenteur parfois désespérante, plantages et
déconnexions nécessitent patience et nerfs solides 69
1.4.1.2.3 Paradoxe: l'Internet favorise une diversité culturelle mais la
langue anglaise s'impose pour le business 69
1.4.2 Des problèmes de sécurité pour les
échanges via internet et pour la conservation des documents 70
1.4.2.1 Votre correspondant est-il ce qu'il prétend être? vos
échanges n'ont-ils pas été altérés? Lus par
un tiers?: vers une architecture de confiance permettant de donner une valeur
juridique aux échanges 70
1.4.2.2 Lors de l'établissement d'un contrat électronique chaque
"partie" en conserve un exemplaire: comment s'assurer de sa conformité
à l'exemplaire d'origine ? 70
1.4.2.3 L'authentification des documents de toute nature: photo, vidéo,
dessin,... 70
1.4.2.4 la signature électronique, les certificats, "l'Infrastructure
à Clés Publiques" (ICP ou PKI) 70
1.4.2.4.1 le principe des clés asymétriques :
Intégrité, authentification, confidentialité, non
répudiation 71
1.4.2.4.1.1 Intégrité et authentification de
l'émetteur, en chiffrant à l'aide de la clé secrète
de l'émetteur: la signature 71
1.4.2.4.1.2 Confidentialité: chiffrement avec la clé publique du
destinataire 71
1.4.2.4.1.3 Intégrité, authentification et
confidentialité: le double chiffrement 71
1.4.2.4.1.4 Principe du théorème d'Euler: 71
1.4.2.4.2 Dans les faits c'est un peu plus compliqué : le
"condensé" ou "hachis" et les "clés de session" 71
1.4.2.4.2.1 Pour l'Intégrité et identification de
l'émetteur ou du signataire, le "condensé" ou "hachis" 72
1.4.2.4.2.2 Pour la confidentialité les "clés de session",
clés de cryptage symétriques 72
1.4.2.4.3 Principe de l'architecture de confiance: comment être certain
de l'identité de l'emetteur 72
1.4.2.4.3.1 L'Autorité de Certification (AC), tiers de confiance 72
1.4.2.4.3.2 L'autorité d'enregistrement 73
1.4.2.4.3.3 Les Services d'horodatage et d'archivage 73
1.4.2.4.3.4 L'architecture de confiance ICP (infrastructure de clés
publiques) ou PKI (Public Key Infrastructures) 73
1.4.2.4.3.5 Une complexité qui heureusement n'est pas perceptible au
niveau de l'utilisateur pour les messageries 73
1.4.2.4.3.6 Une ergonomie encore non stabilisée pour les documents
(contrats,...) 73
1.4.2.4.4 Vers une valeur juridique aussi forte que le papier, aux niveaux
mondial, européen et national 73
1.4.2.5 Les méthodes basées sur le cryptage sont elles sures?
74
1.4.2.6 Enjeux pour les entreprise et pour le pays de la réglementation
de la cryptographie' 74
1.4.2.7 Des solutions pour sécuriser les transactions
financières, problème des vol de numéros de carte de
crédit 75
1.4.2.7.1 La carte à puce et e-card (carte virtuelle dynamique ou CVD) 76
1.4.2.7.2 Le porte-monnaie électronique (PME) 77
1.4.2.7.3 Le paiement entre particuliers par e-mail, Web,
téléphone, SMS, infrarouge, ... 77
1.4.2.8 Risques d'intrusion dans les systèmes informatiques : virus,
vers, bombes logiques, chevaux de Troie, hoax, backdoors, rétrovirus,...
77
1.4.2.9 SPAM, nouvelle forme de pollution: une explosion en 2003 avec les virus
pilleurs de carnet d'adresse, les robots harvester et le rétrospam.
Comment se protéger? 78
1.4.2.9.1 Quelques données sur le SPAM 78
1.4.2.9.2 Qui sont les spammeurs? Pourquoi le SPAM? Leurs techniques? Quel
"business model"? 79
1.4.2.9.3 Que faire contre le SPAM: les méthodes de première
génération, parfois un remède pire que le mal 80
1.4.2.9.4 Depuis l'été 2003, nouvelles technologies des spammeurs
: robots "harvesters", virus pilleurs de carnets d'adresse, piratage de
serveurs pour les envois, et chevaux de troie qui vous transforment en
émetteur de SPAM à votre insu 80
1.4.2.9.5 Un nouveau facteur de risque les logiciels "sociaux" de type Plaxo 82
1.4.2.9.6 La nécessité d'employer des moyens beaucoup plus
sophistiqués pour se protéger 82
1.4.2.9.7 Se défendre mais aussi attaquer le mal à la source... 83
1.4.2.10 C'est un Far-West aussi en matière de droit et de police 84
1.4.3 Quoi de plus que les RÉSEAUX d'échange de données
professionnels existants ? 84
1.4.3.1 Moins onéreux et plus évolutif : 84
1.4.3.2 Mais jusqu'alors une moindre garantie de sécurité et de
débit: nécessité de passer de IPV4 à IPV6 85
1.4.4 Les TECHNOLOGIES Internet : quoi de plus que les systèmes
propriétaires ? 85
1.4.4.1 Des avantages majeurs: des logiciels plus abondants d'une
qualité supérieure et moins cher 85
1.4.4.2 Le paradoxe des Logiciels Libres 85
1.4.4.2.1 Un logiciel dont le code source est disponible la license GNU/GNL 85
1.4.4.2.2 Principaux handicaps : psychologiques 86
1.4.4.2.3 Son premier avantage : le rapport cout / efficacié 86
1.4.4.2.4 Second atout : ne pas dépendre d'un gros éditeur ni le
"prescrire" à ses utilisateurs, un impératif pour les pouvoirs
publics 86
1.4.4.2.5 Dernier atout, mais il est majeur : la sécurité 88
1.4.4.3 Aucun inconvénient identifié 91
1.5 jamais une nouvelle technologie ne s'était imposée aussi
rapidement 91
2 Des mutations majeures dans l'organisation des entreprises 92
2.1.1 L'information représente une part fortement croissante de la
valeur ajoutée 92
2.1.2 Internet écrase le temps en passant d'un processus discontinu
à un processus continu 92
2.1.2.1 aujourd'hui des étapes de production effectuées les unes
après les autres 92
2.1.2.2 Vers un processus continu: délais écrasés, stocks
supprimés, une personnalisation de masse : les technologies de
l'Internet fournissent le système nerveux de l'entreprise 93
2.1.3 L'impératif du respect des standards, clé de
l'ineropérabilité et donc de l'entreprise en réseau 95
Les implications sur l'organisation de l'entreprise de cette logique de
standards 95
2.1.3.1 Le problème de "l'héritage" (les legacy systems): les
"services web" (Web services), l'EAI 95
2.1.4 centralisation ou décentralisation des pouvoirs dans l'entreprise?
96
2.1.5 concentration géographique ou entreprise éclatée 96
2.1.6 une modification en profondeur des circuits commerciaux le "B to C to B"
97
2.1.7 Une industrie moins gourmande en capitaux: réduction des stocks et
"fabless company" ... et stratégie du lombric 97
2.1.7.1 réduction des stocks par une production pilotée par la
demande 97
2.1.7.2 les atouts de l'entreprise sans usine : flexibilité,
économie de capitaux 98
2.1.7.3 mais une évolution qui conduit à la stratégie du
lombric 98
2.1.8 le "projet" comme structure forte de l'économie au
détriment de l'entreprise avec sa hiérarchie 98
2.1.8.1 le programme "e-pme" : l'industrie aéronautique et spatiale dans
un premier temps 99
2.1.9 L'Internet au service tant de la compétitivité que de
l'expansion 101
2.1.9.1 Les technologies de l'Internet et la compétitivité :
"faster, better, cheaper" 101
2.1.9.2 Les technologies de l'Internet et le développement 101
2.1.10 Internet et la création d'entreprises 101
2.1.11 Faire une distinction entre PME et PMI n'apparaît pas pertinent 102
3 Les entreprises dont le métier repose sur le traitement de
l'information 103
3.1 Les entreprises directement concernées par le fonctionnement
d'Internet: 103
3.2 Les industries dont le métier consiste à produire ou à
traiter de l'information : des clients naturels...mais qui vont devoir
repenser leur métier 103
3.2.1.1 Les producteurs de logiciels 104
3.2.1.2 La presse, les médias, les éditeurs de journaux et
magazines (papier, radio ou TV) 104
3.2.1.3 La formation: un marché plein de promesses, le "e-learning"
107
3.2.1.3.1 Un enjeu majeur tant pour les parents que pour les entreprises et
pour le Pays 107
3.2.1.3.2 Les atouts du e-learning : moins cher, plus efficace et s'adaptant
mieux aux contraintes des "apprenants" 107
3.2.1.3.3 une évolution radicale des métiers d'enseignant 108
3.2.1.3.4 Un cruel manque de R&D dans ce domaine 109
3.2.1.3.5 Une approche pénalisée par la qualité et le cout
de nos infrastructures de télécom 110
3.2.1.3.6 Quelques sites de référence 110
3.2.1.4 Les professions financières: banques, assurance, courtiers,
bourses des valeurs... 110
3.2.1.5 Les producteurs de services de loisir : hôtel, tour operator,
opérateurs de billetterie 114
3.3 les professions où l'information est au coeur de la valeur
ajoutée, mais qui, néanmoins, nécessitent un contact
physique ou la livraison d'un objet : 115
3.3.1.1 Parmi les métiers à réinventer : ceux de la
chaîne éditoriale 115
3.3.1.1.1.1 Les livres 115
3.3.1.1.1.2 La musique 116
3.3.1.1.1.3 la valeur attachée à la connaissance du client 117
3.3.1.1.1.4 De nouveaux modes de rémunération : les liens
marchands, affiliation 117
3.3.1.2 Les intermédiaires du marché immobilier 118
3.3.1.3 Les entreprises et professions concernées par la Santé :
la e-santé 118
3.3.1.3.1 Un outil au service des patients 119
3.3.1.3.2 ...y compris dans ses déplacements 119
3.3.1.3.3 détection des signes avant coureurs et gestion de crise :
épidémies et catastrophe 120
3.3.1.3.4 ...mais aussi pour la distribution des médicaments : les
e-pharmacies. Avantages et risques d'abus 120
3.3.1.3.5 une source d'économies pour les patients et les
systèmes d'assurance maladie 120
3.3.1.3.6 Un outil pour les industries du médicament : du "drug design"
au suivi des essais cliniques 121
4 Quelles opportunités pour les PME "ordinaires", pour lesquelles le
contenu "immatériel" n'est pas considéré comme
l'élément essentiel du métier? 122
4.1 Emettre de l'information : Site Web, Commerce électronique 122
4.1.1 NIVEAU 0 : l'option "zombie" mettre sur le Web une "carte de visite", le
site "plaquette" 122
4.1.1.1 Le site zombie modeste. Un seul avantage, l'achat de votre nom 122
4.1.1.2 Mais de graves inconvénients 124
4.1.1.3 Une variante dans les grandes entreprises ou les institutions : le site
"zombie trilingue de luxe " 125
4.1.1.4 De tout cela nous tirons une règle d'ergonomie majeure : la
règle d'or des "20 kilo, 3 clic et 0 mépris" 125
4.1.2 NIVEAU 1 : le site catalogue 127
4.1.2.1 interactif : à l'écoute du client... en lui apportant des
réponses rapides à ses e-mail 127
4.1.2.2 Ergonomique: penser d'abord à en faire un outil efficace pour le
visiteur 127
4.1.2.3 Mise à jour permanente, richesse de l'information,
économies par rapport au papier 127
4.1.2.4 Une visibilité internationale 129
4.1.2.5 Beaucoup d'information mais avec une stricte gestion des accès :
le principe de la minijupe 129
4.1.2.6 Le site catalogue un moyen pour trouver de nouveaux partenaires. 129
4.1.2.7 Un moyen également pour trouver de nouveaux collaborateurs 130
4.1.2.8 Analyser la fréquentation de votre site pour en améliorer
l'efficacité : 130
4.1.2.8.1 Qui vient vous voir ? 130
4.1.2.8.2 Comment les visiteurs circulent-ils entre vos pages ? 130
4.1.2.9 Un site spécifique pour les partenaires financiers 130
4.1.2.10 La communication en cas de crise : un site
« fantôme » prêt à être mis en
oeuvre ? 131
4.1.3 NIVEAU 2 : vendre grâce à Internet: Le site transactionnel
132
4.1.3.1 Le paiement on line : un problème la plupart du temps secondaire
et pourtant mis en tête des préoccupations par 43 % des PME
françaises interrogées 133
4.1.3.1.1 Le paiement proprement dit, ne représente que 1% (ou moins) du
prix final, sa valeur ajoutée est donc faible (sauf pour les
micro-paiements) 133
4.1.3.1.2 Réinventer une fonction kiosque au profit des éditeurs
et des marchands: Telco, Portails ou Banques? 133
4.1.3.1.2.1 Les professionnels de la facturation: opérateurs de
télécommunications, fournisseurs d'accès Internet,
compagnies délectricité, ... 134
4.1.3.1.2.2 sites portails, principales portes d'entrée sur le web (AOL,
Yahoo !, Netscape, Lycos...) 135
4.1.3.1.3 "we need banking but not bankers" (Bill Gates) la création de
monnaie virtuelle? 136
4.1.3.1.4 La sécurité : Le risque réel n'est pas
toujours où l'on croit 136
4.1.4 NIVEAU 3: à l'écoute du client permettant une production
sur mesure 139
4.1.4.1 Le vrai enjeux : la valeur ajoutée de toute la partie
commerciale représente généralement 20 à 30 % du
prix d'un produit ou d'un service vendu. 139
4.1.4.2 Ecoute attentive des clients et "production sur mesure de masse" (mass
customization) 139
4.1.4.2.1 Pour les clients individuels, la clé du succès : le
marketing "one to one" ou "1.2.1" 140
4.1.4.2.2 Le véritable fonds de commerce: la connaissance du client. Le
problème des fichiers 140
4.1.4.2.3 Le cas Amazon: le leader mondial du commerce électronique
poursuit sa croissance en 2003 141
4.1.4.2.4 L'émergence des communautés d'acheteur : une cible
privilégiée pour les PME : 142
4.1.4.3 Le développement de la marque et du produit, le
référencement, la publicité, l'e-pub, l'e-mailing 143
4.1.4.3.1 Le référencement: une étape essentielle 143
4.1.4.3.2 la publicité, l'e-pub pourquoi 144
4.1.4.3.2.1 Le développement de la notoriété de la
marque et des produits: un enjeu souvent majeur 144
4.1.4.3.2.2 Une stratégie qui explique les "pertes comptables" des
leaders 145
4.1.4.3.2.3 Des techniques publicitaires en pleine évolution: de la
pollution vers le service 145
4.1.4.3.2.4 un domaine promis à un brillant développement: mesure
d'audience, base de facturation 146
4.1.4.3.2.5 des outils pour un pilotage des campagnes de publicité en
temps réel 146
4.1.4.3.2.6 Mais encore bien des problèmes techniques et surtout
déonthologiques 147
4.1.4.3.3 l'e-pub, oui mais comment ?: 16 stratégies se dégagent
pour chasser le pigeon sur le Web 147
4.1.4.3.3.1 La chasse à l'affût : s'afficher sur un portail, le
bandeau, pop-up et pop-down, le sponsoring 147
4.1.4.3.3.2 La chasse à la glue : Le "mouse trapping" 148
4.1.4.3.3.3 La souricière : offrir un accès gratuit à ses
clients 148
4.1.4.3.3.4 la technique du coucou: graver directement votre publicité
sur le disque dur de votre prospect 148
4.1.4.3.3.5 l'appeau: payer l'internaute pour regarder votre publicité
et attirer des congénères : la "cashbar" 148
4.1.4.3.3.6 le miroir aux alouettes: loteries gratuites cadeaux, clic
humanitaire et jeux concours 148
4.1.4.3.3.7 La pêche au chalut: une présence sur une multitude de
petits sites 149
4.1.4.3.3.8 La "chasse à courre": ne faire apparaître sa
publicité qu'en fonction de l'internaute, les tags. 149
4.1.4.3.3.9 La chasse au furet : s'introduire masqué dans une
"chat-room" 150
4.1.4.3.3.10 Baguer les pigeons : cookies, web-bugs, brownies, et autre
"spywares" 150
4.1.4.3.3.11 Le braconnage: acheter le nom de son concurrent comme mot
clé sur les moteurs, les «hijackwares» 151
4.1.4.3.3.12 La chasse à l'appât: le "couponing" 152
4.1.4.3.3.13 La chasse à la mixomatose :Le marketing viral 152
4.1.4.3.3.14 La chasse en meute: les partenariats, les échanges de bons
procédés ( Web Ring) 153
4.1.4.3.3.15 La chasse en battue à l'aide de rabatteurs: les "liens
marchands et les contrats avec les shopbots 153
4.1.4.3.3.16 La chasse à la mitraille: l'e-mailing ou e-marketing,
simple, rapide, peu onéreux mais éviter le SPAM : le "permission
marketing" 154
4.1.4.3.4 L'e-pub : un marché en forte croissance jusqu'en 2000 et qui
entre en phase de maturité 155
4.1.4.3.5 Ne pas confondre publicité sur le Web et publicité pour
votre Web 156
4.1.4.3.6 La fausse bonne idée : la galerie marchande 156
4.1.4.4 L'écoute du client, la négociation commerciale et le
back office 157
4.1.4.4.1 Première forme de dialogue: les FAQ et les systèmes
experts 157
4.1.4.4.2 Seconde étape : l'échange par e-mail 157
4.1.4.4.3 Troisième étape : dialogue avec un opérateur, le
click&talk et le click&see 157
4.1.4.5 Les centres d'appel 158
4.1.4.6 la logistique: coûts et respect des délais, facteurs
déterminants du succès 159
4.1.4.6.1 Dématérialiser totalement quand c'est possible 159
4.1.4.6.2 Si l'Internet est le système nerveux, la logistique est le
système sanguin: l'infogistique 159
4.1.4.6.3 Un élément de coût très important
qu'Internet permet de maitriser au plus près 159
4.1.4.6.4 La vitesse de livraison et le respect des délais 160
4.1.4.6.5 Une profession et de multiples métiers promis à une
évolution profonde 160
4.1.4.7 La facturation, l'encaissement, la gestion: elle se trouve
très simplifiée 162
4.1.4.8 Le service après vente: ne pas l'oublier sous peine de voir fuir
les clients 162
4.1.5 Des formes d'achat et de vente plus sophistiquées : softselling,
enchères, brocante, bourses, ... 163
4.1.5.1 Le "softselling": des sites pour se distraire ou trouver une
information de référence 164
4.1.5.1.1 Des sites qui attirent, mais surtout qui retiennent: une
qualité nécessaire sur le web, être "collant" 164
4.1.5.1.2 ... et qui savent se rappeler à bon escient à votre
souvenir 164
4.1.5.1.3 "labourez moins large mais plus profond", préférez "la
part de client" à la "part de marché"": le CRM Customer
Relationship Management 164
4.1.5.1.4 Les sites visant l'achat "coup de coeur" 165
4.1.5.1.5 Pour des acheteurs recherchant le meilleur rapport
qualité/prix: informations, analyses comparatives, forums pour les
clients, outils de simulation, liens vers d'autres informations,... 165
4.1.5.1.6 Des sites qui ne vendent un produit mais qui apportent une
réponse globale au problème du client 167
4.1.5.1.7 Un nouveau marché de gros: celui de l'information, la
"syndication de contenu" 168
4.1.5.2 Les Meta-Marchands 168
4.1.5.3 La vente aux enchères sur le Web, les brocantes, le we-commerce
169
4.1.5.3.1 La vente aux enchères: depuis "e-soldes" jusqu'à un
marché majeur 169
4.1.5.3.2 La vente "au cadran" 171
4.1.5.3.3 Quand c'est le client qui est ammené à proposer un prix
171
4.1.5.3.4 Les enchères hollandaises 171
4.1.5.3.5 La brocante, la vente de "particulier à particulier": le "C to
C": le cas eBay 171
4.1.5.4 Le troc 172
4.1.5.5 Les achats groupés: le we-commerce: les prix baissent en
fonction du nombre de clients 173
4.1.5.6 Les sites d'appel d'offres : les enchères inversées 173
4.1.5.7 Un outil pour toutes les bourses 174
4.1.5.7.1 A tout seigneur tout honneur : les bourses des valeurs 174
4.1.5.7.2 Mais aussi toutes les autres bourses: emploi, fret, déchets,
technologies, partenariats, échanges, matériel d'occasion 176
4.1.6 Quelles PME peuvent espérer le plus de bénéfice
d'un "investissement Internet" pour faire du commerce électronique? 177
4.1.6.1 Pour le B to C 177
4.1.6.1.1 Tout d'abord bien entendu, les produits ou services
dématérialisables: tourisme, finance, musique,... 177
4.1.6.1.2 En fonction du produit ou du service 177
4.1.6.1.2.1 Produits nécessitant beaucoup d'informations et de
conseil voire des simulations avant l'achat 177
4.1.6.1.2.2 produits ayant potentiellement un créneau étroit mais
mondial 178
4.1.6.1.2.3 produits s'adressant à un public de haut niveau culturel 178
4.1.6.1.2.4 produits s'adressant à une clientèle de
passionnés 178
4.1.6.1.2.5 produits s'adressant aux jeunes ou à une clientèle
"branchée" 179
4.1.6.1.2.6 produits cadeaux : une "hotte technologie" et cadeaux d'affaires 179
4.1.6.1.2.7 Services visant au rapprochement de l'offre et de la demande quand
celui-ci est complexe et onéreux: 180
4.1.6.1.2.8 produits à durée de vie courte 180
4.1.6.1.2.9 produits saisonniers qu'un marché mondial permet de
désaisonnaliser 180
4.1.6.1.2.10 produits définis sur mesure avec le client (marketing "one
to one") 180
4.1.6.1.2.11 produits dont le coût de transport est faible par rapport
à la valeur 180
4.1.6.1.2.12 produits qui peuvent se définir facilement par des
caractéristiques objectives 181
4.1.6.1.2.13 produits nécessitant un service après vente
important (gros électroménager, véhicule,....) 181
4.1.6.1.2.14 produits nécessitant pour leur élaboration des
échanges techniques et administratifs nombreux 181
4.1.6.1.2.15 service rapide et personnalisé nécessitant beaucoup
d'informations pour le client et lui économisant du temps: 181
4.1.6.1.2.16 les produits susceptibles d'être vendus aux enchères
ou dans le cadre de bourses 181
4.1.6.1.2.17 entreprises jouant le rapport qualité/prix et cherchant
à être repérées par les agents intelligents
spécialisés 181
4.1.6.1.2.18 entreprises disposant d'une marque forte et qui ne peuvent
s'offrir d'être absentes sur le Web 181
4.1.6.1.2.19 entreprises désireuses de fédérer autour
d'elles des offres correspondant à des profils d'acheteurs 181
4.1.6.1.3 Bien entendu, produits destinés à d'autres entreprises
: le B to B (business to business) 181
4.1.6.2 Mais rappelons le, le e-commerce n'est qu'une infime part des
opportunités qu'offre Internet pour économiser des couts, des
fonds propres, des délais, accroitre la réactivité et se
développer 182
4.2 Réception d'information : recevoir, se faire livrer ou aller
chercher l'information 183
4.2.1 Passive : exploiter ce qui arrive, le data mining 183
4.2.2 Semi-active : définir ses centres d'intérêt afin de
recevoir automatiquement l'information pertinente ainsi que les mises à
jour des logiciels utilisés (PUSH et Agents Intelligents) 183
4.2.2.1 La veille économique, technique ou commerciale : 183
4.2.2.2 Des informations personnalisées : le "narrow casting" 184
4.2.2.3 Une mise à jour automatique de vos logiciels 184
4.2.2.4 Une fonction d'alerte qui vous permet de réagir plus vite pour
parer un danger ou saisir une opportunité 184
4.2.2.5 Des agents intelligents qui cherchent à votre place et
apprennent à mieux connaître vos besoins 185
4.2.2.6 Téléalerte et téléaction 186
4.2.2.7 Ce sujet est de ceux qui soulèvent les passions 186
4.2.3 Une utilisation active des ressources du web 186
4.2.3.1 Recherche de compétences : la recherche d'emploi et le
recrutement 186
4.2.3.2 Une nouvelle voie pour la formation des membres du personnel de
l'entreprises 187
4.2.3.3 Recherche de partenaires technologiques ou commerciaux 188
4.2.3.4 Aller chercher des services sur le Web 188
4.2.3.5 L'utilisation de services évolués en ligne: les ASP
(Application Services Providers) 188
4.2.3.6 L'Intelligence Economique: Recherche d'informations techniques et
économiques (brevets, publications, banques de données,
normalisation, marques,.... ) 188
4.2.3.7 Recherche d'information sur l'offre des concurrents 189
4.2.3.8 Renseignements commerciaux ou financiers sur les clients ou les
partenaires 189
4.2.3.9 Recherche d'appels d'offre 189
4.2.3.10 Les achats; recherche de nouveaux fournisseurs (sourcing),
e-procurement, shopbots, market-places 190
4.2.3.11 Des partenaires incontournables: les administrations 191
4.2.3.11.1 Le poids des formalités administratives représente une
charge non négligeable 191
4.2.3.11.2 Une opportunité pour faire des économies et gagner en
transparence: les marchés publics 191
4.2.4 En guise de conclusion..."de l'information moins fausse plus vite" 192
4.3 travail coopératif : l'apport majeur de l'Internet 193
4.3.1 un point commun: réduire les couts, les délais de
réalisation et de conception, les besoins de capitaux en augmentant
réactivité et flexibilité 193
4.3.2 A l'intérieur de l'entreprise l'Intranet 193
4.3.2.1 premier pas: donner à chaque salarié de l'entreprise une
adresse électronique 193
4.3.2.2 Développer un Intranet ? 193
4.3.2.3 L'Intranet zombie : le e-journal d'entreprise 194
4.3.2.4 Les Intranets de première génération : la
communication interne 194
4.3.2.4.1 Un point clé, donner l'accès à tous les sites
d'implantation et au personnel nomade: les VPN 194
4.3.2.4.2 une messagerie interne : l'annuaire, la norme LDAP 195
4.3.2.4.3 Un réseau téléphonique IP 195
4.3.2.4.4 Un site web avec un portail d'accueil, des forums ou news group et un
moteur de recherche 195
4.3.2.4.5 des fonctions "secrétariat général" 195
4.3.2.4.6 un système "Push" pour apporter à chacun l'information
dont il a besoin 195
4.3.2.5 Le véritable Intranet: le système nerveux de
l'entreprise 195
4.3.2.5.1 L'Intranet devient l'outil qui permet de réduire les
coûts de fonctionnement 196
4.3.2.5.2 Internet déshumaniserait? Bien au contraire 196
4.3.2.5.3 L'intranet siège de la conception des nouveaux produits: le
PLM Product Lifecycle Management 197
4.3.2.5.4 L'intranet permet le passage direct de la conception à la
fabrication et la conduite de la production 197
4.3.2.5.5 La Télémaintenance 198
4.3.2.5.6 L'intranet permet une connaissance et un suivi du client permettant
de mieux le servir: le "Customer Relationship Management" CRM 198
4.3.2.5.7 L'Intranet permet l'intégration des systèmes de gestion
(ERP). 198
4.3.2.5.8 L'Intranet un outil pour les achats le e-procurement, la SCM " supply
chain management" 199
4.3.2.5.9 Il est particulièrement bien adapté pour les
organisations par centres de responsabilités ou par chantiers 199
4.3.2.5.10 Il est un outil précieux dans le domaine de la
qualité: organisation, gestion et traçabilité 200
4.3.2.5.11 L'Intranet devient le siège de l'intelligence
économique et de la veille technologique 200
4.3.2.5.11.1 Il est l'outil qui permet d'alimenter le système en
informations 200
4.3.2.5.11.2 Il est l'outil qui permet de les stocker de façon à
les rendre exploitables 201
4.3.2.5.11.3 Enfin il permet de diffuser en temps réel l'information
ciblée aux membres de l'entreprise (Push) 201
4.3.2.5.12 Il facilite la mise à disposition d'outils d'expertise
permettant en particulier des simulations 201
4.3.2.5.13 L'outil pour la DRH 201
4.3.2.5.13.1 Pour la gestion du personnel 201
4.3.2.5.13.2 L'Employee Relationship management (ERM) : le cliemployé 201
4.3.2.5.13.3 pour construire et capitaliser un potentiel de compétence:
le knowledge management (KM) 202
4.3.2.5.13.4 pour La formation interne du personnel : le e-learning 202
4.3.2.5.14 Démultiplier l'efficacité des commerciaux en les
connectant aux services du siège 203
4.3.2.5.15 Un outil au service des techniciens de maintenance 203
4.3.2.5.16 L'Intranet, facteur de décentralisation qui se construit
lui-même de façon décentralisée 204
4.3.2.5.17 Des possibilités nouvelles pour le télétravail
204
4.3.2.5.17.1 De nombreux avantages pour les salariés, l'environnement
et l'aménagement du territoire 204
4.3.2.5.17.2 Le gain est par contre bien moins évident pour l'entreprise
et pour les syndicats de salariés : 205
4.3.2.5.17.3 Des résultats décevants 205
4.3.2.5.17.4 Télétravail et téléservices 206
4.3.2.5.18 l'élaboration de la stratégie de l'entreprise 206
4.3.2.5.19 L'outil de pilotage pour les managers 207
4.3.2.5.20 Touchant tous les aspects de la vie de l'entreprise il concerne
également les syndicats 207
4.3.2.5.21 Moins de bureaucratie, plus de contacts humains avec les
collègues et les clients 207
4.3.2.5.22 Le stade ultime, l'Intranet de l'entreprise étendue: les
extranets 208
4.3.2.6 Les pathologies des Intranet 209
4.3.2.6.1.1 une confusion entre le "physique" et le "fonctionnel" 209
4.3.2.6.1.2 une confusion entre "information" et "décision" 210
4.3.2.6.1.3 Un confinement à l'intérieur de l'entreprise 210
4.3.2.6.1.4 Deux questions test permettent de savoir s'il s'agit d'un Intranet
"plaquette" ou d'un véritable Intranet: 210
4.3.3 L'entreprise avec ses partenaires : Internet ou Extranet 210
4.3.3.1 Un extranet: l'Intranet de l'entreprise étendue, "l'usine
virtuelle" 210
4.3.3.2 Relations client/fournisseur, donneur d'ordre et sous-traitants,
banques et entreprises : l'EDI 211
4.3.3.2.1 Un abaissement drastique des coûts de transmission en utilisant
le réseau Internet (l'EDI sur IP) 212
4.3.3.2.2 Des solutions plus simples, moins chères mais sans doute
transitoires: EDI dans IP (Web EDI, EFI) 212
4.3.3.2.2.1 L'EFI : "échange de formulaires informatisés 212
4.3.3.2.2.2 Le Web-EDI : mise à disposition des informations sur le Web
212
4.3.3.2.3 Le nouveau format XML : le véritable outil du e-business, le
protocole ebXML 213
4.3.3.2.4 Pour ces échanges entre entreprises, les réseaux
extranets: lignes privées, VPN et Places de Marché 213
4.3.3.3 Echange de données techniques "co-ingénierie": gain de
temps et d'argent pour concevoir et fabriquer de nouveaux produits, le "single
sign on", la "Virtual Network Organisation" , le PLM 214
4.3.3.4 De la conception à la production 217
4.3.3.5 Suivi d'exécution des commandes, maintenance dépannage et
service après - vente 217
4.3.3.6 L'animation des réseaux de prescripteurs, distributeurs,
importateurs,... 217
4.3.3.7 L'Internet "classe affaire" et "classe tourisme" 217
4.3.3.8 Les pathologies des extranets: 218
4.3.3.8.1 le syndrome du "territoire" 218
4.3.3.8.2 la peur de la transparence : une nécessaire culture de la
confiance 218
4.3.4 Les réseaux d'entreprises : un champ d'application
privilégié ? 218
4.3.4.1 La Mondialisation de l'économie entraîne tout à la
fois la concentration des grands groupes et le développement d'une
multitude de PME travaillant en réseau : le principe de
subsidiarité 218
4.3.4.2 Quels types de réseaux de PME ? 222
4.3.4.2.1 Entreprises géographiquement proches 222
4.3.4.2.2 A l'inverse, réseaux d'entreprises quadrillant le territoire
222
4.3.4.2.3 Des réseaux temporaires 222
4.3.4.2.4 entreprises sous-traitantes d'un même type de donneur d'ordre
222
4.3.4.2.5 entreprises appartenant à un club actif d'utilisateurs 222
4.3.4.2.6 entreprises appartenant à un même secteur professionnel
géographiquement concentré 222
4.3.4.2.7 entreprises appartenant à une même communauté
professionnelle géographiquement dispersée sur tout le
territoire 223
4.3.4.2.8 entreprises situées dans un même Technoparc 223
4.3.4.2.9 Entreprises ayant entre elles des liens capitalistiques 224
4.3.4.2.10 Entreprises participant à des partenariats internationaux 224
4.3.4.3 Les communautés virtuelles : travailler ensemble plus
efficacement et développer une force de frappe vis à vis de
l'extérieur 224
4.3.4.3.1 Un travail en réseau plus efficace avec mise en commun de
compétences et de services 224
4.3.4.3.2 Une capacité de négociation accrue pour les achats 224
4.3.4.3.3 Une meilleure visibilité internationale pour la promotion et
les ventes : 224
4.3.4.3.3.1 Un site Web riche en information sur le domaine de
compétence de la communauté 224
4.3.4.3.3.2 Une plus grande richesse dans le catalogue proposé au client
224
4.3.4.3.3.3 Une politique active de marketing : représentants
régionaux, mailing, achats d'espaces 225
4.3.4.3.3.4 La possibilité de se faire référencer comme
fournisseur dans une place de marché 225
4.3.4.3.3.5 La mise en commun de stocks 225
4.3.4.3.4 Comment se construisent de telles communautés ? les
"community brokers" et les "infomediaires" 225
4.3.4.3.4.1 Sous l'impulsion d'un leader de la profession 225
4.3.4.3.4.2 Sous l'influence d'un fournisseur commun à la plupart des
membres de la communauté 225
4.3.4.3.4.3 A l'initiative d'un donneur d'ordre dont la
compétitivité dépend de celle de ses fournisseurs 226
4.3.4.3.4.4 Sous l'influence d'une structure professionnelle 226
4.3.4.3.4.5 A l'initiative d'une entreprise qui fait profession de mettre en
place de telles organisations 226
4.3.4.3.4.6 De nombreux magazines professionnels tentent également de
jouer ce rôle auprès de leurs lecteurs. 226
4.3.4.3.4.7 Bientôt aussi les grands sites "portail" comme Amazon.com ,
Yahoo!, geocities,...? 227
4.3.4.3.4.8 Sous la direction d'une entreprise qui se crée
spécifiquement pour fédérer l'offre de service ou de
produit de cette communauté vis à vis de l'extérieur 227
4.3.4.3.4.9 Soit sous l'impulsion des pouvoirs publics 227
4.3.4.3.5 Quelques autres exemples 227
4.3.4.4 Des communautés de métier au niveau des ouvriers
"professionnels" et non plus à celui des entreprises 228
4.3.5 Quid des intermédiaires ? La création de la relation
de confiance avec le client 228
4.3.5.1 un contact direct avec le client "d'économisant" tous les
intermédiaires? 228
4.3.5.2 vers une disparition des intermédiaires qui n'apportent que
surcouts et délais 228
4.3.5.3 ...mais besoin de CONseil CONfiance: dans un univers de plus en plus
complexe, la règle "des 2 CON" 229
4.3.5.3.1 Davantage d'opportunités dans une monde plus complexe et en
évolution rapide : un besoin de conseil 229
4.3.5.3.2 L'éloignement du client et du fournisseur et la nature
virtuelle de leur contact pose à l'un comme à l'autre un
problème de CONfiance. 229
4.3.5.4 "De nouvelles chaînes de valeur vont se créer
éliminant au fur et à mesure les anciennes": les
infomédiaires 232
4.3.5.4.1 des intermédiaires spécialisés dans les achats:
faire gagner du temps et de l'argent aux clients 232
4.3.5.4.2 Les mandataires de communautés : les "infomédiaires" 232
4.3.5.5 l'émergence brutale depuis début 2000 des "market
places dans tous les secteurs professionnels 233
4.3.5.5.1 les avantages offerts par les places de marché:
économies, rapidité, services, connaissance du marché 233
4.3.5.5.2 Une plus grande efficacité pour chacun des partenaires
à travers le développement d'outils collaboratifs 234
4.3.5.5.3 poursuivre l'élaboration de standards pour mener
l'intégration à son terme : les "services web", l'EAI 234
4.3.5.5.4 Pour essayer de classer les market Places il existe de nombreuses
typologies. 235
4.3.5.5.5 market-places créées par des intermédiaires:
start-up, entreprise du secteur et courtiers 235
4.3.5.5.5.1 les start-up: de forts risques 235
4.3.5.5.5.2 Des entreprises du secteur concerné: rarement acceptable par
les acteurs du marché 236
4.3.5.5.5.3 Des intermédiaires existants (courtiers, banquiers) : les
meilleures chances 236
4.3.5.5.6 Des places de marché constituées par des
coopératives d'acheteurs 238
4.3.5.5.7 Troisième cas enfin: c'est une coalition de vendeurs 239
5 Comment saisir les opportunités offertes par l'Internet? 241
5.1 Les freins et les moteurs 241
5.1.1 Les arguments évoqués par les entreprises qui
hésitent à se lancer 241
5.1.1.1.1 "Ce n'est pas un outil pour travailler sérieusement" 241
5.1.1.1.1.1 C'est un gadget qui va faire perdre du temps à nos
salariés (Syndrome du Minitel rose). 241
5.1.1.1.1.2 "avec le courrier électronique les employés vont
être submergés de mail" 241
5.1.1.1.1.3 "Ce n'est qu'une mode, comme les cercles de qualité" 241
5.1.1.1.2 dans le domaine du Luxe, cela risque d'impliquer un prix uniforme 241
5.1.1.1.3 Internet, outil pour effectuer des transactions? Alors c'est inutile
tant que nos partenaires ne seront pas branchés 242
5.1.1.1.4 Nous manquons d'information permettant de voir les usages
véritablement efficaces 242
5.1.1.1.5 Crainte d'une technologie complexe réservée aux
entreprises de pointe 242
5.1.1.1.6 il y a des urgences plus grandes, nous n'avons pas le temps! 242
5.1.1.1.7 "Les technologies évoluent trop vite. Attendons qu'elles
soient stabilisées" 242
5.1.1.1.8 "c'est trop cher" ! ou à l'inverse "cette gratuité ne
m'inspire pas confiance" 242
5.1.1.1.8.1 "C'est une technologie trop onéreuse pour ma PME" 242
5.1.1.1.8.2 À l'inverse la "gratuité" nous a plusieurs fois
été présentée comme un facteur de blocage : 243
5.1.1.1.8.3 Le réel problème des coûts? 243
5.1.1.1.8.4 des prix encore prohibitifs pour se raccorder au fournisseur
d'accès internet 244
5.1.1.1.8.5 Malgré des baisses depuis 1998 des prix encore prohibitifs
pour les lignes louées 245
5.1.1.1.9 "C'est un réseau au bord de l'apoplexie : on ne peut pas
bâtir une stratégie sur lui" 246
5.1.1.1.10 "C'est trop dangereux": des précautions nécessaires
mais le danger est aussi de surestimer les risques 247
5.1.1.1.10.1 les risques d'agression 247
5.1.1.1.10.2 Les risques juridiques encourus par l'entreprise à cause
d'un usage mal maitrisé de la messagerie: les "Sniffers" 247
5.1.1.1.11 Mais aussi des blocages liés à la remise en cause des
pouvoirs qui transparaissent dans les réactions 247
5.1.2 Les raisons qui poussent les entreprises à tenter l'aventure 248
5.1.2.1 "on ne peut pas ne pas faire" 248
5.1.2.2 "on risque d'être obligé de faire" 248
5.1.2.3 La compréhension du fait que les outils de l'Internet sont
d'abord une source d'économies 249
5.1.2.4 une source de compétitivité en apportant souplesse
efficacité et réactivité 250
5.1.2.5 La perception qu'Internet ouvre des horizons, certes aléatoires,
mais prometteurs 250
5.2 Une profonde mutation pour tous les métiers dans tous les secteurs
et pour les entreprises de toutes tailles 252
5.2.1 Internet offre des outils pour toutes les fonctions d'une entreprises 252
5.2.2 Internet au service de la stratégie de l'entreprise 253
5.2.2.1 Pour renforcer la compétitivité en augmentant
productivité, réactivité et flexibilité 253
5.2.2.2 Pour faciliter l'expansion de l'entreprise 253
5.2.3 Une modification profonde de tous les métiers dans l'entreprise 254
5.2.3.1 Les "VRP" : moins de travail administratif, des outils plus puissants
mais une perte d'indépendance dans bien des cas 254
5.2.3.2 Les commerciaux en magasin , vont devoir davantage devenir des
conseillers que des vendeurs 254
5.2.3.3 Le marketing/vente/sav : briser les cloisons 255
5.2.3.4 Pour le service achat : un profond renouveau, une fonction qui gagne en
importance 255
5.2.3.4.1 Les prix tout d'abord : objectif 20% 255
5.2.3.4.2 La qualité 255
5.2.3.4.3 Mais aussi l'innovation : l'acheteur un homme clé d'une
équipe projet 255
5.2.3.4.4 Un métier en cours de transformation profonde: quelles
qualités requises 256
5.2.3.5 Pour les services les services "appro" : disparition 256
5.2.3.6 Pour les services les services comptables : ne reste que l'audit
etl'évaluation des "pertes et profits" 256
5.2.3.7 Pour le service logistique : une fonction clé 256
5.2.3.8 Pour l'ingénieur de production : la conception et le monitoring
des process 257
5.2.3.9 Pour l'opérateur de MOCN : un élargissement des
responsabilités 257
5.2.3.10 Pour le "DSI" : du Service Informatique à la Stratégie
de l'Information 257
5.2.3.11 Pour le DRH : des taches administratives vers l'optimisation du
potentiel humain 258
5.2.3.12 Pour les "cadres": d'un pouvoir par la rétention d'information
à de véritables managers 258
5.2.3.13 Les réponses à toutes ces questions ne peuvent
être à l'évidence que celles du "patron". 258
5.2.3.14 Cela va nécessiter un immense effort de formation 259
5.3 Ni un problème financier Ni un problème technique : Internet
est au premier chef un défi stratégique, un problème
d'organisation et de gestion du pouvoir 259
5.3.1.1 Peu onéreux pour le matériel et les logiciels, et facile
techniquement à mettre en oeuvre 260
5.3.1.2 Mais le véritable problème est celui de la
stratégie de l'entreprise, redéfini à partir des
opportunités offertes par le Net ... et celui de la capacité
à mettre celle-ci en ordre de bataille. 261
5.3.1.3 Quelques questions clé avant de se lancer 261
5.3.1.3.1 L'entreprise et ses partenaires sont-ils techniquement capables
d'accomplir une telle mutation? 261
5.3.1.3.2 La structure humaine de l'entreprise est-elle capable de tenir le
choc? 261
5.3.1.4 Certaines organisations sont plus propices que d'autres: 261
5.3.1.5 l'atout d'avoir déjà mis en place une organisation
"qualité" 262
5.3.1.6 Les entreprises intégrées dans un réseau sont
à l'évidence les premières concernées: 262
5.3.1.7 La culture de l'entreprise joue un rôle essentiel 262
5.3.1.8 Ne pas confondre Stratégie et planification 262
5.4 Par où commencer ?. 263
5.4.1.1 Start Simple ! Grow Fast ! Do It Now ! 263
5.4.1.2 Une première étape dans tous les cas : l'e-mail 264
5.4.1.3 Une première stratégie: prudence et d'amélioration
de la compétitivité, l'Intranet puis l'extranet 265
5.4.1.4 Une logique de conquête de marchés nouveaux : le site Web
et les techniques de promotion 265
5.4.1.5 Au bout du processus une intégration de toute la chaîne:
internet, extranet et Intranet 265
5.5 Comment conduire cette évolution : quelques pistes 265
5.5.1.1 Un nécessaire engagement du patron 266
5.5.1.2 Détecter, reconnaître et s'appuyer sur les
compétences latentes 266
5.5.1.3 Profiter le d'expérience des autres : réunion entre les
managers d'entreprise, les clubs 267
5.5.1.4 Un autre moyen puissant d'aller de l'avant : les stages longs
d'élèves ingénieurs, le win.win.win 267
5.5.1.5 Savoir utiliser des compétences extérieures 267
5.5.1.6 Développer les compétences et les moyens internes 268
5.5.1.7 Enfin ne pas négliger la sécurité 269
5.5.1.7.1 Les risques de fuite d'information sensible 269
5.5.1.7.2 Les risques dus aux brigands de toute espèce 269
5.5.1.7.3 Les risques dus au manque de rigueur dans la conception des
systèmes informatiques 270
5.5.1.7.4 Les risques enfin d'accidents : incendie, inondation, panne de
matériel... 270
6 Les grandes évolutions technologiques : le haut débit et
l'Internet nomade 271
6.1 Le haut débit: Les autoroutes de l'information, l'Internet large
bande 271
6.1.1 Un fort besoin pour des usages qui concernent à la fois les
grandes entreprises et les TPE 271
6.1.1.1 La fibre optique: effondrement des prix explosion des débits,
des hierarchies bousculées 271
6.1.1.1.1 Les progrès de la R&D 271
6.1.1.1.2 Dans l'industrie l'augmentation des débits suit
également la loi de Moore de doublement tous les 18 mois 272
6.1.1.1.3 Des couts de déploiement finalement relativement modiques 273
6.1.1.1.4 La transmission optique à très haut débit: la
technologie laser multiplexée 273
6.1.1.1.5 Pour les grandes artères : surcapacités
théoriques et des pénuries réelles sur fond de
polémiques 274
6.1.1.2 Les constellations de satellites: une technologie de niche 274
6.1.1.3 Le développement de Drones et de dirigeables: une idée
intéressante? 275
6.1.1.4 Les technologies ATM (voix, vidéo ou données): une
technologie intermédiaire?, 276
6.1.1.5 Les réseaux conçus directement autour de la norme IP
semblent être la voie d'avenir 276
6.1.1.6 Les noeuds d'interconnexion: en Europe un grave goulot
d'étranglement 278
6.1.1.7 Les "bretelles d'accès à l'autoroute: l'actuel goulot
d'étranglement, mais les techniques sont prêtes 278
6.1.1.8 L'utilisation des réseaux câblés: un
développement rapide 279
6.1.1.9 XDSL et ADSL un débit multiplié par 100 sur le fil du
téléphone classique: l'enjeu du "dégroupage" 279
6.1.1.9.1 Le principe de la technologie DSL, son potentiel technique 279
6.1.1.9.2 Pourquoi une telle lenteur de déploiement? L'enjeu du
dégroupage, 280
6.1.1.9.3 Pourquoi "brider autant les débits? 282
6.1.1.9.4 Quelques statistiques sur l'ADSL 283
6.1.1.10 la connection directe du client final par fibre optique (fiber to
home), une étape intermédiaire la fibre hybride? 283
6.1.1.11 La boucle locale radio (BLR) pour les zones à faible
densité...et une alternative à l'opérateur historique 283
6.1.1.12 Les WAN (Wide Area Network) radio: la norme 802.11 ("WiFi"), (802.16a)
WiMAX, et Bluetooth 3 284
6.1.1.12.1 Les technologies WiFi et Wimax 284
6.1.1.12.2 Les "hot spots" : une nouvelle forme de réseau dans les
zones de forte densité 285
6.1.1.12.3 ... mais aussi une alternative à l'Adsl dans les zones
isolées en couplage avec le satellite 285
6.1.1.12.4 une solution également pour les réseaux domestiques 285
6.1.1.12.5 un concurrent dangereux pour l'UMTS ou une technologie
complémentaire? 285
6.1.1.12.6 WiFi et usages industriels 286
6.1.1.12.7 Et des réflexions sur des aplications futuristes 287
6.1.1.12.8 Wifi et sécurité 287
6.1.1.12.9 la situation en France 287
6.1.1.13 l'Ultra Wide Band (UWB) 288
6.1.1.14 La réception directe par satellite: une place sans doute plus
modeste que prévu il y a quelques années 288
6.1.1.15 La technologie PLC (Powerline Communications) utilise les fils de la
distribution électrique basse tension 288
6.1.1.15.1.1 Pour la boucle locale 288
6.1.1.15.1.2 Pour la desserte interne des batiments 289
6.1.1.16 Quelques chiffres 290
6.2 L'Internet nomade 290
6.2.1.1 Pour les mobiles les normes GSM ("2G"), WAP, GPRS (2,5G) Edge et UMTS
(3G) en 2010 la 4G? 290
6.2.1.1.1.1 Le GSM, les résultats décevants du WAP et le
succès spectaculaire et inattendu du SMS 290
6.2.1.1.1.2 la "2,5 G" : Le GPRS 291
6.2.1.1.1.3 la "3G" : UMTS et Edge, IMT 2000 et CDMA 1X 291
6.2.1.1.1.4 La future norme "4G" 292
6.2.1.2 Le protocole ENUM 292
6.2.1.3 La convergence des appareils portables, le m-business et le
"m-commerce" ... et les inattendus SMS 293
6.2.1.4 Dans la même logique l'automobile va se trouver
profondément transformée 298
6.2.1.5 Il commence à en être de même pour le train et
l'avion 298
6.3 Des techniques permettant de limiter les volumes d'information à
transmettre 299
6.3.1.1 les techniques de compression notamment d'images vidéo (MPEG) et
de sons (MP3) 299
6.3.1.2 La multiplication des serveurs de proximité (Proxy) et les
Content Delivery Network (CDN) 299
6.4 Une saturation constante quelle que soit la largeur de bande? 299
7 Internet : une chance à saisir pour développer création
d'entreprises et emploi 300
7.1 La création d'entreprises dans les NTIC: un enjeu majeur, un
problème spécifique 300
7.1.1 Un enjeu majeur au delà des coups de folie de la bourse 300
7.1.1.1 Pour le développement économique, l'emploi et la balance
commerciale 301
7.1.1.2 Quelques repères sur les montants investis en capital risque
302
7.1.1.2.1.1 Aux Etats-Unis 302
7.1.1.2.1.2 En Europe 303
7.1.1.2.1.3 En France 303
7.1.1.3 Les innovation les plus radicales proviennent quasiment toujours
d'entreprises nouvelles 304
7.1.1.4 Une économie de Standards: les premiers arrivés prennent
les places et sont ensuite indélogeables 307
7.1.1.5 Quid de la stratégie du "me too" (les "suiveurs")? 309
7.1.2 La création d'entreprise dans les NTIC: de fortes
spécificités par rapport aux autres secteurs 309
7.1.2.1 Dans beaucoup de projets peu d'expérience professionnelle
requise pour démarrer 309
7.1.2.2 On peut distinguer trois catégories de petites entreprises: les
enfants les nains et les pygmées 310
7.1.2.3 Pour démarrer peu de capitaux sont nécessaires 311
7.1.2.4 Un jeune diplômé est naturellement bien en phase avec ces
nouveaux marchés 311
7.1.2.5 Les artistes aussi 312
7.1.2.6 Un domaine où la croissance de l'entreprise et la maîtrise
d'un marché l'emporte sur une vision patrimoniale de contrôle et
de transmission familiale 312
7.1.2.7 C'est l'âge ou l'on peut se permettre de prendre des risques 313
7.1.2.8 "vendre ses salades dans le désert"? : Une dose
d'humilité souvent nécessaire 313
7.1.2.9 1999: la rupture du contrat moral entre ingénieurs et Grandes
Entreprises 313
7.1.2.10 N'oublions pas cependant une autre source de création :
l'essaimage à partir des grandes entreprises 314
7.1.2.11 Des évolutions boursières spectaculaires en hausse comme
en baisse ("Start-up" et "Start-Down"), mais néanmoins une importance
contamment croissante dans notre économie 314
7.1.2.12 Les paradoxes d'une économie de standards: quelle est la valeur
d'une start-up? B2B: Back to Basics 315
7.1.2.12.1 Même dans la "nouvelle économie" la valeur" d'une
entreprise reste son espérance de gains actualisée 315
7.1.2.12.2 L'apparent paradoxe: la valeur économique d'une start-up peut
être un multiple de ses pertes! 316
7.1.2.12.2.1 Pour une entreprise visant à devenir le standard du
marché 316
7.1.2.12.2.2 pour une entreprise développant des technologies nouvelles
et visant à se faire racheter 317
7.1.2.12.2.3 la relation entre "pertes" et valorisation dans une entreprise de
croissance 317
7.1.2.12.3 les dérives du système, la vague de mars 2000 et le
creux de 2001 : le e-krach 317
7.2 Typologie des entreprises dont on peut considérer la
création comme directement liée au développement de
l'Internet 319
7.2.1.1 Les "Chercheurs d'or" : Entreprises exploitant l'internet pour
développer leurs activités 319
7.2.1.2 Les "fabricants de pelles et de pioches" créent les outils
exploitant les potentialités de l'Internet 319
7.2.1.3 Les "Maréchaux-Ferrants" : Entreprises de service Internet 319
7.2.1.4 "Shérifs, Saloon et banquiers" : Entreprises n'utilisant pas
nécessairement Internet mais créées à partir des
nouveaux besoins qu'il génère 319
7.3 Les difficultés à surmonter pour accroitre le nombre de
création d'entreprises 319
7.3.1.1 Aujourd'hui paradoxalement les mieux formés sont les moins
créateurs 319
7.3.1.2 Le contexte culturel est très important : le rôle des
médias 320
7.3.1.3 Il dépend également de la reconnaissance sociale du
créateur qui est aujourd'hui tenté de s'expatrier 320
7.3.1.4 Outre-Atlantique il est valorisant d'avoir créé une
entreprise, même si l'aventure s'est terminée par un échec
et ce n'est malheureusement pas encore le cas chez nous 321
7.3.2 Dispositif d'appui : incubateurs et kiosques d'informations 321
7.3.2.1 Le créateur d'entreprise a besoin d'économiser son temps
321
7.3.2.2 Il a surtout besoin d'être connecté à des
réseaux : les incubateurs publics et privés 321
7.3.2.2.1.1 L'incubateur: le point d'intersection de 4 réseaux 321
7.3.2.2.1.2 les incubateurs publics: à dominante technologique 322
7.3.2.2.1.3 Les incubateurs privés : entre la société de
service et le capital risque 322
7.3.2.2.1.4 Les incubateurs "corporate" : un outil de veille technologique pour
les grands groupes 322
7.3.3 Le financement de la création d'entreprises et du
développement des jeunes entreprises: manque d'argent ou manque de
projets? 322
7.3.3.1 Paradoxalement les deux sont vrais 322
7.3.3.2 Soyons clairs : le banquier stricto sensu, celui qui prête
l'argent des autres, ne peut et ne doit prendre de risques que très
limités 322
7.3.3.3 Les investisseurs : Ceux dont le métier est le commerce du
"risque" 323
7.3.3.4 Mais cette profession elle-même se subdivise en de nombreux
métiers 323
7.3.3.4.1 Le capital risque : le plancher du million d'euros 323
7.3.3.4.1.1 Un retard dans notre pays en cours de rattrappage mais une
évolution qu'il convient de consolider 323
7.3.3.4.1.2 Un financement ciblé sur des projets déjà bien
développés: la barre du Million d'Euro 324
7.3.3.4.2 Les marchés des capitaux : un élément
déterminant pour le capital-risque 324
7.3.3.4.3 Le capital de proximité : une capacité de
démultiplication 325
7.3.3.4.4 La "love money" : essentiel pour le démarrage 325
7.3.3.4.5 Les "fonds d'amorçage" (Seed Money) : une bonne solution pour
les entreprises technologiques 326
7.3.3.4.6 Les aides publiques (Drire, Anvar, Crédits d'impot,...):
problèmes d'adaptation et de vitesse 326
7.3.3.4.7 Les Business Angels et les stock options : les éléments
clé du dispositif 327
7.3.3.4.7.1 Les Business Angels : de l'argent, mais surtout une expertise et
un réseau 327
7.3.3.4.7.2 Financer et fidéliser des cadres expérimentés,
payer avocats, conseil et fournisseurs sans sortir de cash: les stock-options
330
7.3.4 Manque de projet ou manque d'entrepreneur? la solution de l'atelier de
l'innovation 331
7.4 Une piètre connaissance de la création d'entreprises en
France 331
7.5 Autres problèmes méritant d'être signalés 332
7.5.1.1 Alléger les formalités, simplifier les procédures
: le cri du coeur! 332
7.5.1.2 Un problème important et urgent : le danger d'adopter une
réglementation à l'américaine en matière de brevets
sur les logiciels 332
7.5.1.2.1 le risque de pousser au secret quand le brevet devrait entrainer la
connaissance publique des inventions 332
7.5.1.2.2 une durée de 20 ans inadaptée à l'innovation
logicielle 332
7.5.1.2.3 paradoxalement, un outil au main des gros éditeurs pour
s'approprier les innovations des petits 332
7.5.1.2.4 une arme contre les logiciels libres 333
7.5.1.2.5 Un des facteurs de la "bulle" Internet 333
7.5.1.2.6 Une opportunité pour l'Europe: créer une
réglementation sui generis performante 333
7.5.1.3 Aujourd'hui les règles des marchés publics
éliminent les entreprises qui n'ont pas de références
suffisantes et donc les créateurs 333
8 Propositions pour un plan d'action 334
8.1 Les pouvoirs publics ne peuvent pas ne pas agir 334
8.1.1 L'Etat responsable de fixer les règles de droit 334
8.1.2 Les administrations génèrent des contraintes, facteurs de
coûts de gestion 334
8.1.3 Les pouvoirs publics sont un acteur économique majeur 334
8.1.4 Les pouvoirs publics responsables d'un développement harmonieux
des territoires 334
8.1.5 Les pouvoirs publics ont une mission "d'éclairage public" 334
8.1.5.1 Diffuser l'information qu'ils détiennent 334
8.1.5.2 Mettre en place un observatoire pour que chacun puisse se situer par
rapport aux évolutions en cours 335
8.1.5.3 Assurer une formation adaptée aux évolutions 335
8.1.5.4 Orienter les efforts de la recherche publique aux fins de donner des
armes à nos entreprises pour forger leur avenir 335
8.1.5.5 Créer les conditions de la confiance : signature
électronique, registre du commerce, certification,... 335
8.1.5.6 Un rôle d'éclairage public vis à vis du tissu des
PME 335
8.1.5.7 Les pouvoirs publics se doivent enfin d'être exemplaires :
Protocoles ouverts, accessibilité à tous 336
8.1.6 Le programme d'action des pouvoirs publics 336
8.2 Améliorer l'environnement global pour créer les conditions du
décollage 336
8.2.1 Faire évoluer l'environnement juridique 337
8.2.1.1 Faire évoluer les règles de droit pour qu'elles apportent
des réponses claires et stables aux nouvelles questions posées
par l'internet 337
8.2.1.2 Créer les conditions de la confiance ; signature
électronique, nommage, registre du commerce, contrats type,
certification,... 337
8.2.1.3 Réunir les conditions permettant un véritable
développement du paiement électronique 339
8.2.1.4 Autoriser un niveau raisonnable dans le domaine du cryptage 339
8.2.1.5 Adapter le droit de la concurrence et le faire respecter notamment dans
le domaine des Télécom 340
8.2.1.6 Devenir des acteurs encore plus actifs de la construction d'un droit
nécessairement international: le problème du ressort 340
8.2.1.6.1.1 Quid du droit d'expression sur internet 341
8.2.1.6.1.1.1 responsabilité pénale et civile pour un site
accessible depuis tous les pays du monde, 341
8.2.1.6.1.1.2 protection contre la calomnie, les injures, la diffamation,
l'atteinte à la vie privée 342
8.2.1.6.1.1.3 Quid à l'inverse de la liberté d'expression 342
8.2.1.6.1.1.4 Quid des lois réglementant les publications? 342
8.2.1.6.1.2 Quid de la protection des individus 342
8.2.1.6.1.2.1 protection des mineurs (âge de la majorité?,...) 342
8.2.1.6.1.2.2 protection de l'adulte contre des tentations
préjudiciables à sa santé (drogue, alcool,...) ou à
ses finances (jeux, loteries, casino, paris sur les match de foot,...) ou
à sa moralité (censure,...)? 342
8.2.1.6.1.2.3 protection assurée aux malades : vente de
médicaments en ligne, publicité pour les médicaments 343
8.2.1.6.1.2.4 Quid des consultations en ligne (avocats, médecins,...)?
343
8.2.1.6.1.2.5 protection de la vie privée: 343
8.2.1.6.1.2.5.1 élaboration et commercialisation des fichiers 343
8.2.1.6.1.2.5.2 web-bugs et autres spywares 344
8.2.1.6.1.2.5.3 Quid de la publication sur Internet des décisions de
justice?: 344
8.2.1.6.1.2.5.4 Quid de l'exploitation des caméra de
vidéo-surveillance, de la géolocalisation 344
8.2.1.6.1.2.5.5 protection du secret des correspondances et donc du droit de
les crypter 344
8.2.1.6.1.2.6 protection des travailleurs (télétravail) 344
8.2.1.6.1.2.7 quid des actions syndicales, droit de manifestation... 345
8.2.1.6.1.2.8 protection du consommateur? Législation du vendeur ou de
l'acheteur? 345
8.2.1.6.1.2.9 protection de l'épargnant? empêcher les
opérations de désinformation: 345
8.2.1.6.1.3 Quid de la propriété intellectuelle ? 346
8.2.1.6.1.3.1 droit d'auteur, copyright, droit de suite pour les oeuvres d'art,
site "warez",... 346
8.2.1.6.1.3.2 droit du brevet sur les logiciels 346
8.2.1.6.1.3.3 du droit des marques? problèmes posés par les
procédure de nommage sur Internet? 346
8.2.1.6.1.4 Quid du droit de la concurrence, exclusivités territoriales,
monopoles, abus de position dominante?, 347
8.2.1.6.1.4.1 publicité comparative, dénigrement, appel à
boycott, publicité mensongère, parasitisme commercial,
paracommercialisme,... 347
8.2.1.6.1.4.2 Lutte contre les monopoles : le cas Microsoft 348
8.2.1.6.1.4.3 ententes et abus de position dominante : les Market places ? 348
8.2.1.6.1.5 Quid du droit commercial, comptable, fiscal, douanier 348
8.2.1.6.1.5.1 signification de l'exclusivité territoriale d'une
concession? 348
8.2.1.6.1.5.2 Quelle est la période légale des soldes sur la
toile? 349
8.2.1.6.1.5.3 Quid du droit de la preuve en cas de contrats
électroniques? 349
8.2.1.6.1.5.4 Quid de la protection des données sensibles des
entreprises 349
8.2.1.6.1.5.5 Quid de la protection de certains privilèges (monopole des
commissaires-priseurs, loi bancaire, quotas, régime des pharmacies
d'officine, prix unique du livre,...) 349
8.2.1.6.1.5.6 Quid des règles comptables 349
8.2.1.6.1.5.7 Quid des législations fiscales et douanières sur
les produits dématérialisés ou vendus sur internet 349
8.2.1.6.1.6 Quid des règles protégeant la société,
lutte contre la cyber-criminalité et le cyberterrorisme 350
8.2.1.6.1.6.1 Quid contre le terrorisme s'attaquant à nos réseaux
d'information et de commandement 350
8.2.1.6.1.6.2 Quid de la protection de la société contre la
violence 350
8.2.1.6.1.6.3 capacité des Etats à se protéger (censure,
interdiction de la cryptographie, attaque des sites contrevenants...)? 350
8.2.1.6.1.6.4 le SPAM : une nouvelle forme de pollution, chaque jour plus
envahissante, multiforme et sophistiquée 351
8.2.1.6.1.6.5 les pirates, les producteurs de virus, de bombes logiques, de
Worms, de Hoax, de Chevaux de Troie,...: 351
8.2.1.6.1.6.6 cyber-escrocs, blanchiment d'argent, chaînes pyramidales,
abus de confiance, désinformation, détournement de moyens de
calcul, sites de "carding"... 351
8.2.1.6.1.6.7 Comment être aussi rapides que les délinquants 352
8.2.1.6.1.7 Quid du rôle régalien de l'Etat 352
8.2.1.6.1.7.1 droit d'émettre de la monnaie? 352
8.2.1.6.1.7.2 Quid des organes de régulation dans le domaine des NTIC?
352
8.2.1.6.1.7.3 Quid du rôle à donner à
l'autorégulation (codes de bonne conduite) par rapport au pouvoir
normatif des Etats? La "corégulation"? 353
8.2.1.6.1.7.4 Une révolution dans l'élaboration des normes 353
8.2.1.6.1.7.5 Des règles nécessairement internationales sinon des
"arbitragistes" jouerons des différences de législation 353
8.2.1.6.1.8 Quid de la e-démocratie: le vote électronique ou
"e-vote" 354
8.2.1.7 Assurer une participation active de spécialistes
français aux instances informelles qui élaborent les
règles de droit sur le net 355
8.2.2 Alléger le poids des contraintes administratives, 355
8.2.2.1.1 Accès à l'information, dématérialiser les
procédures, moderniser l'Etat : le e-gouvernement 355
8.2.2.1.1.1 accéder à l'information publique de façon
simple et rapide , le 24/7 355
8.2.2.1.1.2 permettre d'accomplir les formalités en ligne :
impôts, déclarations sociales... 356
8.2.2.1.1.3 un vecteur de modernisation de l'Etat et des administrations des
collectivités locales 357
8.2.2.1.2 utiliser la géolocalisation 357
8.2.3 Les pouvoirs publics, acteurs économiques efficaces et facteurs
de progrès 357
8.2.3.1 Gérer les achats publics sur l'Internet: une source
d'économie, un facteur d'entraînement 357
8.2.3.1.1.1 Au minimum publier gratuitement les appels d'offre (et si
possible les prévisions) 358
8.2.3.1.1.2 ... de façon à simplifier le travail administratif
des soumissionnaires 358
8.2.3.1.1.3 l'utilisation des enchères sur Internet pour les achats
publics: les marchés publics 358
8.2.3.1.1.4 sans oublier une autre source de gain d'efficacité: la
gestion de l'exécution des marchés 359
8.2.3.2 utiliser Internet comme canal de vente 359
8.2.3.3 Encourager la migration sur Internet des services Minitel 359
8.2.4 Favoriser toute initiative permettant d'améliorer la vitesse de
transmission et de diminuer les coûts pour le client 359
8.2.5 Une mission d'éclairage public 361
8.2.5.1 Avoir au niveau des pouvoirs publics un discours fort clair et
crédible sur Internet 361
8.2.5.2 Diffuser l'information publique 361
8.2.5.3 Favoriser l'usage d'Internet à toutes les étapes du
processus éducatif et former les spécialistes nécessaires.
362
8.2.5.4 Conduire une politique de recherche ambitieuse 362
8.2.5.4.1 Bien entendu dans le domaine des technologies dures 362
8.2.5.4.2 Mettre au point les outils adaptés aux PME 363
8.2.5.4.3 Quelques sujets de recherche qui paraissent essentiels pour permettre
aux entreprises et à la société d'utiliser les
potentialités d'Internet plus intelligemment 363
8.2.5.4.3.1 Quelles mutations Internet génère-t-il dans les
structures industrielles ? la fabless corp? 364
8.2.5.4.3.2 Quelles mutations dans l'organisation des entreprises ?: 365
8.2.5.4.3.3 l'Internet une économie de standards et non de High Tech:
NTIC ou plutôt NST? 365
8.2.5.4.3.4 Quelles évolution dans les modèles
économétriques: les coûts? La rentabilité des
investissements immatériels? Les mécanismes de financement? 365
8.2.5.4.3.5 La propriété intellectuelle, le brevet logiciel: 366
8.2.5.4.3.6 l'urbanisme 366
8.2.5.4.3.7 l'aménagement du territoire 366
8.2.5.4.3.8 dans le domaine juridique 366
8.2.5.4.3.9 dans le domaine social et politique 366
8.2.5.4.3.10 dans le domaine artistique 367
8.2.5.4.3.11 Dans le domaine militaire: la soft-war 367
8.2.5.4.3.12 Dans le domaine de la formation: NTE et e-learning : les "Sciences
Cognitives" 369
8.2.5.4.3.13 Dans le domaine médical 370
8.2.5.4.3.14 dans le domaine de la politique de la recherche et de
l'évaluation des chercheurs 370
8.2.5.4.3.15 Dans le domaine macroéconomique enfin : comment
évaluer l'impact global, le benchmarking 370
8.2.5.4.4 Mobiliser tout particulièrement les écoles relevant de
notre Ministère 370
8.2.5.5 Favoriser la création de labels pour éclairer le
client 371
8.2.5.6 Les pouvoirs publics promoteurs du développement
économique 371
8.2.5.7 Aider les PME à se saisir des opportunités offertes par
Internet et favoriser la création d'entreprises 372
8.3 Des mesures spécifiques pour les PME 373
8.3.1 Une nécessité pour les pouvoirs publics : travailler en
équipe de projet interministérielle 373
8.3.2 Informer les PME et les sensibiliser aux enjeux d'Internet 374
8.3.2.1 Une action de sensibilisation est encore malheureusement
nécessaire 374
8.3.2.2 Les grandes réunions de sensibilisation 375
8.3.2.2.1 En général un coup d'épée dans l'eau 375
8.3.2.2.2 Une exception : quand c'est le gros client qui organise la
cérémonie.. 375
8.3.2.2.3 La technique du Coucou, efficace et peu onéreuse 376
8.3.2.2.4 Un risque grave: se reposer sur un grand opérateur pour
conduire cette sensibilisation 376
8.3.2.3 Une sensibilisation par une politique de communication au niveau
régional ou local 376
8.3.2.3.1.1 L'organisation de concours et de prix 376
8.3.2.3.1.2 Une collaboration avec les organes de presse 376
8.3.2.4 Un travail d'évangélisation sur le terrain 376
8.3.2.4.1 S'appuyer sur les réseaux qui travaillent déjà
au quotidien avec les chefs d'entreprise 376
8.3.2.4.2 Donner à ces conseillers les atouts leur permettant
d'être efficaces 377
8.3.2.4.2.1 Une formation aux usages performants et utiles des outils de
l'Internet dans une PME 377
8.3.2.4.2.2 Des moyens techniques permettant une pratique professionnelle
quotidienne en adéquation avec le discours 377
8.3.2.4.2.3 Une banque de success stories pour permettre au chef d'entreprise
de voir concrètement ce qu'Internet peut lui apporter 377
8.3.2.4.2.4 Des outils d'autodiagnostic, cahiers des charge type, guides
sectoriels, annuaires des compétences 378
8.3.2.4.2.5 mettre en commun tous ces outils entre les régions?: le
webring des acteurs de terrain 379
8.3.2.4.2.6 Des actions qui doivent faciliter l'émergence du conseil
privé et non se substituer à lui 379
8.3.2.4.2.7 Sensibiliser les patrons de PME par l'intermédiaire de
certains réseaux de professionnels ayant un rôle de conseil,
souvent très écoutés, comme les experts-comptables 379
8.3.2.4.2.8 Des plateformes de démonstration fixes ou itinérantes
pour pouvoir "toucher du doigt" 379
8.3.2.5 Utiliser le potentiel que représente les stagiaires en
entreprise 380
8.3.2.5.1.1 Les stages de fin d'étude des Grandes Ecoles 380
8.3.2.5.1.2 les CFA (Centres de Formation d'Apprentis), un outil fantastique
pour toucher les TPE 380
8.3.2.6 L'utilité des actions tournées vers le tissu
associatif 381
8.3.2.7 Une nécessaire coopération de tous les acteurs de terrain
pour mener les actions de sensibilisation 381
8.3.3 Passer de la sensibilisation à l'action 381
8.3.3.1 Proposer des prédiagnostics courts 382
8.3.3.2 Veiller à ce que dans chaque prestation de conseil aidé
(FRAC) il y ait un minimum de réflexion sur l'utilisation d'Internet
dans le domaine considéré 382
8.3.3.3 Aider les chefs d'entreprise engagés dans une démarche
internet à s'entraider et à se former mutuellement: les clubs
382
8.3.3.3.1.1 Des Clubs actifs ou passifs? 382
8.3.3.3.1.2 ...Homogène, hétérogène ou
centré sur un cluster d'entreprises 383
8.3.3.3.1.3 ... Gros ou petit, local ou régional? 383
8.3.3.4 Agir à travers des groupes d'entreprises déjà
constitués 383
8.3.3.4.1.1 Utiliser des réseaux ou clubs existants, autour d'un
centre d'intérêt ou d'un projet commun 383
8.3.3.4.1.2 Organiser (ou de profiter d') un voyage à l'étranger
384
8.3.4 Une claire priorité : le montage d'actions collectives 384
8.3.4.1 Six arguments forts pour cette priorité 384
8.3.4.2 Pistes à creuser pour les actions collectives : 385
8.3.4.3 Quelques idées de thèmes qui pourraient intéresser
les entreprises participant à ces réseaux 385
8.3.4.4 N'oublions pas l'intendance : la logistique, un facteur clé 388
8.3.4.5 Des opérations lourdes qui nécessitent la mobilisation de
tous les partenaires 388
8.3.4.6 Un objectif prioritaire pour les Centres Techniques Industriels (CTI)
388
8.3.4.6.1 utiliser cet outil de communication pour mieux travailler avec les
"ressortissants" : 388
8.3.4.6.2 donner au CTI flexibilité, réactivité,
efficacité en comprimant ses couts 389
8.3.4.6.3 Enfin, et surtout le rôle du CTI est d'aider les entreprises de
son secteur à être plus performantes 389
8.3.5 Accompagner les développements les plus ambitieux 390
8.3.5.1 Savoir résister à la tentation d'opérations
spectaculaires, peu onéreuses, touchant un grand nombre d'entreprises et
permettant un fort effet d'annonce...mais contreproductives 390
8.3.5.2 Par contre savoir intervenir au stade coûteux, risqué,
mais à fort enjeu : celui du véritable engagement sur les
technologies Internet 390
8.3.5.3 Ne pas inventer des procédures nouvelles. Le portail des
concours publics 392
8.3.6 Un volet incontournable de tout plan d'action efficace : la formation des
acteurs 394
8.3.6.1 Une priorité : former le patron, ou mieux, l'équipe
dirigeante 394
8.3.6.2 Former les conseillers de l'entreprise sans oublier les experts
comptables 395
8.3.6.3 De nouveaux métiers? Ou plutot un profond changement dans les
métiers actuels? 395
8.3.6.4 Nécessité parfois de certaines formations plus pointues
396
8.3.6.5 ...et à l'inverse de formations touchant un public très
large 396
8.3.7 Utiliser Internet comme un outil d'une politique de développement
local 396
8.3.7.1 Internet peut tout aussi bien entrainer une concentration qu'une
déconcentration de l'activité économique 396
8.3.7.2 Une situation particulèrement critique pour les fournisseurs et
sous-traitants (automobile, armement, aéronautique,...) 398
8.3.7.3 Infrastructures de Telecom : quand les pouvoirs publics retrouvent leur
responsabilité en matière d'aménagement du territoire
398
8.3.7.3.1 Progressivement les infrastructures de
télécommunications, tant au niveau de leur qualité que de
leur coût sont devenues un élément déterminant dans
la compétitivité d'un territoire. 398
8.3.7.3.2 La fin du monopole entraîne une féroce concurrence qui
conduit à un effondrement des prix ... dans les zones où cette
concurrence se manifeste : le risque est de voir apparaître un
accroissement des écarts entre ces zones et les autres 399
8.3.7.3.3 Les Télécoms : une infrastructure qui pose les
mêmes problèmes aux responsables de l'aménagement que les
dessertes aériennes, les voies ferrées ou les routes 401
8.3.7.3.3.1 Les deux notions de rentabilité d'un investissement: pour
l'opérateur et pour la collectivité concernée 401
8.3.7.3.3.2 Les conséquences à en tirer en matière de
financement de ces infrastructures 401
8.3.7.3.4 comme pour l'électricité et le chemin de fer
séparer la gestion des infrastructures de celle des services? 402
8.3.7.4 Quelques pistes de réflexion sur les actions à
conduire au niveau des pouvoirs publics 402
8.3.7.4.1 Une solution de facilité désormais impossible : faire
pression sur l'opérateur historique 402
8.3.7.4.2 Alors quels moyens d'action ? Pour quels pouvoirs publics ? 403
8.3.7.4.2.1 Cohésion et solidarité : deux
préoccupations au niveau européen: 403
8.3.7.4.2.1.1 une préoccupation de cohésion 403
8.3.7.4.2.1.2 une préoccupation de solidarité : 403
8.3.7.4.2.2 Au niveau national comme au niveau régional ou local
à l'appui de la stratégie de développement ou de
reconversion définie pour le territoire 403
8.3.7.4.2.2.1 Gérer la "rente minière" liée à la
concession de l'espace electromagnétique 403
8.3.7.4.2.2.2 Réaliser des infrastructures préalable permettant
de baisser coûts et délais pour un nouvel entrant 403
8.3.7.4.2.2.3 Traiter ces d'investissements comme les autres infrastructures
structurantes pour l'aménagement du territoire 404
8.3.7.4.2.2.4 ceci implique d'autoriser les collectivités à
financer les opérations et leur en donner les moyens financiers (LSI et
CIAT du 9 juillet 2001) 405
8.3.7.4.3 La nécessité pour les pouvoirs publics de se doter
à chaque niveau des compétences nécessaires 406
8.3.7.5 Il est clair cependant qu'une telle politique ne peut se limiter aux
infrastructures, ni même au développement économique au
sens étroit du terme 406
8.3.7.6 Le projet de Parthenay illustre bien l'extrême imbrication de
l'économique et de tous les autres aspects de la vie locale. 406
8.3.7.7 De nombreuses autres initiatives qui méritent d'être
encouragées 407
8.3.8 Les services de l'Etat chargés de favoriser le
développement des PMI se doivent de pleinement maîtriser et
utiliser Internet 408
8.3.8.1 Les 10 points clef pour un Intranet-extranet-web de l'administration
408
8.3.8.1.1.1 Une messagerie: chaque membre du personnel de la DRIRE doit
être doté d'une adresse e-mail, 408
8.3.8.1.1.2 Un Intranet pour le fonctionnement interne (intégrant l'ERP)
408
8.3.8.1.1.3 Des bases de données structurées autour d'un SIG
(Système d'information géographique) 408
8.3.8.1.1.4 Cet Intranet devra prendre en compte le nomadisme de la plupart des
ingénieurs subdivisionnaires 409
8.3.8.1.1.5 Un site WEB transactionnel véritable Portail d'accès
à tous les services offerts 409
8.3.8.1.1.5.1.1 Il doit également être accessible au grand public
et aux associations 410
8.3.8.1.1.6 Un accès Internet à partir de chaque poste de travail
410
8.3.8.1.1.7 Une application-serveur PUSH pour diffuser l'information 410
8.3.8.1.1.8 Une application-client PUSH et d'agents intelligents 410
8.3.8.1.1.9 Des forums avec les usagers concernés et des listes de
discussion 410
8.3.8.1.1.10 Les DRIRE devront dans le même temps développer des
extranets entre elles et avec les administrations centrales qui les concernent:
économie, environnement, recherche, transports... 410
8.3.8.1.1.11 D'autres extranets devront être constitué avec les
administrations régionales et les autres partenaires 410
8.3.8.2 Une démarche originale de la DARPMI: d'abord favoriser les
initiatives puis les harmoniser 410
8.3.8.3 Un outil indispensable pour l'avenir : le KIT extranet 411
8.3.8.4 Nécessité de mettre en place un véritable outil
d'intelligence économique: le projet Myrtille 412
8.3.8.4.1.1 Nécessaire pour l'efficacité de notre action 412
8.3.8.4.1.2 Besoin d'entreprises nationales d'intelligence économique,
performantes et indépendantes 412
8.3.8.4.1.3 Utilité pour les PME de disposer d'un "éclairage
public" dans ce domaine 412
8.3.8.4.1.4 Le projet myrtille 412
8.4 Des mesures pour favoriser la création d'entreprises 413
8.4.1.1 Faire évoluer l'enseignement notamment dans les écoles
d'ingénieur 413
8.4.1.2 Favoriser les créations par des chercheurs 414
8.4.1.3 Créer un contexte culturel favorable à la création
d'entreprise 414
8.4.1.4 Ne plus pénaliser l'échec 414
8.4.1.5 Mettre en place des incubateurs bien branchés sur les
réseaux gestion, finance, technologie et industrie 414
8.4.1.6 Favoriser l'émergence d'un tissu dense de petites
sociétés de services 415
8.4.1.7 Des mesures fiscales pour les jeunes entreprises innovantes 415
8.4.1.8 Pour les entreprises à fort potentiel de développement
favoriser le développement des Business Angels 415
8.4.1.9 Eviter que l'évolution sur la réglementation sur les
brevets ne donne des armes aux grosses structures pour verrouiller l'innovation
416
8.4.1.10 Se donner les moyens d'observer la dynamique de la création
d'entreprise pour agir de façon plus pertinente 417
8.4.1.11 Ouvrir l'accès des marchés publics aux créateurs
417
8.4.1.12 Rétablir les Stock Options pour permettre aux Pme à
forte capacité de croissance de recruter les cadres de haut niveau dont
elles ont besoin 417
8.4.1.13 Mener à terme la réforme des FCPRI afin d'en simplifier
les règles de gestion 417
9 CONCLUSION 418
"Ce qui est marginal mais croît de façon exponentielle peut devenir majeur"
Jean-Claude Pelissolo
"we haven't seen anything yet"
Jean-François Abramatic
Internet et Entreprises: Mirages et opportunités ?
Quelles initiatives prendre ?
Aujourd'hui celui que l'on appelle le "réseau des
réseaux" est devenu incontournable. Il a ses fans, fascinés par
ses possibilités immenses. Il a aussi encore ses détracteurs, qui
ne manquent pas une occasion de mettre en évidence ses défauts
liés à sa conception et l'absence de contrôle qui en fait
sa force aux yeux des uns et sa faiblesse aux yeux des autres.
Par ailleurs beaucoup encore, notamment dans notre pays n'ont pas toujours
compris qu'au delà de la partie "visible" (sites web, commerce
électronique) il offre de outils qui engendrent une transformation en
profondeur de l'économie et de la société.
1.1.1 Dans les années 70, une initiative pour limiter la vulnérabilité des réseaux informatiques en cas d'attaque nucléaire :
1964 : le Ministère américain de la
Défense a l'idée d'un réseau de communication sans
véritable direction centralisée, conçu de façon
à demeurer opérationnel même si des portions
entières du réseau tombent en panne ou sont détruites
Paul Baran de la Rand Corporation en invente l'architecture avec la
numérisation des informations et le découpage de celle-ci en
petits blocs : L'originalité du système mis en place, qui assure
son invulnérabilité à une attaque militaire "physique",
est l'absence de point central : Le réseau fonctionne sur un
mode purement coopératif avec une multitude d'ordinateurs et de
réseaux locaux ayant tous les mêmes prérogatives.
L'idée fondamentalement nouvelle est de mettre "l'intelligence" dans les
terminaux et non dans le système de transmission avec ses gros centraux
téléphoniques
Chaque ordinateur "serveur" qui se connecte pour émettre et recevoir sur
l'Internet, participe en outre au routage des messages qui circulent à
travers le monde selon des cheminements quelque peu aléatoires : il
reçoit des serveurs voisins des "paquets d'information" (les messages
trop longs doivent en effet être tronçonnés en petits
"paquets") et en fonction de l'adresse de destination, le transmet à son
tour à un autre ordinateur qui se trouve "à peu près" dans
la bonne direction et dont la ligne est disponible (les paquets composant un
même message empruntent éventuellement des chemins
différents et n'arrivent pas obligatoirement dans l'ordre initial)
Réaction1(*)
d'AT&T: "c'est aussi stupide que de mettre le pétrole
dans des tasses à café pour le transporter dans un pipeline".
A cette même époque Engelbart invente la souris
www.engr.orst.edu/old_news/121098/engelbart.htm
En 1969, Larry Roberts de l'Agence américaine de l'armement
(Arpa) demande à quatre universités américaines de
mettre ces idées en pratique dans un réseau expérimental.
Quatre supercalculateurs sont interconnectés en 1971 : c'est le
réseau Arpanet:
http://som.csudh.edu/cis/lpress/history/arpamaps/f8sep1971.jpg
La nécessité d'adopter des standards, élément
clé du succès, et d'aller vite a conduit à la mise en
place ce que certains ont appelé une "adhocratie" avec une
coordination d'étudiants qui développent les idées de
"protocoles" et de "RFC" (Request For Comment) permettant de
lancer les idées nouvelles et de les tester auprès de la
communauté
Cette rupture dans les méthode d'élaboration de la normalisation internationale, porte en germe une évolution dont nous n'avons pas encore tiré toutes les conséquences: elle risque de marginaliser les organes de normalisation officiels et leurs longs processus formels
Les chercheurs américains utilisent très vite ce réseau qui leur permet de se partager des capacités de calcul de quelques très gros ordinateurs, très onéreux à l'époque. Paradoxalement, comme nous le verrons plus tard cette utilisation, vite marginalisée refait surface aujourd'hui avec la mise en réseau de ... millions de micro-ordinateurs
1.1.2 Un apport décisif des chercheurs en terme d'ergonomie et de convivialité :
Mais
rapidement, comme c'est souvent le cas pour des innovations radicales
2(*) ce n'est pas l'usage pour lequel il
avait été conçu au départ qui prédomine : le
réseau est de plus en plus utilisé pour consulter des bases de
données, échanger des articles scientifiques puis des messages.
Quelques étapes :
1960 Ted Nelson invente l'hypertexte dont le premier
modèle électromécanique fut publié en 1945 par
Vannevar Bush. Inventeur du mot "hypertexte", Ted Nelson, conçoit
l'hypertexte comme un gigantesque réseau contenant toute la production
intellectuelle (littérature, peinture, musique,...) mondiale. Ce
réseau, qu'il a nommé "Xanadu" (dont on peut penser qu'il
a inspiré "wanadoo"...), serait accessible par tous, chacun pouvant y
ajouter ses propres productions. Celles-ci seraient reliées les unes aux
autres par des "liens hypertextes" explicitant leurs relations. Les liens entre
ces différents éléments permettraient de "naviguer" de
l'un à l'autre. L'utilisateur pourrait d'ailleurs lui-même ajouter
des liens à ce gigantesque Hypertexte, contribuant ainsi à la
mise à jour progressive du réseau implicite que constitue notre
culture littéraire, artistique et scientifique...
1971 Louis Pouzin, chercheur à l'INRIA,
épaulé par Michel Montpetit invente le
"datagramme", pièce essentielle de la transmission par paquet qui
ne nécessite plus l'immobilisation d'une voie de communication comme le
protocole américain de l'époque (Host-Host) : c'est le
début du réseau Cyclades.
automne 1971 Ray Tomlinson invente l'e-mail, courrier
électronique et choisit un symbole inutilisé dans les
laboratoires, le "@" pour séparer l'adresse de la machine du nom
du destinataire et création d'un groupe de travail en vue de
définir un standard d'interconnexion.
www.ifla.org/documents/internet/hari1.txt et
http://ojr.usc.edu/content/ojc
D'après un professeur de l'Université de Rome le @ aurait
été "inventé par les Marchands Vénitiens au
16ème siècle et correspondait à une unité de mesure
: l'amphore, ce symbole aurait transité par le monde arabe et l'Espagne
avant de devenir le "commercial a" Anglo-saxon
on estime qu'il s'échangera 4.000 Milliards d'e-mail en 2004 contre 400
milliards de lettres
1972: André Truong, créateur de la
Société R2E, et François Gernelle, son
directeur général, pour répondre aux besoins de l'INRA
(Institut de Recherche Agronomique) invente le premier micro-ordinateur
: le Micral, autre pièce essentielle du futur réseau
Internet, (réaction d'alors d'un haut responsable de Bull
rappelée par le Monde "vous n'avez jamais rien compris à
l'informatique"),
1974 : Vinton Cerf met en oeuvre le concept de datagramme,
développé avec "Cyclades", dans le réseau Arpanet
pour créer un des protocoles de base de l'Internet : TCP
(protocole de contrôle de transmission). Les multiples "paquets"
émis ne parviennent pas tous à destination (jusqu'à 15%
sont perdus) : en cas d'engorgement momentané, certains routeurs peuvent
en effet être amenés à détruire ceux qui sont en
attente: c'est le protocole TCP qui détecte ces échecs de
transmission et provoque une nouvelle émission du paquet
considéré
Dès cette période, la participation de pays autres que les
Etats-Unis à des travaux de spécifications et de tests est tout
à fait notable: En France, l'Inria et le Cnet
www.cnet.fr sont
particulièrement actifs.
C'est aussi l'époque où le CNET "invente" l'ATM
www.atmforum.com qui a
été jusqu'à aujourd'hui une technologie importante pour
accroître de façon substantielle les capacités de
transports des réseaux de télécommunications pour la
transmission de données.
1977 : , le protocole d'adressage IP (Internet Protocol) voit le
jour : il vient compléter le protocole TCP. Dès lors, pour
reprendre la définition de l'AFTEL :
"Un
internet est alors défini comme un ensemble de réseaux
interconnectés
et l'Internet, comme l'ensemble des réseaux Internet
interconnectés à l'aide du protocole TCP/IP"
76-78 : le projet Cyclades beaucoup trop
"déstabilisant", moins "contrôlable" pour les modèles
établis dans notre pays, se heurte à une très violente
hostilité de l'administration des PTT3(*) : celle-ci développe la norme X25
issue du protocole "Host-Host" américain, crée Transpac et
obtient l'arrêt du projet Cyclades (qui n'aura coûté au
total que 20 MF) : le protocole TCP IP devient "hors la loi" (alors qu'à
ce moment il permettait déjà des débits 30 fois plus
élevés : 2.000 kbit/s contre 64 kbit/s pour Transpac).
Dany Vandrome, Directeur de Renater,
www.renater.fr rappelle qu'en
1984 nos chercheurs devaient se déplacer à Londres pour se
connecter à ARPANET ...
Sur cette base est lancé le Minitel à l'abri des
perturbateurs. "A cette époque déjà les tarifs
dans notre pays étaient plus du triple de ceux pratiqués
aux Etats-Unis pour les entreprises" (Robert Mahl, Annales des mines - nov
96).
1981: la NSF (National Science Foundation) décide de financer un
réseau "Computer and Science Network" qui deviendra plus tard le
NSFNet afin d'offrir aux universités des services tels que la
messagerie.
1982 l'Administration et les grandes entreprises américaines
(IBM, Digital, HP,..), voulant "reprendre la main" essaient d'imposer un
standard "vraiment professionnel": l'OSI: le consensus des internautes
sur TCP/IP conduit à l'échec de cette offensive
1988 le Finlandais Jarkko Oikarinen, université
d'Oulu invente l'IRC (Internet Relay Chat) "standard de
téléconférence synchrone en mode texte par Internet" qui
est aujourd'hui un des principaux usages du réseau, pour l'instant
encore peu dans les entreprises
www.mirc.co.uk/help/jarkko.txt
1990: Tim Berners-Lee chercheur au CERN
www.cern.ch (centre
d'étude et de recherche nucléaire de Genève) invente avec
ses collègues le concept de World Wide Web (WWW) et le langage
hypertexte (HTML)
www.w3.org/History.html
:
Derrière les images ou les mots clefs choisis par les auteurs de pages
publiées sur le réseau, "se cachent" les adresses (hyperliens)
d'autres pages d'information, situées éventuellement à
l'autre bout du monde.
L'Hypertexte contient aussi bien des images, des sons ou des séquences
vidéo que du texte proprement dit.
1991 un jeune étudiant Finlandais, Linus Torvalds
développe LINUX, système d'exploitation
dérivé des systèmes d'exploitation conçus 20 ans
auparavant pour les grosses machines en réseau (UNIX 1971 Ken Thompson
et Dennis Ritchie) et le propose gratuitement. Ce système, beaucoup plus
sur plus stable et moins gourmant en ressources que celui de microsoft, donne
une nouvelle dynamique au mouvement du "logiciel libre" qui rassemble une
communauté de plusieurs dizaines de millers de développeurs
bénévoles à travers le monde: c'est un nouveau
modèle économique qui prend naissance
1993 :Grâce aux navigateurs ("browser")dont
l'ancêtre fut MOSAIC inventé par Marc Andreesen de
l'université de l'Illinois, d'un simple "clic de souris",
l'internaute peut naviguer vers cette nouvelle adresse sans avoir besoin de
savoir ni où il va, ni par quel chemin. Notons toutefois pour notre
satisfaction nationale que le principe du browser avait été
parfaitement décrit en 1588 à Paris par le capitaine Agostina
Ramelli qui décrivait le principe d'une machine mécanique capable
d'accomplir ce travail ...
www.clic.net/~mephisto/bush/bush.html
1994-1995 : c'est le véritable début des usages de
l'internet pour des usages "business" avec un accent mis dans un premier temps
sur le e-commerce et les sites "portail" avec Yahoo!, Amazon.com,...
L'augmentation de puissance des PC à prix constant, (voire
décroissant) leur facilité d'emploi, permettent à cette
même époque une explosion du nombre d'internautes.
1999-début 2000: c'est l'envolée des valeurs Internet les
"dot.com" avec des valorisations atteignant des dizaines de milliards de
dollars pour des entreprises souvent encore en phase d'investissement (Yahoo!
atteint 100 Milliards de $, soit plus que BNP-Paridas, le crédit
Lyonnais, la société générale, Renault et Peugeot
réunis!)
2000 Lancement par le gouvernement américain du projet NGI
(internet de nouvelle génération) l'objectif des USA n'est plus
militaire stricto-sensu mais l'Internet n'en est pas moins
considéré comme un enjeu stratégique géopolitique
majeur dont il convient de conserver le leadership
2001 2003 années paradoxales avec concomitamment
l'effondrement des valeurs internet et la poursuite de l'explosion des
usages et la grave crise des opérateurs téléphonique ainsi
que des équipementiers, malgré une croissance du marché
que beaucoup de secteurs envieraient
Selon Lawrence Roberts, l'un des "pères" d'Arpanet,
l'ancêtre de l'Internet, le trafic des grandes artères de
l'Internet américain (compté en octets) aurait été
multiplié par 4 entre avril 2000 et avril 2001 et ce mouvement
s'est poursuivi en 2002. La croissance interne aux États-Unis serait
supérieure au rythme moyen enregistré depuis 1997, tandis que le
trafic entre les États-Unis et le reste du monde n'augmenterait "que" de
200 % par an. Les entreprises représentent 80 % du trafic.
· Les opérateurs téléphoniques historiques voulant
se transformer en "net-worldcompanies" ont perdu le sens de la mesure dans
leurs acquisitions (confondant billets de monopoly et vrais billets et payant
en cash jusque 10.000 l'abonné, là ou d'autres payaient avec
leurs propres action et s'sont endettant de ce fait au delà du
raisonnable) et de leurs enchères dans l'UMTS. Malgré une
pressuration de leur marché domestique qui leur a permis de
dégager de juteuses marges d'exploitation grâce au maintien de
tarifs élevés, de sous-investissement dans les infrastructures et
à l'étouffement dans l'oeuf de l'émergence de concurrents
par des méthodes stigmatisées par Bruxelle et par les tribunaux,
... ces opérateurs se retrouvent devant une situation financière
délicates : cela se traduit par un arrêt brutal et quasi total des
commandes passées aux équipementiers qui sont devenus le
facteur d'ajustement de l'inconscience de leurs clients et en paient les
conséquences. Ces entreprises, détentrice de la technologie, bien
plus que les opérateurs, restent pour nos pays des
éléments stratégiques qu'il conviendrait de ne pas
abandonner dans la tourmente car elles nous feraient cruellement défaut
le jour ou les investissements repartiront et le risque est grand qu'elles
soient submergées par les industriels Taiwannais
· ... mais en même temps c'est le décollage des usages
véritablement efficaces des technologies de l'internet dans les
entreprises (automobile, chimie, sidérurgie, BTP) avec des objectifs de
réduction des couts et des délais, de suivi qualité, de
réduction des capitaux immobilisés (stocks), d'augmentation de la
flexibilité et de la réactivité et de la capacité
à travailler plus efficacement en réseau
D'après une étude de l'Université de Berkeley citée
par les Echos, en 2001, les documents imprimés ne représentaient
plus que 0,003% du total des informations produites
www.caspiannetworks.com/pressroom/press/08.15.01.shtml
www.caspiannetworks.com/library/presentations/traffic/Internet_Traffic_081301.pp
t
1.1.3 Qui paye ? Qui contrôle ? :
1.1.3.1 Aujourd'hui un financement à 90% privé et une régulation par consensus
Depuis
1995, la National Science Foundation (NSF) ne finance plus le
réseau des universités américaines, qui constituait
l'ossature d'Internet (arrêt des subventions au NSFNet).
Depuis avril 1995, Internet fonctionne en réseau coopératif.
Aujourd'hui chacun (les opérateurs principaux, les prestataires grand
public, les entreprises, les particuliers) paie un tronçon de
réseau.
Les fonds publics avaient assuré au début la croissance du
réseau, mais les entreprises ne dépendant pas des organismes
payeurs ne pouvaient pas y accéder. Depuis, des réseaux (au
départ indépendants), à vocation commerciale ont
adopté les standards de l'Internet et de nouveaux se sont
créés et et se sont connectés au réseau des
réseaux.
A l'heure actuelle, la majorité du trafic est d'origine commerciale et
plus de 90% du financement proviendraient de fonds privés.
1.1.3.2 ...sauf pour préparer la génération suivante : une action forte de l'Etat américain
L'arrêt des financements publics de l'Internet ne signifie
nullement que les pouvoirs publics américains se
désintéressent de cet enjeu, toujours considéré
comme vital sur le plan géopolitique. Bien au contraire ils ont
lancé deux grands projets très ambitieux :
NGI : Next Generation Internet (
www.ngi.gov) visant à
créer une infrastructure "Terabit" mille fois plus puissante que
l'actuelle : VBNS (Very High Performance Backbone Network Service
www.vbns.net) et mobilisant les
moyens du pentagone (DASA, NSA) de la NASA et du département de
l'énergie (DOE).
Internet 2
www.internet2.edu
consortium de plus de 200 universités et centres de recherche
Américains qui ont l'objectif de développer de nouvelles
applications tirant parti de cette puissance nouvelle (travail
coopératif, médecine, éducation, commerce, ...)
Un projet analogue est en cours de développement au Canada :
Canarie (
www.canarie.ca)
www.canet.upc.es/ngi.world.html présente une vue globale
des projets "NGI" dans le monde.
Il est indispensable que l'Europe se donne les moyens de rester dans la
course pour cette prochaine étape qui se prépare outre atlantique
tant au niveau des infrastructures que des nouvelles applications permises par
celles-ci, alors que les moyens financiers sont relativement modestes (100
millions de dollars par an pour le projet NGI): ce n'est guère que
1/100e de la capitalisation d'une entreprise qui a
émergé de la génération actuelle comme Yahoo!
(valeur après le krach du printemps 2001, qui a réduit de 90% sa
valeur atteinte en mars 2000)
La FING (Fondation pour l'Internet de Nouvelle Génération)
s'est créée dans cet objectif: elle regroupe des associations
(comme l'Isoc ou l'Acsel), des grandes entreprises et des établissements
d'enseignement supérieur
www.fing.org
En 1997 est né le reseau europeen de la recherche TEN (Trans
European Network) avec un debit de 34 Mbit/s gere par DANTE (Delivery of
Advanced Networking Technology to Europe
www.dante.net), consortium a
but non lucratif qui regroupe de nombreux reseaux de la recherche d'Europe,
dont Renater
www.renater.fr en France et
DFN en Allemagne
http://www.dfn.de.
En decembre 1998, la capacite du reseau pan-europeen atteint 155 Mbits/s et
prend le nom de TEN-155. Mis en service en Novembre 2001, son
successeur, le reseau GEANT comprend notamment 9 arteres a 10 Gbit/s il
est utilisé par plus de 3000 institutions d'enseignement et de recherche
dans plus de 30 pays d'Europe
Au niveau National a été lancé en 2000 le réseau
VTHD (Vraiment Très Haut Débit)
www.vthd.org sous la houlette
de FT, du GET et de l'inria (Rennes/Paris/Nancy et
Paris/Lyon/Sophia-Antipolis). Ce réseau permet à l'utilisateur
final de disposer de 800Mbps. Fonctionnant sous la nouvelle version du
protocole Internet (IPV6
voir page 85) il permettra en outre de tester
de nouvelles applications nécessitant une qualité de service
garantie
Au niveau régional Bretagne et des Pays de la Loire ont
créé en septembre 2000 un réseau régional à
hauts débits Mégalis (télémédecine,
services publics, formation continue , enseignement, culture et tourisme) ,
plus de 100 sites sont raccordés avec des débits compris entre 2
et 20 Mb/s (et de 20 à 40 Mb/s à partir de fin 2001)
www.megalis.org
Depuis le 11 septembre le département de la défense
Américain a encore considérablement accru ses programmes de
recherche dans les technologies de l'internet :
Mentionnons par exemple le programme "smart dust"
voir page 367 avec l'université
de Berkeley dont l'objectif est de produire des myriades de nano-ordinateurs
(de la taille d'une "poussière") capables d'observer, de communiquer en
réseau avec les autres "poussières", de trier les informations
pertinentes et de les transmettre par radio à un avion ou un satellite
http://robotics.eecs.berkeley.edu/~pister/SmartDust . Bien entendu
ces technologies auront (et ont déjà en 2003 avec la technologie
RFID pour le marquage des produits) des usages civils dont on voit bien qu'ils
poseront de difficiles questions en terme de vie privée
Benetton a lancé une première
expérimentation pour marquer ses vêtements en se portant
acquéreur de 15 millions de puces en mars 2003 à Philips mais
devant les protestations des défenseurs de la vie privée il a
déclaré ne pas avoir aujourd'hui le projet de les utiliser
Ce n'est pas le cas de Gilette qui a passé en janvier 2003 une
commande de 500 millions d'étiquettes à Alien Technologie dont il
cofinance la technologie avec notamment Procter&Gamble, Unilever, Wal-Mart
et Tesco
Des reflexions sont en cours pour les intégrer dans les billets de
banque pour contrer le blanchiment d'argent "sale" et dans les passeports pour
contrer le terrorisme
www.zdnet.fr/actualites/technologie/0,39020809,39116084,00.htm
1.1.3.3 Qui le contrôle ? : une régulation par consensus
La philosophie d'Internet est assez bien résumée dans cette phrase de Dave CLARK, prononcée pour l'IETF (Internet Engineering Task Force www.ietf.org) :
"Nous rejetons les rois, les présidents et le vote.
Nous croyons dans le consensus et les règles évolutives".
Dans cet
esprit la notion même de contrôle de l'Internet est très
largement rejetée, ce qui est un défi aux Etats dans la mesure
ou, n'étant plus confiné au sein d'un petit cercle de chercheurs,
Internet devient un élément clé du fonctionnement de nos
sociétés et pose des problèmes à la
société qu'il convient de ne pas sous-estimer
L'association étroite entre les phases de développement et de
déploiement "rough consensus and running code" favorise
plus l'innovation que les positions acquises et bouscule les processus
traditionnels de normalisation
Le fonctionnement de l'Internet est assuré par un certain nombre de
commissions et groupes de travail
En 1992 l'Internet Society est chargée d'assister l'IETF
et l'IAB (Internet Architecture Board), avec pour mission de diffuser
l'information au public, de promouvoir la coopération mondiale et la
coordination d'Internet, de ses technologies interréseaux et de ses
applications.
L'IETF suit l'évolution des protocoles TCP/IP, de leur standard et de
leur intégration avec d'autres protocoles.
Existe aussi, en matière de recherche, l'Internet Research Task Force
(IRTF) qui explore les techniques avancées en matière de
communications/réseaux, et, pour le développement d'un droit
adapté à Internet, l'ILPF (Internet Law&policy Forum)
ISTF (Internet Societal Task Force, présidé par Vint Cerf
se penche sur l'impact sociétal de l'Internet et plus
concrètement WAI (Web Accessibility Initiative) met au point des
standards afin de rendre accessible le web aux handicapés notamment les
aveugles.
www.w3.org/WAI
accessibilité internet aux personnes handicapées: Voir le
dossier consacré à ce sujet lors du 3ème comité
interministériel pour la Sociéte de l'information, du jeudi 10
juillet 2003 :
www.ddm.gouv.fr/dossiers_thematiques/documents/cisi2003g2.html
Enfin, il faut citer le WWW Consortium (ou W3C) pour
développer et promulguer des normes (comme Http en partenariat avec
l'IETF, HTML, XML,...), ainsi que ICANN
www.icann.org (Internet
Corporation for Assigned Names and Numbers) qui a récemment
remplacé l'IANA après d'intenses débats au sein d'un forum
international et qui est chargé des questions de noms de domaines et des
adresses.
L'INRIA joue dans ce domaine un rôle majeur puisqu'il a
été l'un des trois piliers mondiaux du WWW Consortium aux
côtés du MIT aux USA et de l'université Keio au
Japon (en 2002 il a passé la main à l'Ercim groupement de 16
instituts européens de recherche en informatique
www.ercim.org .
Malgré cela Jean-François Abramatic, à
l'époque Président du consortium ne peut que regretter "un
déficit de compétences françaises particulièrement
apparent dans les organisations de standardisation de l'Internet": le droit
nouveau s'élabore pour l'essentiel dans ces instances informelles par
des consensus mondiaux, il est donc essentiel que nous y soyons
actifs
1.1.4 Une technologie peu onéreuse, et accessible aux PME
La
recherche d'informations économiques ou techniques ne nécessite
en première étape que l'achat d'un micro-ordinateur (environ
5.000 F) et l'abonnement à un fournisseur d'accès internet (FAI -
Provider: entre 0 et 100 F par mois).
Créer un simple site Web coûte de 5 à 100 kF
d'investissement initial et entre quelques centaines et quelques milliers de F
par mois pour les mises à jour et l'hébergement (il nous a
même plusieurs fois été indiqué que les sites les
plus réussis avaient été réalisés par de
jeunes ingénieurs en stage).panorama des hébergeurs:
www.abchebergement.com
"C'est 20 fois moins cher qu'un serveur vidéotex" (Henri de
Maublanc président de l'AFTEL)
La taille de l'entreprise ne paraît pas un facteur déterminant
du succès :
Bern KRETSCHMER spécialiste allemand d'Internet
écrit :
Sur le réseau, ce qui compte est l'image qui s'affiche à
l'écran : elle se fait remarquer grâce à la
créativité et à la richesse des idées.
Les grosses entreprises sont plutôt sous-représentées sur
Internet parce que des marchés rapidement mouvants réclament des
collaborateurs particulièrement dynamiques et des décisions
extrêmement souples...
Pour se présenter elles-mêmes sur le Web, de petites
sociétés n'hésitent pas à employer de jeunes
diplômés, pleins d'allant, et souvent habiles. Alors que les
grosses sociétés confient souvent leur présence sur le Web
aux Agences de publicité. Celles-ci n'apprennent que lentement les lois
du Web qui sont différentes de celles qui appartiennent à
l'univers de l'imprimé.
A Autrans'99 Christian Huitema déclarait :
« quand j'étais jeune, pour gagner mon argent de poche, je
tondais la pelouse du voisin, aujourd'hui mes enfants font le site web du
commerçant du coin »
Nous avons pu de nombreuses fois vérifier la justesse de cette analyse.
Pour le client, ce qui est important, c'est de trouver une forte
capacité d'écoute auprès de son fournisseur et, là
encore, c'est souvent la PME qui sera la plus réactive.
Christophe Lambrecht, fils du patron d'une petite entreprise
artisanale "l'écrin du meuble", fabricant des meubles de style
à Corbeil-Essonnes, disposait entre sa sortie et l'école et son
départ au service militaire en février 98 d'une courte
période qu'il mit à profit pour créer un site catalogue
http://www.artinet.org/ecrin.htm : quelques semaines après un
acheteur américain distributeur de literie française prenait
contact avec lui pour venir voir la production
C'est aussi le fils de Christian Hébert qui a
développé le site
www.mangastore.com ,
librairie Teshima spécialisée dans les bandes
dessinées japonaises
Les Américains ont coutume de dire : "with the internet you can be small and look big"
L'Internet est même à la portée des entreprises
"SOHO" (small office, home office: architectes, journaliste freelance,
interprête, artisan,...), éventuellement même en utilisant
internet par l'intermédiaire de cybercafés
comme par exemple la chaîne Kinko's aux USA qui offre un
environnement professionnel aux très petites entreprises, avec
facturation à l'heure : accès internet, imprimantes haut de
gamme, fournitures spéciales, gestion comptable,...ou plus modestement
mais avec de grandes ambitions, NewWorks dans le IXème arrondissement
à Paris
www.newworks.net
Nous avons même pu noter que la plupart du temps dans les grandes
structures privées ou publiques les développements réussis
étaient le fait de " francs-tireurs" agissant en marge (voire à
l'opposé) des hiérarchies
L'existence d'un service informatique puissant est généralement considérée comme un lourd handicap au départ car celui-ci a naturellement tendance à brider des développements qui lui échappent.
Bernard Siouffi, délégué
général de la VPC, souligne que, heureusement, avec le
décollage du commerce électronique les projets internet
commencent à quitter les directions informatiques pour aller dans celles
chargées du Marketing ou des achats
Cette évolution ne se fait pas sans crises comme nous avons pu le noter
à plusieurs reprises
De même une direction de la communication richement dotée risque d'émasculer la dimension stratégique de la mutation vers l'internet en la confinant dans le monde du paraître
Netsurf signale par exemple qu' en 1997 lorsqu'on a
voulu féliciter LCI (filiale tout info de TF1)de sa remarquable
initiative on s'est rendu compte que les dirigeants de la chaîne
ignoraient même qui en était à l'origine.
Dans un registre voisin Jean-Noël Tronc (Annales des Mines de
nov96) rappelle qu'un des sites les plus visités - le WebLouvre -
est issu de l'initiative privée d'un étudiant parisien
(Nicolas Pioch) et que la première initiative significative dans
l'administration - ADMINET - a été le fait d'une
initiative personnelle d'un fonctionnaire (qui a pu heureusement s'appuyer
sur l'Ecole des Mines de Paris) mais qui n'a pas toujours
bénéficié d'encouragements particuliers de sa
hiérarchie
De même grâce à Internet l'échange de données
informatisées EDI entre entreprises a vu ses coûts
s'effondrer d'un facteur supérieur à 20 (et ce coût va sans
doute encore baisser dans l'avenir avec le développement de XML)
Ce qui était réservé aux grands groupes au temps d'X400
est maintenant à la portée des PME
"Curieusement la clé d'entrée n'est pas la taille de
l'entreprise ni son nombre de salariés, mais son degré
d'internationalisation" Olivier Barrelier Directeur de Taylor Nelson
Internet ou Extranet
Voir page 211
1.1.5 Une technologie simple et intuitive dans sa mise en oeuvre
Bien
entendu pour concevoir un routeur, un algorithme de chiffrement ou un
microprocesseur il est nécessaire de disposer de hautes
compétences technologiques, mais paradoxalement la puissance même
des ordinateurs et des moyens de télécommunication actuels permet
de fournir aux utilisateurs des outils extrêmement simples et intuitifs
dans leur emploi
De même une automobile ou un téléphone sont des objets
incluant de hautes technologie et pour autant ils sont simples à utiliser
Dans les bidonville de Delhi, une expérience originale -
financée par le gouvernement indien, des établissement locaux et
la banque mondiale - a consisté à observer comment des enfants
illettrés pouvaient apprendre à surfer sur Internet d'une
manière autonome et sans avoir jamais vu d'ordinateur auparavant
www.geocities.com/SoHo/1718/docs/lstyles.html
1.1.6 Invulnérable aux attaques atomiques... mais pas aux pirates : l'e-crime
Le
protocole TCP/IP, système de "panneaux de signalisation", qui
régule le trafic, peut en effet être assez facilement
truqué par des internautes malveillants : en l'absence de mesure de
protection, les messages peuvent être lus ou
détournés, le site informatique envahi ou
asphyxié, des virus introduits (petits programmes
altérant ou détruisant des données, capables de se
reproduire et de contaminer d'autres ordinateurs), de même que des
chevaux de Troie (programme caché activable de
l'extérieur), des "portes de services" ("backdoors) qui
permettent à ceux qui ont les clés de pénétrer
à l'insu du propriétaire) ou bombes logiques, des
adresses usurpées (Spoofing): là comme ailleurs,
au-delà des précautions élémentaires (tous
les rapports entre ordinateurs doivent être
"protégés"), un choix difficile est à faire entre
l'épaisseur de la cuirasse dont on se dote et la mobilité que
l'on recherche
Les 3 dernières années ont connu sur ce plan quelques
spectaculaires attaques, notamment celle ayant paralysé pendant
plusieurs heures les principaux sites de commerce électronique
grâce au détournement de ces "panneaux de circulation" entrainant
de monstrueux embouteillages et causant un "déni de service". La
police soupçonne de cet acte un adolescent de 15 ans. Notons aussi le
virus I Love You, qui, avec ses dérivés a causé des
dégats que certains chiffrenr à 10 milliards de $
SobigF en Aout 2003 est le premier virus suspecté d'avoir un
objectif commercial : il vole les carnets d'adresse et installe un programme
(proxyserveur) permettant d'expédier des messages commerciaux (SPAM
voir page 78) depuis l'ordinateur
infecté vers des prospects. Ce système est suspecté
d'être capable d'envoyer 100 Millions de messages publicitaires à
l'heure
Une attaque avec "déni de service" a été lancée en
2002 contre les serveurs gérant les noms de domaine du web. L'incident,
sans gravité aurait pu paralyser la toile. Il est pris au sérieux
par les experts qui vont renforcer la sécurité de leurs machines
Voir par exemple le site du Cybercriminstitut
www.cybercriminstitut.com
Par ailleurs la copie numérique est d'une extrême facilité
et la gestion des droits d'auteurs prend une dimension nouvelle,
aujourd'hui notamment pour les programmes informatiques, les jeux,
l'écrit et la musique et demain, avec le haut débit pour les
films et la vidéo
1.1.7 Une distinction à opérer entre réseau de transport et règles de circulation: "la tuyauterie"(le réseau Internet) et les "protocoles" (les "technologies" Internet)
Il
convient de ne pas confondre dans Internet ses 2 composantes
TCP/IP pour le transfert des paquets, HTTP pour le
transfert de pages en hypertexte (HTML, XML), HTTPS pour
les transferts sécurisés par cryptage, SMTP ( Avec
grâce au metaformat MIME la possibilité de transmettre dans un
même message des données hétérogènes : texte,
images,...) et POP3 ou IMAP pour le courrier électronique,
NNTP pour les News, IRC pour le "bavardage", VXML
www.vxml.org pour la voix,
VRML et X3D pour les objets tridimentionnels, GOPHER pour
les banques de données
v les "protocoles" qui gouvernent la circulation de ces informations
à travers le réseau, et qui s'imposent progressivement aussi dans
des réseaux internes aux entreprises (Intranets) ou sur des
réseaux reliant plusieurs entreprises, mais protégés de
l'extérieur (extranets).
Ce sont ces Protocoles et les logiciels développés autours d'eux que nous appellerons dans la suite de ce rapport "les technologies Internet" bien qu'il s'agisse davantage de "standards" que de "technologies" proprement dites.
Les "outils de l'Internet" sont ces logiciels, batis sur ces standards (navigateurs, messageries, langages, structures de base de données, ...) et qui permettent de batir les applications que nous verrons plus loin
1.1.8 l'Internet : ni "du contenu" ni "du contenant", mais un standard transactionnel permettant un fonctionnement en réseau , c'est le "système nerveux" de notre économie
Internet ce sont essentiellement des standards transactionnels
permettant l'émergence d'une nouvelle organisation de l'économie
et de la société
On entend souvent des débats sans fin pour savoir si ce qui est le plus
important ce sont les contenants (les "tuyaux") ou les contenus
(les informations accessibles par internet
Pour nous ce n'est clairement ni l'un, ni l'autre.
Certes pour l'industrie des média, le contenu étant leur raison
d'être, et se faire entendre étant leur métier, on comprend
que ce faux problème ait animé de nombreuses tribunes.
"content is King" ne vaut que pour ce secteur
Il en va de même pour les opérateurs de
télécommunication dont le souci est, bien naturellement de faire
consommer des minutes sur leurs réseaux et de trouver des revenus
supplémentaires auprès de leurs clients en leur proposant du
contenu
Mais pour les entreprises des autres secteurs les enjeu ne sont clairement pas
là: pour elles ce qui est fondamentalement nouveau ce sont les standards
de l'Internet que nous venons de passer en revue ci-dessus et qui rendent
possible l'établissement dynamique de réseaux permettant aux
acteurs d'établir des communication entre eux d'effectuer des
transactions (pour concevoir une automobile en interconnectant des bureaux
d'étude par exemple ou pour en gérer la fabrication et le
transport) : bien entendu les technologies traditionnelles permettaient de
créer des réseaux de communication, mais ce qui est nouveau avec
l'Internet c'est que ces réseaux n'ont pas besoin d'être
définis à l'avance, ne nécessitent pas d'investissements
préalables et que les systèmes informatiques, ainsi que tout
objet doté d'un microprocesseur peut s'y connecter sans délai et
sans avoir à élaborer des "passerelles informatiques"
La révolution apportée par internet réside là :
dans cette possibilité de permettre un fonctionnement efficace d'une
entreprise en réseau.
Voir page 92
Internet ce n'est ni du contenu, ni du contenant mais c'est le nouveau système nerveux de notre économie et de notre société
Les
dramatiques évènements de septembre 2001aux Etats Unis ont bien
illustré cette réalité tant dans l'usage fait par les
réseaux terroristes pour coordonner leur projet que par l'usage tant des
pouvoirs publics que des particuliers pour la gestion de crise
C'est pourquoi le terme de NTIC est particulièrement mal choisi:
Internet, ce n'est ni l'Information, ni la "Communication", ni la Technologie
qui sont importants dans cette affaire (et de surcroit ils ne sont pas
nouveaux, d'ou le débat, là encore non pertinent, entre NTIC et
TIC): ce qui est véritablement révolutionnaire comme nous venons
de le montrer c'est l'adoption de Nouveaux Standards
Transactionnels autorisant de nouvelles formes d'organisation efficace.
Le terme de NST serait infiniment mieux approprié
C'est une évolution que l'on peut comparer à celle de
l'écriture: l'alphabet n'est lui aussi qu'une "convention" un
rond avec une queue c'est un "a".. et b-a= ba, mais la simple
possibilité de pouvoir écrire a permis de capitaliser les
connaissances (développement de la science et de la culture),
d'échanger les idées dans l'espace (entre les continents) et dans
le temps (entre les générations), de développer le
commerce, d'établir des règles de droit, des contrats, de la
monnaie "scripturale", d'entretenir une correspondance et par là
même de boulverser profondément l'organisation sociale et
économique...: il ne viendrait à personne l'idée de
réduire l'invention de l'écriture à l'affichage
publicitaire et à la VPC (et c'est ce que l'on fait quand on
réduit le e-business au commerce électronique) ni même aux
romans et aux journeaux (et c'est ce que l'on fait quand on assimile internet
au "contenu" auquel il permet l'accès)
Cette analyse permet de comprendre l'importance qui s'attache à la
définition des standards tant pour les données techniques que
pour celles liées aux processus d'acquisition et de mise à
disposition (supply chain), condition sine qua non de l'efficacité des
relations interentreprises dans un secteur professionnel
Les standards e-business sont d'une nature particulière,
"mi-Technologies de l'information", "mi-management de l'entreprise" et
contrairement aux précédents qui étaient très
techniques, ceux-ci sont également fonctionnels
La non-standardisation actuelle,
les entreprises qui respecteront ces standards deviendront "plug and
play" c'est à dire capables de travailler immédiatement
avec un nouveau partenaire en interconnectant son système informatique
sans délai et sans surcout
· soit ces PME se limitent à un seul donneur d'ordre, ce qui
introduit une rigidité dans l'économie du secteur, nuit à
la concurrence et ne facilite pas la "fertilisation croisée"
Inversement pour une entreprise, développer ses outils Internet quand
ses partenaires continuent de travailler selon les errements anciens ne sert
pas à grand chose
Qama 150 personnes, distributeur de quincaillerie
d'ameublement a ouvert
www.qama.fr en 1999 pour
améliorer la prise de commmandes par les quincaillers
détaillants. Les commandes par fax notamment contenaient beaucoup
d'erreurs et occupaient énormément les gens du service
commercial. Maintenant, il suffit de cliquer sur les références
choisies. La quasi totalité des clients qui ont essayé le site
continuent après d'utiliser le système."
Mais que Qama change ses habitudes avec la venue de l'Internet
n'amène pas sa clientèle de quincaillers, "une population
vieillisante", à en faire autant
http://www.journaldunet.com/printer/020827qama.shtml
Il en va de même pour l'entreprise Desamais grossiste en
droguerie près de Montluçon
Les plus significatives nous paraissent être
1.2.1.1 De nouveaux moyens de communiquer efficaces, rapides et bon marché,
1.2.1.1.1 Le courrier électronique l'e-mail ou courriel
Aujourd'hui tellement rentré dans les moeurs qu'il a
éliminé le courrier papier et le Fax dans bien des entreprises...
et bien des familles, l'e-mail (que nos cousins canadiens ont baptisé
courriel) offre la possibilité de transmettre des "documents
attachés", texte, devis, plans, factures, images, sons,
vidéo,...qui peuvent d'un clic être envoyés à une
liste de correspondants aussi longue que souhaitée. ;
Un autre clic chez le destinataire sur le bouton "répondre" et le
corps du message est prêt, avec la bonne adresse pour répondre
à l'émetteur (avec ou sans copie aux autres destinataires).
L'e-mail permet tout à la fois des échanges en temps
quasi-réel tout en étant beaucoup moins
« invasif » que le téléphone : il
permet une meilleure organisation de son temps, une possibilité simple
d'archiver vos messages et de les retrouver à partir de n'importe quel
mot ou morceau de mot qu'il contient (expéditeur, objet, texte,...) sans
avoir même besoin de les classer:
Jupiter estimait déjà à 12 milliards par jour le nombre
d'e-mail en 2001 avec un taux d'augmentation de 80% par an
De nombreux nouveaux terminaux apparaissent qui permettent de
communiquer sans ordinateur : téléphones portables, pagers,
webphones, webTV,...
La reconnaissance vocale qui a fait des progrès
considérables permet de dicter directement le courrier (ceci est
particulièrement précieux pour les cadres qui n'ont pas toujours
une bonne maîtrise du clavier)
voir page 32
1.2.1.1.2 La téléphonie "IP" (VoIP): "l'international pour le prix du local" avec d'importantes fonctionnalités en sus
Elle
permet de converser à l'autre bout du monde, bientôt en
visiophonie, pour le prix d'une communication locale (celles-ci ayant pu
jusqu'à présent maintenir un niveau de prix très
élevé grâce à une absence de concurrence) ... ou
gratuitement avec la desserte par haut débit ou les couts sont
forfaitaires
Net2phone, 1,2 millions de clients, assure la communication de
PC à PC (
www.net2phone.net) tout en
gardant la possibilité, en même temps, sur la même ligne de
transmettre schémas, dessins, photos ou fichiers, Click2CallMe
www.net2phone.com/click2callme permet de placer un bouton sur une
page web permettant d'initier une communication téléphonique
entre l'ordinateur du client et le centre d'appel du marchand (c'est le
"click&talk")
Pour appeler un téléphone normal il en coute 2,5 pour le kit
d'appel et 0,035 vers les Etats-Unis par exemple
de même Dialpad
www.dialpad.com. avec 12
millions d'utilisateurs inscrits début 2001 l'entreprise revendiquait
40% du marché. Signe de reconnaissance, ATT et BT y ont investi 1,4
Milliards de $
Olitec
www.olitec.com lance le
Speak'Net V90 qui permet d'appeler n'importe quel type de
téléphones
L'opérateur suédois Telia
www.telia.fr a ouvert ses
services en France à partir de fin 2000
http://www.von.com présente informations et
références dans ce domaine
L'adoption du standard H323 apporte une réponse aux
problèmes de compatibilité existant encore actuellement
Aujourd'hui 30% des Californiens utilisent l'IP pour leurs appels
internationaux et IDC
www.idcresearch.com
estime que 24 % des internautes sont prêts d'utiliser le Net comme
opérateur longue distance: de 310 millions de minutes en 1998 la
consommation bondit à 2,7 Milliards en 1999 (étude IDC
www.idc.com), 15 Millions
d'américains l'utilisaient déjà fin 2000
Au Japon qui dispose d'un opérateur historique
particulièrement cher, la téléphonie IP, autorisée
depuis 1997, connaît un large développement (par exemple avec les
cartes ATT@phone. Les appels se font via une passerelle locale et donc
à partir de n'importe quel combiné fixe ou mobile.
La qualité est jugée excellente. La carte Kcom est non
seulement utilisable depuis le Japon mais aussi depuis 22 pays ... dont la
France alors que ce service n'est pas proposé par France
Télécom dans l'hexagone ... qui ne propose lui sa
carte"Invox" qu'au Japon!.
la societe Fusion Communication Corp, creee en mars 2000, avait lance
son service de telephonie sur IP en avril 2001 (Ce service permet au client
d'effectuer des appels d'un PC vers un telephone fixe), elle a
été suivie a l'automne 2002 par toutes les grandes Telco
japonaises en divisant les tarifs par 10 pour la longue distance
à 0.07 euros les 3 minutes et Softbank (entreprise japonaise,
actionnaire de référence de Yahoo! a lancé son service de
téléphonie sur IP Yahoo BB Phone. On estimait déjà
a 1.6 millions le nombre d'utilisateur de la voix sur IP au Japon à mi
2002 Source : The Nihon Keizai Shimbun, 29/06/2002, 08/07/2002 Dow Jones
Newswires 09/07/2002
On imagine l'impact possible du couplage avec le WiFi
voir page 284
Patrick Sarrazin de Logical a vu ainsi le coût de ses
communications vers son bureau de Shangaï divisé par 10!
De façon générale dans les pays en voie de
développement où les tarifs sont très élevés
pour les accès internationaux (et les écoutes fréquentes)
la téléphonie IP (éventuellement cryptée) est
fréquemment utilisée (Iran, Nigéria, Pakistan,...)
Grâce à l'Appliophone il n'est dès aujourd'hui
même plus nécessaire de disposer d'un micro ordinateur pour
profiter de la technologie IP et Netcentrex,
www.netcentrex.net jeune
start-up caennaise propose des centraux téléphoniques (PABX)
totalement IP offrant les mêmes fonctionnalités qu'un central
traditionnel
InterNext
www.internext.fr propose
son service de téléphonie IP depuis début 2000 à
Paris
De nombreux prestataires permettent ainsi un appel de téléphone
traditionnel (POT "plain old telephone") à
téléphone traditionnel, en passant par une "passerelle IP":
On appelle un central par une liaison téléphonique locale
normale, celui-ci établit la communication avec un autre central
localisé près de votre correspondant qui appelle à son
tour le N° demandé
C'est ce que propose Poptel
www.poptel.fr avec sa carte
prépayée qui offre jusqu'à 70% de rabais ou Global
Media Concept, qui, grâce à son réseau de voix sur IP,
annonce une réduction de 80% des factures à qualité
identique
Pour les entreprises disposant de lignes spécialisées entre leurs
implantations le basculement de la voix sur IP ne nécessite que des
investissements très minimes et génère des
économies très substantielles
L'hopital de Besançon économise ainsi 1MF par an pour
ses télécommunications entre sites
Pour les particuliers disposant du câble la VoIP (Voice on IP) permet
aussi, là ou elle est disponible un abaissement drastique des
coûts: Flat25 offrait dès 1999 un forfait Amérique du Nord
pour 25$/mois. Dialpad
www.dialpad.com offre la
gratuité si l'appel part d'un PC
En 2000 la téléphonie IP représentait 3% des appels longue
distance (source UIT) et c'est déjà un marché de 4
Milliards de $ en 2001 essentiellement en Asie et en Amérique du Nord et
en Europe du Nord, Cisco étant le leader avec 42% de part de
marché(source Synergy Resources
www.srgsap.com )
Mais
l'avantage de la téléphonie IP va bien au delà du prix (on
peut penser qu'avec le développement de la concurrence le prix des
communications "normales", artificiellement élevés, devraient se
rapprocher de la téléphonie IP): Elle permet des services
beaucoup plus "riches" que la téléphonie traditionnelle:
· Messagerie unifiée : possibilité de
consulter en une seule opération tous les messages
téléphoniques et électroniques, consultable à
partir de tous types de terminaux
· Intégration des applications : transmission de textes, de
photos, de vidéo, de dossiers au fil de la conversation,
possibilité de partage de fichier (par exemple il est possible de
travailler sur un croquis), possibilité de compresser et de crypter
les échanges
· Possibilité d'organiser des conférences faisant
intervenir de nombreux participants (adressage IP multicast)
· Terminal intelligent: le téléphone IP sait
interpréter la signalisation ce qui ouvre le champ à de
nombreuses possibilités
· Mais aussi possibilité de traitement automatique des
appels " <si c'est> M Dupont <qui appelle> <alors
répondre automatiquement> M Durand est actuellement absent
voulez-vous laisser..." (voir Netcentrex
www.netcentrex.net)
AT&T affirme déjà ne plus acheter d'équipements
classiques à commutation de circuit
Le cabinet In-Stat, en août 2003, estimait que le nombre
d'entreprises américaines ayant déployé la VoIP dans leur
réseau passerait de 265 000 à la fin de l'année 2002 (2%
du total des entreprises américaines) à 2,2 millions à la
fin de l'année 2007 (19% des sociétés)
En France il a fallu attendre mi-2003 pour que Free
associé à LDCom pour lancer le téléphone sur
IP à l'échelle véritablement commerciale avec une
ergonomie enfin simple : il suffit de brancher son téléphone sur
le modem ADSL (la Freebox). Les appels ne seront gratuits bien entendu que vers
une autre Freebox (car pour les autres il faut encore transiter par un
opérateur classique). Pour appeler une Freebox il faudra s'acquiter,
quel que soit la zone géographique et après arbitrage de l'ART
contre l'opérateur historique, le prix d'un appel local (n°
087xxxxxxx)
L'arrivée du protocole Internet de nouvelle génération
IPV6, qui démultipliera le nombre d'adresses fixes possibles permettra
en particulier d'affecter une adresse fixe à chaque terminal et
facilitera considérablement, conjugués au haut débit le
développement de la téléphonie IP
"Kazaa adapte le peer-to-peer au téléphone avec
Skype, le nouveau freeware peer-to-peer pour se téléphoner
entre ordinateurs" Janus Friis, cofondateur
www.zdnet.fr/actualites/technologie/0,39020809,39123893,00.htm
1.2.1.1.3 Web-cam, visiophonie, téléconférence, vidéoconférence pour une communication plus riche
Avec la
mondialisation des échanges et l'internationalisation des entreprises
les besoins de communication deviennent chaque jour plus importants. Par
ailleurs l'accélération de l'économie est de moins en
moins compatible avec les pertes de temps dues aux transports (rajoutons que
les tensions de la situation internationale dissuadent de nombreux cadres de
prendre l'avion
www.journaldunet.com/AFP/010928yahoo.shtml). les
vidéoconférences devraient donc d'autant plus se
développer que l'arrivée du haut débit, à des couts
raisonnables, devraient en améliorer l'ergonomie et la
disponibilité
Avec la reprise de l'Américain Vialog de l'australien
Telcen et de l'allemand Eureka, Genesys
www.genesys.com de
Montpellier, devient le leader mondial des téléconférences
sur internet: il est aujourd'hui controlé par Alcatel
Les célèbres boutiques "Kinko's" qui quadrillent les US en
offrant des moyens informatiques aux TPE offre dans 150 de ses magasins des
centres de visioconférence pour 225$/heure. L'ANPE Lorraine a
commencé en 2002 pour des offres d'emploi dans l'hôtellerie en
Corse
Mentionons aussi CuSeeMe
www.wpine.com et; pour des
Téléconférences plus professionnelles la
société israelienne V Con
http://www.vcon.com et
en France WebMeeting de Cegetel
www.cegetel-entreprises.fr/solutions/webmeeting
en mai 2001 plus de 50.000 employés d'IBM se sont
rencontrés dans un gigantesque brainstorming "WorldJam" pendant 4
jours, dans le réseau interne de la société (intranet):
plusieurs milliers de propositions sont ressorties de cette opération.,
en 1998, SummerJam et qui avait réuni physiquement les gens n'avait pu
associer à cette réflexion que 1500 personnes
Vous pouvez dès aujourd'hui visualiser en direct le Kremlin pratiquement
toutes les villes du monde à traver
www.123cam.com comme
l'état du trafic à Kowloon près de Hong-Kong
http://traffic.td.gov.hk/webcast/eng/kw_en.asp , au moment
où ces lignes étaient écrite il était possible de
voir le chantier de la Potsdamer Platz
http://cityscope.icf.de/cityscope_eng/current.html ou du Grand Lyon
(depuis le sommetde la tour du Crédit Lyonnais
www.grand-lyon.com
l'état du trafic dans de nombreuses localités (30
caméras couvrent les points névralgiques de virginie:
www.erols.com/tvn/tvn3.html
) ou ce qui se passe dans les cuisines du restaurant japonais de San
Francisco où vous avez réservé pour la semaine
prochaine (
www.kpix.com/xtra/live/html
)
Mona Lisa
www.monalisa.fr à Aix
en Provence, qui conçoit et vend des produits immobiliers
défiscalisés, secteur qui à donné lieu à
moult opérations frauduleuses "nous avons placé une web-cam pour
le suivi du chantier qui rassure efficacement les acheteurs", David Zimmermann,
Directeur Général
Vous pouvez également suivre l'avancement de votre propre chantier
à l'autre bout du monde : ces applications devraient se
développer avec le "haut débit", tant pour le fixe que pour le
téléphone mobile (norme UMTS)
Fin 2001 en Afganistan les journalistes ont pu ainsi disposer d'un "videophone"
(7E Communications
www.7e.com) par qui pèse
à peine 1,5 kilo. Connecté à une caméra digitale et
à un téléphone satellite, il compresse l'image qui est
transmise au siège de la chaîne.
www.nandotimes.com/technology/story/127117p-1336488c.html
1.2.1.1.4 voir à distance en trois dimensions : un atout pour le tourisme, l'immobilier ou les catalogues
La
technologie Ipix
www.ipix.com, EGG Solution
www.eggsolution.com
(démonstrations disponible en ligne)ou Quick Time
http://www.apple.com/quicktime vous offrent la
possibilité de faire visiter à distance votre maison à
vendre (voir immo by tel
http://www.immo-by-tel.com
), le lieu de villégiature que vous proposez, ou la voiture dont vous
rêvez... où le porte avion Charles de Gaulle
Plus puissant encore BeHere
www.behere.com propose la
vidéo en 360° : tout en regardant la vidéo il devient
possible pour l'internaute de faire pivoter la caméra afin de la pointer
dans n'importe quelle direction et de zoomer sur les détails qui
l'intéresse (pendant une descente de ski il est possible de retourner
la caméra pour regarder les concurrents derrière...)
Il est également possible de créer des univers virtuels en 3D
utilisable tant pour les jeux en ligne que pour les catalogues de produits
comme l'ameublement (Cryo Networks
www.cryonetworks.com
avec la technologie Scol par exemple ou Agemob
www.agemob-France.com
avec la technologie HPCN.
Ils permettent également de créer des univers virtuels vous
offrant des magasins adaptés à vos gouts. Ce sont en outre des
technologie parfaitement adaptés pour la création de maquettes
architecturales visitables
L'utilisation des univers virtuels et des "avatars" (le personnage virtuel dans
lequel l'internaute se projette) créés au départ pour les
jeux avec le commerce et avec l'enseignement offre de nouveaux horizons
à la créativité
Parmi la cinquantaine de sociétés présentes sur ce
créneau voir en particulier Metacreation
www.metacreations.com
avec Canona, Cybelius
www.cybelius.com ,
Avatarme
www.avatarme.com ,
Merin 3d de Digital Immersion
www.digital-immersion.com , Houdini de Side Effects
www.sidefx.com , ...
1.2.1.1.5 Des Forums, des espaces pour bavarder (IRC "Internet Relay Chat", messageries instantannées),
Les
forums de discussions, des newsgroup (sur Usenet) les listes
de diffusion (mailing list) et les espaces de bavardage (chatrooms),
permettent des échanges de toutes nature entre les internautes, des plus
frivoles au plus professionnels): ils se comptent aujourd'hui par centaines de
milliers
Les "chatrooms" peuvent servir de «salle de réunion virtuelle»
les échanges par le protocole IRC se faisant en temps réel
(mirc :
www.mirc.com) le "chatter" d'America
OnLine comptait déjà 61 millions d'utilisateurs en 2000.
Une analyse de l'IRC:
http://commposite.uqam.ca/2000.1/articles/latzko3.htm
1.2.1.1.6 Un phénomène nouveau depuis 2003 : "wiki" et "weblog"
Développés et adoptés à l'origine par
des communautés de développeurs de logiciels, surfant sur le
mouvement "open source", les Wikis sont des sites Web dynamiques, sans
architecture a priori, dont tout visiteur peut modifier les pages à
volonté. Créé en 1995 par Ward Cunningham, le Wiki tire
son nom du mot hawaïen "WikiWiki", qui signifie "vite".
Modèle coopératif de rédaction de documents, le Wiki est
aujourd'hui utilisé par des communautés protéiformes pour
collaborer sur des projets collectifs, encourager les contributions et
accélérer la vitesse de circulation de l'information. Même
si le concept est encore relativement "underground", l'usage des Wikis se
développe à la faveur du succès des "weblogs", journal
"personnel" affichés sur le Web.
Dans les faits, le Wiki est au carrefour de plusieurs applications Web. Un Wiki
permet de mettre à jour et de créer des pages Web qui peuvent
contenir toute forme d'information, tout comme un weblog. Mais, à la
différence de ce dernier, qui exprime en général la voix
d'un individu (carnet, journal...), le Wiki matérialise la voix d'un
groupe, partageant une philosophie ou des intérêts communs.
Contrairement à un forum, qui est une suite de conversations ayant un
début et une fin, administré par un modérateur, le Wiki
est un projet évolutif dans son contenu et dans sa forme, dont toute la
communauté est responsable. Enfin, par rapport au newsgroup, qui
réunit aussi des individus autour d'un thème, le Wiki offre plus
de fonctionnalités et n'est pas visuellement une suite de contributions
figées.
Afin de faire vivre cet esprit communautaire, l'historique des contributions
sur un Wiki est toujours conservé. Ainsi, même en présence
d'un "vandale" (le surnom des personnes qui effacent une page Wiki), un Wiki
n'est pas mis en danger.
Pour Christophe Ducamp, qui s'intéresse depuis plusieurs
années à la viralité et aux weblogs, et qui a fondé
le site Elanceur.org, "Les Wikis sont un système d'échange de
savoirs. Ce sont des bons outils d'organisation de réseau qui sont plus
ancrés dans la réalité que les communautés
virtuelles traditionnelles. Je pense que les Wikis devraient rapidement aboutir
à des systèmes de gestion de contenu à part
entière."
Christophe Ducamp est lui-même à l'origine d'un Wiki
baptisé Craowiki (Coopération en Réseau
Assistée par Ordinateur, en clin d'oeil au personnage de BD Crao,
père de Rahan). Ce Wiki
http://wiki.crao.net est
devenu l'un des trente premiers mondiaux en termes de contributions. C'est une
sorte de bureau d'étude qualitatif, réunissant des personnes aux
profils très différents."
Autre exemple Wiki d'Adminet
www.adminet.com/cgi-bin/wiki de Christian Scherer, un projet
francophone de communauté virtuelle, offrant des informations
générales sur les institutions, les services publics
français et toutes les ressources Internet (les informations ci-dessus
proviennent de ce site). Un des premiers Wikis français d'envergure il
se présente comme une "zone d'autonomie permanente" sans ligne
éditoriale définie
1.2.1.1.7 La Radio et la télévision sur internet
L'augmentation des débits disponibles et
l'amélioration des technologies de compression permet à de
nombreuses radios d'émettre sur l'Internet et l'on entrevoit
l'arrivée de télévisions à la demande
"avec Internet vous pouvez écouter la radio tout en payant le
téléphone"
Déjà aujourd'hui, avec une résolution certes modeste on
peut accéder avec Realvideo à certaines émissions ou
téléparticiper à des congrès (Il vous était
loisible de suivre en direct la Conférence de Kyoto sur l'effet de
serre, et poser vos questions aux orateurs sur
www.cop3.or.jp)
EUnet Multimedia Network Service, en s'appuyant sur 8 serveurs relais
qui lui permettent de contrôler la qualité de bout en bout, offre
déjà le multimédia en direct. Beaucoup considèrent
que c'est le moment de prendre les places pour être prêt pour
l'arrivée de la large bande (ATT
www.att.com, @home
www.athome.net
,...)
1.2.1.2 Des outils pour faciliter la communication
1.2.1.2.1 La reconnaissance vocale
La
reconnaissance vocale qui a fait des progrès considérables
permet de dicter directement les e-mails ou des rapports (c'est le cas
d'ailleurs du présent rapport)
Elle s'impose pour des raisons d'ergonomie pour les usages nomades et pour des
raisons de sécurité pour les utilisations par un conducteur
Un nouveau standard est en cours d'élaboration VoiceXML pour la
navigation vocale
Les leaders de la dictée vocale sont Via Voice d'IBM
www.software.ibm.com/speech et l'éditeur
américain Scansoft qui a racheté les principaux brevets de
Lernout & Hauspie de reconnaissance vocale grand public (Dragon
Naturally Speaking)
www.dragonsys.com et
professionnelle (Automatic speech recognition) ainsi que celles de
synthèse vocale (Text-to-speech et RealSpeak).
Nuances
www.nuance.com ,
système multilocuteur de reconnaissance qui permet de prendre les ordres
de bourse par téléphone
www.voxml.com et
SpeechWorks
www.speechworks.com
sont les leaders de leur domaine
Telisma
www.telisma.com né en
2000 d'un transfert de technologie du Cnet se focalise sur le secteur des
télécom (alternative au clavier du téléphone):
objectif, 15 langues en 2003 il a développé un moteur de
reconnaissance vocale, PhilSoft, capables de gérer entre 50 et 10 000
mots de vocabulaire. Il peut effectuer une vérification
biométrique du locuteur. En utilisant le standard de description de
données vocales VoiceXML. il permet un accès Web depuis un
téléphone portable (accès vocal aux intranets pour les
commerciaux en déplacement par exemple) et la start-up nordiste
Interactive Speech
www.interactivespeech.com s'est spécialisée dans la
navigation vocale, incontournable pour les applications nomades
Pour un panorama général de ces technologies:
www.speachcentral.com
et
www.voicerecognition.com
Vous pouvez même envoyer un e-mail à un
téléphone mobile par
numéro@sms.itineris.tm.fr
"de deux choses l'une, ou bien la banalisation des téléphones cellulaires génère un immense marché pour les cure-dents, ou ce sont les technologies vocales qui vont s'imposer" Jo Lernout
1.2.1.2.2 La synthèse vocale
C'est un
marché en plein développement pour les centres d'appel, les
systèmes vocaux, les jeux vidéo, les mal-voyants, l'automobile et
de façon générale les usages où le regard ne doit
pas être distrait
Des analystes prévoient que le marché des logiciels de «
texte-à-voix » atteindra un milliard de dollars sur les cinq
prochaines années
Elan Informatique,
www.elan.fr l'entreprise
Toulousaine qui figure parmi les leaders de la synthèse vocale a
réussi à reconquérir son indépendance, devenant
Elan Speech en juillet 2002 après avoir été
été rachetée par Lernout&Hauspie qui menaçait
de l'entrainer dans sa chute
Les laboratoires d'ATT commercialisent depuis mi 2001 un logiciel
permettant une synthèse vocale reproduisant avec une grande
fidélité votre propre voix (il faut à la machine
une trentaine d'heure d'apprentissage pour bien assimiler vos tics verbaux et
créer la base de donnée nécessaire). ATT souligne que les
phrases synthétisées s'approchant du cas réel posent des
problèmes de droits sur les voix, notamment celles des
célébrités. Une démonstration est disponible sur
www.naturalvoices.att.com
1.2.1.2.3 La traduction automatique
Signalons également le développement de logiciels
de traduction automatique : même si l'on ne peut, dans l'état
de l'art actuel, attendre d'eux des traductions de qualité (il n'est
que de se souvenir des gorges chaudes qu'avait provoquée la traduction
du rapport Star), par contre on obtient des traductions acceptables de
textes techniques simples et l'on dispose d'assez d'éléments sur
les autres pour en avoir une compréhension grossière : cela
permet de ne faire traduire que les textes qui en valent véritablement
la peine (économie de 70 à 90 % des traductions)
C'est un domaine où la France est bien placée avec un des
leaders du secteur Systran
www.systransoft.com qui
est utilisable gratuitement à travers la fonction babelfish du
moteur Alta Vista
www.altavista.com .(1
million de traductions par jour) notons également le
québécois
www.alis.com
NEC lance un nouveau système de traduction en 8 langues
dont le Japonais, le coréen et le chinois
1.2.1.2.4 La reconnaissance de l'écriture manuscrite
Déjà le palm permet une première forme de reconnaissance lettre par lettre avec sa tablette mais des logiciels comme REMUS permet à la fois d'identifier celui qui écrit et de reconnaitre les mots. Il peut être utilisé également pour aider les enfants à apprendre à écrire http://www-eph.int-evry.fr
1.2.1.2.5 La Vision 3D, réalité virtuelle
La
réalité virtuelle permet aux grandes entreprises comme
Renault ou les concepteurs d'installations complexes (CEA,Valmet, Bechtel,...)
de faire l'économie des maquettes et ainsi de pouvoir étudier
davantage de variantes et de raccourcir le délai nécessaire pour
concevoir une voiture. Il en va de même pour l'aménagement de
bureaux ou d'usines, permettant au client de visualiser et de simuler de
façon réaliste le fonctionnement évitant ainsi beaucoup
d'erreur de conception tout en en accélérant le processus
Ces "reality centers" avec salle de projection "immersives" sont
relativement onéreuses (1M pour Renault) mais vite amorties (une
maquette coute 0,15M).
Buronomic
www.buronomic.fr
à Honfleur qui aujourd'hui offre à ses clients la
possibilité d'aménager et de visualiser leur futur bureau en 3
dimensions grace à la technologie VRML:
www.buronomic.fr:8028/buronomic/FR/client/client3df.html
La Lyonnaise des eaux s'est associée à l'Insa de
Toulouse pour modéliser une usine de traitement d'eau (y compris les
process physico-chimiques et biologiques). Cout 2M rapidement
rentabilisé par les optimisations permises
In VIVO a utilisé les compétences du centre de robotique
de l'Ecole des Mines pour ses études de magasins: le client est
"plongé" dans la maquette virtuelle du projet de la boutique ce qui
permet de tester ses comportements et de modifier en conséquence, en
temps réel la conception de celle-ci
L'entreprise israélienne Technomatics fournit les outils
logiciels pour concevoir une chaine d'assemblage et simuler son fonctionnement
(y compris les opérateurs humains)
Mais ces technologies ne sont pas l'apanage des grands groupes:
Opiocolor
www.opiocolor.com PME
installée à Opio près de Nice, fabricant des
mosaïques en pâtes de verre pour fonds de piscines, salles de
bain ou façades, reproduit dessins peinture ou photos que souhaite son
client:
Dès 1997, grâce à virtual Mosaïc, un logiciel
relié à un casque de réalité virtuelle il
permet au client de visualiser immédiatement le résultat final et
d'apporter les retouches souhaitées.
Le fichier numérique est alors transmis à l'usine via internet,
processus qui a conduit à ramener le délai de
conception-fabrication de 3 mois à 10 jours.
L'entreprise dont on pouvait craindre la disparition face à la
concurrence italienne espagnole et chinoise compte maintenant 40 personnes et a
ouvert des filiales à Hong Kong et Dubaï
1.2.1.2.6 de nouveaux outils prêts à sortir des laboratoires: goût, odorat, toucher, reconnaissance des expressions du visage, réalisaion d'objets en 3D
Avec
gants et casque la communication (virtual technologie :
www.virtex.com), peut
également concerner le toucher (la souris tactile), le retour d'effort
ainsi que la vision (alioscopie
www.micronet.fr/~emuller/FRAMES/Alioframe.html ) et
l'audition tridimensionnelle (Qsound:
www.qsound.ca ).le
marché visé est aujourd'hui principalement celui de la simulation
(conception d'une nouvelle voiture...) et du jeu, mais sans doute plus tard
aussi celui du commerce électronique ("toucher d'un tissu")
FEELit espèce de souris tactile produite par la
société "Immersion"
www.immersion.com ou
iFeel de Logitech
www.logitech.com y rajoute
la capacité de sentir la texture de l'objet affichée sur
l'écran (on imagine les applications pour le commerce
électronique, notamment là où le toucher est important,
comme pour les textiles)
Parmi nos "sens" l"un d'entre eux retient particulièrement l'attention
des publicitaires : l'odorat (on connaît déjà les
diffuseurs d'odeurs de croissants chauds de nos boulangeries pour doper les
ventes...). Il peut également parfumer un mail...
En Californie Digiscent
http://www.digiscent.com
et
http://www.stanford.edu/~demian23/captology/DOPE développe un
procédé permettant de modéliser des odeur par ordinateur,
de les diffuser via Internet et de les synthétiser chez le destinateur
avec un petit boitier, un "orgue à parfum" iSmell
équipé de cartouches d'odeurs de base ou par un espèce de
"balladeur" accompagnant le nomade communicant...
En France signalons les initiatives de Olfacom et en Allemagne de Sniffman qui
plus modestement génèrent une gamme limitée d'odeurs parmi
lesquelles devront choisir les sites (herbe coupée pour la
météo pluvieuse) ou les jeux (caoutchouc brulé pour les
courses de voiture)
Alpha Mos
http://www.alpha-mos.com
de Jean-Christophe Mifsud, a levé 43 MF début 2000 sur le Nouveau
Marché à Paris pour numériser l'odorat et le goût
: en mars 2000 elle a présenté la "langue
électronique".
Les laboratoires de R&D de France Télécom à
Rennes travaillent à l'image olfactive de leur entreprise :
Orange? Mandarine? Pamplemousse? ... et à celle des sites de e-commerce
Le Monde 3/11/2000
Des laboratoires (MediaLab, Microsoft,...) s'investissent aussi sur
l'interprétation des mouvements du visage afin d'essayer d'en
décrypter les expressions (joie, tristesse, surprise,...)
En 2003 ont également vu le jour des "imprimantes" capables de
creer des prototypes en trois dimensions a bas cout accessibles au
secteur des particuliers et des PME. Ces machines procedent selon une
technologie développée au MIT, en ajoutant des couches
successives d'un materiau pulverulent, pour obtenir un modele reel d'une image
numerique. Aujourd'hui, Sony, Adidas et BMW les utilisent pour creer des
prototypes plus rapides et plus economiques a elaborer que par des methodes
traditionnelles
www.zcorp.com
Enfin de nombreuses équipes de recherche travaillent à la
convergence de tous les "portables" vers un outil intégré
combinant les fonctionnalités de chacun (téléphone,
organiseur, pager, balladeur, microordinateur, e-book, localisation GPS,
terminal de paiement électronique, lecteur de code barre, caméra,
console de jeu, capteurs biologiques, magnétophone, dictaphone, fax,
radio, télévision, balladeur numérique, montre,
télécommande ...
voir page 290)
Cambridge Display Technology, E-Ink
http://www.eink.com
, IBM, Kodak travaillent sur les écran souples en plastique
(technologie OLED
www.adit.fr/adit_edition/produits/vigie/br/v62/VOE_62_2.html)
permettant par exemple une plus large diffusion du "livre électronique"
(e-book) et l'intégration dans l'habillement
IBM de son côté développe dans ses laboratoires un
écran intégré dans le verre d'une lunette Sun
pousuit un projet analogue que certains proposent déjà de nommer
"Sun Glasses" Le Monde
Ce type de services, gourmands en capacité de transmission, et de ce
fait encore peu répandus devraient connaître un très fort
développement avec les gigantesques investissements dans les fibres
optiques, la mise en place de constellations de satellites en orbite basse
l'utilisation par Internet des réseaux câblés,
l'utilisation des transmissions par voie hertzienne, les nouvelles normes
permettant le haut débit pour les mobiles (UMTS), l'utilisation des
réseaux électriques permettant de hauts débits
voir page 288, le développement
d'algorithmes de compression et l'arrivée à maturité d'une
nouvelle technologie (ADSL
www.adsl.com puis le VDSL)
permettant une multiplication par plus de 100 puis par plus de 1000 de la
capacité des paires de cuivre des lignes téléphoniques
traditionnelles
voir page 246
1.2.1.3 Des outils pour trouver l'information pertinente
1.2.1.3.1 Internet représente aujourd'hui la nouvelle encyclopédie universelle
"notre civilisation a produit plus d'informations en 30 ans que
pendant les 5000 années précédentes. Et le
phénomène va se reproduire dans les 3 années à
venir" Jacques Péping, les Echos Janvier 2001
Selon une étude de l'université de Berkeley les documents
imprimés ne représenteraient plus que 0,003% du total des
informations produites dans le monde
Les disques durs des ordinateurs voient leur capacité doubler tous les
ans, des entreprises comme EMC ou Network Appliance offrent un
hébergement dans des "fermes de données" (data farms) pour les
entreprises et la mise en réseau de milliers d'ordinateurs (data grids)
permet d'offrir à bon compte des capacités de stockage
considérables
Le simple stockage représente aujourd'hui près de 40% des budgets
informatiques
Après le Kilooctet (Ko=mille octets), le Mégaoctet
(Mo=million d'octets) et le Gigaoctet (Go=milliard d'octets) qui sont
quasiment rentrés dans le vocabulaire courrant, il va falloir apprendre
à utiliser le Téraoctet (To=mille milliard d'octets), le
Pétaoctet (Po=million de milliard) d'octets, l'Exaoctet
(Eo=milliard de milliard d'octets), le Zettaoctet (Zo=mille milliard de
milliard d'octets) et le Yottaoctet (Yo=million de milliard de milliard
d'octets). Ensuite il faudra inventer de nouveaux préfixes....
D'après l'université de Berkeley, tous les mots prononcés
depuis le début de l'humanité représenteraient 5Eo
www.sims.berkeley.edu/how-much-info
Devant un tel volume se pose tout de suite la question "comment trouver
l'information pertinente?" sinon cette abondance ne serit qu'une
nuisance
1.2.1.3.2 Les annuaires et moteurs de recherche : trouver une information parmi des milliards de documents
On
estimait en 2001 le nombre de documents publiées par les
entreprises, les chercheurs, les institutions ou les particuliers à
1.300 milliards (ceci comprend en particulier toutes les bases de
données) dont 2,5 Milliards accessibles par une recherche sur
le Web et s'accroissent de 7 millions par jour dont 85% par des
Américains!:
S'il est aisé de trouver un document dont vous connaissez l'adresse et,
en suivant les "liens", de naviguer d'un document à l'autre à la
recherche d'information, ce type de "navigation" au hasard sur le Web trouve
rapidement ses limites:
Une des innovations majeures qui ont concouru au développement du Web
sont les "Moteur de Recherche" et les annuaires
Ces outils informatiques puissants et conviviaux, permettent de trier parmi
cette masse d'information considérable et il n'est pas exclu de
trouver une aiguille dans une botte de foin parmi le millard de documents
qu'ils analysent et indexent (par exemple des informations juridiques,
technologiques, commerciales,...)
Les recherches se font
Des "métamoteurs" font travailler en parallèle plusieurs
moteurs et font une synthèse des résultats
· soit à partir de classements thématiques (ce sont des
annuaires qui font appel à un classement manuel et donc à
un jugement qualitatif) Annu@ire-bis
www.annuaire-bis.com
essaie d'en tenir une liste à jour
Des "portails" (comme Yahoo!) associent annuaire, moteur de recherche
(ils sous-traitent souvent le moteur à des entreprises comme Inktomi
ou Google) et offrent de nombreux services
Par ailleurs les logiciels de traduction automatique, quoique encore
perfectibles (on devrait plutôt parler d'outils de compréhension
voir page 32), permettent
de ne pas limiter sa recherche aux sites dont on comprend la langue
Ces moteurs sont utilisés plusieurs centaines de millions de fois par
jour
Les plus visités sont de la catégorie "portail" ont
pour nom Yahoo!
www.yahoo.com, Excite
www.excite.com,
Infoseek
www.infoseek.com,
Lycos
www.lycos.com, HotBot
www.hotbot.com ou Alta
Vista
www.altavista.com,
Dans la catégorie "métamoteurs Parmi les plus connus :
MetaCrawler
www.metacrawler.com
Mega Francité
http://mega.francite.com,
SavvySearch
www.savvysearch.com,
Fast Search
www.alltheweb.com Notons
également Kartoo,
www.kartoo.com, qui
présente les résultats de ses recherche sous forme graphique
à partir d'une analyse sémantique des sites trouvés,
permettant une recherche intuitive, par approximations successives
extrêmement intéressante
Un moteur s'est complètement détaché du lot a partir de
2002 : Google
http://google.com avec 34
millions d'utilisateurs et 150 millions de requêtes par jour en 2002, 200
millions en 2003 représente 75% du trafic généré
par les moteurs de recherche : il référence de 3,3 milliards de
pages et 330 millions d'images (en 88 langues). Il est même aujourd'hui
utilisé comme "who's who" : si vous voulez une information sur une
personne (...ou sur vous même) ou comme correcteur d'orthographe
www.google.com/press/pressrel/3billion.html
En 2003 Google a lancé un comparateur de prix (Froogle) et une
revue de presse automatisée Google News
Google est en fait dérivé de « googol »,
un terme mathématique pour l'équivalent du chiffre 1 suivi de 100
zéros, censé symboliser la formidable exhaustivité du
moteur
En octobre 2001, d'après le site Canadien Cyberpresse, le
détective Patterson Jorgensen s'est contenté pour retrouver un
homme recherché depuis 30 ans par le FBI de taper son nom sur Google
pour retrouver sa trace...
www.cyberpresse.ca/reseau/internet/
0110/int_101100021811.html
d'autres moteurs plus spécialisés, prenant acte du fait
que les moteurs généralistes ont du mal à suivre
l'explosion du nombre de sites et n'en référencent plus qu'une
partie, permettent de meilleurs résultats dans certains domaines
La recherche d'adresses avec Voilà
www.adressemail.voilà.fr Yahoo! Annuaires
http://fr.people.yahoo.com
Lycos WhoWhere
http://french.whowhere.lycos.com,
La recherche d'emploi Keljob.com
www.keljob.com
La recherche de logiciels avec Filez.com
www.filez.com,
La recherche d'hébergeur
www.abchebergement.com
La gastronomie avec Gourmetsecker
www.gourmetsecker.com
, EatinParis
www.eatinparis.com
Le monde agricole Web-agri
http://www.Web-agri.com
Ou une région Click'in! Auvergne
http://clickin.gdebussac.fr
, Nantes
www.cybernantes.com ,la
façade atlantique
www.alouest.net ,
Breizhoo
www.breizhoo.com pour la
Bretagne
Certains moteurs permettent également de rechercher de la musique
comme
http://mp3search.lycos.com
,
Notify
http://cs.uni-bonn.de/info5/index-ge.html de Michael Clausen
reconnait les morceaux de musique en une fraction de seconde : lorsqu'on lui
donne une breve serie de note, le programme parcourt une enorme banque de
donnees de plus de 12 000 morceaux et retrouve la melodie recherchee. A
l'avenir, le programme devrait meme pouvoir reconnaitre une melodie qui serait
chantonnee ou sifflee dans un micro. Frank Kurth, un collaborateur du
professeur Clausen, travaille sur une variante de ce appelee "audentify"
qui devrait par exemple non seulement reconnaitre un morceau de musique
classique comme etant "Les quatre saisons de Vivaldi" mais en plus savoir qu'il
s'agit de la version du 15 mars jouee dans la salle Beethoven a Bonn et non pas
a la philharmoni de Berlin Source : Herve Loquais, Handelsblatt 7.05.2001
voire même des image ou vidéo avec LTU Technologies
(ex-lookthatup)
www.ltutech.com (recherche
d'objet sur ebay, d'images illicites, Media Finder
http://image.altavista.com
ou
www.compaq.com/speechbot
L'Inria a développé Surfimage qui permet
de retrouver les images qui « ressemblent » le plus au
modèle proposé
www-rocq.inria.fr/cgi-bin/imedia/surfimage.cgi qui sera
développé par la start-up Elucid Technologie
Ya-Hooka
www.yahooka.com est
spécialisé dans le cannabis (le Monde 16/5/00)
pour un panorama complet et à jour sur les moteurs, avec banc
d'essai, classement par catégorie,... voir
www.lapasserelle.com/sm/formation_veille.html
www.abondance.com,
www.searchengines.net,
www.beaucoup.com,
www.search.com,
http://searchenginewatch.com
http://solutions.journaldunet.com/dossiers/moteurs/sommaire.shtml
de logiciels spécialisés dans l' intelligence
économique compétitive permettent, comme nous le verrons plus
loin, des recherches beaucoup plus élaborées
voir page 188
1.2.1.3.3 La recherche à travers les newsgroup
Par
ailleurs il ne faut pas oublier que les newsgroup sont une source de
compétences immense pour vous aider dans votre quête :
Deja News
www.dejanews.com vous
permet de repérer les newsgroup traitant du sujet qui vous
intéresse et les internautes qui se sont exprimé dessus
Reference
www.reference.com cherche
également dans les listes de diffusion
Citons également Voilà News
www.news.voilà.fr
et AltaVista
www.altavista.com (section
usenet)
Une fois un internaute identifié vous pouvez connaître la
totalité des ses contributions dans les forums (fonction "author
posting history" de Deja News et fonctions équivalentes pour les
autres): cette puissance des outils de recherche conduit en
général les participants à utiliser des
pseudonymes
1.2.1.3.4 La recherche dans les banques de données
L'exploitation des banques de données est maintenant
également techniquement possible: des passerelles logicielles permettent
d'utiliser l'existant sans surcoûts importants (ce qui ne signifie pas
bien entendu que les propriétaires de banques de données ne
permettront pour autant un accès gratuit...)
Lexis-Nexis (filiale de Reed-Elsevier) qui dispose sur son
site de 1,8 Milliards de documents, est le dernier grand site à basculer
l'ensemble de ses bases sur le web, depuis trois ans tous ont suivi cette voie
afin d'être en mesure de délivrer automatiquement l'information
pertinente en fonction des profils d'intérêt des clients
Avec le nouveau standard XML les messages intégreront une
description de la structure de la base, permettant ainsi un accès direct
aux informations
Ces banques, très nombreuses nécessitant des abonnements et
posant des problèmes de propriété intellectuelle, des
intermédiairessont apparus (Qwam
www.qwam.com qui recence 25.000 bases
accessibles seulement sur abonnement, Screaming media
http://www.screamingmedia.com
,...), qui vous permettent un accès simple par un abonnement
unique à toutes ces ressources (le "web invisible")
1.2.1.3.5 L'exploitation des flux d'information
Toute
action sur l'internet laisse des traces qui peuvent être
exploitées : analyse des connections à votre site (fichier des
"logs", exploitation des programmes "espions" que vous avez placé sur
les ordinateurs de vos visiteurs, "spyware" dont les plus connus (et les moins
criticables) sont les cookies
Des scanners ou sniffers permettent en outre par l'analyse des requêtes
émises sur le réseau, de suivre l'activité d'autres
acteurs du net: c'est un puissant outil d'intelligence économique dont
l'usage est à la limite de la déontologie mais qu'il vaut mieux
connaître pour savoir en tenir compte
Des logiciels permettant de traiter des masses considérables de
données permettent d'exploiter ces informations
Il n'échappera à personne que ceci pose des problèmes
éthiques et juridiques
voir page 150 et
343
1.2.1.3.6 en exploitant l'information spatiale sous-jacente aux contenus ou aux données existantes.
Une
étude sur la Région PACA 4(*) à montré que 70% des données
stockées par les collectivitées locales et territoriales de la
région possédaient une composante spatiale.
L'approche spatiale de l'information est, non seulment plus intuitive, mais
enrichit également de manière considérable les
possibilité d'analyse de l'information comme la réponse à
des interrogations: "je recherche une parcelle de terrain constructible de
1000 m² pour 150 000 à 200 000 Euros" pour favoriser les
transactions foncières, (Cf
http://sitn.ne.ch), ou "je
recherche sur cette commune à croiser certaines données de
l'INSEE (répartition par âge et sexe de la population) et
l'implantation des médecins généralistes pour pouvoir
implanter mon cabinet", "je recherche en Région Rhône-Alpes
l'ensemble des entreprises spécialisées dans l'impression Off-Set
afin de trouver un fournisseur potentiel", ... L'ensemble de ces exemples
sont actuellment envisageables avec les technologies et les données
existantes
1.2.1.4 Se procurer des produits et services sur le web
1.2.1.4.1 Le téléchargement de programmes informatiques, de données, d'images, de sons, de vidéo... :
C'est
une des pratiques les plus courantes: d'innombrables logiciels, jeux ou
morceaux de musique, gratuits ou payants peuvent être directement
téléchargés du web vers votre ordinateur
Le 1er octobre 1997 1 million de personnes ont
téléchargé le nouveau navigateur Explorer 4 de
Microsoft et en 3 jours les internautes ont téléchargé 2,7
milliards de pages du rapport Starr
En ce qui concerne la musique, grâce au format MP3 offrant une
qualité "CD" pour un volume très limité, des entreprises
Morpheus, KaZaA et Grokster qui utilisent le réseau
FastTrack ont permis l'échange de 1,5 milliards de chansons et de
films sur le seul mois d'août 2001.
http://news.cnet.com/news/0-1005-200-7389552.html?tag=nbs , en
janvier 2002 KaZaA à lui seul comptait 70 millions d'utilisateurs
et en mai 2002 Odyssey estimait que 53% des internautes de moins de 30 ans
utilisaient ce type de logiciels
1.2.1.4.2 Faire ses courses sur internet, des magasins ouverts 24/7 payer en ligne ou entre particuliers
Voyage,
Voiture, locomotive, actions, contrat d'assurance, centrales nucléaires,
chaussure d'occasion ...: magasins en ligne, ventes aux enchères, places
de marché, troc,.. on peut tout acheter sur internet:
Il est également possible de payer et de gérer ses finances
Un gros avantage: une disponibilité 24h sur 24, et 7 jours sur 7, ce que
les anglosaxons dans leur style compact appellent le 24/7 nous verrons
cela en détail dans les chapitres suivants
1.2.1.4.3 Accomplir les formalités administratives
De plus
en plus d'administrations nationales ou locales offrent la possibilité
non seulement d'accéder à l'information mais aussi de payer ses
impots et d'accomplir les innombrables démarches administratives qui
nous incombent (cela devrait être particulièrement
précieux pour notre Pays que l'OCDE a classé début 2000 en
tête des 20 pays membres sur le plan de la richesse en formalités
administratives)
Pour l'anecdote mentionnons en Angleterre le "Pack Divorce", mis
en place fin 99, en liaison avec la Chancellerie par le cabinet d'avocat en
ligne Desktop Lawyer
www.desktop-lawyer.co.uk
et qui permet en cas de consentement mutuel de divorcer pour 59 £.
Par contre le tribunal du Caire a jugé irrecevable une notification de
répudiation envoyée par Internet (le Monde du 6/6/2000)
Au Koweït Khaled al-Mathkour, président du
Haut-Comité koweïtien pour l'Application de la Charia
déclarait en juillet 2001 qu'un texto ou un e-mail étaient
"suffisants pour reconnaître le divorce" il ne précisait pas
toutefois s'il fallait envoyer le mail trois fois de suite comme celà
est prévu dans les textes.Internet Actu 16/7/2001
1.2.1.5 Publier de l'information accessible du monde entier
L'Internet permet à des associations, des PME ou
même des individus avec des moyens (financiers) limités,
d'avoir une présence significative au niveau mondial. Pour le
meilleur comme pour le pire
La guerre du Kosovo outre les attaques des sites de l'OTAN par
les Serbes , l'inscription de graffitis vengeurs par les Chinois
sur le site de la Maison blanche ou les attaques par la CIA sur les comptes
bancaires des dirigeants serbes, montre la puissance qu'a acquise ce moyen
de communication. Celui-ci a permis en outre à de simples citoyens de
diffuser au monde entier des informations qui ne sont pas sans importance
géopolitique, il s'est révélé en outre un outil
extrêmement précieux pour le regroupement des familles
dispersées par le conflit et la collecte de fonds par la Croix
Rouge (170.000F).
La publication d'information par les Tchétchènes passe largement
par internet
Rappelons également que l'affaire Lewinsky a été
révélée par le journaliste indépendant Matt
Drudge et son Webzine d'information Drudge Report
www.drudgereport.com
(qui diffuse de l'information "vraie à 80%) avec les conséquences
que l'on sait, alors que la presse sérieuse avait décidé
de ne pas traiter l'affaire
Inversement Salon un magazine exclusivement diffusé sur le web
www.salonmagazine.com
a fait fortune (6M$ de revenus publicitaires en 1997) en prenant la
défense du président...en livrant des révélations
croustillantes sur ses adversaires
Au niveau des individus se sont récemment développé les
"Blogs" ou Weblogs", qui ont pris la succession des "pages perso" et qui
grace à des outils de publication adaptés étaient en 2003
au nombre de plusieurs millions. Au départ il s'agissait surtout de
"journaux intimes" composés essentiellement d'actualités,
publiées au fil de l'eau et apparaissant selon un ordre
ante-chronologique (les plus récentes en haut de page). Avec leur
développement Le concept s'est ensuite élargi et on trouve
aujourd'hui des blogs de toutes natures (journalisme, les sites
thématiques...) voir
www.pointblog.com ou
www.blogtree.com
Dans le domaine du commerce électronique, il offre à l'entreprise
la possibilité de publier de l'informations sur l'entreprise et
ses produits, de pratiquer la vente en ligne et le paiement en
ligne et à l'inverse la recherche de fournisseurs ou de
partenaires nouveaux.
L'amélioration considérable de la performance des logiciels de
reconnaissance optique (OCR) permet de reprendre les documents
d'archives pour les rendre disponibles sur Internet.
Il est également possible de publier les d'appels d'offres,
d'expédier les bons de commande, les factures, et les
règlements,...d'interconnecter les systèmes informatiques
des partenaires commerciaux et de faciliter ainsi les échanges
inter-entreprises (Business to Business ou B to B ou B2B par opposition
à la vente au grand public : B to C ou B2C (Business to
consumer) ou le « commerce » avec les
administrations : B to A. ou B2A).
Notons également la possibilité "d'affichage publicitaire" sur
des sites web
1.2.1.6 Travailler ensemble malgré les distances : Internet un outil de réseau
1.2.1.6.1 Partager des documents : le travail collaboratif
Cela est
particulièrement important quand les équipes sont
géographiquement dispersées: (plans, résultats de mesures,
base de données, fichiers CAO, agendas, carnets d'adresse,...), mais
aussi tout simplement quand il est nécessaire aux membres de
l'équipe de travailler sur les mêmes documents.
C'est notamment le cas de la conduite de projet inter ou
intra-entreprises (groupware): n'oublions pas qu'en économie les
distances se mesurent en secondes et en euros plus qu'en Km.
L'entreprise DEFI 12 à Rodez, bureau
d'étude qui conçoit des machines spéciales pour
l'industrie aeronautique emploie une quinzaine de techniciens et
ingénieurs à Rodez. Dans le cadre de son programme de
développement elle a créé une filiale à Bucarest
qui emploi une trentaine d'ingénieurs : les deux équipes
travaillent sur les mêmes programmes et partagent donc les mêmes
données grâce à Internet (à noter que,
d'aprèsle Pdg Bernard Delmon, les problèmes de liaisons
télécom ont été moins aigus à Bucarest
qu'à Rodez)
A une plus grande échelle il en va de même pour les 1000
ingénieurs du bureau d'étude de Boeing à Moscou qui
travaillent en équipe avec leurs collègues de Seattle
C'est également particulièrement précieux dans le domaine
médical: il est ainsi possible de faire appel aux meilleurs
spécialistes quelle que soit la localisation du malade (consultation sur
une radio, soin de malades en mer, ...)
Jusqu'a présent, l'hôpital de l'île de Martha's
Vineyard, dans la région de Boston ne pouvait pas traiter
efficacement les victimes d'attaques cérébrales. Aujourd'hui, les
médecins de cet hôpital, après avoir soumis le patient a un
scanner peuvent consulter un des spécialistes du Massachusetts General
Hospital via la télétransmission des images d'une camera
vidéo. 15 personnes ont déjà bénéficie de
cette téléconsultation. Ce systeme devrait être
étendu a tous les hopitaux de proximite du Massachusetts. BG 10/07
1.2.1.6.2 mutualiser des moyens de calcul les "grilles de calcul" ou "data Grid"
Internet
permet de faire travailler en réseau un très grand nombre
d'ordinateurs, permettant, par exemple en mobilisant un très grand
nombre de microordinateurs pendant des périodes où ils sont
inutilisés de disposer de gigantesques moyens de calcul (cette technique
est par exemple utilisée par les chercheurs pour la physique des
particules ou la climatologie, mais aussi pour "casser" des clés de
cryptage)
Les "DataGrid" (réseau ou "grille" de calcul)visent
à organiser l'Internet comme le réseau électrique: en se
connectant à lui on peut faire appel à des capacités de
calcul ou de stockage sans avoir à se soucier de leur localisation
La première expérience a été lancée par
l'Université de Berkeley avec le programme Seti@home
http://setiathome.ssl.berkeley.edu qui a réussi en 1999 a
faire travailler de concert 2,8 millions de micro-ordinateurs pour analyser les
signaux reçus par un radiotélescope afin d'y détecter
d'éventuels signes d'une vie extraterrestre
Guy Wormser CNRS, coordinateur du programme européen de mise en
réseau Datagrid considère que l'on peut mettre en
réseau sans difficulté 10.000 ordinateurs: la limitation actuelle
est celle des débits de nos réseaux de transmission mais ce
handicap devrait être progressivement levé :
voir page 271
Le Datagrid
http://grid-france.in2p3.fr
sera utilisé par les physiciens des particules pour exploiter les
gigantesques masses de données produites par le nouvel équipement
(LHC) mis en place au CERN de Genève (à qui nous devons le Web)
pour tenter de percer les secrets de la matière en analysant les
collisions de protons
L'Université d'Oxford, sponsorisée par Intel et avec la
technologie de United Device a lancé en 2001 un programme de recherche
sur le cancer permettant d'analyser la structure
géométrique en 3D de 250.000 molécules en mettant en
réseau 1 million d'ordinateurs
En 2002 l'Université de Stanford a publié dans Nature la
structure tridimentionnelle d'une proteine obtenue par le calcul d'un DataGrid
de 200.000 ordinateurs (programme Folding@home)
Le capital risqueur ETF Group a investi 5M en 2002 pour la
création d'une start-up de grid-computing basée sur Globus en
visant en particulier le design collaboratif, comme la conception d'un
nouvel avion (test de soufflerie, codes de calcul,...)
Début 2003 le Pentagone, afin de parer une menace terroriste, a
mis en place le Smallpox Research Grid Project (SRGP,
www.grid.org/projects/smallpox ), associant IBM et United
Device, avec pour objectif de préparer un traitement efficace
contre la variole. 2 millions d'ordinateurs du monde entier sont
mobilisés pour tester environ 35 millions de molécules.
L'année précédente, avec la technologie "Global
MetaProcessor" United Device avait pu ainsi tester plusieurs centaines
de millions de molécules sur une toxine de l'Anthracs en
seulement 24 jours, permettant de gagner ainsi plusieurs années pour la
mise au point d'un traitement (Michel Ktitareff, les Echos 22/4/03)
En 2003 le Japon lance un projet de consortium entre grandes entreprises
pour relier des milliers d'ordinateurs et vendre de la puissance de calcul
En France le Téléthon a lancé en 2002 le
"Décrypton" faisant appel aux donateurs pour qu'ils offrent des
heures de calcul
www.larecherche.fr/medecine/n011116092232.i05jutjc.html. il a ainsi
été possible de réunir une capacité de 40 Teraflops
(40.000 Milliards d'opérations par seconde) avec 100.000 ordinateurs
permettant de comparer une à une les 500.000 protéines du monde
vivant et de les classer en familles, pour créer une gigantesque base de
données en quelques semaines, ce qui aurait demandé un millier
d'année à un seul ordinateur
Les PME pourront également tirer partie de cette technologie en
disposant ainsi (pour des calculs de pièce par éléments
finis par exemple) de moyens de calcul autrement inaccessibles. L'achat de
capacité de calcul pouvant se faire comme aujourd'hui pour
l'électricité.
SUN a développé le logiciel Grid Engine avec le slogan
"Making the computer from the Network"
IBM s'est quant à lui fortement investi dans l'élaboration
de logiciels libres et gratuits (basés sur Linux et Globus
www.globus.org ) permettant
de rendre accessible cette technologie au plus grand nombre d'entreprises et de
laboratoires en visant même le grand public à horizon 2004. Il a
choisi en 2002 Montpellier pour son premier centre GRID à vocation
mondiale
Fin 2003 Oracle a annoncé une profonde refonte de son offre
logicielle laissant une large part à la notion de Datagrid pour des
applications de gestion (mais il faut dire que cette annonce a
soulève un certain scepticisme au niveau des spécialistes)
En 2002 l'Europe avaPit déjà investi 50M dont notamment dans le
projet Eurogrid
http://www.eurogrid.org
qui fédère meteo-grid, bio-grid, CAE-grid (aéronautique)
et HPC researh-grid (calcul) les Centres techniques pourraient jouer un
rôle de catalyseurs dans ce domaine
voir page 388
Un des problèmes majeurs est celui de la normalisation qui se fait dans
le Global Grid Forum
www.gridforum.org
1.2.1.6.3 Partager des moyens de stockage de données
Le
nombre considérable de données qu'il est nécessaire de
conserver (avec le niveau de sécurité voulue) conduit
également au partage de moyens de stockage dans des "entrepôts de
données" (Data Warehouses)
Des entreprises se sont lancées sur ce créneau
particulièrement porteur et bien que peu connues du grand public
atteingnent des tailles gigantesques : EMC
http://www.emc.com (dont la
capitalisation est montée jusqu'à 140 milliards de dollars au
début 2001, soit plus que Boeing ou Motorola) ou Network
Appliance
1.2.1.6.4 Partager ses carnets d'adresse
Chaque
internaute possède un carnet d'adresse contenant les coordonnées
des ses correspondants, 2003 a vu fleurir un certain nombre d'initiative
consistant à mettre ces carnets d'adresse dans de gigantesques bases de
données relationnelles, soit sur une base volontaire (Plaxo, Spoke,
AccuCard Service, GoodContacts, AdressSender, Friendster...)
soit à partir de virus qui piratent les carnets d'adresse (Type Sobig
F en aout 2003)
Ces bases de données exploitées par de puissants logiciels
permettent de voir comment joindre une personne donnée en passant par
des amis communs et on imagine toutes les applications de l'exploitation de ces
données
On voit la puissance (et le danger) de tels outils : j'ai personnellement
reçu plusieurs dizaines d'invitations d'amis à donner tout le
détail de ma vie à Plaxo (logiciel développé par un
des hackers fondateur de Napster) dans l'année 2003 (
voir page 78 )
L'université de Stanford a ainsi
développé une telle base de données relationnelle qui
donne une puissance peu commune à son réseau mondial d'anciens
élèves : les "InCircle" networking-tools permettent de
visualiser directement sur une carte les "amis de vos amis", les amis communs,
Normalement ce type de logiciel permet d'établir la connection avec
moins de 4 intermédiaires entre un "Stanfordien" et une personne
quelconque exerçant des responsabilités économiques
scientifiques ou politiques. Les quelques tests que nous avons effectué
semblent effectivement confirmer celà
1.2.1.7 Au delà de l'information, Internet un protocole transactionnel : Des outils pour surveiller et agir
Internet ne véhicule pas de simples informations: il s'agit bien plutot d'instructions exécutables, qui peuvent certes se traduire par l'inscription d'un texte sur un écran ou par la mise en oeuvre d'une imprimante qui "fabrique" un document écrit mais Internet peut aussi actionner sur place ou à distance tout marériel doté de l'interface ad'hoc : machine à laver, chauffage, machine outil à commande numérique, distributeur de boisson,...
1.2.1.7.1 Un outil de communication entre les machines: à l'usine comme à la maison (domotique)
De
nombreux appareils, équipés de microprocesseurs deviennent
grâce au protocole de l'Internet (IP) capables de communiquer entre eux:
IP est en quelque sorte l'espéranto des machines intelligentes
Michael Dell estimait qu'il y aurait dans un futur proche 2 milliards
d'objets connectés dont seulement le tiers d'ordinateurs et les
américains parlent de "l'Evernet" pour "Internet Everywhere", ce
que l'on pourrait traduire par le "tout internet"
Machines outils à commande numérique: aux USA de plus en
plus d'industriels connectent leurs machines à l'Internet: cela leur
permet de programmer, d'exécuter et de contrôler les travaux, de
réparer à distance ou de faire appel pour ce faire à des
prestataires extérieurs
Un exemple, la réalisation de prototypes en 3 dimensions avec une
"imprimante" : Des imprimantes en trois dimensions à bas coût
(premiers prix :30.000 $) commencent à faire leur apparition. Ces
machines procèdent en ajoutant des couches successives (avec le
même principe que les imprimantes à jet d'encre) pour obtenir un
modèle réel d'une image numérique.
Aujourd'hui, des grands groupes comme Sony, Adidas et BMW utilisent ces
techniques d'impression 3D pour créer des prototypes plus rapides et
plus économiques à élaborer que par des
méthodes traditionnelles: ces technologies sont maintenant à
la portée des PME
Ainsi, avec plusieurs centaines ou milliers de couches, les imprimantes de
Z Corporation (basée à Boston elle utilise une
technologie inventée au MIT) peuvent créer des prototypes avec
une grande variété de textures et de couleurs, allant
jusqu'à des complexités de composants automobiles.
Distributeur de boisson qui peut demander en fonction de ses stocks, de
l'heure et de la température à être
réapprovisionné... : Coca Cola annoncé en mai 2000 sa
décision d'investir 100M$ dans 500.000 distributeurs reliés
à Internet
Compteurs de gaz et d'électricités
déjà connectés en Grande-Bretagne, ce qui économise
les "releveurs de compteurs"
JC Decaux a connecté ses panneaux afin d'en améliorer la
maintenance et d'optimiser l'affichage des publicités. "grace à
notre système de pilotage à distance, nous pouvons afficher le
texte d'une annonce en japonais pour les panneaux qui se trouvent dans une
salle ou embarquent des passager pour Japan Airline"
Mais aussi dans la domotique
Le réfrigérateur, d'après les enquêtes un
des lieux centraux du logis, il lit les étiquettes des produits,
gère les stocks, passe les commandes au magasin et vous propose des
menus optimisés en fonction des dates de péremption
Il vous alerte en cas de dysfonctionnement.
Commandé à la voix ou par le doigt ("pas de souris à la
cuisine"...) il va chercher les recettes (avec démo) dont vous avez
besoin (avec sa connexion à large bande, temps d'affichage 100
millisecondes).
Son écran remplace le "petit calepin de la cuisine"(avec caméra
et micro les messages peuvent être en vidéo).
Il peut bien évidemment être consulté à distance
(screenfridge Electrolux)
la machine à laver Marguerite 2000 (1200$) qui signale
ses pannes au service après-vente, le four qui va sur Internet
chercher le cycle optimal pour la cuisson (Merloni-Ariston
http://www.merloni.com/ita/digitale.htm: objectif, 30% des ventes
à 5 ans)
"une machine pourra signaler une panne au centre de relation client qui pourra
diagnostiquer le problème, voire le réparer à distance"
James Dyson Pdg de Dyson, fabricant britannique d'aspirateurs
Climatisation: Carrier et IBM se sont associé pour lancer le
service Myappliance.com permettant de télécommander la
climatisation depuis un téléphone Wap et d'effectuer de la
télémaintenance (l'usager sera instantanément
prévenu d'une éventuelle panne sur son mobile)
www.global.carrier.com/ca/cda/details/0,2262,CLI1_DIV1_ETI94,00.html
et les WC qui vous pèsent et procèdent aux analyses
permettant d'établir votre bilan de santé en temps quasi
réel grâce à une connexion avec l'hôpital et vous
propose les menus les plus appropriés (Matsushita Tokyo,
Twyford, Grande Bretagne), prenant ainsi en défaut Microsoft qui
avait fait afficher dans les toilettes de l'entreprise "le seul endroit ou
Internet ne vous servira à rien"
Certains font même remarquer qu'avec le téléphone lecteur
de code-barre, la boite de conserve est déjà un objet
communiquant: vous pouvez par exemple vérifier qu'elle ne contient
aucun produit que votre religion ou votre santé vous interdit
Demain la technologie RFID, déjà technologiquement
opérationnelle permettra d'inclure une "puce" équipée d'un
emetteur récepteur radio, de la taille d'un point : "." (0,16mm²)
pour quelques centimes dans n'importe quel objet
http://www.rfidjournal.com
C'est l'ensemble des appareils électroménager qui pourront ainsi
être mis en réseau, assurant ainsi des fonctions de gestion, de
sécurité, d'alerte, de télémaintenance, de
régulation, d'optimisation de consommation énergétique,
En Suède Electrolux et Ericsson se sont
associés dans e-to Home
www.e2-home.com pour
développer les normes de communication entre ces appareils dont
l'interconnexion sera assurée par les fils électriques. En
juillet 2000 Nokia et Whirpool annonçaient de leur côté
leur alliance
14 entreprises américaines ont signé en 2000 un
accord de partenariat stratégique pour développer le rôle
d'Internet dans la vie quotidienne. On trouve, parmi ces entreprises, aussi
bien des poids-lourds des nouvelles technologies (3Com, Cisco, Motorola,
Sun...) que des spécialistes de la grande distribution. Le but de cette
Internet Home Alliance est de créer et d'imposer un nouveau standard de
communication entre tous les appareils domestiques
l'entreprise Pygmalion de Villeurbanne (contractant
général de batiments) a mis au point des dossards "Dag
System" munis d'une puce RFID qui permettent d'effectuer les controles lors
du passage des portiques. Le même système a été
également commercialisé auprès ... d'abattoirs
www.pygmalyon.fr/sport_refe.asp
L'entreprise Ecogom a Arras
www.ecogom.fr qui assure
notamment la maintenance des aires de jeu pour les communes utilise les puces
RFID pour l'identification de tous les composants de celles-ci (tobogans,...)
permettant une traçabilité des controles règlementaires et
des réparations
La domotique qui avait soulevé beaucoup d'espoirs avant de retomber dans
l'oubli va-t-elle maintenant décoller?
Si oui quelles conséquences sur le "modèle
économique": la connection des machines par internet, la
possibilité de les superviser et d'en assurer la maintenance à
distance rend possible d'autres systèmes de facturation: le "pay per
use"
Au lieu de vendre la machine et de facturer les dépannages, certains
pensent que, sur le modèle d'une "laverie à domicile", la machine
serait mise gratuitement en dépôt chez vous et il ne vous serait
facturé que le le "kg de linge lavé"?). Quelles
conséquences pour l'ensemble du circuit de distribution/maintenance
composé de nombreuses PME?
1.2.1.7.2 Télésurveiller et téléopérer : du SMS au MEMS , l'irruption des nanotechnologies
Télésurveillance, télémaintenance,
télédiagnostics, télémédecine,
téléopérations, télétravail...ouvrent de
nouveaux horizons à l'organisation d signent un accord de partenariat
pourmettre les grilles de calcul à la portée des applications
industriellesu travail.
Le protocole TELNET ouvre depuis depuis les débuts de l'Internet
la possibilité de prendre les commandes à distance d'un autre
ordinateur (via internet) et de pouvoir disposer ainsi de ses moyens de
calcul, de ses programmes, et de sa mémoire.
La station astronomique de Nassau
http://astrwww.astr.cwru.edu/nassau/nassau.html connecte son
téléscope à Internet permettant aux internautes du monde
entier, à certaines heures, de commander à distance l'instrument
et de télécharger les images (mise en service prévue cette
année)
Lors de la manifestation Inet2000 à Yokohama le professeur
Mark Ellisman pilotait son microscope électronique de son
laboratoire de San Diego. L'objectif dans ce cas est de permettre
l'accès à des équipes de recherche de matériels
très onéreux et sous-utilisés
depuis New York un chirurgien a télé-opéré
de la vésicule biliaire une patiente à Strasbourg, CNN 19 sept
2001
De façon beaucoup plus simple et redoutablement efficace, la simple
utilisation d'une communication GSM avec les SMS permettent
Bouygues a équipé ainsi équipé 4.000 panneaux
publicitaires déroulants de JC Decaux
· ou à l'inverse d'envoyer des instructions :
télécommande de panneaux publicitaire dans un aéroport en
fonction de la destination d'un vol, changements tarifaires d'un automate,...
· mais aussi à un client, devant le distributeur d'envoyer un SMS
qui commande à la machine de lui délivrer sa boisson et à
l'opérateur de rajouter le prix de celle-ci sur sa facture
téléphonique
Les applications les plus développées chez nos voisins du Nord
concernent les fonctions "remplissage", "télémétrie" et
"maintenance/alarme". Une étude citée par Wavecom
www.wavecom.com
prévoit 70 millions de machines ainsi connectées à horizon
2005
Les SMS peuvent également être utilisés pour faire des
sondages à chaud (Q-all
www.q-all.com )
Comme nous l'avons vu plus haut, la technologie RFID,
voir page 25 ,étiquettes
électroniques microscopiques, très bon marché,
intégrées aux produits et capables de communiquer par radio,
permet une nouvelle forme de télésurveillance avec des
prolongement dans le domaine militaire (smart dust
voir page 367 )
Des développements extrêmement prometteurs devraient ouvrir de
nouveaux horizons dans le futur avec le développement des MEMS
(Systèmes Micro Electro-Mécaniques)
www.memsnet.org, capteurs ou
actionneurs microscopiques, qui grâce aux nanotechnologies
(technologies permettant de travailler au niveau atomique ou
moléculaire) commencent à fournir à des prix de plus en
plus accessibles des solutions permettant surveiller, monitore de piloter
à distance quasiment tout système mécanique, même
nomade
Les MEMS représentent déjà un marché de 5G$ en 2003
qui devraient monter à 7 G$ en 2004 (étude Cahners In-Stat/MDR)
avec en France des sociétés comme Memscap, Esterel
Technologies,...
1.2.1.7.3 Un début d'abolition des frontières entre l'inerte et le vivant : NBIC et BANG
De plus
en plus s'impose le concept globalisant de NBIC (Nanotechnology,
Biotechnology, Information technology et Cogniscience) qui sont en train de
converger dans leurs applications les plus pointues, ou de BANG (Bits,
Atoms, Neurons, Genes)
A ce niveau la frontière entre l'inerte (le silicium) et le vivant (les
neurones) commence à s'estomper
Selon Nature (mars 2002)des chercheurs américains auraient mis
au point un système électronique relié au cerveau de
rats permettant de contrôler leurs mouvements à distance. Les
rats ainsi "télécommandés" les "ratbots"
pourraient par exemple retrouver des victimes enfouies.
http://www.palais-decouverte.fr/actu/technologies/#rats
Pour sa part le professeur britannique Kevin Warwick
www.kevinwarwick.org
s'est fait greffer des capteurs dans le cerveau pour étudier la
possibilité de commander directement à distance via internet des
objets télécommandés
En 2003 des médecins autrichiens ont permis à un
jeune paraplégique de 22 ans de saisir des objets de sa main
gauche paralysée, grâce à un ordinateur capable de lire
ses pensées. Des électrodes placées sur la tête du
jeune homme captent les impulsions électriques du cerveau et les
transmettent à un ordinateur qui analyse le mouvement souhaité
puis transmet des impulsions électriques aux muscles pour les activer
(professeur Gert Pfurtscheller, qui dirige l'Institut de technique
électro et biomédicale de l'Université de Graz.)
http://news.tf1.fr/news/sciences/0,,1414343,00.html
1.2.1.8 L'arrivée du haut débit et de l'accès internet nomade
Depuis
2001 s'est timidement (en France) la mutations vers les hauts débits,
grace à de multiples technologies (
voir page 271) et vers les
accès nomades (
voir page 290) qui vont entrainer en 3
à 5 ans une mutation aussi importante que celles que nous avons connu en
passant de la radio crachottante à la TV couleur de haute
définition.
Bien entendu cela aura une influence forte sur les usages (type de sites, type
de logiciels, usage de la vidéo, interactivité,
télétravail, interconnection des bureaux d'étude, ...) et
les pays qui sauront disposer avant les autres d'infrastructures à haut
débit à des prix abordables offriront à leurs entreprises
un avantage compétitif déterminant
1.2.1.9 Le Peer to Peer (P to P), un retour au source, la mise en réseau des ordinateurs sans serveur central
La
technologie Peer to Peer (P to P ou P2P) qui a commencé à
émerger en 2001 permet de faire fonctionner des micro-ordinateurs en
réseau sans passer par un serveur: en fait chaque ordinateur se comporte
comme un serveur, ce qui ne pose pas de problème avec la puissance des
PC d'aujourd'hui, mais cela implique un système d'adressage
indépendant (qui s'affranchit des DNS, Domain Name Server, annuaire
centralisé des noms de domaine)
Tous les noeuds du réseau (Nodes) sont des"Pairs" et chaque "Pair" peut
fonctionner comme routeur, client ou serveur en fonction de la nature de la
requête qu'il reçoit. L'architecture P2P génère sa
propre organisation pour ses noeuds de communication. L'ajout d'un nouveau Pair
ne nécessite aucune réorganisation: le réseau s'organise
automatiquement en réseau de réseaux plus petits en fonction des
échanges, ce qui permet comme disent les anglo-saxons une "scalability"
(capacité d'adaptation aux changement de taille) et une optimisation de
l'utilisation de la bande passante
www.ida.liu.se/conferences/p2p/p2p2001/index.html
Vous avez ainsi accès direct aux ressource d'un autre appareil
connecté sans contrôle central. Cette technologie permet par
exemple :
Quelque 60.000 clients et fournisseurs d'entreprises, utiliseraient
actuellement le P2P, ce qui est encore très peu (étude Frost
& Sullivan
http://www2.frost.com): le
principal obstacle à l'adoption de méthodes de travail
basées sur le P2P semble résider dans le manque de
sécurité supposé de ce système. (Sun Microsystems
travaille actuellement sur la sécurisation de ces échanges P to
P). .
· D'échanger entre particuliers logiciels, films, musique
ou tout autre fichiers
voir page 172
· de sauvegarder des fichiers et des informations vers des
localisations distribuées sur le réseau (sans se limiter aux
disques durs locaux)
· d'interconnecter directement des consoles de jeux, de sorte que
plusieurs personnes dispersées géographiquement puissent
participer au même jeu en interactif sans serveur central
· de participer directement à des enchères entre des
groupes sélectionnés de personnes
· D'offrir d'énormes capacité de calcul en
mobilisant un très grand nombre d'ordinateurs en parallèle (
voir page 38) en partageant des services
de calcul, tels des cycles de processeur ou des systèmes de stockage,
indépendamment du lieu physique d'installation des systèmes ou
des utilisateurs: exemple United Device
www.ud.com
· D'accélerer la livraison de contenu en multipliant les
endroits de stockage sur les disques durs des membres du réseau, comme
le fait aujourd'hui Akamaï avec ses serveurs proxy:.
Exemple: Zodiac
Networks
www.zodiacnetworks.com ,
eMikolo Networks
www.emikolo.com
· De mettre en place des systèmes de paiement
transfrontaliers entre particuliers
Yahoo! (120 millions d'abonnés à ses services) lance
aux US fin 2001 un service de paiement en ligne directement de particulier
à particulier. L'offre (Yahoo! PayDirect)
http://paydirect.yahoo.com
, en partenariat avec la banque HSBC Holdings
http://www1.hsbc.com (28
millions de clients). En apportant l'ergonomie du peer-to-peer, elle autorise
les paiements en ligne de personne à personne sans tenir compte des
frontières. Quelle que soit la monnaie ou le moyen de paiement
utilisé en réalité, un simple email permet d'ordonner un
virement depuis le compte Yahoo! PayDirect préalablement ouvert par
l'utilisateur chez HSBC.
· de collaborer à des projets quelle que soit leur origine
(groupware: partage de fichiers, téléconférence,
messagerie,...), en utilisant n'importe quel type d'appareil connecté:
c'est là, avec la capacité de calcul (simulations,
modélisation, ..) la principale utilisation potentielle pour les
entreprises.
Groove
www.groove.net ,
créé par Ray Ozzie, auteur de Lotus Note (un des outils de
travail en groupe les plus connu mais malheureusement bati sur une logique
"propriétaire" et donc non totalement compatible avec les standards de
l'Internet) est un des pionniers de cette technologie et offre une technologie
de travail collaboratif permettant aux membres d'un groupe de projet de
partager des dossiers en interconnectant leurs micro-ordinateurs sans passer
par un serveur central (utilisé actuellement par GlaxoSmithKline et
Raytheon
Dans le même créneau : Consilient,NextPage
Sun
www.sun.fr/produits-solutions/logiciels/p2p s'est fortement
engagé dans le développement de cette technologie en "open
source" (logiciel libre) en essayant d'en prendre le leadership avec le Projet
JXTA
www.jxta.org
Quelques problèmes sont aujourd'hui mal résolu et ils
hypothèquent les développements pour les entreprises:
· des problèmes juridiques liés au copyright
1.2.1.10 De la réserve de puissance sous le pied: les lois de Moore, de Machrone et de Rock
La
"loi" de Moore 1965
www.intel.com/francais/intel/museum/25anniv/html/hof/moore.htm
dit que la capacité des composants électroniques double
tous les 18 mois. Depuis plus de 35 ans cette loi a été
respectée, ce qui conduit à une multiplication des
capacités par 10.000.000 sur cette période. Et ce, à prix
à peu près constant:
La "loi" de Machrone" dit pour sa part que la machine dont vous avez
besoin coûte toujours moins de 5 000 $
La "loi" de Rock" ajoute, elle, que le coût des installations
nécessaires à la fabrication des semi-conducteurs double tous les
quatre ans, ce qui explique les concentrations observées dans cette
industrie (la nouvelle usine d'IBM d'East Fiskill, inaugurée
début 2003 représente avec 2,5 milliards de $ le plus gros
investissement industriel jamais consenti pour un seul projet)
Ceci vaut aussi bien
- Intel prévoit de produire des processeurs
équipés d'1 milliards de transistor cadencés à 20
GHz. (en 2001 on est à 42millions de transistors, cadencés
à 1,7 GHz). L'extrême ultraviolet EUVpermet des gravures 20 fois
plus fines et donc des circuits plus rapides, plus compacts, moins gourmands en
énergie et plus riches en composants
www.intel.com/research/silicon/euvmask.pdf
Ï Pour les capacités de stockage: c'est le cas des mémoires
centrales (RAM), comme des disques dur ou des CDROM
- d'un autre coté, à puissance équivalente les
microprocesseurs deviennent de plus en plus microscopiques jusqu'à
atteindre la taille d'un grain de poussière (programme
"smart-dust), capacité de liaison sans fil compris avec capteur
solaire et batteries
http://www-bsac.eecs.berkeley.edu/~warneke/SmartDust
- En stockage magnétique, Il serait possible d'atteindre 100Gbits
par pouce² sur les disques durs contre 25 en 2001. Et des disques de 400
Go pourraient donc apparaître dès 2003.
- Le stockage holographique, bien que délicat à mettre au
point permettrait l'utilisation de disque de 1 To soit 1000Go permettant
l'enregistrement de 200 films.(3 aout 200, la Lettre des Télécom
d'Alain Ducass)
Un nouveau CD a ete developpe a l'institut d'optique de
l'universite technique de Berlin. Ce nouveau disque, qualifie de
micro-holographique, contient 150 Gigabits a la place des 4 Gigabits des DVD:.
Les informations ne sont plus seulement inscrites a la surface mais dans un
volume.:
http://moebius.physik.tu-berlin.de/lasergrp
Des recherches menées à l'université de Cambridge
(juil 01) permettent d'espérer à l'échelle de la
décennie un gain d'un facteur 100 000 pour les mémoires
dynamiques actuelles grâce à un effet quantique,
appelé phénomène de Blocage de Coulomb.
www.zdnet.com/zdnn/stories/news/0,4586,2779143,00.html
IBM a commencé à travailler sur des nanotubes de carbone
des composants électroniques (le premier a été le circuit
d'inversion de voltage ou "Not Gate"avec amplification de voltage, comportant
une seule molécule, changeant ainsi radicalement les ordres de
grandeur en terme de miniaturisation
www.ibm.com/news/us/2001/08/27.html
Nantero,
www.nantero.com (Boston) a
mis au point en 2003 un prototype de puce d'une capacité
théorique de 10 gigabits, construite à partir de centaines de
millions de nanotubes. Elle assure que les NRAM (Nanoscale random
access memory), pourraient contenir plus de données que les types
existants de RAM et seraient non volatiles (les données ne sont pas
perdues lorsque l'ordinateur est éteint) et bien plus rapide que les
mémoires non volatiles existantes. Cette dernière
caractéristique permettrait aux ordinateurs de démarrer quasiment
instantanément.
Fin 2001, une equipe coréenne dirigee par le Pr Kim Kwang-soo de
l'universite technologique de Pohang a reussi a fabriquer un nanofil
monocristrallin en argent de O,4 nanometres de diametre.En novembre 2000, une
autre equipe coeenne dirige par le professeur ShinHyung-chul, avait mis au
point le plus petit transistor jamais construit.Mesurant 50 nanometres,
ce transistor permet d'envisager la fabrication de memoires vives capables de
stoker 16.000 de fois plus de donnees que les composants actuels. Les
chercheurs esperent produire des transistors de 20 nanometres d'ici 2010.
L'ordinateur Quantique sur lequel travaillent IBM
www.weblmi.com/TECHNO/2000/874_38_processeurchezi00.htm, HP
("100 Pentiums pourraient tenir dans un grain de sable"déclare ce
dernier) et de nombreux laboratoires dont celui de Normal Sup:
www.lkb.ens.fr/recherche/qedcav/english/perso/jmr/notice.pdf le
principe est d'utiliser directement l' "état quantique" des
électrons (comme leur sens de rotation sur eux même (le spin)),
qui peuvent être représentés par des "0" et des "1".
1.3.1.1 Dans tous les pays développés une croissance exponentielle mais difficile à mesurer
Il est bien entendu difficile de donner des chiffres sûrs pour les données caractérisant Internet, principalement pour les raisons suivantes :
1.3.1.1.1 La fantastique explosion d'Internet : les "dog years"
Pour ce
qui concerne la partie visible : le nombre d'internautes croît de 5
à 10%... par mois et le trafic plus encore : 15% par mois.(225% entre
juin 2000 et fevrier 2001 en pleine "crise" jupiter MMXI), pour la France voir
www.afa-france.com/html/chiffres/index.htm qui montre une
progression des usages ininterrompue
Plus important encore est la mutation, plus difficile à mesurer, des
usages de l'internet au plus profond des entreprises à qui transforment
leurs strutures d'organisation comme nous le verrons plus loin
A tel point que certains parlent de "dog years", année de chien : une année réelle en contient sept
1.3.1.1.2 Mythes et réalités du modèle de l'Internet "gratuit"
Ce
mouvement a connu une nouvelle accélération avec la baisse des
prix des télécommunications (suite au développement de la
concurrence) et l'internet gratuit
En fait il n'a rien de "gratuit" dans la mesure ou l'internaute paie à
la fois le prix de la communication et celui de l'accès internet ...or
le prix de la communication étant très supérieur à
son cout l'internet "gratuit" revient à une facturation de type kiosque
mais il donne un avantage majeur à l'opérateur de
télécom ) : Olivier Sichel, le nouveau Pdg de wanadoo
déclarait en avril 2003 que les "abonnée ADSL étaient et
resteraient encore longtemps moins rentables que les abonnés à
bas débit
D'ailleur ce modèle du gratuit n'est pas propre à l'internet et
2002 a vu éclore "Metro" et "20 minutes" qui semblent partis pour un
succès commercial avec 2 millions de lecteurs quotidiens (notons que
freeserve, repris par Wanadoo qui a entrepris sa migration vers le payant voit
les nouveaux abonnés moins rentables que les "gratuits"!)
De plus il n'est pas "gratuit, loin s'en faut pour les annonceurs
Offrir un accès gratuit à ses clients, permet de se mettre en
position de mieux les connaître et de pouvoir leur faire des propositions
commerciales susceptibles de retenir leur attention : c'est le cas de Dell et
de Gateway
Ce nouveau créneau conduit certaines entreprises à vendre
de "l'Internet gratuit clef en main": c'est le cas de Internet Telecom
(maintenant Eircom.net
www.eircom.net/
voir page 148
Ceci a obligé les fournisseurs traditionnels à revoir en
profondeur leur politique tarifaire (forfaits tout compris) en y incluant
les couts de télécommunication, ce qui conduit à des
tarifs "inférieurs au gratuit" et racheter les fournisseurs d'Internet
"gratuit pour élargir leur clientèle
En 2001 ont démarré des services d'interconnexion forfaitaire
illimitée (Ifi) pour moins de 200f/mois, mais quelle place par
rapport à l'ADSL qui offre des débits beaucoup plus importants et
n'immobilise pas la ligne téléphonique pour un prix à
peine supérieur?
http://www.industrie.gouv.fr/cgi-bin/industrie/sommaire/comm/com_contenu.pl?COM_
ID=417
Pour une vue d'ensemble à jour:
www.journaldunet.com ,
www.internetgratuit.com
ou
www.benchmark.fr
1.3.1.1.3 ...mais que mesure-t-on? Est-ce significatif de la réalité des évolutions importantes?
Aujourd'hui par exemple dans les pays avancés il est fréquent que
chaque membre de la famille dispose de son ordinateur (PC= Personnal Computer)
et on commence à voir apparaître une mise en réseaux locaux
par une boucle Ethernet (en utilisant par exemple comme support le cablage
électrique du logement) ou un LAN (Local Area Network) radio (WiFi voir
page 284.)
v Le manque de réflexion sur ce qui est significatif des
évolutions : les critères actuels sont extrêmement
primaires et ne prennent absolument pas en compte la sophistication des usages.
Quand tout le monde sera connecté à internet, cela voudra-t-il
dire pour autant que tout le monde sera au même niveau
d'évolution ? serait-il aujourd'hui pertinent d'évaluer
l'équipement en télécommunication d'un pays par le
pourcentage de foyers disposant d'une ligne fixe? Et le niveau de vie au nombre
de foyers disposant d'une montre ou d'une pendule?
Fin 2000 Jupiter Communication prévoyait que fin 2002 un foyer
américain disposerait de 2,7 appareils connectés à
Internet: quelle serait alors le sens du "taux de connection"?
De même peut-on compter de la même façon un accès par
un modem 56kbps, un accès haut débit ou un accès nomade?
mi-2001 il y avait 100.000 utilisateurs d'ADSL en
France pour 700.000 en Allemagne
On peut penser que pour des raisons culturelles on arrivera assez rapidement
dans les pays les plus avancés à un plafond quant au pourcentage
de foyer connectés et que la différence se fera sur la puissance
des machines, le nombre de périphériques, l'age moyen du parc, le
nombre d'heures d'utilisation, la sophistication des usages, le débit de
la connection, l'usage nomade, le nombre d'appareils connectés par
foyer, ...
Dans cette optique Jupiter qui devait fusionner fin 2000 avec Media
Metrix (Jupiter MMXI),
www.jmm.com développe un
"global sophistication index" qui met les USA en tête suivi de la
puis Suède, puis le Danemark, la Norvège,...et qui ne laisse
pas apparaître notre pays dans les dix premiers)
De même le cabinet Meta Group
www.metagroup.com a
lancé l'Index "Computer Savvy" qui met en tête USA et
Finlande, mais où, là encore on ne trouve pas notre pays dans les
10 premiers
www.metricnet.com/press/wecim.pdf
Selon le rapport 2002 de l'International Telecommunication Union,
l'Hexagone n'accroche pas le "top 20" des pays les plus avancés sur le
plan de la pénétration des NTIC : l'ITU a compilé,
pays par pays, 26 paramètres différents allant du taux de
pénétration de l'Internet, en passant par le nombre de FAI . La
première place revient à Hong-Kong avec une note de 65,88.
suivi du Danemark (65,61) et de la Suède (65,42). Les
Etats-Unis, avec une note de 65,04, arrivent en cinquième place.
L'absence de la France apparaît d'autant plus marquée que douze
pays européens sont présents au "top 20" de l'ITU.
www.itu.int/newsroom/press_releases/2002/20.html
L'écart est encore plus frappant dans le commerce électronique
selon que l'on compte les paiements électroniques ou les
décisions d'achat conclues à travers le Web et que l'on
intègre ou non l'EDI : il est alors de plusieurs ordres de grandeur!
(aux USA il ne s'achète en 2000 que 3% de voitures en ligne mais
d'après le cabinet JD Power 40% des clients ont utilisé internet
dans le processus d'achat. il en va de même dans le domaine de la
santé
voir page 118)
Les chiffres ci-après sont donc donnés à titre d'ordre de
grandeur et l'on gardera présent à l'esprit que d'autres sources
peuvent fournir des chiffres sensiblement différents, "78,3% de
statistiques sont fausses" assurait un statisticien, gageons que pour
l'Internet, le chiffre est encore supérieur
Mais tous concordent quant à la rapidité de l'évolution
et au classement des pays relatif à leur niveau d'usage de ces
technologies.
Un des sites les plus synthétique et régulièrement mis
à jour est
www.internet.gouv.fr/francais/chiffcles/sommaire.html, (même
si comme pour toutes les autres les enquêtes, chiffres et études
cités dans cette rubrique utilisent des approches et des
méthodologies différentes, emploient des mots qui n'ont pas
toujours la même signification car provenant de différents
instituts) ainsi que le Tableau de bord de l'innovation du Sessi
www.industrie.gouv.fr/observat/innov/so_tbi.htm et le tableau de
bord du commerce électronique du Minefi
www.men.minefi.gouv.fr/webmen/informations/tabord/tabord200204.pdf
Principales sources utilisées pour ce rapport qui vous
permettront, si ce document n'est entre vos main qu'au delà de 2002 de
voir des données plus actuelles
NUA
www.nua.ie/surveys
, Netratings
www.netratings.com qui
n'a finalement pas pu racheter Jupiter MMXI pour des questions de concurrence
http://fr.jupitermmxi.com,
et ACNielsen eRatings (Nielsennetratings
www.nielsennetratings.com
www.nielsen-netratings.com
), ACNielsen
www.acnielsen.com, Network
wizards
www.isc.org/ds
Mediamétrie
www.mediametrie.fr
Médiangle
www.mediangle.fr le
JournalduNet
www.journaldunet.com/chiffres-cles.shtml, Net Value
www.netvalue.com
(racheté en 2002 par NetRating) e-Marketer
www.emarketer.com, Taylor
Nelson Sofrès
www.tnsofres.com/ger2001/keycountry, Afa
www.afa-france.com, Dree
www.dree.org/etatsunis,
Department of Commerce
www.doc.gov et
www.ecommerce.gov Center
for Research in electronic Commerce (Université du Texas)
www.internetindicators.com
The Industry Standart
www.thestandard.com,
Novamétrie
www.novametrie.com
e-business Forum
www.ebusinessforum.com ,
GFK
www.gfk.cube.net, FIND/SVP
www.findsvp.com,Intelliquest:
www..intelliquest.com,
Netcraft,
www.netcraft.com/survey
, datamonitor
www.datamonitor.com ,
Strategie Internet
www.strategie-internet.com
, Matrix Information Service
www.mids.org Forrester
www.forrester.com, ZDNet
www.zdnet.fr ,idc Research
www.idcresearch.com
www.idc.fr et
www.idc.com,
www.3.nikeibp.co.jp, NOP
:
www.nop.co.uk, Ripe
www.ripe.net/statistics
et Nic France
www.nic.fr/Statistiques
,
Comme ce
rapport n'a pas été écrit en un jour, il est même
vraisemblable que pour des données en évolution rapides,
comme la capitalisation des start-up, il y ait des incohérences entre
plusieurs chiffres que nous citons : pour ne donner que deux exemples,
Il faut peut-être en rechercher la cause profonde dans le fait que les
outils de l'internet ont considérablement accéléré
tant la circulation de l'information que la vitesse de prise de décision
et que la rapidité d'exécution des ordres, ce qui amplifie les
phénomènes liés au panurgisme (je
décide en fonction de ce que je pense que les autres pensent que je
pense...) et les effets de panique associé
· Notons que ces mouvements ultrarapides (il n'est pas rare qu'une
entreprise cotée plusieurs dizaines de Milliards de Francs perde la
moitié de sa valeur en 24h sans raison majeure) ne sont pas propre aux
start-up (Apple a ainsi perdu 8 milliards de $ soit la moitié de son
capital le 29 sept 2000 et SUN 37 Milliards de dollars dans la
matinée du mardi 4 avril (plus que le budget annuel de la
Défense Nationale!),...avant de les regagner l'après midi En
l'espace d'une seule journée, le 27 juillet 2001, la valeur
boursière de NOKIA a varié de 65 milliards d'Euros soit 10 fois
la capitalisation d'Usinor, premier sidérurgiste européen, et et
le 14 Avril c'est 30% du PIB américain qui s'est "évaporé"
sur le Nyse à cause d'une statistique médiocre sur
l'inflation)... sans parler de Vivendi, France-Telecom ou Alcatel
"la réalité est que le marché monte, pour la seule
raison qu'il monte" Henry Kaufman, pionnier de la prévision
financière chez Salomon Brothers
"les excès, à la hausse comme à la baisse s'inscrivent
dans la démesurede la rupture technologique en cours" Fabrice
Moullé-Berteaux, JP Morgan
...et si de nombreuses entreprises se créent d'autres disparaissent dans
ce torrent tumultueux qui déferle sur l'économie mondiale
où il n'existe pas de recette pour une vie à l'abri du risque!
La durée de vie moyenne d'une entreprise est tombée aux USA de
13 ans il y a quelques années à 4 ans en 1999 par suite de
fusions, rachats, démantèlement, fermeture (William Daley,
Secrétaire américain au commerce)... sans doute a-t-elle
encore baissé depuis (celle des Pdg est passé sur cette
période de 6 ans à 16 mois)
Une statistique de Broadvision montre qu'en 1999 ce n'était pas moins de
6008 entreprise qui avaient été rachetées dans ce secteur
pour un montant de 1200 Milliards de $ et si les valorisation ont très
fortement baissé depuis on a tout lieu de penser que le nombre a
augmenté et la mortalité n'a clairement pas diminué
...et Mark Walsh, créateur de Verticalnet
www.verticalnet.com entreprise
précurseur dans l'organisation des communautés virtuelles de
conclure son exposé de présentation par cette citation
d'Albert Einstein "il n'y a que 4 ou 5 personnes au monde qui
comprennent véritablement ma théorie. Je n'en fais pas
partie"
1.3.1.2 Quelques repères chiffrés néanmoins
Ces chiffres ne prennent donc pas en compte les sites personnels des
internautes (un site comme xoom (
www.xoom.com) en héberge
à lui seul 4,5 millions, geocities (
www.geocities.com ) 2,5
millions et leur équivalent français Multimania (
www.multimania.fr) 40.000
60 millions de personnes dans le monde avaient accès à
l'internet en juillet 96, elles étaient 90 millions en
juillet 97 (Matrix Information Service
www.mids.org ), 151 millions en
janvier 1999),380millions fin 2000), 513 millions
en aout 2001 et 605 Millions en septembre 2002.avec un sensible
rééquilibrage entre les 3 continents (182 en amérique du
Nord, 191 en Europe et 187 en Asie ). (NUA :
www.nua.ie/surveys. Ce chiffre
va sans doute atteindre un plafond, au moins dans les pays OCDE (... car il ne
pourra dépasser 100%) il faudra donc rechercher d'autres indicateurs
représentant la qualité elt l'usage (quantitatif et qualitatif)
de ces connexions
· 90% des étudiants américains se connectent au moins une
fois par jour
·
Le nombre de "host" (noms d'adresses IP correspondant à un ou
plusieurs noms de domaine augmente encore plus vite: de 1,3 millions en 1993 il
a connu un rythme de doublement annuel jusqu'en 1998 et croit de 50% par an
depuis cette date Source: Internet Software Consortium
www.isc.org on voit bien que la
"crise boursière" n'a aucune traduction jusqu'à aujourd'hui sur
cette croissance
· Les sites les plus fréquentés reçoivent chaque
jour plusieurs dizaines de millions de visiteurs (information, jeux
vidéo, annuaires, moteurs de recherche, voyage...)
· 3,3 Milliards de pages sont indexées par un moteurs de
recherche comme Google (ce qui ne représente pourtant encore qu'une
faible partie du total des pages présentes sur le web) et Yahoo!
revendique plusieurs centaines de millions de pages consultées par jour
· il y aurait 100 Milliards de liens entre les pages sur le web
(étude Btler Group) dont 10%périmés (vous pourrez sans
doute malheureusement le constater à la lecture de ce rapport)
· le chiffre d'affaire généré par le réseau
des réseaux a dépassé dès 1999 il le montant
cumulé du secteur automobile et de celui de l'énergie. Selon
une étude de la réserve fédérale
américaine
www.bog.frb.fed.us c'est
les 2 tiers des gains de productivité des années 1995-2000 qui
sont dues à Internet
· Les entreprises représentent 80 % du trafic
1.3.1.3 Un paradoxe apparent : la bourse s'effondre et les usages continuent à croitre sans rupture pendant que la rentabilité se développe
Les
statistiques ci dessus et celles que nous verrons plus loin sont
déjà particulièrement explicites sur ce point : on ne voit
jusqu'à présent nullement trace de la crise boursière dans
le développement des usages
...et le trafic a cru plus encore : 15% par mois.(225% entre juin 2000 et
fevrier 2001) en pleine "crise" jupiter MMXI
Entre septembre 2001 et septembre 2002 d'après l'enquête TLB ne
nombre d'actionnaires "online" a cru de 30% en France à 1,3 millions
http://www.objectif-broker.com/actus.php?idActus=253
Aux US, d'après l'étude du cabinet RHK, le trafic a cru de 100%
et les revenus de 17% (le "prix du bit transporté" a baissé de
45%). En 2002 le trafic internet représente le double du trafic
téléphonique longue distance
Le voyage en ligne connaît une croissance de 30% l'an aux US (25% du
marché en 2003) et en Europe, partie plus tard, de 60%.
Les compagnies "low cost" dont les résultats financiers la
capitalisation dépasse aujourd'hui celle des grandes compagnies
traditionnelles (la capitalisation de Ryanair est la plus
élevée du monde: elle dépasse celle d'Air France et
British Airways réunies) travaillent en 2003 à plus de 90%
via Internet pour la vente des billets (qui sont vendus moins cher par ce canal
que par téléphone) qui sont bien entendu des billets
électroniques, économisant ainsi frais d'agences, frais de
personnel, cout des systèmes de réservation et impression des
billets "ces compagnies sont nées avec internet" (Olivier
Fainsilber, Mercer Management Consulting)
La SNCF a augmenté ses ventes via internet de 80% de 2001 sur
2000 et atteint 272M en 2002. Elle attend une croissance de 40% sur 2003
Le groupe Pinault-Printemps Redoute a plus que doublé son chiffre
d'affaire en 2001 à 458M et le premier semestre 2002 a encore
montré un quasi doublement (+97,8%) sur la même période de
2001
Manutan, leader français de la vente interentreprises avec
600.000 clients, malgré une conjoncture morose, a pratiquement
doublé ses ventes via internet sur l'exercice 2002/2003. Remi
Rambaud se réjouit ainsi d'avoir pu toucher des TPE à qui il
n'aurait pas adressé son gros catalogue papier avec ses 350.000
références (20% sont en effet de nouveaux clients). A l'autre
extrémité elle a mis en place un système d'achats sur
catalogue via internet (e-procurement) pour ses grands clients qui
accroit significativement le volume d'activité
e-bay, site de e-brocante, a doublé son chiffre d'affaire (476M$)
et son bénéfice (104M$) entre le 1er trimestre 2002 et le 1er
trimestre 2003
La Redoute a réalisé 8% de son CA sur Internet (...et 30%
sur la Grande Bretagne), dépassant pour la première année
le minitel
Plus significatif encore, la croissance du commerce électronique en
Europe : "de l'automne 2001 au printemps 2002 il a progressé de 170%
à 11,5 G (dont 2,9 en France selon Forrester)" Helen Zetoun de GFK
Sofema
En 2002 avec 5,3 millions d'acheteurs et 2 G de chiffre d'affaire (+47% sur
2001), le commerce en ligne représente dans notre pays 12% de la VPC
(source Acsel) avec une forte progression des résultats financiers
Sur le premier trimestre 2003, selon l'Acsel
www.acsel.asso.fr le
nombre de transactions en ligne a encore cru de 58% entre le premier trimestre
2003 et le trimestre correspondant de 2002 et le montant des transactions
effectuées avec une carte Visa a cru de 122 %
www.journaldunet.com/0306/030611visa.shtml
Par ailleurs le conseil en e-business se redéploie sur les
entreprises traditionnelles (biens d'équipement et compagnies
d'assurance arrivent en tête). 75% des projets concernent les achats et
la logistique et 68% visent l'intégration d'outils de marketing dont le
CRM. D'après une étude de Syntec Conseil ce secteur devrait avoir
connu une croissance de 10% en 2002
En matière de publicité, les investissements publicitaires
poursuivent leur croissance en Europe, de l'ordre de 30% par an, en 2001 et
2002 d'après Philippe Besnard d'AOL Europe), contrastant avec l'atonie
des marchés publicitaires plurimédias. Cette croissance
s'explique par l'arrivée sur Internet des annonceurs "traditionnels"
Au niveau mondial 2002 voit passer la barre des 100Milliards de $ pour les
ventes en ligne (73,6G pour les US et 32,8G pour l'Europe (Forrester Research).
Amazon, Expedia et ebay ont dépassé le milliard de $ de chiffre
d'affaire et les premières estimations des ventes pour les fêtes
de noel 2002 font ressortir une croissance de35% (Bizrate.com)
2001 a également vu une augmentation considérable du "volume" du
web en 2001 : +1,5Exabytes (un milliard de Gigabytes)
Enfin en terme de rentabilité, au début 2003, sur 208
sociétés cotées au Nasdaq 84 sont déjà
rentables: eBay, Overture, Hotels.com, Expedia,... (et il s'agit cette fois de
bénéfices réels et non pro-forma comme à une
certaine époque) et ce taux devrait dépasser 50% debut 2004 car
il semble que ces entreprises rentrent dans le cercle vertueux du succès
grâce à un chiffre d'affaire qui croit alors que les couts restent
relativement stables et que dans chaque secteur seul le leader a survécu
ce qui explique une pression raisonnable sur les prix : Expedia a doublé
son chiffre d'affaire en 2002 pour un accroissement de ses couts limité
à 8% ce qui a permis à sa marge brute de bondir de 70%
1.3.1.4 Les statistiques cachent plus de choses qu'elles n'en montrent: les "achats Online" ne sont que le sommet de l'isberg
Les
estimations habituellement publiées qui ne prennent en compte que les
ventes en ligne stricto sous estiment très fortement
l'importance des évolutions en cours puisque Cisco à lui seul
déclare avoir réalisé un CA supérieur à 7,9
milliards de dollars sur le WEB dès 1999 (65% de son CA), que le
courtage en ligne déjà représenté 145 Milliards de
dollars en 1999 et que selon Forester Research 8 % du montant des commandes des
grandes entreprises américaines passe par Internet et 7 % par les
réseaux "à valeur ajoutée" (soit 300 milliard de dollars).
" Les statistiques sont comme les lampadaires : il faut les utiliser pour
s'éclairer, et non, comme les ivrognes, pour s'appuyer dessus".
L"International Data Corporation -
www.idcresearch.com -
estime ce montant à 220 milliards de dollars en 2001, dont 26 en
Europe.
Forrester research annonçait en octobre 1999 un montant de
1.660 Milliards de dollars pour 2003 (108 pour les ventes aux
particuliers, 1330 pour les échanges de produits interentreprises et 220
pour les services), sans prendre en compte les 3.000 Milliards de dollars
correspondant au courtage en ligne, ni les 200 Milliards de dollars de
transactions qui devraient être réalisées sur le seul
réseau ANX de l'industrie automobile
En 2003 au niveau mondial nous ne sommes qu'au démarrage du
commerce électronique (source Forrester)
Pour la France il était évalué à 400MF en
1998 et, avec un taux de croissance de 170% par an, la barre du milliard a
été dépassée en 1999 (1,3Milliard) pour une
prévision de 60 Milliards de F en 2003 (estimations citées par
François Pinault dont les 64 sites de commerce
électronique (200M en 2000) ont connu une croissance de 270% sur les
seuls 4 premiers mois de 2001)
· Le commerce interentreprises est très largement
prépondérant puisqu'il représente plus de
90% de ces montants (évaluation IDC corroborée par
Forrester)
Ce point est très important à noter pour les entreprises, car
les média ont naturellement tendance à se polariser sur la vente
aux particuliers, alors que celle-ci ne représente que l'écume du
phénomène. Le site américain Techsavvy.com
(ex-Industry.net)
www.techsavvy.com recensait
déjà près de 300.000 acheteurs et 5.000 fabricants de
produits et services dès 1998
· Le montant des achats en ligne effectués par les
particuliers croit rapidement mais part de bas: 0,6 milliard de dollars en 96
à comparer aux 2 milliards d'euros du minitel, 18 milliards de dollars
en 1999 à comparer aux 2 milliards d'euros du minitel, 33 milliards
estimés en 2000 et 52 en 2001
d'après une étude du Benchmark Group,
www.benchmark.fr/eBN.asp?pid=45&etude=4060 le chiffre
d'affaires des ventes au détail en ligne a progressé en France de
246 % en 2000 et atteint 4,5 milliards de francs (voyage-tourisme (2 milliards
de francs), informatique (600 millions), alimentation/boisson (530 millions)) :
il n'a donc pas été affecté par la crise boursière.
L'étude 2002
http://www.benchmark.fr/eBN.asp?pid=45&etude=5991 fait
ressortir une poursuite de la croissance avec Avec 1,45 milliard d'euros en
2001, soit 110% de croissance par rapport à 2000
(datamonitor -
www.datamonitor.com -
fournit des chiffres pour l'Europe,
www.strategie-internet.com
pour la France enfin
http://www.planete-commerce.com/etudes-statistiques.html rassemble une
collection de données sur ce sujet)
Mais il faut néanmoins regarder ces chiffres avec
précaution car ils qui fortement le poids réel que prend internet
dans le commerce :
AutoByTel
www.autobytel.com
par exemple, dans la mesure où la voiture n'est pas
achetée en ligne, n'est pas pris en compte dans ces chiffres alors qu'il
représentait déjà à lui seul 3 milliards de$
en 96 et 17 milliards de $ en 2002 aussi bien pour des véhicules neufs
que d'occasion (il travaille aujourd'hui en partenariat avec 11.000 garagistes)
Cisco, 7,9 Milliards de dollars de vente sur internet dès 1999
(dont 2,1 de bénéfice net) ne vend pratiquement que les pin's et
les casquettes avec paiement "en ligne"(Bill Finkelstein
séminaire Aftel NY nov 98)
De même pour le commerce interentreprises ces chiffres
n'intègrent pas l'EDI qui pourtant bascule rapidement sur le
protocole Internet
Le projet ANX
www.anxo.com
voir page 227 de l'industrie automobile
américaine, en cours d'implémentation devrait pourtant
représenter à lui seul 100 milliards de dollars de commandes et
facturations, et la gestion des achats publics, notamment américains,
davantage encore (le PEE de Washington estimait le montant des transactions
par EDI à 850 milliards de Francs en 1998).
"regarder l'influence économique d'internet à travers les
statistiques d'achat en ligne, c'est comme vouloir réduire la TV au
téléachat" (Hugues Séverac patron de resultanet
www.resultanet.com )
On se rend compte en effet que progressivement Internet devient aux USA, dans
de nombreux domaines, le véritable marché directeur, le
marché de référence : même si l'achat se
réalise dans une boutique, le client aura préalablement
rassemblé des documents, comparé des offres, jusqu'à dans
certains cas finaliser son choix, en consultant l'internet :
Forrester Research estime qu'en 2002 la moitié des
acheteurs d'automobiles auront au moins recherché des informations
sur le véhicule sur le web avant de l'acheter
L'étude Starch AOL (août 98) montre que dès
aujourd'hui les 75% des internautes américains vont chercher des
informations sur les produits techniques qu'ils envisagent d'acquérir.
en 2002 70% des internautes consultent en moyenne 11 sites avant d'acheter leur
véhicule
"internet est un outil d'avant vente, d'après vente et de
fidélisation" Pierrick Dinard, directeur Internet de Peugeot
Cyberdialogue de juillet 98 indiquait que 1/3 des internautes avaient
fait des achats en pharmacie après une recherche d'information sur
internet (15.000 sites sont consacrés à la santé...)
Metifax
www.mfg-net.com estimait
que 42% des industriels prenaient leur décision d'achat de machines
outils sur internet (étude Atelier BNP-Paribas sur la machine outil,
juillet 1999
1.3.1.5 Que faut-il penser du concept de "Nouvelle économie"?
1.3.1.5.1 C'est bien plutot d'une "nouvelle organisation de l'économie" dont il est question
Tout
d'abord réduire l'impact d'Internet sur l'économie à la
vente en ligne serait, comme ce rapport le montre se limiter à 2% du
problème: l'essentiel de l'impact d'Internet se trouve dans le
fonctionnement d'une économie en réseau qui entraine une mutation
profonde dans tous les métiers de toutes tailles et de tous secteurs
voir page 254
On ne devrait donc pas parler de "nouvelle économie" qui pour certains
désigne les entreprises qui vendent à travers un site Web, mais
de "nouvelle organisation de l'économie"
1.3.1.5.2 Même si l'on s'en tient au commerce électronique, ce serait une erreur de l'opposer au commerce traditionnel: les Click & Mortar
Pour s'en tenir au "commerce électronique" ou e-commerce, qui ne représente donc qu'une toute petite part de cette "nouvelle organisation de l'économie" ce serait une erreur d'opposer boutiques et sites web
Ce serait une grave erreur de considérer que vente en ligne et vente dans les boutiques traditionnelles sont deux mondes indépendants qui peuvent se borner à s'ignorer ou à se combattre.
Dans la
plupart des cas la recherche d'une symbiose se révèle
mutuellement très profitable : le site prépare la vente et la
prolonge
Le catalogue (développé par les 3 Suisses avec des
microcodes-barre) ou la publicité papier eux aussi peuvent
devenir communicants : grace à des codes barres et un lecteur
connecté il est possible de commander par un téléphone
portable ou de demander des informations complémentaires
70% des personnes ayant l'habitude de chercher de l'information en ligne
vont d'abord s'informer sur Internet avant d'aller consulter leur
médecin
le chausseur lyonnais Bexley
www.bexley.com indique qu'il
voit arriver dans ses magasins des clients qui savent exactement ce qu'ils
veulent, y compris les références du produit
L'étude menée mi 2001 par RoperASW (ex-Institut Roper
Starch)
www.roper.com en
Grande-Bretagne, Allemagne et France révèle que 68 % des
internautes utilisent le Web pour se renseigner sur les produits qu'ils
souhaitent acheter.
"le Web a un effet d'accélération sur les ventes en magasin, il
n'y a pas de cannibalisme entre les deux" Jan Löning, Pdg de Fnac.com, Les
Echos.net 27/1/03
· en boutique le vendeur pourra disposer à travers une
partie du site qui lui sera réservé d'un précieux concours
du fournisseur (argumentaire commercial, accès à la documentation
détaillée sur les produits, gestion des commandes et des stocks,
informations pour le SAV ...).
Autre synergie possible, particulièrement développée au
Japon, l'utilisation de la boutique pour la livraison, règlant ainsi le
difficile problème de la logistique "capillaire" jusqu'au domicile du
client. Le problème du paiement est alors de ce fait automatiquement
résolu
Au Japon il y a 30.000 "Combini" (seven-eleven, lawson, ).
Tout japonnais vivant en milieu urbanisé est à moins de 10
minutes d'un tel magasin ouverts quasi jour et nuit. Il peut passer commande
depuis chez lui, depuis son téléphone portable (de plus en plus:
40% visé) ou depuis la boutique
La livraison se fait dans le combini 13% (qui peut lui-même livrer
à domicile). Le client prend alors possession de la marchandise et paie
au Combini, tant et si bien que les paiements en liquide (9%)
dépassent de très loin les paiement par carte (6%)!! (Gilles
Etienne, PEE de Tokyo)
En 2001 Alapage s'associe à Extrapole
(Lagardère)pour coupler boutiques et vente en ligne, Fnac.com
s'appuie sur les 3000 relais-colis de la Redoute, Hachette lance
Zendis (ex UpTooYoo) pour quadriller le terrain de points relai a partir
des 900 distributeurs de presse (il prévoit 3500 "pick up points" entre
la France, la Belgique et la Suisse), C-Discount utilise le
réseau des 4.500 supérettes de "Petit Casino" et la
start-up Alveol
www.alveol.com se propose de
tisser un réseau de réseau de points relai en
fédérant des réseaux de buralistes, de distributeurs de
carburants, de guichets voyageur des gares,...
Pour stigmatiser ce concept majeur d'une stratégie de symbiose entre
commerce électronique (virtuel) et boutiques "en dur" ("Brick &
Mortar" en anglais), les américains nomment ces nouveaux
commerçants "Click & Mortar" (ou aussi, clin d'oeil aux
entreprises créées autour d'une stratégie "tout internet"
appelées les "dot.com", car elles ont souvent choisi leur nom de domaine
comme marque (amazon.com = amazon-dot-com), ces Click & Mortar sont
surnommées les "dot.bam" (bam= Brick & Mortar....).
L'entreprise Grange,
http://www.grange.fr
créée en 1905 à Saint Symphorien sur Coisne fabricant de
meubles haut de gamme de style, 85% d'export (dont Bill Gates et la reine
d'Angleterre), dote ses 250 distributeurs dans 25 pays (avec boutiques et
commerciaux itinérants) du logiciel Caméléon qui
permet à ceux-ci de concevoir le meuble, en temps réel, à
partir d'éléments modulaires ou paramétrables, de calculer
le prix en temps réel et de lancer ainsi sans surcoût et sans
délai, la prise de commande, la mise en fabrication et la facturation
(que ce soit depuis la boutique ou depuis le micrordinateur portable du vendeur)
Objectif, outre les économies administratives et de stockage:
une augmentation de 50% en 3 ans du chiffre d'affaire, car
jusqu'à présent seuls 35 distributeurs étaient capables de
vendre du meuble sur mesure. "Les 1,5M d'investissement ont été
vite amortis grace à l'augmentation de la marge, la division par 2 des
délais de livraison et l'élimination de la plupart des stocks"
Laurent Francès
Des entreprises "virtuelles" comme Homeportfolio
www.homeportfolio.com
ou NamesUKnow
www.namesuknow.com
s'attachent à fédérer autour de leurs enseignes des
boutiques de meubles réelles en présentant leurs catalogues sur
le web
De même il n'y a jamais eu autant de salons professionnels,
justifiés par le besoin de se rencontrer, que depuis que l'Internet se
développe ... et ces salons utilisent largement Internet pour leur
organisation, les inscriptions et "l'après salon"
Il serait donc stupide de s'enfermer pour des commodités statistiques
dans une opposition entre "commerce en ligne" et "commerce traditionnel":
on peut penser qu'à terme un très grand nombre de transactions
seront mixtes avec une partie sur internet et une partie dans les boutiques
traditionnelles car l'acte de ne saurait se réduire à la vente
stricto-sensu club d'utilisateur, mailings,...)
"l'acte" de commerce est complexe et peut se décomposer en au
moins une dizaine de phases dont certaines s'effectuent de façon
plus performante en "face à face" et d'autres en ligne:
Une politique commerciale efficace évitera tout intégrisme et
s'efforcera d'utiliser le meilleur outil au meilleur moment en fonction du type
de produit et du type de client
la Camif
www.camif.fr développe
sa stratégie multicanal depuis 1998 avec son catalogue papier, 14
magasins et Internet. Entre 1999 et 2000, le site a vu le nombre de visiteurs
uniques par mois passer de 550.000 à 1 million de visites uniques pour
un panier moyen de 1.275 francs. En 2001 il devrait représenter 7%
à 10% de son chiffre d'affaires. Il utilise le mail-marketing pour
prévenir ses clients sur les nouveautés produits ou en leur
envoyant, personnellement, une documentation sur un produit
repéré sur le site. Cat@mag invite ainsi le client à
choisir le produit sur le catalogue, à venir l'essayer en magasin puis
à le commander sur le Net. "un client multicanal consomme 2,5 fois plus
qu'un client monocanal"
2) notoriété: faire connaître le produit et la
société (publicité, actions promotionnelle,...)
3) être "trouvable" par le client (qui avant un achat compare les
offres): référencement par les moteurs, présence dans les
sites de comparaison, dans les catalogues,...)
4) donner de l'information technique et commerciale sur les produits:
avant un achat important ou délicat le client souhaite pouvoir consulter
une documentation riche et précise et savoir où acheter le
produit (softselling)
5) donner confiance: avec la mondialisation clients et fournisseurs se
connaissent directement de moins en moins: c'est la raison de l'importance des
tiers de confiance qui, en donnant leur label apportent leur
crédibilité au fournisseur ou au client vis à vis de son
partenaire (ce peut être en matière de qualité des
produits, de solvabilité, de respect d'une charte éthique, de la
résolution des conflits, d'une assurance de bonne fin,...)
6) négociation du prix: vente aux enchères,
réductions de fidélité, négociation,...
7) adaptation du produit au besoin du client
8) décision d'achat ou de reservation
9) paiement proprement dit
10) livraison avec suivi en temps réel (tracking)
11) service après-vente, club d'utilisateur, gestion des
réclamation
de même les Banques qui avaient souvent développé
une banque en ligne sont de plus en plus revenue à une stratégie
"multicanal" permettant de conjuguer et d'utiliser au mieux tous les moyens de
communication avec leurs clients (Dexia a par exemple
réintégré Dexiaplus)
On constate malheureusement trop souvent que par une sorte de
schizophrénie l'entreprise "oublie" sur son site qu'elle a aussi une
existence dans le monde réel et n'indique que l'adresse de son webmestre
négligeant d'indiquer son numéro de téléphone et
son (ses) adresse(s) physique(s)
Des sites comme Ismap
www.ismap.com, Maporama
www.maporama.com,
Viamichelin
www.viamichelin.com ou
Sytadin
www.sytadin.equipement.gouv.fr vous aideront à indiquer
à vos clients sur votre site web comment se rendre chez vous
1.3.1.6 la croissance en France, en Europe et dans le monde
voir en particulier l'étude de Taylor Nelson Sofrès www.tnsofres.com/ger2001/keycountry
1.3.1.6.1 La France est en retard
1.3.1.6.1.1 les dernières années du siècle auront vu le décollage ... mais pas le rattrapage et cette tendance se poursuit.
Si la
part des autres pays croissait de façon régulière ce ne
fut pas le cas de la France jusqu'en 1998 : partant de plus bas son taux de
croissance était de surcroit très inférieur à celui
des Etats-Unis ainsi qu'à la moyenne des autres pays de l'Union
Européenne.
Depuis 1999 les taux de croissance français ont rejoint la tendance
mondiale : celle du quasi doublement en 18 mois . en 2001 ce taux
(3,6% par mois) a même été supérieur à celui
de l'Allemagne(2,5) et du Royaume Uni (2,8%)
Mais pour autant, notre retard, s'il ne s'est pas aggravé en
valeur relative, s'est accru en valeur: D'autant plus que, au fur et
à mesure que tout le monde se connecte, l' "instrument de mesure" qu'est
le taux de connection perd sa signification. Le Challenge se porte sur les
usages nouveaux (ce n'est pas aujourd'hui le taux d'équipement en
téléphone fixe qui peut servir d'indicateur pertinent pour
comparer le niveau de développement de deux pays)
Paul Gratton déclarait aux Echos "l'attitude des
Français face aux nouvelles technologies est la même que celle des
Anglais en 1998"... 4 ans de retard, et les Anglais ne font pas la course en
tête
Comme nous l'avons vu le "global sophistication index" de Jupiter MMXI
ne laisse pas apparaître notre pays dans le top ten
"la France a une vision trop gadget de la "Nouvelle Economie", il s'agit
en fait d'une vraie révolution qui permet d'abord d'abaisser les
coûts" Alex Gontier fondateur de Ipin
Déjà En 98 avec 6 % de la population connectée
(2,87 millions de personnes, NOP Research Group), nous étions loin du
Royaume Uni (9 %), des Etats-Unis (27 %) et plus encore de la Finlande (35 %).
L'institut Rexecode
www.rexecode.asso.fr a
réalisé une étude couvrant 1990-1998 comparant les
Etats-Unis, le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France. On y note un retard de la
France et de l'Allemagne par rapport au Royaume-Uni et surtout par rapport aux
Etats-Unis. Le poids des NTIC dans l'économie est plus
élevée aux Etats-Unis (7,9%) et au Royaume-Uni (7,3%) qu'en
France (5,1%). Si au lieu de prendre le secteur des nouvelles technologies, on
se concentre sur le secteur des télécommunications, le
résultat est quasiment le même. La France est le pays où le
poids du secteur est le plus faible: 1,4 % contre 1,8 % en Allemagne et aux
Etats-Unis et 2% au Royaume-Uni.
1999 a démarré de façon beaucoup plus soutenue :
notre pays comptait 4,8 millions d'ordinateurs (ou autres plateformes
nomades,..) connectés et 6,5 millions d'internautes (IDC
www.idc.fr et Forrester
www.forrester.com),
En 2000, 30% des foyers possèdaient au moins un ordinateur dont
31% étaient connectés rattrappant ainsi le parc installé
dans les entreprises. Fin 2000 idc estime à 10,9 millions le nombre
d'internautes (à titre privé et/ou professionnel) pour 7 millions
d'ordinateurs connectés
Le nombre de sites marchands est passé de 625 en janvier 1999 à
1530 en janvier 2000 (annuaire "le web marchand") mais 2% seulement des foyers
ont acheté en ligne (17% aux US et 10% en Grande Bretagne) pour une
moyenne de 450$ (1200 aux US), soit un facteur 23 de décalage entre
la France et les US si les chiffres de Ernst&Young sont exacts
En 2001, 32% des foyers disposent d'au moins un PC et d'après
une étude du SESSI aout 2001 ("L'Internet : les
Français se hâtent lentement"), un tiers des
Français ont déjà utilisé internet au moins
occasionnellement et 20% sont connectés depuis leur domicile (56% y
accèdent en outre depuis leur lieu de travail ou d'étude).
Ces 20% sont à comparer à 30% en Allemagne, 36% en Grande
Bretagne, 54% au Dannemark
www.industrie.gouv.fr/biblioth/docu/4pages/pdf/4p152.pdf
Médiamétrie estime le nombre d'internautes quant à lui
à 14,3 millions à mi-2001 et c'est 28% des internautes qui
auraient procédé à un achat en ligne
(WallStreetJournalEurope sept 2001)
Mais notre retard se retrouve encore accru pour les nouveaux usages (haut
débit et nomade) : début 2001 par exemple il y a 7 fois plus
de connection ADSL en Allemagne qu'en France! (mais certains pensent que le
cout extrêmement élevé du bas débit et le retard du
forfait illimité risque de "booster" le haut débit malgré
son prix)
En Avril 2002 Médiamétrie évalue à 36% les
foyers possédant au moins un ordinateur, à 25% le nombre
d'internautes français (16,4 millions) et à 6,4% les foyers
connectés en "haut débit" (contre 2,8% en 2001): le million
d'abonnés haut débit a été atteint en septembre
2002 (essentiellement en ADSL, le câble avec une croissance de 43% ne
représente que le quart du marché)
Sur l'ensemble de l'année le commerce électronique B to C devrait
d'après les premières estimations s'élever à
3Milliards d'Euros avec 2.000 sites marchands dont une petite centaine
contrôlent 70% du marché (Ernst&Young)
En 2002 les ventes de PC fixes ont stagné mais les PC portables ont
fortement augmenté
"le développement technique de l'Internet en France a pris du retard
par rapport aux Etats Unis mais aussi à la Grande Bretagne, l'Allemagne,
les Pays-Bas, la Scandinavie, l'Australie ou Hong Kong...Par de nombreux
aspects ce retard se creuse..." Jean- François Abramatic
Président du World Wide Web
http://mission-dti.inria.fr/index.html
En matière de publicité, qui est un indicateur de l'usage
commercial d'internet, la France ne représentait que 0,3% du total
mondial en 1997, 1 % en 1998.(
www.journaldunet.com ) et 1,5%
en 1999 (Forrester
www.forrester.com)
Dell vend ses ordinateur essentiellement sur Internet : alors qu'en 2001 ses
ventes mondiales ont explosé (+18%), en France elles ont reculéde
4,5%
Néanmoins on note une augmentation de 32% entre le premier semestre 2002
et le premier semestre 2001 des ventes du pôle commerce
électronique de France télécom (Alapage, marcopoly,
Librissimo,...)
2003 voit surtout une nouvelle forte poussée des ventes des
ordinateurs portables (+30%) qui sont l'indicateur du développement des
usages nomades (en particulier avec l'arrivée du Wi-Fi
voir page 284) dans les entreprises comme
dans les foyers et ceux-ci représentent maintenant 33% des ordinateurs
vendus
Le nombre de foyers possédant un ordinateur poursuit sa croissance (42%)
mais le retard avec les autres pays européens ne se résorbe
toujours pas (55%)
La croissance est entièrement imputable aux connections ADSL (parfois
appelées improprement "haut débit")
www.afa-france.com/chiffres
Les chiffres publiés par l'OCDE dans son tableau de bord
2003 montrent que quels que soient les indicateurs, notre pays
dispose d'une large "marge de progrès"
www.oecd.org/document/11/0,2340,fr_2649_34225_15146635_119656_1_1_1,00.html
Concernant la pénétration de l'internet haut débit
(DSL, modem câbles, satellite, fibre optique et réseaux sans fil),
la
France se classe en 16e position, (2 lignes pour 100 habitants) la
Corée du Sud se classe largement en tête (19 lignes) suivie du
Canada (10), de la Suède et du Danemark (7), de la Belgique (6) et les
États-Unis
Pour le nombre d'abonnés à l'internet notre pays occupe la
22e position (avec un taux de pénétration de 11% ).
l'Islande arrive en tête (60%). Suivent la Corée du Sud (50%), le
Danemark ( 38%), la Suède et la Suisse (32%).
Pour le nombre de sites web pour 1000 habitants La France arrive en
20e position (environ 15 sites pour 1000 habitants) l'Allemagne se
classe au premier rangvec 84,7 sites , devant le Danemark et la Norvège..
Autre indice qui pourrait nous réjouir s'il n'était la
confirmation du point précédent: sur les 900.000 pages
pirates ("warez") la France n'en compte d'après le BSA
(Business Software Alliance) que 9.800
Le rapport du World Economic Forum 2003 portant sur 82 pays situe la France au 4ème rang mondial pour la qualité de ses ingénieurs et scientifiques et au 19ème position en terme de capacité à utiliser les réseaux de technologie de l'information (critère ou la Finlande occupe la 1ère place et les Etats Unis la seconde). Cette analyse confirmerait l'hypothèse que notre retard est structurel et correspondrait à une question culturelle et non à un retard technologique
1.3.1.6.1.2 Encore très masculin et élitiste
Internet
reste encore masculin et élitiste dans notre pays : les cadres
supérieurs masculins de moins de 35 ans sont plus des deux tiers
à utiliser Internet
La part des femmes est passée de 29% (2000)à
37,7% (2001) puis 39,9 (2002)des internautes (aux USA
elles étaient déjà 39% en 1998 pour une prévision
de 53% en 2002 et même 62% pour les fêtes de fin
d'année, ce qui est un signe de plus grande maturité du
marché car comme le fait remarquer le Cétélem "ce sont
principalement elles qui font leurs achats sur catalogue. Or elles ne
réalisent que 25% des achats sur internet, alors qu'elles sont à
l'origine de 70% des achats du commerce traditionnel et de 80% des
décisions en matière de santé")
Les sites consultés par les femmes (1- astrologie, 2- art&culture,
3- femme, 4- mode-beauté, 5- nourriture) sont très
différents de ceux consultés par les hommes (1- petites annonces,
2- adulte, 3- science&techno, 4- sport, 5- news) étude netvalue
www.netvalue.com sur les
USA. Ils diffèrent également fortement suivant les pays en France
les sites les plus fréquentés par les femmes sont 1- "femmes", 2-
logement, 3- art&culture, 4- cartes électroniques, 5-emploi. En
Allemagne après les cartes électroniques arrivent"chat,
santé, films et recherche de personnes
Pour des sites comme Marcopoly
www.marcopoly.com (France
Télécom), premier marchand français
d'électroménager à ne vendre que sur internet, l'enjeu est
important
1.3.1.6.1.3 Les grands groupes français prennent le virage, l'année du décollage pour les mutations en profondeur
Des
groupes comme Pinaut et Arnault, Vivendi et
Lagardère s'étaient jetés dans la bataille des
dot.com et la sélection naturelle a laissé quelques cadavres sur
le tapis (e-loan europe, boo.com, worldonline, clust, ...) mais on peut
espérer que ceux qui ont survécu à l'épreuve du feu
sont maintenant bien armés pour l'avenir:
Mais surtout des grands groupes comme Usinor, Renault, Aventis, Saint
Gobain, Carrefour, Airbus, Dassault, Thalès, Snecma... commencent
à utiliser les outils de l'Internet pour développer la
compétitivité et la flexibilité de leur entreprise (tant
pour la conception que la production) et de tout le réseau de
fournisseurs et de sous-traitants qui gravitent autour d'eux. le livre blanc
2001 de novamétrie , qui résulte d'une enquête conduite
auprès de 300 dirigeants de grands groupes,
www.novametrie.com/html/etudes_co_grdscomptes01.html donne un
éclairage très interessant sur ce point même s'il s'agit de
chiffres "déclaratifs" qui peuvent enjoliver quelque peu la
réalité des faits
2001 a été vraiment de ce point de vue l'année de
l'amorce du décollage confirmé en 2002 et 2003, après
une longue période d'incubation dans les grands groupes français
: 40% ont entammé une première une mise en oeuvre
opérationnelle et ils ne sont plus que 50% à simplement
réfléchir et à esquisser leur stratégie...
Leur internationalisation croissante les a ammené, plus rapidement que
des entreprises purement hexagonales (voir l'étude Ufb-Locabail
sur les PME
page 62) à percevoir le
côté stratégique et incontournable de cette mutation et 45%
des directions e-business sont dorénavant directement rattachée
à la direction générale contre 12% à la direction
informatique et 76% indiquent que la stratégie est définie au
niveau DG pour 2% à la direction informatique et on ne parle même
plus des directions de la communication qui au départ, du temps ou
internet était assimilé à de la communication,
géraient l'essentiel des budgets "internet". Lors de notre mission
à chicago en mai 2002
http://www.yolin.net/Chic0426.zip nous avons pu constater dans
toutes le entreprises rencontrées (Boeing, Proctel & Gamble,
Daimler-Chrysler, Quaker Oats, General Electric, General Motor, Tower
Automotive...les responsables e-business étaient systématiquement
Vice-Président Groupe et rapportaient donc directement au patron
"it's a C-Level challenge")
88% considèrent qu'ils vont devoir repenser l'organisation de
l'entreprise et 62% les processus principaux qui structurent leur
activité. 83% estiment que cela va modifier la nature de leurs relations
avec leurs clients, 50% avec leurs fournisseurs et 53% leurs produits ou
services,
44% estiment qu'ils vont pouvoir baisser leurs coûts et 31%
développer leur chiffre d'affaire.
83% pensent que cela va modifier la contrainte "temps et 72% la contrainte
géographique:
La lourdeur de leur structure les condamne néanmoins à une
évolution étalée dans le temps pour être
sociologiquement supportable. Les freins prévus : "la résistance
au changement" (56%), l'organisation (51%), la technologie (52%), le cout vient
en dernier (45%). Mais à ces freins internes se rajoutent celle des
clients (41%).
17% utilisent déjà les market places autant pour vendre que pour
acheter et 34% y ont investi (ce plateformes ne sont pas encore
opérationnelles): plus que les prix sont mis en avant
l'intégration informatique et logistique entre fournisseur et acheteur
(donc la rapidité, la flexibilité et les couts administratifs).
Pour les ventes ils sont plus réservés considérant que
l'exercice de transparence qu'implique cet exercice pourrait être
préjudiciable à leurs marge (et ceci d'autant plus quand
l'entreprise a le sentiment d'être incontournable) "les entreprises
préfèrent mettre la pression sur leurs fournisseurs, bien qu'ils
s'en défendent, plutot que d'avoir à la subir de leus
clients"
1.3.1.6.1.4 Les PME: en 2003 une prise de conscience encore faible
Le Livre
Blanc 2001 de Novamétrie
www.novametrie.com/html/etudes_co_pme01.html, issu d'une
enquête auprès de 800 patrons de PME indique qu'à 75%
Internet est perçu comme une opportunité et à 5% seulement
comme une menace
Néanmoins, même si 1% seulement considèrent que c'est un
enjeu passé, ils ne sont que 19% "pionniers" a avoir de premières
mises en oeuvre à leur actif (34% en Ile de France) et 13% a avoir
ébauché une stratégie. 66% considèrent que c'est un
problème stratégique important mais pas urgent: ils attendent un
déclencheur
En particulier 42% mettent e avant comme raison que leurs partenaires ne sont
pas prête (alors qu'ils ne sont que 25% à estimer que ce sont eux
qui ne sont pas prêts!) : ceci montre l'importance des actions
collectives pour rompre ce cercle vicieux de l'attentisme
L'existence des Market Place est quasiment inconnue en dehors des pionniers
"par leur attitude attentiste les PME se préparent à subir ce
que les grandes entreprises leurs réservent"
"Elles mettent en avant la communication à une large majorité
(81%) avant les relations avec les clients et les fournisseurs, montrant ainsi
que leur réflexion n'a guère dépassé le site
institutionnel, de la vitrine..."
Pour les 11% qui considèrent qu'il y a urgence, fortement
concentrés en région parisienne, la priorité est
à la qualité de la relation client (contrairement aux grands
groupes qui comme nous l'avons vu, sont davantage concentrés sur leurs
fournisseurs) et à la mise en ligne de la chaine de production et de
logistique pour une plus grande réactivité (ERP et extranet)
Malheureusement les PME concurrentes d'Europe du nord vont, elles, de l'avant
à vive allure ...
voir page 62
Les récents contacts sur le terrain, bien que très qualitatifs
semble montrer que la situation n'évolue pas dans le bon sens: la
plupart des PME en sont resté à la vision "site
plaquette+e-commerce". Elles sentaient confusément que cela
n'était pas un enjeu fort pour elles mais se croyaient obligées
de déclarer leur interet "pour plus tard". L'effondrement
boursière des start-up les délie de cette "obligation" et elles
ne se croient même plus obligées de "faire semblant"
D'autres chiffres intéressants, analysant finement par secteur
d'activité quelques indicateurs de la pénétration
d'Internet (mais limités aux industries manufacturières) sont
produits par le Sessi: ils sont accessibles à partir du site de
notre ministère
www.industrie.gouv.fr/biblioth/docu/4pages/pdf/4p137.pdf,
www.industrie.gouv.fr/biblioth/docu/4pages/pdf/4p135.pdf et
www.industrie.gouv.fr/biblioth/docu/4pages/pdf/4p136.pdf
1.3.1.6.2 L'Amérique du Nord et Israel
Tout en
restant prudent dans les comparaisons face à
l'hétérogénéité des sources on peut citer
quelques chiffres rassemblés notamment par NUA
www.nua.ie/surveys
Avec 183 millions d'internautes le continent Nord Américain
représente le tiers des effectifs mondiaux (estimés à 605
millions début 2002 (NUA :
www.nua.ie/surveys). 72% des
foyers étaient connectés avec une durée de connction de
10h par semaine (+15%) (Mission économique de San Francisco) ils
étaient 163 fin 2000 et 101 millions en 1999 (Forrester
www.forrester.com), 73
millions en octobre 1998 (Intelliquest:
www..intelliquest.com
) , 41 millions en avril 1997 (FIND/SVP
www.findsvp.com )
10% des foyers américains connectés disposent déjà
aujourd'hui d'un accès à haut débit (7% par le câble
et 3% par l'ADSL)
www.kineticstrategies.com
Ils seront 29 Millions en 2004 (Gartner)
Ce pays représente l'essentiel du e-commerce B to C, plus de 80%
(Forrester
www.forrester.com) et 47%
du B to B (IDC)
Pour le commerce de détail avec 17% des foyer (39 millions) acheteurs en
ligne en 1999 (17millions en 1998) qui ont acheté en moyenne pour 1200$
(230 en 97) ils dépassent largement l'Europe: 8,3 millions d'acheteurs
(5,2 en 98) et un montant moyen d'achat beaucoup plus faible (étude
Ernst&Young).
Une étude de Business Software Alliance (novembre 2002) indique que 93%
des internautes américains ont déjà acheté en ligne
Surtout, sur le plan des entreprises, les NTIC représentent en 2002 50%
du tatal des investissements
C'est un pays qui n'a d'ailleurs pas à rougir de la comparaison avec les
USA: il encourage vivement la recherche (télétransmission,
cryptage, intelligence économique) et a vu naitre de nombreuses start-up
dont certaines sont devenues des leaders comme ICQ, .... Omme aux US, les
financements militaires ont joué un rôle d'entrainement important
· Israël: 2 Millions en juillet 2001 (37%) : Internet
abolissant les distances, son tissu économique dans ce secteur est
totalement intégré à celui des USA (Avec 6 millions
d'habitants c'est le premier pays sur le Nasdaq après les US avec 102
sociétés cotées (pour 65 Milliards de $ en 2001) contre 8
entreprises françaises), c'est pourquoi nous l'avons classé ici
1.3.1.6.3 L'Asie, partie plus tardivement mais elle connait une forte croissance
Presque
à égalité avec l'Europe : 187 Millions d'internautes en
septembre 2002 contre 191, l'Asie, bien que très
hétérogène connaît une très forte croissance
(Chine et Taiwan) avec des domaines de leadership : l'Internet nomade (Japon),
le haut débit (Corée, Hong Kong) les usages (Singapour)
En 2003 ce sont les 2/3 des foyers qui sont connectés au haut
débit
D'après l'étude Global eCommerce Report,le nombre
d'internautes aurait doublé en 2001 pour passer à 66% de la
population dont 93% des moins de 25 ans
Les internautes japonais bénéficient d'un ADSL non
bridé :la plupart des fournisseurs d'acces commercialisent une offre
a 8 Mbps pour un cout mensuel situe entre 17 et 25 euros et à 20 Mbps
début 2003 A terme, l'XDSL permet de monter jusquà 80Mbps sur
la ligne téléphonique classique (VDSL)
Fin 2000 le gouvernement japonais a annoncé le lancement d'un vaste
programme de cablage du pays en fibres optiques avec l'objectif
d'assurer du très haut débit à toute la population en
2005. A mi-2002 on denombrait 35.000 utilisateurs, avec un rythme de
progression de 8.000 nouveaux abonnes par mois, avec un prix inferieur a 85
euros par mois pour 100 Mbps
"Le japonais est devenu la deuxième langue du net" titraient "les
Echos", mais son économie comme celle des pays latins a bien des
difficultés à s'adapter au rythme de la nouvelle
économie, au rôle clé des start-up dans le renouveau
économique, à la nécessité d'innover en prenant des
risques, et surtout aux bouversement des méthodes de direction des
entreprises,
De plus l'opérateur historique japonnais NTT a été encore
plus préservé de la concurrence que les grands opérateurs
européens ce qui a entrainé des couts particulièrement
élevés pour les télécommunications et un freinage
des développements
Par contre le Japon a réussi une percée sans équivalent
dans les usages nomades (I-Mode, connexion Internet par
téléphone mobile) avec plus de 30 millions d'utilisateurs, et le
lancement de l'Internet mobile de troisième génération
(UMTS) en octobre 2001 bien avant l'Europe et les Etats Unis voir page
voir page 297
Il conserve par ailleurs une place de leader dans de nombreux secteurs de
l'électronique grand public qui se transforme en terminaux Internet
(appareils photo, caméra vidéo, consoles de jeu,...) et dans les
composants (chipsets peu consommateurs d'énergie,...)
Ce pays, dont les consommateurs sont friands de nouvelles technologies, se
place donc bien pour ce qui concerne les usages ludiques et nomades, par contre
au niveau des usages professionnel, pour des raisons culturelles très
semblables à celle de notre pays, le Japon ne fait pas partie des
pays leaders car les évolutions dont internet sont porteuses
heurtent de plein fouet la logique des Keiretsu, "loyauté,
exclusivité, discipline", sape le rôle des intermédiaires
traditionnels et bouscule les hiérarchies vieillissantes. (voir compte
rendu des Electronic Business Days du CFCE
www.cfce.fr de janv 01)
Par ailleurs le Japon est un pays qui n'est traditionnement pas propice
à l'éclosion d'entreprises innovantes susceptibles de
bousculer l'équilibre des pouvoirs en place : c'est une seconde source
de renouveau qui est ainsi bloqué
· La Corée 16 millions d'internautes a tout de suite
misé sur les hauts débits : dès sept 2000 elle comptait
2,2 millions de foyer abonnés à des services à haut
débit (soit plus que les US, 2 millions!) et en juin 2002 était
le pays où la diffusion du haut débit est la plus avancée
avec plus de 8,5 millions d'abonnés, soit18% de la population.
Dans ce pays une large part de l'éducation est assurée par
e-learning, notamment l'anglais : un jeune Coréen qui n'a pas
à son domicile un accès à haut débit à
partir de l'age de 5 ans est très fortement pénalisé pour
ces études. Il s'agit de ce fait d'un investissement prioritaire pour
bien des foyers coréens (Martine Lapierre Alcatel, colloque CSTI
du2 décembre 2002). Ajoutons que ce pays a la passion des jeux en
réseau...: je jeu en ligne Lineage qui propose des aventures dans un
"monde permanent" fantastique, est fréquenté par 3,2 millions de
joueurs
Si en Chine populaire proprement dite il n'y avait encore que 40
millions d'Internautes en juin 2002 elle en comptait déjà 68
Millions un an plus tard
Le taux de croissance explosif que connaît actuellent ce pays (50% par
an) , le nombre et la qualité de ses ingénieurs et scientifique,
le dynamisme de ses entrepreneurs en font aujourd'hui avec l'Inde le principal
pole de développement mondial : son industrie électronique,
télécommunication et informatique monte en puissance avec des
industriels majeurs comme LG, ... : elle fournit le marché interieur
mais avec de grandes ambitions sur la marché mondial qui dépasse
les produits bas de gamme et la sous-traitance.
Grâce aux nombreuses délocalisations menées par la
majorité des grands constructeurs taiwanais, un PC portable sur deux
devrait être fabriqué en Chine, fin 2003 faisant de la Chine, le
premier fabricant mondial de PC portables
http://www.zdnet.fr/actualites/technologie/0,39020809,39115712,00.htm
Ce n'est plus le bas cout de sa main d'oeuvre qui est aujourd'hui son atout
principal mais sa qualité et son haut niveau d'éducation :
"les Chinois forment chaque année de plus en plus de scientifiques
de très haut niveau, en même temps qu'ils donnent une
éducation forte à un nombre plus grand de leurs enfants ....
Quand on regarde chez nous ce qui se passe sur l'éducation des jeunes,
surtout des pauvres dans les villes, on voit qu'il n'y aura bientôt
plus de comparaison possible entre la proportion de notre population vraiment
éduquée et capable de suivre la haute technologie et celle de la
chine et de l'Inde. Là est le vrai problème" Felix
Rohatyn, ancien ambassadeur des US en France au Monde, 12/11/03
Une entreprise comme Huawei hier encore totalement inconnue se pose
aujourd'hui, en tant qu'équipementier ADSL, en compétiteur
d'Alcatel, leader mondial avec 40% du marché
En octobre 2003 le président de General Electric inaugurait
à Shanghai un nouveau laboratoire de recherche du groupe,
un de ses trois centres mondiaux
Il a surtout voulu développer intensivement les usages dans tous les
domaines (voir
www.tas.gov.sg qui est en
outre un remarquable modèle de "portail" public)
ð Taiwan 12 millions d'internautes mi-2001, soit 52% de la
population (dont 35 par une connection à haut débit,
www.nielsennetratings.com/hot_off_the_net_i.jsp, 6 millions un an
auparavant, avait dépassé la barre des 3 millions fin 98 contre
1,6 million en décembre 97 et 0,4 en décembre 96
Par ailleurs ce pays depuis 30 ans a fait former ses élites en
Californie et aujourd'hui, avec le désinteret des jeunes autochtones
américains pour les études scientifiques, ils prennent
progressivement un rôle majeur dans la technologie puis dans le
management des entreprises High Tech : aujourd'hui c'est 20% d'entre elles qui
sont créées par des Ingénieurs Chinois (essentiellement
Taïwannais) qui pour nombre d'entre eux ont relocalisé le centre de
commandement à Taiwan, avec des laboratoires dans la Silicon Valley pour
rester branchés sur ce point focal scientifique, et des usines en Chine
continentale Cette configuration leur permet de constituer des entreprises, non
plus de sous-traitance et d'éxécution, mais aussi de R&D
notamment dans le hardware et on a du mal à imaginer que nos entreprises
puissent longtemps résister à cet assaut : de jeunes
ingénieurs français travaillant dans ce pays nous adressent une
forte mise en garde "est-il possible de travailler 2 fois moins en
gagnant 2 fois plus sans être mieux formé et plus performant? Dans
un premier temps on peut consommer l'héritage des ancêtres et
hypothéquer les revenus des générations futures, mais pour
combien de temps?"
ð Singapour, 2,1 millions d'internautes en aout 2001, soit 50% de
la population, a décidé pour sa part de connecter la
totalité des foyers de la ville Etat par des liaisons à haut
débit (1 à 2 Mégabit/s)
Depuis janvier 1999,grâce à l'alliance de Citibank, Gemplus et
MobilOne, il y est possible de faire ses transactions
financières à partir de son téléphone
mobile (consultation et suivi des comptes, virements, paiement de factures,
opérations boursières,...) et de recharger son porte-monnaie
électronique. Déjà en 1998 15% des contribuables faisaient
leur déclaration d'impôt par l'Internet
les petits Singapouriens apprennent à utiliser l'Internet avant
même la lecture et l'écriture et la cité-Etat entreprend un
programme spécifique pour initier les personnes
âgées (il y a déjà dans ce micro-Etat autant
d'ordinateurs que d'habitants)
La ville -Etat recueille les fruits de son investissement sur
l'éducation de sa population en accueillant la nouvelle usine d'AMD
associé au taiwannais UMC qui devrait couter entre 3 et 4 Milliards de $
"le niveau d'éducation du personnel est maintenant identique à
celui de l'Europe avec des conditions économiques très
attractives" déclare Hans Deppe directeur de l'usine de Dresde d'AMD
Et n'oublions pas que 5% de la population Indienne, c'est la population de la
France
10% des entreprises de haute technologie Californiennes sont aujourd'hui
dirigées par des cadres d'origine indienne, comme Stratify qui fournit
à la CIA l'outil lui permettant d'extraire l'information "utile" de tout
ce qui circule sur les réseaux de télécommunication.
Ce pays devrait dans les prochaines années prendre une place majeure
dans le secteur du logiciel
Hervé Couturier , senior VP chez Business Object déclarait
en novembre 2002 aux Echos "au fil de l'eau chaque démission en
France dans le département R&D sera remplacé en Inde"
General Electric, a 3 centres mondiaux sur son coeur de métier
pour "attirer les cerveaux les plus brillants du monde": New-York, Shanghai
(matériaux) et surtout le centre "JF Welch" centré sur
l'informatique et la simulation numérique en Inde. (Il vient d'ouvris un
micro-centre à Munich consacré aux technologies vertes mais
essentiellement pour de simples raisons de marketing "pour se rendre plus
sympathique sur le vieux continent" comme le dit ingénuement Scott
Donelly, Directeur mondial de la R&D)
De leur coté les banques américaines décentralisent
une large part de leur analyse financière, activité noble
s'il en est, dans ce pays-continent où ils trouvent un personnel au
moins aussi compétent qu'a New York ... et moins onéreux:
Selon une enquête de Deloitte Research (juin2003), les 100
premiers établissements financiers mondiaux auront
délocalisé 351 Milliards de $ d'activité et 2 millions
d'emploi d'ici 2008 dont la moitié en Inde. Cela concernerait le
développement d'applications informatiques, l'analyse financière,
le service client, la comptabilité, le backoffice et le marketing. GE
Capital a déjà 11.000 collaborateurs en Inde
1.3.1.6.4 Les pays européens: la fracture Nord/Sud entre pays latins et anglo-saxons, les champions Nordiques
Les
sites
www.ripe.net/statistics
et
www.nic.fr/Statistiques
NUA
www.nua.ie/surveys
Nielsennetratings
www.nielsennetratings.com
Network wizards
www.isc.org/ds sont sans
doute ceux qui offrent aujourd'hui la collection la plus riche et la plus
à jour de statistiques comparatives : les deux tableaux qui en sont
extraits et que nous verrons plus loin illustrent bien la situation
eMarketer
www.emarketer.com,
prévoit dans son étude 2001 une croissance de la part de l'Europe
dans le commerce électronique de 12% d'un montant mondial de 286
milliards de dollars en l'an 2000 à 31% de 980 milliards de dollars en
2004. Il estime que l'Allemagne et le Royaume-Uni prendront une part importante
de cette croissance au contraire de pays plus méditerranéens
comme la France, l'Espagne ou l'Italie.
Forrester Research estime que le montant des achats online en 2002
aura quasiment doublé par rapport à l'année
précédente: 35% d'internautes acheteurs en plus (19% de la
populationadulte contre 14%) assorti d'une augmentation de 40% du "panier"
moyen (527 contre 374) de pour la période des fêtes de fin
d'année 2002 à 65 Milliards d'Euros (+86%) auquels il faut
"ajouter" les 20 Milliards d'achats "influencés" par Internet (la
moitié des parents américains indiquent que la moitié des
demandes de cadeaux de leurs enfants proviennent de produits découverts
sur Internet)
L'enquête GFK Research Worldwide
www.gfk.com/english/presse/pressemeldung (juin 2001), couvrant 14
pays d'Europe, confirme que la France affiche un des plus faibles taux
d'internautes : 35% de la population, loin derrière la Suède,
leader avec 71%. En matière de e-commerce, la France est
également à la traîne: seulement 23% des internautes ont
acheté en ligne au cours des six derniers mois, bien en
deçà de l'Allemagne (60%) ou du Royaume-Uni (58%).
Pour l'avenir, l'étude prospective de Jupiter MMXI (av 2001)
évalue à 14% le nombre de foyers européens
connectés à haut débit en 2005. Deux
phénomènes expliquent ce retard : « une offre restreinte et
peu compétitive liée à une déréglementation
limitée et surtout, de ce fait, un coût prohibitif. » elle
estime le cout d'accès à l'Internet rapide à 50/mois en
Europe. La situation prévue met là encore en évidence la
fracture Nord/Sud : 30 % pour les pays scandinaves 17 % pour l'Allemagne, 15 %
au Royaume-Uni et 10% pour les pays latins ( France, Italie et Espagne)
le niveau d'équipement et de développement de ces pays n'a rien
à envier à l'Amérique du Nord.(et n'oublions pas que le
"bassin économique de la mer Baltique représente 100 Millions
d'habitants)
40% des utilisateurs sont des utilisatrices. 60% des internautes allemands
effectuaient des achats en ligne en 2001
En matiere de commerce electronique d'après le rapport
"Monitoring Informationswirtschaft" de sept 2001 l'Allemagne est
leader en Europe avec une part de 27,1%. et au troisieme rang mondial
apres les Etats-Unis et le Japon
www.infrasearch.de/bmwi
· Le Royaume Uni 34 57 dépasse l'Allemagne bien
qu'étant partie plus tardivement avec 34 millions d'habitants
connectés en septembre 2002, soit 57% du total
www.nielsen-netratings.com
:de 2,5 millions en 1997 à 4,3 millions en 1998 (NOP :
www.nop.co.uk) et 12,7 en 1999
(Forrester
www.forrester.com)17 millions
fin 2000 (PEE Londre) et 33 millions en 2001,
En 2001 c'est 58% des internautes qui ont acheté en ligne en 2001. Le
Royaume Uni possède maintenant avec Vodaphone la
4ème capitalisation mondiale (qui est monté
jusqu'à 330 Milliards de $ en mai 2000 au sommet de la "bulle"
spéculative) derrière Cisco, Microsoft et Général
Electric, un atout pour l'Internet nomade
En ce qui concerne l'Utilisation efficace des outils de l'Internet (Intranet,
Extranet, Achats, services clients, ...), elle occupe la seconde place
derrière les Pays Scandinaves
· La Scandinavie caracole en tête des pays européens
au côté des autres Pays du Nord (Suède,
Norvège, Finlande, Danemark, et maintenant
l'Estonie qui dépasse déjà largement la France avec
35% d'internautes en 2002 contre seulement 28% pour notre pays). Sur le plan de
l'effort technologique la Suède investit 3,8% de son PIB dans la
recherche et la Finlande 3,3% contre 1,9% pour la France (source colloque
Sénat oct 2003)
Une étude menée par IBM et le journal The Economist montre que
la Suède a pris la place des Etats-Unis en tête des
nations les plus développées en ce qui concerne Internet.
Les bons et mauvais points sont attribués en tenant compte du coût
des connexions, de la maîtrise des logiciels, des initiatives
gouvernementales pour une administration électronique et de la
perception de la population vis-à-vis du réseau mondial. Chaque
pays est ainsi évalué sur une échelle de 10 points . Sur
les 60 pays étudiés, les quatorze premiers arborent des notes aux
alentours de 8 ; ils incluent des nations d'Europe du Nord, d'Amérique
du Nord et l'Australie. La Suède obtient un excellent 8,67 tandis
que les Etats-Unis rétrogradent en troisième position avec
8,43, au même niveau que les Pays-Bas et la Grande-Bretagne. Parmi
les résultats de "deuxième classe", on remarque ceux de la
France et de l'Italie, reléguées à la
quinzième position juste devant la Corée du Sud. Source :
S&T Presse USA du 07/04/03.
www.usatoday.com/tech/webguide/internetlife/2003-04-01-web-survey_x.htm
En juillet 2001 on comptait 5.54 million de suédois connectés
soit 62% de la population: ils sont 6 millions soit 68% en septembre 2002
http://www.nua.ie/surveys/how_many_online/europe.html
Le poids de ce pays avec 5,2% du secteur Internet en Europe, s'il est
derrière le Royaume Uni (27%) et l'Allemagne (24%) dépasse la
France (4,4%)
D'après Forbès les efforts faits par ces pays en
matière d'infrastructures de télécom les place loin en
tête des pays européens, bien avant les "Grands Pays" (la France
arrive en 10ème position juste après l'Angleterre et
l'Allemagne): la Suède a supprimé le monopole de son
opérateur historique, Telia, en 1993 (et la Finlande n'en a jamais eu),
elle comptait 40 opérateurs en 2001
D'après une étude d'IDC auprès de 405 entreprises
européennes
http://computersweden.idg.se/text/010530-CS12 la Suède est
également le pays le plus avancé en Europe au niveau de ses
entreprises 78% ayant un Intranet et 54% un Extranet,
précédant les "grands pays" en têtes desquels se trouve le
Royaume Uni (55% d'Intranet and 26% d'Extranet)
Mieux encore, dans la vague technologique montante, celle de l'Internet nomade
et du haut débit, ils ont pris clairement la tête de la course.
Aujourd'hui tous les grands acteurs ont un laboratoire dans la Wireless
Valley. : ces pays comptent 2 poids lourds dans ce domaine : Ericsson
et surtout Nokia, la plus grosse capitalisation européenne
(250 Milliards de $ en mai 2000) avant la fusion Vodaphone-Manesmann
Ces deux constructeurs se positionnent sur ce qu'ils pensent être les 3
centres nerveux de l'Internet avec objectif d'y définir les standards:
Début 2000, 78% des suédois avaient un micro-ordinateur, et 70%
utilisaient régulièrement Internet (4,2 Millions de personnes).
ð VIP (Vehicule IP) : la voiture Wirelesscar avec Volvo
ð MIP (Mobile IP) l'utilisateur nomade Met avec Telia
Début 2001, 29% des Suédois utilisaient les services en ligne de
leur banque (contre18% des américains, 7% des allemands ou des
Anglais et 2,4% des Français ..
www.dagensit.se/index.asp?art_id=11807 en 2003 ils sont 60%
à gérer leurs finances en ligne contre 10% pour les pays latins
(forrester research mars 2003)
d'après une étude conduite par IBM, après la City Bank
les 3 banques mondiales les plus efficaces sur Internet sont nordiques :,
Nordea, la Handelsbanken et surtout la SEB (groupe
Wallenberg)
avec 25% de clients "branchés", la SEB a décidé de fermer
80% de ses agences d'ici 2004, de conquérir l'Europe via Internet (la
rentabilité d'un client Internet étant 2,5 fois supérieur
à la moyenne) et de porter le nombre de ses e-clients de 570 000
à 5 Millions dans ce délai. Après le rachat de la Bfg
(5ème banque allemande) en 1999, elle lance sa Banque directe
en Grande Bretagne en 2001
Hans Dalborg président de Meritanordbanken (banque qui
avait déjà 250.000 clients sur Internet en 1996 et qui fait
maintenant partie de Nordea) prévoit également d'attaquer les
marchés britanniques, allemands, français et espagnols par
Internet: pour cela il est à la recherche de partenaires lui apportant
une forte image de marque et une large base de clientèle pour la banque
directe, pas nécessairement des banquiers (compagnie
d'électricité, opérateur télécom, entreprise
gazière,...)
Le montant des achats sur internet par habitants est 10 fois supérieur
au notre
La priorité est accordée maintenant à la connection de
tous les foyer en haut débit (de 2 à 10 Mbps): 20%
des foyers connectés bénéficient déjà de la
large bande au printemps 2001, l'objectif est d'atteindre 100% en 2005 pour un
cout de 200F/mois. Bredbandsbolaget
www.bredbandsbolaget.se
fondée en 1998 envisage de proposer dans les résidences qu'elle
câble des accès 10Mbps dans les 2 sens pour 200KR (180F) par
mois (qui devrait évoluer vers le 100Mbps). Cela peut être
couplé avec un forfait de 149Kr par mois pour un accès
illimité au téléphone IP
Plus de la moitié des municipalités ont construit leur propre
réseau optique à large bande.
En 2001, en outre 100.000 élèves devraient avoir accès au
réseau Gigabit
Tout juste sortie de l'Union Soviétique (elle utilise encore des
cheveaux de labour ...) elle ferme ses succursales bancaires ...pour passer
massivement à la banque en ligne (alors que jusqu'en 1991 ils n'avaient
quasiment même pas le téléphone ...): pour un pays de 1,4 M
habitants il y a 700.000 utilisateurs de l'Online Banking dont certains, en
sautant un demi-siècle n'avaient jamais utilisé de
chéquier!
Il a su générer un géant comme Nokia, leader mondial
incontesté du téléphone mobile
· Plus étonnant encore l'Estonie, en 2003 n° 2 dans la
banque en ligne et n° 3 dans l'utilisation de l'internet par
l'administration (e-governement) : les réunions de cabinet se font "en
ligne", sans échange de papiers et les projets de loi sont
adoptés "c'un clic de souris"
http://news.bbc.co.uk/go/click/rss/0.91/public/-/1/hi/technology/2985645.stm
Classée en huitième position mondiale pour l'usage performant de
l'Internet par le World Economic Forum elle dépasse l'Allemagne
La seconde plus grande banque estonienne accepte l'usage du
téléphone portable comme "carte de débit" pour
restaurant, hôtels et stations d'essence et plus de la moitié des
foyers paient leur électricité par Internet
De même ont-ils été les précurseurs du vote en ligne
ftp://ftp.ripe.net/ripe/hostcount/History/RIPE-Hostcount.01-Sep-20
http://www.ripe.net/ripencc/pub-services/stats/hostcount/2002/09/real-sort.all-t
ld-hosts.html
notre pays ne figure pas parmi les "poids lourds" de l'Europe
Le
premier site français, selon le classement établi par la
London School of economics est Renault qui se situe au
34ème rang mondial (critères : efficacité, ergonomie,
service après vente)
Pour Forrester Research nos sites, à force de privilégier
l'esthétisme sont beaucoup trop longs en temps de
téléchargement, les moteurs de recherche sont peu efficaces, les
outils de cross-selling (suggestion d'un autre achat en fonction des commandes
actuelles et passés) et up-selling (suggestion d'options
complémentaires) sous utilisés, les outils de configuration font
défaut, le suivi des commande par le client sont perfectibles, le
service client laisse à désirer (25% seulement affichent adresse
et numéro de téléphone), les délais de
réponse aux mail (quand il y en a ) dépassent souvent la
demi-journée, l'articulation avec le back-office est insuffisante,...:
dans son classement seul Château-Online
http://www.chateau-online.com
se situe dans les 10 premiers sites européen (N°10)
L'usage d'internet a, à l'évidence une forte composante culturelle : on ne peut que s'interroger sur la relation qui semble s'établir entre l'équipement informatique et....la latitude.
Le
même décalage entre Europe du Nord et Europe du Sud ayant
été constaté pour la diffusion de l'imprimerie, on peut ou
formuler l'hypothèse que l'origine en revient aux organisations
"tribales" imposées par les contraintes climatiques
Le Sud, avec ses terres riches, a conduit à des organisations
très hiérarchisées autour de la possession de la terre et
de la direction des armées chargées de la défendre ou
d'agrandir les empires. Le "Roi" avait donc pour fonction essentielle
l'unité du territoire et les modes de succession privilégiaient
cet élément sur la compétence. La stabilité du
royaume nécessitait un contrôle étroit des communications
entre les sujets toujours susceptibles de comploter pour prendre la place du
Roi (cabinet noir). L'organisation sociale avait la logique de la "villa
romaine" : "je te protège, tu me sers"
On remarque que dans les logiciels d'intelligence économique , de veille
stratégique ou de cryptage ces pays sont performants
Le Nord, où la survie des tribus liée à la chasse,
à la pêche ou aux expéditions maritimes, a conduit à
des organisations de communautés beaucoup plus petites et moins rigides
où le chef était bien davantage un "primus inter pares": ce
devait être le plus qualifié pour conduire les expéditions.
Voir
http://www.yolin.net/nord.html
Ce type d'organisation beaucoup plus "en ligne" avec la philosophie de
l'internet.
Rappelons par ailleurs que la Finlande n'a jamais eu d'opérateur
téléphonique disposant d'un monopole.
Notons également que le World Economic Forum
www.weforum.org classe en
terme de compétitivité ces pays à peu près dans le
même ordre: la Finlande arrive en première position avant
même les USA
L'écart ne semble donc pas être entre l'Europe et
l'Amérique du Nord mais entre pays Latins et Pays Anglo-Saxons pour des
raisons liées à l'organisation des pouvoirs
"Le continent Européen est divisé en deux, le Nord avec les
Pays Scandinaves en pointe et le Sud, plutot à la traine. L'Allemagne se
trouve dans une position moyenne" HJ Frank, Deutsche Bank
Research
Le nombre de "noms de domaine" appartenant à des ressortissants
français (dont beaucoup sont en ".com" et non en ".fr" pour des
raisons que nous verrons plus loin) atteint moins de 2% du total mondial
Une croissance forte, mais que relativise les mises en perspective européennes ....
L'enquête 1998 de l'AFTEL soulignait déjà que le
micro-ordinateur passait devant la télévision au hit-parade du
nombre d'heures passées par les Français devant un appareil
(cet apparent paradoxe tient au développement des micro-ordinateurs
dans les entreprises où ils sont maintenant omniprésents) et
en 1998 où, pour la première fois, la barre du million
d'ordinateurs achetés a été atteinte +66% sur
1997 où il s'est vendu davantage d'ordinateurs que de
télévisions.
ftp://ftp.ripe.net/ripe/hostcount/History
1.3.1.6.5 Quelques statistiques : nos PME face à leurs concurrents européens
UFB
Locabail
www.ufb-locabail.fr
procéde chaque année à une étude comparative entre
les PME Françaises, Allemandes, Italiennes, Espagnoles et britanniques
est extrêmement riche d'enseignement: elle montre que
les marges de progrès qui nous restent à faire pour rattrapper
nos voisins n'ont pas diminué d'une année sur l'autre
Mais ce n'etait malheureusement pas le cas pour Internet puisque seulement
61 % de nos entreprises étaient connectées en juillet 99 contre
77 % des entreprises Britanniques et 74 % des entreprises Allemandes.
L'étude 2001
www.bnpparibas-leasegroup.com/enquete/pdf/Enquete2001_PMEPMI.pdf
montre que cet écart ne s'est pas comblé et tous les
indicateurs parus depuis tendent à montrer que cette analyse reste
d'actualité: si 75% des entreprises françaises sont
connectées (en moyenne 4 ordinateurs), c'est moins que la moyenne
européenne (83% aves 5 ordinateurs en moyenne) et loin derrière
les PME Allemandes (85% et 6 ordinateurs)
L'étude 2003
www.bnpparibas-leasegroup.com/enquetes/pdf/pme_pmi/NTIC_PMEPMI_0203.pdf
montre une grande continuité
1.3.1.6.5.1 nos PME ne sont pas en retard en matière d'investissements informatiques
L'étude 2000 montrait que pour l'équipement
informatique nous sommes proches de la moyenne puisqu'il n'y a plus que 4%
des PME françaises de 6 à 200 salariés non
informatisées, contre 2% en Allemagne et 3% en Italie, 1% en Espagne
pour une moyenne européenne de 2% (mais cet indicateur est-il encore
significatif? La structure de taille des entreprises n'étant pas
homogène d'un pays à l'autre il faudrait mieux évaluer le
nombre d'ordinateurs par personnes)
En tout état de cause nos PME investissent notablement plus que les
autres : 27% de leurs investissements sont consacrés aux NTIC(et
même 39% pour la Région Ile de France) contre 20% en moyenne
européenne
On note cependant pour les prévisions 2003 une moindre part pour
l'informatique de production (15% contre une moyenne de 20%)
1.3.1.6.5.2 une croissance des usages des technologies de l'internet mais un retard qui ne se dément pas
L'étude montre une croissance des usages d'Internet en continuité
avec les enquêtes précédentes :
Le chiffre des entreprises connectées est en très forte
évolution: 7 % en 95, 14 % en 96, 24 % en 97, 40 % en juillet 98,
75% en 2001 et alors qu'elles étaient 30% à estimer en 98
qu'Internet ne leur servirait à rien elles n'étaient sont plus
que 15% à le dire en 1999 et 12% en 2000 ... contre 16% en Allemagne
(dont 5% déclarent qu'elles se refusent même à avoir un
site)
mais un écart qui se maintient par rapport à l'Allemagne et la
grande Bretagne et même l'Italie:
Nos dirigeants "connectés" utilisent beaucoup moins Internet que
leurs concurrents: ils ne sont que 51% à se connecter tous les jours
contre 63% de leurs homologues Britanniques et 61% pour les
allemands.(enquête 2001)
Nos PME sont également les dernières à utiliser
l'e-mail 84% en 2002 (73% en 2001) contre 90% en moyenne
européenne)
Il en va de même pour la recherche de financements (5% en France en 2002
contre déjà 47% en Allemagne en 2001, ce qui n'est
peut-être pas sans rapport avec le retard de nos Banques). On note
cependant un doublement en deux ans de la consultation des comptes bancaires
(56%) et une forte progression des opérations bancaires à 38%
Malgré une croissance forte et régulière sur les 5
dernières années, elles sont également en
dernière position en ce qui concerne les sites Web mais avec un
écart légèrement réduit: 52% en 2002 (contre 45%
en 2001, 40% en 2000, 27% en 99 et 13% en 98) contre 67% en Allemagne et 63%
en Italie. Seule l'Ile de France se trouve dans la moyenne Européenne.
Les 2/3 des entreprises Européennes devraient disposer d'un site
début 2002
A noter que ces sites ne sont mis à jour que dans un tiers des cas, ce
qui est significatif de leur véritable intégration dans la
politique commerciale de l'entreprise
Beaucoup plus inquiétant encore est peut-être l'objectif poursuivi par l'entreprise :Alors que 53% des entreprises britanniques et 54% des entreprises allemandes ont pour objectif avec les outils de l'Internet de conquérir un avantage concurrentiel, elles sont moins de la moitié (24%) dans ce cas en France,
C'est en
particulier le cas pour les achats, source d'économies substantielles:
8% de nos entreprises ont passé des commandes en utilisant Internet
contre 23% pour leurs homologues d'outre Rhin, 13% seulement se
déclarent prêtes à le faire à l'avenir (28% en
Allemagne)
Une légère croissance de la consultation des sites d'appel
d'offre (24%, +10% sur 2001), d'achat et vente de matériel d'occasion
(21%,+10%) et des sites d'enchère (9%, +10%) ne modifie pas
significativement le paysage
Il y a aujourd'hui un cercle vicieux: parmi les arguments évoqués
pour ne pas acheter sur Internet, la non présence des
références actuelles, mais le danger apparaît pour nos PME
quand on voit que 62,5% des PME qui achetent en ligne le font aupres de
nouveaux fournisseurs (etude Pouey International
www.pouey-international.fr/note20010411.htm, juil 01)
De même "apporter un meilleur service aux clients et aux
fournisseur" est un objectif pour 79% des PME Allemandes alors que ce n'est
le cas que pour 51% des françaises 86% de celles-ci mettant en
première ligne la Notoriété
2001
n'a pas vu de progrès puisque c'est 86% des pme françaises qui
mettent en avant la notoriété et seulement 51% le service client
en cumulant tous ces facteurs, l'écart entre France et Allemagne en
terme "d'Internet utile" est dans un rapport de 3,8!
Or les entreprises connectées sont significativement plus performantes comme l'avait mis en évidence l'étude 2000 2000: en prenant pour indicateur le solde des opinions positives et négatives en %: CA +35 contre +19, rentabilité +23 contre +11, Investissement +35 contre +15, effectifs +17 contre -2. Elles exportent également davantage (83% contre 55%). Les estimations 2001 montrent les mêmes écarts
1.3.1.6.5.3 un retard encore plus important des secteurs BTP et logistique.
Notons
toutefois à partir de 1999 un réveil du BTP qui bien que
restant la lanterne rouge (47% des entreprises connectées, 26% des
patrons du secteur pensent encore qu'internet ne leur servira jamais) a en un
an plus que triplé le nombre de ses sites et doublé le nombre de
ses ordinateurs. Par ailleurs les patrons connectés sont en pourcentages
les plus nombreux à utiliser effectivement l'Internet (71% contre 63%
dans l'Industrie)
La logistique reste encore cette année dans le peloton de queue
13% seulement des entreprises de ce secteur pensent qu'Internet peut leur
apporter un avantage concurrentiel contre 30% dans les services ... et de plus
parmi celles-ci seulement 32% l'utilisent pour les relations avec clients et
fournisseurs contre 59% dans l'industrie, alors qu'elle va être avec la
banque le secteur le plus "impacté" par l'accélération de
l'économie en se situant sur le chemin critique de la nouvelle
économie:
si Internet a vocation à devenir son système nerveux, la logistique restera son système sanguin
1.3.1.6.5.4 Un retard également dans le domaine de la sécurité
Nos entreprises sont celles qui connaissent le plus de problèmes de sécurité avec pertes de données (29% à cause d'une panne de matériel, 20% a cause d'un virus) contre 12% et 8% en Allemagne
1.3.1.6.5.5 La situation est encore pire pour les PME de plus de 100 salariés que pour les TPE
· les patrons d'entreprises industrielles de plus de 100 salariés
utilisent moins l'Internet que ceux des TPE (entre 5 et 10 salariés) du
BTP!, ils sont 95% a développer un site pour leur
notoriété et 37% seulement pour apporter des services aux clients
(82% pour leurs homologues britanniques) et 10% pour commercer (30% pour les
britanniques et 25% pour les PME Françaises de moins de 50
salariés)
1.3.1.6.5.6 en conclusion : la fracture Nord/Sud passe entre les pays latins et les pays anglosaxons
L'enquête réalisée auprès de 604
dirigeants d'entreprise "traditionnelles" par Taylor Nelson Sofres pour le
cabinet Mazar en juillet 2001
www.mazars.com/pdf/etude07-01.pdf vient malheureusement corroborer
l'analyse ci-dessus:
Seulement 19 % des patrons français pensent que le Web
révolutionnera le fonctionnement de leur société. Ils sont
53% au Royaume-Uni, 44 % aux Pays-Bas.(même si elles sont 45% à
penser que ces évolutions radicales n'auront lieu que d'ici un à
deux ans notamment en ce qui concerne les profonde bouleversements attendus en
terme d'organisation).
L'enquête met clairement en évidence un très fort
décalage Nord/Sud, (pays Anglosaxons/Pays Latins) : d'un
côté le Royaume-Uni, les Pays-Bas, de l'autre, la France et
l'Espagne ... Celles-ci paraissent en effet bien en retard vis à vis de
leurs partenaires de l'Europe du Nord:
Ï Pour les sites marchands si la moyenne européenne est de 31%,
c'est seulement 11% qui en ont réalisé un en France.
Contrairement aux entreprises françaises les britanniques
considèrent que la sécurité des paiement n'est pas un vrai
problème
Ï De même, les entreprises françaises se placent en
dernière position pour mise en place d'un département ou d'une
filiale spécialisée e-business avec 15% (moyenne
européenne : 29%)
Ï 81% des entreprises françaises mettent en avant le manque de
confidentialité des échanges pour expliquer leur "prudence" vis
à vis d'Internet
Ï Forte divergence sur les objectifs
ð 46% des entreprises britanniques pensent que la Nouvelle économie
peut les aider à faire des économies et améliorer leur
profitabilité, notamment au niveau des stocks et des achats, 35 % aux
Pays-Bas et 16 % seulement en France!).
ð Les Pays Bas mettent l'accent sur la gestion des ressources humaines:
45% des entreprises sondées ont créé un site
destiné au recrutement, 33% ont augmenté de façon notable
leur recours au télétravail. 43% estiment que les
télétravailleurs travaillent plus que ceux qui viennent dans les
locaux de l'entreprise
Selon
les résultats du "Global Information Technology Report 2003"
portant sur 82 pays (World Economic Forum) si notre pays se classe en
4ème position pour la qualité de ses
Ingénieurs, mais seulement en 19ème position en
terme de capacité à utiliser de façon performante les
réseaux
Sans surprise la Finlande est en première position devant les
Etats unis, le Royaume Unis est en 7ème position et
l'Allemagne en 10ème
1.3.1.6.6 Le Minitel : notre langue d'Esope
L'interprétation des comparaisons internationales est particulièrement délicate pour notre pays: il est en effet le seul à avoir connu dans le passé un important développement de la télématique avec le Minitel qui est à la fois:
1.3.1.6.6.1 Un atout :
1.3.1.6.6.1.1 Un fonds de commerce déjà établi pour le commerce électronique (transport, banque, VPC,...)
8,5
millions de terminaux (dont 2,5 d'émulateurs sur PC), 14 000
services, 15 millions d'utilisateurs
Les Français ont depuis 20 ans l'habitude de taper sur un clavier pour
trouver une information, en la payant, ou pour acheter un produit. Aujourd'hui
les plus gros utilisateurs du minitel sont aussi ceux qui ont été
les plus gros utilisateurs d'internet
Le chiffre d'affaire du commerce en ligne représentait dès 1996
12,6 milliards de F (3,1 pour les éditeurs, 1,5 pour les
facturations directes et 8 pour la VPC sans compter les 3,2 pour France
Télécom) soit un chiffre nettement supérieur à ce
qu'il était sur internet pour le monde entier (depuis ce chiffre est
resté relativement stable alors que nous avons vu que sur Internet il
croît de façon exponentielle). Henri de Maublanc
président de l'Aftel se scandalisait qu'un accès
Télétel soit facturé 100 fois plus cher qu'un nom de
domaine internet
Quant au trafic il poursuit sa légère baisse : -3% en
1997, -4,1% en 1998, baisse compensée par une hausse de tarif
significative : +11%en 2 ans, politique tarifaire classique pour des
produits en fin de vie ou il convient de profiter de l'inertie des
habitudes pour obtenir le rendement optimal auprès de clients qui
hésitent avant de basculer, c'est dans le domaine du marketing la phase
qui suit période dite "vache à lait" : c'est celle
où on mange la viande :
2002 : le Minitel est toujours là, et en pleine forme : le
parc n'a décru d'un an sur l'autre que de 3,2 millions à 3,1
(médiamétrie-France Télécom)
http://www.emmanuellerichard.com/Articles/Scan2001/Libe_Minitel.htm
"Cette année, son audience sera en hausse", affirme Vincent
Barnaud, directeur commercial des activités Kiosques chez France
Télécom. Et, pied de nez à l'histoire, des stars de
l'internet comme Yahoo, devant le retard de notre migration vers Internet ont
ouvert le 36 15 Yahoo
Certes, le parc de minitels continue de fondre (-250 000 par an). Mais
I-Minitel permet aujourd'hui aux internautes une consultation facile et
à grande vitesse les services télématiques( 500 000
téléchargements du logiciel depuis l'an dernier, 250 000
utilisateurs par mois), selon Vincent Barnaud. Si bien que le nombre des
minitélistes potentiels reste supérieur à celui des
internautes : 15 millions de Français ont accès aux services
télématiques chez eux ou au travail, contre 9 millions pour
l'Internet.
"Il y a encore dix-huit mois, on nous demandait quand France
Télécom comptait arrêter le Minitel : Aujourd'hui c'est
clair : non seulement nous n'arrêtons pas, mais nous continuons
d'investir, "en 1997, France Télécom avait décidé
de ne plus communiquer sur le Minitel mais la situation a changé et avec
Wanadoo plus personne n'a de doute sur notre engagement dans l'Internet"
Bien sûr, personne ne pense a un retour en force de l'ancêtre, si
peu multimédia et si onéreux à l'usage. Le trafic Minitel
est en baisse continue depuis 1993, et le temps de connexion devrait encore
chuter de 15 % cette année.
Chez France Télécom, on constate simplement que «le monde
se fragmente» entre PC, télé interactive, portables,
Minitel, et qu'«il est plein d'incertitudes». En particulier, le Web
peine à se trouver un modèle de revenus. Du coup
l'opérateur propose à ceux qui ont lourdement investi dans des
contenus web des formules de «multiaccès», c'est-à-dire
des débouchés sur tous les types d'écran. Depuis un an,
avec d'autres éditeurs (Jet Multimédia, Wokup), il propose un
service baptisé «Et Hop Minitel» qui reformate automatiquement
les contenus web pour le bon vieux Minitel.
C'est ainsi que Yahoo propose aux étudiants de relever leur mail sur
Minitel quand ils passent les vacances chez Mamie, plus souvent
télématisée qu'internétisée. «On ne se
fera sans doute pas beaucoup d'argent avec ça, l'important est de
trouver des gens qui auront envie de continuer avec nous sur le Web»,
confie-t-on chez Yahoo. Chapitre.com vend ses livres aux minitélistes,
Boursorama ses informations financières, le Quid ses données sur
les communes de France. Aufeminin, Jobfinance, Immopratique, etc. sont aussi
venus explorer ces terres low-tech. «Plus que le modèle
économique de la télématique (paiement à la
durée avec le système de «kiosque»), c'est
l'environnement de confiance propre au Minitel qui séduit. Le commerce
électronique y est à l'abri des pirates», dit Vincent
Barnaud.
Promesse. France Télécom évalue le «commerce
télématique» à 12 milliards de francs (1,9 milliard
d'euros), dont 4,5 milliards en chiffre d'affaires de connexion (3 milliards
étant reversés aux éditeurs de service). Le cabinet
Jupiter MMXI compte différemment, puisqu'il vient d'estimer à
seulement 712 millions de francs (108 millions d'euros) le montant des
transactions effectuées via Minitel en 2001, contre 1,6 milliard pour
l'Internet. Le Minitel ne pourrait s'offrir un tel pied de nez à
l'histoire si l'Internet avait tenu ses promesses en termes de facilité
d'accès et de sécurité côté utilisateurs, et
de rentabilité côté fournisseurs de service.
1.3.1.6.6.1.2 Une profession d'éditeurs nombreuse et prospère grâce en particulier à la formule kiosque qui a permis une facturation simple et bien acceptée.
1.3.1.6.6.1.3 Des cyber-commerçants avant la lettre
La
VPC a déjà une certaine habitude de la vente en ligne et
de nombreuses entreprises, qui ont aujourd'hui une place honorable sur le plan
international ont fait ses premières armes avec le minitel,
C'est le cas de Dégriftour, de i-bazar,
Telestore, Planfax
www.planfax.com,
Cadremploi
www.cadremploi.fr,
floritel
www.floritel.com,
minitelorama
www.minitelorama.com
qui ont démarré avec le service minitel
1.3.1.6.6.1.4 Une profession de "télématiciens" performante
Leurs
compétences ne sont pas spécifiques à la technologie
Minitel
Jusqu'à l'arrivée de google notre pays n'était pas mal
placé dans les moteurs de recherche sur Internet :
écho/voilà, Nomade, Lokace. Sans compter la forte
participation de Français à Alta Vista. Les travaux sur le
traitement de requête en langage naturel par exemple sont parfaitement
utilisable pour l'Internet
Lexiquest
www.lexiquest.com (ex Erli
www.erli.fr/) qui avait
participé aux programmes de recherche dans les annuaires du minitel
travaille pour les moteurs de recherche (Hot Bot, verity,...),
GoTo Software
www.goto.fr (à Hem
près de Lille) qui a créé le plus grand club mondial de
backgammon sur l'Internet (netgammon) est né du développement de
logiciels minitel comme le TimTel
1.3.1.6.6.1.5 Des bases de données et des fonds documentaires très importants
Il a
été très facile de les rendre également accessibles
par internet. Elle a apporté une masse critique et a un effet
d'entraînement certain. Le développement sur Internet de formules
offrant les mêmes avantages que le kiosque, sans le handicap d'une
facturation uniquement à la durée, devrait permettre de lever
bien des réticences.
Le transfert du Minitel à Internet de la base Formatel du
conseil régional d'Île-de-France (50 000 stages de formation
continue) a été réalisé en moins de 15 jours. Pour
sa part JetMultimedia
www.jetmultimedia.fr
puise dans les mêmes bases de données pour son service Minitel et
pour ses pages Web.
L'Aftel estimait qu'en 1999, 95% des sites minitel avaient déjà
basculé vers l'Internet: un exemple symbolique minitelorama
www.minitelorama.com N°1
des professionnels de l'immobilier sur minitel depuis 1986!
1.3.1.6.6.1.6 Des ressources financières confortables qui permettent le financement du web
C'est
souvent le même service qui a en charge Minitel, Audiotel et Internet et
les marges des premiers permettent de couvrir l'inévitable
déficit du Web pendant les années de développement et de
montée en puissance, alors même que le modèle
économique est encore incertain (abonnement, publicité, liens
commerciaux, portail, commerce électronique, services à valeur
ajoutée,...): c'est un point à souligner particulièrement
aujourd'hui, le Minitel a réussi à être rentable...
C'est le cas par exemple pour les journaux comme Le Monde, le
Parisien, libération, Investir ou "Les Echos" (qui indique même
qu'à l'époque le minitel a profité de la promotion en sa
faveur sur le site Web!!!...)
1.3.1.6.6.2 Un handicap :
1.3.1.6.6.2.1 le Minitel a renforcé notre tendance à raisonner au niveau Franco-Français
Il est
considéré à l'étranger comme le reflet d'une
société hiérarchisée, au centralisme pesant,
où le contrôle de l'information est considéré comme
un enjeu plus stratégique que sa large diffusion: Hollande et Finlande
nous sont proposés comme contre modèles "c'est une technologie
mondialement reconnue en France"
Brewster Kahle, le créateur de l'Internet Archive, les plus
grandes archives web du monde, à San Francisco rappelle que si
l'accès au public et la commercialisation du Minitel ont fait
rêver des pionniers américains, son côté
centralisé, principale caractéristique de la
télématique à leurs yeux, reste critiqué. Mais cela
pourrait changer : "L'Internet a été conçu pour
être décentralisé, mais avec les restrictions actuelles
inspirées par la lutte antiterrorisme aux Etats-Unis et en Europe, sans
compter les préoccupations culturelles internationales, nous sommes tous
en train d'oeuvrer en faveur d'un contrôle plus centralisé de
l'Internet"
1.3.1.6.6.2.2 il nous a plus habitué à payer le temps que l'information
La
tarification est diaboliquement efficace : grâce au système
kiosque elle sait se faire oublier et le niveau pratiqué (de
l'ordre de 2 à 3F/minute) correspond au coût social acceptable
pour les loisirs (ramené à la minute c'est le prix du
théâtre de la voiture ou du restaurant)
France Télécom ne peut espérer une maîtrise
d'Internet analogue à celle du Minitel (L'opérateur
bénéficiait en outre d'un pouvoir exorbitant du droit commun :
celui de couper la ligne téléphonique de celui qui ne s'acquitte
pas de sa facture Minitel ) et ne souhaite sans doute pas une
mort trop rapide de la poule aux oeufs d'or5(*). On ne peut que constater que son engagement sur
internet a été au début tardif et timide
Quand Wanadoo visait un objectif de 100 000 abonnés fin 97
T-online son homologue allemand en revendiquait 1,9 millions.
Fin 2001 France Telecom a "changé de braquet". Wanadoo a
repris la tête de la course en France avec 5 millions d'abonnés
(mais T-online à dépassé 10 millions de clients
quand Tiscali et Terra-Lycos, après de nombreux rachats,
dépassent le seuil des 7 millions de clients). Sur le plan financier
c'est cependant lui qui a les meilleurs résultats
1.3.1.6.6.2.3 la confortable facilité de gestion d'un outil qui permet de facturer bien des choses...
C'est
une autre source de blocage clairement perceptible : les entreprises, banques,
organismes et même certains services administratifs facturent par ce
biais, de façon parfois tout à fait discutable, les
informations délivrées au public.
Au début du minitel peu de directions générales y
croyaient : elles n'ont laissé leurs directions informatiques s'y lancer
que dans la mesure où celles-ci autofinançaient
l'opération, ce que le kiosque a permis.
L'opération s'étant soldée par un franc succès le
minitel est devenu une source de revenu offrant dans bien des cas un
appréciable confort de gestion aux services qui avaient su
prendre le pari : on comprend leur réticence à abandonner une
telle rente de situation
Dans les services publics en particulier, par exception à la
non-affectation des recettes, le minitel apportait une ressource exceptionnelle
flexible dont la disparition est fortement appréhendée car elle
trouvera difficilement une compensation budgétaire
Un exemple, la Météo nationale: elle cherche pour
maintenir ses ressources avec la décrue prévisible du minitel,
à vendre au moins ses prévisions à 5 jours, mais comment
faire quand ces informations sont publiées gratuitement par ses
homologues américains? Par ailleurs pour vendre des services
personnalisés comment conjuguer micropaiements et comptabilité
publique?
Il est clair que sur le WEB elles ne pourront pas se permettre de facturer la
délivrance d'un billet d'avion, les résultats à un
concours d'entré ou un appel d'offre paru au BOAMP Cela privera les
services concernés d'une ressource appréciée pour
l'indépendance qu'elle leur apportait
Le BOAMP n'est gratuit que depuis le 19 janvier 1999
www.journal-officiel.gouv.fr/boamp/R1.htm
Quand une banque faisait le travail (avec le chèque) c'était
gratuit, quand c'était le client qui le faisait (paiement par minitel)
c'était payant ! (mais en 2002 les grands distributeurs
américains demandent 41 Milliards de $ d'indemnité pour
une facturation qui n'est possible qu'a cause de l'oligopole Visa-Mastercard)
Récemment un banquier nous expliquait que cela était
normal puisque le service était amélioré ... cela ne
suppose-t-il pas une entente pour éviter la concurrence ? Une telle
entente est-elle susceptible de survivre à la concurrence
européenne? A la concurrence de non-banquiers?
Le Crédit agricole de Loire Atlantique essaie de transposer cette
habitude française sur le web en facturant 3F la connexion alors qu'a
l'inverse le Monde rapporte qu'une compagnie aérienne américaine
accorde une réduction pour les billets achetés par ce canal.
&b
La Société Générale prévoyait de faire
plus fort encore puisqu'elle s'économise une opération de
guichet qui coûte environ 1$ (et revient d'après les études
américaines à 0.01$ sur internet)...et elle envisageait de la
facturer 6F et de laisser l'abonnement Internet et la communication
téléphonique à la charge de son client!!: cette solution a
été finalement abandonnée et la banque fournit un
accès internet gratuit à ses clients (logitelnet)
1.3.1.6.6.2.4 apportant une réponse partielle mais rapide aux besoins principaux il limite l'appétence pour le web
Pour les
horaires de train, annuaires, réservation de spectacles, services
bancaires, le minitel apporte une réponse rapide et précise. Il
réduit ainsi la pression de la demande et beaucoup de décideurs
pensent qu'internet ce n'est que du minitel avec des images sans percevoir la
mutation radicale qu'il apporte
"Avoir quelque chose qui fonctionne vous rend moins enclin au changement"
Esther Dyson présidente de l'EFF
o
o o
Un seul
chiffre illustre cette différence de nature dans les usages :
l'internaute passe 7 fois plus de temps sur le réseau que le
minitelliste et cette différence s'accroît puisqu'en un an cette
durée a augmenté de 13% pour internet et baissé de 4.1%
pour le minitel.
Nous avons constaté aux Etats-Unis que beaucoup de cadres ou de chefs
d'entreprises avaient commencé à utiliser internet pour des
usages personnels (organisation de voyages, relations avec les banques,
recherche d'informations dans le cadre d'un hobby,...). Ne disposant
pas d'un minitel, ils ont dû utiliser internet (souvent incités
par leurs enfants... ou leurs parents retraités).
La transposition vers l'entreprise s'est ensuite faite tout naturellement.
M. Heckel Pdg de l'entreprise Lemaitre-Sécurité,
fabricant de chaussures de sécurité à La Walk en
Alsace
www.lemaitre-securite.com
, a ainsi commencé par utiliser internet pour rechercher des
informations dans le cadre de son hobby (l'aviation,...) et y rencontrer
d'autres passionnés, avant d'en faire une arme commerciale pour son
entreprise.
1.4.1 Internet : quoi de plus que le Minitel ?
1.4.1.1 beaucoup d'avantages :
1.4.1.1.1 Il est mondial, les "Netizen"
Les 25-34 ans sont à 132 points de confiance vis à vis de
l'achat en ligne en septembre 2001alors que les plus de 45 ans sont à 89
points (sondage conjoint Yahoo! et ACNielsen,
www.acnielsen.com qui ont
mis au point "l'Internet Confidence Index")
Ils ont un pouvoir d'achat supérieur à la moyenne (+ 50 %) et un
niveau culturel particulièrement élevé (80 % ont fait des
études supérieures)
La filiale luxembourgeoise d'une grande banque française a
constaté que les 25 % de sa clientèle passée sur Internet
représentait 65 % des transactions totales (AFP)
SEB banque appartenant à la Galaxie Wallenberg constate
que les clients qui ont basculé sur internet lui rapportent 2,5 fois
plus que la moyenne
Au CETELEM les cadres représentent 35% sur cetelem.net contre 17%
pour l'ensemble du cetelem
En France 70 % des acheteurs sont des hommes c'est aujourd'hui le contre
modèle de "la ménagère de 50 ans" qui sert de
référence pour le marketing traditionnel, notamment à la
télévision. (alors que l'internaute américain, dans une
société plus anciennement "branchée" est une
américaine dans 52% des cas)
1.4.1.1.2 Peu onéreux ... et en baisse rapide
(Encore que ceci soit à relativiser pour la France où, par suite
du monopole, et pour financer des acquisitions en cash, à des prix
déments à l'international (en oubliant que les concurrents comme
vodaphone payaient eux en "monnaie de singe", leurs propres actions)
l'opérateur historique a maintenu des tarifs de
télécommunication très élevés en
vérouillant la concurrence. Il est à craindre, vu l'ampleur
gigantesque des dettes constatées que cette situation ne se
maintienne)
Infonie offrait un PC multimédia pour 1990 F avec un abonnement
de 199 F par mois sur 2 ans.
Aux Etats-Unis Empire.net
www.empire.net offrait
même gratuitement le PC à condition de souscrire son abonnement
à 175 F/mois (rappelons que les communications locales sont
généralement gratuites aux US).
Le fournisseur d'accès se rémunèrent sur la
publicité figurant sur sa page d'accueil et par le reversement d'une
fraction du coût des communications téléphoniques
(Free.fr
www.free.fr, Freesurf
www.freesurf.fr,
Libertysurf
www.libertysurf.com, ,
VNUnet Online
www.vnunet.fr, Lokace
Online
www.lokace.fr, ).
Free.fr et libertysurf offrent même l'hébergement de pages
personnelles
X-Stream en Grande Bretagne offre la communication
téléphonique pendant les heures creuses
On voit même apparaître des offres où l'internaute assidu
est payé (1F de l'heure : Accès Internet Gratuit
www.accesinternet.com)
à condition d'accepter des publicités quelque peu invasives
Comme le soulignent leurs promoteurs le "gratuit" est paradoxalement un gage
de qualité car les clients ne sont prisonniers d'aucun contrat et si
la qualité faisait défaut, le provider serait
immédiatement condamné
Certains disent "l'internet gratuit ne peut pas fonctionner" : c'est oublier
qu'il n'est pas gratuit pour tout le monde : le vrai client est l'annonceur et
dans l'économie traditionnelle les "journeaux gratuits" marchent
très bien: voir sur ce plan l'introduction en 2002 de "20 minutes" et
"metro", sans compter "bonjour",.... C'est donc un modèle
économique avec un produit et un client et l'exemple de Yahoo qui gagne
de l'argent et qui vaut aujourd'hui 10 milliard de $ en bourse au coeur de la
crise est là pour le montrer
Cela ne veut bien évidemment pas dire à l'inverse qu'il suffit de
publier des choses interessantes sur le web et de cmpter sur la
publicité pour équilibrer les comptes (et combien de lancement de
journaux papier gratuits ou payants se sont traduit par des échecs...)
v L'absence de taxation à la durée évite la
tentation pour l'éditeur de vous faire perdre un maximum de temps avant
de vous permettre d'accéder à l'information utile
v Grâce aux "plug-in" et aux "applets", petits programmes
exécutables automatiquement qui accompagnent les documents, il devient
possible d'exploiter ceux-ci, même sans disposer a priori des logiciels
nécessaires : Il est ainsi possible d'accéder à Internet
grâce à des équipements très bon marché
1.4.1.1.3 Il offre quantité de fonctionnalités nouvelles
Communiquer , échanger, publier, rechercher de l'information, télécharger des logiciels ou de la musique, acheter, vendre, permettre à une équipe dispersée de travailler efficacement, télésurveiller ou téléagir, voici quelques fonctionnalités inexistantes ou embryonnaires sur le minitel Voir page 28
1.4.1.1.4 Il conduit pour les infrastructures à la "convergence" entre Téléphone, TV et information
Le
protocole TCP/IP permet une "convergence" entre la voix, les données et
la TV : il ne s'agira dorénavant que de faire circuler des "paquets"
d'informations numérisées qui pourront cohabiter sur les
mêmes voies de communication (paire de cuivre, câble, satellite,
radio, fil électrique, ...)
Ceci pose aujourd'hui des problèmes
Le problème va devenir de plus en plus aigu avec l'ADSL, technologie
développée à l'origine pour la TV, qui est aujourd'hui
essentiellement utilisé pour Internet et qui voit revenir les usages TV
et voix en bousculant tant les règlementations que les équilibres
économiques fort différents de ces 2 autres secteurs. Fin 2002 de
premières expériences sont montées chez 200 particuliers
à Boulogne et dans le 15ème arrondissement de Paris.
Notons que ces technologies sont déjà commercialement
exploitées dans des pays comme l'Espagne et le Canada
v qu'économiques : la voix est aujourd'hui la "vache à
lait" du système, or les spécialistes s'accordent pour dire que
dans peu d'années elle représentera un pourcentage tellement
faible des volumes d'informations transmises qu'elle ne pourra même plus
être facturée
v ou réglementaires car ces trois domaines sont
régulés par des mécanismes différents relevant
même de philosophies différentes appliquées par des organes
de régulation différents.
1.4.1.1.4.1 Mais pas de convergence pour les terminaux (à l'exception des "nomades"
Cela
étant convergence sur les moyens de transport ne signifie pas
convergence sur les terminaux dont l'ergonomie correspond à des usages
très différents :
Certes le téléphone fixe ou portable et la
télévision donneront accès à Internet mais on
imagine plutôt une diversification et une multiplication des types de
terminaux que leur convergence sur un micro-ordinateur à tout faire
De même que le moteur universel dans l'outillage à main a
laissé place à des outils électriques
spécialisés mieux adaptés à chaque usage, on
commence à voir apparaître à l'état de prototype de
plus en plus d'appareils connectables à Internet: baladeur RIO
(musique), web phone (téléphone), webTV
(broadcast), stylo (signature),voiture (cartographie,
guidage,...), réfrigérateur (gestion du stock), WC
(analyse médicale), machine à laver
(télémaintenance),...
Ce n'est guère que pour les applications nomades qu'une telle
convergence s'imposera pour de simples raisons d'encombrement
voir page 290
1.4.1.1.4.2 Et encore moins convergence "contenant-contenu" pour les entreprises
Le mythe
de la "convergence", sous une autre forme (contenant-contenu) a atteint
également les entreprises : éternelle question de
l'intégration verticale qui a entrainé la ruine de Boussac en son
temps : intégré depuis les moutons australiens jusqu'au BHV, il
comptait des gains tout au long de la chaine mais ce modèle s'est de
tout temps heurté à 3 difficultés dirimantes car a taille
optimale du fournisseur (ici le contenu: films, musique, jeux) ne correspond
jamais à celle du client (ici le contenant, càd le réseau
de distribution)
rajoutons à cela que les relations "maison mère/ filiale" ou se
mélange liens d'autorité et négociations partenariales
sont généralement très contre-productives et
entraînent des dérives dans les coûts de cession internes
porteurs de graves dérives de gestion
· inversement pour remplir les "tuyaux" vous êtes le client de vos
concurrents, ce qui entraîne une pénalisation de même nature
dans vos relations commerciales
· ceci ne pourrait se faire à votre bénéfice que si
vous étiez en situation de monopole soit comme fournisseur, soit comme
client et que vous abusiez de cette situation pour en dégager un
avantage concurrentiel ... mais il est justement de la responsabilité
des pouvoirs publics d'interdire cela
l'épopée de Vivendi qui devrait être suivie par
celle d'AOM-Time Warner (qui jusqu'à présent s'est
déjà traduite par la destruction de 99% de la valeur du capital
d'AOL, soit 130Milliards de $ lors de la fusion et 174G$ au plus fort de la
bulle) illustre bien, après celle de Boussac ce type de dérive
qui va exactement à l'inverse de "l'entreprise virtuelle"
1.4.1.2 Mais encore des problèmes à régler :
Outre les problèmes nouveaux que le réseau et les outils de l'internet peuvent poser en matière de sécurité et que nous verrons plus loin quelques problèmes restent à régler
1.4.1.2.1 Facturation complexe par absence d'une fonction kiosque
Ouvert
en 1984 sur le 36.15, le kiosque a joué un rôle essentiel
dans le développement et le succès du Minitel : Ce
procédé consiste à inclure dans la facture
téléphonique du client la facture des services
télématiques, cette dernière comportant deux parties,
l'une destinée à rémunérer les fournisseurs de
services et l'autre à payer l'opérateur.
Tout le monde trouve son compte avec ce système :
Le fournisseur de services reçoit un versement global de
l'opérateur. Il n'a pas à établir de facture individuelle
(qui pourrait être très petite) pour chacun des utilisateurs de
son service. En outre, il est payé par l'opérateur ce qui, pour
lui, est une garantie très appréciable.
l'opérateur dispose de rentrées financières,
alimentées par l'activité des fournisseurs de services,
Le client a une facture globale, jointe à sa facture
téléphonique, système très commode, même si
cela peut entraîner parfois des surprises désagréables pour
un usager négligent ou distrait.
Par ailleurs, l'anonymat de l'usager est préservé.
Celui-ci n'a nul besoin d'être abonné - donc repéré
- aux services de son choix.
Nous verrons plus loin que des solutions se mettent progressivement en place
pour assurer ces fonctionnalités sur Internet.(
voir page 133)
1.4.1.2.2 Une lenteur parfois désespérante, plantages et déconnexions nécessitent patience et nerfs solides
Le
transfert de données se fait encore la plupart du temps par la ligne
téléphonique, la fameuse "paire de cuivre torsadée", dont
l'exploitation analogique traditionnelle actuelle n'exploite que 0,4% des
capacités de transmission
Cette situation devrait très rapidement évoluer, les
capacités mises en place se développant au rythme de 15% par mois
et de nombreuses nouvelles technologie devraient permettre une explosion des
débits assortie d'une baisse des prix
voir page 271
1.4.1.2.3 Paradoxe: l'Internet favorise une diversité culturelle mais la langue anglaise s'impose pour le business
Comme
Jacques Attali le souligne, Internet offre une chance aux langues rares
(car il permet à faible coût l'édition de documents) et
ceci est particulièrement intéressant pour les communautés
dispersées à travers le monde et qui veulent conserver un lien
avec leur culture et en consacrant 2 octets par caractère il est
possible de transcrire tous les alphabets connus. voir aussi
www.oecd.org
Par contre l'anglais s'impose sans partage comme langue universelle pour les
transactions entre entreprises et une multinationale comme Airbus utilise
systématiquement l'anglais pour toutes ses relations tant internes
qu'externes ce qui n'est pas sans poser problème aux PME
françaises dont les deux tiers des personnels (tous ceux qui sont en
relation avec le client, notamment le personnel technique) doivent
dorénavant impérativement maitriser cette langue
"l'anglais tend à devenir la norme incontournable et ceci nous impose
de changer nos façons de travailler" Aline DOYEN,
SOMEPIC Technologie,
www.somepic.com
sous-traitant aéro, (Picardie) net 2003
"On se dirige vers une utilisation courante de deux langues : l'une pour les
affaires et l'autre, sa langue maternelle, pour la culture et la vie
en dehors de la sphère économique.Jean POTAGE directeur
des achats Thalès, net 2003
"la position géographique de la Belgique nous soustrait à une
difficulté: l'utilisation quasiment incontournable de la langue
anglaise, dont il faut reconnaître la suprématie en matière
d'affaires, quel que soit le respect que l'on porte à la langue
française." L'animateur du cluster aéronautique Wallon,
Net 2003
www.afnet.fr
96% des sites de commerce électronique sont
anglophones et 2% francophones (Malgré une intense
activité de nos amis québécois qui à eux seuls,
représentaient dès 1998 30 % des sites francophones),
Pour l'ensemble des sites, l'anglais ne représente plus 86,6% en
février 2000 mais le français n'est que la
sixième langue du web (4,4% en fev 2000, en recul d'une place par
rapport à l'an 2000 avec le développement du chinois)
après le japonais (7,2%), l'allemand(6,7%) le chinois
(5,2%) et l'espagnol (5,2%) (source DREE-CFCE)
Pour les nouveaux sites 22% sont en espagnol, 14% en allemand, 12% en japonais
et 10% en français d'après le site canadien
www.cefrio.qc.ca (Le
total est supérieur à 100 car de nombreux sites sont
multilingues)
Cependant,
1.4.2 Des problèmes de sécurité pour les échanges via internet et pour la conservation des documents
Internet
est un outil dont l'un des usages principaux dans le monde économique
consiste à effectuer des transactions (achat-vente, rédaction de
contrat, échange d'informations confidentielles, conduite de projet,
règlement des obligations fiscales (obligatoire pour le paiement de la
TVA (téléTVA) pour les entreprises de plus de 100MF de CA depuis
juin 2001
www.finances.gouv.fr/DGI/tva/telepro/sommaire.htm ),
procédures administratives, actes juridiques, transfert d'informations
contenues sur un site web, télécommande,
télésurveillance, téléopération de machines
ou de processus...)
Efficace, universel et bon marché, il n'a pas été
conçu au départ pour ces objectifs opérationnels à
contenu sensible et il présente des risques en matière de
sécurité
1.4.2.1 Votre correspondant est-il ce qu'il prétend être? vos échanges n'ont-ils pas été altérés? Lus par un tiers?: vers une architecture de confiance permettant de donner une valeur juridique aux échanges
Il est donc difficile de conférer une valeur juridique certaine aux
transactions conclues via Internet (un achat risque d'être
répudié, la valeur d'un acte conclu par un échange
électronique peut être contestée, en l'absence d'une
certitude en terme d'authentification et de confidentialité un
extranet ne pourra pas fonctionner)
· Il est tout aussi facile d'intercepter un message et de le modifier (ce
peut être par un tiers ou par l'un des protagonistes de l'échange
qui pourra prétendre avoir reçu une information différente
de celle qui a été émise)
· Dans la mesure ou le message a été intercepté il
perd son caractère confidentiel
C'est la raison pour laquelle se construit actuellement une "architecture de
confiance" se donnant comme objectif
Votre correspondant est-il bien celui qui apparaît comme
étant l'expéditeur : 10 secondes suffisent aujourd'hui
à changer d'identité et à prendre celle de n'importe qui :
ð La garantie de l'intégrité du message
ð La possibilité d'assurer si nécessaire la
confidentialité du message
ð L'horodatage et l'archivage par un tiers de confiance
ð Et in fine la possibilité technique de réunir les preuves
de l'accord des parties et de permettre légalement de considérer
un acte électronique comme ayant la même valeur juridique que s'il
avait été matérialisé sur du papier, ce qui permet
en particulier de lui conférer un caractère définitif
(non répudiation)
par exemple en aout 2003 un escroc a utilisé le site
français d'eBay pour recruter sa victime en usurpant
l'identité d'un utilisateur "bien noté" du site
d'enchères.
www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39116151,00.htm
Le site sur lequel vous êtes est-il ce qu'il prétend
être?
Les sites en ."fr" apportent de ce côté une certaine
sécurité car l'attribution du nom de domaine ne se fait
qu'après des vérifications analogues à celles
pratiquées jusqu'à présent pour les sites minitel
Pour les sites déclarés auprès de l'Internic,le site
http://ds2.internic.net/ds/webfinder/WebFinder.html vous permet de
connaître la liste de tous les noms de domaine déposés par
une société
Inversement
http://ds2.internic.net/wp/whois.html vous fournit les
coordonnées du possesseur d'un site (en particulier les "com", mais ces
informations ne font que reprendre les déclarations et ne sont pas
vérifiées
Sans oublier
www.internic.com qui
fournit une information plus riche sur les sites enregistrés
Néanmoins, seule la certification, comme nous le verrons plus loin
apporte une garantie sérieuse
1.4.2.2 Lors de l'établissement d'un contrat électronique chaque "partie" en conserve un exemplaire: comment s'assurer de sa conformité à l'exemplaire d'origine ?
Dans
l'économie traditionnelle du papier, les exemplaires du contrat
étaient signés par les différentes personnes qui prenaient
des engagements, chaque page devant également être paraphée
Un tiers de confiance (notaire, témoin,...) pouvait également y
ajouter sa griffe
La dématérialisation des contrats sous forme électronique
implique de mettre en place un système de signature apportant des
garanties au moins égales
1.4.2.3 L'authentification des documents de toute nature: photo, vidéo, dessin,...
Les productions dématérialisées prennent une importance de plus en plus grande dans notre économie : il est donc particulièrement important de pouvoir disposer de moyens permettant d'en garantir l'origine et l'intégrité
1.4.2.4 la signature électronique, les certificats, "l'Infrastructure à Clés Publiques" (ICP ou PKI)
les
moyens en cours de mise en place reposent sur 2 principes
· un principe organisationnel: celui d'une hiérarchie des
"tiers de confiance" (les "notaires" du net)
1.4.2.4.1 le principe des clés asymétriques : Intégrité, authentification, confidentialité, non répudiation
Des algorithmes mathématiques permettent de produire des paires de clé de cryptage (que nous appellerons P et S) possédant la caractéristique suivante
Un
message crypté avec la clé P ne peut être
décrypté que par la clé S et vice versa.
Il est "impossible" en ne disposant que de l'une des 2 clés de calculer
l'autre dans des délais "raisonnables"
Chaque
partenaire de l'échange crée donc une telle paire de clés
composée (une "bi-clé")
Ï d'une clef publique (P) connue de tous (mise à
disposition par l'émetteur ou par un tiers "conservateur de
clés"
1.4.2.4.1.1 Intégrité et authentification de l'émetteur, en chiffrant à l'aide de la clé secrète de l'émetteur: la signature
Un
message ou un document crypté avec la clef secrète de Albert est
déchiffré par n'importe qui avec la clef publique d'Albert. Ce
message ne peut provenir que d'Albert on a la garantie de son identité
(authentification)
Son contenu n'a pu être altéré car il aurait fallu pour
cela être capable après l'avoir décrypté avec la
clé publique de le recrypter avec la clé secrète (on
dit aussi qu'il est "signé électroniquement par Albert") : on
a la garantie d'intégrité.
1.4.2.4.1.2 Confidentialité: chiffrement avec la clé publique du destinataire
Un message crypté par Albert avec la clef publique de Bertrand n'est déchiffrable que par ce dernier au moyen de sa clef secrète : on garantit ainsi la confidentialité de l'échange.
1.4.2.4.1.3 Intégrité, authentification et confidentialité: le double chiffrement
Un message ou un document crypté par Albert successivement avec sa clef secrète et avec la clef publique de Bertrand ne peut être lu que par Bertrand qui peut en outre vérifier que le message provient bien d'Albert et qu'il n'a pas été altéré en chemin.
1.4.2.4.1.4 Principe du théorème d'Euler:
Soit
2 nombres premiers A et B et M leur produit : M=A*B
Alors le produit (A-1)*(B-1) que nous appellerons K a la
propriété suivante: quel que soit le nombre X, si on multiplie
celui-ci K fois par lui-même (on "l'élève à la
puissance K") le résultat est égal à 1 + un nombre
multiple de M
(pour les mathématiciens "XK= 1 modulo M"). en fait cette
propriété n'est vraie que si X n'est multiple ni de A ni de B
mais la probabilité en est quasi nulle puisqu'il s'agit de nombres
comportant plusieurs centaines de chiffres décimaux (typiquement M est
un nombre qui nécessite 300 chiffres pour l'écrire)
Pour calculer une paire de clé opérationnelle on commence donc
par choisir 2 nombres premiers A et B,
Puis on prend 2 nombres S et P (les clés secrètes et publiques)
tels que S*P-1 soit un multiple de K donc S*P=nK+1. Les clés S et P sont
des nombres gigantesques nécessitant 150 à 300 chiffres pour les
écrire (il suffit de 31 chiffres pour numéroter les grains de
sable du Sahara6(*), un milliard de
milliards de Saharas ne nécessiteraient encore que moins de 50 chiffres
pour en numéroter les grains de sable...)
Albert publie alors les nombres M et P
Il crypte son texte T (rappelons que tout texte "numérisé" est
représenté par un nombre binaire)en le multipliant S fois par
lui-même (TS) et il obtient un résultat T' qu'il
transmet à Bertrand
Bertrand lors de la réception va à son tour multiplier T' P fois
par lui même et il obtient T" qui est égal au message initial
multiplié (S*P) fois par lui même soit (T"= TS*P )
Mais nous avons choisi S et P tels que S*P= nK+1 : or le théorème
d'Euler nous dit que lorsque nous multiplions un nombre quelconque K fois par
lui même on obtient 1 + un multiple de M, donc le message T" est
égal au message initial + un multiple de M,
Il suffit donc de diviser T" par M et le reste de cette division est le message
initial T
Pour les mathématiciens : T"= TS*P = TnK+1 = T *
TnK or TnK = 1 modulo M donc T" = T modulo M
Une des techniques les plus connues est dite RSA (Du nom de ses
inventeurs: Rivest, Shamir et Adelman).
1.4.2.4.2 Dans les faits c'est un peu plus compliqué : le "condensé" ou "hachis" et les "clés de session"
Sur le
plan pratique le cryptage asymétrique consomme une puissance de calcul
considérable: il faut multiplier le texte à crypter, qui peut
être représenté par un nombre, plusieurs centaines de fois
par lui-même (voir plus haut le principe du théorème
d'Euler).
L'utilisation des clés asymétriques au texte proprement dit
entraînerait des temps de calcul prohibitifs, aussi ne les utilise-t-on
que pour des messages très courts, "condensats" ou "clés de
session"
1.4.2.4.2.1 Pour l'Intégrité et identification de l'émetteur ou du signataire, le "condensé" ou "hachis"
Albert
utilise préalablement un algorithme mathématique qui "hache" ou
"condense" le texte de façon telle que la modification d'un seul
élément du message initial produit un "hachis" ou "condensat"
différent. Ce procédé doit être irréversible
(impossibilité de reconstituer le message)
Il crypte celui-ci avec sa clé secrète et transmet à
Bertrand son document en clair avec le condensat crypté
Bertrand décrypte ce condensat avec la clé publique d'Albert et
le compare avec celui qu'il calcule lui-même avec l'algorithme de hachage
à partir du document reçu en clair:
Si les 2 textes sont identiques il pourra en conclure que le document provient
bien d'Albert et qu'il n'a pas été altéré
1.4.2.4.2.2 Pour la confidentialité les "clés de session", clés de cryptage symétriques
Il
existe des clés de cryptage symétriques (les 2 protagonistes de
l'échange disposent de la même clé) qui nécessitent
des puissances de calcul environ 1000 fois plus légères, à
difficulté de décryptage identique, que les clés
asymétrique
Le problème posé par leur utilisation repose bien
évidemment sur la difficulté d'échanger ces clés
confidentiellement au début de la transmission et c'est là
qu'interviennent les clés asymétriques :
Quelques standards de cryptage et protocoles méritent d'être
mentionnés:
Ï la transmission de cette clé est réalisée par une
transmission cryptée au moyen des clés asymétriques selon
le principe vu plus haut (pour un niveau de confidentialité
équivalent, une clé asymétrique de 512 bits correspond
approximativement à une clé symétrique de 40 bits)
Pour les algorithmes asymétriques RSA
www.rsa.com ,
Elgamal, PGP (pretty Good Privacy créé par Philippe
Zimmermann
www.pgp.com), DSA et
Diffie-Hellman pour l'échange des clés
www.er.uqam.ca/nobel/m237636/paiement/techniques.html
Pour les algorithmes de hachage : MD2, MD5 ou SHA-1
Pour les algorithmes symétriques DES et triple DES (Data
Encryption Standard, qui devrait être remplacé par l'algorithme
Belge Rijndael à la suite d'une sévère
compétition internationale), CAST, IDEA, RC2, RC4, RC5
Notons encore TLS-SSL (Secure Socket Layer) pour la sécurisation
des sessions (paiements on-line), S-MIME pour l'e-mail,
ISAKMP/IKE SSH et le protocole IPSec pour protéger
les transmissions (VPN
voir page 194).
La norme X509 définit le format des certificats, la norme
X500 celui des annuaires contenant ces certificats et les clés
publiques associées et LDAP (Lightweight Directory Access Protocol) les
modalités d'utilisation de ces répertoires
1.4.2.4.3 Principe de l'architecture de confiance: comment être certain de l'identité de l'emetteur
Nous
n'avons pas pour autant résolu toutes nos difficultés:
Si Bertrand ne connaît pas personnellement Albert comment être
certain qu'il est bien celui qu'il prétend être: c'est ce besoin
d'identification des personnes qui a conduit à mettre en chantier une
"architecture de confiance" constituée de "notaires" (autorités
de certification et autorités d'enregistrement)
1.4.2.4.3.1 L'Autorité de Certification (AC), tiers de confiance
Elle
délivre un certificat attestant de l'identité correspondant
à une clé publique, ce certificat est signé par la
clé secrète de cette Autorité ce qui permet de s'assurer
de son authenticité. Ce certificat peut être révoqué
et il a une durée de validité déterminée. L'AC doit
donc également gérer les listes de certificats expirés,
révoqués ou suspendus
Elle assure la conservation des clés publiques de ses abonnés
Son rôle est alors de permettre à 2 personnes qui ne se
connaissent pas mais sont toutes deux connues par l'AC d'effectuer une
transaction en toute confiance : c'est un tiers de confiance
La valeur du certificat délivré (ou son niveau) dépend
bien évidemment de la précision des contrôles
effectués par cette autorité :
au final une signature devrait coûter un prix voisin de celui d'une
lettre recommandée(moins de 10 )
· d'autres, ceux qui donneront à la signature une valeur juridique
équivalente à celle du papier ne seront bien entendu
attribués qu'après des contrôles beaucoup plus rigoureux.
Cette signature est liée à la qualité avec laquelle vous
signez: vous avez donc autant de signatures que de "casquettes" : si vous
êtes chef d'entreprise, maire et président d'un club sportif vous
aurez bien évidemment 4 signatures distinctes
Pour obtenir le certificat Chambersign utilisé pour les
transactions fiscales ou commerciales il faut notamment présenter
physiquement à la Chambre de Commerce les documents établissant
l'identité de l'entreprise, l'identité de la personne
considérée ainsi que les pouvoirs de celle-ci à engager sa
société vis à vis des tiers
De nombreux autres organismes sont sur les rangs: Certinomis
www.certinomis.com
(la Poste), Certplus
www.certplus.com (avec la
technologie Verisign) et bien entendu l'Etat pour ses fonctionnaires: la mise
en place de l'obligation de déclaration de la TVA via Internet a
été une incitation extrêmement forte pour
l'émergence de ces initiatives
la Commission européenne a autorisé en aout 2001 "des
accords entre un certain nombre" de grandes banques, dans le cadre du
réseau "Identrus" formé par des banques
américaines, Bruxelles a également engagé des recherches
en matière de sécurisation des transactions électroniques
entre entreprises, avec la Global Trust Authority (GTA).
http://europa.eu.int/ISPO/ecommerce/events/esignature.pdf
http://europa.eu.int/ISPO/ecommerce/Welcome.htm
à Hong Kong La poste a lancé en octobre 2001 son service
"m-cert", première certification pour le mobile au monde. Elle permettra
notamment de faire des achats via son mobile et son PDA. Selon une étude
d'International Data Corp. (IDC), en 2005 les transactions par mobile de la
région Asie-Pacifique (sauf le Japon) devraient avoisiner les 12,4
milliards de $ contre 557 M$ cette année (Internet Actu 11/10/2001).
www.hongkongpost.gov.hk/2news/news_fr22.html et
www.3gnewsroom.com/3g_news/news_1259.shtml
Au niveau mondial l'entreprise leader est une start-up Verisign
www.verisign.com qui
contrôlerait 90% du marché. Ce
marché est estimé à 500 millions de $ en 2001 avec un taux
de croissance de 66% par an(IDC/SG Cowen Equity Research/les Echos du
11/4/01)
1.4.2.4.3.2 L'autorité d'enregistrement
Pour des raisons de commodité l'autorité de certification peut se reposer sur une autorité d'enregistrement, plus proche du client, pour procéder aux "contrôles d'identité"
1.4.2.4.3.3 Les Services d'horodatage et d'archivage
Un des
éléments essentiels d'un acte juridique est la date à
laquelle celui-ci a été conclu: des Services d'Horodatage sont
prévues à cette fin
De même il est important pour certains documents que leur conservation
puisse en être effectuée par des tiers: des Services d'archivage
ont été créées à cette fin
Ces différentes "Autorités" peuvent être exercées
par le même organisme privé ou public ou par des organismes
distincts
1.4.2.4.3.4 L'architecture de confiance ICP (infrastructure de clés publiques) ou PKI (Public Key Infrastructures)
Bien
entendu la difficulté réside dans le nombre, forcément
important d'Autorités de Certification dans le monde. Deux principes ont
été établis pour résoudre ce problème
Ï la hiérarchie de confiance: la solution ci-dessus peut
difficilement fonctionner s'il y a un grand nombre d'AC placées sur un
même niveau de compétence, c'est la raison pour laquelle se
créent des "pyramides hiérarchiques" ou les autorités de
certification sont contrôlées et labellisées par des
autorités de niveau supérieur et ce sont seulement les niveaux
supérieurs de ces pyramides qui procèdent à des
reconnaissances mutuelles
1.4.2.4.3.5 Une complexité qui heureusement n'est pas perceptible au niveau de l'utilisateur pour les messageries
Le
processus de signature est donc finalement le suivant :
L'usage de la clé secrète est protégé par un mot de
passe mais elle gagne néanmoins à être conservée sur
une mémoire amovible (disquette ou mieux encore, carte à puce)
pour ne pas pouvoir être piratée par une intrusion sur votre
disque dur. Elle n'est pas liée à une machine ce qui permet une
utilisation "nomade"
Ï si le message n'est pas confidentiel, Albert transmet le texte en clair
avec son hachis crypté par sa clé secrète
Ï si le message est confidentiel, Albert transmet la clé de
cryptage dite "clé de session" cryptée elle-même pour sa
transmission par la clé publique de Bertrand (afin que seul lui puisse
la lire)
Certains pensent que la véritable solution ergonomique repose sur le
téléphone mobile, sa carte SIM et les messages SMS
Heureusement tous ces processus sont transparents pour l'utilisateur et, une
fois le paramétrage réalisé en un clic sur l'icône
idoine (en général un cadenas), puis sur une "case à
cocher", permettent de signer et éventuellement de crypter le message
....... et en sens inverse décryptage et vérifications sont faits
automatiquement
1.4.2.4.3.6 Une ergonomie encore non stabilisée pour les documents (contrats,...)
Il
n'existe encore que peu de méthodes commodes d'emploi pour signer un
document tel qu'un contrat
Signalons la solutions proposée par une PME française
Silcor
www.silcor.com consistant
à marier signature électronique et signature "visuelle" du
document par apposition d'un fac-similé de la signature manuelle
préalablement numérisée:
Psychologiquement cela permet de symboliser la signature et sur le plan
pratique de visualiser instantanément qu'un document a été
effectivement signé
Notons également qu'il faut se poser la question de savoir ce que l'on
signe effectivement (ce sur quoi on s'engage): n'oublions pas qu'un document
issu d'un traitement de texte comme word par exemple contient un nombre
considérable d'informations cachées sur le document (comme par
exemple l'historique des modifications).
Dans ces conditions il est plus prudent de limiter sa signature à ce que
l'on peut lire et donc de recourir à des formats qui représentent
seulement l'image du document (comme le formar ".pdf" par exemple)
1.4.2.4.4 Vers une valeur juridique aussi forte que le papier, aux niveaux mondial, européen et national
A
coté du travail technique et organisationnel une intense activité
a été déployée au niveau international pour
conférer à la signature électronique une valeur probante
juridique équivalente à la signature manuscrite
1996 au niveau mondial la Commission des Nations Unies pour le Droit Commercial
International (CNUDCI) a commencé à élaborer une loi de
référence : ce projet devrait être prochainement
définitivement adopté
1999 au niveau européen : c'est la directive du 12 décembre 1999
qui définit les règles à respecter par la signature
électronique pour qu'elle bénéficie d'une reconnaissance
juridique. Elle précise la notion de "signature électronique
avancée", plus exigeante en terme de "contrôle d'identité"
et de sécurité des processus de cryptage employés
http://europa.eu.int/comm/internal_market/en/media/sign
2000 au niveau national : c'est le 13 mars 2000 que la loi a modifié
notre Code Civil redéfinit la notion même de signature (
www.internet-juridique.net/cryptographie/preuve.html):
"la signature nécessaire à la perfection d'un acte
juridique identifie celui qui l'appose. Elle manifeste le consentement des
parties aux obligations qui découlent de cet acte"
Elle renvoie à deux Décrets qui formalisent les exigences d'un
procédé de signature électronique afin que celui-ci puisse
être considéré conforme à ce principe. Un premier
décret a été pris le 30 mars 2001, il précise en
particulier les notions de signature "avancée" et
"sécurisée" et de logiciel "certifié", de certificat
"qualifié", de prestataire "accrédité," tout en
s'efforçant de rester au niveau des principes pour ne pas figer la
technologie (ainsi pourront être ultérieurement
intégrés des paramètres biométriques (photo, iris,
fond de rétine, signature manuscrite dynamique, empreinte digitale,
ADN,...)
Ce décret renvoie lui-même à des arrêtés
précisant les modalités techniques et organisationnelles,
notamment la mise en place d'un comité de certification voir
www.internet.gouv.fr/francais/textesref/pagsi2/signelect
Le décret 18 avril 2002, qui finalement s'est substitué aux
arrétés prévus, précise les règles
d'évaluation et de certification des dispositifs de création de
signatures pour la signature sécurisée, qui seule
bénéficie d'une présomption de fiabilité, en
faisant l'égal du "papier"
Ne doutons pas que ces textes seront complétés par une abondante
jurisprudence (homonymes, responsabilité civile et pénale des
prestataires, ...)
Avec la déclaration de revenus 2002 via internet, la signature
électronique a fait son entrée dans le grand public
www.internet.gouv.fr/francais/frame-actualite.html#irenligne
1.4.2.5 Les méthodes basées sur le cryptage sont elles sures?
Bien
entendu la clef secrète peut être en principe calculée
à partir de la clef publique par essai de toute les combinaisons
possibles. Il en va de même pour les clés symétriques
Les clés de 40 bits jusque récemment seule
autorisée en France (pour les algorithmes symétriques, ce qui
correspond approximativement à 512 bit pour les algorithmes
asymétriques comme RSA), ne résistaient que quelques secondes
à un ordinateur puissant. Mais il faut, avec les puissances de calcul
actuelles, un temps quasi infini pour des clefs à 128 bits
utilisées en Allemagne ou aux Etats-Unis et maintenant en France depuis
la décision du Premier Ministre le 19 janvier 1999 et le décret
du 17 mars 1999
Bruce Schneier (
counterpane.com/mime.html
) a développé un économiseur d'écran qui
vient à bout en quelques heures des clefs RC-2 de 40 bits
utilisées par Netscape ou Microsoft, en profitant tout simplement des
périodes d'inactivité des micro-ordinateurs d'un petit
réseau tel qu'on peut le trouver dans une entreprise de taille moyenne
(une centaine de machines).
Les clefs de 56 bits ont nécessité la mise au point par John
Gilmore, pour 250 M $ d'un ordinateur spécialisé "deep
crack" et seuls les USA, à notre connaissance, sont aujourd'hui
capables, dans des délais raisonnables, de casser de telles clefs: en
22h15 deep crack, associé à 100.000 ordinateur organisés
en réseau a réussi le 18 janvier 1999 à casser le code en
testant 250 milliards de clés par seconde
Une clef de 128 bits nécessite théoriquement 40 milliards de
milliards de fois plus d'essai qu'une de 40bits : « en
mobilisant dans un gigantesque réseau tous les ordinateurs de la
planète il faudrait plusieurs siècles pour la casser »
(Jean-Noël Tronc, alors au Cabinet du Premier Ministre). Même
si les capacités de calcul doublent chaque année et même si
les mathématiciens font progresser les algorithmes de calcul il semble
que pour quelque temps encore ce niveau de cryptage permet une bonne
sécurité
Même si le progrès technique va vite on peut penser que ce type de
clé apporte une vraie sécurité pour encore de nombreuses
années (à condition bien entendu de s'assurer que le logiciel
utilisé ne comporte pas de "trous" de sécurité, ce qui
serait probable pour une fourniture provenant d'un des pays participant au
système Echelon voir
page 349
Jusqu'à aujourd'hui, en France, pour des considérations de
sécurité extérieure et intérieure de l'Etat le
cryptage des données était réglementé de
façon très restrictive.
Enfin n'oublions pas que la protection des données ne doit pas concerner
que les flux (les messages) mais aussi les stocks (la mémoire de
l'entreprise). Se faire voler un micro ordinateur dont le disque dur non
crypté serait lisible pourrait se révéler catastrophique.
Même chose en cas d'intrusion sur le système informatique central:
l'expérience montre que le pirate vise les archives plus que les
échanges
Voir
www.aui.fr ,
www.crypto.com
1.4.2.6 Enjeux pour les entreprise et pour le pays de la réglementation de la cryptographie'
Depuis toujours la cryptographie, considérée comme une arme de guerre susceptible d'être utilisée par des gangster des mafias ou des terroristes, a fait l'objet dans notre pays jusqu'à une période très récente d'une réglementation très stricte dans ses principes
Cette situation était d'autant plus paradoxale que sous le noble dessein de protéger l'Etat, paradoxalement on créait une vulnérabilité systémique pour notre économie en interdisant à nos entreprises de se protéger et en inhibant le développement de produits de cryptage (qui ne pouvaient espérer trouver une rentabilité sur un marché aussi étroit, et ce d'autant plus que l'absence de consensus sur les règles ne pouvait que rendre dubitatif sur leur pérennité)
Il est
en outre difficile d'imaginer, dans la mesure où le commerce
électronique se développe, que ces règles ne soient pas
harmonisées au sein du grand marché unique européen,
et donc libéralisées.
La loi encore actuellement en vigueur, même si le récent
décret en a neutralisé les éléments les plus
pénalisants (longueur des clefs) devrait être modifiée
comme l'avait annoncé le précédent Premier Ministre, mais
le raidissement bien compréhensible des Etats après les
évènementsdu 11 septembre, qui ont mis en exergue l'utilisation
d'internet et des moyens de cryptage par les réseaux terroristes, ne
favorisent pas les nécessaires évolutions
D'autant plus que certains pensent que ces règlent ne gênent
guère que les entreprises honnêtes : ils doutent en effet que les
organisations maffieuses se soumettent aux formalités légales et
des logiciels comme Visual Encryption
www.fitin.com, S-Tool,
White-Noise, Storm ou Steghide incluent les messages cryptés au sein
d'anodines photos de famille permettant difficilement de détecter qu'un
morceau de ciel gris contient un message codé....
D'après plusieurs analystes cités par la presse anglosaxonne
cette technique, la Stéganographie, a été
utilisée par le réseau terroriste à l'origine de l'attaque
du 11 septembre sur Manhattan dans le réseau JOL (Jihad On Line),
notamment dans les "flous artistiques" des photos de sites "pour adulte":
pour pouvoir décrypter un message encore faut-il détecter qu'il y
en a un:
www.bugbrother.com/security.tao.ca/stego.html pour voir une
démo :
www.neobytesolutions.com/invsecr/index.htm
Il n'y a aucune restriction chez la plupart de nos partenaires :
Aux Etats Unis le gouvernement fédéral a
été contraint par la cour suprême à autoriser les
logiciels de cryptage les plus puissants. , début 1999 un juge
Fédéral, Marilyn Hall Patel, déclarait
inconstitutionnelles les restrictions à l'exportation des logiciels de
cryptage dans un jugement qui pourrait faire date et une décision
analogue a été prise le 6 mai 1999 par un tribunal Californien.
Cependant l'année 2002 a vu un combat épique entre les tenant
d'une politique rigoureuse de contrôle des outils de cryptage au nom de
la lutte antiterroristes et les partisans d'une libéralisation au nom du
respect de la vie privée ou de la sécurité des
échanges commerciaux
Les Anglais qui étudiaient l'éventualité
d'instaurer une réglementation du cryptage ont annoncé en 2000
qu'ils en abandonnaient le projet.
Notons d'ailleurs que d'ores et déjà cette interdiction ne porte
que sur la version électronique : pour des raisons constitutionnelles
l'exportation de l'algorithme sous forme papier est libre, et un
norvégien l'a renumérisé avec un scanner pour le mettre
à la disposition de chacun de façon tout à fait
légale (plus simplement d'ailleurs, on peut se la procurer dans
n'importe quel pays du monde en respectant les règles
édictées par l'administration américaine, si on choisit un
provider filiale d'une compagnie ayant son siège aux USA...)
Comment imaginer par exemple des appels d'offre européens sur
Internet avec des réponses nécessairement cryptées
équivalent de l'enveloppe cachetée, auxquels des entreprises
françaises ne pourraient pas soumissionner légalement.
1.4.2.7 Des solutions pour sécuriser les transactions financières, problème des vol de numéros de carte de crédit
Si
personne ne rapporte le cas de vols, pendant leur transmission, de
numéros de cartes protégées par le cryptage standard
(SSL), on ne compte plus le nombre de magasins ou de banques
"dévalisées" de leurs précieux fichiers de cartes de
crédit, que les achats aient été fait dans un magasin, par
téléphone, par fax ou par Internet: le problème de
sécurité est beaucoup plus lié à la carte bancaire
qu'à Internet mais il n'en reste pas moins que ce sentiment
d'insécurité, même injustifié handicape le paiement
en ligne (d'autant plus que les responsables des cartes bancaires sont
souvent tentés d'imputer à Internet leurs propres insuffisances)
Un pirate a été jugé aux USA fin 1997 pour le vol de pas
moins de 100.000 numéros de cartes de crédit... mais, il
faut le souligner, ce vol avait eu lieu dans les fichiers du marchand et non
sur Internet,
En janvier 2000 c'est 25 000 numéros de cartes toutes les
coordonnées qui sont volées par un pirate Russe de 18 ans dans
une firme de vente de CD
le 8 septembre 2000 c'est la Banque Western Union qui se fait voler les
coordonnées de 15 700 cartes de crédit,
En février 2003 c'est le "casse du siècle" : : la
compagnie Data Processor International qui traite des transactionsVisa,
MasterCard et American Express s'est fait voler 8 Millions de N° de
cartes!
dans le conflit du Kosovo, selon les média, la CIA avait projeté
de s'attaquer aux banques dans lesquelles étaient entreposés les
avoirs du dirigeant Serbe et non à ses virements.
Comme le soulignent la plupart des spécialistes, il s'agit bien
davantage d'un problème psychologique que d'une
appréciation réaliste des risques (
Voir aussi
page 136), certaines personnes,
réticentes à utiliser leur carte de crédit sur Internet
n'hésitant pas à donner leur numéro de carte par fax ou
téléphone ce qui est infiniment plus risqué!
Ce problème est spécifiquement français et n'est sans
doute pas étranger aux actions de désinformation menées
pour défendre le minitel et bloquer l'arrivé de cet intru
d'outre-atlantique qu'était à l'époque Internet: il est
très facile de "casser" la confiance mais infiniment difficile de la
reconstruire et nous en payons encore aujourd'hui le prix, et sans doute pour
longtemps
Il est en effet aujourd'hui beaucoup plus dangereux de communiquer un
numéro de carte bancaire par fax, téléphone ou minitel que
par Internet, même avec un simple cryptage SET ou SSL (Secure Socket
Layer) à 40 bits, ...sans parler du risque d'indiscrétion lors de
paiements dans les magasins ou restaurants (Netsurf de février 99
signale en particulier le risque de vol de numéros de cartes dans les
hôtels des pays de l'Est qui est sans commune mesure avec un vol sur
Internet).
On ne peut néanmoins que constater les blocages que cette question
entraîne et il est impératif de mettre en place des moyens qui
permettent de ramener la confiance
1.4.2.7.1 La carte à puce et e-card (carte virtuelle dynamique ou CVD)
Aujourd'hui le protocole le plus utilisé pour payer en
transmettant le N° de sa carte de crédit est SSL (Secure
Socket Layer, créé par Netscape) il est installé en
standard dans la plupart des navigateurs
www.commentcamarche.net/crypto/ssl.php3
Les banques essayent en réponse au niveau international de faire
accepter, sans grand succès jusqu'à le protocole SET
www.setco.org (qui permet une
reconnaissance mutuelle de l'accréditation des acteurs du paiement) mais
dont le rapport sécurité/contraintes d'emploi/prix n'a pas
convaincu ni les marchands ni les consommateurs:
"SET is close to dead, today it creates no value for merchant
and no value for client" avons nous entendu de la bouche de Bill
Finkelstein de la Wells Fargo, analyse partagée par Nicole
Vanderbilt de Jupiter communication: "SET won't happen"
séminaire Aftel NY nov 98
En 97 a démarré en France un projet de système de
paiements sécurisés qui vise à renforcer encore la
sécurité en couplant au cryptage par logiciel, celui de la carte
à puce (Notons que dans ce domaine notre pays ne semble pas en retard
puisque d'après Marc Lassus, ex-PDG de Gemplus, la part de
l' industrie française dans l'industrie mondiale de la carte à
puce est de... 90 %.),
en 1997 étaient lancés les projets Cybercard et
e-comm conformes à la norme C-set. Ils regroupaient notamment le
Crédit Agricole, le Crédit Mutuel, les Banques Populaires, le
CIC, la Poste et les Caisses d'Épargne.
En 1998 tous les acteurs de l'univers de la carte bancaire ont
décidé de faire converger leurs efforts au sein de cyber-comm
www.cyber-comm.com
: cette technologie nécessitait toutefois d'une part que le
commerçant soit à la norme SET (qui semble avoir bien du mal
à s'imposer) et que le client dispose d'un lecteur de carte à
puce (d'une valeur de 400F environ)
Il aurait été impératif à la
viabilité de cette entreprise qu'elle soit étendue
à la zone euro, et qu'elle élargisse son
actionnariat en conséquence, ce qui était l'objet du consortium
Finread: comme nous l'avions laissé entendre dans les
éditions précédentes, faute de réunir ces
conditions, ce projet avait peu de chance d'aboutirt
Les cartes à puce sonores s'affranchissent des lecteurs en
émettant un signal sonore qui transmet le cryptogramme vers un serveur
géré par un tiers de confiance qui, comme pour Cyber-comm valide
la transaction
Avec la Carte Virtuelle Dynamique (CVD du GIE Carte Bleue ou e-carte
bleue), un établissement financier délivre un numéro
de carte valable pour une seule transaction et pour un seul montant: ce
procédé ne nécessite aucune mesure particulière du
côté du marchand et le vol éventuel du numéro ou son
utilisation par un commerçant indélicat est sans
conséquence puisque celui-ci n'est plus valide dès la transaction
effectuée. Ce procédé a été mis en oeuvre en
Irlande dès Aout 2000 et a démarré en France début
2002 (Société Générale, la Poste, Caisse
d'épargne, Crédit Lyonnais, )
www.journaldunet.com/itws/it_andre.shtml
Sur le plan international un consortium nommé e-card (Ibm,
Microsoft, AOL, Compaq, Visa, American Express, Cybercash, Mastercard,
utilisant ECML (Electronic Commerce Modeling Langage) projette de créer
une carte virtuelle, prenant la forme d'une simple icône
(que vous enverra à votre demande le site du fournisseur de e-card qu'il
suffira de mettre par glisser-déposer sur la facture
présentée par le commerçant pour l'acquitter (tous les
transferts d'information étant évidemment sécurisés)
La société SEP-Tech associée à la
société Altran Technologies lancé en 2002 une carte
prépayée destinée aux petits achats sur le Net.
Baptisée EasySmartCodes, la carte doit être vendue dans les
bureaux de tabac et de poste. Elle utilisera des codes de paiement à
usage unique, ce qui devrait limiter les risques de fraude
Les lecteurs de carte à puce pourraient être
intégrés en standard dans tous les terminaux susceptibles
d'être utilisés pour le commerce électronique
(claviers, télécommandes de web-TV,
webphones, souris, téléphones
portables,...) pour moins de 100F: ceci implique à
l'évidence un minimum de normalisation internationale
Cela étant
Un panorama des moyens de paiement:
www.declic.net/francais/savoir/dossier/paiement.htm
2. Mais le plus crédible des concurrents de la carte à puce nous
paraît être aujourd'hui l'utilisation directe du
téléphone portable ou autre PDA communicant, (qui intègre
une "puce", voire 2) comme Terminal de paiement électronique voir page
voir page 290. Evidemment cette
évolution technologique inquiète les Banques car on peut tout
à fait imaginer que dans ce cas l'opérateur, qui regroupera
l'ensemble des facturations, au moins pour les petits montants, sur un
relevé mensuel et prenne un rôle qui empiète sur le leur
(et l'on commence à voir un certain nombre d'alliances entre Banques et
opérateurs télécom)
1.4.2.7.2 Le porte-monnaie électronique (PME)
L'objectif poursuivi est de permettre à partir d'une carte
"pré-chargée" de régler de petites dépenses (qui ne
justifient pas la lourde procédure de la carte de crédit) et vise
plutôt à se substituer à l'argent liquide.
3 expériences concurrentes ont été lancées en
France
Monéo avec 11 établissements de crédit (
Société Financière du Porte-Monnaie
Électronique Interbancaire): ce porte-monnaie fonctionne comme une
carte téléphonique mais il permet d'effectuer toute sorte
d'achats. Il a été d'expérimenté à Tours
avec 1500 commerçants et 500 automates (bus, parking,
distributeurs,...),Mondex (crédit mutuel) permet le paiement en
euros à Strasbourg et Modéus (la poste, ,Sncf, Ratp,
caisses d'épargne, banques populaires, société
générale) a fait l'objet de tests à Noisy-le-Grand puis
à la gare Montparnasse
En mars 2000 Monéo et Modéus ont franchi une
première étape vers la normalisation en fusionnant:
Monéo reste aujourd'hui le seul compétiteur en France
(avec comme actionnaires dix banques françaises, la SNCF, la RATP et
France Télécom): Il fonctionne avec une carte à puce
spéciale ou avec une option à activer sur sa carte bancaire (Des
cartes Moneo prépayées, sur le modèle des cartes
téléphoniques sont également à l'étude). Il
permet d'effectuer des paiements de faibles montants (jusqu'à 30 euros
par achat; 100 euros maximum sur la carte) dans des commerces de
proximité (boulangers, buralistes). Moneo est également
compatible avec les "gestionnaires d'automates" (horodateurs, distributeurs de
boissons...).
Les consommateurs comme les commerçants réclament toujours la
gratuité de Moneo comme c'est le cas dans la plupart des autres
projets européens (l'ouverture du porte-monnaie électronique est
actuellement facturée au client entre 5 et 12 euros selon les banques
sauf au Crédit Agricole et au Crédit Lyonnais ):ils font valoir
en effet qu'il élimine la petite monnaie entraînant une
économie de gestion pour les banques et leur apporte de surcroit des
produits financier sur les sommes déposées sur les comptes
La généralisation de ce moyen de paiement nécessitera une
normalisation de toutes ces initiatives au niveau international:
Elles sont au nombre de 22 rien qu'en Europe !!! (Danmont, le
pionnier au Danemark, Geldkarte (le leader avec 40 millions de cartes,
mais à vrai dire peu utilisé) en Allemagne, Proton en
Belgique, suisse et suède, Multibanco au Portugal, Chipnip
et Chipper aux Pays Bas, Quick en Autriche, PME-Visa en
Espagne, Minipay en Italie,...)
La viabilité économique de ce type de solution
nécessitera sans doute également de réussir à
mettre en place des cartes multifonctions: PME, billettique, carte de
crédit, de débit, gestion des clés et des
certificats,...(sans même aller jusquà la solution en vigueur en
Malaisie ou figure sur le même carte passeport, documents
d'identité, permis de conduire, dossier médical, ....)
1.4.2.7.3 Le paiement entre particuliers par e-mail, Web, téléphone, SMS, infrarouge, ...
Le
téléphone portable, dont personne ne prévoyait un
tel développement au moment où tous ces projets ont
été lancés pourrait mettre tout le monde d'accord en
assurant toutes ces fonctions avec sa propre puce
voir page 290
Les mini-messages SMS permettent également non seulement
d'effectuer des consultations et des réservations mais aussi des
paiements (achat de billets par exemple) : pour rentrer dans le stade
d'Helsinki par exemple il suffit alors pour passer le contrôle
d'accès d'utiliser l'emetteur infrarouge du téléphone
portable
Les ventes aux enchères qui nécessitent un paiement de
particulier à particulier a entraîné de multiples
initiatives avec des systèmes comme Paypal, service de
micropaiement par e-mail a déjà 10 millions d'utilisateurs
outre-atlantique
http://news.zdnet.fr/story/0,,t119-s2094473,00.html. Il qui permet
également de virer de l'argent entre 2 pagers en utilisant, un
échange par le port infrarouge ou en effectuant le virement en se
connectant sur le site
Avec paypal,
www.paypal.com il est
possible de s'échanger de l'argent de la même façon entre
téléphones qu'aujourd'hui des cartes de visite entre palm-pilot
(par infrarouge ou demain par radio selon la norme bluetooth : "on se beame de
l'argent"). lancé par une start-up (Confinity) début 2000,
rachetée en mars 2000 par une banque online X.com
www.x.com
A l'été 2001 c'est 1,5 Millions de commerces qui ont choisi
Paypal pour leurs transactions en ligne (pour 3,5 Milliards de $ de
transactions)et 70% des acheteurs d'eBay utilisent paypal (les echos
juillet 2001). Un partenariat a été signé avec le
crédit agricole
Paypal vient de réussir une importante levée de fonds en 2002
alors que son concurrent néerlandais MinutePay qui travaillait en
partenariat avec Banque Directe (BNP-Paribas, racheté en 2002 par
AXA) a du abandonner faute d''un nombre suffisant de clients (40.000 comptes en
France alors qu'un million auraient été nécessaires pour
équilibrer le service)
http://www.vnunet.fr/actu/article.htm?numero=9377
Par ailleurs, sur le même principe mais avec moins de
fonctionnalités Wells Fargo a lancé Billpoint
www.billpoint.com, Bank
One, eMoneyMail
www.emoneymail.com,
Amazon.com Accept.com,
www.accept.com, Ecommony,avec
pay2card, eCount, Ipin,... : voir l'étude de la
revue de l'Atelier
www.atelier.fr juillet
2000
1.4.2.8 Risques d'intrusion dans les systèmes informatiques : virus, vers, bombes logiques, chevaux de Troie, hoax, backdoors, rétrovirus,...
Les
programmes téléchargés, les documents en Word, les plug-in
et les applets, les pièces jointes des mails peuvent véhiculer
virus, vers, bombes logiques, chevaux de Troie
susceptibles de crer de gros dommage à votre ordinateur (jusqu'à
détruire toutes vos données), de dérober votre carnet
d'adresse, de donner la capacité à un pirate de prendre les
commandes de votre ordinateur et de s'en servir pour en attaquer un autre, de
saturer les réseaux et les mémoires,...
Les rétrovirus sont capables de neutraliser un antivirus non mis
à jour quotidiennement (les nouveaux virus se répandent dans le
monde en quelques heures et sont surtout dangereux dans les tous premiers jours
car ils ne sont pas interceptés par tous les antivirus). Une fois
ceux-ci hors jeu, ils introduisent des virus anciens mais très efficaces
Par ailleurs des erreurs de programmes, volontaires (backdoors)
ou non (bogues) susceptibles de créer de graves dommages ou de permettre
à des tiers de pénétrer dans votre ordinateur
voir par exemple et symantec
http://www.symantec.com ).
Certain chevaux de Troie sont particulièrement sophistiquée:
l'un d'entre eux transforme votre PC en magnétophone, et, lors de la
connection suivante envoie le contenu des conversations à l'adresse
programmée
www.zdnet.fr/cgi-bin/a_actu.pl?ID=18893&nl=zdnews , d'autres
permettent d'accéder à votre ordinateur à livre ouvert,
mots de passe et clés de cryptage compris. Les ordinateurs utilisant
windows sont particulièrement vulnérables
Des logiciels (antivirus
www.hitchhikers.net/av.shtml , pare-feu
www.interhack.net/pubs/fwfaq (firewall) ou
renifleurs (sniffers
www.faqs.org/faqs/computer-security/sniffers ) apportent des
éléments de réponse qui semblent satisfaisants dans la
pratique, même si la protection n'est jamais totale, à condition
qu'ils soient convenablement paramétrés fréquemment mis
à jour et correctement administrés pour pouvoir détecter
rapidement les éventuelles anomalies
Voir aussi
http://www.greatcircle.com/firewalls-book/
http://reptile.rug.ac.be/~coder/sniffit/sniffit.html
Dans les entreprises visitées nous avons pu constater l'importance
attachée, à juste titre, à cette question.
Néanmoins n'oublions pas que la principale faiblesse de tous les
systèmes de sécurité ce sont les hommes
Dans le même registre nuisants mais en principe non dangereux les
Hoax.
· Par la naïveté: le système du FBI a
été piraté par un escroc qui a obtenu tous les
renseignements voulus sur le système, par téléphone en se
faisant passer pour un technicien de maintenance: c'est ce que l'on appelle
"l'ingénierie sociale).
les HOAX (Canulars) qui sont de fausses alertes (alerte au virus,
alerte sanitaire, appel à la solidarité,..) n'ont comme seule
nuisance que l'encombrement des boites aux lettre à cause de leur
propagation par des internautes naïfs. Le site hoaxbuster
http://www.hoaxbuster.com
vous permet, avant de propager quoi que ce soit de voir de quoi il retourne
a noter en 2001 l'apparition du "virus belge" qui n'était jusque
là qu'un canular inoffensif:
"1-diffusez ce message à tous vos amis, 2-effacez votre disque dur"
Incroyable mais vrai ce virus a créé de gros dégats
sous la forme
"attention vous avez peut-être été infecté par le
virus Sulfnbk.exe. Pour le savoir examinez votre base de registre: si
vous détectez la chaine de caractère Sulfnbk.exe, c'est que vous
êtes contaminés: il est alors vraissemblable que tous les amis qui
sont dans votre carnet d'adresse l'ont été également,
prévenez-les de toute urgence et effacez le fichier Sulfnbk.exe" inutile
de dire que Sulfnbk.exe est un programme nécessaire pour le
démarrage de votre ordinateur et que c'est vous-même qui le mettez
hors service et qui conseillez à vos amis de faire de même... et
il s'est trouvé moult naïfs encore en 2003!
Il serait dangereux de trop rammener les questions de sécurité
à des questions techniques: certes, celles-ci ont leur importance mais
beaucoup moins que l'organisation, la formation ainsi que la confiance et la
solidarité des équipes
1.4.2.9 SPAM, nouvelle forme de pollution: une explosion en 2003 avec les virus pilleurs de carnet d'adresse, les robots harvester et le rétrospam. Comment se protéger?
1.4.2.9.1 Quelques données sur le SPAM
Le SPAM,
courrier non sollicité, ou pourriel de nos amis canadiens ou
"harrassement textuel" des humoristes montmartrois est devenu un vrai
fléau : l'origine du mot se trouve dans un sketch des Monthy Pytons ou
cette production charcutière américaine acronyme de Spiced
Pork And Ham envahissait progressivement la scène dans un
humour à la finesse toute britannique....
le nombre de messages publicitaires non sollicités s'élevait en
2002 à plus d'un milliard et demi par semaine
Sur 2003 on estime à 100Milliards par JOUR le nombre de SPAM qui ont
pollué le réseau
Cette pollution a un cout pour les entreprises et les fournisseurs
d'accès : elle représentait selon le commissaire européen
Frits Bolkenstein, 10 milliards d'euros par an dans le monde , chiffre
voisin de celui publié par l'institut Ferris Research (10G$).
www.eu-oplysningen.dk/euidag/dagspressen/berlingske/84952 Ce
chiffre a du augmenter d'un ordre de grandeur en 2003
D'après certaines études parues durant l'été 2003 (
http://www.technologyreview.com/articles/schwartz0703.asp,
http://www.ftc.gov) le Spam est
en train d'exploser : Le pourcentage de courriers électroniques non
désirés (spam) est passé de 8% en 2000 à 40%
à la fin 2002 aux Etats-Unis et représentait au printemps 2003 la
majorité de l'ensemble des e-mails. En suivant cette tendance, ce taux
pourrait passer bientôt à 90%, saturant les réseaux et
"taxant" le temps de chacun et les finances de ceux qui ne
bénéficient pas de tarifs forfaitaires
AOL estime pour sa part que 80% des messages transitant sur son service
relèvent du SPAM
De plus, pour mieux attirer le client les messages sont bien souvent
agrémentés de photos "de qualité", ce qui augmente
considérablement l'encombrement généré sur les
réseaux et sature très rapidement les boites aux lettre
entrainant le rejet des messages utiles
Là encore les études sus-mentionnées chiffrent maintenant
à plusieurs dizaines de milliards de $ le cout de cette pollution pour
la collectivité alors que le cout de sa production est quasi nul (0,01$
d'après l'agence eMarketer, à rapprocher au mailing postal ou le
télémarketing :1 à 3$)
1.4.2.9.2 Qui sont les spammeurs? Pourquoi le SPAM? Leurs techniques? Quel "business model"?
En
France parmi les émetteurs de Spam il y a bien entendu la PME
française qui vient de découvrir Internet et à qui sa
"webagency" a vanté les économies postales qu'elle pouvait
réaliser
J'ai ainsi reçu d'un vigneron d'Albi, après une
conférence que j'y avais faite, son catalogue complet qui "pesait" 3Mo :
il avait mis une photo de chacune de ses bouteilles et en clair .... la liste
de tous ses clients en copie...
Ces PME prennent en général en retour une volée de bois
vert au premier envoi et en général on en reste là
Après un grand battage médiatique la CNIL n'a
"épinglé" que 5 entreprises (sans qu'il soit même
évident qu'une infraction juridique soit constatée) se
ridiculisant un peu sur ce dossier en agissant avec l'efficacité d'une
bombe de Begon vert sur les cafards de tout un quartier de New York
Mais le véritable problème n'est évidemment pas là
: les SPAM qui nous envahissent viennent du monde entier, le plus souvent en
anglais mais parfois en chinois... et sont issus de "spammeurs" professionnels
Les spammeurs, qui partent de fichiers de piètre qualité, ont mis
au point un certain nombre de moyens pour les améliorer
Un exemple transmis par José Marcio Martins da Cruz de l'Ecole des
Mines : extrait du script :
· plus sophistiqué, l'inclusion d'une image de taille nulle qu'un
script va automatiquement chercher sur un serveur, en fait ceci a pour seul but
de transmettre au susdit serveur l'adresse qui a permis de vous spammer en
validant celle-ci et en indiquant que vous avez bien ouvert le message
<IMG src="http://votech.net/rc/imge.asp?test=Jose-Marcio.Martin@ensmp.fr"
height=0 width=0 border=0>
ce javascript va "charger une image" sur le serveur "votec.net", en fait cette
opération a pour seul objectif de valider votre adresse qu'il transmet
dans cette fausse requête
Exemple d'un lien contenu dans un SPAM récent : il transmet sans
doute, outre mon adresse, les coordonnées de celui à qui il faut
verser une commission pour m'avoir incité efficacement à aller
sur le site :
http://t1.2asdf894sadf3sd748dsf9sd2f3744asdfsakdfj928458727a234asdf824aa4aaz.vg/
track4.php/FBF482F0049/fast/1?__email=yollin%40yollin.net
Quand vous êtes victime de tels envois, ne cédez pas à
la tentation de répondre à l'invitation "si vous souhaitez ne
plus recevoir d'information de notre part, renvoyez-nous ce mail", bien souvent
vous ne faites alors que valider votre adresse ce qui en accroît la
valeur...surtout si dans votre signature ou dans votre "carte" figurent vos
coordonnées, de même, bien souvent le simple fait de l'ouvrir
provoque une requête vers un serveur transmettant l'adresse
A l'évidence il y a derrière ce phénomène un
modèle économique extrêmement sophistiqué et
parfaitement bien organisé qui explique le développement
exubérant d'une telle activité: Il ne nous a pas encore
été possible à cette date d'en démonter totalement
le mécanisme
Ceux qui vous apparaissent, les "fantassins" du spam, sont semble-t-il
souvent des personnes qui ont besoin d'arrondir leurs fins de mois : une
étude avait été faite par BNP-Paribas en son temps, sur
l'industrie du porno qui montrait que le profil type de ces
spammeurs-webmestres correspond à des "ménagères de moins
de 50 ans souvent seules avec des enfants et peu de ressources"
Il y aurait une formation qui leur serait assurée par une Ecole à
Chicago qui connaîtrait un grand succès. Il est vraisemblable
qu'ils y sont dotés du "kit" du spammeur (bases d'adresses, maquettes de
sites (templates), système de brouillage de piste pour les envois,......)
Leur rôle serait simplement d'appâter le client et de le rabattre
vers des sites gérés par de gros professionnels qui eux ne se
mettent jamais en infraction et sont à la tête d'un énorme
business sans doute très profitable. Ces rabatteurs seraient
payés à la commission en fonction des clients captés
Il semble donc s'agir d'une organisation type "tupperware" et il est
vraisemblable qu'il en va de même dans les grands créneaux du SPAM
: arnaque nigériane, v1agra, développeurs de masculinité,
rajeunisseur, prets hypothécaires à bas taux, vendeurs de
drogue,...
Les professionnels qui sont derrière ont toujours
été à la pointe de la technologie et ce sont eux qui ont
inventé bon nombre des technologies des web commerciaux (pop-up, pop
down, moyens de paiement sécurisés qui ne laissent pas de trace,
mouse trapping, utilisation de la large bande pour les flux vidéo,...).
Ils agissent aussi sans vergogne avec des techniques de pirates : par
exemple ils ont très tôt utilisé la fonction "relais" des
serveurs pour effectuer leurs envois de masse (en 2003 ce sont les serveurs
chinois et coréens, moins bien protégés qui ont
été les principales victimes, subissant ainsi d'un coté
les coûts d'expédition et d'un autre une paralysie car ils se
trouvaient placés sur des listes noires (blacklist)en tant
qu'émetteur de SPAM et leurs envois étaient refusés par
leurs interlocuteurs!
Il serait souhaitable que des centres de recherche se préoccupent
d'analyser cette "industrie" car pour lutter efficacement contre ce
fléau il est important d'en connaître les ressorts
économiques et les points faibles. De premières informations
provenant de Michel Ktitareff indiquent que différentes études
menées aux USA indiqueraient qu'un taux de retour de 1 pour 100.000
suffit à rentabiliser l'opération (Les Echos 30 juin 2003) et que
bêtise et curiosité, plus répendues que l'on ne pense,
forment un riche terreau sur lequel prospèrent ces parasites
le spam, ça pollue, mais ça marche, selon
l'étude de Pew Internet & American Life Project si 25 % des
internautes se détournent de l'email et 70 % se plaignent...mais un
tiers des sondés ont déjà cliqué sur un lien
contenu dans un spam pour avoir plus d'infos, et 7 % d'entre eux ont
commandé un produit par ce biais. Pew rappelle enfin que,
l'année dernière, le spam représentait2 à 3 % du
trafic global des emails. Cette année, le pourcentage monte à 55
% !
www.pewinternet.org/reports/pdfs/PIP_Spam_Report.pdf
le magazine Wired
www.wired.com/news/business/0,1367,59907,00.html rapporte que le
site d'un spammeur "Amazing Internet Products' websites"
présentait un défaut élémentaire de
sécurité (cf affaires révélées par Kitetoa
comme Tati) qui permettait de se faire une idée sur son "business model"
(il suffisait de couper la fin de l'adresse pour accéder aux
informations non protégées depuis la racine du site ce que l'on
fait toujours si l'on est curieux et que l'on ne souhaite pas que le "clic"
envoie au serveur les informations qui permettent de vous identifier :)
Ce site proposait des "penis-enlargement pills" à 50$ la
bouteille et la "faille" permettait à tout internaute de voir que
6000 commandes en l'espace d'un mois avaient été reçues
... et fournissait la liste complète des clients avec nom adresse,
numéro de téléphone, n° de carte de crédit
Parmis ceux-ci : le gestionnaire d'un fonds de pension (6 Milliards de $ de
capitalisation, 2 bouteilles), le Pdg d'une entreprise aéronautique
californienne membre actif du Rotary Club (6 bouteilles payées avec sa
carte American express), le directeur d'une école de Pennsylvanie (4
bouteilles), le patron d'une institution financière, un chiropractor, un
vétérinaire (pour ses clients?), un restaurateur
célèbre, un paysagiste, plusieurs hauts gradés ... et de
nombreuses femmes.
Les clients, contrairement à ce que l'on pourrait penser ne se
recrutent pas seulement parmis les faibles d'esprit... et pourtant pour
commander il fallait fournir toutes ses données personnelles transmises
en clair. A l'inverse, aucune adresse ni n° de teléphone ni
même un e-mail n'était accessible au client
Seul élément de "crédibilité" de l'annonce "vu
à la télé" (ce qui était de surcroit faux...
mais l'enquête a montré que celà avait joué!)
Bilan économique : prix d'achat des bouteilles 5$,
rémunération des "affiliés" qui expédient les Spam
(et qui sont les seuls dans l'illégalité) 10$ par bouteilles
vendues grâce à eux ... résultat : un demi million de $
en un mois
évidemment le propriétaire officiel était une boite aux
lettre à Manchester (New Hampshire) avec un faux n° de tel et
un faux e-mail. Les SPAMs étaient envoyées soit avec de fausses
adresses de retour soit en usurpant l'adresse d'un internaute réel.
L'enquête de Wired les a néanmoins conduit au
propriétaire du site, champion d'échec de 19 ans
vice-président de la New Hampshire Chess Association. Cette
enquête a également montré que son "mentor" Davis
Wolfgang Hawke, lui aussi champion d'échec et ex-néo Nazi
était aussi depuis 1999 un "Maitre" reconnu dans le domaine du spam
Une question est-ce que au moins le produit est efficace? Joe Miksch,
éditorialiste du Fairfield County Weekly dit avoir essayé.
"premier jour pas de changement, deuxième jour pas de changement,
troisième jour pas de changement, pour les jours suivants voir plus
haut"... mais l'administration américaine interrogée fait
savoir qu'elle n'a pas pour autant les outils juridiques pour
agir!
1.4.2.9.3 Que faire contre le SPAM: les méthodes de première génération, parfois un remède pire que le mal
Progressivement, à défaut d'attaquer le mal à
la source, faute de vaccins, se sont développés les techniques de
protection: les filtres antispam, comme en son temps les filtres antivirus
Dans un premier temps il s'agissait d'une simple recherche de mots clé
dans l'objet : viagra, porno, .... l'élargissement progressif du
vocabulaire : girl, loan, Sildenafil Citrate, ... a commencé à se
traduire par moult faux positifs (un échange récent au sein de
plusieurs grands groupes m'a permis d'entre apercevoir l'ampleur des
dégâts...) alors que dans le même temps les spammeurs se
sont adaptés : V.I.A.G.R.A, V1AGRA, P0rno, "you forgot to reply", Help!,
Your credit card has been charged for $234.65,... pour passer à travers
les mailles du filet
Ce paragraphe transmis par messagerie par exemple a été
considéré comme un spam par les systèmes primitifs
mentionnés plus haut et qui continuent à être
utilisés par de nombreuses entreprises: devant l'explosion du flux des
spam qui passaient néanmoins à travers les mailles du filet les
gestionnaires de ces outils ont simplement durci les critères (richesse
du HTML utilisé, vocabulaire,..) sans réaliser que c'est la
structure même de leur bouclier qui était devenue totalement
inappropriée
Dans ce stade primitif ont été dressées des listes de
spammeurs (blacklist) dont les mails ont été
renvoyés à l'expéditeur, "bouncés" pour
saturer leurs boites aux lettres: là encore la parade a
été vite trouvée par les spammeurs avec des adresses de
retour invalides ou pire encore, usurpées et surtout des changements
d'émetteur à chaque envoi.
Bien pire, comme nous le verrons plus loin, les spammeurs ont même, en
excellents judokas, retourné cette arme contre ceux qui l'utilisent
encore
1.4.2.9.4 Depuis l'été 2003, nouvelles technologies des spammeurs : robots "harvesters", virus pilleurs de carnets d'adresse, piratage de serveurs pour les envois, et chevaux de troie qui vous transforment en émetteur de SPAM à votre insu
Donc au
début de l'été 2003, beaucoup poussaient un soupir de
soulagement car ils avaient le sentiment que le problème était
à peu près sous contrôle...
Mais catastrophe... en même temps que la canicule s'est progressivement
développée une nouvelle stratégie des spammeurs (comme
toujours les truands ont un coup d'avance sur la police!)
Nous voici confronté au gigantesque problème de la conjugaison
entre les robots qui récoltent les adresses sur les sites (Harvesters),
les pirates qui s'approprient les répertoires des serveurs de messagerie
mal protégés (DHA: Direct Harvest Attack) et les virus qui vont
les chercher dans vos carnets d'adresse
Il s'agit notamment des virus de la famille Sobig qui en était
à sa version "F" en août 2003 et qui a réussi à
contaminer au plus fort de son activité un message sur 17
Des experts en sécurité redoutent que l'auteur des
différentes moutures du ver frappe à nouveau, motivé par
l'argent. Selon eux, il semble monnayer la liste des ordinateurs
infectés auprès de spammeurs
«Tout a été très bien planifié, conçu
et exécuté», a indiqué Mikko Hypponen,
directeur de la société F-Secure. Selon lui, il est
probable que l'auteur du virus a monnayé la liste des ordinateurs
infectés à des spammeurs. «Cette fois, nous sommes face
à un virus créé pour une très bonne raison:
l'argent»
http://www.zdnet.fr/actualites/technologie/0,39020809,39116064,00.htm
Alan Ralski, surnommé le roi du Spam, a
déclaré avoir demandé à des développeurs
roumains un nouveau vecteur de Spam permettant de contourner les firewall (p
260 du livre "les nouveaux habits du Spam" de Fréderic Aoun et Bruno
Rasle
www.halte-au-spam.com
Non contents de vous spammer "au premier degré" (ce qui n'est plus bien
grave car avec des filtres on arrive à peu près à les
éliminer ), les spammeurs usurpent maintenant souvent votre adresse pour
* envoyer des spams : outre quelques injures de personnes qui
s'étonnent que des individus normalement fréquentables leur
adresse de telles propositions, vous êtes submergés des "bounces"
des vieux systèmes antispam et surtout des retours en erreur d'adresses
périmées
Dans l'enquête de Pew Internet
www.pewinternet.org/reports/pdfs/PIP_Spam_Report.pdf une des
entreprises, dont l'identité avait été usurpée
comme adresse d'expédition d'un SPAM (Florida holiday pacquage scam),
raconte le calvaire qui fut le sien pour faire face aux mécontents (des
centaines d'heures pour répondre) et les dommages créés
à son image
Un autre dont l'adresse avait été utilisée pour vanter un
site "pour adulte" explique qu'il a reçu 20.000 mails en retour,
une centaine de virus en représaille, des messages de personnes
déçues de ne pas trouver ce qu'elles recherchaient sur son site
... et la perte des facto de son courrier commercial noyé dans le
maëlström
* envoyer des virus : comme la plupart des destinataires
bénéficient de filtres antivirus vous recevez un monceau de
messages d'alerte des filtres de "vos" innombrables "correspondants" que le
virus a, en votre nom, tenté de contaminer
Pire encore, au delà du piratage de la fonction "Relai" de serveurs mal
protégés (cf plus haut) les spammeurs ont développé
des "chevaux de troie" qui créent sur votre ordinateur, à
votre insu bien entendu, des proxy server qui leur permettent d'expédier
leurs SPAM sur votre compte
d'après un article de
www.lurhq.com/migmaf.html
un spammeur aurait réussi à infecter des milliers
d'ordinateurs grâce à un virus de type "cheval de Troie"
("wingate.exe" ou Migmaf) qui les dote d'un proxy serveur web et en
"déménageant" ainsi de proxy toutes les 10 minutes : les
pages appelées sont transférées à l'ordinateur
piraté et de là appelées par le navigateur rendant
impossible la localisation du "serveur maître". Pour appeler ce serveur
maître et afin de brouiller encore plus les pistes il
génère un nombre considérable d'adresses dont une seule
est la bonne, mais comment savoir laquelle (le serveur maître
déménageant lui aussi régulièrement)
Ce virus lui permet également d'envoyer son spam depuis la
machine piratée, se mettant ainsi à l'abri d'éventuelles
mesures de rétorsion qui s'abattent sur sa victime
D'après MessageLabs, 70% des SPAM sont maintenant
émis depuis des ordinateurs ou serveurs piratés
Et là, votre filtre anti Spam est totalement sans effet sur ces
messages d'erreur...: imaginons un envoi de 10 millions de spam sous votre
identité dont 1% des adresses sont périmées et qui vous
reviennent en erreur... ( ...or il ne vous en coûtera qu'une centaine de
$ pour vous procurer une centaine de ... millions d'adresses)
Le Washington post du 9 juin relate qu'un message intitulé "funny
sexy screensaver" s'est retrouvé dans les boites aux lettre du gratin de
la politique et de l'administration américaine avec comme adresse
d'émission celle d'un ancien directeur de la CIA (cité par Mille
Milliards d'e-mail, coédition Irepp Acsel sept 2002)
Beaucoup d'entreprises n'ont pas encore pris conscience de cette
évolution nous et se spamment mutuellement à cause du
détournement des armes mises en place lors de la guerre
précédente et qui se retournent désormais contre elles:
les spammeurs les prennent à leurs propres pièges en faisant
d'une pierre trois coups
Tous ces SPAM remplissent votre boite aux lettre et bien vite celle-ci
est pleine : vous perdez vos messages et votre correspondant reçoit un
message d'erreur qui contribue à encombrer le réseau!
· Elle vous vous conduit à être spammé par les
victimes des vrais spammeurs : en faisant croire au système de
défense de ces derniers que le message vient de vous, elle vous
désigne comme cible pour leurs "bounce" contre lesquels vos protections
sont sans effet (ce sont en effet des messages d'alerte "delivery error" de
même type que ceux que vous recevez si vous faites une erreur sur le nom
de votre destinataire ou si votre message était contaminé par un
virus) : c'est ce que nous appellerons le "rétroSpam" qui
représente un pourcentage de plus en plus grand des spams reçus
et l'essentiel des nuisances aujourd'hui
· Elle risque de vous faire à tord blacklister car c'est
vous qui êtes considéré comme à l'origine du Spam!!!
1.4.2.9.5 Un nouveau facteur de risque les logiciels "sociaux" de type Plaxo
S'y
ajoute les logiciels "sociaux" de type Plaxo qui fonctionnent sur le mode du
virus belge: rappelons que le virus belge vous explique comment
détruire votre ordinateur en supprimant un fichier système (en
vous le faisant prendre pour un dangereux virus) et en vous demandant de
transmettre l'alerte à tout votre carnet d'adresse
voir page 78
De même Plaxo vous demande de lui confier vous-même tout
votre carnet d'adresse (avec mail, téléphone, adresse
physique,...) en vous offrant le service de le mettre à jour (ce qu'il
fait, faut-il le dire, remarquablement bien), et, comme le virus belge, il vous
utilise pour "spammer" vos correspondants en usurpant (avec votre accord) votre
adresse pour leur proposer ses services.
Plaxo se constitue ainsi gratuitement un gigantesque fichier, avec la
capacité de reconstituer les réseaux avec leurs centres
d'intérêt.
La start-up a réussi à lever 2M$ en 2002 et encore 8,5M$ en
août 2003, bien après la "bulle", or ses services sont gratuits,
cela ne peut que rendre interrogatif sur son "business model".
"there is no free lunch" comme le rappellent Fréderic
Aoun et Bruno Rasle
www.halte-au-spam.com
et ils soulignent l'extrême danger pour une entreprise de laisser ses
cadres utiliser ce service car c'est en fait ainsi tout le carnet de clients et
de prospects qui file dans un pays, certes ami, mais concurrent aussi
" Il y a plus inquiétant. Nous pouvons imaginer le scénario
suivant : Nous sommes en 2004, et la base de Plaxo compte 150
millions de contacts...Un spammeur se procure un fichier d'un million
d'adresses e-mail, non qualifiées et sans aucune autre information. Il
s'abonne à Plaxo sous plusieurs comptes, et confie au système la
mise à jour de ce fichier, présenté sous l'aspect
d'inoffensifs carnets d'adresses Outlook. Très rapidement, notre
spammeur se retrouve en possession d'un fichier enrichi des données
personnelles relatives à chaque adresse : nom,
téléphone, adresse physique...et ceci sans que les
intéressés en aient été avertis ! Cette
démarche est d'ores et déjà possible, le système
étant autorisé par défaut à répondre
automatiquement à une demande de mise à jour si la fiche est
déjà gérée par Plaxo"
Outre le risque de piratage de la base ou de sa revente en cas de changement de
contrôle de la société, Ils signalent que les transferts
d'information de mise à jour adressés aux correspondants ne sont
pas protégés et donc aisément interceptables
le "Phishing", (technique consistant à utliser le même
graphisme qu'un site honorablement connu pour abuser l'internaute) usurpant
l'apparence d'un vrai questionnaire Plaxo peut en outre permettre des arnaques
au second degré Fréderic Aoun et Bruno Rasle
De plus ce système nous paraît poser de sérieux
problèmes juridiques: a-t-on le droit de transmettre un fichier
nominatif avec des informations parfois très détaillées
à un tiers (qui plus est dans un pays ou les règles de la privacy
sont fort différentes des nôtres à l'insu du plein
gré des personnes concernées?) Ceci parait contraire à
l'article 14 de la directive européenne de 1995 et j'ai personnellement
constaté que malgré une demande de retrait je continue à
recevoir des demandes de mise à jour!.
La Belgique a interdit en mars 2003 toute collecte par parrainage
Notons (
www.pcmag.com/article2/0,4149,905467,00.asp) que Plaxo a
été développé par Sean Parker, un des
fondateurs de napster
D'autres entreprises fleurissent sur ce modèle : Spoke, AccuCard
Service, GoodContacts, AdressSender, Friendster,...
Lancé en mars 2003, Friendster reprend une architecture peer
to peer pour établir un contact avec «les amis de ses amis»:
l'internaute crée son profil sur le site et doit ensuite rechercher une
connaissance utilisateur du service. Une fois connectés, les deux
internautes pourront accéder aux profils de leurs amis respectifs.
Nous avons testé ce service: L'association directe (ou de premier
degré) à deux amis proches nous ont permis d'accéder
à un réseau de plus de 2.900 «amis» potentiels (allant
jusqu'au quatrième degré) !
L'utilisateur peut effectuer des recherches en fonction de différents
critères (affinités, sexe, age, etc.) ou simplement naviguer
à travers les différents amis qui lui sont associés.
Le service compte déjà plus d'un million
d'américains avec 500 000 inscrits rien que pour le mois de juin
2003 et la croissance annoncée est de 20% par semaine .
Malgré ses garde fous la base Friendster représente
indéniablement une cible d'intérêt pour les spammeurs. Elle
recèle non seulement des millions d'adresses e-mail mais
également des informations de profiling très prisées des
spammeurs sophistiqués.
Comme dans le cas des autres utilisant le parrainage, on peut se demander que
deviennent les adresses e-mail de tous les filleuls (y compris ceux qui ne
donnent pas suite à l'invitation) ? Frédéric AOUN et
Bruno RASLE
www.halte-au-spam.com
1.4.2.9.6 La nécessité d'employer des moyens beaucoup plus sophistiqués pour se protéger
Il a
donc fallu passer à des systèmes beaucoup plus
sophistiqués faisant appel à l'intelligence artificielle qui
procèdent à une analyse structurelle fine et en tirent une
"signature numérique" permettant de reconnaître un spam même
s'il a subi des modifications.
Ce sont des systèmes qui fonctionnent par auto apprentissage : il
faut leur donner chaque jour à analyser les spam qu'ils ont
laissé passer ainsi que les faux positifs pour qu'ils apprennent
à les reconnaître. Il faut donc une communauté nombreuse et
disciplinée pour que ce système fonctionne efficacement
Une formule préconisée par Michel Lo de l'Isoc
est de filtrer en deux niveaux : au niveau du serveur, un filtre commun sur
tous les emails transitant et permettant de marqer les emails par du scoring
(type spamassassin) ou une probabilité (filtres bayesiens), mais sans
aucune élimination des messages : il y a caractérisation sans
élimination. Ce filtre se base sur un échantillon commun à
tous ceux qui partagent le service.
Ensuite, au niveau de chaque utilisateur, les emails passent par un filtre
personnel fonctionnant en auto-apprentissage alimenté par un tri manuel
catégorisant les mails reçus en spam et non spam. Paul
Graham, lors de la conférence contre le spam de 2003
http://spamconference.org/proceedings2003.html explique qu'il faut
une base de 4000 bons emails et autant de spams pour pouvoir obtenir une bonne
fiabilité
Bien entendu ces filtres ont un comportement "normand" : il est rare qu'ils
répondent oui ou non : c'est toujours "peut être que oui, peut
être bien que non" à 99%, 95%, 50%,...1%. C'est donc à vous
de choisir l'équilibre entre les risques de faux positifs et de faux
négatif, avec la possibilité d'une classe intermédiaire de
"suspects" qui devra être triée à la main ...
Le réseau des anciens de l'Ecole Polytechnique durant
l'été a éliminé 84% des spam sur 100.000 mails
traités grâce au logiciel bogofilter (avec un
réglage excluant quasiment tous les faux positifs)
L'Inria annonce des scores supérieurs à 90% avec
SpamOracle, spamassassin revendique des scores voisins...
Ces scores se dégradent cependant parfois très vite avec
l'évolution des techniques de spam et ils omettent souvent de compter
les bounces de retrospam qu'ils reçoivent dans le décompte!
La garantie de traçabilité : Il serait toutefois possible
d'améliorer significativement ces résultats en durcissant
fortement les critères de tri mais en acceptant en contrepartie tous les
mails dont un tiers de confiance garantirait qu'en cas d'intervention de la
justice on pourrait remonter sans ambiguité à l'émetteur
réel
"Le principe est de faire en sorte que l'on puisse garantir l'origine d'un
email.
C'est déjà le cas avec la signature électronique, mais
celle-ci est onéreuse car elle garantit l'dentité de
l'émetteur, l'intégrité du message et peut en outre
assurer le cryptage des échanges : tout ceci n'est pas nécessaire
car ici l'assurance dont on a besoin est qu'en cas d'intervention de la justice
il soit possible d'identifier l'auteur avec certitude
Le cout d'un tel service pourrait être de l'ordre de 10/an" Michel
Lo, administrateur de l'Isoc.
Il convient déjà de protéger les sites des robots
récolteurs d'adresse (harvesters), d'autant plus que les
gestionnaires des sites sont responsables juridiquement. La méthode
à ce jour le plus efficace est de crypter ces adresses: elles restent
visibles par un navigateur mais ne le sont pas par la génération
actuelle des robots "harvesters" voir un exemple d'utilisation de l'outil de
cryptage mis à disposition par la CNIL
http://www.yolin.net/test_cryptage_adresse.html
Selon Nigel Barnett, professeur à l'INT, le cout du
SPAM (temps perdu, surinvesitissement en bande passante et en volume de
stockage pour les boites aux lettre) s'élève à 168$
par poste de travail. La mise en place d'outils antispam ne coute en
comparaison que 68$ (6$ pour les licences logicielles, 12$ pour leur
exploitation et 50$ pour les faux positifs (courriers perdus) (spamforum
www.spamforumparis.org
le 3 nov 2003)
Par ailleurs la nouvelle génération de virus conduit à
recommander que tout ordinateur connecté à Internet soit
doté, outre d'un antivirus mis à jour en permanence (un virus
es surtout dangereux pendant les 3 premiers jours de son existence), d'un
firewall afin d'éviter qu'un virus autorise un pirate à
prendre le contrôle de la machine et s'en serve comme d'un
émetteur de SPAM
1.4.2.9.7 Se défendre mais aussi attaquer le mal à la source...
Mais
à l'évidence lutter contre ce fléau nécessitera, en
dehors des mesures de protection (individuelles ou collectives), d'attaquer le
mal à sa source de pénaliser économiquement les spammeurs
ou de les faire condamner à des peines dissuasives
Il faudra pour cela coupler une approche technique et une approche
juridique car une des difficultés principales est l'identification
des spammeurs (les "fantassins", mais aussi les véritables responsables,
ceux qui les manipulent et bénéficient de leurs services)
Certains proposent de faire payer l'envoi d'e-mail sous forme d'un timbre
électronique payant pour dissuader les spammeurs en
détruisant la rentabilité de leur modèle, avec en outre
l'objectif de financer ainsi le développement de l'Internet en Afrique
(avec une philosophie voisine de la "taxe Tobin"): l'idée est
généreuse mais nous paraît totalement
irréaliste (de plus elle ferait disparaître un des
avantages majeurs du mail : sa simplicité. Malheureusement elle mobilise
nombre de brillantes intelligences au détriment de propositions plus
opérationnelles car, comme le rappelle Alexis de Tocqueville "une
idée fausse mais claire a toujours plus de poids qu'une idée
juste mais complexe"
Une proposition dérivée consiste à faire payer une taxe
en terme de temps de transmission : en faisant résoudre un petit
problème mathématique à la machine qui envoie le message,
qui n'affecterait pas ceux qui envoient une quantité raisonnable
d'e-mails, mais surchargerait le processeur d'un spammer (pour autant qu'il
n'envoie pas ses spam à travers des milliers d'ordinateurs
piratés...: La faisabilité paraît peu assurée)
Pour des mesures véritablement efficaces il nous semble qu'il faudra
sans aucun doute envisager la création de nouvelles infractions et de
certaines obligations pour les intermédiaires (on peut penser qu'il
faudra s'inspirer des méthodes de lutte contre le
proxénétisme, comme les lois réprimant le
"proxénétisme hôtelier"),
Il faudra aussi vraisemblablement quelques amodiations des règles
régissant le secret de la correspondance, ce qui est un sujet
juridiquement particulièrement délicat (d'autant plus que cette
lutte n'a de sens qu'au niveau international) mais il faut pour cela une
étude technique pour déterminer le point faible à attaquer
avec comme toujours un savant équilibre à préserver entre
"privacy" et la sécurité (jusqu'ou accepter l'anonymat?)
La loi actuelle permet déjà de sévire quand les auteurs
sont identifiés (car ils causent un préjudice en faisant
supporter par d'autres des charges indues) : en 2002 un spammeur était
condamné à verser 25M$ à son fournisseur
d'accès (EarthLink) pour avoir expédié plus d'un
milliard de mails. En 2003 ce même hébergeur obtenait d'Howard
Carmack surnommé "Buffalo Spammer" une condamnation à lui verser
16M$ de dommages et intérêts pour avoir envoyé
825 millions de SPAM.... Mais cela n'a guère d'impact sur des
spammeurs qui arrivent à cacher leur identité et l'analyse ci
dessus montre que cela devient le cas général
Le Netizen Protection Act proposé par C Smith à la chambre des
représentants n'est toujours pas voté (voir le site d'Eric
Labbé spécialiste de la réglementation du spamming
à l'université de Montréal
www.droit.umontreal.ca/~labee,
www.digiplace.com/e-law
,
www.biozone.ml.org/juriscom
et
www.cauce.org
L'Etat de Californie l'a interdit, mais quelle portée
pratique?, l'Etat de Washington a adopté une loi très
sévère permettant de condamner l'expéditeur qui cache son
nom ou le motif explicite de son envoi ... mais encore faut-il mettre la main
sur l'expéditeur réel...: la encore c'est essentiellement les PME
débutantes qui risquent de se faire incriminer
Fin 2003 était en débat au Congrès US le Criminal Spam Act
prévoyant des peines pouvant aller jusqu'à 5 ans de prison
L'Europe devrait en faire de même avec la directive du 12 juillet 2002
progressivement transcrite dans les droits nationaux (en France la loi
déposée en juillet 2003 précise en son article 12 :
"Est interdite toute prospection directe, au moyen d'automates d'appel,
télécopieurs ou courriers électroniques, de toute personne
physique ou morale qui n'a pas exprimé son consentement préalable
de recevoir de tels courriers"
www.01net.com/rdn?oid=145481
. Mais là encore cet outil juridique suffira-t-il à
arrêter les messages provenant des pays extérieurs à
l'Europe?
la directive européenne sur la e-vie privée du 31/10/2003
tranche pour "l'optin" (accord préalable) et interdit de
camoufler l'identité de l'émetteur ou d'indiquer une adresse
d'expédition non valable
http://europa.eu.int/information_society/topics/ecomm/highlights/current_spotlig
hts/spam/index_en.htm
La tentation est grande de prendre des réglementations
extrêmement sévères pour satisfaire une opinion
exaspérée par ces débordements mais qui serait dans la
pratique totalement inapplicable. Une des premières
difficultés sera de donner une définition juridique
dépourvue d'ambiguïté au SPAM
Voir le dossier consacré à ce sujet lors du 3ème
comité interministériel pour la Société de
l'information, du jeudi 10 juillet 2003 :
www.ddm.gouv.fr/dossiers_thematiques/documents/cisi2003g6.html
, ainsi que
www.figer.com/publications/spam.htm et
www.halte-au-spam.com
1.4.2.10 C'est un Far-West aussi en matière de droit et de police
Les
risques de piratage, virus, problèmes des cookies, faux sites, fausses
adresses, fausses nouvelles, inondation de mails publicitaires (SPAM),.
) sont effectivement bien réels : certes les règles du
droit s'appliquent pleinement sur l'Internet, mais encore faut-il une police
capable de l'appliquer ...et ceci au niveau international: ceci pose de
redoutables problèmes aux Etats
voir page 341
Il ne faut cependant pas sous-estimer la force de la Netiquette qui
impose des règles de bonne conduite dans le monde des internautes :
certes il y a des "outlaws", mais la pression de la communauté est
forte (un célèbre cabinet d'avocats new-yorkais en a fait
douloureusement l'expérience : 30 000 plaintes ont paralysé leur
fournisseur d'accès et leurs droits d'utilisateur ont été
révoqués par celui-ci, c'est ce qu'on appelle le
"flame".)
Par ailleurs, dans le domaine commercial, se mettent en place des
Cybertribunaux qui devraient fonctionner sur le principe de l'arbitrage :
Bien entendu ce mode de règlement des conflits implique qu'il y ait
accord des parties à la signature des contrats avec définition du
droit applicable (ce qui aujourd'hui est interdit en France pour les acheteurs
particuliers).
· "Cybertribunal"
www.cybertribunal.org
où, une fois encore, c'est le Québec qui a été le
premier à relever le gant, pour offrir un système de
règlement des conflits prenant en compte les codes civils des pays
latins.(centre de recherche de droit public de l'université de
Montréal), animé notamment par le professeur Pierre Trudel voir
www.juriscom.net/espace2/guide.htm
1.4.3 Quoi de plus que les RÉSEAUX d'échange de données professionnels existants ?
Jusqu'à une date récente, la plupart des applications
professionnelles impliquant des transmissions de données entre sites
distants utilisent des réseaux de télécommunications
spécialisés : TRANSPAC, liaisons spécialisées
point à point, réseaux à usage privatif constitués
à partir de liaisons spécialisées et d'équipements
de réseau (multiplexeurs, etc.), voire réseau
téléphonique commuté public avec équipements
d'accès incluant des modems.
C'est le cas des applications de type accès à des bases de
données professionnelles, d'échanges de données
administratives: EDI Echange de Données
Informatisées (commandes, factures,...) d'Echange de
Données Techniques EDT (plans, fichiers de
description de pièces issues de la CAO), transferts de fichiers, etc.,
et ceci dans de nombreux domaines d'application : banques,
administrations, grandes entreprises de production, commerce, transports, etc.
Par rapport à ces réseaux de données, l'utilisation
d'Internet présente un certain nombre d'avantages et
d'inconvénients.
1.4.3.1 Moins onéreux et plus évolutif :
Solution
beaucoup moins chère notamment pour les échanges de
données techniques, administratives ou financières
informatisées, parce que basée sur l'accès au
"Réseau" pour le coût d'une communication locale (les
marges prises par les intermédiaires "à valeur
ajoutée"(SVA) de type Allegro, Atlas, Geis, Cegedim, Edilectre,.., bien
qu'en forte baisse, sont souvent considérées comme
abusives.)
Le DoD (Department of Defense des USA ) estimait
déjà en 1997 que le coût d'expédition de 4 Megabit
d'information technique passait de 816$ pour un SVA à 20$ pour EDI sur
TCP/IP (l'évolution qui se dessine des traducteurs EDI vers XML-EDI
devrait encore accroître cet atout
voir page 213) :
c'est la solution retenue par la Société Roll Gom
fabricant de roulettes pour poubelles près d'Arras
www.mpr.fr pour sa liaison avec
sa filiale aux USA.
Possibilité d'accéder d'entrée de jeu à de
très nombreux interlocuteurs, sans avoir à se préoccuper
de la constitution d'un "réseau" de correspondants, à la simple
condition que ces interlocuteurs aient accès à
Internet.
1.4.3.2 Mais jusqu'alors une moindre garantie de sécurité et de débit: nécessité de passer de IPV4 à IPV6
Les
réseaux de données professionnels et en particulier les
intermédiaires "à valeur ajoutée" apportent une plus
grande sécurité et une garantie de qualité professionnelle
pour l'acheminement des communications et des échanges
La multiplication des "terminaux" susceptibles d'être connectés
à Internet (ordinateurs, machines outils, téléphones,
machines à laver, carte bancaire,...) est susceptible de poser le
problème du nombre d'adresses disponibles
L'évolution de la norme IP (Internet Protocol) de la version 4 à
la version 6 (IPv6),
www.ipv6.org devrait
répondre cette explosion du nombre d'adresses en permettant d'en
créer "une par prise de courant" (en fait 1000 au mètre
carré )voir
www.6bone.net
http://phoebe.urec.fr/G6/
et
www.ietf.org), alors que IPV4
était limité à 4 milliards, dont une large partie
neutralisée par la politique d'attribution initiale. (Le japon, en
avance sur la domotique qui nécessite de nombreuses adresses internes au
domicile, a déjà entammé ce basculement vers IPV6 et
devrait l'avoir achevé en 2003
Cela étant, cette norme conçue dans l'urgence au milieu des
années 90, attire aujourd'hui un certain nombre de critiques quant
à sa conception
De même l'émergence de réseaux internet "classe
affaire" devrait répondre à cette préoccupation
essentielle pour certaines applications (
voir page217)
Il n' existait jusqu'à récemment sur Internet que peu de
logiciels permettant les échanges professionnels correspondant aux
différents types d'application, banques, commerce, EDI, etc. (les
échanges se faisaient le plus souvent comme pièces
attachées d'un e-mail), mais là encore la situation évolue
très vite notamment pour l'EDI.
1.4.4 Les TECHNOLOGIES Internet : quoi de plus que les systèmes propriétaires ?
1.4.4.1 Des avantages majeurs: des logiciels plus abondants d'une qualité supérieure et moins cher
Les
nouveaux protocoles et logiciels sont basés sur des standards
ouverts, ils sont donc compatibles entre eux quel que soit leur
éditeur et sont d'une grande simplicité d'emploi
L'immense marché ainsi créé a entraîné une
extrême abondance de logiciels de très grande
qualité et d'une fiabilité éprouvée puisque les
principaux d'entre eux ont été testés par une
communauté de dizaines de millions d'utilisateurs sur le plus grand et
le plus complexe des réseaux existant
Les changements d'ordre de grandeur du nombre de clients, ont permis un
effondrement des prix et dans de nombreux cas les logiciels de base, de
qualité professionnelle, peuvent même être obtenus
gratuitement.
1.4.4.2 Le paradoxe des Logiciels Libres
1.4.4.2.1 Un logiciel dont le code source est disponible la license GNU/GNL
Depuis
le milieu des années 90 se sont développés des logiciels
de base (systèmes d'exploitation, serveurs, navigateurs, traitements de
texte) mais aussi des logiciels d'application (codes de calcul,...), sur une
logique analogue à celle des normes: élaboration
coopérative, documentation (codes source) publics et souvent, mais pas
toujours, gratuité totale.
Ils s'appuient sur un texte juridique original, la licence d'exploitation
GNU GPL (General Public Licence), le projet GNU
www.gnu.org ayant lui-même
été lancé dans les années 80 par Richard Stallman,
fondateur de la "Free Software Fondation" (GNU est un sigle
récursif : GNU is Not Unix).
Par opposition au copyright (le "droit d'auteur") ce texte créé
le concept du "copyleft" (le "gauche d'auteur"): l'auteur conserve ses droits
moraux mais l'utilisation du logiciel est libre
Contrairement à ce que certains pourraient croire le
développement des logiciels libres ne relève pas de la
philanthropie, que personne n'attendrait de firmes comme IBM,
Compaq, Dell, HP, AOL, Nokia ou SUN, mais
bien au contraire d'une profonde logique économique, un peu sur le
même principe que les standards, car ils fournissent les bases d'un
marché de développement d'applications et de services
concurrentiels et donc très actif et qui bénéficie aux
développeur et non à l'éditeur propriétaire de la
plate-forme de développement.
De plus le mode même d'élaboration conduit à des logiciels
beaucoup plus fiables infiniment moins gourmands en ressources
informatiques, totalement conformes aux normes
d'interopérabilité et adaptables aux besoins (pour les
grandes entreprises la gratuité n'intervient guère pour la
décision de choix dans les critères critiques) Par ailleurs ils
offrent une robustesse et une sécurité beaucoup plus grande grace
au caractère public des sources qui permet d'en détecter et d'en
corriger les défauts et dissuade l'éditeur d'installer des
"backdoors" permettant de pénétrer sans autorisation chez les
clients
Le choix de la licence Gnu/Gnl peut également être interessante
pour des logiciels comme des codes de calcul : EDF a choisi ainsi
cette option pour Code_Aster
www.code-aster.org,
outil de simulation numérique en mécanique des structures, car
"la valeur d'un outil dépend du nombre et de la qualité des
utilisateurs contributeurs" Jean-Raymond Levesque IE-Club oct 2001
C'est pourquoi maintenant, très souvent ces développements se
font dans le cadre de consortium pour mutualiser les coûts
1.4.4.2.2 Principaux handicaps : psychologiques
· Du côté des directeurs informatique: tout système
informatique complexe est susceptible de connaître des problèmes.
Jamais on ne lui fera de reproche s'il s'agit d'un logiciel onéreux,
standard du marché (mais il se développe des
sociétés de service qui assurent installation, formation et
maintenance comme Red Hat, VA Linux, Mandrake, ...)
1.4.4.2.3 Son premier avantage : le rapport cout / efficacié
Logiciel
libre ne veut pas obligatoirement dire gratuit, néanmoins ils permettent
des économies substantielles: Amazon en choisissant Linux a
économisé 20% de ses dépenses informatiques (soit 17M$ sur
le dernier trimestre 2001, lui permettant ses premiers
bénéfices qui se sont élevé à 5M$ sur ce
trimestre!)
Wall-Mart peut ainsi proposer des PC Linux à 299$
Nokia équipera sa future console de jeu avec Linux. Le
"Media Terminal", destiné à concurrencer la "X-Box" de Microsoft,
par ce choix, Nokia apporte un démenti cinglant à Microsoft, pour
qui le "libre" n'a pas d'avenir
DataInternational, un cabinet specialise dans l'etude de ce marche,
souligne qu'en 2000, 20% des grandes entreprises utilisaient Linux pour leurs
propres bases de donnees, alors que 10% s'en servaient pour gerer leurs
ressources humaines et leurs relations avec les clients. Ces chiffres
representent un doublement par rapport a l'annee precedente WSJ 09/04/01
Echo, le moteur de recherche choisi par France Télécom
pour sa page d'accueil, son site portail
www.voila.fr a opté
pour Linux, installé sur de classiques PC: "Echo tourne sur un
ensemble de matériel qui nécessite environ 1 MF, quand Altavista
réclame 50 MF pour ses serveurs Unix" Michel Bisac, un des 2
patrons de l'entreprise
"en utilisant Linux, nos clients vont pouvoir bénéficier de la
robustesse de notre matérielS/390 qui ne connaît que 10 minutes
d'arrêt par an" déclarait aux Echos, Daniel Bakouch,
Directeur grands systèmes d'IBM
"nous allons pousser pour que Linux devienne le standard pour le
développement d'applications" Irrwing Wladawsky-Berger
vice-président stratégie et technologie d'IBM
La decision d'IBM d'investir 1,3 milliard de dollars pour soutenir Linux
apparait comme un tournant decisif dans l'histoire de ce systeme
d'exploitation qui penetre progressivement le marche de l'informatique
d'entreprise.. WSJ 09/04/01 et le fait que des entreprises comme Nestlé
Shell, Telia ou Gemplus l'aient adopté montre la
crédibilité de ces solutions
Linux est également capable de faire tourner des configurations "en
grappe" ou "en réseau" permettant d'atteindre pour des couts bien
moindres les performances des supercalculateurs
IBM a développé deux superordinateurs fonctionnant
uniquement avec le système d'exploitation Linux : iSeries (50k$)
peut remplacer jusqu'à quinze serveurs classiques et zSeries (400 k$)
remplace plusieurs centaines de serveurs.
www.siliconvalley.com/docs/news/svfront/010996.htm
Pour ses simulations d'accidents, Daimler Chrysler a
opté pour des stations de travail Linux reliées en cluster (IBM +
Redhat). Un choix qui montre l'intérêt grandissant pour cette
technique permettant d'obtenir un supercalculateur à moindre coût.
http://news.zdnet.fr/zdnetfr/news/story/0,,t118-s2124198,00.html?nl=zdnews
Un des plus gros ordinateurs mondiaux à Houston (Texas), celui de la
CGG avec 30 téraflops (30.000 milliards d'opérations par
seconde) se compose de 3000 serveurs Linux, gros comme des "boites à
pizza" qui a permis de multiplier par 100 la puissance en divisant par 5 ou
10 les couts à puissance égale
A budget donné les entreprises peuvent consacrer davantage de moyens
au conseil, à l'assistance technique et à la
formation qui sont des investissements essentiels au succès,
parfois trop négligés
Sur le plan de l'économie nationale ceci permet, à
dépenses constantes de localiser davantage de valeur ajoutée et
d'emploi dans notre pays: des entreprises comme Suse et Red Hat,
Caldera qui se sont spécialisées dans les services autour
des logiciels libre (élaboration de packages les "distributions", hot
line,...) sont très profitables
A noter qu'au plus fort de la spéculation boursière (mars
2000), VA Linux
www.valinux.com a atteint 9
Milliards pour redescendre à 140 M$ mi 2001et Red Hat
www.redhat.com
19 Milliards!
En Allemagne le leader est Suze
www.suse.de
De même en France se sont crées de nombreuses
sociétés capables de concevoir d'implanter des solutions Linux
dans les entreprises : Alcove
www.alcove.fr,
mandrake-soft
www.linux-mandrake.com ,
IdealX
www.idealx.com ...
Enfin ces logiciels qui n'ont pas vocation à pousser à la
consommation, sont en général beaucoup moins volumineux
pour les mêmes fonctionnalités (Roberto di Cosmo
www.dmi.ens.fr/~dicosmo
parle à propos de Microsoft d' "obésitiels") et
ne sont pas atteints d'obsolescence programmée.
1.4.4.2.4 Second atout : ne pas dépendre d'un gros éditeur ni le "prescrire" à ses utilisateurs, un impératif pour les pouvoirs publics
Autre
avantage pour les développeurs d'application : ils ne se retrouvent
plus à la merci d'un gros éditeur qui, détenant le
code source est dans un rapport de force léonin avec eux
Du coté des clients la faillite (fréquente) du développeur
d'une application n'entraine plus la nécessité de recommencer
à zéro si celle-ci a été réalisée en
logiciel libre: cela permet de s'adresser à des PME, moins chères
et plus réactives, alors que pour un logiciel propriétaire la
prudence conduisait à se limiter aux très gros fournisseurs
"now we have to stay on the shouders of Microsoft. not on his feet" Barry
J Folson Placeware
www.placeware.com
séminaire Aftel NY nov98. A l'inverse "les éditeurs peuvent avec
leurs logiciels développés pour Linux, gagner le marché
pour eux-mêmes et pas pour Microsoft" (Barry Ariko AOL).
Pour les Pouvoirs publics il s'agit en outre de ne pas devenir les
"prescripteurs" d'un éditeur en développant des applications qui
le priviligieraient : dans un document de travail la Commission
européenne souligne, suite à la rencontre annuelle
"E-government Conference 2003", que l'interopérabilité des
plateformes informatiques ("e-gouvernement") dans les administrations
est une nécessité. Pour y parvenir, elle prône
l'utilisation des standards et des logiciels open source.
http://europa.eu.int/ISPO/ida/jsps/index.jsp?fuseAction=showDocument&parent=
news&documentID=1475
La Commission y rappelle que l'interopérabilité des
plateformes administratives est «imposée» par le programme
e-TEN 2003.
http://www.telecom.gouv.fr/programmes/eten/workprog2003_en.pdf
le gouvernement des Pays-Bas, a établi une liste des
standards ouverts que son administration peut utiliser (Programme for Open
Standards and Open Source Software in Government - document PDF en anglais)
ZDNet 22 juillet 2003
C'est pour ces raisons que 28 multinationales (dont Nortel,
Daimler Chrysler, Corel et Ericsson ) se sont
regroupées pour faire pression sur les gouvernements européens et
canadiens afin de promouvoir l'utilisation de logiciels libres et 4
ténors (IBM, HP, NEC et Intel notamment) ont
décidé à l'été 2000 de financer un
laboratoire indépendant pour développer des versions de Linux
adaptées aux ordinateurs multiprocesseurs de très grande puissance
En 2003, huit grands acteurs (IBM, Philips, Sony, Sharp, Toshiba, Samsung, Nec,
Hitashi,..) ont annoncé la création du "Consumer Electronics
Linux Forum" CELF
www.celinuxforum.org
pour "formaliser les spécifications de Linux afin de l'adapter aux
besoins des produits électroniques grand public : produits audiovisuels,
téléphones,...
Parmi les logiciels libre, citons
Parmi les principaux systemes d'exploitation, Linux est l'un des deux seuls
aujourd'hui a voir sa part de marche progresser. Data International souligne
qu'en 2000, 20% des grandes entreprises utilisaient Linux pour leurs propres
bases de donnees, alors que 10% s'en servaient pour gerer leurs ressources
humaines et leurs relations avec les clients. Ces chiffres representent un
doublement par rapport a l'annee precedente.
Selon IDC, depuis trois ans, le nombre de serveurs Linux en entreprise a augmente de 212% dans le monde. Sur le marche europeen des serveurs web, ce systeme d'exploitation prend la 2ème place avec 26% de parts de marche, juste derriere Unix (32 %) et devant Windows NT (23,4 %).(oct 2001)
10 ans
après sa naissance, Linux accélère sa montée en
puissance dans les entreprises: d'après IDC, le nombre d'applications
d'entreprise sous Linux a progressé de 30% entre janvier et aout 2001
http://solutions.journaldunet.com/0108/010817_server.shtml
Cependant, l'utilisation de Linux pour les PC reste rare, le marche etant
domine par Microsoft (Linux a toutefois déjà
dépassé Apple dans le grand public avec une part de marché
située entre 6 et 9% début 2001)
Par contre sur le marché nouveau et porteur de l'électronique de
loisir et de l'informatique nomade : des entreprises Embedix ou Monta Vista ont
développé des versions du système d'exploitation du 1Mo
seulement : c'est cette technologie qui a été choisie en 2003 par
Motorolla pour son téléphone de nouvelle
génération. Concurrente de la technologie microsoft (Pocket PC)
elle pourrait devenir, couplée à JAVA un standard du marché
Des PC préinstallés Linux sont attendus
très prochainement Cumetrix
www.suredeal.com a
annoncé une machine de puissance tout à fait convenable à
299$ et Logical Effect
www.logicaleffect.com
en propose une au Japon, depuis l'été 2001, pour 300$. Philips a
sorti en avril 2003 une console universelle pour appareils électroniques
de loisir
A partir De ce logiciel a été
développé la "suite bureautique" gratuite OpenOffice dont
la version 1.1 sortie en 2003 se pose en principale alternative à
Microsoft Office (a laquelle est indique être totalement compatible).
Elle offre en outre la capacité d'être adaptée à
différentes langues avec des systèmes d'écriture
différents (arabe, hébreux, hindou,...) ce qui devrait
faciliterson appropriation par les pays qui n'utilisent pas notre alphabet.
Elle prend en compte l'interface avec les logiciels facilitant l'accès
aux handicapés
· Java
java.sun.com langage de
programmation de SUN qui se marie particulièrement bien à Linux :
· Star Office (suite bureautique, 30% du marché
allemand)
www.stardivision.com ,
qui vient d'être racheté par le poids lourd Sun
Microsystem, ainsi que Corel Word Perfect 8.
Voir
www.aful.org et
www.europe.inside.com
.
· MySQL, logiciel de gestion de banques de données
se pose en concurrent d'Oracle et a déjà été
choisie par de grans éditeurs comme SAP, leader mondial des
éditeurs de logiciels de gestion intégrés (ERP)
· Mozilla, héritier du premier navigateur libre
Mosaic et qui est aujourd'hui un des plus performants du marché
· Red Hat,
www.fr.redhat.com
développe un OS libre destiné aux mobiles de
nouvelle génération
www.zdnet.fr/cgi-bin/a_actu.pl?ID=2092452 et Sharp et
Intel font de même pour les nouveaux terminaux qu'ils
développent
1.4.4.2.5 Dernier atout, mais il est majeur : la sécurité
Un
avantage, extrêmement important, de ces logiciels est la
possibilité d'accéder au code source, de pouvoir le
modifier et d'être en mesure de vérifier qu'il ne comporte ni
"bogues" (erreurs de programmation) ni porte d'entrée
indiscrète (backdoors) permettant d'accéder au contenu de
votre ordinateur
250.000 personnes bénévoles (et volontaires) assurent les tests,
ce qu'un éditeur privé, même très grand, ne peut
évidemment pas faire
De nombreux produits à codes non publics se sont fait prendre la main
dans le sac comme Dansie
www.dansie.net (Netsurf):
l'entrée d'un mot clef dans un formulaire de commande permettait de
prendre à distance le contrôle de la machine, de plus ce mot de
passe était mal dissimulé, ce qui fait que n'importe qui pouvait
prendre le contrôle des machines utilisant ce produit...
Ces "backdoors" qui ont été mises en évidence,
à un rythme quasi mensuel, dans des produits leader du marché
comme le mouchard de Windows 98 qui a récemment défrayé la
chronique.
Parmi les innombrables exemples rappelons les dernier découverts
le 8 juin 1999 le spécialiste de la sécurité
eEye
www.eeye.com trouvait un bogue
qui mettait gravement en péril les serveurs IIS v4 et, face l'absence de
réaction devant ce trou gravissime qui permet à n'importe qui de
prendre le contrôle du serveur par Telnet, il publie sur son site le
programme IIShack qui exploite le bogue sans laisser aucune trace: c'est alors
seulement que Microsoft réagit...en commençant par
protester! (Netsurf août 1999)
Plus grave en Août 99 le serveur de messagerie Hotmail
montre la faiblesse de sa conception en permettant à n'importe qui,
suite à l'intervention d'un pirate suédois assisté de
quelques collègues américains, de consulter la messagerie (et les
archives) de tout internaute abonné ou d'expédier un message
depuis son adresse: "journée portes ouvertes" comme le titrat
malicieusement le journal Les Echos
Selon Netsurf (février 2000) le célèbre assistant
d'installation de Windows98 envoie à l'éditeur vos
données personnelles ainsi qu'une liste du contenu de votre disque dur
Outlook express, du même éditeur ne cesse de montrer des
failles de sécurité : le simple fait de lire un mail peut avec ce
logiciel permettre à un virus comme bubble Boy de contaminer
votre ordinateur, ou par l'intermédiaire du chargement d'une image
invisible à l'oeil nu d'initialiser un cookie qui permettra
de vous identifier par votre adresse lors de vos prochaines connections
en Septembre 1999 Andrew Fernandez directeur scientifique de Cryptonym's
mettait en évidence une clef secrète qui serait susceptible de
donner à la NSA accès (National Security Agency) aux clefs
secrètes utilisées par l'internaute
Nov 99 un nouveau type de virus apparaît: Bubbleboy: il
s'active à la seule lecture des messages mais uniquement avec les
logiciels microsoft (Internet Explorer, Outlook Express)
En Avril 2000 après la découverte par une
société de commerce électronique (Clint Logic) d'un
curieux "oeuf de Pâques" (un bout de code fonctionnellement
inutile où les programmeurs font des "figures de style"), Microsoft est
obligé de reconnaitre que ses ingénieurs "absolutely against our
policy" se sont en fait réservé la possibilité à
travers une "entrée de service" leur permettant
d'accéder illicitement aux serveurs de ses clients (sans doute
pour accroitre la qualité de la maintenance préventive?).
microsoft avait ainsi accès à toutes les données
commerciales confidentielles. Le mot de passe pour ouvrir cette porte
était "les ingénieurs de Netscape sont des couillons (weenies)"
en septembre 2000 nouvelle alerte La Privacy Foundation
révèle en effet qu'un bogue présent dans la suite
bureautique de Microsoft permet à des particuliers ou des entreprises
de glisser des "web-bugs" dans les fichiers Word, Excel ou PowerPoint,
téléchargés sur Internet. Ces petits points d'ancrage
d'un pixel carré, véritables mouchards du Web, permettent de
suivre le document en question et éventuellement de récolter des
informations confidentielles.
en 2000 les Virus IloveYou, Joke et Melissa avec leurs
milliards de dollars de dégats et RESUME qui permet de voler les
codes secrets des ordinateurs infectés ont mis une nouvelle fois en
évidence ausi bien les trous de sécurité de Outlook
express que les faiblesses de Windows notoirement connus et pour autant non
réparés
fin 2000 le site de l'entreprise montre lui-même ses faiblesses
structurelles en étant profondément pénétré
par des Hackers qui ont pu accéder aux codes source les plus secrets de
la compagnie
Mai 2001 Eeye Digital Security démontre que le logiciel IIS,
générant les pages web de près de 6 millions de sites dans
le monde présente une faille de sécurité qui
apparaît quel que soit le système d'exploitation Microsoft
utilisé : Windows NT, 2000 et même la bêta d'XP: un pirate
pouvait prendre « le contrôle complet du serveur et effectuer
n'importe quelle action sur lui »
Mai 2001 Windows Media Player était un mouchard en puissance
L'éditeur admet trois nouvelles failles de sécurité dans
son lecteur multimédia. L'une d'elles, discrètement
avouée, aurait permis à un tiers d'identifier l'usager à
son insu.
www.zdnet.fr/cgi-bin/a_actu.pl?ID=2087841&nl=zdnews
Mai 2001 Kaspersky Labs,
www.kaspersky.com
repère une faille de Word qui laisse la porte ouverte à un cheval
de Troie, "Goga" capable de se cacher dans un fichier au format RTF, (
lisible à la fois par les utilisateurs de Mac et de PC). Attaché
à un e-mail, ce fichier ".rtf", une fois ouvert, établit un lien
hypertexte vers un programme (une macroinstruction, raccourci de commande
très commun chez Word) situé sur un site web en Russie qui pourra
ensuite effectuer à l'insu de l'utilisateur une série de
commandes malveillantes: récupération des log-in et mot de passe
présents sur la machine victime, pour aller les stocker ensuite sur un
autre site "complice" par exemple.Ce cheval de Troie parvient à berner
le système d'exploitation, qui exécute la macro sans s'apercevoir
de son caractère dangereux car celle-ci stockée sur un autre
ordinateur, "cette nouvelle technique permet de contourner complètement
le système de sécurité".
www.zdnet.fr/cgi-bin/a_actu.pl?ID=2089179
Juin 2001 Eeye Digital Security
www.zdnet.fr/cgi-bin/a_actu.pl?ID=2089467&nl=zdnews met en
évidence une faille analogue (buffer overflow) sur le même
logiciel IIS qu'en Mai, affectant tous les systèmes d'exploitation de
Microsoft : Un ver informatique "Code Red" se sert de ses victime pour
aller scanner, au hasard, une liste de 100 adresses IP à la recherche
d'autres machines IIS vulnérables. Selon le comptage effectué par
la CAIDA (Cooperative Association for Internet Data Analysis), un centre
universitaire américain, ce sont au total 359 014 serveurs IIS qui ont
été infiltrés le 19 juillet en moins de 14 heures de
prolifération
Juillet 2001 Les mots de passe de Messenger et Hotmail
s'avèrent piratables facilement et à bon marché, comme
l'ont démontré deux experts en sécurité «
Concrètement, il est possible de deviner un mot de passe de moins de 8
caractères utilisé pour MSN Messenger en quelques heures avec un
logiciel de décodage téléchargeable sur le net et avec un
accès à la ligne de connexion », explique Gregory Duchemin,
consultant en sécurité chez Neurocom Canada (filiale de Neurocom
France), et Simeon Pilgrim (Allied Telesyn International)
www.zdnet.fr/cgi-bin/a_actu.pl?ID=2091247&nl=zdnews
fin juillet 2001, les Experts du Kurchatov Institute de
Moscou détectent un bug dans le logiciel de base de donnée
SQL de Microsoft. Celui-ci met en péril le système de
gestion de l'arsenal nucléaire Américain et Russe: des
milliers de têtes nucléaires auraient ainsi pu s'évanouir
virtuellement en cas d'utilisation prolongée des logiciels de Microsoft.
(voir Center for Defense Information www.cdi.org/nuclear/nukesoftware.html et
www.newsfactor.com/perl/story/12219.html)
Aout 2001 L'assureur américain Wurzler informe ses clients
qui utilisent le logiciel Microsoft IIS qu'ils paieraient 15% plus cher que les
autres. Il estime que IIS,principale cible du virus Code Red, multiplie
les risques de piratage. Par ailleurs, l'assureur affirme que les utilisateurs
de logiciels libres sont mieux préparés aux questionsde
sécurité.
www.zdnet.com/intweek/stories/news/0,4164,2805906,00.html
Septembre 2001 un patch publié par
l'éditeur afin de protéger les serveurs équipés de
Windows 2000 ou Windows NT contre une faille de sécurité de type
DDOS présentait lui même un bug provocant une panne!
Et 2001 a également vu émerger le virus Nimda
Octobre 2001, actant qu'elle n'arriverait jamais à combler les
failles de sécurité de ses logiciels, Microsoft, afin de lutter
contre les virus et les pirates préconise... d'interdire toute
information sur les trous de sécurité! "Il est temps de
mettre fin à l'anarchie de l'information"
www.microsoft.com/technet/treeview/default.asp?url=/technet/columns/security/noa
rch.asp
Durant tout 2002 L'entreprise a décidé de faire de la
sécurité sa priorité en 2002: il était temps (mais
Graig Mundie, VP et directeur technologique déclarait en octobre 2002
que jusqu'à présent le "marché" ne le demandait pas...:
les Echos.net, 14/10/02)
les mises en évidence d'anomalies ne s'en sont pas moins poursuivies au
même rythme...citons seulement pour ne pas trop allonger la liste,
* en septembre, le "grave" (terme employé par l'éditeur)
problème de sécuritéqui pouvait conduireau piratage
d'informations personnellescomme les n° de cartes de crédit ou les
mots de passe en raison d'une faille dans le logiciel de cryptage,
* en octobre la faille dans Internet Explorer qui a permis au virus
W32-Bugbear d'établir un nouveau record de vitesse de propagation: ce
virus particulièrement dangereux permet de prendre le contrôle
d'une machine et de "siphoner" ses mots de passe
*pour finir l'année en beauté avec deux nouvelles failles
de sécurité crtiques dans windows (de W95 à XP) et
d'Internet Explorer: elles permettraient à un pirate de prendre le
contrôle de l'ordinateur de sa victime.
http://news.zdnet.fr/story/0,,t118-s2127140,00.html?nl=zdnews
2003 a montré encore une nette aggravation avec d'innombrables
nouvelles failles découvertes sur un rythme encore
accéléré et souvent exploitées par les pirates
avant d'être réparés), Symantec note une augmentation de
40% du nombre des attaques par rapport à 2002 et une explosion du nombre
des nouveaux virus spécifiques à Windows : de 308 nouveaux virus
sur le premier semestre 2001 on est passé à 445 sur les 6
premiers mois de 2002 et 994 nouveaux virus au premier semestre 2003 !
Une mention toute particulière pour
* W32/Mimail@mm (qui permet de prendre à distance le
contrôle des machines infectées
* Swen qui exploite une faille d'Internet explorer 5
* LovSan (ou Blaster) qui pénètre dans les PC
équipés de windows2000 sans même avoir recours à la
messagerie,
* Mimail.c, vole les mots de passe et identifiants d'Internet Explorer:
ce virus-ver, déguisé en un e-mail de photos de plage, s'installe
sur les PC dotés de systèmes Windows puis s'empare des mots de
passe et identifiants enregistrés par le navigateur de Microsoft
* Win32/SQLSlammer ou Sapphire qui a battu tous les
records de vitesse de propagation : l'infection doublait de taille toutes
les 8,5 secondes (contre toutes les 37 minutes pour "red Code") et au bout de 3
minutes il "scannait" 55 millions d'ordinateurs par seconde pour
détecter ceux qui étaient vulnérables. Il a
contaminé 300.000 serveurs (90minutes seulement après
l'introduction du ver sur Internet 130.000 machines étaient
touchée), bloqué 13.000 distributeurs de billets de banque et a
paralysé quasi totalement le trafic de la Corée du Sud.
Même Microsoft a été touché!
* et pour Sobig qui créé en plus dans l'ordinateur
contaminé un proxyserver ce qui lui permet de dérober vos carnets
d'adresse et de les revendre aux spammeurs : ce serait le premier "virus
commercial" connu
Heureusement ce "ver" n'était pas programmé pour endommager les
machines infectées
* septembre 2003 détection d'une faille des les
macrocommandes de Word, Excel, Access, Powerpoint, Work, Visio,
Publischer... "Macrobugs" critiques qui permettent de prendre les commandes
à distance de votre machine ZDNet, 4 septembre 2003
Le lancement du projet Palladium qui devrait voir le jour en 2004,
présenté comme conçu le renforcement de la
sécurité a soulevé de nombreuses réserves et
critiques dans la mesure ou l'utilisateur perd la maitrise de ses applications
et de ses données au profit de l'exploitant d'un serveur externe.
certains accusent Microsoft d'avoir développé cette technologie
essentiellement pour les besoins des éditeurs de musique et des studios
d'hollywood
Le succes des logiciels libres surtout au niveau de l'operating system (Linux)
ou des serveurs (Apache), plus encore que la gratuité est du à la
sécurité qu'ils apportent de par leur conception:
Windows a hérité du DOS (Disc Operating System) conçu pour
en 1981 pour des micro-ordinateurs de faible puissance non-connectés sur
Internet, donc sans grande préoccupation en matière de
sécurité. La volonté, louable au demeurant, d'assurer une
compatibilité ascendante à travers les développements de
la puissance des ordinateurs et leur connexion, a conduit à reproduire
les défauts congénitaux de ce système de
génération en génération pour aboutir aujourd'hui
à une "dentelle couverte de rustines (patch)", dont on comprend que
l'étanchéité aux virus et aux hackers soit
régulièrement prise en défaut et que les "plantages"
soient le lot quotidien des utilisateurs
A l'inverse Linux appartient "génétiquement" aux systèmes
UNIX, conçus pour de gros ordinateurs professionnels destinés
à fonctionner en réseau et donc pour lesquels la
sécurité a été, dès la conception, une
préoccupation majeure. Le développement considérable des
la puissance des "micro" ordinateurs (qui dépassent aujourd'hui de
très loin la puissance des très grosses machines de la fin des
années 70) a permis au début des années 90 de les faire
bénéficier avec LINUX de ce type d'architecture
intrinsèquement saine sur le plan de la sécurité et de la
stabilité
Scott Granneman, senior consultant à Bryan Consulting Inc
développe une analyse montrant que le problème des virus sous
Windows n'est pas dû à la popularité du système,
contrairement aux affirmations de Microsoft mais à ses vices de
conception : " To mess up a Linux box, you need to work at it; to mess up
your Windows box, you just need to work on it"
www.theregister.co.uk/content/56/33226.html
est-il aujourd'hui raisonnable de mettre des informations sensibles sur un serveur Windows?
"c'est aujourd'hui une faute professionnelle grave contre la
sécurité et la confidentialité que d'utiliser des produits
microsoft", Pierre Faure DSI de Dassault. Selon une enquête de
Forrester Research, début 2003 les trois quart des responsables de la
sécurité informatique des grands groupes doutent de la
sécurité des logiciels de Microsoft
Le CERTA (le "Computer Emergency Response Team" français),
rattaché à la Direction Centrale de la Sécurité des
Systèmes d'information (DCSSI) au sein du Secrétariat
Général de la Défense Nationale (SGDN) a
émis en particulier un bulletin d'alerte concernant un programme
dénommé "Error Reporting Tool'' (Outil de Rapport
d'Erreur) qui transmet, via internet, à Microsoft des informations de
déboggage et un vidage mémoire en cas d'erreur non
récupérable. Cette fonctionnalité est justifiée par
Microsoft comme permettant d'accélérer le cycle de correction
des problèmes. L'outil est installé par défaut avec
Windows XP, Office XP et Internet Explorer 6. Il fait partie des mises
à jour proposées pour Internet Explorer 5: Un vidage
mémoire peut contenir tout ou partie des documents ou des pages web
consultés. Cela implique potentiellement la divulgation de
données confidentielles, personnelles (explicites ou sur les
préférences de l'utilisateur).
www.certa.ssi.gouv.fr/site/CERTA-2001-ALE-014/index.html.2.html
Les logiciels libres sont ainsi considérés comme plus sûrs
: en 2003 selon IDC, le quart des serveurs installés sont basés
sur Linux
C'est la raison pour laquelle l'Etat Major de la marine
américaine à choisi LINUX pour son système de
commandement et la marine pour ses systèmes d'arme
embarqués (de même que Schlumberger, la poste
américaine, l'Oréal, Ikea,...)
. En 2003, pour le développement du projet "smart dust"
(micro-ordinateurs de la taille d'un grain de sable capable d'observer, de
travailler en réseau et de communiquer avec un aeronef) c'est l'option
"logiciel libre qui a été choisi: TinyOS
http://webs.cs.berkeley.edu/tos
Le Gartner Group recommande cette option à ses clients,
même aux PME (Industrie et Techniques novembre 1998)
Juillet 2001, après avoir été attaqué par le
ver Code Red, de type DDoS (Distributed Denial of Service) qui
profitait d'une faille de sécurité dans les serveurs
Microsoft le site de la Maison-Blanche tourne désormais sous
Gnu/Linux
http://www.whitehouse.gov
http://uptime.netcraft.com
...
De même les sites sensibles de l'armée et du
parlement Allemand envisagent d'écarter les logiciels
microsoft au profit des logiciels libres
En 2002 c'est 25 Etats qui préparent des lois favorisant l'usage
des Logiciels Libres dans les administrations: de Taïwan à la
Californie en passant par la Chine qui craint les "chevaux de Troie", le
Pérou (pour des question de coût), la Finlande, le Canada,...: 66
textes seraient en préparation
En 2003 L'État du Massachusetts a lui aussi décidé
www.zdnet.fr/actualites/business/0,39020715,39125646,00.htm
d'adopter les logiciels libres mais surtout les grands pays d'Asie (Chine,
Japon et Corée) se sont associés pour développer un
système d'exploitation libre et alternatif à Windows.
Parmi les principales raisons invoquées par le Japon, initiateur du
projet: les inquiétudes sur la sécurité de l'OS de
Microsoft.
www.zdnet.fr/actualites/technologie/0,39020809,39116408,00.htm
L'Union Européenne a élaboré un document de
recommandations sur la migration de Windows vers l'open source qui
contient notamment un catalogue très complet d'applications et compare
même les coûts, particulièrement dans le domaine du
réseau et de la bureautique (ce dernier est particulièrement
intéressant car c'est un domaine ingrat où l'activité open
source est encore peu connue)
http://europa.eu.int/ISPO/ida/export/files/en/1603.pdf et
http://europa.eu.int/ISPO/ida/jsps/index.jsp?fuseAction=showDocument&parent=
news&documentID=1647
Pour en savoir plus voir
www.smets.com et
www.freepatents.org/liberty
La Ville de Soisson a décidé, dans le cadre de sa
reconversion à miser sur les logiciels libre en créant "Soisson
Technopole" qui a fait de ceux-ci le moteur de son développement
www.soissons-technopole.org
De surcroit il est à l'évidence dangereux que tous les
systèmes informatique reposent sur un seul logiciel : en cas d'incident
grave c'est toute l'économie mondiale qui serait paralysée. Il
semble être une mesure basique de précaution que d'assurer un
minimum de "biodiversité" dans les systèmes d'exploitation
"Il est essentiel que la société devienne moins
dépendante d'un seul système d'exploitation si l'on veut que nos
infrastructures de réseau les plus stratégiquesne restent pas
sous la menace d'une simple et unique cyberattaque" (rapport Cyber-Security :
The Cost of Monopoly oct 2003
www.ccianet.org/papers/cyberinsecurity.pdf )
1.4.4.3 Aucun inconvénient identifié
C'est la raison pour laquelle la mutation vers les Intranet et extranet se fait aux USA à une vitesse fulgurante
En tout état de cause Internet a déclenché un gigantesque mouvement de fond. Jamais une technologie ne s'était répandue aussi rapidement au niveau mondial : pour atteindre 30 millions de personnes l'automobile a mis 40 ans, Internet 5 ans
Document aimablement fourni par Xavier Dalloz. Animation
ppt à
www.yolin.net/croissance.ppt
De plus en plus de personnes pensent aujourd'hui que cette technologie,
conjuguée à l'accès nomade, touche à la valeur de
paramètres aussi essentiels que l'espace et le temps, et qu'elle modifie
les relations de pouvoir dans les organisations et réduit les pouvoirs
des Etats,
"j'estime pour ma part ,que la révolution de l'imprimerie, dite de Gutenberg, n'a rien été au regard de celle qui s'annonce, des techniques de l'information ...en sidérurgie comme dans n'importe quel autre secteur" Francis Mer, président d'Usinor
de ce
fait elles considèrent qu'elle va déclencher un nouveau cycle
économique, social et politique
loin d'être un outil déshumanisant renvoyant à un face
à face entre l'homme et la machine c'est un outil de communication qui
permet en se déchargeant des taches mécaniques et en
s'affranchissant des distances, de se concentrer sur l'essentiel:
l'écoute de l'autre, la créativité et la dimension humaine
de la relation
Qui peut raisonnablement prendre le risque de l'ignorer ?
Encore faut-il voir en quoi précisément chacun est
concerné
2.1.1 L'information représente une part fortement croissante de la valeur ajoutée
De plus
en plus fréquemment, le contenu informationnel dans un produit
dépasse, en valeur, son contenu en énergie, en matière
première et en heures de travail manufacturier.
Nous entendons par coûts informationnels :
de plus la compétitivité d'une entreprise, liée
à la pertinence de ses décisions, dépend largement de la
qualité des informations dont elle dispose et de sa capacité
à les capitaliser et à les traiter.
· coûts de conception : R&D, bureau d'étude, mise
au point, élaboration des programmes de CFAO qui piloteront les machines
de production (MOCN), suivi dans la pharmacie des tests sur des milliers de
patients
· protection juridique, veille technologique
· coûts de fabrication de la partie immatérielle :
élaboration des modes d'emploi, de la documentation technique et,
écriture des logiciels nécessaires pour le produit,....
· coûts du suivi qualité
· coûts de transmission de l'information (Telecom)
· coûts de traitement de l'information (informatique)
· coûts immatériels au niveau de l'atelier de
production, bureau des méthodes, organisation des processus de
production, cercles de qualité, programmation des machines-outils
à commandes numériques, choix techniques réalisés
par les opérateurs (définition des paramètres d'usinage,
choix des matériaux ...)
· recherche de sous-traitants ou de partenaires
· coûts de gestion :procédures administratives
relatives au paiement des taxes, aux demandes d'autorisations ou aux
questionnaires statistiques, comptabilité, facturation,...
· communication, relations publiques
· coûts de commercialisation : publicité, conseil au
client, catalogue, formation des clients, négociation du
prix et des clauses du contrat, recherche de nouveaux distributeurs, de
nouveaux clients, de nouveaux marchés
· coûts de gestion du personnel : recrutement, paye,
formation des agents
· coûts liés à la logistique : gestion et
organisation du transport et du stockage, ,....
· coûts des services financiers : négociation,
optimisations, gestion de trésorerie
· coûts des achats, recherche de fournisseurs, du lancement
des appels d'offre, gestion des approvisionnements
· coût de la conduite de projets ou de chantiers.
· coûts du service après vente : maintenance,
upgrading7(*), contentieux,....
· ....sans oublier le coût des informations que l'on achète
: brevets, licences, accès à des banques de
données,.....
"aujourd'hui Boeing, c'est 80% "d'infomanagement" et 20% de
processus physiques"
le CIO de Boeing, mission Acsel à Chicago mai 2002
Elle dépend également de sa réactivité et donc de la performance de son "système nerveux".
Tous ces processus touchant l'information, sa production, sa consommation, son échange, son traitement ou sa capitalisation sont susceptibles d'être concernés par les technologies de l'Internet.
2.1.2 Internet écrase le temps en passant d'un processus discontinu à un processus continu
C'est là une des principale modification qu'Internet apporte au fonctionnement de l'économie (et donc à terme à sa structuration) et pourtant peu la perçoivent dans toutes ses conséquences
2.1.2.1 aujourd'hui des étapes de production effectuées les unes après les autres
Prenons
l'exemple d'un fabricant de meubles :
· le commerçant envoie un ordre de fabrication à l'usine
(le meuble commandé ou un réassort pour son stock), voire
même à un grossiste qui lui-même s'adresse au producteur
· le fabriquant transmets les instructions de fabrication à
l'atelier
· le bureau d'étude et le bureau des méthode programment
les machines et ordonnancent la production
· pour certains éléments le fabriquant passe
également commande à ses fournisseurs et sous-traitants
· ceux-ci après production des pièces nécessaires
livrent l'usine qui procède au montage et au contrôle
qualité
· il est alors fait appel à un transporteur qui assure la
livraison de la marchandise
· il en va de même pour les factures et les paiements qui suivent
un processus identique: opérations après opérations avec
la lenteur, les couts et les risques d'erreur liés à la resaisie
des chiffres
2.1.2.2 Vers un processus continu: délais écrasés, stocks supprimés, une personnalisation de masse : les technologies de l'Internet fournissent le système nerveux de l'entreprise
Une des
mutations majeures entrainée par l'Internet est la remise en cause
radicale de ces process de conception, de production et de vente :
Jusqu'alors, dans l'économie traditionnelle, chacune des
opérations (prise de commande, approvisionnement, production, appel
à des sous-traitants, livraison,...) était initiée et
lancée l'une après l'autre: on était dans un processus
économique "séquentiel"
Ce que permet l'Internet, en interconnectant l'ensemble des acteurs de la
chaîne, c'est de lancer l'ensemble de ces opérations
simultanément. On passe ainsi à un processus "continu"
avec comme principale conséquence un écrasement radical des
délais
C'est cette mutation qui permet (nous le verrons moins) de produire des objet
"sur mesure" pour chaque client, avec des prix d'une production de masse, des
délais de livraison inférieure ceux de l'économie
traditionnelle tout en évitant d'avoir à financer des stocks
De même pour la conception de produits (comme une automobile, un
avion, un moule, une maison,...) Internet permet d'interconnecter les bureaux
d'étude de toutes les entreprises concernées qui peuvent apporter
chacune leur savoir faire. Celle-ci travaillent sur une "maquette
numérique" partagée (c'est "l"ingénierie concourrante" ou
"coingénierie") ce qui permet de réduire considérablement
les délais et les couts de conception,
voir page 215
Dans une économie qui exige des renouvellements de plus en plus
fréquents des produits, la "productivité" des bureaux
d'étude devient un facteur essentiel de compétitivité
" si de 1997 à 2001, neuf « évènements produits
» (lancement de nouveaux véhicules ou restyling profond) ont
eu lieu pour le Groupe, la période 2002-2004 devrait voir 25 «
évènements produits » se dérouler, ce qui constitue
une augmentation drastique"Annick Gentes-Kruch, Directeur e-business de
PSA, net2003 avril 2003 www.afnet.fr
Dans la nouvelle organisation qui se dessine, l'ensemble des opérateurs
est interconnecté grâce à l'Internet, véritable
système nerveux qui les relie entre eux (on appelle cela un
"extranet"
voir page 208),
Demain notre client trouvera chez lui ou chez son marchand, comme
déjà aujourd'hui chez les "Meubles Grange"
page 51 ou chez Buronomic
www.buronomic.fr, un
outil de simulation et de visualisation lui permettant de
"créer" sa bibliothèque en fonction de ses gouts, de ses
contraintes de place et de son budget (mensurations, tiroirs, partie
vitrée, accessoires,...): lorsque son choix sera fait son "clic" de
commande n'envoie pas une simple "information" mais une "instruction"
qui traverse sans délai l'ensemble des maillons de la chaîne de
production-livraison-paiement sans aucune resaisie
Lorsque que le client lance sa commande, celle-ci "'irrigue", d'un clic, sans
aucun délais, chacun des acteurs avec les instructions qui le concerne :
il lance directement l'ensemble des processus de fabrication, de facturation et
de paiement: Ce qu'il envoie alors sur l'Internet, ce n'est pas seulement des
informations, mais des instructions exécutoires.
Sans aucune resaisie intermédiaire, les mensurations qu'il aura choisies
iront directement commander la machine à commande numérique qui
usinera les panneaux dans l'usine, initiera les commandes de serrurerie,
lancera la production chez les sous-traitants concernés, organisera la
logistique pour la livraison, transmettra les ordres de paiement relatifs
à chacune de ces opérations, entrainera la passation de
l'ensemble des opérations comptables...
La valeur ajoutée des différents opérateurs change alors
profondément de nature. Elle se situera en particulier dans la
définition préalable de l'ensemble des process: ceux-ci devront
faire l'objet d'une programmation afin de pouvoir être
déclenchés automatiquement par les choix du client (programmation
de la machine-outil, ordonnancement de la production, processus comptable,
organisation de la logistique,...)
L'action des acteurs se situe dorénavant au niveau de la conception,
de l'amélioration permanente et du contrôle de ce process
(notamment de la gestion des anomalies qui permet d'en améliorer
l'efficacité) et non plus de son exécution qui est
automatisée
On comprend ainsi comment cette nouvelle organisation, permise par les
technologies de l'Internet, peut écraser les délais et
éviter d'avoir à constituer les stocks de produits aujourd'hui
nécessaires pour être en mesure de répondre dans des
délais courts au client (et cela avec des produits qui correspondent
seulement "à peu près" à ses besoins)
Animation ppt accessible à www.yolin.net/process.ppt
Mutatis
mutandis, avec une organisation industrielle infiniment plus complexe (
voir page 227) l'industrie automobile bascule
dans cette nouvelle organisation avec pour objectif de fournir aux clients
exactement la voiture qu'il désire (et non le modèle en stocks
qu'un "bon" garagiste arrivera à lui "fourguer" éventuellement
avec une remise). Renault estime
"Cela va nécessiter une adaptation de l'outil industriel et la
formation de 28000 personnes pour être capable de produire une voiture
avec un préavis de 5 jours ...internet va booster la diversité
des modèles ... jusqu'à présent nos voitures neuves
attendaient les clients qui devaient se rabattre sur les modèles
disponibles" (André Bodis, Renault aux Echos)
· de réduire à 15jours les délais entre la prise de
commandes et la livraison
· de diviser par 2 les stocks qui ne se bonifient pas toujours avec le
temps et nécessitent une considérable immobilisation
stérile de capital
François Hinfray déclarait aux Echos en juillet 2002 "40% des
clients d'automobiles en Europe font une recherche sur le Web avant d'acheter.
Internet nous a apporté 10.000 nouveaux clients que nous n'aurions
jamais eu sans cela sur les 6 premiers mois de 2002"
Délais d'appro: avec le "e-procurement"
voir page 190 et les Market Places
les gains sont estimés à 50%
voir page 233
Bien entendu, tout au long de cette chaîne, le produit et ses composants
seront très précisément localisés avec un suivi
qualité continu
En outre moins de stocks c'est aussi une moindre vulnérabilité
à l'évolution parfois brutale des prix : les mémoires DRAM
ont baissé de 80% en 2001, DELL qui n'a que 5h de stocks a
gagné 1,7Milliards de $ en accroissant ses parts de marché
là ou ses concurrents "buvaient la tasse"
Derrière cette digression d'apparence très
technique se cache une profonde révolution :
·
les délais et couts de conception drastiquement réduits
permettront un renouvellement plus rapide des produits
· les délais de production qui pour la plupart proviennent
des temps morts entre les étapes de fabrication ("mon acier passe son
temps à rouiller", avait coutume de dire Francis Mer alors Pdg
d'Usinor) sont réduits d'un ordre de grandeur, d'où
cette expression de "dog years" illustrant
l'accélération du temps d'un facteur 7. Cette
accélération amplifiée par l'impatience des clients qui
ont perdu l'habitude d'attendre "l'unité de temps n'est plus la
même nous devons répondre au client dans les 24h"
(Darty)
· ce processus continu ne nécessite plus de stocks ce qui permet
de produire les commandes une à une et donc de les personnaliser
"marketing one to one" voir
voir page 140
· le capital immobilisé : les stocks et les en-cours
représentent souvent des immobilisations financières du
même ordre que les outils de production, réduire ceux-ci permet de
limiter les besoins de capitaux de l'entreprise
· ce process qui ne nécessite pas d'interventions en cours de
fabrication permet une productivité voisine de la grande
série "mass customisation"
· la logistique se trouve dorénavant sur le chemin
critique: tous les autres processus étant considérablement
accélérés le client n'est pas prêt à attendre
notablement plus longtemps que lorsqu'il y avait des stocks: si l'Internet
devient le système nerveux de l'économie, la logistique devient
son système sanguin
· le changement de métier des commerciaux : avec des
vendeurs-conseillers et non des commerciaux chargés d'écouler les
stocks
· la disparition du métier de comptable, puisque la
comptabilité devient un sous produit de tout ce processus : ne reste
plus que l'audit de ce processus pour s'assurer qu'il traduit fidèlement
les opérations et la partie "artistique du métier", qui en
"calculant" les provisions, les dépréciations des stocks, la
valeur des contrats sur les années futures, les amortissements
exceptionnels et les revalorisations d'actifs permettent "d'ajuster les
bénéfices" et l'année 2002 a montré que ce pouvoir
d'appréciation pouvait porter rien moins que sur plusieurs dizaines de
milliards de dollars
· les évolutions que cela peut entrainer en matière
d'urbanisme: aujourd'hui les magasins sont immenses, plutot en
périphérie à cause des impératifs de stocks et de
parking. Demain ils pourraient être plus petits, réduits à
des boutiques d'exposition en centre ville (il sera encore longtemps
demandé par le client la possibilité d'évaluer la
qualité du meuble en le touchant)
· mais aussi une certaine vulnérabilité de ces
organisations qui doivent prendre en compte en permanence les
préoccupations de sécurité
A l'occasion de la fusion des systèmes d'Elf et de Total,
Philippe Chalon déclarait aux Echos :"Lorsque le réseau tombe
c'est notre trésorerie qui ne fonctionne plus, tout comme nos ERP, sans
parler des raffineries qui ne peuvent plus charger les camions de livraison,...
2.1.3 L'impératif du respect des standards, clé de l'ineropérabilité et donc de l'entreprise en réseau
Comme
nous l'avons vu, Internet (IP) c'est d'abord et avant tout un standard
voir page 27 qui permet
l'interconnexion entre toutes les applications qui le respecte, et donc un
fonctionnement en réseau impose un strict respect de ceux-ci,
"les restructurations d'entreprises sont appelées à se poursuivre
et les frictions inévitables dans tout système humain
contraindront les systèmes à changer sans cesse", la
réponse, selon John Hagel : "la modularité, la
déstructuration des organisations elles-mêmes en plus petites
organisations spécialisées, autonomes, reliées aux autres
par les "liens lâches" ("loose couples"), en pratique, de simples
interfaces standardisées. Loosely Coupled : A Term Worth
Understanding :
www.johnhagel.com/blog20021009.html Restructuring the Enterprise :
www.johnhagel.com/blog20020820.html
· qu'entre entreprises concourrant à un même projet
(fournisseur, partenairen client, sous-traitant..) : extranet
voir page 208
"Standards are a mean to create a common european e-Market including SMEs"
Piero de Sabata conférence eBSN, Bercy le 28/10/2003
www.telecom.gouv.fr/ebsn_paris2003/accueil.htm)
Les implications sur l'organisation de l'entreprise de cette logique de standards
Pour
toutes les applications nouvelles il est donc impératif de respecter
absolument tous les standards, c'est la condition même de
possibilité de décentraliser le développement des
applications auprès des responsables opérationnels en
étant certain que celles-ci pourront communiquer tant à
l'intérieur de la société qu'avec les partenaires actuels
... ou futurs
Dans les relations interentreprises, la capacité à
s'intégrer au système informatique de l'acheteur devient un
critère de choix déterminant (Gartner)
Procter&Gamble publie tous ses développements pour
qu 'ils deviennent des standards
Pour l'élaboration des Standards, les Market Place (UDDI
pour les catalogues, XML, Web-EDI,...) jouent un rôle essentiel.
l'XML et le Web-EDI s'imposent car, moins chers et plus souples
que l'EDI ils permettent d 'aller "further down the supply
chain" (LEAR). 100% XML (Boeing)
voir page 233
...sans oublier l'utilisation des standard dans les produits fabriqués
qui sont eux aussi de plus en plus communicants (Bluetooth pour
DaimlerChrysler, Audi, Saab, BMW, Peugeot par exemple)
Il est important de s'assurer en particulier qu'un fournisseur de logiciel ou
ASP respecte les standards pour ne pas être handicapé par sa
disparition (Yankee Group)
Enfin une filiale est mieux valorisée si son système informatique
répond aux standards car elle est plus facilement vendable...
2.1.3.1 Le problème de "l'héritage" (les legacy systems): les "services web" (Web services), l'EAI
Une des
difficultés tient bien évidemment au fait que les entreprises ont
développé depuis plus de 30 ans des programmes informatiques
(legacy systems) qui ne sont bien entendu pas conforme à ces standards
et qu'il n'est pas envisageable de mettre au rebut dans un délai
rapproché (le traitement du bug de l'an 2000 a montré que bien
des applications étaient encore en Cobol, écrits dans les
années 70 et dont les modes d'emploi étaient souvent inexistants)
C'est un des grands défis pour les grandes entreprises, tout à la
fois en interne pour faire communiquer leurs applications (notamment avec les
innombrables fusions intervenues depuis lors) que pour les relations
interentreprises (e-procurement, ingénierie simultanée,
extranets, places de marché,...)
Les techniques d'autrefois, l'EDI (Electronic Data Interchange) et la
fabrication de "passerelles" entre programmes, l'EAI traditionnelle (Enterprise
Integration Application) est hors de prix (il en faut une pour chaque couple de
programme ayant besoin d'échange), et doit être revue à
chaque évolution de l'un d'entre eux.
C'est pourquoi a émergé la technique des "connecteurs",
briques logicielles permettant de rendre toute entrée-sortie du
programme compatible aux standards. Cette technologie a été
curieusement nommée "Services Web" (Web services)
Ceux-ci ont représenté la plus grosse par des achats
informatiques en 2001 (40% à 60% des budgets) et la plus forte
croissance du marché (+63% en 2001)
Chez Quaker Oats c'est ainsi 200 systèmes incompatibles qui ont
du être connectés à un "core system"
Les services web font communiquer deux applications
hétérogènes grâce à la combinaison de
standards internet: le protocole Http (transport) et SOAP (un
dérivé d'XML).
Les Web services sont des logiciels assurant la communication entre deux
applications informatiques. Ils gèrent des interfaces pour les rendre
compatibles et communicantes, ce sont des outils
d'interopérabilité.
Ils utilisent XML pour rédiger des données
transportées par le protocole SOAP (Simple Object Access
Protocol): les «modules de traduction» SOAP servent d'interfaces
entre l'entreprise et ses partenaires, organisant le dialogue via Internet avec
d'autres services Web. Les services pertinent peuvent être
identifiés et joint grâce à UDDI (Universal
Description, Discovery and Integration), annuaire également au format
XML, répertoriant de façon homogène l'ensemble des
services accessibles sur Internet.
Les Web Services permettent le déploiement d'applications
distribuées et accessibles depuis n'importe quel type de terminal, PC,
téléphone Internet, PDA... ils sont des outils
d'intégration puissants entre applications distantes.
En permettant aux entreprises d'acheter uniquement la fonctionnalité
dont elles ont besoin au moment où elles en ont besoin, l'architecture
Web peut réduire de manière substantielle les investissements en
technologie d'information. En transférant la responsabilité de la
maintenance des systèmes à des fournisseurs extérieurs,
elle réduit les embauches de spécialistes ainsi que le risque
d'utiliser des technologies obsolètes
Pour des programmes récents, des logiciels comme GLUE (The Mind
Electric) ou CapeConnect (Cape Clear) automatisent ce process pour une somme de
l'ordre de 2000$
Cela permetde transformer les programmes en "jeu de lego"
réduisant de 30% le coût des projets (Whit Andrews, Gartner
Group)
"l'intégration de nos services entre un revendeur et notre plateforme
nécessite entre 3 jours et 8 jours. Le coût des échanges de
données-commandes, listes de prix, rapport de vente, etc- est nul, ce
qui est une fameuse différence avec l'EDI" Philippe Geleyn de
B2boost, place de marchéentre éditeurs et revendeurs de jeux
vidéo, les Echos 9/9/2002
Selon Forrester research ils devraient encore croitre de 84% en 2003 car, selon
le Yankee Group, cette technologie permet de diviser par deux les coûts
des projets d'intégration d'application inhérents à une
entreprise en réseau
2.1.4 centralisation ou décentralisation des pouvoirs dans l'entreprise?
les
outils de l'internet conduisent paradoxalement et simultanément tout
à la fois à un mouvement de centralisation et de
décentralisation
Les standards doivent être totalement centralisés: c'est la
condition même de ... la décentralisation des projets
Pour reprendre l'expression entendue de nombreuses fois lors de notre mission
dans le coeur industriel des USA au printemps 2002
« standards top down, developments bottom up »
http://www.yolin.net/Chic0426.zip
De même les Achats doivent être centralisés: c'est par leur
regroupement que l'entreprise peut les rationnaliser et avoir un volume
suffisant pour être en position de force pour négocier les prix
tout en veillant à ne pas mettre en difficulté un partenaire dont
il a besoin sur le long terme ... mais c'est ce qui permet de
décentraliser complètement les "appro" (ce qui explique en
particulier le développement fulgurant des "cartes d'achat" qui sont en
fait, non un simple bout de plastique, mais tout un système de gestion
décentralisée des appro)
«before we had purchasing people now we have people
purchasing» (Quaker Oats, mission Chicago, mai 2002)
La "nouvelle frontière" de la technologie : la
décentralisation Dans un marché malade, quelques
technologies font mieux que tirer leur épingle du jeu : Wi-Fi,
les web services, le "P to P", les weblogs. Leur point
commun, selon Kevin Marbach, analyste américain : elles
traduisent une tendance majeure vers la décentralisation. Les approches
centralisées (grands serveurs, distribution de contenus...)
échouent pour deux raisons de fond : elles passent mal à
l'échelle, et elles ne reflètent pas les usages réels.
http://news.com.com/2010-1071-963113.html
2.1.5 concentration géographique ou entreprise éclatée
Une
entreprise pour être efficace a besoin tout à la fois
En gommant les distances Internet permet d'apporter des éléments
de solution à ces exigences contradictoires
· et en même temps d'avoir une forte cohérence interne et
donc d'être "ramassée"
L'entreprise DEFI 12 à Rodez, bureau
d'étude qui conçoit des machines spéciales pour
l'industrie aeronautique emploie une trentaine de techniciens et
ingénieurs à Rodez. Elle travaille pour moitié pour
l'aéronautique et pour moitié dans l'automobile
Ï à l'inverse elle peut adopter une organisation
éclatée au plus prêt de ses clients (comme les
équipementiers automobiles : MC SYNCHRO par exemple doit fournir 1h
après la commande les pneux montés sur la ligne de montage) et
pour autant, grâce à un intranet assurer une forte
cohérence managériale
Dans le cadre de son programme de développement elle a
créé une filiale à Bucarest qui emploi une trentaine
d'ingénieurs: les deux équipes travaillent sur les mêmes
programmes et partagent donc les mêmes données grâce
à Internet et Bernard DALMON, son Pdg est frappé par
l'efficacité de la formule : " L'expérience que nous menons
en Roumanie est, à cet égard, extraordinaire, tant sur le plan
technique que sur le plan humain. Ce projet ne fut pas évident à
mettre en oeuvre, d'autant plus que dès le départ il nous a
été demandé de nous rapprocher d'un de nos concurrents.
Cela dit, sur ce plan aussi, la réussite fut au rendez-vous, tant cette
collaboration forcée s'est avérée très
enrichissante".
2.1.6 une modification en profondeur des circuits commerciaux le "B to C to B"
Quand
Caterpillar offre à son client la possibilité de définir
sur son site l'engin dont il a besoin à partir d'un outil de CAO lui
permettant de choisir fonctions et modules et assurant la cohérence
d'ensemble, il se met en intermédiaire entre le client et le
concessionnaire... et c'est maintenant souvent le constructeur qui
amène le client au distributeur
Il en va de même quand DailerChrysler permet aux acheteurs
potentiels de "construire" sur l'écran la voiture de ses rêves, et
dans une moindre mesure pour tous les sites qui fournissent les informations
conduisant à la décision d'achat, notamment les outils de
simulation permettant d'étudier le financement de cet achat: aujourd'hui
seuls 45% des clients s'adressent directement aux dealers: 55% prennent
leur décision via Internet dont 86% via des «neutral third
parties» (DaimlerChrysler, Mission Acsel à Chicago,
mai 2002,
http://www.yolin.net/Chic0426.zip)
"Si cette démarche ne conduit pas à des achats en ligne, les
constructeurs deviennent des intermédiaires systématiques entre
le client final et le concessionnaire" PriceWaterHouseCooper dec 01. On
pourrait cela appeler le "B to C to B"
Certes les grandes entreprises affichent leur soucis de ne pas tuer leurs
distributeurs en les court-circuitant mais
...elles créent un type de relation très différent de la
situation qui prévaut aujourd'hui
· En leur mettant leur capacité d'organisation à leur
service : DaimlerChrysler aggrège les commandes de ses
dealers pour passer des marchés groupés (économies 15
à 20% pour 50% des dealers)
· En aidant les distributeurs actuels et en favorisant la création
de nouveaux (fourniture d'études de marché, d'outils de gestion
et de sites web de commerce électroniques connectable a leur
système de SCM (United Stationers)
Ceci reste vrai même si, comme c'est souvent le cas (voir l'exemple des
Meubles Grange), l'outil de CAO et de simulation financière est
localisé chez le distributeur
Il s'agit là d'une mutation qui permet au fabricant d'avoir un contact
direct avec son client final, le concessionnaire étant recentré
sur un rôle de "centre de service"
A l'inverse, Internet a aussi favorisé l'émergence de sites
comparatifs comme Autobytel, permettant au client de faire des comparaisons
entre modèles de fabricants différents et mettant le pouvoir chez
les consommateurs et les infomédiaires
voir page 166
2.1.7 Une industrie moins gourmande en capitaux: réduction des stocks et "fabless company" ... et stratégie du lombric
2.1.7.1 réduction des stocks par une production pilotée par la demande
le
travail en flux tendu, sans stocks permet de limiter les besoins en capitaux
nécessaires pour faire tourner l'entreprise et ceci dans des proportions
significatives (les capitaux immobilisés pour les stocks et les en-cours
sont souvent du même ordre que pour l'outil de production lui-même)
:
Bill Crist, le patron du fonds de pension Calpers, un
des principaux investisseurs mondiaux (il gère 200Milliards de $)
considère que c'est là le principal potentiel de gain en terme
d'immobilisation comme de réactivité pour les entreprises
La division "moteurs d'avion" de General Electric (CA de 9 milliards de
$) s'est engagée sur une économie de 100M$ en 2002
Caterpillar travaille en « build to order » ce qui
lui a permis une réduction drastique des stocks de produits finis (80%)
et de 10% sur les « en cours »
TowerAutomotive indique une réduction de 50% en 3 ans
Quaker Oats affiche une réduction de 15% et DaimlerChryler
après une réorganisation radicale de 33%
Covisint, place de marché des constructeurs automobile,
revendique entre 20 et 80% d 'accroissement du taux de rotation des stocks
Desamais (Avermes), grossiste en quincaillerie, 25.000
références, 5000 clients, a doublé son CA en trois ans et
rachète régulièrement chaque année plusieurs
concurrents.
Ses zones de stockage sont équipées en WiFi depuis
1999, ce qui permet un suivi en temps réel de tous les
mouvements, Ses commerciaux sont dotés depuis 1999 de tablet-PC :
une connexion journalière nomade leur permet de lancer la livraison des
commande et leur fournit chaque jour l'état des marchandises
effectivement disponibles. Cet outil leur permet aussi de conseiller les
droguerie selon l'historique de leur consommation pour les promotions et les
plans d'assortiment
L'entreprise considère que c'est la rigueur avec laquelle elle
gère ses stocks qui lui a permis de devenir leader sur son marché
Malheureusement ses clients droguistes utilisent encore peu l'internet ce qui
ne permet pas la prise de commande directe
2.1.7.2 les atouts de l'entreprise sans usine : flexibilité, économie de capitaux
Une
autre approche pour réduire les besoins en Fonds Propres que permettent
les technologies de l'internet c'est la Fabless Company : Il s'agit
d'une tendance lourde qui touche les principales entreprises (automobile,
aéronautique, transport, equipements électronique)
En effet celles-ci se recentrent sur la partie qui dégage le maximum de
valeur ajoutée : la conception et le marketing en s'appuyant sur
fournisseurs et sous-traitants. Internet permet cette évolution en
accroissant l'efficacité des relations interentreprise (tant pour la
conception que pour la fabrication, la logistique, la distribution et le SAV)
Deux avantages
en juin 2003 Serge Tchuruk déclarait aux Echos que le
pourcentage de cols bleus chez Alcatel était tombé
à 10% des effectifs. Fin 2003 Alcatel comptait 16 sites industriels
contre 33 en 2001
· ... qui permet de prendre plus de risques en terme d'innovation
: en effet en cas d'échec d'un produit l'impact sur les finances de
l'entreprise est beaucoup plus limitée grace à sa capacité
d'adaptation rapide
· une limitation des besoins en capitaux, ce qui permet de
concentrer ceux-ci sur le développement de nouveaux produits
Fin 2003 3Com
www.zdnet.fr/actualites/business/0,39020715,39122706,00.htm
ferme son usine de Dublin pour externaliser sa production (1000 emplois) et
STMicroelectronics prévoit de fermer son Usine de Rennes pour
délocaliser ses fabrications en Asie
Medion, 3 G de CA, 100M de bénéfice en 2003, champion
allemand des ordinateurs "discount", développe les concepts de produit,
teste leur acceptation par les clients, conçoit design et packaging mais
sous-traite la fabrication, la logistique et le SAV. "l'ordre de fabrication
n'est donné qu'une fois signé le contrat avec le client" (nouvel
économiste nov03)
Contrairement à ce que l'on pourrait craindre cela ne se traduit pas
obligatoirement par une incertitude plus grande pour les sous-traitants :
en effet cette organisation permet de dissocier les fluctuations du plan de
charge dues à la conjoncture et celles dues à la réussite
d'un nouveau produit
Aujourd'hui au niveau de la production d'une entreprise, les fluctuations sont
dues, de façon cumulée, à la conjoncture
générale et à la réussite du nouveau modèle
développé.
Dans le cas d'une fabless company les sous-traitants travaillent pour toutes
les entreprises d'un même secteur (tous les équipementiers
téléphoniques, mais aussi les fabricants de micro-ordinateurs, de
consoles de jeu, imprimantes, décodeurs numériques, de routeurs
internet et bien d'autres encore)
Ces soustraitants (comme par exemple Solectron (US)
www.solectron.com ,
Flextronic (Singapour)
www.flextronic.com
Celestica (Canada)
www.celestica.com ) sont
maintenant souvent de gigantesques entreprises multinationales en 2000
Solectron comptait 120.000 salariés
2.1.7.3 mais une évolution qui conduit à la stratégie du lombric
Un
effet pernicieux dont il convient toutefois de prendre conscience, la
stratégie du lombric qui entraine le transfert des emplois vers les
pays à "bas salaires".
Quand une entreprise décide "d'outsourcer" ses productions elle
cède au sous-traitant ses usines avec le personnel concerné
(Belfort, Longuenesse, Laval, Pont de buis, Douarnenez,
Déville-lès-Rouen,...):
* en haut de cycle, (période d'extension), le sous-traitant fait
tourner ses usines européennes mais localise ses nouvelles usines dans
les pays à haute technicité et bas salaire (Inde, Chine,...)
* et en bas de cycle (période de contraction) elle ferme
ses usines dans les pays qui pratiquent de hauts salaires sans gand avantage
compensatoire de technicité : Solectron a par exemple supprimé
52.000 postes entre 2001 et 2003 et fermé 3 usines sur 4 en France
au bout d'un cycle complet "d'extension contraction" on constate que tel le lombric l'entreprise s'est déplacée vers l'est
2.1.8 le "projet" comme structure forte de l'économie au détriment de l'entreprise avec sa hiérarchie
Comme
nous l'avons vu l'Internet conduit à des évolutions très
fortes dans l'organisation des entreprises tant au niveau individuel que
collectif car il permet de réaliser des objectifs poursuivi depuis
longtemps mais qui n'étaient pas réalisables jusque là :
meilleure écoute du client, travail sans stocks en flux tendu,
hiérarchies plates permettant une grande réactivité,
flexibilité dans l'organisation et l'outil de production,
accélération du renouvellement des produits, entreprise en
réseau ou chacun se recentre sur son coeur de métier,....
Ces mutations profondes entrainent un renouvellement
accéléré du tissu économique: la durée de
vie moyenne d'une entreprise en tant que personnalité morale
était déjà tombée aux USA de 13 ans au début
des années 1990 à 4 ans en 1999 par suite de fusions, rachats,
démantèlement, fermeture (William Daley, Secrétaire
américain au commerce)... sans doute a-t-elle encore baissé
depuis (celle des Pdg est passé sur cette période de 6 ans
à 16 mois),
Tout ceci conduit l'ensemble de l'économie à une organisation
bien connue dans le monde du BTP : une organisation en projet.
Celle-ci devient la structure forte de l'économie au
détriment de l'entreprise avec sa hiérarchie
C'est autour d'un avion ou d'une voiture, d'un char ou d'un navire, comme c'est
le cas aujourd'hui pour la construction d'un aéroport dans un pays
lointain, que s'organise temporairement des centaines d'entreprises pour la
conception, la réalisation et le service après-vente.
Les entreprises en question qui coopèrent sur un projet peuvent
être en concurrence sur un autre: un nouveau vocable a d'ailleurs
émergé pour décrire cette situation : la
"coopétition"
Les règles de sécurité et de confidentialité sont
alors définies et organisées autour du projet et non plus de
l'entreprise (règles d'identification et de gestion des droits
d'accès à travers tout le réseau d'entreprise (single sign
on), firewall,...)
voir page 208
Culturellement on peut dire que la nouvelle organisation de l'économie se batit sur une culture nomade (on s'allie pour une expédition) que sur une culture sédentaire (on s'organise pour défendre et accroitre son territoire), ceci pénalise clairement les pays latins par rapport aux anglo-saxons
DaimlerChrysler se présente comme «a fully
Networked Company across it's entire value chain» : 100% des dealers sont
aujourd'hui connectés, 100% des sous-traitants de premier niveau (tier1)
et de second niveau (tier2), 61% des employés disposent d'un
accès internet. dans la prochaine étape « fast
car » il y aura transparence totale à travers toutes les
entreprises concourrant à la conception
Boeing pour sa part affiche comme credo «through design, build and
support. Instant access to info by anyone in the global enterprise, anywhere in
the world at anytime», notons qu'il a par exemple une équipe de
1000 designers à moscou qui travaillent en totale symbiose avec leurs
homologues de Seattle sur les mêmes projets
TowerAutomotive déclare quant à lui: "avec le «single
sign on» on ne perçoit plus les frontières entre
entreprises" à l'unisson de Caterpillar «open book with more
and more suppliers» ou de Lear : «everything done through the
screen (auction desk, collaborative engineering), firewalls are no more built
around companies but around projects»
«companies no longer compete with other companies but Supply Chain to Supply Chain» (Boeing)
le futur 7E7 (dreamliner) de boeing devrait ainsi être assemblé en à peine 3 jours par 800 à 1200 personnes en direct à comparer aux 12 à 25 jours actuels qui mobilisent 5 à 10.000 personnes (les Echos 16 juin 2003)
2.1.8.1 le programme "e-pme" : l'industrie aéronautique et spatiale dans un premier temps
Pour
faire face à ce défi a été lancé en avril
2003 le programme e-pme sous l'impulsion conjointe des donneurs d'ordre
aéronautiques (Dassault, Thalès, Snecma,...), des
Régions (Collectivités locales, Drire, CCI, Chambres
syndicales, réseau R@cine, ...)qui veulent accompagner leurs PME dans
cette difficile mutation vitale pour elles et sur l'initiative de
l'AFNET (Association Française des utilisateurs du Net
www.afnet.fr animée par
Pierre Faure, Directeur e-business de Dassault-aviation) qui a servi de
catalyseur et d'animateur national au lancement de cette opération
Cette opération a repris et amplifié l'opération
ADER
www.afnet.fr/epme/epme2003/5_epme2003_ADER.ppt :
Lancée en 2000 en Midi Pyrénées, financée par
l'Etat et la région, avec la Drire (Stéphane Molinier)
comme cheville ouvrière cheville ouvrière et le concours de
l'Adepa et de l'UIMM, Ader a concerné 338 entreprises dont
136 ont bénéficié d'un diagnostic et 298 ont obtenu un
concours financier (5,8M). Ces entreprises ont pu échanger leur
expérience au sein d'ateliers et cette opération a
généré 6 regroupements. Un important
référentiel pour l'ingénierie collaborative a en outre
été élaboré
L'UIMM de son côté (Dominique de Calan) est
prête à mobiliser son potentiel de formation pour accompagner
l'opération notamment avec ses IFTI (Ilots de Formations
Technologiques Individualisées et ses moyens en terme de e-learning
"Sup@irworld,
www.afnet.fr/epme/epme2003/4_supairworld_20030904.zip le
système électronique d'Airbus couvrant l'ensemble du
processus d'achat et d'approvisionnement, en temps réel sera
bientôt le canal unique pour travailler avec nos fournisseurs, et
ceci concernera tant les 800 à 1000 fournisseurs de produits
"avionables" (75% des achats, plate-forme "sourcing") que les 9000 fournisseurs
de matériels ou services "non avionables" (25%, plate-forme "buyside").
Pour la plate-forme "sourcing" Il s'agit de mettre en place un
environnement collaboratif permettant d'optimiser les méthodes de
travail : en particulier l'affichage des prévisions à 18 mois
doit permettre de mieux lisser les plans de charge et l'outil doit permettre de
prendre en compte le plus en amont possible toutes les difficultés qui
peuvent apparaître dans l'exécution d'une commande,
expédition, tracking durant le transport, réception sont visibles
en temps rééel sur le site (les enchères inversées
existent mais ce n'est pas le processus majeur) : objectifs :
efficacité, flexibilité, rapidité, réduction des
couts administratifs et des risques d'erreur (gestion par exception, seules les
anomalies sont traitées manuellement), traçabilité,
réduction des stocks, réduction des couts globaux,
standardisation des processus (ce seront les même à Toulouse et
Hambourg), 100% des appels d'offre se feront sur la plateforme
"sourcing" (produits avionables) : l'investissement est nul pour les
fournisseurs, airbus met à leur disposition gratuitement les logiciels
nécessaires et assure leur formation en 4 langues
Fin 2003 60 fournisseurs travaillent selon ce process, objectif 2006 :
800
Pour les produits "non avionables" la plate-forme "buy side"
regroupera les catalogues au niveau du groupe EADS pour accroître
la puissance d'achat et assurer une rationalisation au niveau "groupe":
centralisation des achats, décentralisation des appro avec des
délais drastiquement réduits (jusqu'à moins de 24h entre
commande et livraison), "acheter mieux, moins cher en maîtrisant le
budget du programme". La plate-forme est opérationnelle depuis juin 2003
en Allemagne et septembre 2003 en France, fin 2003 : 1000 fournisseurs
enregistrés, 100 acheteurs et 500 utilisateurs hors achat. Elle compte
aujourd'hui 14 catalogues (objectif 500) avec 11.500 articles et 1000
utilisateurs formés (objectif : 5000)
Jean-Marc Thomas, directeur de l'usine de Toulouse et Mathias
Gramola, directeur des Achats Airbus lors du séminaire
interrégional e-pme2003 du 4 sept 2003 tenu simultanément dans 15
régions
www.afnet.fr/afnet/portail/news/022_agenda/03_schedule
L'objectif au niveau national est
La non-standardisation actuelle,
· de mettre à disposition des PME des packs
sécurisés pour se connecter à Internet,
· de favoriser les échanges de bonnes pratiques
· et surtout d'élaborer un corps de standards tant pour les
données techniques que pour celles liées aux processus
d'acquisition et de mise à disposition (supply chain) : Les standards
e-business sont d'une nature particulière, "mi-Technologies de
l'information", "mi-management de l'entreprise" et contrairement aux
précédents qui étaient très techniques, ceux-ci
sont également fonctionnels
les entreprises qui respecteront ces standards deviendront "plug and
play" c'est à dire capables de travailler immédiatement
avec un nouveau partenaire en interconnectant son système informatique
sans délai et sans surcout
ð soit ces PME se limitent à un seul donneur d'ordre, ce qui
introduit une rigidité dans l'économie du secteur, entrave
à la concurrence et ne facilite pas la "fertilisation croisée"
Au niveau régional il est, en associant tous les partenaires
régionaux, d'aider les PME à prendre conscience à temps
des évolutions en cours et à les aider (prédiagnostics,
formation, actions collectives, accompagnement dans leurs évolutions
technologiques comme le référencement sur une place de
marché, stratégiques ou commerciales,...) à faire de ce
défi une opportunité de croissance et non un risque d'exclusion
du marché
"Je souhaite néanmoins adresser un message aux grands donneurs
d'ordres : accompagnez nous, et ne vous contentez pas de venir nous
installer un PC un matin en nous disant « maintenant, on travaille comme
ça ! ». L'on peut également souhaiter que l'anticipation
soit plus grande, précisément afin d'améliorer la
préparation du changement et afin de travailler de façon efficace
en engageant la collaboration très en amont" Aline DOYEN,
SOMEPIC Technologie (Picardie) net 2003
www.afnet.fr , avril 2003
"En l'absence d'une demande de client en amont, le coût de participation
à une place de marché est très élevé. La
mise en place de notre catalogue électronique sur la place de
marché à la demande de Snecma ne nous a rien coûté"
Pascal ORLANDO, Directeur général, ALDA Bureau net
2003
www.afnet.fr , avril 2003
Le programme analyse également les besoins en débit de connexion
pour les PME concernées pour permettre aux régions, avec leurs
nouvelles capacités d'intervention de prendre en compte ces besoins afin
de ne pas contraindre les entreprises à se regrouper dans les grandes
agglomérations pour pouvoir continuer à "être dans le coup"
"les PME ont trois stratégies possibles, attendre que tout soit en
place, se préparer ou anticiper pour en tirer un avantage
compétitif" Jean-Patrick Carrié, membre de l'équipe
programme e-pme
Bien entendu cette opération a vocation à s'étendre
voir en particulier le programme eBAT, développé par
l'UKCeB (UK Council for Electronic Business) en Grande Bretagne et sa
méthodologie d'auto diagnostics
www.ukceb.org.uk/1/41/17/e%2DBusiness+Asse.pm
ð soit par des surcoûts pour les PME, qui d'une façon ou
d'une autre pèsent sur la compétitivité de notre industrie
ð soit par un cloisonnement de la concurrence parce que la PME n'aura pas
eu les moyens de s'équiper pour travailler avec plusieurs donneurs
d'ordre et cette rigidification aura un impact sur les prix, sur un emploi
optimal des capacités et sur la fécondation intersectorielle en
matière d'innovation
· vers les autres pays européens car la plupart des
secteurs ci dessus sont dominés par des entreprises internationales
(EADS, Thalès,....) qui font appel à des sous-traitants
européens : c'est à la fois un risque et une opportunité
pour nos PME. De premiers contacts sont déjà pris avec les
organisations homologues britanniques, européennes et wallonnes et
d'autres sont en cours. Ceux-ci ont pour la plupart engagé des
programmes analogues et la conjonction des efforts (au niveau de
l'élaboration des standards comme les échanges
d'expérience sur les programmes de soutien aux PME) devrait être
particulièrement fructueux
"Dépassant le cadre de l'entreprise, des liaisons innervent
progressivement l'ensemble du tissu industriel en application du concept d'
«entreprise étendue».... Internet apporte à ce
système nerveux la capacité d'englober l'ensemble des PME, les
associant ainsi à un progrès déterminant qui doit
générer des gains substantiels de productivité et de
compétitivité... la pression de la concurrence ne nous permet pas
d'attendre" Henri Martre Président d'Honneur du GIFAS,
Président du Comité de Pilotage d'e-PME, ancien Pdg de
l'aérospatiale et ancien Délégué
Général à l'Armement
voir
www.afnet.fr/epme
2.1.9 L'Internet au service tant de la compétitivité que de l'expansion
2.1.9.1 Les technologies de l'Internet et la compétitivité : "faster, better, cheaper"
Internet, outil de transactions, permet de réduire les
coûts de télécommunications
(téléphone, fax, transmissions de données)
d'informatique (en échappant aux logiciels
"propriétaires").
Cisco, une des entreprises les plus engagées dans
Internet (CA sur Internet 7,9 milliards de dollars dès 1999)
considère qu'elle économise chaque année 70 millions de
dollars de téléphone.
Mais il permet également de gagner en flexibilité,
coûts de gestion, de stocks, de logistique en
coût des approvisionnements, de SAV, de financement.
Dell
www.Gigabuys.com qui
vendait 50M$ par jour dès 2000, arrive ainsi a faire tourner son stock
61 fois par an!, ce fut un atout majeur dans sa compétition avec Compaq
et HP
les mémoires DRAM ont baissé de 80% en 2001, DELL qui n 'a que 5h
de stocks a gagné 1,7Milliards de $ cette année là en
accroissant ses parts de marché là ou ses concurrents voyaient
plonger leurs résultats. Dès mi-2002 il reprenait la tête
du classement malgré la fusion de HP et Compaq
Heineken
www.heineken.com a fait
passer son délai de livraison aux US de 12 à 6 semaines
grâce à son extranet Hops (Heineken Operational Planning System)
qui le relie avec ses 400 distributeurs
Inditex-Zara, groupe textile espagnol qui pèse autant que les 3
plus gros Français cumulés doit largement son succès
à son extrême réactivité par rapport à la
mode et aux besoins du client : Internet lui apporte le "système
nerveux" nécessaire
Nos amis britannique avec le sens de la formule ont choisi comme slogan de leur
programme de développement du e-business "faster, better, cheaper"
Iseo (Saint-Rambert d'Albon)
www.iseo.fr, 30 personnes,
spécialisée dans l'aménagement personnalisé
d'autocars a remplacé l'envoi des traditionnels plans papiers à
ses sous-traitants par des fichiers CAO avec un module de visualisation
tridimentionnel via courrier électronique "Il nous fallait un
délai d'une semaine minimum pour présenter une
série d'avant-projets à un client. Deux jours suffisent
aujourd'hui grâce à cet outil",
"Le destinataire n'a même pas besoin de disposer d'une licence de ce
logiciel de CAO pour visualiser la pièce." Les fichiers envoyés
sont des exécutables et peuvent donc être ouverts sur n'importe
quel PC. Il est également possible d'importer ces fichiers dans un
logiciel de marque différente, grâce aux standards
d'échanges comme IGES, DXF ou SET.
Ces échanges de représentations tridimentionnelles facilitent le
dialogue et accélèrent les nombreux aller retour entre
l'entreprise, ses sous-traitants, les moulistes et le client final qui peuvent
ainsi plus rapidement (et avec moins de risques d'erreur) converger vers la
définition du produit à réaliser
"L'échange rapide du modèle 3D dynamique avec un sous-traitant
élimine toute erreur d'interprétation lorsqu'il doit
fabriquer tout ou partie d'un ensemble complexe"
C'est aussi un avantage pour la prospection: "Le client peut très
facilement naviguer autour et dans son futur véhicule, et peut zoomer
à tous moments pour visionner certains détails"
Iseo envisage aussi d'ouvrir un accès réservé à
ses sous-traitants, et ses clients constructeurs pour disposer en ligne d'une
bibliothèque de fichiers CAO leur permettant d'importer directement des
dessins de pièces et de sous-ensembles en 2D et 3D.
Iseo compte également proposer à ses clients la
possibilité de suivre, en temps réel, l'état d'avancement
de l'aménagement de leur véhicule, en particulier grâce
à des photos prises dans le hall de montage. Propos recueillis par
Daniel Chabbert Avril 2002 - Pôle Productique
Rhône-Alpes
2.1.9.2 Les technologies de l'Internet et le développement
L'ouverture sur le monde qu'offre le World Wide Web et ses outils de
publication et de navigation permettent d'accéder à des nouveaux
clients, de nouveaux marchés, à de nouveaux partenaires, à
de nouveaux collaborateurs, ou à de nouveaux fournisseurs.
Actiforge
www.laguiole-France.com
a réussi grâce à Internet à accéder au
marché américain qui représente maintenant la
majorité des clients de l'entreprise
2.1.10 Internet et la création d'entreprises
2.1.11 Faire une distinction entre PME et PMI n'apparaît pas pertinent
Il ne
serait donc sans doute pas judicieux de s'en tenir pour cette réflexion
à une définition trop restrictive de la PMI: le champ pertinent
ici semble être la PME, avec une attention toute particulière pour
celles qui sont directement ou indirectement confrontées à la
concurrence internationale (services à l'industrie, logistique, plate
formes commerciales, tourisme, industries culturelles, agroalimentaire,...)
De même il convient de souligner, comme le rappelle Christophe
Lambrecht que les TPE (Très Petites Entreprises) sont
particulièrement bien placées pour saisir ces opportunités
et bénéficient de mécanismes décisionnels
particulièrement bien adaptés à la
réactivité nécessaire dans ce domaine (et nous avons pu
constater au cours de cette mission, comme de nombreux exemples l'illustreront
plus loin de très remarquables réalisations de micro-entreprises)
Il convient néanmoins de distinguer différentes catégories
d'entreprises selon leur positionnement dans le champ de
l'information
nous
n'avons sans doute rien à leur apporter mais beaucoup à apprendre
d'elles
Quelques exemples :
Certains d'entre-eux (fabricants de cartes, de terminaux, ... ou de tapis de
souris comme NOVA Mouse Pad à Novalaise en Savoie (
www.novasmic.com ) sont
confrontées à des problèmes sensiblement identiques aux
PME travaillant dans des secteurs traditionnels: Il serait sans doute
instructif de voir comment elles exploitent l'atout que représente pour
elles l'immersion dans le contexte Internet (en particulier pour le
fonctionnement en réseau, "l'écoute" du client et l'organisation
de communautés virtuelles).
v fournisseurs d'accès internet
v consultants, formateurs, ...spécialisés dans
les NTIC
v producteurs de logiciels Internet : moteurs de recherche,
(Spirit, echo, lokace), logiciels de
sécurisation des transactions, d'intelligence économique,...
v juristes spécialisés (cabinets Bensoussan,
Itéanu,...)
v fabricants de matériels contribuant à Internet : carte
à puce (Gemplus à Géménos, près de
Marseille -
www.gemplus.fr ), modem
(Olitec à Nancy
www.olitec.com ),
boîtier pour téléphonie IP (Aplio à
Sarcelle:
www.aplio.com),..
Elles ont une vocation naturelle d'avant-garde et de
défricheurs.
Quelques
exemples :
Internet leur permet à la fois :
v les producteurs de banques de données : scientifiques,
cours de bourse,....
v les producteurs d'information : journaux, TV, réseaux de
mesure de la pollution, ...
v les producteurs audiovisuels : musique, vidéo,....
v les producteurs de services financiers : banque, assurance,
courtiers, experts comptables, agents de change,
v les producteurs de services de loisir : hôtel, tour
operator,....
v ceux dont le métier consiste à agir à distance :
télésurveillance, téléopérateur,
télémaintenance, ...
v les producteurs de services dématérialisables :
traduction, graphistes, ...
v et de multiples professions basées sur un échange
d'information et de conseils : avocats, conseils juridiques, conseils
financiers, mais aussi voyants, jeux de hasard,...
"le développement d'un nouveau produit nécessite la
coopération de nos filiales localisées dans 9 pays pour prendre
en compte cultures et sensibilités locales" Thierry Huynh
d'UBISoft
· la prospection des clients
· la gestion de production: gestion de projets entre producteurs
éventuellement dispersés aux 4 coins du globe
(télécoopération) :
Les entreprises de cette catégorie devraient donc être rapidement
des clients d'Internet (si ce n'est pas déjà le cas) même
sans mesures incitatives spécifiques
· la vente
· la livraison
· la facturation et l'encaissement
· le service après vente
3.2.1.1 Les producteurs de logiciels
Ils ont
bien naturellement été parmi les premiers à
développer ce que l'on appelle l'ESD (Electronic Software
Distribution) encore handicapé aujourd'hui par la faiblesse de la bande
passante qui oblige à pratiquer la distribution mixte (commande on-line
et envoi postaux)
Pour les logiciels des grands éditeurs, Beyond
www.software.net et
BuyDirect
www.beyond.com ont
été les précurseurs dès 1994 aux US. En France
Softgallery
www.softgallery.fr a
ouvert la marche en 1997
Pour les "shareware" produits par des particuliers ou de petites structures qui
ne pourraient pas utiliser les circuits de vente traditionnels, une floraison
de sites les proposent: Tucows
www.tucows.com le plus gros
répertoire de shareware a lancé eBarn
www.ebarn.com , mais voir
aussi Shareware.com
www.shareware.com,
Download.com
www.download.com, ShareIt
www.shareit.com, Kagi
www.kagi.com , RegSoft
www.regsoft.com.
Yaskifo
www.yaskifo.com fait de même
sur le marché français
Une idée intéressante pour pallier la déficience de nos
réseaux: est la distribution gratuite dans les magazines informatique de
logiciels "verrouillés" et la vente via internet des clés
permettant leur: c'est l'ELD Electronic Licence Distribution (que
pratique par exemple BitSource
www.bitsource.com)
3.2.1.2 La presse, les médias, les éditeurs de journaux et magazines (papier, radio ou TV)
A partir
de 2000 nous n'avons trouvé aucun organe de presse (journal, radio,
télévision) qui n'ait une activité Internet (ou tout du
moins un projet annoncé) et souvent les développements dans ce
domaine sont présentés comme le coeur de la stratégie
(Reuter, Pearson, Reed Elsevier, Thomson Corp,...) ....et une floraison de
nouveaux titres liés à la Net-économie sont apparus
En 2001 consulter un journal sur Internet commence à devenir un
réflexe courrant : le Site du Monde par exemple a reçu 3,2
millions de visites en juillet 2001, soit le double de l'année
précédente avec un nouveau doublement en 2002 : 7,98 millions de
connexions d'une durée moyenne de 10minutes (étude
Cybermétrie
www.mediametrie.fr) et
les Echos 3,1 millions
www.journaldunet.com/tops/top_cybermetrie.shtml
Reed Elsevier qui ne réalisait que 18M$ de CA sur
Internet a annoncé en 2000 sa décision d'y investir 1,2Millards
de dollars et le groupe Pearson 400M$. Thomson Corp a mis en
vente ses 54 titres de presse pour se recentrer sur le Net
Internet est en même temps un concurrent (en tant que média) et
une opportunité de développement pour une industrie de production
de rédactionnel. Concernant le premier point l'enquête
réalisée en 2000 par l'Association Mondiale des Journaux montre
que la Télé a plus souffert que la presse écrite : les
premiers au classement mondial du taux de pénétration de la
presse écrite (Norvège, Finlande, Suède) sont les
mêmes que pour Internet (la France occupe le 28ème
rang).
Dans un quotidien comme Les Echos l'expérience a même
montré que la principale source d'abonnement au journal papier
était ... le site lesechos.fr!
Dans les années 1998-1999 l'une comme l'autre ont fortement
profité de l'explosion des investissements publicitaires des entreprises
"Internet": le ralentissement de ce secteur provoque de significatives
difficulté pour les organes de presse qui avaient bati leur
stratégie trop fortement sur ce type de revenus
Le risque est cependant de croire qu'il serait possible d'utiliser Internet
sans repenser profondément le métier afin d'être en mesure
de répondre aux attentes des clients actuels (ou futurs) et des
annonceurs potentiels ainsi que de trouver le modèle économique
pertinent.
"Aujourd'hui la rubrique la plus visitée de TF1 est...la
caméra qui depuis le toit permet de voir la circulation
sur le boulevard périphérique!" déclarait en 1999 Louis
Rougier de Médiangle
www.mediangles.fr )
depuis les émissions de "tele-réalité" par exemple ont
mieux misé sur l'interactivité et la personnalisation avec de
nouveaux modèles économiques
Ils devront créer, à partir de leurs compétences (fonds
documentaires, capacité de synthèse, branchement sur
l'événement,...) des produits totalement nouveaux.
Cela a conduit certains, comme le Monde à filialiser
l'activité (Le Monde Interactif dirigé par Alain
Giraudo et animé par Michel Colonna d'Istria) pour les
protéger des pesanteurs culturelles de la maison mère et
permettre d'accueillir des partenaires au capital.
Les DNA, comme la plupart des titres de la PQR (Presse Quotidienne
Régionale), avaient déjà franchi le pas depuis longtemps
pour le minitel (SdV Plurimédia, ce qui explique peut-être
qu'ils furent les premiers de la PQR à se lancer en 1995)
Il serait par exemple tout à fait absurde de mettre simplement le
journal papier, tel quel, sur le Web (ce qui serait du "shovelware")
tout en facturant le prix d'un exemplaire sous prétexte que l'on perd
peut-être un lecteur
Les journaux américains l'ont bien compris en se regroupant pour
créer des concepts totalement nouveaux voir le site de la "newspaper
association of America"
www.naa.org
le Monde
www.lemonde.fr , 4
millions de pages vue par mois et Ouest-France
www.France-ouest.com
envisagent de suivre cette voie avec le projet ETEL mené par Christian
Philibert)
Cette approche permet en outre de constituer des fichiers de clients facilement
valorisables car l'éditeur connaît leurs préoccupations (et
nous verrons plus loin l'importance de tels fichiers dans l'économie du
Net ainsi que les problèmes déonthologiques que pose leur
commercialisation)
Net2One
www.net2one.fr
créé par Jérémie Berrebi fournit
gratuitement des revues de presse personnalisées en fonction de mots
clés. Riche de 70 000 utilisateurs, elle vend des profils aux annonceurs
qui peuvent ainsi mieux "cibler" les internautes
USA Today
www.usatoday.com
,après un premier essai non concluant de vente sur abonnement a
adopté la gratuité. Il est maintenant N°1 des sites de
presse sur Internet avec 135 personnes, en majorité journalistes
(seniors issus de l'édition papier et jeunes recrues), 1 million de
visiteur par jour et 7 millions de pages consultées et il gagne sa
vie. 33% de ses revenus proviennent des commissions sur les ventes
(10 à 50%) opérées par les marchands vers qui les lecteurs
ont été orientés par la pub du journal
560 journaux américains se sont regroupés pour
créer un site
www.adquest.com pour essayer
de reprendre la main face à des nouveaux venus comme
www.themonsterbooard.com
qui en ont fait une spécialité et non une annexe "vache
à lait" leur permettant d'être beaucoup plus compétitifs
pour le client
de même 8 grands groupes de presse (140 journaux) ont fondé
www.classifiedventures.com
qui a créé
www.cars.com,
www.apartments.com et
www.newhomenetwork.com
en Grande Bretagne 7 groupe de presse (560 titres, deux tiers des PA)
ont fondé
www.adhunter.co.uk
(400.000 véhicules, 60.000 emplois par semaine) : 1 million de pages vue
par mois 6 mois après son lancement en 1997
Notons l'initiative de Spir communication spécialisé dans
la presse gratuite (132 titres), et qui n'a pas de ce fait à craindre
une cannibalisation de son édition papier et qui avec
www.petites-annonces.fr
regroupe 200.000 petites annonces "la Sentinelle" vous offre la
possibilité d'être alerté par mail lorsqu'une annonce
concerne un centre d'intérêt que vous lui avez signalé.
Même démarche pour Comareg (le leader avec 165
publications, 15 millions d'exemplaires par semaine, distribués à
80% des foyers français 11 millions de PA)
www.bonjour.fr, filiale
d'Havas:
L'option de départ de ne pas apporter de valeur ajoutée
spécifique et de faire payer les consultations limitait les visites
(60.000 utilisateurs par mois). La décision prise mi-98 de passer
à la gratuité tout en enrichissant le site (multiplication par 10
du coût du site) par un riche contenu éditorial (conseil
techniques, actualité du secteur, informations locales, agendas,...) et
des services nouveaux (offres financières, bonnes affaires, voyages,
pages jaunes,...) a conduit a une explosion de la fréquentation (+30%
par mois dixit Marc Duteil directeur marketing)...sans pour autant
entamer l'offre payante du minitel (+15% sur 1 an)
Toutéla de Pierre Saliceti essaie de développer en
France le modèle de Classified (racheté par
Excite), profitant dit-il de l'absence de PA sur le web français
pour produire une base de petites annonces (insertions gratuites mais
vérifiées) distribuées par l'intermédiaire de
partenaires (portails, médias,...)
Pressed
www.pressed.com donne
accès (payant) à 8,5 millions d'articles de l'AFP et des journaux
de référence de la presse française publiés depuis
1983
Libé
www.liberation.com (4
millions de pages vue par mois dont 45% depuis l'étranger,
précurseur de la presse nationale avec un site ouvert dès mai
1995) fournit ainsi dans l'édition électronique un
véritable prolongement du journal papier
Les Echos (Philippe Jannet)
www.lesechos.com La
Tribune (Frédéric Filloux)
www.latribune.fr ou
Investir (Elisabeth Chamontin)
www.investir.fr ont su
créer des bases de données économiques qui deviennent des
outils de référence.
Aux Echos l'Intranet a été installé en même
temps que le web : il sert à récupérer l'information
(Bloomberg, AFP, Reuter,..), mais aussi à la production des articles par
les journalistes, à la validation par la rédaction et à la
mise en page.
Trois journalistes à temps plein, sur une équipe
limitée à 12 personnes grâce à une
automatisation poussée, assurent le "retraitement" pour le web en
ajoutant des liens vers des dossiers, des biographies ou d'autres sites: la
consigne est "d'ajouter de la profondeur
Une grande partie du site est gratuite mais l'accès à
l'ensemble des informations est payante, soit à la consultation
soit par abonnement (150 à 300/an)
Un service de presse pour Intranet se met en place cette année en
association avec les principaux journaux économiques mondiaux (Wall
Street, Frankfurter, Financial Times, El païs, Il Sole,..) et elle permet
une diffusion personnalisée en fonction du profil d'intérêt
de chacun avec une fonction d'alerte
Pourquoi pas à terme une fonction de courtage électronique?
Au niveau de la maison mère (le Groupe Pearson), ce n'est pas
moins d'une centaine de journalistes qui travaillent sur le "portail
économique global ft.com
La souplesse du web lui permet d'approvisionner l'information en continu
(news, cours de bourse,...), - sans aller toutefois, comme Europe 1
www.EuropInfos.com
jusqu'à "offrir de l'information à flux tendu disponible
même sur le GSM-SFR avec service d'alerte personnalisé"
(Edmond Zucchelli) - , et en même temps de pouvoir
immédiatement accéder aux archives de l'entreprise ou du dossier
concerné permettant ainsi une mise en perspective
Selon l'étude menée par l'école de journalisme de
l'Université Columbia 60 % des journaux US possédaient un site
web éditorial au début 99.
Pour des journaux locaux ce peut être l'occasion de toucher le
public de la "diaspora" (pour la presse quotidienne régionale
française voir
www.pqr.org )
Le télégramme de Brest a ainsi, sur sa version
WEB, 33 % de clients "expatriés"
www.Bretagne-online.tm.fr
De même pour les Dernières Nouvelles d'Alsace (Michel
Landaret)
www.dna.fr.: 24% du trafic
provient des USA, aucun abonnement n'a été perdu mais à
l'inverse 12% des lecteurs-internautes, des jeunes pour l'essentiel, trouvent
la version papier inintéressante. L'horoscope vient largement avant
l'international, mais 60% des visiteurs lisent l'édito contre 5% pour la
version papier.... Grâce à la pub, la seule ressource, le petit
équilibre, 0,6MF,est atteint
Les sites de la télévision nationale France2
www.france2.fr est
"consulté à 85% depuis l'étranger (Philippe Dumez)
et la télévision régionale : "France3
www.france3.fr permet de voir
les actualités en image de sa région sans y résider
(Serge Blin)
A l'inverse le Parisien
www.leparisien.fr qui
couvre une large métropole essaie d'approfondir les déclinaisons
plus locales
Internet a permis la naissance d'innombrables newsletter, souvent
gratuites dans tous les domaines susceptibles d'interesser les internautes
(sport, finances, informations générales, cinéma,...et
bien entendu Internet). Ces lettres sont souvent couplées à des
sites qui offrent des développements sur les thèmes
évoqués ainsi qu'un archivage des nouvelles déjà
publiées. Financées jusqu'alors par la publicité, elles
devront cependant pour la plupart s'orienter vers d'autres modèles
devant l'affaiblissement de cette mane
FTPresse
http://www.ftpress.com/
spin off du CNRS, créée par François Vadrot, a
maintenant lancé 8 publications(Internet, santé,
collectivités locales, ressources humaines, photo,...), elle a
levé 10 MF fin 2000. Elle est devenue payante en 2002
Des "lettres confidentielles" financées par abonnements et sans
publicité commencent à se lancer sur le web
Indigo Publication
www.indigo-net.com de
Maurice Botbol avec une information personnalisé payée
à l'article sélectionné. Les logiciels très
spécifiques à ces fonctionnalités a donné naissance
à une start-up créée avec 3 jeunes centraliens
Aldabra.com
Certains journaux spécialisés ont fait du web leur édition
principale
C'est le cas de l'éditeur de magazines informatique Le Journal du
Net
http://www.journaldunet.com
, 01Net
http://www.01net.com
et ZDNet
www.zdnet.com
(120salariés créé par Ziff-Davis filiale du japonais
SoftBank et leader mondial de l'information sur les NTIC et racheté en
2000 par CNet) avec près de 200 millions de pages vue par mois
début 1999 et pour autant "le web renforce l'édition papier"
dixit Julien Jacob. Ils proposent également
de la formation ZD University
et des jeux GameSpot
www.gamespot.com leader de
son secteur, 40 journalistes.
Notons chez nous l'Odyssée Interactive
www.jeuxvideo.com leader
francophone le l'information sur les jeux vidéo, créé en
1995 par des étudiants et installé à Aurillac dans le
Cantal : 3,5 million de pages consultée par mois début 1999 (le
site est hébergé aux USA pour des problèmes de coût
et de bande passante 45 Megaoctet/s), il devrait s'adjoindre une boutique en
1999
Ses challengers: Overgame
www.overgame.com et
Gamelog
www.gamelog.com
Enfin des Webzines (magazines édités uniquement sur le
Web) se sont spécialisés dans l'évènementiel
World Media Live, syndication mondiale de 23 journaux
créé dans le contexte de la guerre en Yougoslavie, dont la
branche française
www.worldmedia.fr est
extrêmement active et couvre tous les grands évènements
avec des sites spécifiques (tour de France, festival de Cannes,
défilé d'Yves Saint Laurent,...) pour un public essentiellement
américain
N'oublions pas non plus les radios maintenant que les débits et
les techniques de compression permettent la diffusion de sons de qualité
(Aujourd'hui 2.300 stations de radio émettent sur l'Internet)....et sans
doute bientôt la télévision à la demande sur
l'Internet, dès que la bande passante le permettra: là encore
gageons qu'il faudra "réinventer ce média" pour le rendre plus
interactif, le simple "pay per view" n'étant sans doute pas la formule
gagnante
Spinner.com
www.spinner.com diffuse 120
chaînes différentes...
Imagine Radio
www.imagineradio.com
offre à ses auditeurs la possibilité de choisir
les titres qu'ils veulent écouter et rend ainsi caduque le rôle du
directeur des programmes
Reste encore à régler les problèmes juridiques des droits
d'auteur des journalistes, problème qui paralyse aujourd'hui bien des
initiatives, ainsi que celui des coûts d'hébergement ou de lignes
spécialisées
Ils sont dans un rapport de 1 à 10 avec les Etats Unis d'après
le rapport 1999 de l'Aftel, et même jusqu'à 20 fois
supérieurs d'après Serge Blin de France3 qui
diffuse des images nécessitant des bandes passantes conséquentes)
qui inhibe bon nombre de développements
Une étude très fouillée de ce secteur, encore largement
d'actualité, a été réalisée par Pierre
Lemoine dans l'édition 1999 du rapport de l'Aftel
www.aftel.fr
Le problème majeur auquel sont confrontés les journaux est bien
entendu celui du modèle économique:
Dans la suite de ce rapport nous serons amenés à revenir sur tous
ces points mais d'ores et déjà d'après le GFII
(Groupement Français de l'Industrie de l'Information), le marché
de l'information électronique atteignait 22 Milliards de Francs
dès 1999 et la diffusion via Internet devait dépasser l'ensemble
des autres canaux d'ici 2002
· Vente par abonnement? A travers un service Kiosque?
Voir page 133
· Vente à des sites marchands qui ont besoin d'apporter un contenu
rédactionnel à leurs sites
voir page 164
· Vente à travers la "syndication de contenu"
voir page 168
· Vente de newsletter personnalisées à des entreprises pour
leurs intranets?
Reuter annonçait réaliser en 2000 un CA plus important sur
Internet qu'avec la presse traditionnelle
3.2.1.3 La formation: un marché plein de promesses, le "e-learning"
3.2.1.3.1 Un enjeu majeur tant pour les parents que pour les entreprises et pour le Pays
Avec
l'émergence de "l'économie du savoir" (knowledge-based Economy),
la matière grise est aujourd'hui la principale richesse d'un
pays. (22 milliards d'euros en 2000, en progression de 2% sur 1999)
Le e-learning concerne la formation à tous ses stades (formation
initiale comme la formation continue) et à tous les niveaux (depuis la
formation technique de base lusqu'à l'enseignement supérieur)
Les methodes pédagogiques vont depuis la mise en ligne des cours (quasi
gratuit) jusqu'à des pédagogies interactives reconçues
autour des potentialités de l'internet (30k de l'heure) en passant par
tous les stades intermédiaires, notamment pour les formations techniques
des video de démonstration
Le e-learning est aussi un atout compétitif majeur des
entreprises qui consacrent une soixantaine de Milliards de $ rien qu'aux
USA à la formation continue de leurs employés (émergence
du "knowledge management" depuis1998, création de nombreuse
"corporate universities") l'investissement des entreprises Françaises
est de l'ordre de 10G
Enfin pour des parents la formation inculquée à leurs
enfants constitue aujourd'hui la meilleure dot "you earn what you
learn" et s'accroit fortement d'année en année
La formation devient un enjeu essentiel: chaque jour les technologies
progressent, les métiers évoluent, l'organisation change, les
méthodes de management se transforment: les besoins augmentent tant pour
la formation initiale que pour la formation continue
3.2.1.3.2 Les atouts du e-learning : moins cher, plus efficace et s'adaptant mieux aux contraintes des "apprenants"
Les
budgets disponibles et surtout le temps qu'il est possible de dégager ne
sont pas extensibles à l'infini. c'est la raison pour laquelle les
outils construits sur l'Internet se développent (notamment en
Amérique du Nord). Ils offrent en effet de nombreux atouts:
Tout ceci conduit tout à la fois
University of Phoenix Online ( Apollo Group qui
possède l'Université de Phoenix, un campus à Londres et un
autre à Mexico), leader incontesté du e-learning privé
s'est introduite en bourse en sept 2000: malgré l'effondrement des
valeurs internet l'action a connu une croissance de 557% entre cette
date et l'été 2003! (ses marges bénéficiaires sont
supérieures à 30%)
Aujourd'hui elle accueille 13% des 500.000 étudiants à la
recherche d'un diplome sur le Net aux US, le tarif pour les "Undergraduates"
est un peu supérieur à 10.000$ et 12.500$ pour les masters
(d'après Sean Gallagher, Eduventures ). Avec 11 étudiants par
classe il amène 65% de ses étudiants au diplome
Howard Block, analyste à la Bank of America prévoit que la
moitié des étudiants faisant des études
supérieures feront d'une façon ou d'une autre appel au
e-learning pour obtenir leur diplome
Phoenix Online commence en outre à "attaquer" le marché
international depuis début 2003 avec une croissance de 500
élèves par mois: il va étendre ses enseignements à
d'autres langues : pour l'instant sont envisagé l'espagnol et le chinois
http://www.businessweek.com/magazine/content/03_25/b3838628.htm
Les universités les plus cotées s'assurent les services des
professeurs les plus renommés (prix Nobels par exemple) et deviennent
difficiles à concurrencer sur le marché mondial
Aujourd'hui il est possible pour 33.000$ de suivre un MBA à
Harvard (25.000$ en résidentiel, hors frais de déplacement
et de séjour)
Stanford Online fournit via Internet des cours à 2.500
étudiants dans le monde (Moscou, Berlin, Tokyo,...). Jean-Claude Latombe
Chairman du département informatique déclare aux Echos
"l'enseignement à distance risque d'affecter à terme
énormément les universités les moins cotées"
Le MIT a mis ses cours en ligne
http://ocw.mit.edu, ce qui lui a
assuré un énorme coup de publicité, mais on ne peut
absolument pas parler là de e-learning
La Finlande, particulièrement en pointe a organisé tout
son dispositif éducatifdu primaire au supérieur et à la
formation continue dans la logique de l'e-learning.Singapour, l'Australie et la
nouvelle Zélande sont également très avancés (les
Echos, 8 octobre 2002)
v Possibilité d'utiliser les mêmes "plates-formes
pédagogiques" pour tous les enseignements: ces plates-formes
permettent de mettre en oeuvre les cours proprement dits, elles offrent la
possibilité au tuteur de suivre les élèves et d'animer et
d'évaluer la classe, grâce à des agents intelligents elles
permettent d'analyser la progression des élèves et aider le
tuteur dans sa tache elles permettent les échanges directs entre les
étudiants (on estime que 30% des acquis se font par
l'intermédiaire des camarades de classe), elles offrent aux
étudiants l'accès aux ressources documentaires et toutes les
informations utiles pour gérer leur scolarité, elles permettent
également l'administration de l'enseignement (inscription, organisation,
facturation, suivi,...). Sur le plan technique elles utilisent
visioconférence, chat, mail, tableau blanc partagé, outils de
travail collaboratif, accès à des bases de donnée
Il existe aujourd'hui plusieurs centaines de plates-formes plus ou moins
sophistiquées. Une des plus appréciée est Webct,
développée par l'Université de Colombie-Britannique
au Canada et rachetée par la société
américaine Universal Learning Technology (ULT). Elle est
utilisée par plus de 1000 collèges et universités (dont
Nancy, Grenoble et Toulouse dans plus de 50 pays
Une start-up, onlineformapro,
www.onlineformapro.com
installée à Vesoul se propose d'être le portail de la
formation professionnelle en ligne
Nous sommes malheureusement aujourd'hui pénalisés par la
limitation des débits et leur coût qui amène à
brider considérablement les capacités de telles plates-formes
(voir le projet
FING page 24)
v Possibilité d'organiser grâce au "tutoring" une formation
personnalisée adaptée au projet professionnel:
sélection des élèves, évaluation des
compétences des acquis des motivations et du potentiel,
négociation du projet professionnel, architecture de cursus
adapté, tutoring de l'étudiant pour l'aider en cas de besoin,
"gérer" son niveau de motivation, veiller au maintien du rythme et du
planning d'apprentissage, faciliter les échanges entre étudiants,
faciliter l'émergence de leaders (qui sinon rentrent en conflit avec le
tuteur), contrôler et valider les acquis en vu de la délivrance du
"label" correspondant au cursus suivi (certificat, diplôme,...)
v Possibilité pour les étudiants de mener de front
activité professionnelle et études (si possible dans le cadre
d'un enrichissement mutuel, l'activité professionnelle apportant
expérience pratique et motivation, comme dans toute véritable
formation en alternance)
"quand il s'agit de former à la technique, l'ordinateur permet
d'expliquer des choses qu'aucun enseignant ne pourrait faire avec une craie au
tableau! On peut montrer l'intérieur des machines et simuler leur
conduite ... d'autant que dans leur travail les opérateurs auront
à travailler sur informatique.
"chez IBM France nous en sommes à 350M$ de couts annuellement
évités annuellement grace au e-learning, avec un taux de
pénétration de celui-ci de 46%" Fabienne Arata, IBM, Ecole
de Paris du Management, fev 2003
· une économie de temps (déplacements, formation
mieux ciblée sur le niveau effectif de connaissance de chacun
évitant les répétitions démotivantes):
· à une efficacité plus grande (tests
effectués par l'armée de terre américaine montrant que les
apprenants en ligne obtenaient de meilleurs scores pour un temps de formation
réduit) la Société générale qui
prévoit de former ainsi 20.000 salariés, estime que pour la
bureautique le temps d'apprentissage était réduit d'un facteur 2
à 4
v Des methodes pédagogiques intrinsèquement mieux
adaptées pour former à certains métiers : dans nombre
de métiers, pour comprendre rien ne vaut la possibilité de voir
soit le fonctionnement de la machine réelle, soit d'un simulateur. L'
e-learning offre dans ce domaine des moyens sans équivalent
Le e-learning est infiniment plus performant que les cours en présentiel
où la plupart des ouvriers s'endormiraient en moins de 20 minutes
Les séquences d'apprentissage en ligne peuvent être mises à
disposition au moment le plus opportun. Grace à cela on améliore
très sensiblement productivité, qualité et fiabilité
Auparavant pour un conducteur de haut fourneau il fallait 1.200h de formation
et 5 ans d'apprentissage, aujourd'hui il suffit de 450h de formation et 18 mois
d'apprentissage
l'investissement représente 0,1 à 0,3% de la masse salariale ce
qui est infime par rapport à la formation classique qui
représente plusieurs pourcents" Philippe Rousselet
(Arcelor) Ecole de Paris du Management, fev 2003
3.2.1.3.3 une évolution radicale des métiers d'enseignant
Le
e-learning conduit à l'éclatement des structures d'enseignement
en 3 métiers profondément distincts
ð La délivrance des enseignements: qui nécessite des
équipes de "tuteurs" alliant compétences scientifiques et
qualités humaines (capacité d'écoute, de jugement, de
charisme, d'animation, d'organisation). Il s'agit d'une activité de
service destinée au "client" final (B to C)
Dans le cadre de la formation continue ce tuteur n'est bien souvent pas un
"enseignant" mais un cadre de l'entreprise : "le e-learning leur apporte
un produit bien calibré, qui contient tout ce qui est important; ils
sont ainsi sécurisés et peuvent consacrer toute leur
énergie au tutorat et partager leur savoir" Philippe Rousselet,
Arcelor, Ecole de Paris du management fex 2003
ð L'elaboration de plateformes logicielles permettant d'utiliser
les cours, de gérer le tutoring et d'assurer les fonctions
administratives : il s'agit d'une activité de start-up d'Internet
Internet apporte le même bouleversement que le cinéma d'un coté et la télévision d'un autre en a apporté aux théâtres de province
Les
représentations "live" données chaque soir par les
théatres de boulevards ont été largement remplacées
par de prospères chaines de télévision qui assurent une
programmation (en fonction du public visé) de films (en provenance pour
l'essentiel d'Hollywood, faisant appel à des vedettes mondialement
connues, mobilisant souvent d'énormes budgets rentabilisés en
quelques mois) à côté de "news", d'interview, de jeux
élaborés par la chaine.
Une industrie de support technique (caméras, émetteurs
hertziens,...) s'est développée a côté
Il subsiste pour un public "d'élite" quelques grands Opéras et
prestigieux théatres ... souvent déficitaires
Le e-learning est ainsi un enjeu pour notre balance commerciale (la
Banque Merrill Lynch estime que ce marché, hors système public,
pourrait croître de 3,6 Milliards de dollars en 1999 à 25 en
2003). Le Crédit Suisse l'évalue de son côté
à 40 Milliards de dollars en 2005
... mais aussi pour notre balance "culturelle": imaginons que
des universités comme Stanford ou Harvard offrent des formations
reconnues sur le plan international sous le "label" d'un prix Nobel et qui,
grâce aux économies de transport et de séjour revient
finalement moins cher qu'une formation universitaire (ou continue) en France,
que choisiront les étudiants (ou leurs parents) et les employeurs? ne
peut-on craindre, tant pour nos étudiants que pour ceux de pays tiers
où l'influence française se maintient de douloureuses
conséquences?: ne risque-t-on pas d'assister à la même
concentration qu'à Hollywood pour le cinéma aujourd'hui, nos
Ecoles étant reléguées au rang de "relais de tutorat"
Jan Rembowski ESC Reims?
Ce problème ne concerne évidemment pas seulement l'enseignement
supérieur
Cette mutation va entrainer de fortes évolution des métiers
d'enseignant: la disparition du "professeur" délivrant son
enseignement dans de grands amphithéâtres au profit
d'équipes pédagogiques élaborant des cours d'une part et
de tuteurs d'autre part
Evidemment une telle évolution met en exergue un certain nombre
d'aberrations du système actuel: un seul exemple, des enseignants
dans le supérieur payés en fonction du nombre d'heures de cours
(quelqu'en soit la qualité) à un tarif horaire ne
dépendant que de la qualité de la recherche (qui peut n'avoir
aucun rapport avec l'enseignement), le travail de préparation des cours
et le tutorat n'étant pas évalué ni
rémunéré alors que ce sont les métiers qui
subsisteront...
De nombreuses questions restent ouvertes: Quel modèle économique?
Logiciels libres? B to B?, ASP?, quelle rémunération pour les
auteurs des cours? Droit d'auteur? statut des e-professeurs?
3.2.1.3.4 Un cruel manque de R&D dans ce domaine
Il
est bien clair enfin qu'une telle révolution dans un domaine aussi
délicat nécessiterait un accompagnement substantiel en
matière de recherche en "ingénierie pédagogique" (ou
"Sciences cognitives) aujourd'hui quasi inexistante dans notre pays alors que
les Etats Unis et le Canada déploient d'immenses efforts dans ce domaine
Il conviendrait en particulier d'étudier comment articuler le
présentiel (pour souder les promotions et créer par là des
réseaux indispensables dans la vie professionnelle) et le virtuel,
comment concevoir des enseignement efficaces (consolider les acquis
professionnels, utilisation de l'aspect ludique propres à
l'efficacité des apprentissages dans toutes les espèces animales,
apprentissage des savoirs faire, adaptation à la forme de l'intelligence
de l'apprenant et à ses rythmes, articulation entre travail individuel
et travail en équipe, éducation des sens de la curiosité
de l'initiative de l'innovation et du risque, ...)
C'est également un domaine qui devrait voir naitre de nombreuses
start-up: nos Grandes Ecoles, notamment celles relevant de notre
ministère devraient devenir des incubateurs dans ces domaines
Dans le dossier consacré par Les Echos à ce sujet, il
est recensé 250 universités virtuelles sur Internet
(évaluation de Jacques Perriault de Paris-X) et il s'en ouvre
tous les mois.
En raison de son immense territoire, peu peuplé et aux conditions
climatiques difficiles le Canada fait partie des précurseur.
L'Université d'Athabasca en Alberta a démarré sur
Internet dès 1994 (elle avait auparavant une activité classique
d'enseignement à distance). Avec 100 professeurs, 200 tuteurs elle
compte 20.000 étudiants. Elle offre 450 programmes dans tous les
domaines scientifiques et littéraires et 37 MBA
Elle reçoit168MF de financement public et facture ses cours 400$
Une dizaine d'autres Universités Canadiennes, comme Teluc au
Québec, proposent de tels enseignements et 200.000 étudiants les
suivent (prévisions à 5 ans : un tiers des cours sera suivi sur
Internet)
Une innovation pédagogique à noter: l'obtention d'un
diplôme universitaire nécessite d'avoir obtenu une unité de
valeur en ligne, gage du développement du e-learning ... et surtout de
l'aptitude des étudiants tout au long de leur vie professionnelle de
savoir utiliser Internet pour apprendre
Les intranets de formation des Grandes entreprises comme IBM, Microsoft
ou Pricewaterhouse constituent également aujourd'hui de
véritables universités
En France notons La filière TIC de l'Université de
Limoges a ouvert en décembre 2002 son DESS "communautés
virtuelles et intelligence collective via les réseaux
numériques" www-tic.unilim.fr qui s'adresse, en formation continue,
aux cadres, les enseignements se déroulant entièrement à
distance via Internet ainsi que la formation en ligne mise en place par les
Ecoles des mines pour former des Ingénieurs par la voie de la
formation continue
Mais le e-learning ne concerne pas seulement les formations de très
haut niveau et n'est pas exclusif des formations "en salle" : dans bien des
cas il en est un complément naturel
Mobalpa, meubles de cuisines, de salles de bains et de
rangement, marque du groupe Fournier basée à Thônes
(Haute-Savoie, 149,5 M de CA., 820 salariés), a notamment appuyé
sa réussite sur un service de formation intégré,
gérant 450 stagiaires par an, soit l'équivalent de 1400 jours de
formation
La société a mis en place une plate-forme pédagogique
à laquelle chaque point de vente se connecte via une liaison Internet
à haut-débit. Sur ce site, les vendeurs trouvent des modules de
formation multimédias, incluant des schémas animés, des
illustrations, des commentaires audio, des quizz et différents
contrôles de connaissance.
Les bénéfices attendus par Mobalpa sont tout autant
quantitatifs que qualitatifs. Le nombre de jours en "salle de classe
"devrait être diminué de 30 % environ et, par
conséquent, le nombre de jours d'absences des vendeurs de leur lieu de
travail, sans oublier les frais de "logistiques" (déplacements,
locations de salles...).
Mais comme le précise Philip Anderson, responsable Formation : "Il est
clair qu'en aucun cas le e-learning ne remplacera les formations "en salle",
indispensables pour enrichir chacun des expériences et savoir-faire des
participants. Le e-learning n'est pas une modification ou une
révolution, mais une évolution naturelle de la formation"
Selon une étude d'Arthur Andersen le e-learning ne représente en
2001 que 2% des dépenses des entreprises françaises contre 60%
aux USA. 11% de nos entreprises utiliseraient le e-learning contre 90% aux US
Marc Tirel, responsable e-learning de Schneider
Electric ne pouvait que constater que les résistances
culturellessont moins marquées au Brésil ou dans les Pays de
l'Est qu'en France ou en Italie (Jean-Claude Lewandowski, les Echos, 18 Mars
2003)
3.2.1.3.5 Une approche pénalisée par la qualité et le cout de nos infrastructures de télécom
Le
e-learning , pour être efficace a besoin
* de récréer des interactions interpersonnelles fortes entre le
professeur et se élèves et entre élèves
* de pouvoir utiliser des vidéo de bonne qualité
Tout cela nécessite de pouvoir disposer d'infrastructures performantes
et d'un cout raisonnable ce qui n'est pas le cas dans notre pays
Soulignons que paradoxalement les besoins d'infrastructure sont inversement
proportionnels au niveau de la formation : une formation mathématique de
haut niveau peut se satisfaire d'un débit limité, mais la
formation d'un artisan qui a besoin d'une vidéo pour bien voir comment
assurer une réparation ou comprendre le fonctionnement d'un nouveau
produit aura besoin d'une vidéo à haut débit qui
aujourd'hui implique l'usage d'un CDRom
Et IBM a par exemple installé des terminaux dans les
boulangeries d'une société de grande distribution pour
apporter une formation sur chacun des produits (pains de toute sorte,
croissanterie, viénoiserie, ...): il s'agissait d'apprendre à
manipuler les outils et à réaliser une fabrication, mais aussi de
capitaliser les savoir faire Il a été évidemment fait un
large appel à la vidéo (Fabienne Arata, IBM)
Ce programme a été un grand succès et on voit bien qu'il
correspondrait à un fort besoin pour notamment les artisans,
dispersés sur l'ensemble du territoire et qui sont confrontés
à une évolution chaque jour plus rapide des matériaux
à mettre en oeuvre (par exemple les colles) aux produits à
installer (dans le domaine par exemple des réseaux) et aux
matériel dont il faut assurer la maintenance (outils de sciage,
matériel agricole, ...), mais il implique des liaisons à haut
débit (pas de l'ADSL à 100kbps!) pour la transmission d'un
vidéo de qualité
3.2.1.3.6 Quelques sites de référence
Un site
de référence :
www.distance-educator.com
Voir également la téléformation dans les entreprises
page 202 et la recherche de formation
sur le web
page 187
3.2.1.4 Les professions financières: banques, assurance, courtiers, bourses des valeurs...
Une
remarque de même ordre peut être faite pour les banques et
autres institutions financières françaises qui ne sont
pas toutes aussi en avance que pourrait le laisser imaginer les moyens
financiers et le potentiel de matière grise dont elles disposent
Zona Research
www.zonaresearch.com
considère qu'elles sont les premières qui risquent d'être
touchées dans leur existence même par le développement
d'Internet si elles ne changent pas radicalement leur façon de
travailler.
L'interpellation de Bill Gates lors de la conférence "retail
delivery" de 1996 :
"the world needs banking but not bankers"
Est sans
doute caricaturale, mais ne doit pas pour autant être
sous-évalué : le coût d'une transaction bancaire par
exemple passe de 1,07$ lorsqu'elle est traitée en agence
à 0,54$ quand elle est traitée par
téléphone et 0,01$ par l'internet (Bill
Finkelstein, Wells Fargo)
l'Etude de l'OCDE sur les incidences du commerce électronique
(août 1998
www.oecd.org )considère
que les technologies de l'internet permettent aux banques d'économiser
89% de leurs coûts de distribution et les banques finlandaises ont
déjà réduit leurs effectifs de 50% avec les
téléprocédures
"nous ne croyons pas à la banque en ligne pure et dure, l'Internet
n'est pas un eldorado mais une source potentielle d'économies
considérables" Moody's
En 2003, dans un pays comme l'Estonie, tout juste sortie du joug de
l'URSS, et qui de ce fait n'avait pas l'inertie inhérente aux "vieux
pays", moult agences bancaires ont déjà fermé leur porte
pour laisser place à l'Internet banking : 700.000 Estonniens travaillent
avec leur banque via Internet pour un pays de 1,4 millions de personnes!
Malgré cela, certaines banques françaises se proposaient
encore en 2000, sur le modèle du minitel de facturer 6 Francs les
clients qui leur en économisent 5,95 (en effectuant eux-mêmes
leurs transactions par l'Internet) sous prétexte que "cela leur rend
service", alors que l'on aurait pu imaginer logiquement qu'elles fassent partie
des premiers fournisseurs d'accès gratuit en prenant même en
charge les coût des minutes de communication consacré à la
gestion des comptes.
Et ce d'autant plus que comme l'a constaté la filiale
luxembourgeoise d'une banque française, les 25% de sa
clientèle passée sur internet représentaient 65%
des transactions totales...(le bon sens a fini par triompher en 2000 avec des
services comme voonoo)
A la Wells Fargo il est apparu que les clients internautes
étaient deux fois plus "rentables" que les autres et que ceux-ci, en
général plus mobiles géographiquement restaient 3 fois
plus fidèles à la banque lors d'un déménagement
(Bill Finkelstein de la Wells Fargo séminaire Aftel NY 98)
Cette analyse est confirmée par la SEB (une des 3 grandes banques
des Pays Nordiques): ses "e-clients" lui rapportent 2,5 fois plus que le
client moyen. En conséquence elle a décidé un
programme visant à faire passer l'ensemble de sa clientèle sur
internet pour les opérations courrantes et en conséquence elle
prévoit de fermer 80% de ses agences sur 4 ans. Elle
considère que cette stratégie lui permettra d'étendre ses
services sur l'ensemble de l'europe en 'écrémant" le
marché, les clients "branchés" étant les plus rentables.
Notons que cette Banque fait partie de la Galaxie Wallenberg, dont une
autre branche, OM Gruppen, qui est propriétaire de la bourse de
Stockholm et qui a créé l'éphémère
Jiway, bourse tout électronique qui avait "osé" lancer une
OPA hostile sur la vénérable Bourse de Londres en 2000,
entrainant la rupture de celle-ci avec Frankfort
Pour les produits financiers banaux, des systèmes de distribution
comme Carrefour (qui en outre peut proposer le choix entre les produits
financiers de plusieurs établissements) serait peut-être plus
adaptés grâce à des amplitudes d'ouverture plus large et
des coûts de fonctionnement plus modestes "il est temps d'appliquer les
recettes du commerce moderne aux services financiers" Damien Guermonprez
DG de la filiale finance d'Auchan
D'ailleurs en France la plus importante banque directe multicanal, avec plus de
200.000 clients dès 2000 est la Covefi, filiale des 3 suisses
www.covefi.fr
Certains jeunes hauts responsables de nos grandes Banques vont jusqu'à
assimiler le comportement interne de nos grands établissements
financiers actuels à celui des maîtres des Forges en 1960,
quelques années après l'ouverture du marché commun,
organisés en fonction de la production et non du client, leur
prospérité semblant refléter la pertinence des choix
stratégiques, alors qu'elle ne faisait que résulter de l'inertie
des rentes de situation:
Il est aujourd'hui encore choquant pour certains d'imaginer que
business village, filiale de BNP-Paribas, pourrait offrir
à ses clients une palette de services financiers, en mettant en
concurrence les produits les plus performants du marché et ne pas se
contenter de fournir ceux de sa maison mère
Plus choquant encore serait d'imaginer qu'une Agence Bancaire pour
amortir l'investissement considérable qu'elle représente,
pourrait faire autre chose, qu'écouler les produits maison, et qu'elle
puisse s'attacher à répondre à la globalité des
préoccupations du client qui en franchit le seuil: gestion de son
patrimoine (immobilier, bourse, oeuvres d'art, fiscalité, assurance,
succession,...) gestion de sa trésorerie (outils de paiement,
tableaux de bord, crédits à la consommation,...).
La crédibilité n'impliquerait-elle pas alors que le
conseiller puisse lui proposer les meilleurs produits, et donc y
compris ceux de la concurrence ? ne faut-il pas clairement
séparer la production de la distribution?
Voir page 164 Dans le
téléphone, l'informatique ..ou l'épicerie cette mutation a
été faite depuis longtemps, les produits financiers sont-ils si
différents qu'ils puissent se permettre de rester dans une logique de
l'écoulement de la production? Certaines timides avancées ont
été faites (sicav, certains produits d'assurance,...) ne
faudrait-il pas aller beaucoup plus loin?:
C'était le projet de Bernard Arnault avec Zebank
www.zebank.com, encore
faut-il ne pas sous estimer la fonction de conseil, ce qui, notamment dans
le domaine financier passe nécessairement par un contact personnel en
"face à face": cette absence a confiné Zebank à une niche
de faible rentabilité (ce qui a conduit à son rachat par egg en
2002), alors qu'il aurait pu s'appuyer sur le très dense réseau
de courtiers indépendant (assurance-vie et gestion de fortune) qui, avec
des outils d'aide à la gestion de patrimoine performants auraient pu
trouver là un précieux outil pour renforcer leur
efficacité et diminuer leurs couts de gestion.
C'est d'ailleurs la politique mise en oeuvre avec succès par les AGF
avec I-Bank qui a dépassé 100.000 clients et 540 M de
dépots mi 2001, 6 mois après son lancement contre 20.000 clients
et 68 M pour Zebank(
voir page 113) et atteint 255.000
clients début 2003
"le modèle gagnant sera celui qui associera courtage en ligne, banque
directe et réseau de conseillers indépendants: les clients sont
confiants dans les services en ligne mais une fois par an ils ont besoin de
voir un conseiller"Huw Van Steenis, analyste de Morgan. C'est d'ailleurs ce que
fait AXA avec Banque Directe (créée par Paribas) qu'il a
racheté à BNP
Quel rôle joueront les «account aggregators»,
sociétés qui consolident les comptes clients sur un écran,
en utilisant les codes fournis par les clients pour accéder aux
données de différents fournisseurs comme, Yodlee
www.yodlee.com
Les Banques n'ont par exemple pas vu arriver les courtiers en ligne qui
en cassant les prix et en fournissant des informations de qualité
se sont appropriés 15% du marché des transactions des particuliers
E-Trade,
www.etrade.com, 3,7millions de
clients en juin 2001 avec plus de 50 Milliards de dollars de
dépôts continue à croitre au rythme de 80 000 nouveaux
comptes par mois (notamment par des rachats) et le volume des transactions
qu'il gère , après seulement 7 ans d'existence
(120.000transactions quotidiennes) est équivalent à la bourse de
Paris
Après une baisse en 2001-2002 elle a retrouvé son rythme (116.000
ordres par jour à mi 2003 )
Fort de ce succès e-trade a lancé e-offering,
banque d'investissement en ligne: elle prendra des commissions limitées
à 4,5% des montants levés contre les 7% habituellement
pratiqués sur le modèle de Wit Capital
www.witcapital.com qui
l'avait précédé sur ce créneau.
La firme est par ailleurs derrière la création de
l'International Security Exchange, un système de transaction
électronique qui ambitionne de concurrencer le Chicago Board Option
Exchange (les Echos du 13/1/99)
A l'été 1999 elle a également pris le contrôle de
Telebank Financial pour 1,8 Milliard de dollars, banque en ligne
spécialisée sur les prêts immobiliers
Charles Schwab
www.eshwab.com (7 millions de
compte) basé à San Francisco, existe depuis 20 ans et s'est
convertie au web plus récemment: elle reste N°1 en misant sur le
conseil personnalisé. Début 2001 elle vallait 33 milliards de
dollars (contre 29 par exemple pour Merril Lynch)
Fimatex qui est une belle réussite, bien qu'elle ait
été développée au sein de la Société
Générale n'était pas au catalogue du réseau...:
elle a maintenant pris son envol de façon autonaume
En 2002 BNP-Paribas met la main à bon compte sur l'allemand Consors en
profitant de la conjoncture et, en la fusionnant avec Cortal, s'offrant ainsi
une place de choix au niveau européen, l'encours global du nouveau
CortalConsors étant de 13G mi 2002
Au total il y aurait aux USA 8,4 millions de personnes avec des
portefeuilles dépassant les 100.000$ (420 milliards de dollars au total)
opérant en bourse via internet, avec 450.000 ordres quotidiens (soit
22%des échanges), offrant 1 milliard de dollars de commissions
aux quelques 60 firmes de courtage existant actuellement
En l'an 2000, en Europe l'Allemagne arrive en tête (400.000) pour 100.000
en France (et par exemple 200.000 en Suède)
également voir
page 174 le
chapitre consacré aux bourses
Par ailleurs CompuBank
www.compubank.com,
première banque fonctionnant exclusivement sur internet, a vu le
jour en octobre 1998.
Elle est suivie par Egg
www.egg.com , filiale du groupe
britannique Prudential, qui n'accepte plus depuis avril 1999 que des
clients en ligne: selon Mike Harris "l'exploitation des services
bancaires grand public par internet sont 4 fois moins coûteux que par
téléphone et 10 fois mois chère qu'à travers les
agences traditionnelles" ce qui lui permet de servir des interets trois fois
plus élevés sur les comptes à vue (5% contre 1,5%).
Avec 500.000 clients après 6 mois d'activité, et
1,2 millions en aout 2000, 2,4 millions de clients en grande bretagne en aout
2002, elle se classe au 8ème rang mondial du
classement IBM-Interbrand après la Citybank l'UBS et Wells Fargo, mais
avant le crédit Suisse et la Commerzbank, et avec 5 milliard de £
elle revendique 40% de part de marché sur les nouveaux
dépôts
Elle propose crédits immobiliers, prêts personnels et
bientôt assurance-dommage, cartes de crédit et produits de
placement financier. Elle fournit évidemment accès internet et
e-mail gratuit
En novembre 2001 elle annonce ses premiers bénéfices et alors que
sa capitalisation boursière est de 1,3Milliards de £
http://fr.biz.yahoo.com/p/e/egg.L.html, elle rachète
Zebank en mai 2002 pour seulement 8M
En aout 2002 elle lance ses services en France avec un objectif
affiché d'un million de clients sous 3 ans: son président Paul
Gratton déclarait aux Echos "l'attitude des Français face aux
nouvelles technologies est la même que celle des Anglais en 1998"... 4
ans de retard, et les Anglais ne font pas la course en tête
Il faudra voir si ses méthodes commerciales que certains jugent tout
à fait étranges, voir suicidaires fera ses preuves en France
En Aout 2000 c'est au Japon que nait la banque 100% en ligne Japan
Net Bank en association avec l'opérateur téléphonique
NTT Docomo et un réseau d'épiceries de
proximité pour les retraits de liquidités
Mentionnons également
@AGF a créé en octobre 2000 Banque AGF qui comptait
250.000 clients mi 2002
@ Banque Directe autrefois leader compte 100.000 clients à mi
2002 (créée par Paribas en 1994, repris par BNP, puis AXA)
@ groupama devrait lancer sa banque avant fin 2003
@ - Entrium en Allemagne 700.000 clients N°1 européen
de la banque sans guichets compte 60% de clients ayant accès à
internet (en Allemagne on compte aujourd'hui 3,5 millions de compte en ligne
avec un rythme de doublement annuel. En 2003 il est racheté par le
bancassureur néerlandais ING à son propriétaire italien
Capitalia pour la fusionner à sa filiale allemande DiBa afin d'atteindre
plus de 3 millions de clients
@ - SE-Banken appartenant à la "constellation" Wallenberg"
en Suède, avec 300.000 clients sur internet en 2000 et a
racheté BfG en Allemagne au Crédit Lyonnais pour en faire la
tête de pont de son offensive internet sur ce pays
Aujourd'hui à côté des 200 sites financiers sur internet
comme ceux de la City Bank ou de la Wells Fargo,
opérationnels dès 1995, on en compte une dizaine opérant
exclusivement sur l'Internet (Compubank à Houston, Atlanta
Internet Bank,...)
Rappelons que dans son plan stratégique City Group qui revendique
aujourd'hui 300 millions de comptes s'est fixé un objectif de 1
Milliard de clients en offrant à ceux-ci de gérer l'ensemble
de leurs comptes dans les autres établissements par son
intermédiaire (Chris Zaharias Netscape, séminaire Aftel
nov 98)
Maintenant tous les "portails" d'entrée sur le web comme Yahoo!
ou Aol, lancent leur chaîne "finance" offrant plate-forme
d'information économiques et financières conseils grâce
à des partenariats éditoriaux ainsi que un centre de courtage en
ligne permettant d'acheter et de vendre en ligne par l'intermédiaire de
courtiers électroniques comme e-trade
@ AOL qui a lancé "personnal finance" en 1996 compte
actuellement 10,5 millions de clients
(Cf classement des meilleures cyberbanques par l'association online banking
www.obanet.org )
L'Atelier Bnp-Paribas estimait qu'en 1998 entre 10 et 15% des
prêts aux USA, soit 1500 Milliards de dollars étaient
directement influencés par la consultation de sites Web
spécialisés qui outre un riche contenu éditorial
permettent de rechercher sur le marché le meilleur taux en fonction du
profil de risque du client - et en faisant l'économie des
intermédiaires financiers monoproduits
e-loan
www.e-loan.com : 15.000
demandes de prêts par mois, Get Smart
www.getsmart.com 50 000 par
mois, Quicken Mortgage
www.quickenmortgage.com
qui rassemble les propositions de 11 banques pour une comparaison
immédiate, 800.000 visites par mois,...). En France Selectaux
http://www.selectaux.com a
lancé un site adapté aux spécificités
françaises
GE Equipement finance a créé en 2000 un extranet
permettant d'accorder en quelques minutes pour les dossiers simples, (50% des
demandes de ses apporteurs d'affaire), un crédit permettant de financer
les achats de leurs clients
Dans le domaine social mentionnons "aide au logement
http://www.aidologement.com
qui vous offre la possibilité d'obtenir prêt ou subvention en
ligne avec le minimum de formalités
Toutes ces évolutions devraient conduire à l'avenir à
une claire séparation des fonctions de production de services
financiers de celles de distribution, car le client exigera de plus en plus
de pouvoir comparer des offres et n'acceptera plus d'être enfermé
dans celle de sa banque:
C'est une des raisons qui fait que paradoxalement, business-village,
filiale de Bnp-Paribas n'offrait pas de services financiers: Il ne serait pas
crédible de n'offrir que les produits de la maison mère mais les
esprits ne sont pas encore murs pour franchir le pas...
Un classement réalisé par Interbrand et IBM en mai 1999
des meilleures banques permet aux établissements scandinaves, allemands
suisses et britanniques de se placer honorablement au cotés de leurs
confrères nord américains. ce n'est malheureusement pas le cas
des 7 banques françaises sélectionnées (sur un total
de 45) dont aucune ne figure dans la liste des dix nominées: la
différence s'est faite sur le caractère clair, complet et
structuré du service offert aux clients mais selon l'AFB le retard des
banques françaises sur Internet est moindre qu'on ne le dit
Banque Directe (
www.banquedirecte.fr )
décolle plus lentement qu'espéré tandis qu'en Allemagne
son homologue Comdirect dégage déjà des
bénéfices (valeurs boursières : 9 milliards de
dollars).
Les assureurs ne sont pas non plus à l'abri de ce manque de
clairvoyance. Là aussi les nouveaux courtiers tels Insweb
http://insurance.yahoo.com
qui agrège et compare l'offre d'une vingtaine de compagnies
d'assurance devrait leur donner à réfléchir
Notons toutefois l'initiative de E-santé
www.e-sante.com , filiale du
groupe Azur qui en juillet 1999 était la première à
proposer la souscription en ligne d'un contrat d'assurance santé
complémentaire, ainsi que Reflex
www.reflex.tm.fr ou Maaf
Assurances
www.maaf-assurances.fr
Par contre les assureurs semblent plus audacieux dans la Banque ou ils
apportent des services complémentaires à leur réseau de
distribution sans leur faire concurrence comme Egg filiale de Prudential. Dans
ce domaine ils semblent de ce fait plus efficaces que les banques
En oct 2000 les AGF ont annoncé
@ - une ambitieuse politique dans la banque à
distance, secteur où elle n'est pas, avec I-Bank (une banque
qui offre toute la palette des services avec un compte
rémunéré à 5%, qui vise 500.000 clients
à 3 ans avec un investissement de 700Mfelle a dépassé
déjà atteint 100.000 clients et 540 M de dépots mi 2001 et
250.000 clients à mi-2002, dépassant ainsi à vive allure
Banque Directe de BNP-Paribas qui 8 ans après sa création
atteignait péniblement 100.000 clients (cette dernière a
d'ailleurs été reprise par un autre assureur, AXA et Groupama
devrait suivre en 2003).
@ - Une politique discrète dans l'assurance
(Okaou), où elle ne peut se permettre de faire de la peine
à ses 3000 agents généraux,
Dans le domaine de l'information financières de très
nombreux services se sont mis en place (
www.mine-yours.com de l'AFP,
www.woqats.com ,
www.netcote.com ,...) qui
proposent en outre des mécanismes d'alerte et des
systèmes experts pour assister le gestionnaire
Pour les renseignements financiers citons
Dun&Bradstreet :
www.dbisna.com
en France SCRL
www.scrl.com filiale de la
COFACE.et surtout @rating
www.cofacerating.com
qui permet d'accéder à la notation, voire à la
labellisation de l'entreprise
voir page 231
Lancé fin décembre 1999, Societe.com
www.societe.com diffuse
gratuitement des informations légales et financières sur les
entreprises françaises et sur les dépots de marques. Le site
enregistre mensuellement près d'un million de visites pour un total de
d'une dizaine de millions de pages vues. En janvier 2002, il a mis en ligne,
toujours gratuitement, une base de chiffres clés comportant des ratios
et des éléments bilantiels sur les sociétés
françaises
De nombreux produits ou services financiers ont vocation à être
un simple composant d'un produit plus complexe:
Bien entendu les "market places" que sont les bourses de valeur peuvent trouver
dans les outils de l'Internet les moyens d'être plus efficaces et moins
couteuses: ces vénérables institutions ont été
violemment bousculées par les nouveaux entrants et ont du engager une
rapide mutation
voir page 174
v Les crédits (immobiliers, véhicules, crédits
à la consommation) peuvent être intégrés dans une
offre globale (
voir page 167) les courtiers en
crédit immobilier que nous avons vus plus haut, qui mettent en
concurrence les "fabricants" de produits financiers fournissant leur services
au travers de portails globaux (panoranet et Mynewdeal interviennent en
backoffice de nombreux sites immobiliers)
Enfin Internet offre la possibilté d'innover dans les produits
eux-même : ClickOption
www.clickoption.com
lancé en 2001 par la Société générale met
à la disposition des particuliers, en écrasant les couts et les
marges de gestion, des produits jusqu'alors trop complexes et
réservés aux professionnels de la finance qui permettent de
parier sur un événement boursier
Cette évolution sera sans doute plus difficile à conduire dans
les grandes structures où les hiérarchies intermédiaires
pourront être tentées de bloquer sous tous les prétextes
(sécurité, fiabilité, confidentialité...)
des processus susceptibles de remettre en cause les modalités
d'exercice des pouvoirs et l'utilité même de certaines
fonctions.
"il aura manqué à l'industrie banquaire française, trop
longtemps sous la coupe des pouvoirs publics, la vision et l'audace d'un Claude
Bébear" Pierre Albouy Rotschild, New York, les Echos
3.10.2000
à noter pour la petite histoire que pendant la crise argentine, comme les banques se voyaient interdire toute sortie d'argent liquide, seules les transactions électroniques de compte à compte fonctionnaient
3.2.1.5 Les producteurs de services de loisir : hôtel, tour operator, opérateurs de billetterie
Au
niveau mondial c'est un des premiers secteurs de developpement du e-commerce
avec les leaders Américains Travelocity
http://www.travelocity.com
et Expedia
http://www.Expedia.com
En Allemagne le premier voyagiste européen (Preussag) mise
à fond sur Internet et prévoit d'y réaliser 20% de son
activité,
En Angleterre Martha Lane Fox fonde à 26 ans avec Brent
Hoberman (29ans) Lastminute.com spécialisée sur le voyage
soldé à la dernière minute pour lequel Internet est
particulièrement bien adapté (introduit au "bon moment" en bourse
en mars 2000 à plus d'un milliard de £): il a racheté tour
à tour Degriftour en 2000, puis en 2002 Travelselect, The destination
group et Travelprice
Dans ce domaine en France le minitel a permis de bien roder le
modèle et les entreprises dynamiques de la profession réalisent
la transposition sans grande difficulté avec chaque jour de nouvelles
initiatives (visites virtuelles, accès par téléphone
mobile, couplage Web avec un centre d'appel, sites éditoriaux de plus en
plus riche permettant de préparer les voyages, techniques de
fidélisation, mails personnalisés aux clients abonnés,
partenariats avec les moteurs de recherche,...)
Pour les réservations de chambres Internet permet de diviser jusque par
par trois les couts et d'assurer un meilleur remplissage grâce à
un véritable "yield management" et aux nouvelles possibilités de
ventes de dernière minute
"En une année Internet est passé du statut de gadget
branché à celui d'enjeu stratégique pour l'industrie
du tourisme" Les Echos 14 juin 2000
Dégriftour
www.degriftour.fr,
www.reductour.fr,
www.promovac.com,
www.abcvoyage.com pour les
tour operator (racheté en aout 2000 par Lastminute.com
Club Med Online
http://www.clubmed.com,
Accor
www.accor.com (3 portails,
7 sites en 3 langues, Nouvelles Frontières
http://www.nouvelles-frontieres.com et
http://encheres.nouvelles-frontieres.fr), et queques autres y font
leurs premiers pas avec plus ou moins de bonheur
Relais&Châteaux
www.integra.fr/relaischateaux pour l'hôtellerie
De nombreuses start-up se sont lancées sur ce créneau avec
plus ou moins de succès (certaines ont depuis disparu):
Jador.com
www.jador.com pour
réserver hotels et spectacles, Outdoor Attitude
www.outdoor-attitude.com
ou Skihorizon
www.skihorizon.com pour
les passionnés de nature et de sport d'aventure, Baoom.com
www.baoom.com
répertorie des centaines de fêtes, prétexte à des
déplacements. Toutes n'ont pas survécu car il y a rarement de la
place pour plusieurs entreprises sur un même créneau
Malheureusement ce n'était pas encore en l'an 2000 le cas
général : une enquête du quotidien du tourisme
revèlait que 91% des agents de voyage ignoraient encore les
possibilité d'Internet et que 80% des agences n'étaient
même pas reliées au Web! : en 2003, aux US, plus d'un quart des
voyages étaient achetés directement en ligne
Les hotels étoilés qui accueillent une proportion importante de
clients étrangers (notamment anglosaxons) ont du en
général jouer les précurseurs : Internet leur a permis des
économies substantielles (remplacement de l'envoi de brochures par des
e-mailing, notamment à l'attention des visiteurs de leurs sites, mais
surtout d'améliorer le coefficient de remplissage des chambres,
d'adapter plus finement leur tarification, de vendre plus de prestations
annexes (upselling) et finalement d'accroitre leur chiffre d'affaire et
leur rentabilité
Regetel Hôtel Management gère 7 hôtels
à Paris. Sa clientèle à 95% étrangère l'a
amené à développer dès 1998 un site qui
génère aujourd'hui 10% du chiffre d'affaire
Internet également permis de mettre en place le "Yield
management" : "L'offre est devenue disponible en permanence, les variations
des tarifs selon la saison ou certains événements, comme le
Mondial de l'Automobile, peuvent être répercutés
instantanément, et lorsqu'un hôtel affiche complet, il propose aux
clients d'autres chambres dans le réseau".
Par ailleurs la diffusion des brochures a été largement
remplacée par du emailing notamment en utilisant la base de 4000
contacts acquis via le site, ce qui a permis de réduire de moitié
du nombre de brochures papier
Ceci s'est traduit par un quasiment doublement du chiffre d'affaires par
hôtel, de 4.000 euros à environ 7.500 euros.
www.journaldunet.com/0210/021002regetel.shtml
La chaîne familiale hôtellière Grandes Etapes
Française (dix château-hôtels), 500 salariés, a
lancé son premier site
www.Grandesetapes.fr
dès 1999 suivi d'un intranet et de nombreux autres sites :
Seminaire-prestige.com et Etapes-cadeaux.fr pour une clientèle
professionnelle, Events-in-castle pour une cible anglophone ainsi que des sites
propres à chacun des chateaux. Des visites virtuelles sont
également au programme
Trois années d'activité plus tard, c'est près de 400
nouveaux contacts et 50.000 visiteurs uniques mensuels par mois
Des avantages substantiels sur les méthodes de marketing et de vente
traditionnelle: "pas de problème du décalage horaire d'une
réservation téléphonique". " ils peuvent plus facilement
passer leurs ordres de réservation avec la version anglaise du
site", "Nous nous sommes rendus compte que vendre des options comme des
bouquets de fleurs ou des massages était facilité par un site
Internet, du coup, la valeur moyenne des commandes progresse d'environ
15%, de 300 à 340 euros, il est toujours un peu délicat de
proposer de telles choses au téléphone. En moyenne 1% de nos
clients les prenaient par téléphone, contre 20% de ceux qui
réservent en ligne.", "si un hotel est plein nous pouvons proposer une
alternative immédiatement"
www.journaldunet.com/printer/020830grandesetapes.shtml
Quelques
exemples :
c'est un domaine où Internet devrait permettre l'émergence
d'activités nouvelles
· les professions de la santé
(télémédecine, suivi des patients, information sur les
pathologie, gestion des feuilles de soins et des remboursements,
télésurveillance à domicile en cardiologie, recherche de
phase III, ...). la e-santé est un marché gigantesque
où des mutations majeures commencent à se faire jour
· les sociétés de recherche sous contrat
· les formateurs (encore que certains imaginent des formations,
même diplômantes entièrement délivrées sur le
web)
· les agents immobiliers (vente ou location)
· les commissaires priseurs
· les agences de publicité
3.3.1.1 Parmi les métiers à réinventer : ceux de la chaîne éditoriale
3.3.1.1.1.1 Les livres
Cylibris Editions
www.cylibris.com
éditeur de livres reçoit des "manuscrits" d'auteurs souhaitant
être publiés :
- il produit un catalogue sur Internet (
www.editions-cylibris.fr
)
- à la réception d'une commande il lance l'impression de l'ouvrage
Les manuscrits étant aujourd'hui livrés sous forme de disquettes,
travaillant sans aucun stock, il peut se permettre de "publier" des auteurs
nouveaux sur lesquels les opérateurs classiques refusent de prendre le
risque éditorial
"pour être édité aujourd'hui il faut être connu. Il ne faut pas avoir quelque chose à dire" Jean d'Ormesson
Les
moyens d'impression modernes autorisent aujourd'hui une telle production et une
vente à l'unité à des prix tout à fait
compétitifs (prix de vente 58 F) et néanmoins rentables
00h00.com (
www.00h00.com),
créé par Jean-Pierre Arbon, (et racheté par
l'américain Gemstar) propose pour sa part le choix entre le
Téléchargement et l'envoi de l'ouvrage (prix de revient de
l'impression par Dupli Print: 30F). en outre il offre forums, éditos et
animations spéciales pour la communauté de lecteur qu'il cherche
à créer: le livre peut ainsi être prolongé par un
débat entre les lecteurs.
Cette nouvelle approche permet également d'éditer des ouvrages
spécialisés à faible tirage
De même elle autorise de nouvelles formes d'écriture
grâce à l'hypertexte on peut sortir de la narration linéaire
Librissimo (
http://librissimo.com
racheté par France Télécom) édite les fac
similé de livres rares ou épuisés (400.000 titres des
Jésuites de Chantilly et des Dominicains du Saulchois) des accords en
cours de négociation avec une douzaine de bibliothèques devraient
permettre de proposer 1 million d'ouvrages (coût : 500 F à
plusieurs milliers de F pour les ouvrages fragiles de grand format)
Chapitre.com
www.chapitre.com
créé en 1997 par Juan Pirlot de Corbion recherche en outre pour
vous, dans son catalogue de 400.000 ouvrages épuisés, chez 250
libraires spécialisés dans l'ancien le livre rare que vous
recherchez
Alibabook
www.alibabook.com
qui fonctionne sur le modèle de la partie librairie
d'amazon.com vous permet de choisir parmi 400.000 références et,
par des contrats de partenariat est présente sur des centaines de sites
dont les visiteurs sont susceptibles d'être intéressé par
un livre
Les Editions du Cherche Midi
www.cherche-midi.com
utilisent internet pour donner une chance aux jeunes auteurs en mettant leur
livre en téléchargements gratuitement pour tester les
réactions des lecteurs avant d'en réaliser un tirage papier
Le site
www.livre.net recense
toutes les librairies présentes sur le Net
A travers les cinq exemples ci-dessus, on voit bien que des professions
d'intermédiaires comme les éditeurs, les libraires, les
disquaires, les critiques littéraires ou musicaux vont devoir
repenser leur métier avec cette modification radicale de la
chaîne de valeur :
Jusqu'à présent le risque industriel résidait
dans les invendus et le coeur de métier consistait à faire
le bon choix. Demain ce risque pourra être évacué :
la modification radicale de la chaîne logistique permet une chute
drastique de ces invendus (le taux de retour aux éditeurs passe des 40%
traditionnels à 2%!)
Le nouveau besoin du client, comme de l'auteur, est ailleurs :
Sans le filtre éditorial la production va exploser, noyant le
consommateur sous une masse d'opportunités qu'il ne peut explorer sans
aide
D'un autre côté l'oeuvre numérisée peut-être
très facilement reproduite, se pose le problème de la
rémunération du créateur et donc la gestion du copyright
au niveau mondial (problème à la fois technique et de principe :
la SACEM est-elle bien adaptée à ce changement de paradigme ?
d'autres formules se mettent en place à partir de "tatouage" d'oeuvres
et d'agents intelligents qui parcourent le Web à la recherche
d'utilisations non autorisées. (&&b)
Les nouveaux intermédiaires devront donc centrer leur activité
sur de nouveaux services :
· critiques littéraires ou musicaux pour guider les choix
du client
· organisation de clubs de personnes ayant des goûts communs
pour fidéliser le client
· analyse des goûts du consommateur à travers ses choix
d'ouvrages et les questions posées au moteur afin d'être en mesure
de lui suggérer des achats
· analyse des envies des clients potentiels pour rechercher,
détecter ou fabriquer de nouveaux "talents" et assurer leur
promotion (type Spice girls) "the brand is the artist, not the
label" Matthias Keudel de Getmusic.com
www.getmusic.com
· capacité à protéger les oeuvres et à
gérer le copyright
· performance du circuit logistique (gestion mondiale des stocks,
capacité d'impression à la demande, rapidité de livraison,
système de facturation adapté à chaque client,
...).
3.3.1.1.1.2 La musique
Pour la musique la chaîne de la valeur change radicalement car avec les nouvelles techniques de compression (MP3 (MPEG1 layer3 www.mp3.com qui réduit les volumes jusqu'à 12 fois) et l'augmentation des bandes passantes il devient possible de "livrer" la musique "en ligne" et on revient à la logique du chapitre précédent
Aujourd'hui |
demain |
||||||||||||||||||||||||||||||||
Rémunération des artistes |
1$ |
3$ |
|||||||||||||||||||||||||||||||
intermédiaires |
9$ (Compagnie de disque) |
7$ (site web de softselling) |
|||||||||||||||||||||||||||||||
pressage |
1$ |
0 |
|||||||||||||||||||||||||||||||
distribution |
1$ |
0 |
|||||||||||||||||||||||||||||||
Revendeur-détaillant |
5$ |
0 |
|||||||||||||||||||||||||||||||
Coût final utilisateur |
17$ |
10$ |
|||||||||||||||||||||||||||||||
(mission Thierry Trouvé /Aftel avril 1999)
Avec le standard MP3 pour la musique et DivX pour la vidéo
www.divx.com le problème
de la gestion des droits d'auteur est loin d'être totalement
réglé
L'exemple emblématique de ce nouveau phénomène a
été Napster: il proposait un annuaire ou les internautes
indiquaient les titres qu'ils étaient prêts à donner, les
échanges se faisant ensuite directement entre particuliers. Il a eu
jusqu'à 37 millions d'utilisateurs et 1,5 millions
téléchargements journaliers au sommet de sa gloire: la plus forte
croissance connue du Web. Il a constitué un véritable cataclysme
qui a ébranlé l'ensemble de l'économie du secteur. Sur le
plan juridique son point faible était de disposer d'un serveur central
et la perte de son procès l'a conduit à se vendre à
Bertelsman et à offrir un système payant ce qui l'a
marginalisé et a conduit finalement à sa quasi disparition
Le relais a été pris par des logiciels de P to P
voir page 41 qui permettent de la même
façon un échange de disque dur à disque dur mais sans
annuaire central, offrant ainsi moins de prise aux avocats. Ils permettent des
échanges de tous types de fichiers (musique, vidéos,
logiciels,...)
Les principaux services qui ont pris le relais de Napster en février
2001 se nomment Audiogalaxy, Fast Track, Gnutella et
I-Mesh. A eux quatre, en moins de 6 mois ils ont déjà
largement dépassé les scores de Napster à son
apogée avec 3,05 milliards de fichiers téléchargés
et une croissance de 60% par mois et il faut en rajouter de nombreux autres:
KaZaA, autres Hotline, bearshare, Limewire, ...
des copies du film "American Pie 2" produit par les studios
Universal circulaient sous le format DivX sur de nombreux systèmes
peer-to-peer (P2P), notamment via un logiciel appelé Hotline, et
cela une semaine avant sa sortie officielle aux États-Unis, le 10
août 2001....il en a été de même depuis avec de
nombreux films comme Hulk de Universal disponible sur Internet 15 jours avant
sa sortie aux US et un mois avant son lancement en France (notamment via
KaZaA
Quel nouvel équilibre naîtra-t-il des procès en cours?
Morpheus, KaZaA et Grokster utilisent le réseau
FastTrack, téléchargés plus de 34 millions de fois,
et c'est 1,5 milliards de chansons et de films qui ont été
échangés rien qu'en l'espace du mois d'août 2001. Les
tentatives de pollution des échanges par des morceaux de musique
dénaturés arrivera-t-il à paralyser ces nouveaux circuits?
La menace des éditeurs de s'en prendre directement aux utilisateurs
finaux aura-t-elle un rôle dissuasif?
En 2003 KaZaA (développé en 2000 par un
Suédois, Niklas Zennstrom avec le concours de 3 jeunes Estonniens) a
été le programme le plus téléchargé dans le
monde : il "offre" 900 millions de titres gratuits , là ou Aol (MusicNet
en propose 250.000 payants et Sony associé à VU 250.000 (il a
pemis 2,5 fois plus de téléchargements que Napster au fait de sa
gloire).
L'augmentation du débit des connections rend progressivement possible
l'échange de longs métrages et il s'échangerait
déjà journellement de 500 à 800.000 films: Le 16 mai
2003, jour de sortie officielle de Matrix Reloaded ce n'est pas moins de 13
versions du film qui étaient disponibles sur KaZaA
Niklas Zennström son cofondateur estimait que 70 à 80% du
trafic des FAI "Haut débit" provenaient d'échanges de fichiers P
to P
La guerre juridique fait rage mais la tâche des majors
(regroupés dans la RIAA et la MPA) sera beaucoup moins
facile qu'avec Napster, Scour et Aimster, trois entreprises déjà
réduites au silence par la justice.
En effet, la société FastTrack est basée à
Amsterdam, hors de portée du tribunal de Los Angeles où la
plainte a été déposée. De plus, contrairement
à Napster, le réseau FasTrack ne repose pas sur un serveur
central, et pourrait survivre à la mort de l'entreprise qui l'a
créé. Enfin sa maison mère, Sharman Networks est
basée à Sydney et est enregistrée dans l'ile de Vuanuatu,
son nom de domaine est déposé en Australie et ses serveurs sont
installés au Danemark quant à la technologie proprement dite elle
est controlée par une sociétéqui opère sur une ile
au large de l'Angleterre et en Estonie (les Echos, 3 mars 2003 et
http://news.cnet.com/news/0-1005-200-7389552.html?tag=nbs ).
Le standard SDMI, secure digital music initiative
www.sdmi.org , avait
tenté d'apporter une réponse mais en quelque jours il a
été "cassé" avant même sa sortie. De nombreuses
autre technologies ont été testées en 2002 avec des
résultats mitigés et les producteurs de contenu pèsent de
tout leur poids pour que les fabriquants de matériel introduisent des
dispositifs anti-copie
Cette nouvelle approche commerciale devrait permettre de réactiver les
fonds de catalogues des éditeurs, riches de plusieurs millions de
titres (qui ne sont aujourd'hui plus proposés à la vente),
Elle permet également d'éditer de jeunes auteurs qui, dans
l'économie du système actuel, ne peuvent l'être :
Spinner.com (
www.spinner.com) nouvelle
forme de radio sur internet (120 chaînes différentes) lance 125
artistes nouveaux...par jour
Goodnoise
www.goodnoise.com vend
chaque chanson téléchargée en MP3 pour 99cents
Un autre modèle totalement révolutionnaire, celui de la
société britannique StarGig.com
http://StarGig.com diffuse
gratuitement les jeunes artistes sur le web, lancée en août 1999
avec une mise initiale de 3 millions de £ par Terry Ellis en
partenariat avec le Business angel Damian Aspinall.
Il a acquis Register.com
http://Register.com (qui
recense 250.000 groupes indépendants dans le monde). Son credo:
libérer les jeunes artistes des 5 grandes compagnies de disque et leur
permettre de trouver un public et de se créer de la
notoriété qui leur permettra de vivre de leurs concerts et
tournées...
Aujourd'hui plus de 100.000 sites sont consacrés aux
artistes
3.3.1.1.1.3 la valeur attachée à la connaissance du client
Bien
entendu il n'échappera à personne que la connaissance
extrêmement fine du client que permet ce métier (des
goûts, mais aussi de la personnalité à travers la
démarche d'achat et les lectures ou de ses préférences en
matière de couleur) peut être puissamment
valorisée en étendant largement la gamme des produits ou
services offerts :
comme nous le verrons plus loin,
page 141, amazon.com
www.amazon.com . le
célébrissime libraire de l'Internet après ses
développements dans les CDROM et les produits informatique a par exemple
étendu son offre aux ... produits pharmaceutiques et cosmétiques
en prenant une participation de 46 % dans Drugstore.com (le Monde, 5 mars 1999)
3.3.1.1.1.4 De nouveaux modes de rémunération : les liens marchands, affiliation
De
nombreux sites, que ce soit les grands "portails" d'entrée et
d'orientation sur le Web (moteurs de recherche (yahoo!, alta vista, ...) ou
fournisseurs d'accès (AOL, Wanadoo, ...) les sites
spécialisés (golf, chasse, électronique, ...) ou, à
l'autre bout de l'échelle les micro-sites personnels voudront offrir
à leurs visiteurs la possibilité d'acquérir des ouvrages
et un lien vers le site des libraires fournira ce service :
Il est clair que dans la démarche commerciale le fait de "rabattre"
ainsi le client est un élément essentiel qui justifie une
rémunération.
Ce type de liens commerciaux, rémunérés en fonction
des ventes qu'il génère devient une modalité de plus en
plus importante de rémunérations des "nouveaux
intermédiaires" (affiliation) : Amazon a dépassé 600.000
sites affiliés en 2001 dans son "Associate Programme"
www.amazon.com/exec/obidos/subst/partners/associates/associates.html
Celui-ci est usuellement rémunéré par une commission
allant de 5 à 15% du montant de la vente selon l'importance de la "plus
value" apportée en matière de sélection et de
conseil.(jusqu'à 20% pour le site de l'auteur qui assure
lui-même la promotion de son livre, soit une somme plus
élevée que le droit d'auteur lui-même)
Quelques fournisseurs de solution:
www.affiliate-channel.com,
www.befree.com,
www.404found.com
3.3.1.2 Les intermédiaires du marché immobilier
Les
professionnels de cemarché ont pour mission de rapprocher une multitude
de propositions de logement, ayant chacune leurs spécificités, et
une multitude de clients géographiquement dispersés : c'est
à l'évidence un domaine où l'Internet est à
même de participer au rapprochement de l'offre et de la demande de
façon particulièrement efficace et bon marché
Aussi, aux Etats Unis tout d'abord (
www.allapartment.com
&w,
www.realtor.com,...maintenant
réunis sous la bannière de Homestore.com) puis en Europe
et en France se sont développé d'innombrables sites (bien
évidemment tous n'ont pas survécu)
En 2003 le leader est Seloger.com
www.seloger.com qui, comme
Homestore.com vend ses services aux professionnels de l'immobilier (4.500
agences immobilières (qui paient 200/mois), entreprises de
crédit, déménageurs,...)
Avec 150.000 annonces et 1,4 millions de visites pour 18 millions de pages lues
chaque mois, Seloger.com est bénéficiaire depuis 2002 (CA 8,5M et
un résultat net de 700k) et une croissance de 25% par an
depuis les petites annonces:
www.lacentrale.fr,
www.pap.fr,
www.indicateurbertrand.com
,
www.ibneuf.com,
www.immobiliereentreprise.com,
www.seloger.com,
www.bellesdemeures.com,
www.domusnet.com,
www.immoweb.com,
www.unsipetitmonde.org,
...
les sites conçus pour les propriétaires: rediffusion
des petites annonces vers les dizaines de sites où celles-ci sont
publiées (voir ci-dessus), news, shopbots (robots d'achats)
spécialisés dans la recherche de biens immobiliers à
acquérir (ImmoBot), information et conseil juridique, gestion d'un bien
donné en location selon les mêmes modalités qu'un compte
bancaire avec une disponibilité 24/7, crédit immobilier,
assurance
www.directgestion.com
les annuaires
www.pagesimmo.com,...
jusqu'à des sites spécialisés comme ceux des
notaires:
www.immobilier-notaires.presse.fr,
www.paris.notaires.fr
www.maisons-France.presse.fr,...
ou ceux des organismes professionnels
www.anil.org,
www.snpi.com,
www.fnaim.fr,...
sans compter les 400 à 500 sites d'agences
immobilières comme
www.erafrance.com (le
pionnier aujourd'hui traduit dans toutes les langues européennes)
www.colliers.auguste-thouard.fr,
www.john-taylor.fr,
www.astime.com,
www.bourdais.fr,
www.rival-immo.com,
www.hestia.fr,
www.advalorem.com,
www.annonces2000.com,
www.real-estate-paris.com
,...ou les promoteurs et architectes
www.cogedim.fr,
www.franceconstruction.fr
,
www.meunier-promotion.fr
,
www.stimbatir.fr,
www.igloo-France.com,
www.anthonybechu.com,...
...avec quelques innovations comme les visites en
vidéo :
www.immo-by-tel.com,
www.immovision.com,
www.etnet.fr/not-net...
Début 2000 les Echos titrent : "au train où vont les choses il
sera bientôt plus facile de compter les professionnels qui n'y sont
pas": mais l'obligation de transparence et de productivité conduira
sans doute à de nombreux regroupements comme cela s'est produit aux
US
Cette surabondance est le signe d'un manque de maturité du
marché, c'est la période du premier engouement pour l'outil,
de tatonnement, de bouillonnement et d'opacité. ou chacun jette son
offre sur le Web sans trop se soucier du problème du client: en
2001-2002 un bon nombre de sites se sont vendus ou ont arrété
leurs opérations comme c'était prévisible et en 2003 : les
Echos titraient "hécatombe sur les sites consacrés au logement"
(novembre 2003)
Nous verrons plus loin une approche totalement orthogonale qui s'est
développée outre atlantique. Il ne s'agit pas alors de vendre ou
de louer un bien immobilier mais d'offrir au client une solution globale
à l'ensemble du problème de l'acquisition ou de la location de
son logement voir
page 167
3.3.1.3 Les entreprises et professions concernées par la Santé : la e-santé
La
santé est un secteur d'une importance à la fois sociale et
économique majeure. Il concerne chacun d'entre nous et des entreprises
ou organismes publics ou privés de toute taille: Laboratoires
Pharmaceutiques, professions libérales, cliniques et hôpitaux,
organismes de sécurité sociale et assurances, administrations....
Faisant largement appel à des masses considérables d'informations
très évolutives, à des échanges commerciaux portant
sur des produits périssables peu pondéreux et à
très forte valeur et devant être livrés très vite et
avec des exigences de sécurité sanitaire, à la gestion de
situations d'urgence, à de nombreux flux financier et à une
gestion administrative très complexe et très onéreuse, il
est naturel que l'Internet y apporte de profonds bouleversements
Les outils de l'Internet peuvent apporter leur concours tout au long de la
chaîne de santé pour rendre plus efficace la conception et le
suivi des essais cliniques, la logistique et la distribution en assurant la
traçabilité, mais aussi pour favoriser le maintien à
domicile par un monitoring technique ou pour gérer les situations
d'urgence, mais aussi un soutien psychologique permettant de rompre
l'isolement, pour diminuer les stocks, pour écraser les coûts
administratifs
Il faut cependant être bien conscient dans un pays comme le nôtre
des blocages liés aux traditions des petits et à l'inertie des
gros ... ainsi qu'à une aisance financière de certains acteurs et
à une situation monopolistique de certains autres ce qui ne les incite
guère aux remises en cause
Cette difficulté à évoluer ne peut qu'être
renforcée du fait que notre système (qui présente de gros
atouts par ailleurs) conduit à ce que le consommateur (le patient) n'est
pas le décideur de la dépense (le médecin) et c'est un
troisième acteur qui paie (le système d'assurance maladie) : dans
ce domaine les "ressorts de rappel" qui permettent les régulations
naturelles d'un marché n'existent pas
3.3.1.3.1 Un outil au service des patients
"En
arrachant le monopole de l'information des mains du corps médical,
l'Internet permet brutalement à des millions d'individus de passer du
statut de petit actionnaire de leur capital santé à celui
d'actionnaire majoritaire" Gwenn Bézard
D'innombrables sites ont vu le jour: plus de 10.000 sites aux US (1.500 en
France) et sont consultés par un internaute sur deux soit 50 millions de
personnes (Medline, 9 millions d'articles, a vu le nombre de requêtes
passer de 7 millions en 1997 à 120 millions dès 1998).
Le malade atteint d'une maladie grave communique directement avec le producteur
de médicament et accède à la même information que
son médecin
Mais celui-ci peut dorénavant s'appuyer sur des sites d'aide au
diagnostic comme WorldCare
www.worldcare.com associe
les spécialistes des 10 plus prestigieux hôpitaux
américains comme Johns Hopkins. Coût dune consultation: environ
1000$
Il peut s'appuyer aussi sur des communautés de praticiens comme
Physicians Online
www.po.com qui compte
déjà 200.000 membres (et permet par exemple à un
médecin de fabriquer son site en 5 minutes). Ce site communautaire,
véritable portail médical, offre des services également
aux patients et aux assureurs-santé
Des sites comme Thriveonline
www.thriveonline.com
DoctorDirectory
www.doctordirectory.com
ou HealthGrades
www.healthgrades.com
surveillent la qualité des soins des hôpitaux et des
cabinets médicaux afin de les noter en fonction de leur
efficacité médicale pour les patients (le "Michelin"
médical)
Le malade peut sur des sites communautaires discuter des options de
traitement avec d'autres patients: il est frappant de noter que contrairement
à ce que suggère l'image "froide" d'un ordinateur, un des
premiers apports de l'Internet vu par les personnes interrogées, souvent
isolées dans le monde réel, est la chaleur humaine
qu'elles trouvent dans ces communauté de soutiens qui existent pour
toutes les pathologies chroniques
Un millier de groupes de soutiens attirent chaque mois plusieurs millions de
malades (NIH's CancerNet
http://cancernet.nci.nih.gov
Granny Barb and Art's Leukemia
www.acor.org/leukemia/
WebMD
www.webmd.com AllHealth
www.allhealth.com...)
"les patients déclaraient dans une enquête du SHN
www.shn.net recevoir plus
d'information sur leur maladie, leur diagnostic et leur traitement via
les communautés que via le corps médical" d'autres
études ont montré que ce soutien moral permet de diminuer le
nombre et la durée des hospitalisations
Ces communautés permettent également aux patients d'avoir un
poids leur permettant d'influer sur les décisions
la création en février 2000 de l'Alliance pour les maladies
rares en France, qui rejoint Eurocordis au niveau européen et Nord
aux US (National Organization for Rare Disorders), se donne comme objectif de
pousser les pouvoirs publics à favoriser la recherche sur les
médicaments destinés aux maladies rares
Il pourra également discuter sur de nombreux sites avec des
spécialistes la pertinence du diagnostic de son docteur:
Americasdoctor
www.americasdoctor.com
où la "salle d'attente" virtuelle voit défiler les
publicités..., a donné 2 millions de consultations dès
1999, Mediconsult
www.mediconsult.com,
200$ la consultation, Cyberdocs.com
www.cyberdocs.com, 50
à 75$
A l'inverse, il pourra aussi continuer à consulter son propre
médecin lorsqu'il est en voyage
Il peut mettre sur un site les éléments de son dossier
médical qu'il souhaite rendre accessible aux médecins n'importe
où dans le monde en cas d'urgence (PersonnalMD
www.personnalmd.com )
Des consultations en ligne ont été mises en place (dans le
cadre du système de santé britannique) voire des
prescriptions en ligne (fortement encouragées en Australie ou
l'habitat très dispersé peut nécessiter un
déplacement en avion d'un "flying doctor" pour une consultation
médicale, aussi on y compte 250 sites de
télémédecine fin 2000)
3.3.1.3.2 ...y compris dans ses déplacements
L'Internet nomade permet également une
télésurveillance médicale (voir par exemple
Bodymedia.com
http://www.Bodymedia.com )
Un appareil mesurant in situ la pression artérielle installe
dans un vaisseau sanguin, transmet ses données par
télémétrie. Bien d'autres de ces "nanomedecins" sont
à l'étude, notamment des capteurs d'accélération
capables de détecter les moindres déplacements d'une
prothèse de hanche au niveau de l'interface os/metal (Université
de Bochum, juillet 2001/Pee)
Il permet une assistance médicale à distance un médecin
peut ainsi bénéficier des conseils d'un confrère
spécialiste à l'hopital en lui transmettant par exemple un
électrocardiogramme
Le système Survcard permet à un marin d'effectuer
lui-même son électrocardiogramme (il y a encore 48.000 marins en
France) en une dizaine de secondes (130 bateaux étaient
déjà équipés en 2003). Celui-ci est transmis
à un spécialiste à terre qui exploite les
résultats
L'utilisation à terre de cette technique (pour des patients à
domicile) se heurte aujourd'hui au fait que les actes de
télémédecine, ne sont ni reconnus ni remboursés par
l'assurance maladie
3.3.1.3.3 détection des signes avant coureurs et gestion de crise : épidémies et catastrophe
Avec le
développement des transports des maladies inconnues, sans doute
jusqu'à présent confinées dans un écosystème
relativement coupé du monde, peuvent se répandre à une
vitesse fulgurante aux 4 coins de la planète avant que des
médicaments n'aient été mis au point et, avec des
conséquences sanitaires potentiellement catastrophiques mais impossibles
à prévoir au moment ou il est impératif d'agir: un des
derniers exemples a été le SRAS, venu d'Asie "le Web
a joué un rôle crucial dans les échanges entre chercheurs,
la compilation des données et la gestion médico-administrative de
l'épidémie" (les Echos, 3/9/03)
Les outils de "l'intelligence économique" ont aussi fait preuve
de leur utilité et de leur efficacité dans ce domaine: le
Réseau Mondial d'Intelligence en Santé Publique (RMISP),
d'origine Canadienne analyse toutes les informations échangées
sur le Web, y compris bien sur les "rumeurs" avait permis de mettre en
évidence l'émergence du SRAS dès novembre 2002
Le suivi médical en médecine des catastrophes
notamment: la puce électronique, (sous forme de bracelet par
exemple
www.tracemed.net ) qui
permet de suivre un accidenté à travers les circuits d'urgence
(l'Institut Of Medecin estime à 80.000 par an aux Etats Unis le nombre
d'accidents médicaux liés aux carences de d'identification et de
traçabilité à la suite de ressaisies successives)
Biotronik a lancé fin 2001 un nouveau type de
pacemaker qui devrait améliorer le suivi des patients: il
contient un minuscule transmetteur qui envoie des informations sur
l'état de celui-ci via son téléphone portable
www.fda.gov/bbs/topics/ANSWERS/2001/ANS01108.html
3.3.1.3.4 ...mais aussi pour la distribution des médicaments : les e-pharmacies. Avantages et risques d'abus
Des
e-Pharmacies ont vu le jour par milliers:
En Europe cela commence à se pratiquer en Suisse
(pharmacie Online MediService) en Grande Bretagne, en Belgique,
au Pays Bas, en Irlande et, de facto, en Allemagne à
travers une convention entre certaines caisses et le pharmacien online
néerlandais DocMorris : les caisses prennent en charge dans ce cas le
ticket modérateur de 4 ou 5 et de leur coté elles
bénéficient d'une ristourne de 2 à 9%. (cette pratique
devrait être prochainement légalement autorisée
malgré la pression des pharmacies traditionnelles qui en contre-feu
proposent de réduire leurs marges de 350 à 450 M et d'assurer
également des livraisons à domicile
D'un côté elles peuvent être un facteur
d'économies substantielles en rationalisant la logistique et en
assurant un meilleur suivi des malades
Celtifarm, PME bretonne de 40 salariés,
spécialisée dans la pharmacie galénique, est en train de
s'imposer ainsi comme la référence incontournable dans son
secteur avec
www.celtipharm.com
portail de référence du B to B des pharmaciens et
vétérinaires (48% d'entre eux le consultent déjà).
Outre les 40.000 références qu'elle propose (médicaments,
matériel d'officine,...) elle offre une bibliothèque
scientifique riche d'un million de page. Pour l'accompagner dans cette
aventure, le Docteur Patrick Guérin a trouvé l'appui de
Financière de Rothschild, Gazéo, Partech et Advent Venture pour
l'accompagner dans son développement français et
Européen
Une contribution à la santé sanitaire : Aux Etats Unis les
pharmacies sont connectées en réseau ce qui permet quand un
client présente une ordonnance qu'il n'a pas déjà acquis
ailleurs des médicaments pouvant présenter des
contre-indications
D'un autre elles peuvent ouvrir la porte à toutes sortes d'abus
pouvant poser problème en matière de santé publique
(l'exemple emblématique en est la commercialisation du Viagra par
240 e-pharmacies sans que l'on soit certain que la consultation
médicale préalable ait été effectuée dans
des conditions satisfaisantes)
3.3.1.3.5 une source d'économies pour les patients et les systèmes d'assurance maladie
Les
conséquences économiques sont difficiles à prévoir
:quelle sera la balance entre les économies dues aux visites
médicales ainsi évitées et celles qui auront
été initiées par un site d'aide au diagnostic?
D'après les études citées par la revue de l'Atelier
BNP-Paribas 75% des visites chez le médecin pourraient être
évitées, une e-consultation coûte la moitié du "face
à face", 20 à 50% des médicaments sont prescrits
inutilement, 250 Milliards de $ pourraient être économisés
grâce à Internet
Une étude menée par la compagnie d'assurance Kaiser
Permanente
www.kponline.org a mis en
évidence parmi les internautes utilisant ces sites que 15% avaient
évité une visite médicale et 46% un appel
téléphonique.... Mais 20% des utilisateurs avaient
été incités à s'adresser à un prestataire de
soin.
En tous cas on peut espérer des gains significatifs sur tous les
coûts logistiques et administratifs (15 à 20% des primes servent
aux US à payer les frais de gestion)
En juillet 2003, lors du Comité Interministériel pour la
Société de l'information a été décidé
la mise en place du "dossier médical partagé" qui devrait
concerner 1,2 millions de personne à partir de 2004
Quelques sites majeurs sont en train d'émerger aux US (fusion de
Synetic &&w avec Medical Manager
http://www.systemsplus.com/press/press39.htm pour 1,3 milliards de
dollars et de Healtheon et WebMD pour 5,5 Milliard de dollars) :
eux aussi fournissent toute la gamme de produits et services nécessaires
pour les professionnels de santé et une très riche information
(communication des feuilles de santé, logiciels d'organisation,
consultation sécurisée des résultats d'analyse, obtention
du feu vert des assureurs et des sociétés de gestion de
santé pour certaines opérations,....)
La Mayo Clinic
www.mayohealth.org (1,5
millions de visiteurs par mois)a ouvert des services spécifiques pour
les réseaux internes (intranets) d'entreprise
avec quelques échecs là aussi bien entendu comme DrKoop
www.drkoop.com
en France notons planetmedica.fr
www.planetmedica.fr,
33docavenue.com
www.33docavenue.com,
notredocteur.com
www.notredocteur.com,
Med In Web
www.medinweb.fr,
Comsanté
www.comsante.com,
AtMédica (Havas)
www.atmedica.com,
Medisite
www.medisite.fr 200.000
visiteurs, a levé 110MF en sept 2000
Notre Réseau Santé Sociale peut y trouver là
matière a réflexion quant à ses marges de
progrès potentielles
en France les principaux sont
www.caducee.net,
www.comsante.com,
www.medinweb.fr,
www.medimania.com,
www.medisite.fr,
www.planetmedica.com,
www.psychonet.fr,
www.vitago.fr
concernant la labellisation des sites e-santé voir le dossier
consacré à ce sujet lors du 3ème comité
interministériel pour la Sociéte de l'information, du 10 juillet
2003
www.ddm.gouv.fr/dossiers_thematiques/documents/cisi2003g15.html
et pour le dossier médical partagé
www.ddm.gouv.fr/dossiers_thematiques/documents/cisi2003g16.html
voir également l'étude de l'Atelier BNP-Paribas d'octobre 1999
www.atelier.fr dont une partie des
informations ci dessus sont extraites
3.3.1.3.6 Un outil pour les industries du médicament : du "drug design" au suivi des essais cliniques
Pour la
conception de nouveaux médicaments "drug design", le "grid
computing"
voir page 38 en mettant des dizaines de
millier de calculateurs en réseau, comme dans le cas du
Décrypton qui s'est étalé sur 5 mois en 2002,
permet de fortes avancées dans le domaine du décryptage du
génome, de la modélisation tridimensionnelle des protéines
et par-là même de significatifs progrès dans le domaine
médical
http://news.zdnet.fr/zdnetfr/news/story/0,,t118-s2106367,00.html?nl=zdnews
L'Université d'Oxford, sponsorisée par Intel et avec la
technologie de United Device a lancé en 2001 un programme de recherche
sur le cancer permettant d'analyser la structure
géométrique en 3D de 250.000 molécules en mettant en
réseau 1 million d'ordinateurs
En 2002 l'Université de Stanford a publié dans Nature la
structure tridimensionnelle d'une protéine obtenue par le calcul d'un
DataGrid de 200.000 ordinateurs (programme
Folding@home)
Une équipe de recherche de l'Université d'Oxford a besoin
de passer au crible environ 3,5 milliards de composés
moléculaires afin de trouver un remède à la maladie du
charbon. La réalisation d'un tel travail nécessite une
puissance informatique colossale correspondant à la puissance totale des
dix plus grands ordinateurs de la planète: la "grille de calcul
comprendra 160 000 micro-ordinateurs
http://interactive.wsj.com/articles/SB1011654906463427720.htm
Un créneau également particulièrement important est celui
du suivi des essais cliniques ambulatoires pour les nouveaux
médicaments: c'est chaque année des centaines de milliers de
personnes qu'il faut ainsi suivre avec derrière un gigantesque
problème de travail statistique sur les données. L'Internet
nomade est particulièrement bien adapté pour cela: au Royaume
Unis Orange a développé "Orange Wirefree Clinica":
messages SMS pour rappeler les prises de médicament, retour des
questionnaires par pagers connectés ou wap,...
cette phase de test représente en moyenne 200M$ par médicament
(sur un coût de développement de 800M$) Orange estime possible
d'économiser ainsi 30 à 40M$ par médicament
voir page 296
"Et pourtant, dans un yaourt il y a plus d'informations (en valeur ajoutée) que de lait" Pierre Laffitte
Ce sont
celles pour lesquelles l'effort d'imagination le plus grand reste à
faire : cette analyse constituant le coeur de ce rapport, le présent
chapitre leur est consacré.
Les technologies Internet permettent
Les outils de l'internet fournissent le nouveau système nerveux du
tissu industriel (conduite de projet ou de chantier, gestion
intégrée de l'entreprise, capacité à concevoir,
à fabriquer et à livrer des produits aussi efficacement dans un
réseau d'entreprise qu'au sein d'une seule (entreprise virtuelle),
support des personnels nomades (commerciaux, techniciens d'après
vente,..), télétravail, relations donneurs d'ordre
sous-traitants, gestion directe des approvisionnement par les responsables
opérationnels, gestion de la logistique, du service apès
vente,...
bien que représentant moins du quart des enjeux économiques de
l'internet, bien des analyses se réduisent à ce chapitre (sans
parler des "boutiques en ligne" destinées à la vente au grand
public avec paiement électronique: ce segment d'application des
technologies de l'Internet qui a donné lieu à l'explosion
spectaculaire de nombreuses entreprises (les "dot.com") a
représenté 2% des enjeux pour 98% de la littérature)
· de recevoir de l'information: exploitation des ressources du web
: intelligence économique, veille technologique, recherche de
fournisseurs, de partenaires, gestion des alertes,
télésurveillance,...
· d'échanger des informations et de réaliser des
transactions: c'est là que les outils de l'internet apportent les
outils les plus méconnus mais les plus stratégiques pour les
entreprises car ils permettent économies,
réactivité et flexibilité, composantes
majeures de la compétitivité
· in fine de se recentrer sur son domaine d'excellence face à une
concurrence mondialisée et exacerbée et de travailler en
réseau dans le cadre d'une entreprise virtuelle performante au
contours évoluant avec les projets
Essayons pour chacune de ces grandes fonctions d'examiner ce qu'une PME peut
attendre de ce nouvel outil
Nous examinerons cependant également quelques grands groupes à
titre d'exemple (...ou de contre-exemple) de mise en oeuvre de certaines
pratiques
il faut distinguer un certain nombre de niveaux dans ce domaine
4.1.1 NIVEAU 0 : l'option "zombie" mettre sur le Web une "carte de visite", le site "plaquette"
4.1.1.1 Le site zombie modeste. Un seul avantage, l'achat de votre nom
Il
s'agit là de la présentation de l'entreprise par une page
hébergée sur un serveur externe (avec lequel la communication ne
se fait parfois encore que par fax par souci de maîtrise de
l'information!!)
une start-up que nous avons rencontré paient les pigistes qui
réalisent ces site 300F par site, considérant qu'ils
pouvaient en réaliser 3 par jour (temps de travail
nécessaire, prise de photo comprises, 1à 3h). le temps
nécessaire pour élaborer le devis préalable étant
supérieur à celui de réalisation du site, la technique de
vente adoptée est celle des "photographes de plage" : le site est
gratuitement mis sur le Web et seules les prestations de personnalisation
ultérieures sont facturées
attention ce type de site est couramment facturé par des "chasseurs de
pigeons" abusant de l'ignorance des PME à des tarif de plusieurs
dizaines de milliers de Francs, l'essentiel de la dépense pour le
prestataire étant de convaincre le client qu'il ne peut pas être
"absent du web"
En fait, ce que l'on remarque aujourd'hui, ce n'est pas la présence
sur Internet mais l'absence. Aujourd'hui, comme tout le monde fait
des recherches grâce à Internet, le fait de ne pas avoir de site
peut faire penser que l'entreprise n'existe plus. On notera enfin qu'un tel
site est très peu coûteux. Daniel Chabbert, Cybersite de
Saint Etienne
v Inconvénient de ne pas en avoir
Certains sous-estiment gravement l'importance de posséder son nom en
considérant que l'on "découvre" l'entreprise à travers les
moteurs de recherche: c'est oublier l'importance du marketing pour le site fait
par les média traditionnels (presse, radio, télévision,
rédactionnel, matériel publicitaire,...) qui implique des noms
simples, faciles à mémoriser et capitalisant sur la marque
"Pendant des années, les marques ne se sont pas
intéressées aux noms de domaine. Aujourd'hui, elles se
réveillent et doivent aller au tribunal pour gagner contre les
particuliers. Ça va leur prendre dix ans" rappelle
Sébastien Canevet, juriste spécialiste du droit des
nouvelles technologies
Alta Vista, pourtant entreprise avertie, n'avait pas
acheté toutes les déclinaisons de son nom et a vu
apparaître un site "spécialisé" pour adulte vers lequel
certains de ses clients étaient susceptibles de se fourvoyer : pour
éviter de regrettables erreurs d'orientation elle a dû racheter
www.altavista.com au prix
fort : 3,3 millions de dollars !
La même mésaventure est arrivée en 2001 à
France2
www.france2.com et
France3, achetés par un Russe et revendu à un
Coréen HANGANG Systems,Inc qui produit sous ces deux adresses le
même site pornographique. Pour récupérer ces noms de
domaine le service public a engagé une procédure qui promet
d'être longue et coûteuse.
De même pour l'institut Rexecode qui est tombé dans le
piège du ".asso.fr" : les moteurs de recherche vous envoient vers
www.rexecode.com qui a su
se faire mieux référencer que l'original!
Ebay qui n'avait déposé que ebay.com a vu ebay.fr
acheté par son concurrent ibazar, son concurrent (ce qui soit
dit en passant laisse pantois quand l'Afnic met en avant la "rigueur"de sa
politique de nommage, d'autant plus que cette même
vénérable institution a attribué abcool.fr a perenoel.fr,
concurrent l'abcool.com, sous prétexte que la marque
déposée était "abcool.com et non abcool!!)
La situation a été réglée au prix fort: le rachat
de ibazar par ebay
De même la petite histoire dit que le Vice-Président des
Etats-Unis a dû racheter Gore2000 qu'un auditeur averti avait
acheté dès la fin de son discours-programme et n'a jamais pu
reprendre le contrôle de Al-Gore.com! l'an dernier le premier Ministre
Irlandais s'est vu proposer de racheter son_nom.com, utilisé pour un
site "adulte" pour 1 M$ et 5 ans après la même déconvenue
est arrivée à de célèbres hommes politiques
français qui se croyaient "branchés
un étudiant allemand utilise le nom de domaine
www.verteidigungsministerium.de (ministère de la
défense) pour expliquer à ses visiteurs comment échapper
au service militaire et devenir objecteur de conscience.
Amaury Sport Organisationsociété gestionnaire du tour de
France, a du batailler pendant 2 ans pour récupérer en
1998
www.Tourdefrance.com
qui avait été acheté par un américain
McDonnald et Rolex ont également du payer le prix fort
pour racheter leur nom
Elysee.com, matignon.com et whitehouse.com ne
correspondent guère à ce à quoi on pourrait s'attendre
Pour les dernières présidentielles la plupart des noms
imaginables avaient été déposés et leur cote aux
enchères (entre 3000 et 250 000F) est une forme de sondage de
popularité. Certains hommes politiques sont "hors marché" car ils
ont pris la précaution d'acheter toutes les variantes de leur nom (Le
Monde19 avril 2000)
Il ne faut pas non plus oublier de renouveler sa concession car un nom
de domaine ne vous est attribué que pour 1 ou 2 ans et des
cybersquatters guettent
MSN, portail de Microsoft avait eu un trou de
mémoire et n'a du qu'a la présence d'esprit d'un de ses "fan" de
ne pas tomber dans des mains hostiles (Les Echos 28/6/00)
L'entreprise Barnett a décidé de changer le nom de son
site
www.barnett-world.com
en
www.barnettsports.com
et elle a abandonné son ancien domaine vers lequel pointaient de
nombreux sites ... et ses catalogues papier. Bien entendu des cybersquatters
s'en sont tout de suite emparés et aujourd'hui cette adresse est en
déshérence
Amaury Sport Organisation à qui l'expérience de 1998 n'a
pas servi, n'a pas eu cette chance, il a oublié de renouveler
www.Tourdefrance.com
dans les délais nécessaires et un certain M. Garcia,
Cybersquatter professionnel qui avait déjà acheté dior.net
et dior.com fcbayern.com et Audi.net, s'en est emparé le 26 septembre
2000. C'est aujourd'hui un site pour adulte en langue allemande qui
bénéficie des "favoris" des adeptes de la petite reine.
Tourdefrance.net appartient lui à TRB Systems, une société
américaine basée dans le New Jersey et Tourdefrance.org a
été déposé par une association sportive... du Sri
Lanka. La directrice juridique d'ASO dit ne pas se faire de soucis car France2
a gagné son procès ... elle oublie simplement que la
décision n'est pas executoire en Corée et à l'heure ou ces
lignes sont écrites la visite du site ne laisse pas de doute sur ce
point
Le rachat par des cybersquatters aux aguets des noms non renouvelés, le jour même de la date d'expiration, et le renvoi de ces adresses sur des sites pour adulte, installés dans des pays ou la justice reste une notion théorique, sont maintenant de pratique très courante: c'est une forme de racket face auquel une PME est aujourd'hui sans défense
Enfin il
faut acheter toutes les variantes possibles du nom de l'entreprise et de ses
marques y compris avec les fautes d'orthographe (jean-pierre,
jean_pierre, jeanpierre, jean-piere,...) car sinon des cybersquatters
spécialisés ne manqueront pas de "cerner" le site principal et de
détourner les visiteurs : Le "cyberscam" consiste à
déposer des noms de domaine proches de ceux de sites "légaux" de
façon à récupérer les erreurs de frappe des
adresses de site Web
un certain M. Zuccarini de Pennsylvanie a créé 5.500
sites Web de ce type pour détourner le trafic de sites connus en
comptant sur les fautes de frappe des internautes. Il aurait ainsi
enregistré 41 versions du nom de Britney Spears. La faute de frappe vous
dirigeait alors vers un site pornographique ou de pari en ligne. Et si vous
essayez de le quitter, une avalanche d'autres pages Web apparaissent à
mesure que vous tentez de les fermer
www.keytlaw.com/urls/zuccarini.htm
Les récentes décisions de justice tendent à donner raison
aux propriétaires légitimes de la marque mais
Ceci devient d'autant plus pénalisant qu'aujourd'hui, pour les adresses
en ".com" notamment, il suffit de taper "DUPONT" dans un navigateur moderne
pour arriver directement sur le site
www.Dupont.com
· Les plaignants étaient bien souvent de grands groupes capables
d'investir du temps et de l'argent dans ces contentieux a longue durée
· Cet achat de votre nom peut aussi avoir été fait en toute
bonne foi :Combien y a t il à travers le monde de Dupont, de Smith ou de
Perez ? c'est le premier qui met les 70$8(*) sur la table qui devient propriétaire, et
le seul propriétaire de Dupont.com, Smith.com ou Perez.com et vous
êtes obligé de vous rabattre sur des noms moins commodes du type
Dupont-nom-de-mon-activité
D'autres mésaventures sont encore possibles : une
célèbre production de biscuits américains a vu
naître un site à son nom qui avait les apparences d'un site
officiel et qui était en fait animé par un consommateur
mécontent : autant dire qu'après avoir parcouru le site toute
envie de consommer les biscuits de cette marque vous était
définitivement passée.(exemple cité par William
Comcowich d'Ultitech séminaire Aftel NY 98)
De même cogema.org avait été acheté par Greenpeace
en juillet 2000, la Cogema n'a obtenu un arbitrage en sa faveur de
l'OMPI que mi 2001
Selon une étude de Cybermark ( www.cybermark.org ), en France seuls 6,5 % des noms de domaine en ".com" appartiennent à la société propriétaire du nom, 86 % ont été déposés par d'autres sociétés (souvent distributeurs dans des pays ou acheter le nom est un réflexe) et 7,5 % à des spécialistes connus de la contrefaçon ou de la spéculation ("cybersquatters") et ZDNet de son côté indique que 34,5 % des 25 millions des noms d'entreprises françaises sont déjà enregistrées en .com..
Cette
étude a en outre montré que les sites qui s'étaient fait
voler leur nom en .com et qui l'ont récupéré ont vu leur
chiffre d'affaire sur Internetmultiplié par 2 à 5
Dans le domaine du vin par exemple une soixantaine d'appellations
contrôlées (comme château-du-pape.com) ont
déjà été piratées et sont
proposés à la revente (on parle de sommes de 200.000F) et les
fédérations de producteurs vont créer une association
pour essayer de les récupérer.
Bien entendu le cours des noms de domaine génériques
recherché par les portails, a atteint des sommets pendant la
"bulle"(bizness.com, loan.com,... se négocient plusieurs millions de $:
business.com s'est vendu 7,5M$ et Peter Littke a refusé 50MF pour
ebuy.com)
Récupérer son nom devant les tribunaux n'est pas toujours
possible et c'est une procédure toujours longue et coûteuse
Porche a déjà engagé 138 procès
pour utilisation des marques dont il est propriétaire dont 50 seulement
se sont conclus par des accords amiables dont on ignore les conditions, les
autres suivant leur cours après un premier rejet de sa plainte par une
cour de justice de virginie source ZDNet
Miele a perdu son arbitrage devant l'OMPI et n'a pu
récupérer Miele.net, de même pour le Wall Street
Journal qui ne pourra empêcher les sites d'intégrer WSJ dans
leur nom et pour les laboratoires Garnier car Jacques Garnier a
été plus rapide que le prestigieux mais peu réactif
laboratoire
Panavision a du aller en appel pour mettre en échec le sieur
Dennis Troeppen qui voulait lui revendre panavision.com pour 13.000$ (AP).
Armani.com échappe à Giorgio Armani L'OMPI a
reconnu le droit à un graphiste canadien, Anand Ramnath Mani (AR Mani),
de conserver un nom de domaine qu'il avait enregsitré en 1995.
www.journaldunet.com/0108/010807armani.shtm
Nous
ne saurions donc trop recommander d'effectuer de toute urgence cet
investissement de précaution.
Nous ne saurions trop recommander non plus si vous créez un nouveau
produit ou une nouvelle marque de vous assurer que le nom de domaine
correspondant en ".com" est libre et de l'acheter de suite AVANT même de
le déposer à l'Inpi (Attention: le simple fait de s'assurer qu'un
nom est libre peut alerter un cybersquatter qui risque de l'acheter avant vous,
la consultation et la réservation doit être fait dans la
même session)
Les
groupes puissants ne sont pas à l'abri de ces désagrément,
et tout particulièrement les Français qui ont pris conscience
plus tardivement de ces enjeux (il se crée un nom de domaine en .com
toutes les 5 secondes)
L'opérateur Orange, filiale de France Telecom a
acheté en novembre 2000 le nom de domaine orange.com à une
entreprise américaine du Maryland, Orange Technologies, pour un montant
qui "a été « significativement moins importante » que
5 millions de dollars" dixit l'entreprise
Vivendi a du par 2 fois mettre la main à la poche pour racheter
le nom de son ex-futur grand portail vizavi: 24MF à un web bar
parisien pour vis@vis et une somme non rendue publique pour une association
Alsacienne qui avait déposé Vizavi.com et Thales
(ex-Thomson-Csf n'a pu racheter son nom et doit se contenter de
www.thalesgroup.com
...
Comme l'on pouvait s'y attendre cette ressource rare a donné lieu
à l'émergence d'un marché et même de places de
marché, comme
www.Markbox.com de la
société Apanage
http://www.apanage.com ,
destinés à rapprocher des entreprises à la recherche de
noms et "d'investisseurs" qui avaient su anticiper
4.1.1.2 Mais de graves inconvénients
Ayant le sentiment du devoir accompli et constatant, comme prévu, que
cela ne lui apporte pas grand chose, elle court paradoxalement le risque de
prendre du retard par rapport aux autres. Il conviendrait sans doute de
s'interroger sur certaines initiatives ne visant qu'à faciliter ce
premier pas : Confucius le disait déjà "l'ennemi de la
connaissance n'est pas l'ignorance, mais le fait que l'on croit savoir"
comme nous l'a fait remarquer un industriel, ce qui est gênant avec le
Web c'est que, quand vous êtes mauvais, tout le monde peut le voir
et ce sera le premier réflexe d'un prospect étranger que d'aller
voir votre site: même un piètre référencement ne
vous en protège pas....
Conclusion : un site zombie modeste peut être positif s'il
est considéré comme la toute première marche d'un escalier
(achat du nom, processus d'apprentissage) et ne reste à ce stade
primitif que très peu de temps.
Il est par contre fortement contre-productif s'il est considéré
comme un objectif qui se suffit à lui-même (il ne
faut pas que cette première marche soit considérée comme
un "podium") :
Sur ce plan il faut être très méfiant vis à vis
d'initiatives, partant d'un bon sentiment, qui conduisent à "offrir"
à des entreprises une page Web sans aucune réflexion
stratégique sur le développement de l'entreprise.
De nombreux exemples pourraient être cités ici (concernant autant des PME que des grands Groupes) qui illustreraient notre propos : nous ne le ferons pas: il vous suffit de parcourir les sites de nos entreprises vous avez 4 chances sur 5 de trouver une illustration à ce propos
4.1.1.3 Une variante dans les grandes entreprises ou les institutions : le site "zombie trilingue de luxe "
C'est en
général ce qui se produit lorsque c'est la direction de la
communication qui prend en charge le développement du site:
Chargée de promouvoir l' image de l'entreprise et de son
président, et peu orientée vers les besoins opérationnels
des clients, fournisseurs ou actionnaires, elle succombe bien souvent à
la tentation de faire un "beau site", à la gloire de l'entreprise,
où l'esthétisme l'emporte sur la richesse de l'information.
Les maquettes de ces sites sont en général
présentées à l'état major soit sur le réseau
interne de l'entreprise (offrant un haut débit), soit en
préinstallant le site sur le disque dur ou sur un CDROM, masquant ainsi
les effets de son embonpoint sur la vitesse d'affichage des pages (ce type de
site Web, en général trilingue est riche en derniers gadgets
à la mode tel shockwave, Flash, Active X, Gif animés, et les
pages "pèsent" jusqu'à plusieurs centaines de kilooctets).
Ces sites sont particulièrement onéreux (entre plusieurs
centaines de KF et plusieurs MF) car la décision remonte au
président de l'entreprise
Le résultat ne se fait pas attendre :
Le jugement porté sur vous au niveau international sera sans appel :
"non seulement il n'a rien compris à l'internet mais en plus il est
crédule et prétentieux!"
· un internaute vient chercher de l'information utile pour lui : il n'a
que faire d'auto-glorification du producteur du site.
· les internautes expérimentés qui n'ont pas acheté
leurs ordinateurs à la dernière promotion d'une grande surface,
et qui de ce fait n'ont pas forcément la capacité d'installer les
dernières versions des logiciels apprécieront le mépris
dans lequel on les tient ("si vous n'avez pas shockwave cliquez ici",
avons-nous vu par exemple!!)
"il est plus facile de faire comprendre en 2h à une colombienne
comment exporter des hamac que de tenter d'y sensibiliser certains dirigeants
français" déclare Bruno Lanvin, responsable du commerce
électronique à la CNUCED
Dans
notre pays l'an dernier la version "Zombie de luxe Trilingue" était
malheureusement particulièrement bien représentée, et
ceci est corroboré par les résultats d'une enquête
conduite en 1998 dans le cadre du festival de Biarritz:
48% des chefs de projet Web sont des directions de la communication, 81% ont
pour objectif la notoriété du client (alors qu'en Grande Bretagne
c'est le service au client qui vient en tête des motivations).
"Le site web institutionnel Français transmet l'image
négative d'un camp retranché à l'opposé du but
recherché: il perd alors toute utilité jusqu'à devenir
contre productif" Jean-François Susbielle.
Signalons enfin un dernier piège pour les débutants: ce
n'est pas parce que vous avez financé le développement de votre
site qu'il vous appartient effectivement, tout dépend du contrat et
beaucoup d'entreprises se sont ainsi trouvée piégées par
leur prestataire. Les chasseurs de pigeon sont sans pitié
4.1.1.4 De tout cela nous tirons une règle d'ergonomie majeure : la règle d'or des "20 kilo, 3 clic et 0 mépris"
Une page d'accueil ou d'orientation ne doit jamais dépasser 20 ko, (au
moins pour la partie utile).
Il faut dans ce délai pouvoir cliquer pour aller plus loin. Si l'on
souhaite néanmoins illustrer par des photos et un fond de page
(background) il faut impérativement
Evidemment pour un site vivant de la publicité il faudra accepter que
les bandeaux se chargent en premier, mais ce n'est pas le cas habituel d'un
site d'entreprise "classique"
N'oubliez pas ce slogan "inversé" d'un célèbre hebdomadaire "le choc des mots et le poids des photos"
pub
de Bull "Quand il est sur un site, Nick ne s'impatiente jamais. Il
attend au moins 2 secondes avant de cliquer ailleurs"
Zona research estime à 4,25Milliards de dollars la seule perte de
chiffre d'affaire des cybermarchands du à des pages trop longues
à charger Selon ses enquêtes, si une transaction sur deux ne va
pas à son terme sur l'Internet, c'est parce que le temps de chargement
moyen d'une page web serait de 17 secondes. Trop long !
www.newsbytes.com/news/01/165393.html
Stewart Butterfield a lancé un concours pour mettre en exergue
des sites complets (fonctionnels et visuels, dotés d'animations
et d'applications interactives) pesant au maximum 5 Ko : 450
projets ont répondu au défi
www.sylloge.com/5k
Dans 4 ou 5 ans quand l'internaute de la région la plus reculée
disposera d'une desserte large bande (2Mégabit/s et plus) et que ces
contraintes disparaîtront les règles de bonne pratique
évolueront sans doute mais aujourd'hui rappelons-nous que l'internaute
de base ne dispose que de 28kbits/s et que de nombreuses artères sont
encore bien engorgées ...et que la vitesse réelle au compteur se
situe bien souvent entre 3 et 10 kbits/s.
Arif Janjua Vice President de Saraide
www.saraide.com rappelle "chaque
clic vous fait perdre 50% de vos clients"
On peut voir des sites qui, selon la logique des galeries marchandes dans les
corridors d'hypermarchés, vous obligent à "passer devant" des
pages sans intérêt pour vous. Votre visiteur n'est pas votre
prisonnier et dès qu'il voit qu'on le "promène", d'un clic, il
s'échappe.
Il faut également s'assurer que les indications données soient
claires, sans ambiguïté et déjà riches en
contenu: fuyons les liens pouvant prêter à confusion et qui
obligent le visiteur à des aller retour (ce qui est clair pour vous ne
l'est pas forcément pour lui): à "nouveau"
préférons "nos nouveaux produits" ou "les
dernières nouvelles de notre entreprise"
Des logiciels (comme Netaudience
www.cartel-info.fr/netaudience ) vous permettent d'analyser le
cheminement de vos visiteurs et de détecter à temps les
éventuelles zones mal fléchées de votre site.
Il est
nécessaire d'arbitrer : éviter les pages élégantes,
esthétiques et peu chargées des plaquettes de communication au
profit de pages d'accueil riches d'informations permettant d'aller directement
à la bonne information.
v la règle du "zéro mépris" : tenez compte du fait que toute la richesse opérationnelle de votre site doit être accessible aux internautes qui n'ont qu'un écran de 14 pouces, un disque dur surchargé qui ne leur permet pas d'implanter les dernières versions des navigateurs avec leurs derniers "additifs" (plug-in) même si vous leur proposez gratuitement.
Ces trois règles sont réunies Outre-Atlantique par la règle : "KISS" : "Keep It Stupid Simple".
Quelques
bons conseils chez ergoTIC à
www.chez.com/ergotic
L'échec de Boo.com est pour une large partie lié
à cette erreur: beaucoup s'accordent à penser que le concept de
départ était bon (viser un public branché avec des
produits haut de gamme difficiles à trouver)
Mais oubliant les besoins du client, les "designers" ont tellement
sophistiqué le site et les effets visuels sur les produits que les
internautes qui n'avaient pas d'ordinateurs ultrapuissants ne pouvaient pas y
accéder (sans parler des possesseurs de Mac, exclus d'office...)
"il fallait, quand on arrivait à se connecter parfois plus d'une
heure pour commander une paire de baskets" (Flore VasseurPrésidente
de l'Agence Trendspotting aux Echos): c'est ainsi que quelques centaines de
millions sont partis en fumée...
4.1.2 NIVEAU 1 : le site catalogue
(Il
va de soi que sauf pour des entreprises désirant se limiter strictement
à un commerce de proximité et ne souhaitant aucune forme de
partenariat international tous les catalogues devront avoir au moins une
version en anglais)
Le catalogue des produits, des services ou du savoir-faire doit être
· riche d'information,
· interactif
· ergonomique (pensé en se mettant à la place de
clients)
4.1.2.1 interactif : à l'écoute du client... en lui apportant des réponses rapides à ses e-mail
Le site doit permettre d'ouvrir facilement sur un dialogue: le développement du "capital client" se trouve en bonne partie là, sur ce plan la situation en France qui dénote un particulier mépris pour le client est alarmante, et ce d'autant plus qu'elle se dégrade
Stratégie Telecom & multimédia qui a
testé 125 sites en 1999 et a pu constater que 42% d'entre eux mettaient
plus de 5 jours pour répondre ce qui est clairement inacceptable,
En 2001 une étude de Codecal Conseil
www.qualiweb.com
portant sur 200 sites représentatifsa montré qu'en France, seuls
14% (19% en 2000) des sites répondent systématiquement, 12% ne
répondent jamais et 47% des mails étaient sans réponse
après 2 semaines d'attente (contre 42% l'année
précédente)!
Les bons
points: les Click&Mortar (54%), un score médiocre, les banques (43%)
Walter Zagar, Pdg de Zagar Inc
www.zagar.com (machines
outils) avait un délai de réponse de 15 jours par fax. Il a
ramené celui-ci à 24h en passant sur internet...à
l'insatisfaction de ses clients qui s'étonnent quand le temps de
réponse dépasse la demi-heure (dossier machine outil, revue de
l'Atelier BNP-Paribas juillet 1999)
Une étude menée en 2003 montre cependant une claire prise de
conscience :
"51 % des entreprises françaises utilisent l'e-mail pour des contrats
avec leurs fournisseurs et 53 % pour des contrats avec leurs clients
Un responsable informatique sur deux considère que les
utilisateurs deviennent irrités dans la minute suivant un incident sur
la messagerie. Au bout d'une heure, la proportion
d'utilisateurs énervés passe à 94 % dans l'Hexagone
Ce stress est à un tel niveau que 51 % des responsables français
interrogés craignent pour leur emploi dans les 24 heures suivant une
panne de messagerie" enquête réalisée par l'institut
Dynamic Markets pour Veritas Software
www.weblmi.com/news_store/2003_06_12_L_e-mail__bete_noire_28/News_view
4.1.2.2 Ergonomique: penser d'abord à en faire un outil efficace pour le visiteur
beaucoup
de sites dont l'objectif, comme nous l'avons vu plus haut est en fait davantage
la "notoriété" que le service au client cèdent au
narcissisme et à l'exercice de style
Sans le respect de ces règles de bon sens l'internaute aura repris sa
navigation avant d'avoir eu la patience de découvrir votre
oeuvre.
· Les cheminements doivent être intuitifs et ne
nécessiter aucun effort d'apprentissage (sans oublier que les visiteurs
n'ont pas tous la même logique et qu'il convient donc de pouvoir
accéder à l'information par chacun des cheminements "logiques" )
4.1.2.3 Mise à jour permanente, richesse de l'information, économies par rapport au papier
Le
catalogue électronique permet de proposer un nombre d'articles bien
supérieur à toute boutique (150.000 références
dans la plus grosse FNAC contre 450.000 sur FNACdirect)
Quatre atouts majeurs d'Internet
depuis Aout 2000 la Redoute ne propose plus que les articles
effectivement disponibles avec des nouveautés tous les jours ce qui lui
permet de proposer la livraison express dans la journée avec le
slogan "Bienvenue sur le site qui se renouvelle aussi vite que la mode". ""le
cout d'une commande Web est4 fois moins élevée qu'une commande
papier" Paul Delaoutre
Une entreprise peut ainsi mettre à la disposition des bureaux
d'études, avec son catalogue, les fichiers CAO directement utilisables
pour la réalisation des plans et notices techniques : elle se donne
là un avantage concurrentiel très fort.
Nord Réducteur 25 MF de CA
www.nord.com a mis pour ses clients
toutes les notices de mise en service et les éclatés de chaque
matériel avec leur nomenclature, les fichiers DAO sont
téléchargeables via le réseau.
Autre élément important pour un fabricant de composants entrant
dans la fabrication de sous ensembles, dont le prescripteur peut
être une autre entreprise que celle qui lui achète ses produits
"ce site est également conçu pour les clients de nos
clients" déclare Jean-Claude Reverdell son directeur
C'est également une source d'économie
substantielle, tant au niveau du coût du catalogue (le coût
d'élaboration est identique mais le coût de reproduction est nul),
que de sa distribution.
AMP par exemple économise par ce moyen 4 M $ par an en
supprimant la version papier de son catalogue de composants
électroniques : aujourd'hui les 70 000 composants sont accessibles en 8
langues et l'utilisateur, guidé dans son choix, a accès aux
spécifications techniques complètes et documentées qu'il
peut directement télécharger
Autre exemple : Alcatel Mobil Phone exporte 92 % de sa production.
Grâce à son Intranet, les 35 antennes commerciales disposent en
permanence de données actualisées leur permettant de produire des
dossiers personnalisés en couleur, dans la langue du pays, sans avoir
à éditer et stocker des brochures rapidement obsolètes.
Lemaitre-Sécurité (
www.lemaitre-securite.com
) implanté à La Walk en Alsace, fabrique des
chaussures de sécurité: Son catalogue en 6 langues ne lui
a pas coûté plus cher que son ancien catalogue papier. Il a permis
de supprimer l'essentiel de son service SVP car le client peut
dorénavant accéder à toutes les spécifications
techniques et les informations (modèles, prix, questions
douanières...) sont toujours à jour.
Un exemple qui ne manque pas de piquant : M. Arditi
président de Photonetics (entreprise high-tech des Yvelines) nous
a indiqué qu'une entreprise voisine de la sienne avait trouvé, et
acheté grâce au Web... un produit qui contrefaisait sa production
!
Wattel, « casseur de voitures »
à Lesquin, près de Lille, (16 personnes au départ)
dirigé par Olivier Wattel et qui vend des pièces d'occasions
ww.wattel.com En effet :
les mises à jour doivent être très rapides (les photos des
véhicules accidentés sont mises sur le site 2 h après leur
arrivée)
le nombre de pièces est considérable : 40 000
références avec 4 niveaux de qualité
les clients potentiels sont innombrables.
Pour 40 000F le site Web a apporté la réponse
adaptée.
L'entreprise reçoit une quinzaine de commandes par jour (parfois par
container complet) qui proviennent, comme bien souvent, majoritairement de
l'étranger (Espagne, Pologne, Ile Maurice, ). aussi le site est en 4
langues.
Le chiffre d'affaire s'est accru de 20 %, avec 3 MF à l'export et
l'entreprise emploie maintenant 24 salariés.
L'étape suivante sera la mise en réseau de plusieurs
« casseurs » de la région pour être en mesure
de mieux répondre à la demande (actuellement celle-ci ne peut
être satisfaite qu'à hauteur de 40% seulement)
Bien entendu pour certaines parties du catalogue qui bénéficient
d'une pérennité et qui sont très volumineuses (documents
techniques détaillés, dessins, images, séquences
vidéo,...), tant que les débits sont aussi faibles, il peut
être intéressant de les graver sur CD-ROM permettant ainsi une
complémentarité entre la richesse d'information d'accès
rapide que permet le CD et la mise à jour permanente qu'apporte
Internet :
L'optimum semble, dans l'état actuel des bandes passantes disponibles,
de coupler la capacité de stockage du CD-ROM pour le fonds documentaire
du catalogue (plans, notices techniques, photos, séquences
animées,...) et celle d'internet pour la partie nécessitant des
mises à jour (prix, promotions, état du stock disponible,...)
C'est par exemple la solution retenue par Valley Drive System
à Rockford, qui a dans son catalogue des milliers de modèles de
trains avant de voiture pour lesquels il est capable de réparer la cage
de roulement, ou par La Redoute (
www.redoute.fr )
Les capacités de visualisation et de simulation devraient
permettre un essor tout particulier dans l'architecture et la
décoration, d'autant plus que les magasins virtuels restent
ouverts 24 h sur 24, même le dimanche
GoodHome.com
www.goodhome.com est
aujourd'hui un des plus avancés sur le plan technologique dans ce domaine
C'est ce que propose Courtieu, une maison Lyonnaise plus que centenaire,
grâce au logiciel Decodesigner : elle offre la possibilité
d'aménager votre appartement et de visualiser en direct le
résultat
www.C-Plaza.com/courtieu
, de même pour les meubles Grange
http://www.grange.fr
voir page 51
Dans le domaine de la mode Modacad (Los Angeles) fournit des logiciels
permettant d'essayer virtuellement les robes en les faisant essayer par
des "clones virtuels" (Avatar) leur ressemblant.
Par ailleurs l'enregistrement de cookies (qui sont gérés par la
plupart des navigateurs) sur le disque dur des clients, concernant notamment
les informations sur les visites ou les transactions précédentes,
permet un accueil personnalisé.
Mais il peut y avoir des sites extrêmement simples mais bien
pensés et très utiles :
Raphaël Ranucci artisan Taxi a créé son
site dès 1997: celui-ci lui a permis de développer des
prestations "haut de gamme" essentiellement pour des clients allemands et
italiens (le journal d'internet
www.journal-internet.com
) et maintenant il fédère sur son site des collègues
indépendants de sa ville
http://taxigti.technolog.fr
Notons que certaines méthodes, comme les tests de couleurs
(proposés par exemple par Spectrum de Jonathan Robin
avec son logiciel Colornet
http://www.couleurs.com/,
permettent même grâce à des questionnaires
électroniques de procéder à l'analyse de la
personnalité de votre visiteur et de procéder à une
segmentation comportementale
4.1.2.4 Une visibilité internationale
C'est
évidemment un des atouts majeur que de permettre, avec une mise de fonds
somme toute modeste de présenter vos produits ou votre savoir faire au
monde entier (ce qui, soulignons le tout de suite mais nous y reviendrons,
n'est utile que si l'entreprise dispose de produits originaux susceptibles
d'intéresser des clients éloignés et si elle s'est
organisée pour pouvoir répondre aux besoins du prospect dont elle
aura éveillé l'intérêt)
Franklin, PME de 20 personnes installée à
Ozoir-la-Ferrière,
www.franklin-France.com
spécialiste mondial des paratonnerres a eu l'heureuse surprise de
prendre ainsi plus d'un million de Francs de commande en moins de 6 mois en
provenance notamment du Canada et d'Amérique latine
Laurence Curtat, responsable logistique de Polyprofils, fabricant
de pièces agricoles en carbure de tungstène (80 personnes, 50 MF
de CA) "En France, notre marché est fermé, tout le monde se
connaît. Nous attendons de notre site qu'il nous ouvre de nouveaux
horizons commerciaux",
www.indexel.net/dossier.jsp?dossier=4
Michel Pillet, le gérant d'AMC,
www.amc-etec.com pmi de St
Cézaire spécialisée dans la construction de circuits
électriques souligne que la création d'un site internet en 1997
a donné à sa petite société en forte croissance une
nouvelle envergure internationale. "Grâce au courrier
électronique, nous pouvons échanger avec nos clients des
données techniques qui auparavant se matérialisaient par des
kilos de plans ! Nous avons également pu obtenir des contrats avec des
clients étrangers qui avaient vu ce que nous faisions sur notre site
Internet"
www.sophianet.com/articles/6500099.html
4.1.2.5 Beaucoup d'information mais avec une stricte gestion des accès : le principe de la minijupe
Questions :
Ces deux questions, souvent entendues, sont clairement de bonnes questions : il
n'est bien entendu pas envisageable pour une entreprise de tout dévoiler
sur son site ... et néanmoins celui-ci doit comporter tous les
éléments utiles au client ou au partenaire (revendeur,
sous-traitant, entreprise assurant la maintenance des produits).
· dans le B to B le prix se négocie : je ne peux donc pas
afficher un catalogue !
Comment répondre à ce paradoxe ? le principe de la minijupe.. "Il faut en montrer assez pour attirer l'attention du chaland mais pas trop pour cacher ce qui doit l'être"
Ce n'est
que dans une deuxième étape, une fois le visiteur
identifié, après s'être assuré que c'est bien un
client ou un partenaire, que celui-ci est autorisé à rentrer dans
"l'arrière boutique" où, en fonction des relations que l'on a
avec lui, comme dans les relations d'affaire traditionnelle on lui donne
accès aux informations pertinentes (données techniques, catalogue
de prix correspondant au client donné, ...).
Pour une première relation ou pour une négociation le site doit
offrir la possibilité d'une mise en contact avec l'interlocuteur
adéquat
Le plus simple est le mail mais de plus en plus se développe avec la
téléphonie sur Internet ("Téléphonie IP") le
"Click &Talk" : vous cliquez sur l'icône du
téléphone et vous entrez en communication avec l'entreprise par
liaison vocale à travers la connexion internet. Au cours de la
conversation votre interlocuteur vous ouvre certaines portes d'accès et
peut vous communiquer en temps réel plans et documents (c'est par
exemple le système Alloweb de la Redoute
www.redoute.fr qui a opté
pour la solution Matra Nortel "internet voice button").
Grâce à la visiophonie, se développe sur le
même principe le "click&see" (qui ne pourra prendre son essor
qu'avec le haut débit)
Pour des relations commerciales suivies l'accès est ouvert par un mot de
passe ou à travers un extranet (cette notion sera
développée plus loin dans le chapitre "échanger
l'information"
voir page 208)
Avantage : l'enregistrement des personnes consultant le catalogue permet
de se faire à bon compte un fichier de prospects qu'il sera possible,
par exemple, de recontacter à l'occasion de la sortie de nouveaux
produits
4.1.2.6 Le site catalogue un moyen pour trouver de nouveaux partenaires.
Grâce à la promotion de ses produits et de son
savoir-faire, la PME peut également trouver des partenaires à
travers le monde pour assurer sa distribution ou conduire des projets communs
(il est indispensable, dans ce cas, que le site soit au minimum bilingue):
Il nous a été rapporté à plusieurs reprises que
des distributeurs, oeuvrant notamment dans les pays émergents
utilisaient largement Internet pour repérer et sélectionner les
produits qu'ils étaient susceptibles de commercialiser.
Internet se prépare à jouer, au niveau mondial, le rôle
des pages jaunes de l'annuaire.
Complémentaire des expositions dans les salons professionnels mais
beaucoup moins gourmande en temps et en argent, cette utilisation d'Internet
semble très intéressante pour pénétrer les
marchés riches de promesse mais difficiles à
pénétrer par vente directe comme ceux d'Asie du sud-Est.
OPF, PME familiale implantée près d'Amiens
spécialisée dans la pièce mécanique de
précision, a réussi, par le biais d'internet, à
étoffer son réseau d'agents qui lui permettent maintenant de
vendre dans des pays où elle n'aurait peut-être jamais
songé aller (Syrie, Lituanie,...)
Jean et Michèle Ailhaud artisans santonniers à Aubagne
depuis 1987 avaient au départ développé en 1997 un site
avec 8 autres santonniers pour développer les ventes à l'export.
après l'échec de ce premier projet du à la
mésentente ils sont repartis seuls C'est ainsi qu'ils sont
rentrés en relation avec un importateur américain: dès la
première commande, les frais de création et d'installation du
site étaient couverts
www.enprovence.com/ailhaud
Ainsi, à Rennes, Algaliment qui fabrique des additifs à
base d'algue pour la nourriture porcine a-t-elle trouvé ainsi ses
nouveaux clients grâce au net : il leur a permis de nouer les contacts,
la messagerie de monter les rendez-vous et, en un voyage d'une semaine, les
négociations commerciales ont été conclues.
L'entreprise Bauer à Raon l'Etape, près de
Saint-Dié (
www.claude-bauer.com )
recherche ainsi ses agents et distributeurs
De même l'entreprise Lemaitre-Sécurité,
précédemment citée, a-t-elle trouvé de nouveaux
distributeurs pour des pays où elle n'était pas encore
présente.
Desjoyaux
http://www.desjoyaux.fr
fabricant de piscines préfabriquées modulaires haut de
gamme a ainsi trouvé des partenaires en Europe de l'Est pour la
création et l'installation de piscines à partir de sa
technologie
4.1.2.7 Un moyen également pour trouver de nouveaux collaborateurs
De plus
en plus le recrutement (ou la préselection) de cadres ou de
spécialistes se fait sur Internet. La plupart des entreprises qui
recrutent le font savoir sur leur site et il y a souvent une bonne
adéquation entre le profil du visiteur et celui du collaborateur que
vous cherchez.
CISCO recrute ainsi 70 % de ses ingénieurs (Bill
Finkelstein séminaire Aftel NY nov 98) et en France Siris
réalisait 40% de ses recrutement sur le web dès 1999 : 70% des
candidatures spontanées émanent de ce canal et ont
consulté son site préalablement
... mais cela n'est pas réservé aux start up hight tech
californienne : regardons par exemple une entreprise porteuse des traditions
s'il en est, mais dans une profession qui a su très tôt exploiter
les potentialités d'Internet, comme Relais et Châteaux
www.integra.fr/relaischateaux qui recrute ainsi ses sommeliers ou
ses maîtres d'hôtel.
4.1.2.8 Analyser la fréquentation de votre site pour en améliorer l'efficacité :
Au-delà du nombre de visiteurs q'un simple compteur vous permettra de connaître, deux points sont à regarder :
4.1.2.8.1 Qui vient vous voir ?
L'analyse de l'origine de vos visiteurs (des
« log ») et du chemin que les a conduit vers vous (à
partir de quel mot clef) vous fournira déjà de précieuses
indications et vous permettra de voir si vos visiteurs sont bien ceux que vous
escomptez Cela pourra en particulier vous amener à changer les mots clef
déclarés aux moteurs
Un fabricant de cosmétiques qui avait déclaré le mot
clef « skin » a vu son site inutilement embouteillé
par les Fans d'un jeu célèbre dont des héros portait ce
nom.
4.1.2.8.2 Comment les visiteurs circulent-ils entre vos pages ?
Un
certain nombre de logiciels, comme
Net@udience
www.cartel-info.fr/netaudience réalisent une étude
statistique du cheminement de vos visiteurs et visualisent leur parcours
permettant ainsi de détecter les anomalies :
Ils mettent en particulier en évidence les trajectoires correspondantes
à des recherches infructueuses ou ayant nécessité plus de
3 clic, révélant ainsi une conception inadéquate du site.
En effet une tendance naturelle est d'utiliser une arborescence
« logique » sur le plan cartésien : le
problème est que chacun a sa logique et que ce qui est évident
pour le concepteur ne l'est pas toujours pour le client.
Un site efficace doit être intuitif, il ne doit nécessiter
aucun apprentissage, aucun raisonnement complexe (c'est une des raisons pour
lesquelles les jeunes enfants y sont aussi habiles).
Il conviendra donc, soit d'être plus explicite sur certains liens, soit
de créer de nouveaux liens pour permettre d'arriver à la bonne
information selon plusieurs logiques différentes.
4.1.2.9 Un site spécifique pour les partenaires financiers
De plus
en plus les sites Web dédiés aux actionnaires et aux
analystes prennent une place importante dans la communication
financière de l'entreprise. Cette exigence d'une communication riche,
rapide et exacte s'est développée notamment avec l'accroissement
du rôle des fonds de pension anglo-saxons dans le financement de nos
entreprises.
La Seita
www.seita.fr fournit sur son
site la même qualité d'information que celle dont disposent les
analystes (comptes téléchargeables sous une forme qui permet de
les travailler directement, transcription complète des questions des
analystes et des réponses,...). L'Oréal de son
côté propose même sur son site financier
www.loreal-finance.com
son cours de bourse en temps réel
Suez Lyonnaise des Eaux a même créé deux sites
financiers différents: un site uniquement en anglais destiné aux
investisseurs professionnels
www.finance.suez-lyonnaise.com , un site en français
destiné aux petits porteurs
www.actionnaires.suez-lyonnaise.com en sus du site institutionnel
qui lui est bilingue
www.suez-lyonnaise-eaux.fr
Les OPE BNP
www.bnp.fr
-Société Générale
www.socgen.com
-Paribas
www.paribas.com ont
été la première occasion d'une utilisation intense de
sites financiers
www.projetscparibas.com
et
www.sbp.bnpgroup.com
pour faire valoir les arguments des uns et des autres : n'oublions pas que dans
l'issue cette bagarre les fonds de pensions anglo-saxons ont un rôle tout
à fait déterminant
Bien entendu cela exige une extrême rigueur dans la qualité de
l'information fournie et, étant donné l'importance
grandissante de ce type d'information dans le bon fonctionnement du
marché, la COB (commission des opérations de bourse) et ses
homologues étrangers travaillent sur les règles à
respecter dans ce domaine très sensible (un lien dans la page
pourrait en effet par exemple conduire subrepticement le visiteur vers des
informations n'ayant pas la rigueur voulue).
4.1.2.10 La communication en cas de crise : un site « fantôme » prêt à être mis en oeuvre ?
Peu
d'activités sont à l'abri du risque (sécurité,
catastrophes naturelles ou attentats, pollutions, défaut de fabrication
nécessitant le rappel des produits, OPA hostile, faillite d'un gros
client, profit warning, accident, désinformation
générée par un concurrent,...)
"Nous vivons dans une société où les crises ne
revêtent plus un caractère exceptionnel" dit Christophe Roux
Dufour, Deboeck Université.la gestion de crise fait maintenant
partie de la gestion "normale" d'une entreprise ou d'un Etat
Belvédère, fabricant de spiritueux s'est
laissé surprendre par la campagne de désinformation menée
par son concurrent et incapable de réagir rapidement a vu son cours
s'effondrer de 600 à 260F empêchant l'augmentation de capital
nécessaire à son développement international
Il convient en particulier de définir une stratégie pour
ne pas se laisser conduire par les juristes et éviter des erreurs aussi
flagrantes que celle de Danone qui en faisant un procès à
JeboycotteDanone.com leur a offert une magnifique tribune.
Les 120kf gagnés lors du procès (le 4 juillet 2001) , victoire
à la Pyrrhus sont en effet à mettre en face de
@ la publicité donnée à jebycotdanone et à
Voltaire (dont le grand public aurait sinon ignoré jusqu'à leur
existence): 120kf= 3 secondes de pub au 20h
@ la détestable image que s'est donné Danone: pour donner
des ordres de grandeur, l'erreur de communication de Coca
Cola l'an dernier a couté à la valeur de la marque la bagatelle
de 10Milliards de $ ... alors que pèsent 0,00000002 Milliards d' face
à la perte d'image (il n'est jamais bon de chausser les bottes de
Goliath vis à vis de l'opinion publique, surtout lorsqu'elle est
constituée de vos clients)
...Victoire à la Pyrrhus qui s'est soldée par une défaite
même sur le plan judiciaire car la cour d'appel leur a donné tord
par jugement du 30 Avril 2003, ce qui, outre les frais de justice leur a
couté 2 ans supplémentaires de contrepublicité
La même erreur a été commise par Leonardo en
s'attaquant à un site d'artistes portant le même nom
Voir
www.communication-crise.com
Tous ces risques ne sont évidemment pas prévisibles, mais
certains le sont (en particulier ceux qui sont détectés
dans les études d'impact environnementales : pollution de la nappe
phréatique pour une raffinerie, nourriture inadéquate pour une
volaille, présence de produits indésirables dans une boisson,
tempête ou inondations pour les pouvoirs publics,...).
De plus n'oublions pas qu'un client mécontent , un
employé en colère ou une petite association ont montré
leur capacité à faire des sites aussi visible, souvent mieux
faits, mieux référencés et plus vivants que les sites
des entreprises (même très grosses ) et que leurs pouvoirs de
nuisance sont considérables quand ils s'appuient sur un problème
réel.
Aux USA ce problème prend une très grande ampleur dans
certains cas et nous en avons eu un avant goût lors du Mundial 98 ou une
liste noire d'Hôtels Français jugée dangereux
(légionellose) était diffusée sur un site Web
américains.
Au moins 8 sites appellent au boycott de Nike (emploi d'enfants en
Asie), idem pour le Mavica de Sony
voir page 144, chez Wal-Mart ce sont
les employés qui dénoncent leurs conditions de travail .
Renault a connu ce problème lors de la fermeture de Vilvoorde,
Lapeyre accusé de cautionner des pratiques peu écologiques
dans ses approvisionnements en bois, et France-Télécom
voit fleurir les protestations contre ses tarifs
Cybercable (Lyonnaise des eaux) dont le réseau ne tient
pas ses promesse en a fait les frais avec une centaine de sites revendicatifs
organisés en webring!
www.perso.cybercable.fr/baudron/Routeurs Le Monde 28 oct 99
En France, en 2001, "jeboycotteDanone" en a été un des
premiers exemples médiatisé ou Danone a accumulé toutes
les fautes possibles dans la gestion de cette crise en offrant une tribune
quasi gratuite à ceux qui contestaient sa politique en les trainant
devant les tribunaux et en les "victimisant" de surcroit
Aux USA cette pratique est courrante depuis longtemps, si bien que les
entreprises ont pris l'habitude d'acheter les noms de domaine susceptibles
d'être utilisés pour les neutraliser :
www.Ihate-name-of-the-company.com, ce que l'on appelle les fameux "suck sites"
Sucks = C'est Nul ! Près de 15 000 noms de domaines contiennent
«sucks» comme
www.VivendiUniversalSucks.com
www.chasebanksucks.com,
www.aolsucks.org,
www.lockheedmartinssucks.com,
www.microsoftsucks.com,
www.nikesucks.com ...)
Pétitions Express
http://www.petitionsexpress.org constitue la première
plate-forme de pétitions en ligne. Elle a pour objectif de prendre
en charge les pétitions de A à Z: les lancer sur Internet en
quelques clics, leur donner une large audience, les faire figurer
automatiquement sur de nombreux sites, collecter les signatures, en assurer le
suivi par une information régulière et une relance permanente des
destinataires
Dans la presse écrite traditionnelle la publicité comparative est très sévèrement réglementée et le dénigrement est interdit. De plus, peu de particuliers peuvent se payer des pages de magazine: Rien de tel sur l'internet notamment si le contestataire a pris la précaution de déterritorialiser l'opération
Pour un
coût dérisoire il est possible de manifester sa déception
sur la qualité du produit, sa critique du comportement de l'entreprise
vis à vis de son personnel ou de la nature, son insatisfaction quant
à sa gestion,...
Dans ces cas il est prudent de prévoir à froid, en même
temps que l'on procède à l'analyse des risques (cyndinique), le
site dont on aura besoin pour communiquer en cas d'accident (ou Dark
Site) ce site sera prêt à être complété et
activé sans délai le jour où...
Il conviendra de rassembler les données techniques qui permettront de
gagner un temps précieux afin d'éviter en cas de crise des
erreurs de communication grossières (que l'on commet trop souvent
à chaud et qui accroissent l'effet de l'accident) ou de n'être pas
en mesure de répondre aux légitimes questions de la presse (ce
qui les conduira à aller chercher l'information ailleurs...). Il
conviendra bien évidemment de désigner également "à
froid" les modalités précises de gestion de ce site (responsable
des mises à jour,...)
C'est ce qu'a su faire Air France avec un site de crise prêt
depuis 1999, si bien que moins de 10 minutes après l'accident du
Concorde la compagnie rendait compte du crash avec message aux familles
et numéros d'urgence
General Electric dispose d'un site et d'une organisation de crise sur
chacune de ses implantations
Dans son rapport le député Thierry Carcenac
www.internet.gouv.fr/francais/textesref/rapcarcenac/sommaire.htm
propose de créer un site www.crises.gouv.fr: certes, plus que
toute autre organisation, le gouvernement se doit de savoir utiliser l'Internet
pour gérer des crises (tempête, Erika, Ievoli Sun, ESB,...), mais
faut-il les centraliser sur un seul site? Ne faut-il pas plutot inviter chacun
des ministère à faire prendre en charge les sites de crise par
ceux-là même qui seront ammenés à les gérer?
Les dramatiques journées de septembre aux Etats Unis ont mis en
évidence le rôle qu'Internet pouvait jouer dans ces circonstances,
et, a contrario l'explosion de Toulouse a montré que nos sites publics
n'avaient pas encore intégré ce facteur: le public était
renvoyé vers des numéros téléphoniques
saturés et le lendemain encore aucune information opérationnelle
n'était disponible
"Tandis que le réseau téléphonique local,
saturé, n'écoulait qu'une infime partie de la demande d'appels,
les pouvoirs publics proposaient aux familles inquiètes.... des
numéros téléphoniques d'urgence. Tandis que les sites webs
institutionnels des ministères et des collectivités locales se
mettaient en branle avec une lenteur majestueuse, la palme de la
réactivité revenait au site yahoo.fr qui mettait en place et
maintenait en temps réel une page très complète
d'informations pertinentes autour du sujet. Moins nerveux que son homologue
http://ny.com , le site officiel de
la ville de Toulouse continuait de titrer samedi matin sur les attentats aux
USA, avant d'ouvrir dans l'après midi une page spécifique
consacrée a son propre accident. (Adminet
www.adminet.fr)
4.1.3 NIVEAU 2 : vendre grâce à Internet: Le site transactionnel
Réaliser des transactions sur Internet a depuis 1998
quitté le domaine de l'anecdotique
@ Milacron Inc
www.milpro.com
propose à la vente en ligne plus de 50.000 produits
industriels à la centaine de milliers de PMI de la
mécanique américaines (voir aussi sur le même sujet
Kennametal
www.kennametal.com et
Valenite
www.valenite.com
@ Dell Computer
www.Gigabuys.com par
exemple vendait déjà en 2000 pour 40 M $ par jour de
matériels informatiques (dont 0,3 en France).soit 30% de son chiffre
d'affaire total (voir les derniers chiffres sur
www.dell.com/corporate)
et c'est sans doute la raison de son spectaculaire succès face à
ses compétiteurs dans la crise du PC de 2002
@ toute proportions gardées Lithos fait mieux avec
50%: c'est une petite entreprise fabricant des circuits
hyperfréquence, installée à La Gerche de Bretagne
www.lithos.fr,. Son site
très riche a été conçu pour les laboratoires de
recherche et les bureaux d'étude, il offre également la
possibilité d'une cotation interactive pour les nouveaux produits qui
lui sont demandés ainsi que bien entendu une assistance technique. Ces
services, très appréciés par les prospects lui ont permis
de trouver de nouveaux clients à l'international (Canada, Etats Unis,
Roumanie, Malaisie,...)
@ En 1998 les 18 millions d'abonnés à AOL avaient
acheté pour 12 milliards de dollars de vêtements et ce
chiffre croit régulièrement depuis malgré la crise
@ Notons également que Wallmart qui dans son plus grand
magasin n'offre que 150.000 articles, en propose 500.000 sur internet.
@ Travelocity et Expedia deux agences de voyage virtuelles qui
réalisent chacune un chiffre d'affaire de 1M$ par jour et en
France celui de Dégriftour
www.degriftour.fr qui
vend, à prix cassés, les places restant disponibles dans les
voyages organisés (avec photos des hôtels,...)CA sur internet :
100MF
En 1998 certains analystes expliquaient doctement que la pharmacie en
ligne n'avait aucune chance: en mai 1999 trois entreprises ont fait
irruption sur ce marché : PlanetRx
www.planetrx ,Soma.com
www.soma.com et
Drugstore.com
www.drugstore.com qui a
déjà été racheté par Amazon.com: la
proportion d'internautes souhaitant acheter des médicaments en ligne se
révélant être la même que pour les livres, les
ordinateurs ou les billets d'avion
En 2002 la pharmacie en ligne est déjà opérationnelle
en Europe En Suisse (pharmacie Online MediService) en Grande
Bretagne, en Belgique, au Pays Bas, en Irlande et, de facto, en Allemagne
à travers une convention entre certaines caisses et le pharmacien online
néerlandais DocMorris : les caisses prennent en charge dans ce
cas le ticket modérateur de 4 ou 5 et de leur coté elles
bénéficient d'une ristourne de 2 à 9%. (cette pratique
devrait être prochainement légalement autorisée
malgré la pression des pharmacies traditionnelles qui en contre-feu
proposent de réduire leurs marges de 350 à 450 M et d'assurer
également des livraisons à domicile
en 2000 c'est 30% du Chiffre des ventes de General Electric qui se sont
faites par Internet soit 50 Milliards de $ et l'objectif est de réaliser
100% des achats en ligne (5% en 1999, 30% fin 2000)
Si seulement 20% des nouveaux internautes achètent la première
année, cette proportion passe à 45% pour ceux qui ont 3 ans
d'ancienneté (et si les années 2000 à 2002 ont vu
l'éclatement de la "bulle" des valeurs boursières, le chiffre des
ventes en ligne a continué à croitre avec la même vigueur)#
Mais le site catalogue ce n'est que la partie visible d'une
stratégie de commerce électronique, c'est en quelque sorte la
fane de la carotte et il n'a de sens qu'intégré dans la
chaîne de création de valeur qui permet d'aller de la production
jusqu'à la satisfaction du client.
les plus importants sites marchands français étant FNAC
www.fnac.fr et Alapage
www.alapage.com (livres)
Campanile
www.campanile.fr
(hôtellerie) JPG
www.jpg.fr (fournitures de
bureau) Camif
www.camif.fr,
la Redoute
www.redoute.fr, les
3 Suisses
www.3suisses.fr (VPC)
Degriftour,
www.degriftour.fr
LCDV
www.lcdv.com et Nouvelles
Frontières
www.nouvelles-frontieres.fr (tourisme) Source :
Benchmark Group.
www.benchmarkgroup.net
Moins de 40% des clients étaient des femmes en 2002 alors que
dans les pays matures cette proportion dépasse 50% (52% aux US en 2002),
or celles-ci gèrent 66% des dépenses des ménage...
4.1.3.1 Le paiement on line : un problème la plupart du temps secondaire et pourtant mis en tête des préoccupations par 43 % des PME françaises interrogées
C'est une confusion trop souvent entendue que d'assimiler commerce électronique et paiement en ligne !
4.1.3.1.1 Le paiement proprement dit, ne représente que 1% (ou moins) du prix final, sa valeur ajoutée est donc faible (sauf pour les micro-paiements)
Les
moyens de paiement traditionnels comme le chèque ou le virement restent
parfaitement utilisables: les paiements par chèque représentent
deux tiers des montants des paiements d'achats sur internet (étude A
Jour Médiangles
www.mediangles.fr )
Un boucher travaillant dans une banlieue résidentielle de
Toulouse constatait que son commerce ne marchait vraiment bien que le week
end : ses clientes travaillaient à la ville et faisaient leurs
courses à midi, sa boutique étant fermée à leur
retour.
Son idée de génie fut alors de créer un petit site tout
simple, avec les produits, leurs prix les promotions du jour accompagnés
de quelques recettes.
Depuis son bureau, la cliente fait sa commande (n'oublions pas comme le
rappelle le directeur du développement des 3 Suisses Joël PALISE,
que les clients passent essentiellement leurs commandes depuis leur lieu de
travail)
L'artisan prépare celle-ci l'après midi en "temps masqué"
entre deux clients et un commis qui reste un peu plus tard n'a plus qu'à
distribuer les paquets, le soir au retour des clientes, sans aucun
problème de paiement "on line"(paiement dans la boutique lors des
courses du week-end.
De plus, dans les échanges interentreprises (B to B), qui
représentent plus de 90% du commerce électronique, bien
souvent les partenaires se connaissent, les paiements sont
domiciliés et sont simplement effectués par des messages EDI
qui ne posent aucun problème spécifique.
Enfin n'oublions pas, comme nous l'avons vu plus haut, que 75 % des internautes
qui achètent des produits techniques dans les magasins traditionnels
utilisent l'Internet pour préparer leurs décisions d'achat
(Internet a joué un rôle déterminent dans la vente, mais
celle-ci se dénouant dans une boutique le problème du paiement ne
se pose pas)
Rappellons aussi qu'au Japon la livraison se fait bien souvent dans une
des innombrables boutiques de proximité (combini), le client prend alors
possession de la marchandise et paie au Combini, tant et si bien que les
paiements en liquide (9%) dépassent de très loin les paiement par
carte (6%)!! (Gilles Etienne, PEE de Tokyo)
voir page 51
Une autre solution très simple dans son principe est la carte
prépayée (technologie Kosmos
www.ksurf.net : en la grattant
on découvre identifiant et un code secret qui permet le règlement
de dépenses jusqu'au montant réglé à l'achat
Bien entendu le paiement électronique permettra, dans certains cas, de
substantiels gains de productivité dans la phase "facturation-paiement"
et sera un facteur de développement du commerce électronique,
mais les modalités actuelles de règlements de la transaction ne
sont aujourd'hui un véritable obstacle que pour les transactions
multiples de faible montant, surtout à l'international (mini paiements
entre 1 et 100 $).
Par ailleurs aujourd'hui déjà, il est possible pour une PME de
sous-traiter la gestion des paiements sécurisés à des
intermédiaires spécialisés (
www.hypermall.com ,
www.suresite.com , ou en France la
société Virtual Internet à Besançon -
www.France.vi.net , ...).
&&wobs
Notons que pour les véritables micropaiements, ce n'est pas non
plus le problème car le paiement électronique a un coût
fixe estimé à 0,1$ à l'acte, et les paiements
inférieurs à 1$ (consultation d'un article) relèvent
davantage d'une logique Kiosque ou abonnement que du paiement
électronique (c'est ce qui nous manque le plus, dit Serge Blin
de France3 qui aurait besoin de facturer 1F le journal
télévisé, ce qu'il ne sait pas faire
aujourd'hui)
4.1.3.1.2 Réinventer une fonction kiosque au profit des éditeurs et des marchands: Telco, Portails ou Banques?
On a
tendance, avec les souvenirs du minitel, à assimiler "Kiosque" à
"facturation à la durée", or ce n'est pas là que se trouve
le réel atout de ce moyen de paiement, celles qu'il convient de
préserver car elles continuent à répondre à un
véritable besoin pour le client nous paraissent être les suivantes:
pour l'éditeur ou le marchand
· simplicité
· paiement global inclus dans une facture d'un abonnement à un
service déjà souscrit par ailleurs
· transparence de la facturation
· une certaine forme de certification de l'existence et de la
qualité du fournisseur
· possibilité de microfacturation essentiellement
intéressant pour acheter des informations à l'unité sans
abonnement
L'opérateur intermédiaire joue véritablement le
rôle d'un "tiers de confiance". En outre il permet des gains
substantiels sur le coût administratif de la transaction qui sans lui
serait rédhibitoire
· absence de coûts de facturation, de recouvrement et de
contentieux lui permettant de se concentrer sur son métier
Dans le domaine de la vente d'information, la facturation à la
durée est par contre, sauf exception, un véritable contresens
: plus le service est lent et de mauvaise qualité, plus la facture
est élevée ! la facturation doit se faire en fonction
du service rendu (à l'unité, au forfait, au volume , ...et
seulement dans de rares cas au temps)
Aujourd'hui vous avez le choix: pour acheter le Monde en formule
kiosque: vous pouvez le payer à la pièce par wanadoo
(5F) ou à la minute par France Explorer (2,23F9(*) la minute), formule qui ne saurait être
recommandée que pour les adeptes de la lecture rapide...
L'information n'a pas de prix mais elle a un coût
Le Kiosque minitel, jouant le rôle d'une vaste librairie
virtuelle, a permis l'émergence d'une importante profession
d'édition électronique qui, nous a-t-on dit, n'avait pas
jusqu'à une période récente son équivalent à
l'étranger, même aux Etats Unis : c'est pour notre pays une
richesse économique et culturelle dont il convient de préserver
les capacités de développement.
· le site peut être un site commercial riche en information (soft
selling) l'information est là aussi gratuite et son coût est
couvert par les marges sur les ventes ou le budget communication
de l'entreprise (gain de notoriété)
· mais il peut s'agir aussi d'information très
spécialisée, onéreuse à élaborer et qui
ne peut être financée que par sa vente (Banque de
données, oeuvre musicale, encyclopédie,...). Il faut alors
retrouver sur le Net un service offrant les atouts du Kiosque. voir aussi la
syndication de contenu
page 168
L'arrivée des services marchands accessibles à partir des
téléphones mobiles est une véritable renaissance du
"kiosque" : Gallery, le service lancé en 1003 par Orange est un
véritable "Minitel sur téléphone portable"
"le modèle I-Mode est très semblable au Minitel"
H Nakamura Pdg de DoCoMo europe conférence Franco-Suédoise
2002
Qui, à l'avenir, pourra offrir ces deux atouts ?
4.1.3.1.2.1 Les professionnels de la facturation: opérateurs de télécommunications, fournisseurs d'accès Internet, compagnies délectricité, ...
Les
frontières entre opérateurs de télécommunications
et fournisseurs d'accès Internet deviennent de plus en plus floues etla
plupart des opérateurs téléphoniques, notamment les
"historiques" sont les actionnaires des principaux fournisseurs d'accès:
Autant il y a absence de convergence entre contenant et contenu, autant ces
métiers de gestionnaire technique de réseau est similaire, (une
fois passé le choc culturel opposant un réseau traditionnel avec
ses "centraux téléphoniques" où "l'intelligence est au
centre" d'un réseau IP avec ses routeurs ou "l'intelligence est à
la périphérie")
E-Charge
www.echarge.com
développé au départ sous l'impulsion des "sites pour
adultes" reporte le montant de la facture sur celle du téléphone,
NetToll
www.nettoll.com
, Ipin
www.ipin.com et Trivnet
www.trivnet.com sur la
facture du fournisseur d'accès
Europe Explorer avec Easyclick centralise les micropaiements sur
la facture téléphonique
Webytel
www.webytel.com ou
Creanet avec PayByTel
www.paybytel.net offrent
aux sites clients un plug-in qui permet de restreindre l'accès à
un service à un mot de passe (tiquet), celui-ci étant fourni en
appelant un n° de téléphone surtaxé. Une partie du
cout de l'appel est reversé au site
SEL distributeur de jeu utilise le...3617SEL! et vous demande de
vous connecter le temps adéquat pour régler votre achat: Au lieu
de transformer le temps en argent c'est le processus inverse qui est mis en
oeuvre!
utilise un serveur vocal surtaxé pour facturer la prestation sur la note
de téléphone
Mais cela implique des accords mondiaux entre opérateurs pour la
répercussion des factures jusqu'au client final.
Par ailleurs on peut se demander si les "transporteurs" sont les mieux
placés pour jouer le rôle de libraires
La déréglementation actuelle va augmenter encore la
complexité de ce problème mais en même temps elle rend les
opérateurs plus imaginatifs.
L'accès internet dit "gratuit" n'est autre qu'une formule Kiosque
lorsque une partie de son coût est financé par le reversement de
l'opérateur télécom
D'ailleurs on trouve l'opérateur de nouvelle génération
Colt derrière les initiatives de X-Stream,
WorldOnline, Lokace et free.fr
C'est également le cas de freesbee (créé par
None Networks
www.none.net) qui a acheté des
milliards de minutes à France Télécom,
négociées au prix de gros et qui facture les communications
à ses abonnés
C'est enfin le sens de la dernière proposition Tarifaire de
France-Télécom de la connexion sans abonnement à
"28 centimes la minute tout compris"
Les Finlandais et les Suédois, sautant cette étape,
vont un cran plus loin en utilisant le téléphone portable comme
"TPE" (Terminal de Paiement Electronique):
Dans ce pays vous pouvez avec votre téléphone portable
actionner toute une série de distributeurs automatiques (distributeur de
boissons, laveur de voitures, juke box, parking ...) et le coût
est directement imputé sur votre facture
téléphonique.
Vous téléphonez à 1 mètre de distance de votre
"interlocuteur" le téléphone portable ne sert... qu'à
actionner la machine et à effectuer la facturation.
De La Rue Card System essaye de convaincre les fabricants de
téléphones portables de prévoir une "seconde fente" pour y
glisser une carte faisant office de portefeuille électronique.
Itinéris teste un tel service où le portable se transforme
en Terminal de Paiement par carte de crédit chez les commerçants
avec "Iti-Achat"
"le téléphone mobile est un lecteur de carte de crédit
avec une antenne" (Jean-Pierre Buthion du Groupement Cartes
Bancaires)
Ericsson considère pour sa part que le télépnone
portable est le "terminal de paiement électronique" idéal :
il peut intégrer la puce de la carte de paiement (il n'y a alors plus
besoin de carte...) et grâce a la norme "bluetooth" de communication
radio à courte portée qui commence à s'imposer, il peut
dialoguer avec le marchand sans connexion physique. Ericsson illustre cela par
l'image d'un brocanteur interpellant son client par "sir, do you pay by cash or
by phone?"
Les distributeurs d'électricité ne sont pas en reste
Hemel à Stockholm (Home Electricity) vend des
cartes...pour les téléphones mobiles!, les communications sont
facturées avec la note d'électricité
4.1.3.1.2.2 sites portails, principales portes d'entrée sur le web (AOL, Yahoo !, Netscape, Lycos...)
Les 4 ou
5 plus importants couvrent à eux seuls plus de la moitié du
marché mondial (et celui-ci a tendance à se concentrer encore sur
les 2 premiers) et seraient en mesure de remplir cette fonction
d'intermédiaires de paiement sans difficulté : ils sont en
quelque sorte dans la situation des kiosques des halls des grandes gares qui
voient passer un grand nombre de voyageurs en transit vers d'autres lieux.
Selon une étude Jupiter Media Metrix (juin 2001), quatre entreprises
(AOL-TimeWarner; Microsoft, Yahoo! et Napster) concentrent plus de la
moitié du temps de navigation des internautes américains : 32%
pour AOL-Time Warner, 7,5% pour Microsoft (notamment grâce à
Hotmail), 7,2% pour Yahoo!, et 3,6% pour Napster. Le phénomène de
concentration sur la toile se confirme. 14 sociétés s'adjugeaient
60% du temps de connexion en mars 2001, alors qu'elles étaient 40 en
mars 2000, et 110 en mars 1999.
www.jup.com/company/pressrelease.jsp?doc=pr010604
AOL revendiquait dès 2001 plus d'abonnés
(plus de 30 millions d'utilisateurs payants) que les dix principaux
journaux américains réunis, (13 millions).
En 1998 près de 20 % de tous les achats en ligne avaient
déjà été générés par les 4
leaders : AOL (8 %) Yahoo ! (4 %) Netscape (3 %) Excite
(3 %).
En 2000 AOL déclare que les ventes réalisées par son
intermédiaire représentent 33 milliards de dollars (jupiter
estime qu'il représente maintenant 40% du total des ventes)
AOL pourrait sans difficultés regrouper les factures des achats
effectués par son canal et les prélever sur les comptes de ses
clients chaque mois en sus de l'abonnement.
Depuis 1999 AOL-Compuserve France met en place le système
Cobra : l'internaute-abonné paye ses menus achats, directement
sur sa facture compuserve qui se charge de sécuriser les transactions
Le 7 avril 1999 il a annoncé le lancement de la chaîne
"shopping"
il garantit la sécurité des transactions
électroniques au marchand
il garantit qualité de l'information et du service
clientèle et délais de livraison au consommateur.
Yahoo! Ouvre un "compte yahoo!" Aux abonnés de sa messagerie
gratuite qu'il utilise en particulier pour ses ventes aux enchères
Lycos a lancé dans cette logique une carte de crédit, et
grâce à un partenariat avec Bank One il est capable d'accorder des
crédits à la consommation de façon quasi
instantanée
Aujourd'hui Wanadoo offre la possibilité de régler un
certain nombre d'achats par son intermédiaire, comme l'achat du Monde ou
la consultation dune annonce sur Cadremploi
www.cadremploi.fr ,
Club-internet a annoncé qu'il allait faire de même
La start-up RedCart
www.redcart.com propose sa
technologie pour centraliser les paiements réalisés dans la
galerie marchande du portail en une seule facture
Si cette hypothèse se concrétise et cela semble être le cas
en 2001 la concentration dans cette profession devrait encore
s'accélérer : les Portails pourraient jouer tout naturellement ce
rôle de "libraire" d'Internet alors que les opérateurs
Télécom se cantonneraient dans leur fonction de
transporteurs.
On peut par contre s'interroger sur l'intérêt pour eux d'exercer
en propre, comme ils le font parfois encore actuellement, le métier
d'éditeur
L'échec du journal produit par Microsoft, Slate
www.slate.com malgré
des moyens considérables, est un exemple de la difficulté qu'il y
a à exercer avec un égal bonheur des métiers aussi
différents.
Yahoo! qui semble faire montre de plus de succès s'interdit de
produire quoi que ce soit: Yahoo! diffuse ce qui lui permet de rester
innovant...et svelte: 600 personnes (moins que l'équipe de
lawyers de Microsoft!)
La sortie de MSIX, nouveau protocole de facturation de services
www.msix.org est candidat pour
être l'outil de cette évolution
On pourrait aussi imaginer dans ce cadre une facturation type "SACEM",
forfaitaire pour le client dans une gamme de services et une
rémunération des éditeurs au prorata des consultations.
Ces ISP exerceraient alors un métier de "bibliothécaire".
La rémunération de ces portails pourrait se faire davantage par
le biais de cette fonction kiosque et par le reversement de l'opérateur
de Telecom (qui doit lui rétrocéder une partie de la facture de
téléphone) que par le biais d'une facturation du service de l'ISP.
On s'orienterait alors vers la généralisation de l'Internet
"gratuit" (qui en fait est loin d'être gratuit puisqu'en France comme
dans plusieurs autres pays européens les communications locales sont
encore particulièrement onéreuses) ou avec un paiement
forfaitaire "accès internet + communications".
3. Les banques ?
À travers les groupements de cartes bancaires, elles pourraient offrir
ce service avec la formule du "porte-monnaie virtuel" permettant des
micropaiements multidevises qui répond parfaitement aux
fonctionnalités qui ont fait le succès du kiosque telles que
décrites ci-dessus
Kle-line
www.kleline.com filiale de
Bnp-Paribas, même si son ergonomie au départ ne recueillait pas
encore tous les suffrages, revendiquait 300 marchands à
l'été 1999 dont 60% à l'étranger et 35 000
transactions par mois. pour un montant de 28 MF: après l'OPE de BNP sur
Paribas Kle-line a été fermé, sans doute pour ne pas faire
d'ombre à Cybercomm... qui a lui-même rendu l'ame en 2002
Cybercash indique que le coût d'une transaction
réalisée par le moyen d'un porte-monnaie virtuel est de 0.10$+4%
du prix facturé : dans ces conditions la facture minimum est de 0.25$ ce
qui correspond à des "mini-paiements" (1 à 100$) plus qu'à
des micro-paiements (quelques centimes). Digital Equipment a
développé de son côté millicent mais aucune de ces
initiatives ne semble véritablement s'imposer aujourd'hui
La concurrence dans ce domaine va s'exercer non au sein d'une profession mais entre trois grandes professions du recouvrement de facture
Comme le
dit de façon très pertinente une publicité
américaine : "e-business, it makes cents"
Pour la vente au numéro, Le Monde vous offre le choix entre la
solution Banque le système kiosque à la
minute (France Explorer 1,29F/mn F/minute) ou la
facturation kiosque "à la pièce" via un portail
(Wanadoo).
En tout état de cause une préoccupation a avoir toujours
présent à l'esprit: l'obligation de remplir de longs formulaires
répétitifs (nom, prénom, adresse, N° de carte,...)
avant de pouvoir passer commande refroidit bien des enthousiasmes: seuls 8% de
ceux qui ont commencé cette "épreuve" vont jusqu'au bout. Des
entreprises comme Qpass
www.qpass.com ont
essayé de répondre à cette préoccupation en
créant une fonction générant un remplissage automatique de
ceux-ci
Microsoft avec son "passport" reprend le même concept, mais ce n'est pas
sans inquiéter les internautes soucieux de privacy voient cette
entreprise se mettre en mesure d'accumuler une telle masse de données
personnelles
4.1.3.1.3 "we need banking but not bankers" (Bill Gates) la création de monnaie virtuelle?
Sur le
modèle des "grains de SEL" (Système d'Echange Local), sont
apparues des "devises électroniques globales sur le web", monnaie
virtuelle créée par des particuliers pour échanger des
services sans utiliser la monnaie officielle,.couplée à
l'émergence depuis début 2000 de systèmes de paiements
entre particuliers de type Paypal
voir page 77 "nous irions vers la
création d'une nouvelle monnaie, pourquoi pas mondiale" (J M
Billaut BNP-Paribas)
La plus importante d'entre elles a été le BEENZ
www.Beenz.com
géré par la Beenz company, start up britannique
lancée en avril 99 a reçu le support d'ORACLE, SUN et EXODUS. Les
clients se voyaient ouvrir un compte et la Beenz company, qui se
rémunèrait par une commission sur les transactions
validées, agissait comme une chambre de compensation. il y a eu
jusqu'à un milliard de beenz en circulation. Elle a certes
déposé son bilan mais faut-il pour autant enterrer
l'idée?
Internet, terre de contraste a également vu apparaître des
monnaies virtuelles basées sur ... l'or!: des start-up,
considérant que le mot clé en matière de monnaie est
"Confiance" sont revenues un demi-siècle en arrière: E-Gold
www.e-gold.com (basé
aux Caraïbes ...) par exemple aurait acheté 1,5 tonnes d'or pour
gager les transactions effectuées avec sa monnaie et il en est de
même pour GoldMoney
www.goldmoney.com
basé à Nassau
4.1.3.1.4 La sécurité : Le risque réel n'est pas toujours où l'on croit
Le
problème de sécurité souvent évoqué,
rarement à bon escient, devient néanmoins un vrai problème
quand les craintes qu'il inspire deviennent un des facteurs inhibant au
développement du commerce électronique.
Voir aussi
page 70
Examinons donc quelques-unes des multiples facettes de cette question.
La sécurité pour le client : certes il n'est pas
très difficile de détourner un message, mais encore faut-il le
décrypter (les transactions par carte se font en général
à travers SSL - secure socket layer - qui en assure le cryptage).
Bien entendu il est possible de casser ce code s'il est limité à
40 bits : en 1988 cela nécessitait 1 heure de calcul pour 100
micro-ordinateurs en réseau "vous n'allez pas vous donner tout ce mal
pour un achat de 300 F"(Bernard Siouffi du Syndicat de la VPC)
Il est infiniment plus facile
Le plus gros cambriolage du Y2K fut le 22 décembre 2000 le vol de
3,7 millions de numéros de cartes de crédit chez
EggHead!
v d'utiliser le "skimming", lecteur miniature de cartes de
crédit, utilisé par des serveurs indélicats dans les
restaurants et qui permet de lire et de stocker en un instant les
données d'une carte et de récupérer le code secret
v plus simple encore : le "shoulder surfing" permet dans n'importe quel
restaurant ou magasin de repérer les 4 chiffre du code secret
tapé par les clients (et en cas de vue basse il suffit de repasser la
bande de la caméra de surveillance)
plusieurs réseaux d'escrocs ont été demantelés
en 2003 : ils installaient des microcaméra sur les distributeurs de
billets ou les stations d'essence afin de récupérer les
numéros de carte et codes secrets leur permettant de fabriquer de
fausses cartes. Plusieurs millions d'Euros ont ainsi été
débités à partir de pays n'utilisant pas la carte à
puce
v En septembre 2002, en mettant tout simplement une microcaméra
dans une station service d'hypermarché puis en novembre 2002 dans des
distributeurs de billet des malfaiteurs ont escroqué des centaines de
victimes pour des centaines de milliers dEuro
v d'acheter des listes de numéros de carte avec leur date de
validité auprès des portiers d'hôtel de certains pays de
l'Est ou d'afrique qui s'en sont fait une spécialité avec de
véritables gangs spécialisés (Russie, Cote d'Ivoire,...)
et ce n'est malheureusement pas seulement une spécialité
étrangère puisqu'un restaurateur français vient de se
faire prendre la main dans le sac
v de récupérer des numéros de cartes
dérobés régulièrement publiées sur
Internet (les sites de "carding")
v de fabriquer de fausses cartes (les fameuses "yescards" qui
fonctionnent quel que soit le code à 4 chiffre tapé). le logiciel
geZeroLee Box permettrait d'après Laurent Pelé de les fabriquer.
Serge Humpich en a fait la démonstration
http://altern.org/humpich
Aussi, afin de pallier ces défauts de sécurité le GIE
carte Bancaire envisage... de demander l'interdiction de toute publication sur
ce sujet (Le Monde du 23 juin 2001)
v de pirater un fichier d'un commerçant ou d'une banque (ce qui
est par contre assez facile car les systèmes informatiques sont souvent
très mal conçus et il est déjà arrivé
à des internautes d'accéder au fichier client ... sans le faire
exprès
voir page 270) dans ce cas le pirate
accède à des numéros de carte qui ont pu être aussi
bien saisis par fax, par la poste, par téléphone ou lors d'achat
dans la boutique physique!
quelques jours auparavant c'est CreditCard.com qui s'en était
fait dérober 55.000: devant le refus de payer une rançon
les pirates ont publié tous ces numéros sur le web (site de
"carding") de même pour les 30.000 numéros
dérobés à CD Universe
le 8 mars 2001 le FBI annonçait le vol par des pirates Russes de
plus de 1 million de numéros de cartes dans 40 entreprises
(depuis début 2000 la fraude à la carte de créditarrive en
tête des délits économiques en Russie)
Ce piratage ne se fait d'ailleurs pas toujours par des moyens technologiques
sophistiqués
Kevin Mitnick le pirate le plus célèbres avait
surtout usurper les identités pour pénétrer physiquement
dans les locaux des sociétés qu'il allait pirater afin de voler
les mots de passe et "le plus grand réseau de pirates bancaire de
l'histoire", pour reprendre les termes du FBI, avaient tout simplement
introduit un complice chez Teledata Communications, plateforme technique
utilisée par les principales sociétés de crédit
américaines ...
Avec le passage à 128 bits le risque de vol de numéro sur le
réseau, déjà infime, deviendra tout à fait
infinitésimal
Malgré tout, et c'est un réel problème, le paiement
online est fortement pénalisé, plus que dans d'autres pays, par
les craintes des consommateurs. L'explication nous semble venir la
rémanence de certaines actions de communication
Or chacun sait qu'il est infiniment plus facile de semer le trouble dans les
esprits que de créer un climat de confiance et l'on ne peut que
constater que malgré des efforts notablement supérieurs en France
pour créer les conditions de la confiance nous sommes en net
décalage sur ce point avec nos voisins
· de ceux qui s'appliquaient à détourner l'attention du
consommateur des risques présentés par les cartes de paiement, et
qui jouant sur l'incompétence du client ont réussi à faire
porter à Internet la responsabilité de leurs propres carences en
matière de sécurité (Le Monde du 14 mars 2001 signale
même le cas d'un client escroqué qui s'est vu réclamer par
la Banque des interets au taux de 12% sur le découvert ainsi
créé alors qu'elle était tenue de recréditer ce
compte immédiatement!).
une étude commandée par la Commission pour
évaluer la confiance des consommateurs vis à vis d'Internet
http://europa.eu.int/rapid/start/cgi/guesten.ksh?p_action.gettxt=gt&doc=IP/0
3/1265%7C0%7CRAPID&lg=FR affiche un indice global de confiance
moyen de 7,08 pour un maximum de dix. Avec un score de 8,41, la Finlande arrive
en première position, suivie des Pays-Bas, de la Suède et des
autres pays de l'Europe du Nord: La France ne se classe qu'à la 9e
position, avec un indice de confiance de seulement 6,96
Pourtant les sites français ont fait plus d'efforts dans ce domaine
que les autres:
Si seulement 26% des sites européens de commerce électronique
examinés permettent d'accéder facilement aux informations
relatives à la sécurité, la proportion atteint 47% pour
les sites français. L'étude avance également qu'à
peine 55 % des sites de commerce électronique offrent une information
claire en matière de sécurité, la France arrivant à
nouveau en tête avec un score de 77 %.
Il n'a pas été porté à notre connaissance un
seul cas de vol de numéros de cartes sur Internet. Par contre
plusieurs cas de vol ou de détournement de fichiers de numéros de
cartes se sont produits chez des commerçants
Citons par exemple le cas de la banque Noris Verbraucherbank .
www.norisverbraucherbank.de cité par les DNA
www.dna.fr (en
général les victimes préfèrent taire leur douleur
mais dans ce cas l'entreprise avait offert une récompense) qui s'est
fait délester de 500.000 Mark et le pirate qui avait réussi
à pénétrer sur son serveur, réclamait 1 million de
Mark pour ne pas divulguer les codes bancaires
Certains sites commerciaux sont, il faut le dire particulièrement
négligents en matière de sécurité: le Canard
Enchaîné du 10 mars 1999 cite le cas d'un internaute qui est
tombé...par mégarde et sans manipulation spéciale sur la
liste des clients avec les N° de carte de crédit et les dates de
validité!
Par ailleurs, rappelons qu'il existe une multitude de logiciels disponibles
sur Internet qui génèrent des numéros de carte et que,
sans même que vous, ni votre marchand n'ait commis la moindre imprudence
votre carte peut se trouver débitée !
Creditmaster par exemple peut générer des
numéros personnalisés pour 1400 banques ou établissements
financiers dans le Monde (Netsurf mars 99)
Signalons également le risque qu'un commerçant indélicat
vous facture d'autres dépenses que celles que vous avez
effectuées (contravention indue imputée par un loueur de
voiture, facturation de 5 voitures au lieu d'une seule par un autre loueur,
double débit pour une même dépense, poursuite des
débits sur un abonnement résilié, pour n'en citer que
quatre qui nous ont été rapportés durant cette mission
...).
Enfin il convient de rappeler le risque du "shoulder surfing" qui
consiste pour un observateur attentif ou une camera de surveillance à
lire le mouvement de vos doigts pendant que vous tapez votre code secret, vous
privant largement de vos moyen de recours contre un paiement contesté.
Le véritable risque est de posséder une carte de paiement: ce n'est pas de l'utiliser sur Internet.
Netsurf signale dans ce domaine une "arnaque" de plus
en plus fréquente: un débit de faible montant (quelques
dizaines de franc) récurrent comme un abonnement (...mais qui
touche un très grand nombre de comptes). Souvent la somme passe
inaperçue, ou son faible montant dissuade le possesseur de la carte
d'entamer les formalité pour faire recréditer son compte.
L' été 2000 les factures "Web transaction" ont fait de
très nombreuses victimes ...dont la plupart n'avaient jamais mis le nez
sur le web: seule solution, changer de carte bancaire (...ou réapprendre
à vivre sans)
Au terme d'une enquête publiée dans son édition du 19
juillet 2001, le bi-mensuel Le Monde du Renseignement affirme:
"Depuis quelques semaines, les hackers disposent d'une véritable
machine à fabriquer des fausses cartes bleues grâce
à un simple logiciel, mis en ligne gratuitement sur Internet par un
pirate" et ajoute "la confiance en la sécurité des cartes
bancaires à puces ne repose plus que sur des campagnes de communication"
www.intelligenceonline.fr/p_Index.asp reste néanmoins
à s'approvisionner en cartes vierges...
La sécurité pour le fournisseur trois cas sont à
distinguer :
Gérard Fournier (Netsurf 99) indique que lors du
lancement de Soft Gallery 20 % des achats étaient des tentatives
de fraude.
De nombreuses méthodes existent pour limiter ce risque
(développées essentiellement par les spécialistes de sites
pour adultes particulièrement exposés à ce risque) qu'il
serait trop long de développer ici (voir
www.sevpcd.com ,
www.solftgallery.fr ou
www.certifier.com ).
Mais soulignons qu'en cas de fraude le seul préjudice est une
non-rentrée d'argent, assimilable au préjudice subi lors d'une
copie illicite : c'est un manque à gagner plus qu'une perte.
Quand vous livrez dans un pays OCDE avec des règles de droit, une police
et une justice efficace, les risques sont faibles:
Floritel, fleuriste sur le Web déclare en près
de deux ans d'expérience qu'il n'a pas eu à déplorer une
seule tentative de fraude.
Quand vous acceptez le risque de livrer, après un paiement par carte,
dans un pays à structure juridique floue, vous prenez effectivement un
vrai risque
Netsurf relate la mésaventure d'Hervé le Billon (
www.bretagne-brittany.com
) qui a accepté de livrer 8 pulls à un habitant de
Vladivostok payé par la carte bleue, évidemment bien
créditée, d'une américaine. On devine la suite.
De même Catherine Leroy, avec ses vêtements de haute couture
voir
page 180 reconnaît avoir
été plusieurs fois abusée par des commandes venant des
pays de l'Est
Une escroquerie à la carte de crédit pourrait coûter 460
000 CHF à plusieurs entreprises suisses. Les fraudeurs, qui
opéraient de Côte-d'Ivoire, commandaient des montres de
luxe par e-mail avec des numéros de carte de crédit volés.
Néanmoins certains émetteurs de moyens de paiement faisant
d'internet leur cheval de bataille assurent gratuitement leurs clients contre
toute utilisation frauduleuse de la carte
v ... mais inversement les cartes de crédit ne représentent que
5% des fraudes sur Internet (source FBI).
Voir les conseils de la National Consumer League
http://nclnet.org/shoppingonline
4.1.4 NIVEAU 3: à l'écoute du client permettant une production sur mesure
4.1.4.1 Le vrai enjeux : la valeur ajoutée de toute la partie commerciale représente généralement 20 à 30 % du prix d'un produit ou d'un service vendu.
Elle
comporte :
Ce que l'on appelle "marge commerciale" correspond pour l'essentiel à la
rémunération de cette importante valeur ajoutée
· la promotion : développement de la marque (branding),
référencement, publicité (e-pub, e-mailing)
· la création de la relation de confiance avec le client
· la présentation d'une offre sous une forme
adaptée, le soft selling, la vente aux enchères,
les bourses
· la négociation commerciale avec une éventuelle
adaptation du produit, le back office
· la mise à disposition du produit avec une logistique
adaptée
· la facturation et la gestion comptable
· le service après vente
Il est bien clair que l'innovation dans les méthodes de
commercialisation peut être aussi déterminante pour le
succès de l'entreprise, que l'innovation dans le service ou dans le
produit lui-même.
Le marketing sur ce média nouveau reste encore pour beaucoup à
inventer et il peut donner des avantages compétitifs à de petites
structures qui ne sont pas prisonnières de schémas mentaux que
les médias anciens avaient peu à peu forgés: on
attend encore l'Aristide Boucicaut du Web
La bergamote de Nancy a su créer autour de son produit, en
Asie du Sud-Est, une image de "produit du savoir-vivre et du raffinement
français" qui en a assuré le succès commercial au sein
d'une galerie marchande
http://icat.francecontact.com/marche .
4.1.4.2 Ecoute attentive des clients et "production sur mesure de masse" (mass customization)
Un des atouts majeurs qu'offre l'Internet, encore faut-il savoir l'exploiter, est de permettre une écoute individuelle du client: la valeur ajoutée se déplace vers la qualité de la relation que l'entreprise est capable d'établir avec lui et la capacité à gérer la masse considérable d'information que ce processus génère
Ecouter ses attentes et personnaliser toujours plus, tout en développant des méthodes de production permettant de conserver des prix de revient de la série "
Renault a affiché les enjeux : dès 2001
proposer au client de définir sa voiture selon ses gouts, la livrer dans
les 2 semaines et diviser les stocks par 2. Cela va nécessiter une
adaptation de l'outil industriel et la formation de 28000 personnespour
être capable de produire une voiture avec un préavis de 5 jours
"internet va booster la diversité des modèles ... jusqu'à
présent nos voitures neuves attendaient les clients qui devaient se
rabattre sur les modèles disponibles" (André Bodis, Renault aux
Echos)
Procter &Gamble propose à ses clientes avec
reflect.com de fabriquer une gamme de produit de beauté
composée par chacune d'entre elle poussant le raffinement jusqu'à
l'étiquette personnalisée au gout de la cliente
Il convient d'être particulièrement attentif à son
comportement, à ses questions ou à ses réclamations. C'est
là une source infiniment précieuse pour faire évoluer
produits et services.
"le client est Roi" était une réclame, maintenant c'est une réalité qui contraint, sous peine de disparition de passer d'une approche produit à une approche client:
Cette
nouvelle approche va permettre "de conduire une entreprise en surveillant ce
qui se passe devant et non pas en regardant dans le rétroviseur"
Sanjiv Sidhu I2 technologies
Nous avons plusieurs fois entendu dire aux USA que tout le monde comprenait
qu'un nouveau service soit imparfait, car Internet donne une prime
déterminante au premier entrant et, de ce fait, oblige l'entreprise
à lancer son produit sans attendre que tous les tests aient pu
être réalisés, mais personne ne supporte que lorsqu'un
défaut a été détecté il n'y soit pas
immédiatement porté remède.
4.1.4.2.1 Pour les clients individuels, la clé du succès : le marketing "one to one" ou "1.2.1"
Il vous
est possible dans certain cas de personnaliser totalement votre produit dans la
mesure où les machines de production sont elles-mêmes
commandées par des ordinateurs et qu'en fait c'est le client qui leur
fournit les paramètres (impression, broderie, découpe, usinage,
brochage, marquage, tissage, composition d'un produit de beauté,
...).
Il est ainsi possible de créer des produits personnalisés avec
des prix de revient analogues à la grande série et en
évitant les stocks, c'est la "personnalisation de masse (mass
customisation)" (Philippe Coste PEE San Francisco)
De plus comme le souligne André Bodis de Renault, aujourd'hui un "bon"
vendeur arrive à persuader le client d'acheter ce qu'il a en stock, pas
ce que le client a en tête, ce qui se traduit par une
"paupérisation" de la commande et un manque à gagner pour le
constructeur (la ristourne étant souvent le principal argument
commercial) : demain ce sera celui qui par sa capacité d'écoute
aidera le client à "construire" la voiture correspondant à ses
désirs les plus profonds et qui de ce fait sera conduit à
accepter une facture plus élevée
Pour les grands distributeurs outre un nouveau service et un
développement du chiffre d'affaire, c'est aussi un puissant outil de
marketing permettant de mieux appréhender les besoins du client
Procter&Gamble propose sur le site
www.reflect.com à ses
clientes de composer elles-même un produit qui leur sera
spécifique . L'Oréal envisage d'en faire de même en 2002
sur le site
www.lancome.com :
NF Valmary (
http://.valmary.fr ) garde en
mémoire les mensurations de ses clients, ce qui lui permet de proposer
des chemises sur mesure à ses clients à partir de 375 F
Febvay Création
www.febvay.com réalise des
vêtements professionnels (hôtels, boucherie, boulangerie,...): il
offre la possibilité à ses clients de concevoir leur ligne de
vêtement (choix de la forme, du tissu, des mesures,...)
Land's End
www.landsend.com et Custom
Taylors
www.customtaylorservice.com
permettent à leurs clients de construire son vêtement (forme,
couleur, longueur, style, boutons) les conseillent dans leurs choix et
connaissant ainsi leurs goûts leur proposent les accessoires assortis.
LeFelix fait de même pour les sacs à main
www.lefelix.com
Dell
www.dell.com vous donne la
possibilité de construire votre ordinateur en fonction de vos souhaits
(en vous offrant la possibilité de vérifier la cohérence
de vos choix) avec
www.Gigabuys.com, 30.000 produits
électroniques il propose également du matériel d'autres
constructeurs (en France à une échelle beaucoup plus modeste
c'est la stratégie adoptée par Mansoft avec un PC sur
mesure livrable en 5 jours)
Les poupées Barbie
www.barbie.com/mydesign
offrent la possibilité à ses petites clientes de concevoir et
d'acheter la poupée de leur rêve : joyeuse ou sérieuse,
brune ou blonde, claire ou bronzée, on choisit la couleur de ses yeux,
sa garde-robe, son nom...et l'histoire de sa vie (40$, soit le double du prix
habituel, livré en 6 à 8 semaines) "il y a un charme indicible
à jouer les Pygmalions virtuels" Francis Pisani pour Le Monde
Bien des sites spécialisés dans le cadeau (fleurs, jeux, ...)
savent également utiliser, fort à propos prénoms et dates
de naissance de vos proches pour vous rappeler la fête ou l'anniversaire
que vous auriez pu malencontreusement oublier comme
Pense-fête.com
www.pense-fete.com
4.1.4.2.2 Le véritable fonds de commerce: la connaissance du client. Le problème des fichiers
La connaissance fine du profil d'intérêt des clients devient rapidement le principal actif du cyber-commerçant
Aussi se
développe un actif commerce de Fichiers clients qualifiés
I-Base
www.ibase.fr, pour rester en
France, start-up crée en janvier 1999, a levé 88MF en sept 2000
et a repris Centrale Direct et Icoupon: objectif, disposerd'ici fin 2000 de
1,2 millions de profils de jeunes de 15 à 25 ans avec plus de 1000
critères remplis pour chacun
De ce fait les deux segments qui croissent le plus vite parmi les
éditeurs sont
NetZero
www.netzero.com site
internet gratuit compte déjà aux US plus de 1 million
d'abonnés 8 mois après son lancement. En échange de cette
gratuité l'internaute doit remplir un questionnaire
détaillé sur ses goûts, ce qui permet un premier ciblage de
la publicité qu'il voit sur son écran. Ce ciblage est
affiné au fur et à mesure de sa navigation, et la connaissance de
son code postal permet de sélectionner pour lui des commerces de
proximité (pizza, cinéma,...)
v les "fermes de données" qui permettent de gérer les
masses considérables d'informations (se chiffrant en milliards de
mégaoctets) que nécessite une approche personnalisée du
client (dont le leader incontesté est EMC,
http://www.emc.com (60% du
marché revendiqué): Michael Ruettgers son Pdg estime qu'en
2001 le stockage représentera les 2/3 des dépenses informatiques
soit 50 Milliards de dollars)
De nombreux sites vous offrent d'improbables cadeaux mirifiques à
travers des loteries sous réserve de remplir des formulaires permettant
de constituer des fichiers (au moins on sait que l'on a là une liste de
personnes crédules...)
Firefly racheté par Microsoft, vous aide gratuitement
à trouver le disque à votre goût où la
communauté dans laquelle vous vous épanouirez. Il a ainsi obtenu
les profils psychologiques très fins de plus de 3 millions
d'internautes. Pour néanmoins protéger la vie privée
de ses utilisateurs Nicholas Grouff, son président indique qu'il a mis
au point "Passport" qui permet à son abonné de
décider du niveau d'informations personnelles dévoilé au
site visité: ainsi seul Firefly (donc maintenant Microsoft qui
intègre ce service dans MSN) vous connaît véritablement...:
une douzaine d'associations américaines ont décidé fin
2001 de porter plainte contre cette atteinte à leur vie privée
(AOL avec ses 20 millions de clients qu'elle essaie de rendre le plus captifs
possibles, n'est pas en reste avec "Magic Carpet" révélé
au public en juillet 2001 par le Washington Post
Colornet
http://www.couleurs.com/
alimente une base de données comportementale à partir de tests de
couleur proposés sur plusieurs sites et permet ainsi une adaptation
dynamique des bandeaux pour les internautes répertoriés dans
cette base (rapport de la CNIL)
La connaissance fine du client est une des motivations principale des
fournisseurs d'accès gratuits, qui sont d'ailleurs souvent filiales
de grands distributeurs comme Dixons (freeserve), Tempo
(screaming.net) Darty (Libertysurf), la Fnac (
www.fnac.fr )
Les intermédiaires qui assurent les paiements (comme
cybercash) sont également en position de collecter de
précieuses informations
4.1.4.2.3 Le cas Amazon: le leader mondial du commerce électronique poursuit sa croissance en 2003
Une
entreprise comme Amazon.com crée par le visionnaire Jeff
Bezos, et numéro 1 mondial du commerce sur Internet en 2002 avec 3,4
Milliards de $ de CA, fonde son business model sur la connaissance intime de
chacun de ses 20 Millions d'acheteurs : elle connaît leurs
adresses (livraison), leurs coordonnés bancaire, leurs goûts,
leurs façons d'acheter...
Pour rentabiliser ce gigantesque investissement (qui est apparu sur le plan
comptable comme une perte d'exploitation), Amazon a multiplié les
accords avec les grandes enseignes : fin 2003, c'est 22% des produits
vendus sur son site qui l'ont été par des tiers (contre 17% en
2002). Ainsi rien que sur amazon.fr c'est 2,6 millions de produits qui sont
offerts
en 2002, comme annoncé, elle a atteint le seuil des
bénéfices avec un virage dans sa politique en écrasant ses
coûts de production (la logistique) et une politique de discount
On peut penser que la librairie est seulement une entrée en
matière et non une finalité, un cyberdistributeur global
ce qui expliquerait un rapport de 1 à 3 avec la valorisation de
Barnes&Noble leader de la librairie traditionnelle qui s'est
lancé de tout son poids dans la bataille pour rattraper son retard en
s'associant avec l'allemand Bertelsman (qui a depuis jeté le gant et
a signé un partenariat ... avec Amazon.)
Notons dans l'interview fin 2002 de Jeff Bezos que la performance de la
logistique est un élément clé du succès de
l'entreprise
voir page 159 (10% de progrès en
2003 sur ce poste) et une rotation des stocks de 20 fois dans l'année
Sur les 6 premiers mois de 2002 la valorisation d'Amazon a gagné 60%
quand celle de Barnes&Noble en perdait 33%) et sur l'ensemble de
l'année le gain est de 75%.
Le premier trimestre 2003 fait apparaître un bond de 28% du
chiffre d'affaire à plus de 1 Milliard de $ et de 50% hors US avec un
cash flow disponible enfin largement positif (123M$) pour une augmentation du
nombre de produits proposés de 50% . Pour l'ensemble de l'anné le
CA prévu est de 4,7G$ (+20%) et 275M$ pour le bénéfice
d'exploitation avec un résultat net quasi à l'équilibre
Sa capitalisation est de 24 Milliards de $ en 2003 (+210% sur 2002)
quelques faits laissent penser que vendre des livres, des CD ou des jeux
n'est pas le coeur de métier que s'est donné Amazon.com
mai 99 : achat de Alexa Internet
www.alexa.com qui, en
échange d'aide à la navigation enregistre toutes les
données sur les sites visités par leurs clients (sites
visités, pages vues, durée de visite) grâce à des
« brownies » (cookies actifs).
Achat de Junglee,
www.junglee.com robot de
comparaison des offres concurrentes sur le net (octobre 1998)
achat de live Bid,
www.livebid.com site de
vente aux enchères et de brocante virtuelle en mars 99
achat de Pets.com
www.pets.com nourriture et
accessoires pour animaux de compagnie en mars 99
achat de Drugstore.com
www.drugstore.com qui
vend des produits pharmaceutiques et cosmétiques en
février 99 et pousse le soucis de votre bien-être jusqu'à
vous rappeler la nécessité de faire renouveler votre
ordonnance...ou de changer votre brosse à dent!
juillet 99 ouverture d'un magasin de jouets,
juillet 99 annonce de l'ouverture du service haut de gamme avec
sothebys et de la commercialisation de voyages organisés
juillet 1999 ouverture d'un rayon électronique grand public, habits,
montres joaillerie, jardinage
août 1999 prise de contrôle de Gear.com
www.gear.com
spécialisée dans la vente d'articles sportifs
octobre 1999 ouverture de zShops &&wgalerie commerciale ouvert
à tous les vendeurs occasionnels ou professionnels
début 2000 Accept.com,
www.accept.com, entreprise
permettant des paiements entre particuliers
aout 2000 vente de voitures, de service de photos en ligne
ofoto.com
www.ofoto.com
début 2001 accord avec Toy'R Us dans la distribution de jouets
fin 2001 ouvertured'une boutique "ordinateurs PC"
fin 2002 c'est l'ouverture d'un magasin virtuel de vêtements proposant
pas moins de 400 marques
en 2001 c'est18 millions de produits qui sont en vente, en mai 2001 c'est 22
millions de visiteurs mensuels
2003 : Amazon se lance dans l'épicerie fine du caviar aux chocolats
fins (200enseignes d'alimentation)
...mais peut-on être performant dans autant de métiers
différents? Comme dans la distribution traditionnelle il y a fort
à parier que l'avenir fera le tri entre toutes ces
diversifications
Le succès boursier de portail comme Yahoo! Netscape ou
Excite tient sans doute pour une bonne part à cette analyse.
Mais le fin du fin consiste à n'exploiter cette connaissance
qu'avec modération explique J P Charpentier, Directeur
général de France Loisirs
www.franceloisirs.com
(Internet Professionnel 07/98)
"toute la difficulté consiste alors à éviter que l'adhérent ne se sente "épié. Nous devons donc élaborer notre proposition de telle sorte que le client ne se sente pas reconnu. C'est la limite du one-to-one "
On
imagine facilement combien cette évolution vers un marketing
personnalisé est susceptible de révolutionner le marché
publicitaire dans son approche et dans ses techniques
Il faut bien avoir conscience aussi que cette intrusion qui peut être
très profonde dans la vie privée et la connaissance intime des
individus peut provoquer des réactions de rejet brutales
Ces réactions se sont traduites en Europe par des lois, mais pas aux
Etats Unis ou le respect de la vie privée relève du droit
contractuel et est mis en oeuvre dans le cadre de "Chartes", où morale
et marketing cherchent à négocier un équilibre incertain
(quid en particulier de la commercialisation des données, par exemple en
cas de liquidation judiciaire c'est souvent le principal actif, de même
qu'en cas de rachat de l'entreprise elle-même). Nous reviendrons
ultérieurement sur ces sujets très délicats qui font
l'objet d'âpres discussions car les internautes européens sont
d'actifs clients des sites US
4.1.4.2.4 L'émergence des communautés d'acheteur : une cible privilégiée pour les PME :
Internet
est un outil particulièrement adapté pour le fonctionnement de
communautés de tous types.
Leur première préoccupation est en général de
mettre en commun les informations ou la documentation qui leur est
spécifique à travers un site web protégé ou non par
une clef d'accès et de développer les moyens d'échange
entre membres et le travail collectif (messagerie, IRC, new group,
groupware, ...).
Il s'avère fréquemment que ces communautés ont des besoins
communs de produits ou de services (transport, outillage, équipements
sportifs, spectacles... par exemple).
Elles sont bien entendu les mieux à même de définir de
façon précise leurs spécifications : les chirurgiens ou
les radiologues sont par exemple les mieux placés pour élaborer
le cahier des charges de leur futur matériel.
Essayons d'analyser "l'économie" de la communauté en terme de
marketing :
La valeur du "fonds de commerce" que représente un client dont vous
connaissez les habitudes de consommation et qui vous fait confiance
peut-être estimé à une somme variant de quelques dizaines
à quelque milliers de $
Il correspond à l'avantage économique que représente
une connaissance fine de ses goûts et de ses diverses
caractéristiques (solvabilité, localisation, profession,
ethnie,...) permettant de lui faire des propositions commerciales pertinentes
L'économie d'une communauté consiste en fait à mutualiser
ces sommes et de les conserver à son profit ou, comme nous le verrons
plus loin (
voir page 232), de celui qui la
fédère (l'infomédiaire) au lieu de se la laisser
« dérober » par les sites que vous visitez :
C'est la La marchandisation des données personnelles
www.cecurity.com/site/html/article_marchandisation_dp.php
"les enjeux financiers sont énormes, il faut savoir que la
communauté des supporter de Manchester United représente
un chiffre d'affaire de 200MF et celle des Spice Girl de 1,4 Milliard de
Francs par an" Christian Lainé responsable du programme
intercommunity intr@net99
www.intranet99.org #
De cette analyse découlent deux conséquences majeures :
Robert Eaton PDG de Chrysler lui-même soulignait que grâce
à l'information abondante et pertinente du client (celui-ci sait avec
autobytel
www.autobytel.com
à quel prix le concessionnaire achète la voiture) "le rapport de
force est inversé".
Le géant General Motors ouvre un extranet, un site web, et
crée en août 1999 une filiale e-GM pour essayer reprendre
le contrôle de ses propres concessionnaires, contrôle quelque peu
mis à mal par ce même autobytel
cf page 166 et en 2001 il confie
à la start-up la mission de développer un site pour ses propres
concessionnaires
www.autobytel.com/content/home/help/pressroom/pressreleases/index.cfm?id=4;4&
;action=template&ArticleID=137128
La description du processus d'achat d'une communauté montre que le
travail préalable réalisé par celle-ci a permis de
réaliser une large partie du travail habituellement
réalisé par le fournisseur
Dans de telles conditions, une PME qui possède de la compétence
technique mais qui n'aurait pu préfinancer tout ce travail
préliminaire, se retrouve en meilleure position compétitive que
les grandes entreprises installées sur le marché: plus flexible,
plus réactive elle est surtout moins chargée en frais
généraux.
· bureau d'étude (définition des
spécifications du produit)
· distribution (regroupement des commandes)
Son handicap structurel se transforme dans ce contexte en avantage
compétitif.
On voit en particulier apparaître des intermédiaires qui
fédèrent des communautés
Communauté des chirurgiens, Surgery on ligne
www.ortopedie.com, des
architectes bretons,
www.architecture-services.com, les laboratoires d'analyses
médicales de l'Ouest
www.biologistes-village.com les imprimeurs
www.imprimfr.com , les
camionneurs américains
www.layover.com pour leurs
achats de gazoil ou d'assurance ou les acheteurs de fuel de
Genève ( Global Interactive City
www.gkb.com):
Firefly, Wired, Netgame, Parent Soup, et bien
d'autres se sont placés sur ce créneau majeur (une excellente
analyse dans Net Gain publié par l'université de Harvard
www.hbsp.harvard.edu/hbsp/prod_detail.asp?7595
SeniorNet, une communauté virtuelle de retraités
branchés compte 10 millions de membres
www.seniornet.org. son
doyen a 104 ans. Ce réseau fonctionne grâce aux cotisations de
25.000 membres bienfaiteurs: "c'est un endroit où l'on peut rompre son
isolement sans quitter sa chambre, se soutenir dans les épreuves de la
maladie, mais aussi partager des évènements heureux,
anniversaires et mariages" Glen Gilbert, animateur du site . de
nombreuses associations comme l'APF (association des paralysés de
France), pourraient utilement s'inspirer de ces initiatives
Un nouveau business model a fait son apparition le "we-commerce" (achats
groupés)
voir page 173
Lancé par Mercata
www.mercata.com (disparu
début 2001) et Mobshop
www.mobshop.com (ex
Accompany
www.accompany.com) ces
sites proposent aux consommateurs de se regrouper pour acheter un produit:
Plus le nombre de clients est important plus le prix est bas
Chacun des clients est alors incité à faire la promotion du
produit vis à vis de ses connaissances (à l'exact opposé
des ventes aux enchères) pour en faire baisser le prix en utilisant le
bouche à oreille: le "marketing viral".
Ces communautés virtuelles tirent les prix vers le bas ...mais ce peut
être une opportunité pour une PME de tailler des
croupières à un gros concurrent en jouant pleinement la carte de
telles communautés, faisant ainsi l'économie du réseau
commercial, de la promotion de la marque et d'une partie du marketing (ce
que la grosse entreprise pourra plus difficilement faire)
c'est la carte jouée par Barnet Sport
www.barnettsports.com
qui vend son matériel sportif aux clubs (ceux-ci regroupent les
commandes) et qui étend ses prestations à des reportages
vidéo sur internet de match qui n'interessent pas les
télévisions
4.1.4.3 Le développement de la marque et du produit, le référencement, la publicité, l'e-pub, l'e-mailing
Dans un
univers qui s'étend de façon explosive avec 3 millions de sites
en ".com" # il est extrêmement difficile d'émerger de la masse.
Or il ne sert pas à grand chose d'avoir une offre remarquable si
personne ne le sait.
La "marque" élément de confiance pour le client (
voir page 229) devient un
élément majeur de l'actif de l'entreprise (car la fabrication
proprement dite des produits et services peut bien souvent être
sous-traitée)
Mais pour autant, cela n'est pas nouveau, une excellente publicité ne
peut suppléer ni la qualité du produit ni celle de la
stratégie "la meilleure des agences ne peut rien pour un client qui
ne sait pas ce qu'il veut" Frank Tapiro, Hémisphère droit
On peut même dire que la publicité est un "amplificateur de
notoriété" et joue dans un sens comme dans l'autre: une
excellente publicité pour un mauvais service ne fait qu'aggraver la
situation et une marque connue est beaucoup plus vulnérable à un
dysfonctionnement, car cette notoriété joue encore plus pour
faire connaître les défauts que les qualités (voir par
exemple la montée et la chute de Boo.com accompagnée par
des centaines de millions de publicité)
Une exception néanmoins : quand l'objectif est de devenir LE
standard du marché (dans bien des cas il n'y a pas la place pour deux
compétiteurs) l'expérience montre malheureusement que ce n'est
souvent pas le meilleur qui gagne mais celui qui arrive très vite
à prendre la plus grosse part du marché car ensuite c'est un
cercle vertueux pour le leader et vicieux pour tous les autres dans la mesure
ou clients et partenaires misent sur le leader, contribuant à
développer sa part de marché et donc ses bénéfice
car nous sommes là dans une économie ou les couts de production
sont essentiellement des couts fixes (dans les logiciels par exemple: suites
office, operating systems,...). On assiste dans ces cas là à une
courseà la notoriété qui laisse rarement plus d'un
survivant
voir page 307
Sans politique de "signalisation" les risques sont grands de rester inconnu.
Plusieurs outils peuvent alors être mobilisés.
4.1.4.3.1 Le référencement: une étape essentielle
Bien
souvent l'internaute à la recherche du produit ou du service que vous
offrez, ou qui souhaite trouver un partenaire ou un employeur que vous
êtes susceptible d'être, fera appel à un moteur de recherche
ou à un annuaire.
La première démarche à faire est de se faire
référencer par les principaux d'entre eux en leur indiquant votre
existence et en leur signalant les domaines d'intérêt que vous
revendiquez.
Des méta référenceurs comme Top Dog (qui,
cela ne manque pas de sel, s'est fait voler son nom en 1999 voir
www.topdog.com),
WebPosition Gold
www.webposition.com
SubmitWolf
www.trellian.com,
NetBooster
www.netbooster.com ou
AddWeb
www.cyberspacehq.com
peuvent vous simplifier la tâche en référençant vos
pages auprès des moteurs (jusqu'à 1.500 moteurs pour AddWeb) mais
aussi en optimisant vos pages pour qu'elles soient plus facilement
indexées (en particulier au niveau des "tag méta" instructions
invisibles par le visiteur mais qui contient les informations d'indexation pour
les moteurs, et qui sont bien souvent négligés par les
débutants)
Mais bien entendu ils sont moins performants qu'un référencement
" à la main" moteur par moteur ou réalisés par des robots
de sociétés spécialisées.
Par ailleurs des "outils de contrôle" vous permettent
d'apprécier le résultat obtenu comme
www.weborama.fr
Toutefois cette démarche n'est en général pas suffisante :
dans de nombreux cas le moteur renvoie des centaines sinon des milliers de
réponses à la question de l'internaute : il convient de
faire en sorte de figurer dans les 20 premiers, (la première page
de réponse du moteur) ou, à la limite, dans les 40 premiers : il
est rare que l'internaute aille bien au-delà dans l'examen des
réponses.
Cela nécessite l'utilisation d'un certain nombre de techniques
(scoring), jalousement gardés (car si tout le monde les
utilisaient, elles deviendraient bien entendu inopérantes puisqu'il
s'agit d'une compétition) et évoluant rapidement (car les moteurs
apprennent au fur et à mesure à déjouer les "astuces"
inventées pour les abuser).
Citons néanmoins
Il est de bonne politique d'échanger des liens avec des sites
partenaires ou complémentaires quand une communauté se
fédère autour d'un thème ou d'un type de public (cela
s'appelle un Web ring) : un tel réseau de liens augmente
considérablement la "visibilité" de chacun de ses membres
(l'Anneau Arriégeois par exemple relie artisans et pme ariégeois)
· les pages d'accueil multiples (voire des pages fantômes)
qui permettent de rabattre du trafic à partir de plusieurs séries
de mots clefs
· la multiplication du nombre de liens en provenance d'autres sites : le
nombre de liens pointant sur vous, indicateurs de l'intérêt
que d'autres vous portent, est un élément fortement pris en
compte par certains moteurs
De plus en en plus de moteurs de recherche font payer la prise en compte des
sites web. Un procédé assimilable à de la publicité
clandestine, affirme Commercial Alert, association fondée par Ralph
Nader qui a déposé plainte devant la FTC (Federal Trade
Commission, chargée de la protection des consommateurs). Parmi les
moteurs cités, on trouve ceux d'AltaVista, AOL, Microsoft, Looksmart et
Lycos. A lire sur NewsFactor.com
· l'achat auprès de certains moteurs d'une
"priorité" : en 2002, de nombreux moteurs, parmi les plus
prestigieux ont mis aux enchères les premières places (voir
e-pub) et cela. Cette pratique est fortement condamnée par les
internautes quand le caractère commercial de ce classement
n'apparaît pas clairement
par ailleurs Realname vous permet d'acheter le nom de votre entreprise
en tant que mot clef, et d'assurer ainsi que votre site officiel sortira en
tête lors d'une recherche sur votre nom.
Notons qu'à ce "sport" les grandes entreprises ne sont pas toujours
les plus performantes :
Lorsque nous avons voulu acheter un appareil photo numérique à
New York, après l'avoir repéré dans une boutique notre
premier réflexe a été d'aller sur le Web pour voir ses
caractéristiques techniques détaillées et les prix afin
d'être en mesure de négocier avec notre marchand de Broadway :
Quelle ne fut pas notre surprise de constater que sur la requête
correspondant au nom de cet "appareiil" les 20 premières
références étaient occupées par des sites de
clients mécontents qui expliquaient en détail tous les
défauts de cette caméra. Le site officiel de son fabricant
n'apparaissait qu'en seconde page ! Nous n'avons pas acheté l'appareil
cette année là
Gardons à l'esprit qu'un individu astucieux ou une PME ont autant de
poids qu'une multinationale sur ce plan et que, de ce fait, les sites de
clients mécontents et qui veulent le faire savoir sont extrêmement
nombreux.
Ils ont une capacité de nuisance considérable en mettant sur la
place publique les défauts des produits jusqu'à obtenir
satisfaction (citons parmi les plus célèbres campagnes : un
modèle de voiture ayant tendance à s'enflammer, les
défauts d'un produit électronique, ...)
voir page 131
4.1.4.3.2 la publicité, l'e-pub pourquoi
4.1.4.3.2.1 Le développement de la notoriété de la marque et des produits: un enjeu souvent majeur
2
objectifs sont ici visés :
Cette économie d'échelle joue également pour financer les
coûts, qui peuvent devenir gigantesques, exigés pour la
création de sites très riches sur le plan éditorial
(soft selling) que nous verrons dans le prochain chapitre.
· Mais aussi de faire en sorte que spontanément quand on pense
à un de vos produits ou service votre marque vienne à
l'esprit: cette politique de développement de la notoriété
spontanée est essentielle en particulier dans le domaine où il
importe de devenir la référence du marché
voir page 307
§ Soit parce qu'il n'y a pas de place pour de nombreux acteurs car
le client a fortement intérêt à aller chez celui qui, ayant
pris le leadership du marché, offre le choix le plus vaste :
Amazon.com pour les livres, Autobytel pour les
voitures, Adquest pour les petites annonces, Furniture.com pour
les meubles, Fromages.com pour les fromages, eBay pour les
enchères, DoubleClick pour la publicité, Freemarket
pour les places de marché ou Homestore.com pour l'immobilier (il
contrôle maintenant Springstreet.com, autrefois nommé
Allappartments.com pour la location, mais aussi realtor.com
pour la vente, homebuilder.com pour la construction neuve,
Commercialsource.com pour les biens commerciaux, Remodel.com pour
la décoration et l'ameublement),... sites sur lesquels nous reviendrons
plus loin
§ Soit parce que, notamment dans le domaine du logiciel, il n'y a
quasiment que des coûts fixes ce qui permet des économies
d'échelle considérable (avec de plus l'avantage de voir les
développeurs d'application se focaliser pour des raisons
évidentes sur le produit leader et consolider par là même
ce leadership) : Microsoft, Oracle, SAP,
Yahoo!, E-trade, Real Audio, ...
Il faut noter par exemple que pour les opérateurs qui se donnent pour
vocation de devenir "La référence" dans leur
créneau, le marketing représente les deux tiers des
dépenses d' "investissement" contre 10 à 15% pour les
développements techniques et éditoriaux. (encore en 2000
Autobytel investissait 85% de son chiffre d'affaire en promotion, avec la
nécessité vitale d'atteindre rapidement l'équilibre
financier ce chiffre devrait être rammené à 60% en
2001).
4.1.4.3.2.2 Une stratégie qui explique les "pertes comptables" des leaders
Ces
dépenses d'investissement, sur la marque ou "branding"
étant comptablement considérés comme du fonctionnement,
cela explique les déficits que connaissent les principaux leaders du
marché dans leurs premières années
en 1998 AMAZON avait perdu 124M$ pour un chiffre d'affaire de
600 M$, mais les marchés avaient accepté cette logique puisque
malgré ces pertes récurrentes ils valorisaient à plus de
10 milliards de dollars en 1999.
Sur l'ensemble de l'année 2000, Amazon a presque doublé
ses ventes à 2,76 milliards de dollars. Les pertes nettes, qui ont elles
aussi doublées, s'élevaient à 1,41 milliard de dollars et
la valorisation après une pointe à 34 Milliards de $ pendant
l'euphorie de début 2000 est retombée à 4 Milliards en fin
d'année
Au premier trimestre 2001 les pertes étaient encore de 255 M$ -
en baisse pour la première fois- pour un chiffre d'affaire de 695 M$ et
la valorisation est de 4,6G$ dans une perspective de bénéfice en
2002
Ceci ne veut pas dire toutefois qu'il suffit de jeter l'argent par les
fenêtre pour réussir!, comme de nombreuses faillites l'ont
montré (la plus emblématique ayant été Boo.com
au printemps2000)
Il faut noter que dans ce domaine aussi le "Minitel" a été
précurseur en donnant gratuitement le matériel, ce qui au
départ a crée un gigantesque déficit, vivement
reproché par la Cour Des Comptes, compensé ensuite pendant de
longues années par une rente de situation qui émerveille
encore les Américains.
Avant le lancement des ordinateurs gratuits à très bon
marché, nombre de spécialistes de marketing américains
sont venus étudier le "modèle Minitel".
4.1.4.3.2.3 Des techniques publicitaires en pleine évolution: de la pollution vers le service
Tant sur
le plan tant technologique que conceptuel la publicité est un des
domaines qui connaît la plus forte évolution en étant
souvent la première à exploiter les ressources des nouvelles
possibilités techniques, mais elle n'a pas encore trouvé son
équilibre
La première génération de publicité, calquée
sur les méthodes développées sur les médias ou le
spectateur ne pouvait fuir était plutot envahissante:
Mais toutes ces formes de publicité envahissante avec leurs
débordements qui sont parfois chères et souvent
contre-productives, sont aujourd'hui clairement perçue comme une
pollution par l'internaute, et bien qu'encore majoritaires en volume, sont
en voie de régression en part relative
· bandeau fixe ne prenant pas en compte le profil de l'internaute,
· fenêtres publicitaires sauvages "pop-up" qui jaillissent
que vous vous connectez à certains sites
· mieux encore les "pop-down" ou "pop-under" qui restent
cachés et ne s'affichent que quand vous fermez votre navigateur
www.siliconvalley.com/docs/news/svfront/062170.htm, largement
utilisés par Amazon dans le cadre d'un contrat avec Yahoo! , il permet
une publicité ciblée en fonction du parcours sur le
célèbre annuaire (près d'un internaute sur 3 finit par
céder à la tentation et suit effectivement le lien proposé
vers Amazon). Les sites pour adulte en font un large usage de pop-under en
cascade, à tel point qu'il faut parfois arréter son ordinateur
pour y échapper...
· Le "mouse trapping" : quand vous cliquez pour fermer une
fenêtre, cela vous en ouvre encore une ou plusieurs autres (très
développé dans les sites pour adulte qui tentent par tous les
moyens de "racoler" le client)
· Le mailing publicitaire de masse (SPAM
voir page 78)
Certaines, comme le spam, sont illégales et en 2003, un premier
arrêt a conduit à une condamnation en France
Les internautes expérimentés (qui sont ceux qui achètent)
sont nettement moins de 1% à leur attacher le moindre
intérêt (contre 5% pour les néophytes) et cela les fait
plutot fuir.
De plus il existe maintenant des filtres permettant d'éliminer la
pub (pour le courrier comme pour la navigation) en désengorgeant les
boites aux lettre et en accélérant le chargement des pages
Bien entendu il y a aussi des anti-filtres qui détectent ceux-ci et
bloquent l'accès au site et il existe des techniques de voyou, voire de
pirates qui permettent de passer outre les systèmes chargés
d'arréter les messages publicitaires, mais cette effraction est
totalement à proscrire pour une entreprise sérieuse et peut-on
séduire un client par la contrainte?...)
Les internautes allergiques aux publicités utilisent des programmes
comme Adkiller
www.adkiller.com ,
Adsubstract
http://cgi.zdnet.com/slink?46968:5295731 ou Junkbuster
http://internet.junkbuster.com, WebWasher
www.webwasher.com . La
société Adkey
www.adkey.com
s'apprête à commercialiser un programme qui permet à un
site de refuser son accès aux internautes ayant installé un
filtre anti-pub: un Killer de pubkiller
C'est pourquoi se développent des stratégies beaucoup plus
sophistiquées en essayant d'être perçues comme apportant un
divertissement (advertainment
www.hotwheels.com de
mattel ou
www.kswiss.com ) ou un
service à l'internaute: "
La publicité pour la pizzeria de sa rue apparaît au
moment où il a faim, le livre en promotion correspond à
son centre d'intérêt, les balles de golf vont avec les club
qu'il a acquis il y a un mois, il peut voir en temps réel le montant des
enchères sur un produit analogue à celui qu'il consulte, une
idée de cadeau vient à point nommé le jour de son
anniversaire de mariage,une proposition de voyage à Lisbonne
apparaît sur le moteur de recherche quant la question porte sur cette
ville...
De plus en plus, afin d'éviter les réactions d'allergies qui
provoque une publicité invasive, les propositions commerciales ne sont
faites qu'après s'être assuré de l'accord du prospect :
c'est le "permission marketing
Il convient pendant les phases de développement être
particulièrement attentif aux insatisfactions des clients qui peuvent
s'exprimer au sein des news group voir
page 184 ou à travers les sites
protestataires
voir page131 afin d'améliorer les
produits et d'adapter la communication
Signalons enfin que la publicité joue un rôle majeur dans
l'économie de l'Internet : beaucoup de sites éditoriaux
ne peuvent offrir de riches contenus gratuitement que grâce à la
publicité (une dizaine de milliards de dollars en 2001), mais c'est ce
qui a mis en difficulté de nombreux sites qui comptaient essentiellement
sur cette source de revenu (les tarifs de l'e-pub a baissé d'un tiers
entre début 2000 et début 2001 et la majorité des sites
Internet européens dépassent les 60% d'espaces publicitaires
invendus, selon Jupiter-MMXI).
4.1.4.3.2.4 un domaine promis à un brillant développement: mesure d'audience, base de facturation
Plus
encore que dans la presse traditionnelle se pose la question de l'outil de
mesure fiable susceptible d'être accepté par les partie pour
asseoir la facturation
Pour ce qui concerne la publicité "classique" sur le web
éléments mesurés s'affinent progressivement et
conduisent progressivement à engager les agences sur les
résultats et plus sur les moyens
des "hits" au CPM "cout pour mille pages vues", avec tarif
adapté au profil des visiteurs: entre 10 et 100 aux mille pages selon la
spécialité du site. un site généraliste "tout
public" sera au bas de la fourchette, un site très
spécialisé attirant un public à haut revenu sera à
l'inverse en haut. (Un site sportif comme "Outdoor Attitude" par
exemple
www.outdoor-attitude.com,
racheté en 2002 Didier Richard pour le compte de leur site
Mabalade.com annonçait des
tarif entre 30 et 50)
Un site généraliste pourra cependant facturer plus cher s'il est
capable d'adapter la publicité au profil du visiteur (par exemple dans
les moteurs de recherche apparition de la publicité en fonction des mots
clés demandés)
En 2001 les prix ont baissé en moyenne de 30% le CPM passant de 30
à 20$ (source jupiter MMXI). Selon AdLink ils seraient tombés
de 2 à 5 en 2002 pour des achats en nombre non qualifiés
Une plaquette est disponible sur demande à
cesp@cesr.org voir aussi
www.iab.net ou
www.iabfrance.com, site de
"l'internet advertising bureau")
· puis prise en compte du taux de clic (clic through) et de la
qualification du profil des internautes (Procter&Gamble a indiqué
qu'à compter de juillet 2000 il ne rémunérerait plus ses
agences à l'audience mais au taux de clic)
· pour arriver à un pourcentage sur les ventes
réalisées (liens marchands).
Le rôle crucial des mesures d'audience se traduit par les valorisations
des entreprises qui ont réussi à s'imposer
Aux USA, Mediametrix
www.mediametrix.com (qui
a fusionné avec Relevant Knowledge
www.relevantknowledge.com
et plus récemment avec Jupiter
www.jup.com qui finalement, pour
des raisons d'antitrust a du renoncer à se vendre à
Netratings
www.nielsen-netratings.com en même temps que Nielsen
e-rating) a installé un logiciel de mesure des comportements sur
près de 40.000 ordinateurs privés ou professionnels. En Asie elle
s'est alliée à Dentsu en Amérique latine avec Ibopeet en
Europe à l'Allemand Gfk et au Français Ipsos.
www.ipsos.com pour
créer MMXI. Signalons également Open Adstream
www.realmedia.com ,
Media Research,
www.mrc.org
En France 3 sociétés émergent
Médiamétrie e-Ratings.com
www.mediametrie.fr avec
Cybermétrie analyse la fréquentation des sites a partir
d'un panel de 8 500 personnes
Netvalue
www.netvalue.com
présidée par Emmanuel Brizard, analyse le comportement
d'un échantillon d'internautes avec un panel de 700 foyers. Crée
en mars 1998 la société a réussi à convaincre un
pool d'investisseurs menés par Innovacom d'investir 80 MF fin 1999 pour
le développement de cette start up en Europe et aux Etats Unis.
(racheté par le hollandais NetRating)
Profile for You
www.profileforyou.com,
plateforme de mesure et de qualification d'audience basée sur des
cookies ("profiling comportemental"), a levé 10M en janvier
2001
4.1.4.3.2.5 des outils pour un pilotage des campagnes de publicité en temps réel
Là encore Internet conduit à passer
L'avantage d'Internet est de permettre d'évaluer l'impact d'une campagne
pendant son déroulement, la pertinence d'un message,... et de pouvoir
ainsi l'adapter sans délai pour en accroitre l'efficacité
· à un processus continu piloté par les
réactions des internautes: la "conception" de la campagne ne
s'arrête pas à son lancement car c'est en fonction des
réactions mesurées en temps réel que celle-ci est conduite
Ces mesures permettent soit de suivre une population test bien connue (ce qui
permet d'en extraire des échantillons représentatifs du public
visé), soit d'exploiter des informations que laisse volontairement ou
non un les internautes en se connectant
Les outils sont nombreux (Clickstream, Webtrends,
ActivStats, Webmeasure, Dart, Open ad Stream,...) et ils
permettent une mesure en temps réel de l'efficacité d'une campagne
Ad Net Track
www.adnettrack.com,
développé par 15 régies, permet aux différents
acteurs de la publicité sur le net d'avoir une vue
détaillée sur les campagnes en cours et LemonAd
www.lemonad.com lancé
début 2000 par Netcrawling offre un outil de pige publicitaire en
temps réel offrant une vue panoramique détaillée sur
toutes les campagnes en cours
Internet permet aussi de procéder à des test marketing sur des
produits diffusés par les circuits traditionnels
La jeune société ToTeam (ex-Etnosphère)
http://www.2team.com
crée par Olivier Barrelier utilise internet pour des sondages
ultrarapides de panels de consommateurs pour orienter une campagne de pub
classique ou des nouveaux sites web en leur faisant tester bandes son,
vidéo ou maquettes de sites avec réponse dans les 72H
chrono
4.1.4.3.2.6 Mais encore bien des problèmes techniques et surtout déonthologiques
De
nombreuses difficultés techniques sont encore non résolues
Par ailleurs les problèmes de déontologie se posent de
façon beaucoup plus complexe que dans les média traditionnels
(frontière entre l'édition et la pub: la
rémunération du site éditorial à la commission sur
les achats ne risque-t-il pas d'influer sur l'objectivité?, vente de
mots clef, publicité comparative, utilisation du sexe,
dénigrement à travers des liens, exploitation des données
personnelles, techniques de parasitisme commercial...), sans oublier qu'il faut
raisonner au niveau mondial et que les règles diffèrent
sensiblement d'un pays à l'autre
· par ailleurs n'oublions pas qu'une majorité de clients se
connectent ... depuis leur entreprise, à travers un firewall ce qui ne
permet que difficilement de les identifier
La crise qu'ont connu les "dot.com" en 2000-2001 ont en outre eu de fortes
répercussion sur le développement du marché publicitaire
car au départ elles en étaient les principales
pourvoyeuses
4.1.4.3.3 l'e-pub, oui mais comment ?: 16 stratégies se dégagent pour chasser le pigeon sur le Web
4.1.4.3.3.1 La chasse à l'affût : s'afficher sur un portail, le bandeau, pop-up et pop-down, le sponsoring
Il
s'agit de placer son "panneau", son bandeau, là où passent le
maximum d'internautes (moteurs de recherche, sites des fournisseurs
d'accès ou des navigateurs) ce sont les fameux "portails" vous
permettant d'être vus par des dizaines de millions d'internautes. En
France d'après une récente étude de Pricewaterhouse
ceux-ci captent 63% des investissements publicitaires
Une variante consiste à générer des pages qui
"jaillissent" lorsque vous vous connectez à un site (les
"pop-up") et plus récemment, mais sans grand succès
à vrai dire, les "pop-down" qui font leur apparition lorsque vous
quittez le site (sans savoir le site qui vous a pollué)
Une formule voisine consiste à "sponsoriser" un site (sur le
même mode qu'une émission de télévision): la
relation est alors plus stable qu'une simple campagne de bandeau
Par exemple 90 % des utilisateurs de Netscape démarrent sur sa page
d'accueil (options par défaut lors de l'installation pour le Web comme
pour le mail).
Evidemment c'est là une stratégie extrêmement
onéreuse qui ne peut se justifier que lorsque votre produit est
susceptible d'intéresser une proportion substantielle des internautes
(coût aux mille pages comportant une publicité vue (CPM)
: 10 à 40 $ aux USA, 10 à 100 en France selon que le site est
généraliste ou est fréquenté par un public plus
spécialisé).
La City bank, qui affiche un objectif de 1 milliard de clients, a
payé 50 M$ en 1999 à Netscape pour être
présent sur son "portail", eBay a dépensé 75
Millions de dollars et la start-up pharmaceutique PlanetRx
crée en mai 1999, 15 M$ pour être présents sur celui
d'AOL
La start-up living.com avait conclu un accord à 145M$ avec
Amazon avant de déposer son bilan! (toutes les grenouilles ne peuvent
pas devenir plus grosses que les boeufs)...
Bien entendu cette politique est davantage à la portée de PME
quand les "portails" en question correspondent à des publics plus
spécialisés (tel ou tel sport, domaine de collectionneur ou
région par exemple) et plus encore quand l'entreprise est
référencée par une communauté d'acheteurs et figure
de ce fait dans la liste des fournisseurs référencés sur
le portail de leur Intranet. C'est ce qui explique en 1999 une certaine
désaffection pour les sites généralistes au profit des
sites verticaux ("Vortails") ciblés sur un public ou une profession
A l'avenir qui va devoir payer à qui?
Homestore.com paie aujourd'hui 40M$ à AOL.
Etant maintenant de très loin le premier site immobilier (
voir page 167), dans la mesure où
un citoyen américain fait en moyenne une opération
immobilière tous les 7 ans et que 64% d'entre eux utilisent Internet
pour leur recherche, il considère que c'est lui qui apporte du trafic
à AOL et il s'interroge pour savoir si à l'avenir ce n'est pas
lui qui demandera pas à être rémunéré par les
portails qui permettent l'accès à son site
4.1.4.3.3.2 La chasse à la glue : Le "mouse trapping"
Certains sites (notamment les sites pour adulte ou les sites de jeu), bloquent certaines fonctions du navigateur et, quand vous souhaitez les quitter vous envoient au contraire sur d'autres sites de la même catégorie et il faut bien souvent fermer son navigateur, voire rebooter l'ordinateur pour arriver à leur échapper : c'est le "mouse trapping"
4.1.4.3.3.3 La souricière : offrir un accès gratuit à ses clients
Une
nouvelle stratégie commence à apparaître prenant en compte
la réalité des coûts: offrir un accès Internet
gratuit ne coûte quasiment rien (de l'ordre de 16F/mois) par rapport
à l'avantage d'inviter votre client à naviguer en partant de
votre "port" ce qui présente deux avantages majeurs
C'est ce qui a conduit Internet Telecom (maintenant
Eircom.net)
www.eircom.net
à vendre de "l'Internet gratuit clef en main": Elle a
déjà pour clients La Fnac, VNU et le Crédit Maritime
Mutuel
2. Vous êtes en situation de lui faire des propositions à
l'occasion de chacun de ses passages, et, grâce à la connaissance
fine que vous avez de lui ces propositions ont de meilleures chances de retenir
son attention (nous avons vu que la valeur de ce fonds de commerce était
évaluée à plus de 100$ par client). Il est étonnant
que nos banques n'aient pas encore saisi cette opportunité
"un objectif de 100.000 abonnés en 18 mois nécessite une mise de
fonds de 5MF" Sébastien Crozier à Netsurf
août-99
4.1.4.3.3.4 la technique du coucou: graver directement votre publicité sur le disque dur de votre prospect
Un cran
plus loin que dans la méthode précédente, vous offrez non
seulement l'accès gratuit, voir les communications
gratuites: vous offrez également l'ordinateur, (ou vous
passez par l'intermédiaire d'entreprises qui le font pour vous comme
Free-PC Network et sa gamme de logiciels AdOptimizer
sales@free-pc.com )
Mais en échange de ces "cadeaux" l'internaute accepte
· qu'il accepte que s'affiche votre publicité sur son
écran, (que la machine soit connectée ou non). La
publicité étant sur son disque dur, il n'y a pas de
problème de bande passante et elle peut être beaucoup plus
sophistiquée que les pauvres bandeaux habituels
4.1.4.3.3.5 l'appeau: payer l'internaute pour regarder votre publicité et attirer des congénères : la "cashbar"
Dans ce
cas vous rémunérez l'internaute pour chaque heure de surf (0,5
à 1)
Mais la principale source de revenu que l'on fait miroiter est une
rémunération pour chaque heure de surf des internautes qu'il aura
parrainé ainsi que pour les filleuls de leurs filleuls et ceci
jusqu'à 5 niveaux! Ce qui évidemment facilite le marketing viral
... de la publicité!
Les ventes "pyramidales" sont certes interdites mais dans le cas présent
toute la chaîne est rémunérée...
Alladvantage revendique plus de 6 millions d'inscrits, Surf
is Money et GotoworldFR fonctionnent sur le même
modèle, Winbe diffuse également des news,
Mediabarre paie au nombre de publicités vues (1ct)
4.1.4.3.3.6 le miroir aux alouettes: loteries gratuites cadeaux, clic humanitaire et jeux concours
Une des
façon les plus efficaces et les moins onéreuses de se
créer un fichier de prospects qualifiés est de les inviter
à participer à un jeu-concours leur permettant de gagner des
cadeaux en relation avec votre production: à priori ce sont des
prospects pertinents pour vous, et pour participer au concours ceux-ci doivent
vous donner de nombreuses informations comme par exemple l'adresse de livraison
de l'éventuel cadeau
Comme le faisait malicieusement remarquer un publiciste "on parle de Banque
de donnée, pourquoi voudriez-vous qu'un internaute accepte de
déposer ses données dans une banque sans
rémunération?"
Peugeot offrait ainsi un cadeau à toute personne visitant le site de
la 206 laissant ses coordonnées: 13 000 fiches de prospects ont
été ainsi recueillies et Bristol Meyer en offrant
gratuitement des produits sur le WEB a obtenu 30 000 adresses à
moitié prix des méthodes habituelles
Pour sa part Consodata offre promotions, réductions ou
échantillons pour obtenir des informations
Plus subtil le clic humanitaire vous offre gratuitement de la bonne
conscience puisque le cadeau est fait à un tiers
Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) des Nations Unies vous propose
sur la "Hunger Page"
www.thehungersite.com
des bandeaux publicitaires: pour 1000 clics l'entreprise reverse 5$ au PAM
Une nouvelle race de sites a vu le jour en 2000: les loteries gratuites:
dans la "roue de la fortune" par exemple on choisit 7 chiffres parmi 39 et
on valide en cliquant sur une des bannières publicitaires du
site . le site est rémunéré sur la base de 0,3
à 1 par clic, plus un pourcentage comme dans tout lien marchand en cas
d'achat
Pour avoir des prospects qualifiés, il est exigé avant de pouvoir
tenter sa chance de remplir un questionnaire qui fournit de précieuses
informations.
"De plus ces loteries permettent d'obtenir au-delà des informations
déclarées des informations comportementales qui ont beaucoup plus
de valeur encore" Pascal Magne DG de Eldorawin (300 000 membres).
Defiquiz par exemple, créé en janvier 2003 par
Directinet "incite le visiteur à cliquer sur les thèmes qui
l'interessent, ce qui nous donne des profils plus qualifiés qui
s'ajoutent aux informations déclaratives" (Jérome Stioui, PdG de
Directinet)
Les mails annonçant les résultats, tant attendus, comportent de
la publicité adaptée au profil du joueur. Comme dans les autres
secteurs 2003 a vu de nombreuses concentrations après le foisonnement
d'initiatives précédent
Luckysurf.com
www.luckysurf.com,
inventeur du concept, créé par le Français Pierre Achach
est aujourd'hui parmi les 20 sites mondiaux les plus fréquentés
avec 400.000 joueurs quotidiens. Objectif affiché: 100 millions de
joueurs
Pour obtenir des "luckies", qui permettent de jouer plusieurs fois par jour il
faut répondre à des questionnaires détaillés sur
ses habitudes de consommation et son niveau de vie
Directinet détenteur du site LoTree
www.lotree.com a
créé Defiquiz.com et à racheté en 2003 Lucky
Village
www.luckyvillage.com,
à Ludopia (plate-forme de marketing direct, permet de gagner
jusqu'à 1MF par jour ainsi que des lots offerts par les sites
partenaires elle compte(1,3 millions de profils après cette absorbtion.
Pour se prémunir contre "l'accident" (un joueur gagne le gros lot) il a
contracté une assurance chez AXA, comme la plupart de ses concurrents!
Beweb de son coté, après le rachat de Bananaloto
(janv 2003),
www.bananaloto.com
à Bingonet compte 3,5 millions de joueurs
Notons encore sur le même modèle Good Luck City
www.goodluckcity.com,
Koodpo
www.koodpo.com, Emilio
www.emilio.com, Madnetix avec
MadQuiz
www.madquiz.com,
Zeturf.com
www.zeturf.com, Sport4fun.com
www.sport4fun.com
,Europeinfos.com en liaison avec Pronostix
www.pronostix.com
...
4.1.4.3.3.7 La pêche au chalut: une présence sur une multitude de petits sites
La
technique consiste là à mettre des bandeaux un peu partout sur
les innombrables petits sites à la recherche de moyens pour boucler leur
budget et dont le profil des visiteurs correspond à votre offre (en
particulier les sites de la presse nationale, régionale ou
spécialisée dont c'est la principale ressource):
La rémunération se fait alors de plus en plus "au clic" (entre
0,03 et 0,2) ou par une commission sur les ventes aux clients qu'elle oriente
vers le site marchand, plutôt qu'au "1000 pages vues" (CPM)
voir page 153
Des régies publicitaires exploitent ce nouveau créneau:
LinkExchange
www.linkexchange.com
gère 200.000 sites
DoubleClick
www.doubleclick.net
gère 60 millions de pages vues par jour pour 1.400 annonceurs,
LinkShare
www.linkshare se
présente comme le plus important vendeur en "syndication": il se
spécialise dans la constitution de réseaux d'affiliés
rémunérés à la commission par des liens marchands.
Il représente une centaine de marchands
Netgravity
www.netgravity.com
qui permet le traçage systématique du trafic avec la
possibilité de tester les campagnes et de les adapter en temps
réel
Netperceptions
www.netperceptions.com
et Broadvision
www.broadvision.com
spécialisés dans "l'intelligence" marketing et la personnalisation
Notons encore Real Media
www.realmedia.com,
Numeriland
www.numeriland.com,
AcceSite
www.accessite.com,
Valueclick
www.valueclick.com Add
Manager, Accipiter
www.accipiter.com,
OpenAdStream ou Cyberthryll
www.cyberthryll.com
Hi-Media
www.hi-media.com ZD
Régie
www.zdnet.com/zdregie,
Declicnet
www.declicnet.com
En France : Régie-click
www.regieclick.com
lancé par la start-up Centpourcent, (0,60F par clic a
déjà 176 client au printemps 1999), Interdéco
Multimédia
mailto:info@interdeco.mgn.fr
régie du groupe Lagardère ainsi que des régie
traditionnelles:, Circuit A
www.journaldunet.com/99avril/990401circuitA.shtml ,
Médiavision
www.mediavision.fr ,
Websat Pub
www.websatpub.com
...
4.1.4.3.3.8 La "chasse à courre": ne faire apparaître sa publicité qu'en fonction de l'internaute, les tags.
La
"chasse à courre" est plus subtile et plus technique mais plus
efficace : cette stratégie vise à faire apparaître sa
publicité au bon moment, quand l'internaute est susceptible d'être
intéressé
Il s'agit de gérer la fréquence des bandeaux, des "pop-up" ou des
liens marchands et leur personnalisation en fonction des profils des visiteurs,
de l'heure, de la température, des questions posées... en
optimisant le budget de l'annonceur avec une analyse de performance disponible
en temps réel
L'objectif est de faire en sorte que l'information commerciale apparaisse comme
un service et non comme une nuisance envahissante
Dans cette compétition ce sont bien évidemment les moteurs de
recherche qui sont les mieux placés et qui ont connu les plus forts
taux de développement depuis 2002, souvent au détriment d'autres
formes de publicité comme les bandeaux : vendus aux enchères les
mots clés se vendent jusqu'à 1 le clic ou à un
CPM de 60 (Google). Ceci représentait déjà 15% en
2002 du marché publicitaire aux US avec une croissance de 450% sur 2001!
Google est le leader sur ce marché qui a atteint 2G$ en 2003 (avec une
prévision de 5G$ en 2006 selon The Economist et 14G$ selon e-commerce
Times). Ce moteur offre en outre la possibilité d'entrer son code postal
ce qui permet d'interesser le commerce de proximité. Son challenger est
Ouverture
Exemple :AXA a "acheté" en exclusivité
2500 mots clé sur les principaux moteurs pour 12 MF: la publicité
est adaptée au pays du client
La communauté des fournisseurs de matériels pour le traitement
des eaux Water On Line a acheté dans les moteurs de recherche
tous les mots clés correspondant aux produits et services offerts par
ses membres.
Si vous interrogez un moteur avec un de ces mots clés, un bandeau
cliquable permettant d'aller directement sur leur site apparaît sur votre
écran.
La capacité d'analyse fine du profil des internautes, à travers
l'examen de leurs requêtes et l'analyse du "mouchard" (cookie)
placé sur leur disque dur, permet à certains opérateurs
(gestionnaires de moteurs de recherche en particulier) de gérer
l'affichage de bandeaux publicitaires cliquables de façon très
ciblée
La connaissance des goûts, âge, pouvoir d'achat, sites
visités précédemment, localisation géographique
(la simple connaissance du code ZIP donne de précieuses indications
sur le quartier habité et donc sur les styles d'achat) permet une
gestion efficace des accroches commerciales: c'est le DAA "Dynamic
Advertising Allocation"
Bien entendu Amazon.com utilise cette technique sur les moteurs de
recherchepour vous proposer des livres susceptibles de correspondre à
votre sujet d'intérêt, tel que l'on peut l'appréhender
à travers votre requête.
Une variante est proposée par ThirdVoice (une entreprise qui au
départ offrait aux internautes, utilisateurs de sa technologie, la
possibilité de "tagger" les sites web pour que le visiteur suivants
puisse visualiser les appréciations portée par ceux qui l'avaient
précédé). Aujourd'hui cette entreprise recherche un
modèle plus rémunérateur: elle propose un logiciel gratuit
s'intégrant dans votre navigateur qui a la propriété de
faire apparaître, souligné en orange, tout mot faisant partie des
2,5 millions qu'il a référencé; 1 clic fait
apparaître une douzaine de sites suggérés et un autre clic
vous conduit sur celui de votre choix (généralement des sites
partenaires qui paient une commission de 5 à 10 cent pour chaque client
orienté chez eux et de 5 à 20% des montant d'achats
générés)
De même Fatbubble
www.fatbubble.com permet
de suivre les pérégrinations de ses amis, les "buddies" sur la
toile et d'échanger tuyaux et commentaires, ... et à fatbubble de
connaître les centre d'interret des communautés d'internautes qui
se constituent ainsi que la dynamique des réseaux sociaux qui se forment
pour aider les commerçants dans leur marketing
C'est évidemment un modèle privilégié pour les
journaux (projet ETEL de Ouest France) ou les radios
(EuropInfo
www.EuropInfo.com) qui
offrent des journaux personnalisés qui ont de ce fait des
clientèles bien connues
En un clic de souris le client intéressé par votre
publicité atterrit directement sur votre proposition commerciale et..
d'un second clic peut vous passer commande
Le "taux de clic" varie de moins de 1% pour les publicités non
ciblées à 20% pour celles qui le sont
Pizza Hut par exemple n'affiche son bandeau qu'aux heures des
repas et en tenant compte du fuseau horaire de l'internaute.
Une forme plus subtile de publicité consiste à l'introduire au
sein même des scénario des jeux (CNM &n).
France Télécom a développé une
plate-forme gratuite de jeux sur Internet GOA
www.goa.com: Forteresse est un
jeu de stratégie qui se déroule au Moyen âge. Le joueur se
voit attribuer un fief et devra mettre en place une puissance militaire pour se
protéger et conquérir de nouveaux territoires
4.1.4.3.3.9 La chasse au furet : s'introduire masqué dans une "chat-room"
En se
faisant passer pour des internautes ordinaires, cachés derrière
un pseudo, les "guérilleros du chat", mercenaires à la
solde des grandes marques" (les Echos, mai 2001) tentent à travers
les discussions pour essayer de créer un effet de mode pour leur produit
et drainer le trafic vers leurs sites (Premier Réflex
www.premier-reflex.com ,
Idée Virale
www.viralpub.com
Il faut évidemment beaucoup de doigté pour ne pas se faire
"éjecter" pour non respect de la Nétiquette: par exemple indiquer
une lotereie gratuite qui fait elle-même la promotion de la marque
Sur le plan légal "cela n'est pas considéré
comme de la publicité mais comme de l'information, cela n'est donc pas
illégal" christiane Feral Schuhl auteur de cyberdroit
Cette technique ne fait cependant pas l'unanimité parmi les
professionnels
4.1.4.3.3.10 Baguer les pigeons : cookies, web-bugs, brownies, et autre "spywares"
Comment
connaître les visiteurs?
Faire une proposition commerciale pertinente au moment adéquat est
d'autant plus commode que l'on a une connaissance intime de son client, de ses
goûts, de ses habitudes, de ses faiblesses, de ses amis, de sa famille,
en un mot du détail de sa vie privée. Un bon commerçant se
doit de bien connaître ses clients et cela a toujours été
le cas depuis que le commerce existe. Le problème naît aujourd'hui
du changement d'échelle, de la capacité à traiter les
données et à les recouper. Le mythe de Big Brother devient
techniquement réalisable. Quelle frontière mettre entre ce qui
autorisé et ce qui ne l'est pas? Ce qui est "éthique" et ce qui
ne l'est pas?
un spyware (logiciel espion), Lover Spy disponible en
téléchargement "pour surveiller les enfants", au tarif de 89 $,
s'envoie à l'aide d'une carte postale électronique
piégée contenant un "keylogger", un outil qui
s'installe sur l'ordinateur et qui enregistre de façon furtive tout ce
qui est tapé sur un clavier et qui envoie périodiquement un
rapport détaillé des activités de la personne
placée sous surveillance
www.bugbrother.com/security.tao.ca/keylog.html
· Le cookie: c'est le plus connu. Le navigateur du visiteur,
à la demande du site enregistre sur son disque dur des informations
collectées à travers ses requêtes, qui pourront être
relues par le serveur à sa prochaine connexion : cela lui permettra par
exemple d'accéder à un accueil personnalisé et à ne
pas devoir à chaque fois ressaisir les mêmes informations (nom,
adresse,...).
Le cookie ne peut être relu que par le site d'origine et le visiteur a
le choix de ne pas l'accepter. de plus il sait où est enregistré
celui-ci et il peut l'effacer: on peut considérer que cela relève
du "permission marketing" et n'est pas une pratique déloyale.
Les navigateurs comme Netscape permettent de créer jusqu'à 300
cookies de 4 Ko (20 cookies maximum par serveur). Les navigateurs vous
permettent toutefois de refuser leur installation (mais cela peut vous
interdire l'accès à certains sites). Pour savoir les localiser, y
accéder et les détruire Spécifications disponibles
à :
http://developer.netscape.com:80/viewsource/archive/goodman_cookies.html
· Les "cache cookies" utilisent eux une faille des navigateurs et
sont donc indétectables par l'utilisateur: en consultant la
mémoire cache (qui sert à charger plus rapidement les sites
récemment consultés) Les cache cookies permettent à ceux
qui l'ont installé chez vous de connaître les détails de
votre navigation
www.princeton.edu/pr/news/00/q4/1205-browser.htm
· Pour le web-bug il en va tout autrement: il se dissimule dans la
page consultée sous la forme d'une "image" d'un pixel (grosse comme une
tête d'épingle), qui plus est, comme un caméléon, de
la même couleur que le fond sur laquelle elle est posée. Il peut
également se dissimuler dans un e-mail en HTML voir
www.intelytics.com
Quasiment indécelable il s'installe sur le disque dur et permet de
connaître les faits et geste de l'internaute à travers les
sites qu'il consulte : des régies publicitaires comme DoubleClick qui
mettent des annonces dans un très grand nombre de serveurs sont ainsi en
mesure d'accumuler et de recouper un nombre incalculable d'informations sur
chacun. D'après certaines sources c'est un tiers des sites commerciaux
qui utiliseraient des web-bugs:
voir quelques exemples comme CNN avec un web-bug de Netscape, le
Washington Post avec un web-bug de Double Click,....à
l'adresse
www.bugnosis.org/examples.html. AOL a
également déclaré en octobre 2001 que dorénavant il
utiliserait des web-bugs
L'entreprise Intelnetics, dans une démonstration au Congrès US a
montré qu'un web-bug, tel un virus pouvait aller jusqu'à
transmettre à l'extérieur des documents stockés sur le
disque dur. Il ne s'agit pas d'un épiphénomène puisque
cette entreprise indique que sur 50 millions de pages testées elle a
débusqué un web-bug sur un tiers d'entre elles
· Pire encore le brownie: à la limite du virus de type
"cheval de troie": une fois installé sur votre ordinateur il enregistre
vos faits et gestes et lors de vos connections il envoie les informations
à son propriétaire. Ils sont souvent installés avec un
petit utilitaire téléchargeable qui rend des services
(Comet ° avec ses Curseurs, Alexa (maintenant filiale
d'Amazon) avec ses aides à la navigation,...). Ils se nomment
Obongo, Flyswat, Enfish, Neoplanet ou encore
Thirdvoice : gratuits en général, ils viennent enjoliver
votre navigateur, lui ajoutent quelques fonctions utiles ... mais ils vous
surveillent: ils permettent à leurs créateurs de connaître
quels sites vous avez visités, quelles requêtes vous avez
menées sur les moteurs de recherche,...afin d'enrichir des bases de
donnée marketing
www.privacyfoundation.org/pdf/bea.pdf Google en installe un
lorsque vous lui en donnez l'autorisation explicite pour affiner ses
statistiques sur les pages consultées et ainsi améliorer la
pertinence de ses réponses à vos interrogations
· Les e-mail en HTML peuvent aussi cacher un petit programme espion en
javascript qui renvoie à l'expéditeur une copie à chaque
fois que celui-ci fait l'objet d'échanges (on en comprend le danger
quand on imagine les échanges sur un projet de contrat)
www.wired.com/news/technology/0,1282,41608,00.html
Lover Spy rassemble 16 fonctions d'espionnage, et permet notamment
d'enregistrer les mots de passe, de surveiller les emails, les pages web
visitées et les sessions de chat, d'effectuer des copies d'écran
du PC , de connaître les applications utilisées ... Le tout
à distance, et à l'insu, bien évidemment, de la personne
dont le PC est espionné.
il semble en outre que la version démo du logiciel contienne un logiciel
espion.
Il existe aujourd'hui quelques logiciels spécialement conçus pour
détecter les keyloggers mais la sécurisation d'un ordinateur
contre ce genre de mouchard demande pas mal d'efforts et de connaissances
techniques. D'autant que, selon SpywareGuide, site consacré aux
logiciels espions, nombre de keyloggers étant commercialisés, ils
ne sont pas filtrés par les antivirus présents sur le
marché. Le site dénombre plus d'une centaine de logiciels de ce
type, quasi-exclusivement conçus pour le système d'exploitation
Windows
www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39126407,00.htm et
www.transfert.net/a9409
Il est clair que ces outils posent des problèmes éthiques et en
restant sur un strict plan économique il convient, là
encore de respecter un certain nombre de règles de déontologie
car certaines pratiques peuvent être perçues comme attentatoires
à la vie privée et sont susceptibles de créer chez le
client potentiel de violentes réactions de rejet. Une charte de
déontologie a été élaborée, et des sites de
plus en plus nombreux s'en réclament voir
page 230 et
page 337
La Directive européenne sur e-vie privée qui est entrée
en vigueur le 31 octobre 2003 dans tous les Etats-membres a durci les
règles applicables dans ce domaine : les «cookies», ou
témoins de connexion (qui enregistrent les préférences des
utilisateurs lors de leur visites sur les sites web) et les autres dispositifs
de repérage invisibles, comme les logiciels espions
(«spyware») pouvant collecter des informations concernant les
internautes, ne peuvent être utilisés que si l'utilisateur est
clairement informé de l'objectif de ces activités invisibles et a
la possibilité de les refuser
http://europa.eu.int/information_society/topics/ecomm/all_about/todays_framework
/privacy_protection/index_en.htm
4.1.4.3.3.11 Le braconnage: acheter le nom de son concurrent comme mot clé sur les moteurs, les «hijackwares»
L'utilisation des noms de marque de ses concurrents dans les
"metatags"
Les metatags sont des mots clé, invisibles pour le visiteur,
proposés aux moteurs de recherche pour indexer votre site. Mettre la
marque du concurrent dans ces mots clé permet de faire apparaître
votre site lorsque l'internaute recherche celui de votre concurrent: en France
cela tombe sous le coup de la loi
L'achat auprès d'un moteur de recherche du nom de votre concurrent
afin de faire apparaître votre publicité lorsque l'internaute
recherche ce nom
Cette technique d'achat des mots clés peut aller très loin :
Datek
voir page 175 nous a annoncé avoir
"acheté" le nom de son concurrent, actuel leader sur le marché,
Charles Schwab, tant et si bien que quand une requête est faite
sur celui-ci une publicité pour celui-là apparaît à
l'écran "why pay 29,5$ with Charles Schwab when you can get a better
service for 9,95" et Ericsson nous a dit avoir "acheté"
"Wirlpool" et sur AltaVista, une recherche sur "Ford" fait
apparaître une publicité pour Toyota.
Achat d'une "pole position" sur les mots clé
Dans un domaine voisin certains moteurs comme Alta Vista ont annoncé
leur intention de procéder à une vente aux enchères des
places en première page pour les mots clefs. Google et la plupart de ses
concurrents on fait de même en 2002 mais en faisant clairement ressortir
qu'il s'agit de liens commerciaux
www.google.fr/intl/fr/ads
Les «hijackwares»: techniques visant à
détourner le client d'un site où il est sur le point d'acheter
vers un concurrent en utilisant des "pop-up"
Des plug-in (programmes informatiques qui s'intègrent dans votre
navigateur) téléchargés subrepticement avec certains
programmes gratuits analysent les sites que vous visitez et en fonction des
produits ou services que vous examinez vous proposent des offres concurrentes:
par exemple si ce plug-in a reussi à s'installer sur votre disque
dur, lorsque vous vous apprêtez à commander un bouquet chez
1800FLOWERS.COM, un pop-up vous propose une réduction de 10$ chez son
concurrent FTD.com. Même chose chez AmericanAirlines.com ou une promotion
de Delta Airlines vous est pareillement proposée.
Le plus connu de ces programmes se nomme GATOR
www.gator.com qui est
déjà (parfois à l'insu de l'internaute)
téléchargé par 7millions d'internautes: il se dissimule
souvent en passager clandestin de programmes comme AudioGalaxy, Gozilla et
WeatherBug,... et il est fort difficile une fois installé de s'en
débarasser sauf à reprendre l'installation du navigateur à
zéro ou à utiliser des programmes spécifiques comme
Ad-Aware de LavaSoft
www.lavasoftusa.com .
Parmi ses clients: Sears, Proctor & Gamble, Chrysler, CS First Boston, Dell
Computer, ESPN, MSN, Mazda; The New York Times...Compagnon d'aide à la
décision comme un shopbot, donnant un conseil utile à un
utilisateur qui a volontairement (?) installé le programme, ou outil de
parasitisme commercial et de concurrence déloyale?, le débat
juridique est encore ouvert
Les Smart Tags de Microsoft et leurs clones de KaZaA, les spywares
le projet de Smart Tags d'Internet Explorer 6, actuellement abandonné
devant les protestations, participait de la même logique en fournissant
des renseignements "orientés" qui, sous prétexte de guider
l'internaute, risquaient de le conduire systématiquement là ou
Microsft avait interet à le voir aller
KaZaA qui est un logiciel d'échange de fichiers utilisé
par des millions d'internautes, installe subrepticement un "spyware" "Top
Text", conçu par la société eZula: il reprend le principe
des "Smart Tags". Pendant la navigation sur Internet, certains mots
apparaissent surlignés en jaune, et conduisent sur le site des
annonceurs. Exemple (fictif) : en surfant sur le site de Pepsi et en cliquant
sur "soda", certains internautes seront conduits au site de Coca-Cola. On
appelle ça le "contextual advertising".voir SearchDay
http://searchenginewatch.com/searchday
ces pratiques à la limite du parasitisme commercial font
d'ailleurs actuellement l'objet d'un premier procès :
En 1999, Play boy a porté devant la justice le cas de sites pour
adultes qui avaient ainsi acheté son nom et profité de sa
notoriété pour faire apparaître leurs bandeaux en cas de
recherche sur la firme au lapin (le Monde). Sa demande a été
rejetée en 2001 et se plaide en appel
Néanmoins elles sont en plein développement car elles
augmentent considérablement le rendement des investissements
publicitaires en sélectionnant les cibles des messages
publicitaires
4.1.4.3.3.12 La chasse à l'appât: le "couponing"
Il
représente un marché de 3 milliards de dollars et commence
à faire également son apparition sur le web
L'impression d'un bandeau surprise permet d'obtenir des bons de
réduction
Vous obtenez des ClickMiles ou WebMiles au fur et à mesure
de vos achats ou même simplement de vos visites
Ces coupons, sur le modèle des programmes de fidélisation des
compagnies aériennes, vous permettent d'obtenir cadeaux et
réductions (ClickReward de Netcentives
www.netcentives.com ,
les Jookers avec
www.jookers.com)
Le taux de clic serait 10 fois plus élevé que sur les bandeaux
traditionnels (Eric Tilenius Cofondateur de Netcentives
séminaire Aftel nov 98)
En France 1999 a vu l'émergence de nombreuses initiatives "0 !
Points" de Oh My Deal
www.ohmydeal.com ,ou
Maximiles
www.maximiles.com qui a
levé 60MF à l'automne 2000,
4.1.4.3.3.13 La chasse à la mixomatose :Le marketing viral
L'objectif est de faire en sorte que vos clients aient
intérêt à faire eux même la publicité de vos
services auprès de leur famille et de leurs amis : la meilleure
façon de faire est de proposer un service interessant et de
qualité en encourageant et facilitant le "bouche à oreille". Il
est ainsi possible avec des moyens très réduits d'arriver
à une excellente notoriété, c'est le "marketing viral" une
des base du développement de l'Internet marchand (et la base quasi
exclusive pour l'Internet non-marchand)
La start-up Hotmail, messagerie gratuite, a réussi par exemple
à séduire 12 millions d'utilisateur en inserrant en bas de chaque
message un pointeur permettant au destinataire de chacun des mails émis
par ses clients souscrire au service
C'est aussi comme nous le verrons la base du fonctionnement des sites d'achats
groupés
voir page 173 (plus il y a de clients
plus les prix sont bas) ainsi que celle des systèmes de parrainage :
vous êtes rémunérés (comme nous l'avons vu pour les
loteries en fonction du nombre de filleuls)
Certains sites en ont fait le coeur de leur stratégie, en particulier
les innombrables projets centrés sur la famille (Notrefamille.com
www.notrefamille.com)
ou la généalogie et tout particulièrement autour d'une
naissance : dès qu'un membre commence à mettre un album photo sur
le site, progressivement celui-ci devient le site de rassemblement de la
famille ... or chacun sait qu'un des principaux créneaux du e-commerce
ce sont les cadeaux:
Avant même sa naissance bébé dispose de sa liste de
cadeau (ce qui lui évite d'avoir 6 paires de chaussures et pas de
bavoir), cela facilite la "corvée" pour les parents
éloignés: d'un clic le cadeau est choisi, emballé avec un
petit mot, expédié et votre compte débité!.
Bientôt c'est l'enfant lui même qui lors de ses
pérégrinations sur le web clique sur les objets qui le tentent,
ce qui suffit à les faire figurer dans sa "liste"voir
IhaveBeenGood.com
www.IhaveBeenGood.com,
et le site familial ne manque pas de vous rappeler en temps utile les
fêtes et anniversaires
Par ailleurs il n'échappera à personne que le gestionnaire du
site dispose ainsi de fichiers client particulièrement bien
"profilés": carnet d'adresse, dates marquantes, type de cadeaux,
coordonnées physiques et bancaires.... Voir aussi
www.marketing-viral.com
Mutatis mutandis le principe n'est pas différent dans le commerce
interentreprises quand il s'agit de créer et de fédérer
une communauté: les membres sont d'autant plus efficaces qu'ils sont
nombreux et ils sont ainsi motivés pour convaincre eux mêmes leurs
collègues de venir les rejoindre (voir par exemple les Market Places
page 233)
4.1.4.3.3.14 La chasse en meute: les partenariats, les échanges de bons procédés ( Web Ring)
Bien
souvent des opérateurs sur internet ont des activités
complémentaires et peuvent donc trouver interessant de se "renvoyer" des
clients: un très grands nombres d'accords de partenariat existent
dans ce domaine, avec ou sans exclusivité réciproque (un portail
avec un libraire ou une chaine de distribution par exemple)
Les Web Ring, échanges de liens, qui comme nous l'avons vu plus
haut renforcent le scoring du site sont également une
façon efficace et peu onéreuse d'assurer la promotion de votre
site.
La technique du web ring est particulièrement bien adaptée pour
toutes les communautés professionnelles préexistantes
(cluster, systèmes locaux de production, grappes industrielles,
réseaux de franchise, ...) et qui trouvent avec l'Internet un outil
particulièrement adapté au développement de leur
efficacité.
L'Anneau Ariégeois par exemple relie artisans et PME de cette
région
Ils permettent une promotion collective de l'ensemble des sites de la
communauté puisque lorsqu'un internaute atterrit sur un des sites il
est invité à aller visiter les autres
Des entreprises ont même été créées par
dizaines sur ce nouveau créneau : "courtier en échange de
bandeau": Quand vous acceptez 2 bandeaux vous avez droit à en
publier 1, la vente du second emplacement permettant de financer l'ensemble de
l'opération
www.australisintelligence.com/communication/outils/echange.htm
,
www.bandoo.com voir une
synthèse sur ce sujet à
http://www.netsurf.ch/archives/1999/99_05/990531qd.html
4.1.4.3.3.15 La chasse en battue à l'aide de rabatteurs: les "liens marchands et les contrats avec les shopbots
Des
modèles très différents de la télévision
sont à inventer : à la télé "où les
clients quand ils arrivent sont déjà cérébralement
morts" la publicité emploie des moyens qui provoqueraient des
réactions allergiques chez l'internaute dont l'esprit critique est plus
aigu : L'internaute souhaite prendre du bon temps ou se voir proposer une
information utile. Il en résulte une évolution du simple bandeau
vers les liens marchands et les sites de softselling que nous allons examiner
plus loin.
voir page 164
En effet on constate tout à la fois que les internautes qui
achètent sur Internet sont ceux qui l'utilisent depuis 2 ou 3 ans...et
qu'à partir de cette tranche d'ancienneté les
"vétérans" ne sont plus qu'une infime minorité à
cliquer sur les bandeaux (moins de 1%): ils ne les voient même plus
(quand ils n'ont pas fait l'acquisition de logiciels permettant de les
occulter). D'où quelques déceptions des adeptes de la simple
règle de 3
Au-delà de la simple publicité par bandeau éventuellement
rémunérée au "taux de clic" ("click through") il
s'agit d'un véritable contrat commercial ("Merchant link")
où les sites présentent vos services ou produits et lorsqu'ils
"envoient" un client, ils reçoivent une commission "d'apporteurs
d'affaires" (qui représente 5 à 7 % du chiffre d'affaire
généré, mais qui peut dans certains cas aller
jusqu'à 15 ou 20 % quand le site assure une promotion du produit).
Amazon-com pratique cette technique commerciale à une
très large échelle avec tous les sites dont les clients sont
susceptibles d'être intéressés par un livre (sport,
cinéma, peinture : en 2001 Amazon annonçait avoir
dépassé 600.000 "affiliés" (ou "associés")
En France Alapage
www.alapage.com(racheté
par France Télécom) , 500.000 références a
adopté cette démarche et compte près de 1000 sites
"partenaires".
USA Today
www.usatoday.com
n° 1 des sites de presse 1 million de visiteurs/jour, réalise 1/3
de ces recettes par ce moyen..
Maintenant pratiquement tous les sites portails hébergent une galerie
commerciale : Yahoo!, Wanadoo, AOL, Lycos, Excite, ...et fonctionnent de plus
en plus sur ce modèle
Les sites peuvent dans certains cas jouer le rôle de "Vitrine de Soft
selling" pour des sites marchands relativement banaux et qui sans cela
peineraient à trouver directement des clients.
Signalons ici l'initiative pour la commercialisation sur le net de produits
et spécialités françaises : "le marché de
France"
www.lemarchedefrance.com
, galerie du savoir-vivre et du savoir-faire
français (registered trademark of "France world contact trading Ltd
Hongkong")
Des outils ont été développés pour suivre le client
jusqu'à l'acte d'achat et verser la commission à l'apporteur
d'affaire:
Engage
www.engage.com
, Open Sesame,
www.opensesame.net
Firefly, Net Perception et le français imediation (
www.imediation.com )
dirigé par Sven Lung et soutenu par vivenditure Apax et Innovacom
à partir d'une technologie développée au MIT : (source
AFTEL).
Des intermédiaires comme Link share (
www.linkshare.com ) se
sont spécialisés dans la constitution des réseaux
d'affiliés.
Jupiter Communication
www.jup.com prévoit qu'en
2001 ce processus concernera le quart du commerce électronique.
Autre forme de "rabatteurs" les shopbots ou "robots d'achat"
voir page 191: ces robots parcourent le
Web pour orienter le client vers le site offrant le meilleur rapport
qualité/prix. Bien entendu la plupart de ces robots demandent une
commission pour chaque internaute arrivant sur le site sur son
conseil
4.1.4.3.3.16 La chasse à la mitraille: l'e-mailing ou e-marketing, simple, rapide, peu onéreux mais éviter le SPAM : le "permission marketing"
L'e-mail
offre dans des conditions financières extrêmement
intéressantes la possibilité de contacter les clients potentiels
de façon très personnalisée.
Pierre Marie Dufour, artisan à Rennes, spécialiste du cuir, a
développé l'usage de ce matériaux pour la
décoration d'interieur (murs et sols) : il a en particulier
réalisé la décoration du bar principal du Quenn Mary, de
grands hotels de luxe, de palais des les émirats. Sa principale
clientèle est celle des architectes et décorateursau niveau
mondial. Avec l'aide d'une étudiant en BTS il a mis en place un plan de
prospection via Internet : chaque jour 400 messages partent de Rennes qui
génèrent 2 à 3 réponses
La faiblesse des débits oblige aujourd'hui a envoyer un CDRom par la
poste pour permettre au prospect de visualiser le résultat. 150
prospects sont ainsi en cours de discussion fin 2003
Selon une etude GartnerG2 10(*) le cout
d'une campagne d'e-mailing coute 5 à 7$ le mille soit 100 fois moins que
par les moyens traditionnels avec des délais divisés par 5 et
ceci, dans la mesure ou l'on s'interdit d'envoyer des messages à des
clients qui ne le souhaitent pas , avec un taux de retour compris entre 6
à 8% contre 1% pour les moyens traditionnels (il est cependant à
craindre que devant le déferlement de la publicité en ligne non
sollicitée, ce type d'approche commerciale va voir ses performance
baisser fortement)
Plus encore qu'un outil permettant de faire de la publicité Internet
c'est un puissant outils de marketing direct
Drugstore.com, jeune start-up pharmaceutique, crée en
mai 1999 et rachetée en juillet de la même année par
d'Amazon.com prévient ainsi ses clients lorsqu'ils doivent faire
renouveler leur ordonnance...ou lorsqu'il conviendrait qu'ils remplacent leur
brosse à dent...
Par ailleurs, comme nous l'avons vu plus haut, il y a de nombreuses
possibilités de constituer des fichiers de prospects qualifiés
(loteries, jeux-concours, cadeaux, forums, diffusion gratuite de revues de
presse "profilées" (Net2One
www.net2one.fr ...) et il
existe un commerce très actif de fichiers permettant d'obtenir une liste
de prospects présélectionnés.
Engage Technology (Lycos) a collecté l'historique de
30 millions d'internautes et en a dressé le profil
marketing : on sait ainsi que telle personne consulte
régulièrement les résultats de tennis et rien n'est plus
simple quand il va dans une agence de voyage que de lui proposer un package lui
permettant d'assister à une compétition (Michel Ktitareff).
Le fichier des membres des Clubs Weight Watcher (800 000) croisé
avec celui des patientes ayant subi une mammographie dans les 6 mois (3
millions) a permis à l'agence Bounty,
www.bountysca.com
filiale de Havas Advertising, de cibler les clientes
intéressées aux produits liés à la ménopause
Bounty gère des fichiers très sophistiqués sur 100
millions de personnes en croisant des fichiers d'abonnés, de
clients, de membres de club enrichis par des jeux concours: classés par
age, par maladies, par ethnie, par situation familiale ainsi que les
données récupérées sur Internet par des entreprises
comme Circle.com (également rachetée par Havas).
Les cookies permettent ensuite de suivre les clients dans leurs
pérégrinations sur le web, les failles de sécurité
de Windows permettant d'identifier le visiteur d'un site
le patron de Bounty, Steven Kaplan prétend connaître 96%
des femmes enceintes dans 7 pays et de pouvoir toucher 98% d'entre elles 72h
après la naissance...(Le Monde 18/4/00)
Il convient cependant, sous peine de rejet parfois brutal d'en user avec
modération et de respecter les règles de convenance
d'Internet :
l'e-mail doit plutôt être utilisé comme outil de
fidélisation des clients que comme un vecteur de conquête
· s'attacher à ne pas inonder le client potentiel d'information
non désirée, (vous pouvez acheter 10 millions d'adresses pour
1000$ et les prix se sont "effondré" à 100 millions d'adresse
pour 140$ en 2003...mais cela n'est vraiment pas à
conseiller11(*).)
voir page 78
· lui offrir à chaque envoi la possibilité de se retirer de
votre liste de diffusion, ce que Seth Godin nomme le "permission
marketing"
Dans cette optique Consodata a racheté Datatrader et a
lancé Yoptin.com dont l'objectif est d'obtenir des informations
sur le profil client et de faire accepter l'envoi de publicité
ciblée en échange de primes et cadeaux
Il ne faut pas oublier que la psychologie des internautes peut être parfois décalée par rapport aux clients habituels de la PME française et le harcèlement textuel (le SPAM) fait, bien souvent, fuir le client plus qu'il ne le convainc de passer à l'acte: il convient donc d'en user avec modération
Le
SPAM est un composant de charcuterie industrielle Anglaise,
popularisée par les Monthy Pytons dans un sketch où ce
mot, chanté crescendo, submergeait progressivement toute la
scène. Nos cousins canadiens proposent le polluriel ou le
pourriel
Certains pensent qu'avec le développement explosif du nombre d'
internautes la psychologie de ceux-ci perdra sa spécificité : il
est en effet probable que l' internaute de demain se distinguera des pionniers,
mais il n' est que de regarder la différence de psychologie entre un
citoyen à pied et le même au volant de sa voiture pour penser qu'
il ne sera pas pour autant un client comme les autres
Des logiciels (comme SpamKiller
www.spamkiller.com Spamhater
www.cix.co.uk/~net-services/spam/spam_hater.htm), ou
spamAssassin offrent même aujourd'hui des moyens de
rétorsion musclés contre les "propositions commerciales non
sollicitées":
Cyber Promotion que de nombreux internautes accusent
d'être le plus gros Spammer mondial avait vu son site mis hors d'usage
par WinCrasher qui retourne à l'expéditeur des paquets
ICMP (instructions de contrôle du protocole internet) hors norme
provoquant ainsi des "plantages" du serveur mais aujourd'hui les professionnels
du SPAM ont développé des technologies qui en 2003 les mettait
hors d'atteinte tant sur le plan juridique que technique :
il n'en va pas de même pour la PME qui serait tenter de s'engager dans
cette voie et qui subirait sans doute tout à la fois les foudres de la
loi et des mesures de rétorsion d'internautes mécontents
Comment combattre le spam :
www.vix.com/spam/,
http://junkbuster.com
http://www.abuse.net
www.anti-spam.outblaze.com
ou en français
www.cypango.net/~spam
Le site de CAUCE : Coalition Against Unsollicited Commercial E-mail
www.cauce.org,
www.spam.abuse.net,
Megagiciel.com
www.megagiciel.com ainsi
que
webbo.enst-bretagne.fr/tig/fr.usenet.abus/ qui capitalise les
débats du groupe français réuni pour combattre ce
fléau et
webo.enst-bretagne.fr/tig/fr.usenet.abus: qui vous fourniront
d'utiles informations et outils pour vous protéger du SPAM et organiser
la lutte contre cette pollution.
4.1.4.3.4 L'e-pub : un marché en forte croissance jusqu'en 2000 et qui entre en phase de maturité
La
publicité sur Internet a connu une croissance fulgurante jusqu'en 2000:
de 0,04 milliard de dollars en 1995, elle passe à 0,3 en 1996 pour
atteindre le milliard en 1997, 1,9 milliards en 1998, 4 milliards de dollars
en 1999, 9,6 milliards en 2000 (dont 8 aux US, 1,3 en europe et 0,3 en Asie) -
Internet Advertising Bureau
www.iab.net
C'est en 1998 que le chiffre d'affaire de l'e-pub a dépassé
celui de l'affichage traditionnel (1,6 milliard $, source IAB)
2001 a connu une pause (8,3 Milliards de $), signe de
maturité : la baisse des prix de 30% a été à peu
près compensée par une hausse en volume qui ne se dément
pas
Les chiffre encore provisoires pour 2002 semblent indiquer une baisse de
10 à 12% sur le marché US à 6,4G, (les recette
déclarées d'Aol ont baissé de 40%, mais n'est-ce pas le
résultat d'une opération "vérité" sur les chiffres
annoncés?)
Par contre on note en Europe une hausse de 12% (19% au Royaume
Uni à 286M) et une entreprise comme Wanadoo fait part en avril
2003 d'une croissance sur un an de 76% sur la France et 41% sur le
Royaume uni.....
Notons aussi la croissance vertigineuse des achats de mots clé sur les
moteurs de recherche + 450%
les premières estimations pour 2003 (eMarketer) font état
d'un chiffre d'affaire américain voisin de celui de 2001,
Pour l'avenir les avis divergent encore plus: les entreprises traditionnelles
remplacent les "dot.com" Forrester Research
www.forrester.com
prévoit 22 à 33 Milliards pour 2004 tandis que Jupiter Media
Metrix
www.jup.com annonce cinq
années de vaches maigres et pas d'éclaircie en vue avant cinq ans
pour le marché américain
www.zdnet.fr/cgi-bin/a_actu.pl?ID=2092898 ... mais prévoit
néanmoins un marché mondial de la publicité sur internet
de 28 milliards en 2006 (sans compter 19 milliards pour le "marketing
numérique" notamment par e-mail) Les Echos 14 aout 2001
Mais au delà même de la technologie c'est un métier
radicalement différent de la publicité traditionnelle: la
télévision s'adresse à un public passif et essaie
de convaincre, de séduire, voir de "manipuler" ou de matraquer pour
créer de la notoriété
Cette approche est très peu efficace vis à vis d'un internaute
qui conduit lui même son parcours et est actif dans sa recherche:
il faut alors être capable de répondre à ses attentes ou
à ses questions, aussi on assiste à la croissance des liens
marchands et surtout la publicité adaptée à
l'interrogation de l'internaute, dans les moteurs de recherche au
détriment des bandeaux. A mi 2002 Google représentait plus de 50%
du total des revenus publicitaires des moteurs (source NetBooster-Boursorama)
Pour les élections présidentielles américaines l'e-pub
devrait représenter 20 % des dépenses TV ! "le Web sera-t-il
l'arbitre du scutin?" titraient les Echos en oct 2000
En France avec un décalage de 3 ans ce décollage se
produit également : après 0,4 MF en 96, 29 MF en 97 et
114 MF en 1998 et 516 MFen 1999, 1,2Milliard de Francs en 2000, elle ne
représente encore que moins de 5% des dépenses à la
Télévision (22 Milliards), 2001 a montré une
stabilité et avec 127 millions d'euros pour le premier semestre 2002
contre 87 l'an dernier l'Iab-France semble indiquer une forte reprise (mais il
n'est pas certain que les dépenses prises en compte soient identiques
d'une année sur l'autre et ce chiffre est donc à prendre avec
prudence)
Pour 2003 les estimations de Secodip font ressortir en milieu
d'année une progression de 31% (près de 3 fois la
publicité au cinéma). L'IAB note pour sa part avec 199M sur le
premier semestre une progression de 47% sur l'année
précédente soit 2,5% du total des budgets publicitaires
www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39115927,00.htm
Après trois ans de morosité, le marché de la
publicité en ligne en Europe semble avoir retrouvé une croissance
à deux chiffres en 2003 dans les six principaux pays
européens (France, Allemagne, Royaume-Uni, Pays-Bas, Italie et Espagne).
D'après une étude PriceWaterhouseCoopers / Publicis elles
totaliseront alors 886 millions d'euros. Cette croissance à deux
chiffres devrait se poursuivre jusqu'à fin 2005. À l'horizon
2007, les revenus publicitaires atteindraient 1,2 G . La France est,
après le Royaume-Uni, le pays qui génère le plus de
revenus publicitaires en ligne, avec 241M estimé pour 2003, contre 302
millions outre-Manche. Suivent ensuite: l'Allemagne (174 millions d'euros),
l'Italie (96), l'Espagne (52) et les Pays-Bas (21). Un classement qui ne
devrait pas changer dans les quatre années à venir, selon PWC.
Cette embellie s'explique notamment par le développement du
haut débit qui favorise le développement de nouveaux
formats de publicité à valeur ajoutée, comme la
vidéo
Ces chiffres ne comprennent pas le paiement à la commission
généré par les liens marchands (Carat multimédia,
Iab-France
http://www.iabfrance.com)
Le site
www.rol.fr/html/francais/audience/termin/termin.html du CESP fournit
de précieuses informations dans ce domaine
4.1.4.3.5 Ne pas confondre publicité sur le Web et publicité pour votre Web
N'oubliez pas que la publicité sur Internet peut concerner des choses que vous n'y vendez pas (la vente elle-même peut se faire dans vos boutiques) et qu'inversement les moyens traditionnels de publicité et de promotion (presse, objets publicitaires, foires et salons, papier à lettre, véhicules de service...) doivent être mobilisées pour vos services sur Internet :
Imaginerait-on un fournisseur d'accès essayant de convertir
à l'Internet de nouveaux clients en faisant sa publicité sur le
Web ?
Aux USA la plupart des publicités dans les journaux ou sur les affiches
ainsi que les spots publicitaires mentionnent l'adresse du site. En France cela
commence à être le cas.
En février 2000, 40% des spots publicitaires sur CNN concernaient
Internet
Le fabricant de lingerie Victoria Secrets
www.victoriassecret.com qui
organise des défilés de mode sur Internet a placé en 1999
une publicité (coût de 2,5 M$ par spot de quelques secondes) lors
de la finale télévisée du super bowl (football
américain). Avant la fin du match 1 million de personnes
s'étaient connectées sur son site web et l'entreprise vend
aujourd'hui dans 25 pays dans lesquels elle n'a aucune présence physique.
En 2000 le forfait "SuperBowl" était de 5M$ (4 spots avant et 1
spot pendant la rencontre)
En 1999 la publicité faite en France par les sociétés
spécialisées dans Internet sur les média traditionnels a
été (avec plus de 400MF) supérieure au montant de la
publicité sur Internet
4.1.4.3.6 La fausse bonne idée : la galerie marchande
Cette
transposition du monde réel vers le web, consistant à regrouper
des commerçants hétéroclites, souvent sur une base
géographique, n'a pas fonctionné pour une raison très
simple : une galerie marchande physique est basée sur 2 principes :
Ces deux principes, s'ils ne disparaissent pas totalement sur le Web perdent
néanmoins leur force déterminante car l'internaute peut
s'échapper d'un clic et ses déplacements sont instantanés
et gratuits.
· les déplacements physiques sont longs et onéreux : c'est
un vrai service que l'on vous offre en groupant vos achats.
Pour cette raison toutes les galeries commerciales présentant des
boutiques n'ayant pas de politique commerciale commune (par exemple les
spécialités d'un "pays"), sans apporter un "soft selling"
significatif ni assumer des responsabilités crédibles de tiers de
confiance ont été un échec, même quand elles ont
été initiées par des acteurs puissants et connus.
Ces projet ont pour la plupart commis un pécher capital dans
l'univers de l'Internet : se polariser des problèmes des fournisseurs
avant de s'interroger sur les besoins du client
"il faut inverser le modèle et aller chercher le trafic là
où il est, c'est à dire sur les portails et les sites
éditoriaux pour le diriger ensuite vers les sites marchands" Claudine
Delalande directrice générale de HFI (Hachette Filipacchi
Interactions)
4.1.4.4 L'écoute du client, la négociation commerciale et le back office
Avoir défini un bon produit, avoir une bonne image, avoir su attirer le client et capté sa confiance est un préalable nécessaire mais encore faut-il amener le client à passer commande ... et l'avoir convaincu de l'intérêt de revenir pour un prochain achat.
Comme dans les magasins réels, la vitrine c'est utile pour retenir l'attention du chaland, mais l'essentiel se passe à l'intérieur. C'est dans ce domaine, peu visible, celui du back office que les plus gros efforts de professionnalisation nous semblent avoir été accomplis outre-atlantique depuis 1998.
Suivons la démarche du client : malgré votre catalogue et toutes les informations fournies, le client se pose des questions avant d'acheter.
4.1.4.4.1 Première forme de dialogue: les FAQ et les systèmes experts
Les
interrogations étant souvent récurrentes, il convient d'afficher
des réponses aux questions les plus fréquentes. On
considère que ces FAQ (frequent asked question ou foire aux
questions).permettent de traiter 70 % des problèmes.(chiffre
donné par Olivier Seznec en soulignant l'importance des
données techniques ainsi rendues accessibles au client: 25 Gigaoctets
Cisco reçoit plus d'un million d'interrogations par mois)
Par ailleurs les systèmes experts peuvent vous aider à
résoudre vos problèmes en cas d'incident, à trouver le
produit qui correspond à votre problème, à vous guider
dans vos choix et en particulier en vérifier la cohérence
technique:
l'outil mis au point par Cisco, 1,1 million de connections par mois
sur son site, a permis de faire tomber les erreurs de commande de 20%
à 2% en moins de 2 ans. Il considère que ce système qui a
accru de 25% la satisfaction des clients (98% des réponses sont
jugées pertinentes) lui a permis d'économiser 365M$ par an
(Bill Finkelstein séminaire Aftel NY nov 98)
Chez Hewlet Packard l'historique des communications est passé au
crible afin de faire émerger les problèmes récurrents et
une équipe spécialisée est chargée d'enrichir la
base :
"cette capitalisation de la connaissance a permis d'augmenter en outre
l'efficacité de notre première ligne de réponse et le
nombre de question réglées par des opérateurs non experts
(coût 180F contre 1200f quand il faut mobiliser un expert)a
augmenté de 20%, tandis que la durée des appels baissait de 30%"
(Alain Moreau)
4.1.4.4.2 Seconde étape : l'échange par e-mail
Reste
donc les 30 % auxquelles les FAQ n'ont pas répondu: un site se doit de
fournir une boîte aux lettres pour recevoir ces questions et il se doit
d'y répondre bien et vite. Il ne faut pas sous-estimer l'importance de
l'organisation à mettre en place pour ne pas décevoir le client
tout en limitant le coût de ce service: comme nous l'avons vu plus haut
Stratégie Telecom & multimédia qui a testé 125 sites a
pu constater que 42% d'entre eux mettaient plus de 5 jours pour
répondre, ce qui est clairement inacceptable, cette situation
s'étant encore dégradée depuis :
voir page 127
Certains robots, sont capables de reconnaître l'essentiel d'un
texte à partir de certains mots clef (Select Response d'Aptex
Software
www.aptex.com), d'y
répondre par des messages tout préparés et, en cas
d'échec, l'envoyer sur la personne la plus qualifiée (EchoMail
http://www.echomail.com/flash/home.html offre un service soit
implémentable dans le site de l'entreprise ou utilisable comme service
en ligne (ASP : Application Service Provider )
CISCO un des leaders du commerce électronique a
décidé que tous ses employés devaient être
mobilisés pour répondre: un des objectifs poursuivis
étant que chacun soit en permanence en prise sur les clients.
Un robot analyse le contenu des messages et les route vers la personne idoine,
un superviseur s'assure du respect des délais et de la qualité
des réponses (qui peuvent engager la responsabilité de la
compagnie)
AT&T, HomePortfolio.Com, JC Penney, Allstate, John Hancock, American
Express & Gateway, Cars.Com, Apartments.Com, utilisent ce type de robots
Un des éléments essentiels est la vitesse de la
réponse: le BCG estime dans son étude 1999 sur le
commerce électronique américain, que lorsqu'un marchand
répond à une demande en moins de 4h, la vente se
concrétise dans 36% des cas. Ce pourcentage tombe à 8% si le
délai passe à 48h.
Roxy.com (matériel électronique
www.roxy.com) vise une
heure
4.1.4.4.3 Troisième étape : dialogue avec un opérateur, le click&talk et le click&see
Vous
visitez un site et voulez discuter de vive voix avec un interlocuteur pour
avoir un renseignement ou guider votre choix ... vous cliquez sur un bouton
pour établir un contact téléphonique via IP avec
l'entreprise (ou demain visiophonique dès que les réseaux
à haut débit seront disponibles).
Celle-ci sait déjà qui vous êtes : si vous êtes un
client important, fidèle, les pages que vous avez consultées (et
donc ce qui vous intéresse). Elle peut donc optimiser le choix de votre
interlocuteur et fournir à celui-ci le dossier vous concernant avant
même que la communication ne soit établie.
Le grand avantage de la téléphonie IP est que votre conseiller
peut, au fur et à mesure des nécessités de la conversation
afficher sur votre écran plans ou documentation technique : chez
Cisco
www.cisco.com cela permet en moyenne
à un technicien de "traiter" 4 clients en parallèle
Land's End
www.landsend.com qui propose
à ses clients de se confectionner des vêtements haut de gamme sur
mesure a couplé un centre d'appel à son site web . La
communication avec le vendeur s'établissant par Internet il n'est pas
nécessaire de disposer d'une seconde ligne
téléphonique.
Vous pouvez tester ce service par exemple chez les "3 Suisses"
www.3suisses.fr
Le
contact personnalisé qui rassure, permet d'augmenter de façon
très sensible le passage à l'acte d'achat : on
l'évalue à +32%
Il permet en outre un "enrichissement des ventes" ("suggestive selling") :
achat d'un matériel de plus haut de gamme, vente de fourniture ou
d'accessoires, proposition d'une promotion sur un produit susceptible
d'intéresser le client que l'on estime également à +34%
(Jupiter Communication
www.jup.com Nicole
Vanderbilt séminaire aftel NY 98)
Il
permet enfin d'augmenter considérablement le taux de
fidélisation (Wells Fargo banque californienne
pionnière dans ce domaine estime que le taux de fidélisation de
ses clients lors d'un déménagement a été
multiplié par 3 (Bill Finkelstein séminaire aftel
NY 98).
Soulignons au passage que dans les sites les plus performants les robots
n'ont pas remplacé les hommes, bien au contraire, mais le travail de
ceux-ci a été recentré là où il était
le plus utile (l'écoute, l'expertise, l'aide à la
résolution de problème, le conseil, ...) en lui épargnant
les tâches ingrates et répétitives à moindre valeur
ajoutée
Le besoin d'un contact avec un vendeur concerne 8% des ventes dans les
livres ou la musique, 20% pour les vêtements, 35% pour les emprunts et
47% pour les voyages (Jupiter Communication
www.jup.com )
4.1.4.5 Les centres d'appel
Les
centres d'appel deviennent en effet un rouage essentiel dans la relation entre
l'entreprise et son client : outre une éventuelle fonction de
démarchage, ils apportent une nouvelle capacité de service
(conseil, dépannage) et une écoute précise des besoins ou
insatisfactions.
La téléphonie IP avec les atouts techniques qu'elle apporte
(outre l'abaissement drastique des coûts) est un des
éléments de cette expansion : elle autorise le
click&talk et une meilleure intégration téléphone
/informatique.
En 1998 il y avait déjà, selon Datamonitor
www.datamonitor.com, 11
000 centres en Europe pour 1000 000 de Téléopérateurs (7
millions aux USA).
Pour la France (100 000 opérateurs en 1999) PA Consulting prévoit
30 000 créations d'emploi par an (Banque, assurance, assistance
technique, prise de commande hot lines informatiques, enquête d'opinion,
dépannage automobile marketing téléphonique, centres de
réservations, SAV,.....).
Ces centres évoluent vers la notion de "centres de contact
multimédias" prenant en charge tout type de relations avec le client:
voix, courrier postal, e-mail, chat, téléphone sur IP, SMS,...
que ce soit à travers un teléphone, un pager, un ordinateur,...:
Une condition sine qua non est bien entendu de pouvoir disposer d'une
infrastructure de Telecom compétitive (bande passante, qualité,
prix)
Ces plateformes ont une grande liberté de localisation. L'Irlande et
Amsterdam ont depuis longtemps joué cette carte avec succès
Aujourd'hui par exemple la Jamaïque accueille le centre de
relation clientèle d'un des grands fabricants européens
d'électronique) ... tandis que les logiciels de "chat" ("bavardage")
qu'il utilise tournent sur des machines installées à Omaha dans
le Middle West, région mieux pourvue en techniciens de
maintenance informatique: l'avantage par rapport à l'échange
vocal est que le "chat" permet à l' opérateur de traiter en
moyenne 3 clients simultanément (les Echos avril 2001)
Les pays émergeants offrent des coûts inférieurs d'environ
40% et "l'accent exotique" ne s'entend pas dans les échanges
électroniques: il convient donc si nous voulons conserver cette
activité d'accroitre le niveau de service rendu et donc la valeur
ajoutée : ces métiers sont donc de plus en plus exigeants en
terme de formation tant technique qu'humaine,
En France Amiens essaie de jouer à fond cette carte avec la
mise en place d'une université spécialisée montée
en partenariat avec Matra Nortel (avec un certain succès puisqu'en 1 an
elle a accueilli 8 plateaux (voda phone, kertel, et négociations en
cours avec le crédit mutuel .... de Bretagne).
La région Picardie a en outre très intelligemment joué de
sa position géographique (point de passage obligé entre le coeur
de l'Europe et Paris) pour obtenir des nouveaux opérateurs, en
échange de droits de passage (canaux,...), des bretelles d'accès
à très haut débit à des tarifs très
compétitifs
Lille, Poitiers et quelques autres villes jouent maintenant cette
carte alors qu'il y a peu d'années encore nous avions pu constater que
les régions en reconversion n'affichaient que mépris pour ce type
d'activité
Dans le Nord Pas de Calais 14 centres d'appel, employant 4.680
personnes se s'étaient déjà installés fin 99
Ces centres d'appel ne sont bien entendus pas réservés aux
grandes entreprises : sur le plateau du Vercors , un mini centre
d'appel de 5 personnes travaille pour une petite agence de voyage parisienne
&&w
la taille moyenne des centres d'appel devrait descendre de 57 postes en 97
à 16 en 2002 (étude 01 Réseau ) et les
évolutions tant technologiques (possibilité de concevoir des
réseaux de petits centre) que commerciales (nécessité de
proximité culturelle du client : un accent de Strasbourg crée une
distance dans la communication avec un client de Marseille) conduisent à
penser que l'on s'oriente vers des centres de plus en plus petits.
Notons l'élection comme produit de l'année d'ETROG produit
par la jeune entreprise française N-Soft
www.n-soft.com par le
magazine américain CTI Magazine, qui fait référence en la
matière,
4.1.4.6 la logistique: coûts et respect des délais, facteurs déterminants du succès
4.1.4.6.1 Dématérialiser totalement quand c'est possible
Dans
certaines circonstances une innovation dans l'organisation permet une
dématérialisation totale mais cela reste très
exceptionnel:
Dégriftour
www.degriftour.fr et
TWA proposent à leurs clients la suppression du billet d'avion :
ceux-ci reçoivent alors, comme le transporteur un n° de dossier
qu'il suffit de présenter avec ses papiers d'identité à
l'embarquement. Avantage: les réservations de dernière minute et
la suppression du risque de perte du billet
Dans la plupart des cas (hormis bien entendu les ventes de biens
immatériels livrés "on line") une vente se traduit par la
nécessité d'une livraison physique
4.1.4.6.2 Si l'Internet est le système nerveux, la logistique est le système sanguin: l'infogistique
Internet, nous l'avons vu, permet de réduire
considérablement le temps nécessaire pour passer une commande et
l'exécuter: ceci permet réaliser une production
personnalisée au prix de la fabrication en série (mass
customisation) et de travailler sans stocks (donc avec moins de besoins de
capitaux et moins de risque d'invendus ou de rabais pour fins de séries).
Il concerne de plus en plus souvent des petits paquets à forte valeur
unitaire
De plus les partenariats industriels, comme le commerce ont tendance à
devenir chaque jour plus international, ce qui implique des flux logistiques
multimodaux
Comme le dit le slogan rappelé par Paul Soriano directeur de
l'Irepp et inventeur du concept "d'infogistique"
http://www.irepp.com
"du fournisseur de votre fournisseur au client de votre client"
Tout ceci n'est possible que si la logistique est à la hauteur en terme
de cout, de délais, de qualité et de fiabilité
La logistique se retrouve sur le chemin critique et elle devient une condition
sine qua non de la nouvelle organisation de l'économie
Trop peu de marchands en France se soucient de la logistique. La croyance dans
l'idée que "l'intendance suivra" ressort clairement de
l'enquête réalisée par l'Irepp et l'Afcee
(enquête Afcee - Irepp 1998).puisque ce facteur n'intervient qu'en
11ème position (7 % de réponses) très loin
derrière les paiements sécurisés (1ère
position, 43 % des réponses) alors que nous avons vu plus haut
l'importance très relative de ce dernier facteur. Symétriquement
84% des transporteurs n'envisageaient pas la nécessité
d'évoluer!
Il y a 2 ans Wal-Mart, la plus grande entreprise privée de la
planète par son chiffre d'affaire (220 milliards de $ en 2002), a choisi
comme patron Lee Scott qui a passé l'essentiel de sa carrière
dans la logistique. Le succès foudroyant de cette entreprise est sans
doute largement du à sa parfaite maitrise de l'information
voir page 183
Ce sont sans doute ces contraintes logistiques qui amènent la grande
distribution française à une telle prudence (sans
doute justifiée) car leur logistique est peu adaptée à la
VPC, et les produits commercialisés ne s'y prëtent guère
(les plus optimistes n'envisagent pas de dépasser 5 à 10% du
marché):
Ce secteur utilise pleinement les outils internet pour son fonctionnement
propre et pour ses approvisionnements (voir en particulier l'initiative de
Carrefour avec Sears et Metro dans une market place mondiale
"GlobalNetExchange" et celle de Auchan, Casino et 10 autres groupes de
distribution dans "WorldWide Retail Exchange", visant chacune un montant
annuel de transactions de plus de 200 Milliards de dollars)
Par contre les initiatives tournées vers le client final restent
aujourd'hui très limitées et n'osent même pas utiliser
le capital d'image de la marque car, paradoxalement, ce n'est sans
doute pas là qu'il y a le plus à gagner pour cette profession: en
effet la force de la grande distribution réside dans sa capacité
d'achat et sa logistique amont qui lui permet d'écraser les prix, par
contre la logistique aval, de la palette au placard du client, est
effectuée par ce dernier. Or ce système de transport "capillaire"
est extrêmement complexe et onéreux, c'est un métier
à lui seul ... et ce n'est pas celui des grandes surfaces! (la fermeture
en 2002 de C-mescourses illustre bien ce fait)
Aux US les résultats ne sont pas toujours probants "dans
l'e-picerie, au rayon déconfiture on trouve Peapod"
souligne avec humour Michel Lo de Ft Presse
www.ftpress.com/)
On a vu ainsi apparaître tout au long de l'an 2000 les
Cypermarchés: Ooshop
www.ooshop.com (Carrefour),
Télémarket
www.telemarket.fr
(Galeries Lafayette, le précurseur), C-mescourses
www.c-mescourses.fr
(fermé en 2002), C-mesvacances, C-macave, C-discount,
C-nouveau (Casino), Houra
www.houra.fr (Cora) avec les
succès mitigés que l'on sait
4.1.4.6.3 Un élément de coût très important qu'Internet permet de maitriser au plus près
La
même enquête Irep-Aftel citée plus haut, montre que dans la
plupart des secteurs les frais d'expédition (qui ne sont qu'une partie
de la chaîne logistique) représentent 30 % du coût du
produit (fleurs, habillement) à 70 % (alimentaire, gastronomie) et
même jusqu'à 100 % pour la librairie.
Quand vous achetiez en 1998 un livre chez Amazon, la moitié de la
facture allait chaine logistique qui gagnait de l'argent et la moitié
chez le libraire ... qui en perdait.
Il s'agit donc d'une composante en fait essentielle de la nouvelle
organisation de l'économie et qui ne se réduit pas aux frais
d'expédition car en fait, pour être en mesure de répondre
sans délai aux commandes c'est toute la chaîne qu'il faut
maîtriser: approvisionnement, sous-traitance, gestion des flux de
production, gestion des stocks, conditionnement, expédition, reprise des
produits défectueux, SAV.
Jeff Bezos le patron d'Amazon, interviewé par Antoine Boudet
(les Echos, 10/12/02) sur les résultats enfin positifs (profit
opérationnel de 200M$ en 2002), l'explique par les efforts sur la
logistique permettant de très substantielles économies par
réduction de coûts et d'erreurs, répercuté en baisse
de prix et par voie de conséquence en parts de marché: Amazon est
aujourd'hui autant un leader en logistique (avec une rotation des stocks de 19
fois par an) qu'en VPC
Caterpillar: "dans nos container nous transportons essentiellement du
vide" (Mission Acsel à Chicago, mai 2002,
http://www.yolin.net/Chic0426.zip) Les outils de l'internet
permettent d'optimiser toute la chaine depuis la prise de commande, la
fabrication par les sous-traitants, l'assemblage et, en fonction des
délais de livraison, il est possible de grouper les commandes pour des
livraisons parfois à l'autre bout du monde: objectif d'économie,
80%
Hub Group, groupe de transport, utilise les outils de l'Internet pour
optimiser ses transports en fonction de l'ensemble des produits à
prendre et à livrer et en prenant en compte les impératifs
d'urgence. Une localisation en temps réel (tracking) permet de savoir
à chaque instant ou sont les camions et les colis. Il est
également possible d'avoir à chaque instant la position des colis
dans les "hub" centres de stockage permettant les groupages pour les transports
"longue distance"
Il est ainsi possible, en temps réel, de modifier le trajet d'un
véhicule en fonction d'un nouveau coli a prendre ou d'un problème
affectant la circulation également il peut être
décidé de ne pas faire de regroupage si les délais
l'implique. En 2001 Hub Group a ainsi pu économiser 8% sur ses couts et
atteindre un niveau de respect des délais sans commune mesure
Voir rapport de mission Chicago
http://www.yolin.net/Chic0426.zip
4.1.4.6.4 La vitesse de livraison et le respect des délais
Au
delà du coût, un facteur essentiel: la vitesse, argument
majeur pour séduire le client, mais qui ne peut prendre sa pleine mesure
que si la réorganisation de toute la chaîne de production est
revue
Sinon cela se traduit par la nécessité de gonfler les stocks avec
les coûts afférents (et les risques de dévalorisation), au
lieu de pouvoir les baisser, ainsi que par l'impossibilté de fabriquer
les produits "sur mesure" désirés par le client, un des
éléments clé du succès
Dell computer
www.dell.com : "Aujourd'hui il
s'écoule 7 jours entre la commande et la livraison, nous allons
prochainement passer à 3" Kevin Rollins, vice-chairman octobre
1998. Le constructeur envisage même de pouvoir tenir "dans la
journée" à chaque instant client comme fournisseur peuvent
suivre l'avancement de la commande de la localisation du produit
(tracking).Son organisation extrêmement réactive lui a permi
de répercuter immédiatement la baisse de prix des composants et
de résister mieux que ses concurrents à la crise de 2001
"on peut avoir le meilleur produit du monde, si on a une mauvaise logistique,
l'internaute ne repassera pas commande" déclarait aux Echos le
"cyberfromager Marc Réfabert
www.fromage.com
Plus important encore que la vitesse: le respect des délais "un
sapin livré le 25 décembre ne vaut plus rien" quelques
start-up internet ont payé de leur vie le non respect de cet adage lors
la période de vente la plus forte (noel)
La division "moteur d'avion" de General Electric a réussi
à passer d'un écart de -5/+20jours à -3/+0 jours lors de
la réorganisation complète de l'entreprise autour des
possibilités nouvelles offertes par Internet: en 2001 il n'y a eu aucun
retard de livraison (très pénalisant) et simultanément une
réduction des stocks de produits finis
Toys R Us a perdu sa place de leader et son Pdg après
qu'elle se soit révélée incapable de tivrer dans les temps
à Noel
Ce qui est vrai dans le B to C l'est encore plus dans le commerce inter
entreprises et la fiabilité de l'organisation logistique, le suivi des
colis et le suivi qualité deviennent un des critères majeurs pour
le choix d'un fournisseur
4.1.4.6.5 Une profession et de multiples métiers promis à une évolution profonde
A
travers ces exemples, extrêmes mais représentatifs des
évolutions, on voit que:
La logistique prend de plus en plus d'importance (au point que certains
voient en elle le futur "Darty" du Web, acteur dominant qui à
travers le service au client ravalerait le producteur au rang de fournisseur
ou de sous-traitant
CISCO
www.cisco.com par exemple,
lorsqu'à l'issue du stade précédent la commande est prise,
il la dispatche immédiatement vers les sous-traitants qui assurent la
production, et vers le transporteur qui va prendre les composants chez ceux-ci,
assurer le montage dans des salles blanches, les livrer chez les clients et,
éventuellement, en cas de défaillance du matériel
d' aller l'y reprendre et ainsi d' assurer un premier niveau de
service après vente: 45% des produits ne passent déjà plus
par Cisco, les délais de livraison sont passés de 6-8 semaines
à 1-3 semaines
En France Hays DX
www.hays-dx.com né
du rapprochement de Colirail et de France Partner propose des prestations
globales incluant gestion des stocks, livraison et SAV
Avec les professions bancaires celles de la logistique sont sans doute
celles qui sont les plus profondément remises en question par
l'émergence de l'Internet: mondialisation, délocalisation,
entreprise éclatée, développement des communautés
de production, évolution de la fonction messagerie, externalisation des
fonctions non stratégiques, chasse aux stocks, flux tendus, ....
Ceci nécessite des investissements considérables en
systèmes informatiques (plusieurs milliards de $ pour être
capables de s'interfacer totalement avec les systèmes de leurs
clients), avions (UPS a commandé 60 Airbus
début 2001 et a levé en bourse 5,4 Milliards de $,
FedEx annonce investir 1,5 Milliards de dollars par an pour son
système d'information et a commandé 10 gros porteurs A380 en
2002), plates-formes logistiques, flotte de véhicules,... dans
le cadre de réseaux mondiaux qui privilégient les plus gros :
Fedex
http://www.fedex.com/
UPS
http://www.ups.com/ DHL
http://www.dhl.com/ en
particulier
Mais la logistique concerne un nombre très important de professions
artisanales, administratives, financières ou industrielles:
transporteurs routiers et ferrés, assureurs, postes, douaniers,
chargeurs, bourses d'affretement, compagnies aériennes et maritimes,
ports et aéroports, transitaires, stockistes, manutentionnaires,
logisticiens d'entreprises,
Trampoline Technologies, filiale de la PME Skipper
Logistique (3,8 M ce CA, 60 personnes) a développé un outil
logiciel (Baliseo.com
www.baliseo.com)
adapté au cas des PME pour assurer, grâce à un
système de codes barre, un suivi de bout en bout de la logistique depuis
la commande en passant par la gestion des incidents jusqu'à la livraison
avec même la possibilité intégrée d'un suivi visuel
par webcam
Les Transports Picq et Charbonnier,
www.picq-charbonnier.com
près d'Auxerre, pourtant une PME testent un système
d'informatique embarquée pour suivre ses véhicules en
temps réel mais aussi optimiser ses trajets pour tenir compte de la
législation sociale sur les temps de conduite. Son intranet permet le
suivi des commande et des stocks et ce serveur devrait être directement
accezssible aux clients en 2004
L'entreprise fonctionne en extranet avec un réseau de 67 PME France
Lots Organisation
www.fr-lo.org afin d'offrir
une force de frappe de 4000 véhicules et 380.000m² de stockage
Les services postaux des différents pays, qui ont comme atout la
capillarité de leur réseau, mais comme handicap structurel la
rigidité de leur statut et leur champ d'action national, conscients de
cette évolution et de ses enjeux essayent par des accords internationaux
de revenir dans la course et de se doter des moyens permettant à leur
clients un suivi plus performant de leur logistique
les Postes Néerlandaises qui ont racheté Jet Service et
Allemandes qui prennent 49% dans l'espagnol Guipuzcoana (leader du petit
colis) et projettent de racheter Danzas - ont ouvert le jeu.
La Poste Française à son tour rachète en Allemagne
Denkhaus (en 98),puis Birkart et Interespe (en juin99),
tous trois franchisés de DPD, portant ainsi sa participation
à 42,7% de ce réseau qui contrôle 21% du
marché allemand, elle a par ailleurs acquis Insa en juin 99 aux USA et
resserre ses liens avec les Poste Italiennes et Espagnoles Portugaises et
Grecques. Elle s'apprête en outre à passer un accord d'une
importance stratégique majeure avec Fedex
En 2003 Geopost, holding qui regroupe les filiales colis a mis en place son
système Cyberstation (Neopost) qui permet à ses clients
via internet de préparer leurs envois, d'imprimer les lettres de
transport, de gérer leurs carnets d'adresse, de suivre les envois et de
consulter les confirmations de livraison et ce pour des dizaines de millions de
colis par an tout en abaissant les couts
Le Post Office britannique de son côté amorce une timide
évolution vers le statut de société anonyme à
capitaux publics pour pouvoir plus facilement s'internationaliser ....
Les communautés portuaires ont compris l'enjeu et tentent de
relever le gant. Le développement d'intranets permettra à toute
la chaîne logistique que constitue une communauté portuaire
(douanes comprises) de travailler sans rupture de la chaîne d'information
C'est le cas de Nantes qui a développé un intranet au
niveau de toute la communauté portuaire (Gimnaute, lauréat
du grand prix net 2000
http://www.mynet2000.net/actes/concours/gimnaute/data/menu.html)
Marseille a également pris des initiatives : "nous voulons
positionner les NTIC au même rang que la manutention dans un
contexte de mondialisation des marchés qui a rendu la fluidité de
circulation des informations aussi indispensable que celle des marchandises"
Bruno Carpentier directeur général adjoint.
L'Intranet sécurisé permettra à toute la
chaîne logistique que constitue communauté portuaire (douanes
comprises) de travailler sans rupture de la chaîne d'information
Le secteur du transport, qui comprend de très nombreuses PME
ne peut faire l'économie d'une réflexion
stratégique pour voir avec cette nouvelle donne les positionnements
possibles des uns et des autres et les investissements à consentir
(organisation, création de réseaux, formation, informatique,
matériel, ...).
Signalons ici en particulier l'initiative de Arnaud Saint-Paul qui a
créé E-pack (premiers tests début 1999
www.e-pack.net)
spécialisé dans le "courtage en logistique".
L'entreprise assure le choix et la coordination des transporteurs, se charge
des formalités administratives (douane, contrôle sanitaire,
contentieux,...)
Elle peut de ce fait offrir une alternative aux grosses multinationales de
messagerie en laissant une place aux PME, souvent plus efficaces et moins
chères, mais ne pouvant offrir le service global et "sans couture" dont
le marchand a impérativement besoin.
4.1.4.7 La facturation, l'encaissement, la gestion: elle se trouve très simplifiée
Nous
avons vu au début de ce chapitre que ce point n'était nullement
déterminant et que de nombreuses solutions éprouvées "clef
en main" existaient en dehors même des moyens de paiement traditionnels
comme le chèque.
Voir page133
Dans le B to B, le "web-EDI" permet de réduire les coûts et les
risques d'erreurs en supprimant toute nécessité de ressaisie
entre la comptabilité du vendeur et celle de l'acheteur.
4.1.4.8 Le service après vente: ne pas l'oublier sous peine de voir fuir les clients
Dans
bien des domaines comme celui du matériel d'équipement dont la
durée de vie est parfois très longue (30 ans pour un avion par
exemple) et qui posent des problèmes de sécurité, la
maintenance est une activité stratégique qui tient une place
déterminante dans la stratégie de l'entreprise
Elle représente en même temps une activité
économique d'une ampleur souvent voisine de celle de la production avec
des marges d'économie et de sécurité
(traçabilité des opérations) encore plus substantielle
GM-division Moteur : c'est 30 Millions de page à
gérer, mettre à jour et tenir à disposition pendant la
durée de vie du moteur (30 ans, partout à travers le monde)
L'entretien « life long » d'un moteur d'avion coûte
plus cher que sa construction et nécessite une organisation infiniment
plus complexe
Il est bien certain que dans un tel domaine, par rapport au papier Internet
apporte un atout déterminant
Mais aussi dans les autres domaines, par la qualité et
l'efficacité des relations qu'il permet de maintenir entre fournisseur
et client, par l'amélioration de la logistique qu'il autorise, Internet
apporte des atouts considérables au SAV
Le marketing "one to one" ne doit pas s'arrêter à la
vente : "un internaute visite 3 ou 4 fois chaque site avant un
achat. S'il n'est pas satisfait, il ne revient pas" (Florence Amalou).
"Un service après-vente défaillant, c'est la méthode la
plus efficace pour transformer un bon client en ancien client"
Pour ceux qui envisagent "d'attaquer" le marché des USA n'oublions pas
le problème des retours :
Dans ce pays la tradition commerciale veut que lorsque le client n'est pas
satisfait de son achat il puisse le retourner sans avoir besoin d'apporter
quelque justification que ce soit.
Cette possibilité est aussi parfois offerte dans notre pays (VPC)...la
différence est qu'aux USA elle est utilisée très
fréquemment, et, pour un fournisseur français elle risque de
présenter une difficulté organisationnelle et un facteur de
surcoût (ou une cause de perte de clientèle) très souvent
largement sous-estimés
On oublie trop souvent qu'il est moins onéreux d'investir pour
fidéliser ses clients que pour en gagner un nouveau.
Chez AOL ce n'est pas moins de 8000 des 11500 employés qui
s'occupent de l'assistance à la clientèle.
"the Brand must be loyal to its customers, not vice-versa" Carla
Hendra, Ogilvy One
www.ogilvyone.com
séminaire Aftel NY nov 98)
A partir d'une alarme de panne, Alcatel offre un accès direct
à la documentation du matériel concerné, fournissant les
instructions permettant de réparer rapidement la panne
Dell assure 70% de son service après-vente par Internet
Des moyens de communication comme Internet leur permettent sans
dégrader, bien au contraire, la qualité du service, de
réduire, parfois de façon drastique, les
immobilisations (matériel et succursales) en centralisant stocks et
personnel technique ainsi qu'en développant la production en flux tendu
Bien entendu cela implique une augmentation du poste "transport", mais cet arbitrage "coût des immobilisations / coût des transports" sera de plus en plus intéressant dans beaucoup de secteurs (coûts du capital immobilisé et obsolescence rapide des produits, alors que la vitesse des transports augmente et que leurs prix baissent)
Sony a annoncé en aout 2000 la fermeturede 45
centres en Europe pour les concentrer sur 4 ou 5,
Mi-octobre 2002 Abbott, laboratoire pharmaceutique, malgré une
situation financière convenable (+14% sur ses bénéfices)
annonçait le fermeture de 10 nouveaux sites de production
Internet peut aussi permettre des innovations radicales dans l'organisation
de la maintenance:
L'entreprise hydrokit
www.hydrokit.com à
Poiré-sur-vie, en Vendée est une PME dont les trois quart de
l'activité consiste à mettre à disposition de ses clients
des pièces et des kit hydrauliques (pompes, moteurs, vérins,...)
dans l'urgence
"on vend de la réactivité" résume Philippe Mongodin
le responsable logistique: il faut être capable de livrer jusqu'en
Angleterre ou en Allemagne en 12 ou 24 H. et ce marché s'étend
avec le juste à temps, les clients veulent réduire leurs stocks
mais sans pour autant risquer de bloquer l'avancement d'un chantier
Après le catalogue papier, cher, fournissant peu d'informations
techniques et vite périmées, est apparu le CD-Rom puis le site
informatif. Dans le même temps se développait l'ERP pour la
gestion interne de l'entreprise
Aujourd'hui une petite équipe composée d'un jeune
technico-commercial associé une informaticienne travaille à
marier Internet avec l'ERP pour interfacer celui-ci avec le
client afin de permettre à celui-ci d'accéder directement au
système de gestion des commandes ainsi qu'aux descriptifs techniques et
aux notices de montage ou d'utilisation, ce qui doit permettre dans bien des
cas simples de faire l'économie de l'intermédiation d'un
technicien et de rendre ainsi ces derniers plus disponibles pour les clients
Un couplage avec l'équipement téléphonique est
également prévu permettant de visualiser automatiquement la fiche
du client qui appelle (source école des mines de Nantes)
Dell annonce en 1999 que progressivement tous les ordinateurs qu'il
vendra seront équipé d'un système de
télédiagnostic et de téléréparation
Aujourd'hui aux USA la plupart des nouvelles machines à commande
numérique sont connectables à internet ce qui permet
1- la télémaintenance à partir du poste d'un
technicien spécialiste
2- la formation de l'opérateur par tutoring
3- un service SVP pour les hommes de terrain
4- l'accès à des newsgroup de plus en plus nombreux pour
faire appel au réseau mondial des opérateurs connectés,
qui peuvent ainsi s'entraider pour faire face aux problèmes
l'Imprimerie Moderne de l'Est, IME près de Besançon
utilise des machines Japonnaises et allemandes très performantes mais
extrêmement couteuses: celles-ci sont
télésurveillées par les constructeurs qui en assurent la
télémaintenance en s'appuyant sur les techniciens de l'usine qui
bénéficient d'un télétutoring
Notons ici l'initiative remarquable d'une PME alsacienne qui connaît
malheureusement aujourd'hui de graves difficultés Yellow
Connexion, à Mulhouse, qui, grâce à son logiciel
Submarine diagnostiquait via Internet les pannes des machines outils
à commande numérique de ses clients, et dans la plupart des cas,
par téléchargement des modifications de programmes, est en mesure
d'assurer le dépannage sans déplacement d'un technicien : Au
niveau de l'atelier l'opérateur, en cas de panne, n'a qu'à
appuyer sur un simple bouton pour lancer la connexion Internet
Malheureusement l'industrie française n'était pas encore mure
pour ce type d'approche alors qu'elle se généralise sur le
marché US
c'est ce que fait en particulier le fabricant de machines-outils
Hurco
www.hurco.com qui se tient
ainsi à l'écoute des problèmes rencontrés par les
programmeurs ou les opérateurs de ses clients
· possibilité d'assurer un service partiellement
personnalisé, partiellement automatisé et de
réagir plus rapidement aux défauts de jeunesse de ses nouveaux
produits :
· permettre au client un suivi en temps réel de
l'exécution de sa commande, du service (localisation du colis pour un
transporteur comme Canadian railways et tous les services performants de
messagerie (
voir page 388) ou de la
réalisation d'un chantier (éventuellement même avec une
caméra accessible en permanence)
· Réponses aux questions les plus courantes (FAQ ),
allégeant ainsi la charge du service "SVP",
· conseils de dépannage par e-mail,
· vente des pièces détachées (Boeing vend
ainsi ses pièces détachées à 150 compagnies
aériennes)
· formation complémentaire des opérateurs des
clients par tutoring
· Les notices d'emploi peuvent être ainsi mises à
jour en temps réel en fonction des incidents détectés
pendant la vie du produit
· Par ailleurs l'animation de clubs d'utilisateurs permet (si le
produit est de qualité...) de fidéliser la clientèle et
l'entreprise, mieux à même de cerner les besoins de ses clients,
peut faire évoluer ses produits:
Internet devrait permettre, à budget constant, une augmentation
considérable de l'efficacité par rapport à la hot-line
traditionnelle.
L'entreprise Valley Drive System
www.rockford.com/vds ,
dans l'Illinois, fournit les "reconstructeurs" de voitures du monde entier, en
trains avant qu'il reconditionne à partir de pièces d'occasion
(en les dotant notamment de cages de roulement neuves) : pour se procurer les
pièces provenant de modèles anciens ou rares, il procède
par appel d'offre sur le net (où répondent en particulier les
casseurs de voitures)
· outre l'usage des deux services précédents l'entreprise
peut rechercher une pièce ancienne qui n'est plus fabriquée
(machines, moteurs, engins,.... ) ou faire appel à une
compétence qu'elle ne sait pas où trouver
4.1.5 Des formes d'achat et de vente plus sophistiquées : softselling, enchères, brocante, bourses, ...
De
même qu'il existe des sites Zombie, plus ou moins luxueux, vous
trouverez des boutiques "zombie" avec quelques produits
présentés à la vente, un caddie et des modalités de
paiement sécurisées : vous avez tout, sauf l'envie d'acheter.
Pourquoi aller sur ce site ? Pourquoi y acheter alors qu'il offre souvent moins
de choix qu'une vraie boutique, que les prix sont plus élevés, le
transport aléatoire, le service après vente incertain ?
De fait, la déception est le plus souvent au rendez-vous chez ceux
qui se sont "fait installer une boutique de commerce électronique". Et
nous voudrions souligner ici le rôle particulièrement nocif de
sociétés sans scrupule (parfois très connues sur la place)
qui abusent ainsi de la crédulité de commerçants qui sont
ensuite durablement dissuadées de réfléchir plus avant
Le commerce est autre chose qu'un acte technique : il nécessite, sur le Web comme dans le commerce classique 3 ingrédients essentiels : séduction, information, négociation.
Les entreprises qui réussissent l'ont bien compris et nous allons présenter quelques-unes des approches commerciales qui sont aujourd'hui couronnées de succès.
4.1.5.1 Le "softselling": des sites pour se distraire ou trouver une information de référence
4.1.5.1.1 Des sites qui attirent, mais surtout qui retiennent: une qualité nécessaire sur le web, être "collant"
Pour
réussir sur l'Internet il faut d'abord attirer le client mais aussi et
surtout veiller à ce qu'il ne s'échappe pas... et faire en sorte
qu'il ait envie de revenir
Un mot qui revient en permanence dans toutes les analyses de site
"sticky".
le caractère "collant" du site est considéré comme une de ses qualités principale: "The name of the game is "stickiness", keep the eyeballs" est un slogan entendu à chaque travée de l'Internet Fall de New York d'octobre 1999,
Ce
slogan était appuyé par la distribution de force gadget de
goût douteux, comme des mains collantes ou des yeux
réalisés en matière visqueuses et qui projetés sur
un écran y restaient collés)
On pourrait tenter une francisation de ce concept en disant "faites un site
adhésif si vous voulez des adhérents"
La qualité "l'adhésivité" dépend
évidemment au premier chef de la qualité du service rendu et de
la richesse de l'information proposée
Elle implique également de nouvelles approches techniques comme
l'encapsulation afin qu'un lien sur un autre site marchand (par
exemple vers un cyberlibraire pour y commander un livre dont vous auriez
recommandé la lecture à votre visiteur- liens marchands
voir page 153) puisse se
réaliser à travers une fenêtre sans quitter votre
site: c'est une variante du lien marchand s'apparentant ici plus à
la "sous traitance" qu'à la publicité pour un tiers (qui dans ce
cas est "transparent pour le client)
Trois types d'approches commerciales semblent ici connaître un grand
succès aux États-Unis:
4.1.5.1.2 ... et qui savent se rappeler à bon escient à votre souvenir
Même si un site vous a interessé vous n'allez pas le
consulter tous les matins pour voir s'il n'offre pas une nouveauté
interessante! : Une des méthode essentielle pour fidéliser un
client est donc l'édition d'une "newsletter" qui permet de garder le
contact, de valider votre fichier d'adresse et d'inviter le destinataire, en un
clic, à aller directement sur la page de votre site qui contient
l'information qui l'intéresse
Cette lettre peut être régulière (journalière pour
des sites de presse, mensuelle pour des sites commerciaux), elles peuvent
également être expédiées à l'occasion d'un
évènement:
Une des règles essentielle est que le client ressente cet envoi comme un
véritable service et non comme une pollution (Spam) ce qui serait
totalement contreproductif: la méthode la plus simple consiste à
proposer à l'internaute de cocher lui même une case dans votre
site pour manifester son souhait de rester informé (permissive
marketing) et de lui proposer à chaque envoi la possibilité en un
clic de se désabonner
· pour un site de B to C ce peut être par exemple le rappel d'une
date d'anniversaire d'un proche et la possibilité de lui faire parvenir
un cadeau
4.1.5.1.3 "labourez moins large mais plus profond", préférez "la part de client" à la "part de marché"": le CRM Customer Relationship Management
Plutôt que d'essayer d'augmenter votre part de marché
(market share) il peut apparaître plus rentable
d'acquérir une connaissance plus fine de vos clients actuels dont vous
avez déjà conquis la confiance afin d'être en mesure de
mieux cerner leurs attentes, de leurs vendre une plus large gamme de produits
et d'augmenter ainsi la "part" que vous occupez dans leur esprit
(mindshare)
"go deep better than wide" résume ainsi Marcel Legrand
VP de Monster.com
cette préoccupation a conduitau développement rapide
d'entreprises comme Siebel permettant une gestion beaucoup plus fine du
portefeuille client: le CRM, customer Relatioship Management en permettant de
regrouper et d'exploiter toutes les informations jusqu'ici dispersées
entre le marketing, les ventes, la comptabilité, la logistique et le
service après vente
Des éditeurs spécialisés se sont
développé dans ce secteur de la gestion des relations client, le
CRM (Customer Relationship Management) marché évalué par
le cabinet AMR Resarch à 1,2 milliard de dollars (Siebel, Vignette,
Broadvision, Clarify, Quintus, Vantive,...)
Voir également
www.marketing1to1.com
L'archétype de cette politique est amazon
voir page 141
4.1.5.1.4 Les sites visant l'achat "coup de coeur"
Les
sites les plus visités sont ceux qui n'ont pas une apparence trop
utilitaire et qui savent "offrir" une information riche ou du "fun"
(publicités divertissantes ou "advertainment"et qui permettent aux
visiteurs, grâce à des hyperliens, de se connecter à
d'autres sites susceptibles de les intéresser.
Ils savent offrir à leurs visiteurs un espace ludique: non seulement
quasiment tous proposent des concours ou des jeux gratuits (47% des joueurs
sont des adultes
www.idsa.com ), mais ils sont
eux-mêmes largement inspirés dans leur conception par les jeux
électroniques.
Voir aussi les loteries gratuites
page 148
L'attribution de "coupons de réduction" commence également
à se développer avec le ClickReward de Netcentives
www.netcentives.com (
voir page 152)
4 millions de joueurs fréquentent les sites de
jeux en ligne (gaming rooms ou game centers) fin 1998 (contre
1 million en 1997): ce sont les meilleurs endroits pour vendre des pizzas,
boissons gazeuses, chaussures de sport, chaînes Hi-Fi et
matériel informatique.
Une des plus connue est celle de Microsoft
www.zone.com ,
En France celle de France Télécom
www.goa.com qui rêve
d'internautes connectés pendant plusieurs heures d'affilée en
heure creuse (le "pic" du samedi qui commence à 15h se termine à
3h du matin...)
Parlant du site de jeu Gamelog
www.gamelog.com Cyril
Fiévet indique "le site est conçu dans une logique
d'entonnoir qui ramène vers une boutique de commerce, on attire pas avec
des boutiques, mais par le contenu offert"
D'après Jupiter communication les achats d'impulsion,
non "prémédités" représentent 23% du total
Cette offre trouve souvent comme contrepartie une demande de
s'enregistrer, ce qui permet de se constituer un fichier client (afin par
exemple de pouvoir leur faire parvenir ultérieurement, s'ils le
souhaitent, des informations sur les nouveaux produits ou les offres
promotionnelles):
Avec la démocratisation du web qui amène un public moins
éduqué ce type d'approche a tendance à se développer
C'est le modèle de base adopté par les "Portails"
d'accès au web, qui vous offrent gratuitement des informations de
presse, la météo, des jeux, des e-mail gratuits, des cotations
boursières, des contenus d'intérêt local, des ventes aux
enchères, des moteurs de recherche et des annuaires, un soutien scolaire
pour les enfants...et même aujourd'hui des accès internet gratuits
C'est ce que les Américains appellent le Softselling par opposition
aux méthodes agressives de vente: Un certain nombre de consommateurs
fuient en effet comme la peste le vendeur "sangsue" dont l'exemple typique est
le concessionnaire automobile américain (qui pratiquent ce que l'on
appelle le hardselling)
Au-delà des sites pour adultes où, comme le remarque l'Atelier de
Bnp-Paribas, "ont démarré pratiquement toutes les innovations
techniques et marketing avant de s'étendre au commerce
électronique traditionnel et où chose curieuse les
Français ne sont pas à la première place", les
produits les plus vendus sur ces sites sont ceux qui correspondent à des
publics "passionnés" : musique, livres, sport, paris sur les
courses, jeux électroniques, objets de collection, gastronomie (et tout
particulièrement dans le domaine des vins),...
le site de MBK
www.integra.fr/mbk
où les scooters réalisent des prouesses virtuelles ou celui
d'Alka-Seltzer qui offre une abondante information sur le sport
En France "Place du Vin" (
www.placeduvin.com )
paraît un exemple intéressant : elle propose à
côté de ses 30 boutiques une abondante information sur l'histoire
du vin, sa géographie, des articles de fond et des rubriques
d'actualité, une rubrique touristique, des petites annonces, des
conseils pratiques, un forum,...il en va de même pour ChateauOnline
http://www.chateau-online.fr
qui vise la place de leader européen
Le World Wine Web
www.winevin.com est aussi
une initiative intéressante
Ce peut être également des sites qui présentent une
région, son histoire, sa géographie, sa culture, qui offrent
des forums de discussions :
Ces sites, qui ont vocation à devenir le point de rendez-vous de tous
ceux qui s'intéressent à la région peuvent devenir l'
"écrin" dans lequel sont proposés les produits fruit de
l'histoire et de la culture de la Région : artisanat, bijouterie,
arts de la table, gastronomie, musique, ... mais aussi hébergement sur
place location de voiture, réservation de place pour les spectacles.
Le site des Cathares
www.cathares.org fruit
d'une initiative privée individuelle, qui a réussi aujourd'hui,
à drainer une audience considérable, de par sa richesse
culturelle, s'oriente aujourd'hui dans cette voie
http://imaginarium.cathares.org
Le Chef cuisinier Christian Berluti propose dans sa boutique "Pebre
d'Aze" à côté des produits du terroir ses recettes et
répond à toutes les questions culinaires
www.abanastes.com
4.1.5.1.5 Pour des acheteurs recherchant le meilleur rapport qualité/prix: informations, analyses comparatives, forums pour les clients, outils de simulation, liens vers d'autres informations,...
L'acheteur potentiel est à la recherche, dans ce cas, toutes
les informations lui permettant d'éclairer son choix et Il est
particulièrement sensible aux sites qui lui offrent
Celtifarm, PME Bretonne de 40 salariés,
spécialisée dans la pharmacie galénique, est en train de
s'imposer ainsi comme la référence incontournable dans son
secteur avec
www.celtipharm.com
portail de référence du B to B des pharmaciens et
vétérinaires (48% d'entre eux le consultent déjà).
Outre les 40.000 références qu'elle propose (médicaments,
matériel d'officine,...) elle offre une bibliothèque
scientifique riche d'un million de page. Pour l'accompagner dans cette
aventure, le Docteur Patrick Guérin a trouvé l'appui de
Financière de Rotschild, Gazéo, Partech et Advent Venture pour
l'accompagner dans son développement Français et
Européen
"La Boite à Outils" offre aux bricoleurs trucs et astuces
à travers une "bricothèque", ils peuvent consulter les
fiches conseil et les imprimer. Il leur offre également des forum pour
leur permettre de demander un conseil ou d'en apporter.
Les fabricants d'outils et de matériel de second oeuvre peuvent
présenter leurs produits dans des stands virtuels
Il offre également à ses visiteurs l'hébergement de pages
personnelles sur un thème de bricolage qui leur est cher (la culture du
bonzaï par exemple)
L'entreprise Airstar (
www.airstar-light.com
) à Poisat dans l'Isère 20 salariés, 20 MF de CA, dont 75
% à l'export vend de l'éclairage par ballons d'Hélium de
grands évènements sportifs ou de tournage de films (l'entreprise
a le tournage du "Titanic" à son actif): le logiciel de simulation
installé sur son site permet au client en jouant sur altitude, puissance
des lampes ou nombre de ballons de voir le rendu de telle ou telle option,
allégeant ainsi substantiellement le travail du vendeur.
Virgin Clothing vous permet de faire des essayages des vêtements
qu'il propose grâce à un mannequin électronique
www.virgin-clothing.co.uk
. de même pour les Galeries Lafayette à l'occasion
de Noël 99
une visualisation précise et détaillée du bien
considéré Show Before vous permet de visiter pièce
par pièce l'appartement qui a retenu votre attention
www.showbefore.com
Legrand
www.legrand.fr permet aux
électriciens de préparer leur dossier de rénovation
électrique en les conseillant dans leurs choix (sécurité
de l'installation) et en allant jusqu'à la création d'un dossier
pour l'architecte
Charles Schwab,
www.eshwab.com courtier
électronique, permet à ses clients d'accéder à 5000
gestionnaires indépendants, outre ses propres analyses il offre
l'accès aux analyses de ses concurrents et met à leur disposition
un logiciel d'analyse des stratégies d'investissement personnel
v ainsi que des pointeurs vers des sources d'information pertinentes et
de qualité : sites offrant des prestations ou des produits
complémentaires... voire concurrents:
Autobytel
www.autobytel.com,
créé en 1995 par Peter Ellis, concessionnaire automobile
mis en faillite par la crise du secteur au début des années 90
vous offre ainsi de mettre en concurrence, à côté des
concessions automobile (en informant le client du prix payé par celui-ci
au fabricant), les assureurs et les fournisseurs de crédits à la
consommation.
Sachant que les écarts de prix actuellement pratiqués sur
le marché européen (étude de la commission
européenne de juillet 2001)sont supérieurs à 20%
sur 60% des modèles (31% sur la clio, 49% sur l'Opel Vectra,...), on
imagine la révolution qu'apportera ce type d'opérateur. Devant
cette menace les écarts ont commencé à se réduire :
lors de étude de février 1998 les écarts de prix
étaient supérieurs à 20% chez tous les
constructeurs (à l'exception d'un seul), dépassaient 40% sur 22%
des modèles et atteignaient 54% pour la VW Polo.
Autobytel a lancé son site en Angleterre et sa base
européenne s'est mise en place à Amsterdam en 2000.
Volkswagen interdit à ses concessionnaires de travailler avec lui
mais il paraît peu probable qu'il puisse longtemps résister
à une entreprise capable d'apporter 1 million de dollars par heure de
ventes à ses partenaires en supprimant des rigidités
artificielles apportées à la concurrence.(rappelons que le
régime dérogatoire des concessions exclusives pour l'automobile
expirait en 2002)
De même Insweb
www.insweb dans
l'assurance ou Furniture
www.furniture.com dans le
meuble
Dans le domaine médical quelques sites majeurs sont en train
d'émerger également
voir page 118
L'idéal pour un site est de devenir la référence
dans son domaine et d'être régulièrement consulté
pour la richesse et la qualité des informations offertes. Ceci rejaillit
fortement sur l'image de l'entreprise et de ses produits, et à terme sur
ses ventes par une fidélisation de la clientèle (on parle de la
"stickiness" du site, terme qui n'a pas encore trouvé son
équivalent: "capacité à "scotcher" le client"?)
Aux USA les agents immobiliers comme BestAgent (
www.BestAgent.com ) ont
fait un effort particulier dans ce domaine (contrats types, informations
légales, pièges à éviter, modalités de
financement, état du marché, information générale
sur la zone (écoles, aéroports, fêtes locales,...) Allant
même comme Century
www.century21.Santacruz.com jusqu'à la géologie et les
mouvements sismiques
Dans le domaine de la pharmacie c'est l'objectif que s'est fixé
Drugstore.com
www.drugstore.com: le
visiteur peut consulter la liste des médicaments et leur prix, lire les
notices d'information, s'informer sur les risques d'interaction
médicamenteuses, utiliser un moteur de recherche, Soma.com
www.soma.com offre en outre les
services d'un Call-Center ouvert 24h sur 24 et PlanetRX
www.planetrx.com
développe de nombreux thèmes d'information concernant
la santé
Les literies Simmons
http://www.cie-simmons.fr
offrent ainsi une riche information sur le sommeil et Damart
www.damartshop.com , la
météo à 4 jours sur plus de 50 villes
Il est bien clair que ce deuxième type de stratégie commerciale
est le modèle dominant dans le B to B, mais il en existe
également dans le B to C (comme le montre l'exemple
d'Autobytel (
www.autobytel.com ) qui a
déjà commercialisé 800. 000 voitures dès 1998 par
ce moyen pour 8 milliards de dollars
Bien entendu, dans certains cas il est difficile d'évaluer l'impact sur
les ventes de ce type d'investissement, mais beaucoup estiment qu'il s'agit
là, dans une optique de long terme de l'approche la plus intelligente de
ce nouveau marché.
En tout état de cause, ne pas être présent sur le Web avec
la richesse d'information voulue, vous écarte de la "short list" sur
laquelle se fera le choix final de ce type d'internautes. Or l'exemple
d'Autobytel montre qu'il s'agit là de clients aux revenus plus
élevés que la moyenne et qui achètent plutôt du haut
de gamme.
4.1.5.1.6 Des sites qui ne vendent un produit mais qui apportent une réponse globale au problème du client
Ces
sites permettent en général d'accéder à tout un
ensemble de produits et services de nature différente, mais concourant
au même objectif. Le client doit y trouver toute la gamme des produits ou
services nécessaires par exemple pour gérer un
déménagement ou l'achat d'une voiture: le fameux "one stop
shop"
Leur leit motiv est : "more efficient, more convenient"
Aujourd'hui Springstreet.com offre 8 millions d'appartements
à la location et devient de ce fait quasiment incontournable. D'autant
plus qu'il fait maintenant partie du groupe Homestore.com qui
contrôle également realtor.com pour la vente de biens
immobiliers, homebuilder.com pour la construction neuve,
Commercialsource.com pour les biens commerciaux, Remodel.com pour
la décoration et l'ameublement,...Homestore est
bénéficiaire depuis l'été 2000 et sa valorisation
mi- 2001 dépasse 3 milliards de $
Selon NPD Online research
www.ndp.com
&&wnpd?(juillet 1999) 64% des internautes US à la
recherche de biens immobiliers se connectent sur des sites immobiliers
dont 7% ont débouché sur un achat (rappelons que le
marché immobilier US est de 7.600 Milliards de dollars)
En France c'est 200 sites qui essaie de se partager un marché
significativement moins mature : on imagine le résultat...
Springstreet.com (autrefois nommé
Allappartments.com) en fournit un bon exemple en fournissant tous les
éléments pour résoudre les multiples problèmes
posés par un déménagement.
@ aide à la sélection d'une offre à partir de
multiples critères (prix, localisation, proximité de services,
niveau de criminalité du quartier, taux de réussite scolaire des
écoles voisines, sismicité, ...)
@ veille sur le marché (il vous prévient automatiquement
si une offre qui correspond à vos souhaits apparaît sur le
marché)
@ visite virtuelle de l'appartement (grâce à des photos 3 D
&&b il est possible de véritablement "visiter" le logement: voir
une démonstration de cette technique sur le site EVM Multimédia
http://evm.vr-consortium.comw)
@ prise de rendez-vous avec l'agent immobilier compétent par
"click&talk"
@ organisation du déménagement en ayant la
possibilité de mettre en compétition déménageurs ou
loueurs de véhicules
@ réfection de l'appartement en pouvant faire appel aux artisans
locaux
@ financement de l'achat et assurance
@ et même remplissage d'un certain nombre de formulaires
administratifs par exemple pour inscrire les enfants à
l'école.("Realestate process is paperwork intensive" Perry Morton
Vice President Homestore.com Aftel NY oct 1999)
@ il fournit en outre une véritable information de
référence sur tout ce qui concerne le logement
(problèmes techniques, administratifs, juridiques, financiers,...)
Le montant des transactions initiées par internet est 50% plus
élevée que la moyenne (450.000£ contre300.000) les
délais nécessaires pour réaliser l'affaire sont
divisés par 2 et le nombre de visite préalables passe de 10
à 4
Autobytel là encore mérite d'être cité car
outre la sélection de l'offre de voiture il assure également
l'assurance et le financement, la fourniture d'accessoires ainsi que la revente
de votre ancienne voiture.
En France AutoValley
www.autovalley.com
lancé en juillet 1999 avec son slogan "simplifiez-vous l'auto"
démarre sur ce modèle dans la région parisienne (cette
entreprise, comme business village est sorti des analyses de l'Atelier,
tête chercheuse de BNP-Paribas
www.business-village.fr
En partenariat avec le magazine auto-moto il vous offrira,
des réductions sur les prix (5 à 17%) des voitures
neuves (2.900 modèles avec un logiciel qui aide aux comparaisons) avec
en outre des promotions "coup de poing",
la possibilité d'acheter ou de vendre des véhicules
d'occasion
des prix "cassés" dans sa boutique notamment sur les GSM et
les autoradio
de nombreux services annexes comme l'assurance, le financement,
l'entretien (avec Euromaster)
une abondante documentation: résultats des essais sur
route, tourisme, sport automobile,...
des conseils juridiques, administratifs, apprentissage de la
conduite, mais aussi pour le montage pour votre autoradio ou pour l'entretien,
des logiciels de simulation: un module de calcul pour
évaluer son budget auto et choisir en particulier entre essence et
diésel, un autre pour optimiser vos itinéraires avec Michelin
des informations en temps réel comme l'état de la
circulation (avec un rafraîchissement des informations toutes les 3
minutes)
les nouveaux pharmaciens en ligne, ayant passé contrat avec les
assureurs prennent en charge l'ensemble des formalités administratives
et assurent le tiers payant
plus modestement C-mescourses (timide tentative de Casino fermé
en 2002)
www.c-mescourses.fr/recettesdecuisine.html proposait des recettes de
cuisine et permettait en 1 seul clic de commander tous les
ingrédients
Nota : Homestore comme autobytel n'entre pas, en dehors de sa
commission, dans les statistiques du commerce électronique car, bien
entendu, la transaction ne se fait pas en ligne et d'ailleurs comment la
comptabiliser ? la commission touchée par l' agent immobilier? le
montant de la vente ou de la location ?
Au-delà de ce premier rôle d'ensembliers ces nouveaux
intermédiaires connaissant mieux que tous les besoins de leurs clients,
définiront les nouveaux produits dont ils sous-traiteront
l'élaboration à des partenaires producteurs.
4.1.5.1.7 Un nouveau marché de gros: celui de l'information, la "syndication de contenu"
La
richesse de l'information nécessaire pour attirer, et surtout pour
retenir le client peut représenter une dépense hors de
portée du marchand
D'un autre côté des millions de sites produisent une information
de grande qualité peu consultée soit parce que ces sites sont mal
référencés (les moteurs de recherche peinent dans la
montée très raide du nombre de sites...), soit parce que les
informations ne sont pas librement reproductibles (problème des droits
d'auteur, d'acheter la petite quantité d'information dont vous avez
besoin sur des sites qui par exemple fonctionnent sur abonnement ou qui
nécessiteraient l'élaboration d'un contrat,...)
L'idée est donc venue à quelques sociétés de passer
des contrats d'achat en gros d'information et de construire des "filtres" en
fonction des besoins de leurs clients pour enrichir les sites de ces derniers,
en temps réel par des news, des vidéo "en ligne" avec les centres
d'intérêt des publics visés avec deux modèles
principaux
Cette formule permet de résoudre très simplement pour le client
les problèmes de licence et de copyright
· Screaming Media
www.screamingmedia.com
(210 sources, 240 clients dont Adidas, AOL, Texaco, Forbes, Sun...)
passe des contrats d'accès avec des sites dont l'information est payante
(abonnement, copyright,...) et facture ensuite "au volume" l'information
fournie retenue par le client pour la publier sur son site (10.000 à
20.000F par mois
On voit ainsi apparaître une nouvelle forme de "Bourse de matière
première" permettant de rapprocher l'offre de la demande, ce que les
américains nomment la syndication de contenu (ce marché est
estimépar screaming media à 15 Milliards de dollars à
échéance 2003):
On imagine la puissance de cette idée lorsqu'on se rappelle que contrairement aux matières premières habituelles le coût de reproduction des données est quasi nul
Ce nouveau concept de syndication de contenu est dans notre pays doublement handicapé par le fait que le français ne représente que 1% de la production de contenu et que notre marché est substantiellement moins développé que celui des anglo-saxons, mais à n'en pas douter ce concept percera aussi chez nous dans le futur: qui saura se positionner ? une première start-up européenne est apparue sur ce modèle: nFactory www.nfactory.com mais elle a du déposer son bilan en avril 2001 à la suite d'un échec de sa reprise par iSyndicate
4.1.5.2 Les Meta-Marchands
De
même que les Meta-Moteurs mettent pour vous en compétition les
moteurs créés par d'autres, les Meta Marchands mettent pour vous
en compétitions les Marchands afin de vous permettre d'obtenir le
meilleur rapport qualité prix.
A Montpellier choix.com
www.choix.com (crée par
Claire Doussan et son père Robert après la
fermeture du précurseur que fut le Codec de Castelnau),
relève les prix de l'ensemble des hypermarchés de la ville et
vous permet ainsi de bénéficier de toutes les promotions de tous
les hypermarchés : quand vous passez commande ses acheteurs font le
tour des grandes surfaces (en moyenne 4 pour tirer parti des promotions) pour
composer votre panier et vous le livrent.
Le Picking permet un catalogue de 9200 référence, sans aucun
stock et, grâce aux cumul des promotions, un prix moyen plus faible que
les hyper eux-mêmes!: c'est la TPE qui est en mesure de peser sur les
prix des grandes surface comme autobytel vis à vis de l'industrie
automobile
Acheter-moins-cher
www.acheter-moins-cher.com et Promosoldes
www.promosoldes.com
sélectionnent les marchands les moins cher pour chaque type de produits,
Promofrance
www.promofrance.com et
Super-promos pointent sur les promotions de la grande distribution
Promoguide
www.promoguide.com quant
à lui se propose de recenser toutes les promotions et permettra (Push)
aux abonnés de recevoir les promotions concernant les domaines qu'ils
auront définis. (produit ? marque ? zone
géographique ? ...) le cas extrême étant
représenté par un site qui vous oriente vers les produits en
cours de lancement offerts gratuitement à la dégustation...
http://www.legratuit.com
http://www.club-internet.fr/guides/vie-quotidienne/gratuit/gratuit.phtm
http://www.gratuit-fr.com
http://www.topgratuit.com
en 0,39 secondes Google trouve 545.000 pages avec le mot clé
"gratuit"....
Kelmoney.com
www.kelmoney.com se
présente comme l'annuaire du gratuit ... voire du
rémunérateur pour l'internaute
Dans le domaine du livre des Meta-marchands font simultanément la
recherche sur tous les sites de librairie virtuelle (amazon, Alapage, 00h00,
...) et vous proposent le meilleur prix
Un des atouts, que les meta-marchands devraient conserver longtemps sur les
"robots d'achat" (shopbots
voir page 191), est la capacité
à apprécier la qualité du produit et du service
associé (conformité de la livraison, SAV,...) et à
conseiller l'acheteur, voire à livrer les produits
4.1.5.3 La vente aux enchères sur le Web, les brocantes, le we-commerce
Le
succès de ces méthodes de vente est tout à fait
spectaculaire : Internet est un outil extraordinaire de fluidification du
marché en offrant la possibilité pour un coût
extrêmement bas de confronter l'offre et la demande. Il permet de se
rapprocher ainsi des mécanismes de marché "parfait" dont
rêvaient nos économistes.
Aujourd'hui on estime que près de 20 % du commerce électronique
se fait de cette façon (sans même parler du domaine financier).
Plus de 150.000 produits sont mis en vente chaque jour dans 600 sites
professionnels (sans compter les innombrables petits sites). Keenan
Vision Inc de San Francisco prévoit 29% en 2002 et le
développement des places de marché ne pourra qu'amplifier le
phénomène
Au-delà de cette rationalité économique notons
également la dimension psychologique: comme le rappelle un des leaders
du marché
"you don't buy the marchandise, you win it",
Tout est
organisé pour stimuler les instincts du chasseur, du "gagnant"
Un "chien de chasse" doté de beaucoup de flair comme l'agent intelligent
MySimon.com
www.mysimon.com &w
permet de dénicher l'objet de votre désir
Mais l'objectif est aussi d'en faire comme un marché physique un lieu
de rencontre, d'échange, de bavardage, de rendez-vous entre
personnes passionnées par les mêmes sujets.
4.1.5.3.1 La vente aux enchères: depuis "e-soldes" jusqu'à un marché majeur
Au
départ il s'agissait essentiellement de liquider des stocks de produits
à obsolescence rapide, typiquement des produits électroniques
(composants, ordinateurs, imprimantes,...) des places d'avion , des
séjours organisés ou des désistements sur des espaces
publicitaires, en quelque sorte des e-soldes.
Progressivement ce type de vente, devant le succès rencontré est
devenu une méthode de vente à part entière et l'on compte
déjà 150 sites ayant une activité significative
Outre-Atlantique (et sans doute plus de 10.000 de façon plus marginale).
Egghead
www.egghead.com le "Surcouf"
Américain, leader de la grande distribution de matériel
électronique a décidé de fermer ses 100 magasins pour tout
vendre sur le Web dont 50 % par vente aux enchères à travers ses
sites
www.surplusdirect.com
et
www.surplusauction.com
(il revendique 2 millions de clients) ). Racheté par Onsale il
connaît aujourd'hui quelques difficultés
Apparaissent même sur le Web des objets qui ne sont pas encore
commercialisés par d'autres voies: c'est une méthode pour
voir combien les clients sont prêts à payer, afin de
déterminer un "prix de marché" pour un produit nouveau.
La difficulté consiste à recréer tout à la fois la
fièvre d'une salle des vente mais aussi d'apporter climat de confiance
que peuvent créer ces vénérables institutions
Onsale
http://onsale.com créé en
1994, un des pioniers du e-commerce, lui aussi en difficulté aujourd'hui
réalisait 200 M $ de vente en 1998 organise chaque jour 13.000 ventes
auprès de 100.000 clients (sur les 800.000 enregistrés fin 98).
Les enchères démarrent pratiquement toujours à 1 $ :
l'expérience montre que la vitesse acquise par les enchères en
partant de bas conduit les joueurs qui se prennent au jeu, à franchir
plus fréquemment les limites raisonnables (voire même à
atteindre des prix supérieurs au prix catalogue, le cas extrême
étant des bons d'achat de 100$ adjugés jusqu'à 110$ par la
firme The Sharper Image), qu'avec un prix de départ
élevé.
Le montant moyen des achats est de 800 $, mais certaines ventes peuvent monter
à 1 million de dollars (une cargaison de boeuf "Taco").
Bien entendu si vous n'avez pas "gagné" Onsale sait ce qui vous
intéresse et ne manquera pas de vous signaler la prochaine vente qui
proposera des produits analogues.
Voir également par exemple le site
www.goinggoinggone.com
12(*) créé par
Jean-François Drageon, un français installé aux USA ou
celui de southwest Auction (
www.webusa.com/usaweb/southwest ) pour l'immobilier.
ubid
www.ubid.com organise des ventes au
rabais : les prix baissent et le premier internaute qui clique emporte la vente
WorthGuide.com
www.worthguide.com
exploite le résultats des ventes réelles pour déterminer
la valeur commerciale des produits
En Europe le principal opérateur est QXL (Quick Sell)
http://www.qxl.fr qui doit
s'introduire en bourse sur la base d'1 milliard d'euros (groupe Arnault et
vivendi sont présent à son tour de table)
Le portail Interauctionlist
www.interauctionlist.com
fournit une entrée très complète dans le monde des ventes
aux enchères
En France le monopole jusqu'en aout 2001 des commissaires priseurs a
conduit à une démarche très timide se limitant en
général à une information sur les ventes,
Voir par exemple
www.auctionconsult.com
www.interauction.com
www.gazette-drouot.com
www.encheres.com
www.auctionvo.com ,
Me Tajan qui dirige une des principales études de
commissaires-priseurs, récemment rachetée par le groupe Arnault
en France a ouvert un site catalogue dès 1997, qui assure la promotion
des ventes ("softselling") et étudie la possibilité de
procéder à certaines ventes aux enchères de son
étude directement sur le WEB. (
www.TAJAN.com),.
Le projet de loi mettant fin à 4 siècles de monopole (celui-ci a
été institué par Henri III en 1556) devrait permettre
l'essor de cette activité qui pour l'instant doit contourner la
réglementation des "ventes publiques aux enchères"
les "biens culturels" se voient encore interdire cette libération pour
limiter leur "fuite" à l'étranger : cette limitation, dans la
pratique parait peu réaliste et "induira sans doute plus de
conséquences domageables qu'elle n'atteindra le but
affiché"(Eric Barbry cabinet Bensoussan 7 avril 2003)
Notons surtout les organisateurs de voyages comme
Nouvelles Frontières (à partir d'octobre 98) : une
vingtaine de destinations à prix cassés chaque semaine quelques
jours avant la date de départ
http://encheres.nouvelles-frontieres.fr
Degriftour
www.degriftour.com (qui
vient d'être racheté par l'Anglais lastminute.com) dont les 100 MF
de CA sur Internet doivent beaucoup à son initiative dans le domaine des
ventes aux enchères.
Les organisateurs des ventes aux enchères peuvent travailler selon 2
méthodes :
Bien entendu, là encore, il n'échappera à personne la
richesse du fichier client constitué à cette occasion : pour
participer à une vente vous devez vous identifier, donner votre adresse
pour que l'on puisse vous livrer, fournir vos coordonnées bancaires et
garantir votre solvabilité. Par ailleurs, mieux encore qu'avec les
livres on connaît également vos goûts (ce que vous avez
tenté d'acheter mais aussi ce que vous avez regardé) et votre
tempérament (achats d'impulsion ou démarche plus
réfléchie, ...).
· servir d'intermédiaires et prendre une commission
comme Opensite
www.opensite.com (de
l'ordre de 3 à 15%)
La commercialisation de ce type de données est bien évidemment un
enjeu économique très important qui pose des problèmes
éthiques non moins importants.(le rachat du fichier pouvant
s'opérer en rachetant l'entreprise qui le possède: voir
firefly/microsoft...)
Progressivement tous les grands acteurs du Web proposent des ventes aux
enchères: Aol avec le concours
d'eBay, Yahoo!
http://auctions.yahoo.com
et depuis août 1999
http://encheres.yahoo.fr
, Amazon.com ...
Tout s'achète et se vend : liquidation d'inventaires,
produits nouveaux, produits rarissimes, pièces de
collection, produits d'occasion...)
La part la plus importante, bien que la moins visible de ce
marché est là encore dans le B to B :
On achète des machines outils avec des "Slide Show
Auctions" virtuelles où les machines, grâce à la large
bande qui se généralise aux USA permet une présentation
vidéo de qualité de la machine mise en vente: voir le site de
Floorspace
www.floorspace ouvert en
Février 1999 (mais aussi eBay et yahoo!)
Mais on achète aussi des avions, des véhicules, du
pétrole, des espaces publicitaires
www.adonsale.com de
l'électricité (Altra Energy
www.altranet.com , Oasis
http://nepool.jtsin.com/OASIS
), des médicaments avec Pharmbid, des
fréquences radio ou des droits à polluer, des noms
de domaine (Mailclub :
www.mailclub.com/encheres
; en l'an 2000 le nom
www.drugs.com a
été mis en vente à 855.000$))
EDF a lancé la première mise aux enchères avec une
une première tranche de 1.200 mégawatts adjugés en
septembre 2001 et 42 enchérisseurs y ont participé (les prix ont
atteint les tarifs allemands, notablement plus élevés qu'en
France). D'ici novembre 2003, ce sont progressivement 6.000 mégawatts de
droits de tirage, soit l'équivalent de six réacteurs
nucléaires (plus de 12% de la production française
d'électricité), qui seront ainsi mis aux enchères .
www.edf.fr/bitbucket/pdf/CQ-maj2.pdf
Le Dôme du Millénaire après sa faillite a vu son
contenu (15.000 lots) vendu aux enchères par EAuctionRoom
voire même une équipe de 16 informaticiens qui s'est
proposée sur le site d'eBay pour une mise à prix de 3,14
M$ un trio d'autruches reproductrices, un tableau de Picasso pour
2 Millions de dollars un Dinosaure de 12 mètres à 5,8 M$
ou le Sequoia Yacht des présidents américains mis à
prix 1,5 M$!!, et en juin 2001, un tupolev 144 "Concordski" sur
eBay 10M$
En Suède, pays qui connaît une grave pénurie
d'enseignant un professeur d'histoire géographie, Olof
Patolla a mis ses services aux enchères publiques et attendait des
propositions d'embauche jusqu'au 24 août 1999
www.jobline.se/kompetenauktion !!
Il reste à l'évidence à développer des moyens de
régulation de ces nouveaux marchés qui ont déjà
connu quelques dérives
Parmi les plus pittoresques l'achat par Andrew Tyler, avec la
carte de crédit de ses parents, du lit du Premier Ministre Canadien pour
900.000$
Les risques sont en effet non négligeables que certaines ventes
enfreignent la loi. Ce problème est d'autant plus délicat
à gérer que dans beaucoup de domaines liés à la
morale ou aux moeurs la loi est loin d'être la même dans tous les
Etats
Vente d'armes ou de drogue entre particuliers, vente d'un
"rein en bon état" 5,75M$, vente d'un bébé
à naître 4M$ (Le Monde 7 sept 99).
Forester research prévoit que ce marché où les 50
premiers sites de vente aux enchères ont réalisé 3
milliards de dollars en 1997 aurait du dépasser 50 milliards de
dollars en 2002 ;
Ces ventes peuvent également se faire de façon "privée"
au sein d'Intranets (Peugeot a ainsi créé un site pour les
véhicules d'occasion réservé à ces
concessionnaires).
Des logiciels de vente sont développés et
commercialisés.
Opensite
www.opensite.com
propose des logiciels de vente aux enchères (auction 4.0), clef en
main, paramétrables (classique, à la bougie, Yankee Auction, au
cadran, ventes au rabais, enveloppe scellée, enchères
hollandaises...) entre 5.000 $ (ventes simples pour une PME) jusqu'à
50.000 $ pour le modèle "corporate" permettant des ventes "à la
commission". Il en va de même pour Moais avec liveexchange 2.1
Il se développe même des logiciels pour les "garages
sales", vente "vide grenier" pour particuliers.
A l'autre extrémité Christie's
www.christies.com et
Sotheby's
www.sothebys.com
(et en association avec Amazon
www.sothebys.amazon.com
), il vaut mieux tard que jamais, ont annoncé début 99 leur
intention de développer un site d'enchères en ligne.
L'intérêt marqué par les groupes Arnault et
Pinault sur chacune de ces vénérables maisons n'est
d'ailleurs peut-être pas étranger à cette évolution.
eBay qui a racheté la prestigieuse maison
Butterfield&Butterfield vise également ce créneau
Des ASP (Application Services Provider) se sont également
positionnés sur ce créneau: hébergeant les logiciels
spécialisés, ils vous offrent de prendre en charge sur leurs
propres machines toute la gestion de votre mise aux enchères (Bidland
com
www.bidland.com par
exemple)
4.1.5.3.2 La vente "au cadran"
le
principe est celui de la traditionnelle vente au cadran: les prix
décroissent toutes les heures et le premier qui "clique" remporte la
vente
Exemple Affaire-conclue.com
www.affaire-conclue.com
4.1.5.3.3 Quand c'est le client qui est ammené à proposer un prix
Dans ce
cas c'est le client qui affiche ce qu'il veut acheter et le prix qu'il est
prêt à payer : il l'obtient en fonction des propositions que le
marchand arrive à obtenir de ses fournisseurs
Price line créée en 1998 sur cette idée
www.priceline.com a vendu
de cette façon 130.000 billets d'avion l'année de sa
création. Après de grave difficultés elle a
bénéficié en juin 2001 d'une injection de 109M$ de Li
Ka-Shing
"combien êtes vous prêt à payer?" permet de
vendre plus cher: dans le commerce comme au bridge celui qui ne montre pas
sa carte le premier dispose d'un solide avantage
"Cette technique de vente a pour originalité de créer une
opacité des prix au profit du vendeur : il vend au prix auquel
chacun des acheteurs est prêt à payer, et deux personnes
différentes sont prêtes à payer des prix différents
pour un même produit, ce qui lui permet de ne pas avoir à
s'aligner sur le prix le plus bas comme pour les enchères normales"
Pierre Alzon, patron de Dégriftour (son entreprise travaille
également sur ce concept)
4.1.5.3.4 Les enchères hollandaises
C'est la formule retenue par exemple par Bill Hambrecht www.wrhambrecht.com créateur de la Banque d'investissement en ligne W.R. Hambrecht&Co pour les introductions en bourse (OpenIpo): chaque investisseur propose un prix d'achat,qui doit rester confidentiel, ce qui permet de déterminer le prix qui permet de vendre toutes les actions (tous les investisseurs payent le même prix)
4.1.5.3.5 La brocante, la vente de "particulier à particulier": le "C to C": le cas eBay
Il
s'agit là d'offrir à des tiers (particuliers ou entreprises) la
possibilité de mettre en vente des objets avec une
rémunération à la commission.
Un des problèmes est pour l'intermédiaire, véritable tiers
de confiance voir
www.iescrow.com (I escrow=
je consigne), d'assurer l'honnêteté des transactions et de fournir
au client des éléments d'appréciation sur le vendeur :
Soulignons l'initiative de Aucland (voir plus bas) qui demandait
à ses clients, après transaction de "noter" le vendeur
(qualité du produit, délai de livraison, traitement des litiges,
...) : cette note était publiée pour les prochains clients.
Ce modèle dont eBay est le champion concurrence directement les
"petites annonces" et pourrait mettre en péril de nombreux
journaux dont c'est l'activité la plus rentable :
eBay
www.ebay.com créé
par un français Pierre Omidyar a su attirer 37 millions de
clients et plus de 10 Milliards d'enchères dès le second
trimestre 2001 et le site d'enchères devient en mars 2001 le site
commercial le plus visité du monde. Le libraire en ligne Amazon passe en
seconde position avec un peu moins de 22 millions de visiteurs mensuels.
Le taux de croissance moyen de son chiffre d'affaire a été de
137% par an en moyenne depuis lors : 2,1 milliards de $ en 2003 pour 850M$ de
cash flow et une prévision de 2,9G$ en 2004 (l'objectif initial qui
risque d'être largement dépassé était de 3G$ en 2005
Pour atteindre le chiffre d'affaire qu'EBay a réalisé au bout de
6 ans Wall Mart en aura mis 25 (en dollar constant source eBay)
Fin 2003 il comptait 86 millions de clients (dont 1,2 en France: +291%)
Elle se rémunère par une commission de 5 % sur les ventes et par
la publicité (ce type de site génère
énormément de trafic: un client y passe 120 minutes par mois
contre 50 chez yahoo!). Elle a réalisé 47 millions de dollars de
CA en 1999 et 2,4 millions de dollars de bénéfice. Sur les 3
premiers trimestre 2002 son CA est passé à 800M$ et un
bénéfice de 260M$
Le Financial Times raconte qu'un antiquaire réalisant le même
chiffre d'affaire sur eBay que dans sa boutique pour des frais 12 fois
inférieurs a fermé son magasin physique.
Ebay a racheté Paypal (moyen de paiement en ligne) pour 1,5
milliards de $ en 2002
Après un pic de 26 milliards de dollars (PER 13(*) : 1004 !!!) il était encore
valorisée 19 Milliards après le e-krach (juin 2001), soit
plus qu'une banque comme le Crédit Lyonnais et 10 fois plus que
Sotheby's (1,8 milliards) et fin 2003 sa capitalisation, 35 Milliards de
$, a redépassé les sommets de la bulle et est voisine de
celle de Carrefour
Bien évidemment les vendeurs ont interet à mettre en vente leurs
objets là ou il y a le plus grand nombre d'acheteurs ... et les
acheteurs là ou il y a le plus grand nombre de vendeurs. De plusles
dépenses de développement d'un site de vente aux enchères
sont des couts fixes. Si on ajoute à cela que les marchés,
faisant la même analysesurvalorisent le leader on comprend bien que sauf
niches particulières et souvent provisoires (la langue par exemple) il
n'y a guère de place pour les seconds (et le leader peut sans sortir de
cash les racheter par échange d'action
C'est ce qui s'est passé en 2001
@ - iBazar (
www.ibazar.com ) crée par
Pierre-François Grimaldi qui présente chaque jour une centaine de
nouveaux articles (depuis la paire de chaussettes à 2F jusqu'à
une villa sur la côte d'Azur à 4,5MF) le second site
français le plus consulté d'après Netvalue, après
Wanadoo mais avant yahoo!, qui avait acheté avec le feu vert de l'Afnic
le nom eBay.fr, a ainsi été racheté par eBay
@ - Aucland (
www.aucland.fr ) crée par un
jeune Français Fabrice Grinda 24 ans de retour des USA et qui en
était à sa deuxième création d'entreprise, filiale
d'Europ@web : à noter que ce site s'était mis en vente en
février 2001... sur iBazar!
@ - Onatoo.com
www.onatoo.com
lancé en janvier1999 (prix uniquement en euros...). Après chaque
négociation l'acheteur va "noter" le vendeur (de -2 à +2)
selon la conformité de l'objet, la vitesse de livraison...: ce
système permet aux acheteur d'avoir une idée de la confiance
qu'ils peuvent accorder au vendeur
@ - Enchères on Line
www.enchereonline.com
s'est spécialisé dans le matériel micro
informatique
@ -Auction Click
www.auctionclick.com
est née de l'initiative de 4 PME bretonnes
www.auctionlist.com portail de la vente aux
enchères, donne une vue panoramique des opérateurs
présents dans ce domaine et des agents intelligents peuvent parcourir
pour vous le web pour vous prévenir de la mise en vente de l'objet que
vous convoitez
4.1.5.4 Le troc
Internet
est également un outil extrêmement efficace pour le troc
(facilité de rapprocher l'offre de la demande à un coût
très bas): il y a bien entendu des sites pour les collectionneurs
(timbres, cartes postales,...)
Dans la pratique, quand il s'agit d'objets physiques qui n'ont pas tous la
même valeur beaucoup de sites de troc créent une "quasi monaie"
(des "points") qui permettent des échanges équilibrés
(MrSwap.com, Switchouse,Intelli-Barter, Webswap,...). La plus forte
période de l'année est le lendemain de Noël!
Ce type de fonctionnement économique sans échanges
monétaires n'est pas sans poser quelques problèmes juridiques
(problèmes fiscaux, droit d'auteur,...)
L'exemple emblématique de ce nouveau phénomène a
été Napster
www.napster.com
créé en 1999 par Shavin Fanning, 18 ans, il a eu 37
millions d'utilisateurs et plus de 1,5 millions téléchargements
journaliers au sommet de sa gloire en aout 2000: la plus forte croissance
connue du Web. C'est un véritable cataclysme qui a ébranlé
l'ensemble de l'économie du secteur
Il est évidemment, en terme de copyright à la limite de la
légalité (et nul de sait de quel côté). Qel nouvel
équilibre naîtra-t-il des procès en cours?
"que Napster gagne ou non son procès n'a déjà plus
d'importance" souligne Mark Mooradian de Jupiter rien ne sera
plus comme avant
Gnutella
http://gnutella.wego.com,
de son côté fonctionne un peu sur le même principe mais sans
serveur et sans responsable central ("Peer to Peer" ou P2P)ce qui rend
plus difficile encore une attaque juridique Scour
www.scour.com devrait faire de
même en y ajoutant la vidéo et en France on annonce la naissance
de Trokers.net
www.Trokers.net
Kazaa
www.kazaa.com de la compagnie
FastTrack, Morpheus exploité par MusicCity.com et
Grokster aux Iles Caraïbes pourraient bien prendre le relais du
Napster de la grande époque et s'avérer beaucoup plus difficile
à déboulonner que lui: ces nouveaux systèmes
d'échange P2P, ont attiré en moyenne 350 000 utilisateurs
simultanés au mois de juin 2001 avec un nombre total de 370 millions de
fichiers téléchargés (Musiques, vidéos, films,
logiciels). ils pourraient bien atteidre les chiffres records de Napster (1,5
million au faîte de sa gloire). Comme Gnutella, et à la
différence de Napster, ce ne sont pas des systèmes
centralisés, ce qui rendra difficile toute tentative judiciaire et
quasiment impossible la mise en place de systèmes de filtrage. Cette
nouvelle rechnologie résout par ailleurs les limitations
inhérentes aux systèmes décentralisés tels que
Gnutella en réduisant considérablement le temps de réponse
des recherches et en augmentant la vitesse de téléchargement
Notons qu'en matière de marketing le troc est la norme "un peu
de temps ou d'attention contre prime ou réduction"
@ -Swap.com
www.swap.com
propose un lieu d'échange de jeux et jouets,
Swapit.com
www.swapit.com se centre sur
les CD, MrSwap.com
www.mrswap.com dans les jeux
électroniques, Webswatch.com
www.webswatch.com et
Switchhouse.com
www.switchhouse.com
proposent un éventail des plus larges
@ - EbizNet.com
http://www.eBIZnet.com
avec Global Online Exchange crée un portail consacré au troc,
orienté vers les Traders il se rémunère à la
commission
4.1.5.5 Les achats groupés: le we-commerce: les prix baissent en fonction du nombre de clients
Nous en
avons vu le principe dans le cadre des communautés d'acheteurs
voir page 143 : Ces sites de
we-commerce, lancés par Mercata
www.mercata.com et
Accompany
www.accompany.com et
suivis par Letsbuyit (Suède) Powershopping, Akabi, Union-Dream,
Alibabuy, Kooby, Yahoo!,...proposent aux consommateurs de se regrouper pour
acheter un produit
Certains sites se sont spécialisés dans un type de produit comme
le New-York Fuel Consortium
www.nyfco.com ou celui des
camionneurs américains
www.layover.com (gazoil et
assurances)
Plus le nombre de clients est important plus le prix est bas: c'est un
modèle qui reprend celui des coopératives et des comités
d'entreprise
Ultra-ventage
www.ultra-vantages.net
se propose d'offrir aux PME par ce moyen les avantages des comités
d'entreprises des grandes sociétés
Un autre avantage, peut-être plus important est de pouvoir faire
élaborer un produit spécifique pour le groupe que l'on ne
trouve pas dans le commerce (séjour touristique, cravatte d'une Ecole,
objet évènementiel,...): c'est en particulier le créneau
de Uniondream.com
www.uniondream.com
En France ebuyclub.com
www.ebuyclub.com ou
Clust.com
www.clust.com ont
démarré début 2000 sur le même principe.Clust.com
(racheté par Dealpartners qui exploite le site d'achats
groupés concurrent Uniondream puis marié avec Topachat en
2003 après recentrage sur la vente de la vente de produits
électroniques), qui comptait 10.000 membres à mi-2000, permettait
par exemple à 50 surfeurs de se regrouper pour importer une planche qui
n'est disponible qu'outre Atlantique, des forums permettaient d'initier des
idées de produits nouveaux qui pouvaient être mis en fabrication
si un nombre suffisant de clients se manifestaient comme ce fut le cas pour la
"veste-téléphone" par exemple)
http://news.zdnet.fr/story/0,,s2061501,00.html
Chacun des clients est alors incité à faire la promotion du
produit vis à vis de ses connaissances (à l'exact opposé
des ventes aux enchères) pour en faire baisser le prix ou pour pouvoir
obtenir un produit qui n'est pas en vente au détail:
De nombreux acteurs qui se sont lancés sur ce créneau s'y sont
cassé les dents (Mercata, Clust, Letsbuyit, Koobuy,...) mais cela ne
nous paraît pas une raison pour oublier ce modèle (qui,
historiquement fut celui des coopératives) car il renaitra sans doute
à l'avenir sous une autre forme quand le marché sera plus
mature
4.1.5.6 Les sites d'appel d'offres : les enchères inversées
C'est
ici le principe inverse : l'acheteur met en concurrence les offreurs.
Aux Etats unis General Electric qui réalise 2 Milliards de
dollars par cette voie avec pour objectif de passer rapidement à 5G$
L'entreprise a ainsi par exemple regroupé l'ensemble des commandes de
lunettes de sécurité de ses filiales et a procédé
à des achats aux enchères: 80 entreprises ont
soumissionné, 2 ont été retenues. Résultat, une
baisse de prix de 40%
Dans un groupe très décentralisé, les petits achats sont
généralement peu traités et donc les marges de progression
importantes.Eric SEBELLIN, Directeur e-procurement, Air Liquide
net 2003
www.afnet.fr
C'est la modalité la plus utilisée aujourd'hui pour les achats
industriels : l'acheteur définit un cahier des charge du bien ou service
à fournir, fixe un prix de départ, un créneau de temps
pour le déroulement des enchères et agréé un
certain nombre de fournisseur pour concourrir
Il convient en effet pour que la concurrence s'établisse dans de bonne
condition
"les économies générées par les
enchères inversées sont de 6 à 10% pour les achats de
pièces destinées aux véhicules et de 15 à 30% pour
les achats "hors production" mais cette procédure n'est adaptée
que pour environ 15% de l'ensemble des achats, une des difficulté
étant la capacité à spécifier de façon
extrêmement précise les besoins
· Que le niveau de qualité des fournisseurs remplissent les
critères voulus
· Que leur solidité financière soit compatible avec le
marché considéré
· Que leur logistique puisse s'intégrer dans la chaine de
production
· Que des règles de base en matière d'éthique soient
respectées (il semblerait en particulier que certains acheteurs peu
scrupuleux aient eu recours à des "lièvres", faux
enchérisseurs utilisés pour faire baisser les prix)
il faut faire attention de ne pas mettre en péril la santé
financière de nos fournisseurs car il n'est de bon fournisseurs que des
fournisseurs "debout". Il faut pratiquer le "juste assez"
En 2002, 120 acheteurs ont pratiqué les enchères
inversées, pour environ 260 enchères menées à bien.
En 2003 c'est 750 enchères pour 1,7G qui auront eu lieu
Je ne communiquerai pas sur le montant global des gains que nous avons obtenus.
Cela dit, la décision que nous avons prise de tripler, en 2003, le
volume de pièces commandées par ce biais donne une idée du
bénéficie que le Groupe y trouve" Annick Gentes-Kruch,
Directeur e-business de PSA Net 2003,
www.afnet.fr
on peut aussi se demander, dans certains cas, si des propositions
d'enchères ne recouvrent pas l'existence d'un lièvre,
ayant pour seul objet de faire baisser le prix" Didier FEGLY,
Président-Directeur général de SACRED, Président du
SNCP et du CLIFA Net 2003,
www.afnet.fr
L'interet de cette formule est multiple
Bien souvent une entreprise, bénéficiait d'une protection
géographique et desservait un marché de proximité, ce qui
l'ammenait à développer une large gamme de produits.
· C'est une procédure peu couteuse pour l'acheteur comme pour le
vendeur
· Pour l'acheteur elle permet par une mise en concurrence plus efficace
d'abaisser les prix
· Pour le vendeur c'est une procédure qui permet à une PME
d'accéder à des marchés beaucoup plus vastes avec un
effort commercial réduit
· Elle permet à la PME de tester sa compétitivité
sur ses différents produits ce qui peut conduire à des
recentrages stratégiques:
Dorénavant mise en compétition sur une vaste aire
géographique elle constate bien souvent une compétitivité
très différenciée de ses différents produits et
c'est parfois un produit "secondaire" qui s'avère le plus performant. De
marginal sur son marché initial étroit, celui-ci peut ainsi
devenir son produit phare avec parfois de profonds recentrages
stratégiques
Notons que cela implique pour prendre des décisions pertinentes une
comptabilité analytique très performante qui n'existe pas
toujours: là encore l'intranet joue un rôle essentiel en "captant"
l'information nécessaire à cette comptabilité tout au long
du process sans cout de saisie et sans risques d'erreurs
SNECMA Groupe "exemple d'une enchère sur des joints.
Une RFI a été envoyée à la moitié des 600
fournisseurs potentiels identifiés dans le monde. 40 % d'entre eux nous
ont répondu. L'entreprise a finalement décidé de faire
l'enchères qu'avec douze entreprises, les prix qu'elles proposaient nous
satisfaisant. Les critères logistiques et qualitatifs ont
été cernés dès ce niveau.L'enchère
inversée est une négociation finale rapide avec les fournisseurs.
Elle a permis de faire 142 itérations économiques en trois
heures" Jean-Michel NOWAK, Responsable e-procurement, Net 2003
www.afnet.fr
Voir aussi le chapitre sur les Market Places : celles-ci offrent pour la
plupart des services d'appel d'offre
page 233
On a vu plus haut que cela était un des composants de Autobytel ou
Springstreet.com (anciennement Allappartments.com)
Aux USA des "courtiers" se sont installés sur ce créneau
pour mettre en concurrence des fournisseurs de crédits
hypothécaires comme Eloan
www.eloan.com permettant ainsi
à leurs clients de voir leur taux de prêts baisser de 0,75 % en
moyenne.
Verticalnet
www.verticalnet.com,
créé en 1995 par un ancien cadre d'AOL, qui fédère
en communautés électroniques plusieurs dizaines de secteurs
professionnels organise entre eux des sites d'appel d'offre et de ventes aux
enchères qui ont tendance aujourd'hui à remplacer les ventes
à prix catalogue.
En France, un exemple extrêmement intéressant : celui de
Graphic Village
www.imprimfr.com. Cette
communauté professionnelle d'un millier d'imprimeurs s'est
organisée (sous l'impulsion de l'ex-Compagnie Bancaire) pour
permettre à leurs clients de les mettre en compétition,
entraînant ainsi une baisse prix de 10 à 20 %.
Cette façon d'opérer pourrait apparaître à
première vue quelque peu "masochiste" mais, comme le souligne
Jean-Michel Billaut "aujourd'hui, si vous êtes en dehors du site, vous
êtes en dehors du coup donc morts" :
Dans une optique internationale les membres de Graphic Village ont ainsi acquis
une visibilité et une capacité d'attirer les clients
difficilement imaginable dans l'approche traditionnelle et la baisse des prix
consentis est largement compensée par l'économie des coûts
commerciaux que permet cette technique de vente.
Cette évolution conduit le cabinet zona research &w
www.zonaresearch.com
à prédire la fin des prix catalogues dans de nombreux secteurs
industriels.
4.1.5.7 Un outil pour toutes les bourses
Internet
est à l'évidence un outil particulièrement bien
adapté pour les Bourses
Toutes les Bourses, dont l'objet même est de rapprocher une offre
proposée par un grand nombre de fournisseurs et une demande pouvant
provenir d'un grand nombre de clients, devraient rapidement utiliser les
potentialités d'Internet.
Les opérateurs actuels sauront-il s'adapter ? Verra-t-on émerger
de nouvelles entreprises créées pour profiter de cette
opportunité qui déstabilisera les structures anciennes parfois
peu mobiles ? :
4.1.5.7.1 A tout seigneur tout honneur : les bourses des valeurs
Devant
l'intérêt évident de cette approche (Forrester research et
Jupiter communication s'accordent pour estimer que le marché du
courtage en ligne, qui était de 145 Milliards de dollars en 1998,
atteindra 3.000 Milliards de dollars en 2003) la chute des cours
actuelle rend aujourd'hui cette prévision peu réaliste car le
nombre et le montant des transactions ont considérablement souffert de
la crise, mais néanmoins le nombre de clients continue d'augmenter, tant
et si bien que le prochain cycle de hausse verra sans doute une envolée
des transactions en ligne
On peut se demander si ce n'est pas l'existence même des bourses et les
plateformes de négociations telles que nous les connaissons aujourd'hui
qui risquent d'être remis en cause
Le Chicago Board of Trade qui effectuait encore 95% de ses
transactions sur le parquet n'a décidé qu'à
l'été 1999 de basculer sur un marché électronique
et parce qu'il était sous la menace de William Porter, fondateur
d'e-trade, qui projette de lancer un marché des options sur
action avec des coûts de transaction beaucoup plus bas
Le 9 nov 1999 Richard Grasso président du NYSE
(New York Stock Exchange) sous la pression de ses
gros clients qui ont commencé à dévier leurs
opérations vers les marchés électroniques (ECN)
annonce une évolution semblable malgré les menaces que fait peser
cette orientation sur l'avenir de ses opérateurs comme les teneurs de
marché
Les ECN avec des entreprises comme DATEK, Instinet (qui a
racheté Island en 2002), Archipelago, Bloomberg Tradebook,
Brass Utilities, Redibook, MarketXT, Strike T, NexTrade, soutenus par les
grandes banques d'investissement, pourraient même selon certains
remplacer totalement les anciennes bourses: ils sont beaucoup moins couteux,
travaillent simultanement sur toutes les places financières, sont
opérationnels parfois jusqu'à 23h sur 24.
En 2001, ils avaient déjà capté 22% des transactions du
Nasdaq et 6% du Nyse. Ils viennent de décider
d'interconnecter leurs systèmes informatiques pour mieux informer leurs
clients
Tradeweb voit déjà transiter15% du volume
négocié sur les emprunts d'Etat américains
en 1998 on recensait 12 plateformes électroniques de transaction
utilisant Internet, 80 en 2000 (et même 300 en comptant les
plateformes privées des institutions financières) qui captent 50%
des opérations effectuées aux US: il est bien évident que
là comme ailleurs cette phase de créativité bouillonnante
sera suivi d'une phase de rationalisation ou seuls les nouveaux leaders
emergeront
En Europe Virt-X
www.virt-x.com (ex
Trade-Point)a lancé à Londre en juin 2001 la
"première" bourse électronique pan-européenne avec pour
objectif 10% du marché européen sur les valeurs vedettes
En France Anthium Finance (ex-Web-Bonds) a lancé mi 2001 "Web
After Hours" qui permet de négocier en dehors des heures de bourse
http://213.11.78.71/THS/TradingSerial/Pages/Avantouverture.php3
Par ailleurs une multitude de nouveaux courtiers ont émergé aux
USA, citons parmi les principaux :
Deux géants Charles Schwab
www.eshwab.com qui a conquis 7
millions de clients (55$ par transaction pour les ordres passés par
téléphone et 29,95 par internet) (fev 2001)
et surtout E-trade (
www.etrade.com ) qui avec ses
3,7millions de clients (mai 2001), son tarif inchangé depuis l'origine
de 14,95$ par transaction, son chiffre d'affaire de 245 millions de dollars et
malgré son déficit atteint une capitalisation de 12 milliards de
dollars
Datek
www.datek.com
(fusionné en 2002 avec Ameritrade ce qui leur permet d'arriver en
4ème place avec 2,7 millions de client fin 2002)a
apporté une nouvelle révolution dans ce domaine
@ - en affichant les cotations en temps réel ("streaming
quote", mise à jour chaque seconde),
@ - en effectuant la compensation d'une large partie (60%) des
ordres entre ses clients, (grâce à Datek Online Clearing
Corp)
@ - en assurant l'exécution des opérations en temps
réel (garantie moins de 60 secondes, au delà le client est
remboursé), car il possède Island
www.island.com qui est un
ECN (Electronic Communication Network ou "bourse
électronique") ayant capacité à exécuter les
transactions pour des coûts très inférieurs sur les valeurs
cotées sur toutes les places mondiales, offrant une plage horaire
notablement plus large (12h contre6h30). Island a fusionné avec Instinet
en 2002 : ils assurent à eux deux 22% du volume des échanges du
Nasdaq
Il représente aujourd'hui 12% des transactions sur le Nasdaq
@ -en tenant la comptabilité de ses clients en temps
réel : ceux-ci peuvent alors immédiatement réinvestir.
Chaque client de Datek réalise 15,8 transactions par trimestre cotre une
moyenne de 3,5 pour les concurrents
@ -bien entendu il assure conseils analyses et fonctions
d'alerte à ses clients
@ - avec un coût forfaitaire encore inférieur
(9,95$): ce ne sont pas seulement les intermédiaires financiers
classiques dont l'existence est menacée mais les bourses traditionnelles
elles-mêmes
Datek 850 employés, qui était à la 4ème
place des e-traders avec 837.000 comptes actifs en 2002, dépensait 450$
par client nouveau soit 9 mois de commissions. Il a levé 300M$ pour
financer son développement
Brown&Co
www.brownco.com et
protade
www.protade.com sont
actuellement les moins chers (5$ par transaction), mais ne fournissent
quasiment aucune information "
Mentionnons également des fournisseurs d'information boursière
Quote.com
http://quote.com (racheté
en sept99 par Lycos) fournit une information précise et de
qualité indispensable aux cyber-boursiers (l'entreprise a des clients en
direct, mais fournit aussi e-trade, Charles Schwab ou Fidelity)
En France le leader semble être Boursier.com
www.boursier.com,
lancé en 1998 il atteint en sept99 500.000 pages vue par mois avec un
taux de croissance de 100% par trimestre
Notons également l'émergence de véritables places de
marché avec système d'enchères inversées pour les
produits financiers comme bfinance
Afin de répondre aux besoins de financements des
trésoriers d'entreprise bfinances
www.bfinance.com met en
compétition 217 banques internationales : en 2000 il avait
déjà réalisé un volume de transactions de 1,5
milliards d'euros
Dans son rapport la COB souligne "traditionnellement,
l'information riche avait une diffusion réduite et une
diffusion large impliquait de limiter cette information: l'Internet permet
de concilier ces deux caractéristiques jusqu'alors contradictoire, et
cela à un coût minime"
Elle concluait avec un sens remarquable de la litote "il est encore
prématuré d'affirmer qu'internet deviendra le moyen de diffusion
dominant pour l'information financière"
Cette évolution a pris la forme d'un raz de marée pendant la
période d'euphorie de la bourse et déjà 15 à 20
% des transactions effectuées par des particuliers passent par ces
nouveaux courtiers, ce qui n'est pas sans influence sur l'augmentation du
nombre des transactions, la volatilité des cours (il n'est pas rare de
voir des entreprises dont la cote a été multipliée par 10
entre le printemps 1999 et le printemps 2000 et divisé par 3 à
l'été 2000 et par 20 en 2002... et cela ne concerne pas que les
start-up) et la cote atteinte par les "valeurs internet"
On a même vu timidement apparaître l'introduction en bourse
virtuelle, directement sur le web, d'une petite brasserie new-yorkaise
(Spring Street Brewery) et la création d'une firme
spécialisée dans ce type d'introduction en bourse (IPOnet)
qui a reçu l'agrément de la SEC.
www.corp.ca.gov/commiss/op6600.htm
L'Allemande Net.IPO, première banque d'affaire européenne
sur Internet a participé au cours de son premier exercice clos en avril
2000 à 20 introduction en bourse
www.netIPO.de
www.netIPO.fr et
www.netIPO.it . notons
également, toujours en Allemagne Going-Public
www.going-public.com
Notre pays a connu pour sa part en 1998 une particulière effervescence :
ce n'étaient pas moins de 4 à 5 nouveaux sites francophones
concernant le domaine financier qui s'ouvrent chaque jour: là
encore une décantation a du se faire
@ - sites d'information (
www.qualisteam.com ) ,
@ - sites dédiés au sein de moteurs de recherche (
http://finance.lokace.fr) ou (
http://finance.yahoo.fr )
@ - sites officiels (
www.nouveau-marché.fr)
@ - sites forum (fr.misc.finance )
@ - sites des journaux financiers (
www.Lesechos.fr ),
@ - sites offrant des outils d'évaluation ou de simulation
www.finance-net.com ou
www.boursorama.com, accès
aux cours en temps réel (
www.cotations.com )
@ - sites qui vous permettent d'être alerté en
fonction du niveau atteint par certaines cotations
www.bourse-de-paris.fr
@ - sites qui vous permettent de vous initier ou de vous
former (
www.firstinvest.com ou
www.svpbourse.com )de retrouver
les communiqués de bourse (
www.prline.com ).
@ - Par ailleurs Atos
http://www.atos-group.com ,
spécialiste de l'informatique bancaire met, avec son système
Net-trading une boite à outils permettant à un
établissement financier de créer une salle des marchés
virtuelle personnalisée.
"il y a un an personne ne voulait être le premier à se lancer,
aujourd'hui personne ne veut être le dernier" Eric Baudoin d'Atos
aux Echos
Enfin les principaux organismes accrédités auprès de la
bourse de Paris s'engagent tous avec une indéniable frilosité
vers le passage d'ordre en ligne:
voir
www.dubus.fr ,
www.portzamparc.fr ,
www.wargny.fr ,
www.delahaye.fr , si ce n'est
Cortal
www.banque-cortal.fr qui s'est
lancé dans le discount brokerage (e-cortal) avec+43%au 1er
semestre 1999 par rapport à l'année précédente
L'annonce fin 98 de l'accord entre e-trade
www.etrade.com et la banque
française CPR
www.cpr.fr
pour créer un véritable site de transaction
www.cprbourse.tm.fr
pourrait annoncer un nouveau changement de rythme dans cette
évolution.(if you can't beat them, join them!)
Le site
www.gomezadvisor.com propose
un classement des courtiers.
4.1.5.7.2 Mais aussi toutes les autres bourses: emploi, fret, déchets, technologies, partenariats, échanges, matériel d'occasion
Dans le domaine de la machine outil d'occasion chaque semaine voit
apparaître de nouveaux sites aux USA (voir l'étude de l'Atelier
BNP Paribas Juillet 99
www.atelier.fr):
www.netlist-ww.com (qui
écoule par exemple les surplus de General Electric),
www.machinerynet.com,
www.machine-and-tools.com
,
www.surplusrecord.com,
www.industrylist.com
,...
Dans le domaine agricole aussi: c'est un des services de
www.agriculture.com aux
Etats-Unis
Saluons ici une initiative (novembre 1997) d'une très ancienne
compagnie parisienne, le groupe Budd (créé au milieu du
siècle dernier et l'un des principaux correspondants des mutuelles
d'assurance des armateurs)
InterXion, Band-X et Trading Com ont levé en 2000
plusieurscentaines de MF pour mettre en place des bourse où les
opérateurs achètent et vendent des minutes de
télécommunication
La bourse sur Internet Internet fonctionnant 24h sur 24 Intercontinental
Exchange (ICE) a absorbé la grande bourse traditionnelle
traitant le pétrole à la criée (International Petroleum
exchange: IPE), filiale du New York Mercantile Exchange (Nymex) au
printemps 2001. ICE traitera 3,5 Milliards de Dollars par jour soit 1000
Milliards de Dollars par an. En réaction la bourse New Yorkaise a
décidé de lancer Nymex. Les déboires d'Enron lui ont
permis d'augmenter encore son volume d'activité à 4 milliards de
$ par jour en 2002
OM Gruppen propriétaire de la bourse de Stockholm de UK Power
exchange, d'Environnement Exchange et de Pulpex (pate à papier) a pris
le contrôle de Natural Gaz Exchange (NGX) au 1 janvier 2001
2001 a également vu la création d'EPM (Electronic Precious
Metals LLC) Bourse électronique des métaux précieux
www.epmex.com
· Bourses des déchets, (Enviroplus
www.enviro2B.com,
Prorecyclage.com
www.prorecyclage.com )
· Bourse de Fret
Ce groupe a créé une Bourse de Fret "The Global Freight
Market"
www.freightmarket.com
qui compte déjà 5000 utilisateurs réguliers pour des
transports internationaux maritimes, terrestres ou aériens : ce
système très rapide et économique permet surtout une
optimisation des coefficients de remplissage des bateaux, camions ou
aéronefs
En 1998 les bourses représentaient d'après l'AFTEL, 24% du
commerce électronique
· Bourses des technologies, &&b
· Bourses de la sous-traitance &&b
· Bourses de l'emploi
voir page 186
· Bourse pour la recherche d'un partenaire ou d'un distributeur
www.france-compagnies.com
ou
www.businessroad.com
spécialisé dans la recherche de partenariat à
l'international
4.1.6 Quelles PME peuvent espérer le plus de bénéfice d'un "investissement Internet" pour faire du commerce électronique?
L'analyse précédente fournit déjà quelques clefs
4.1.6.1 Pour le B to C
Aujourd'hui les produits les plus vendus en France sont tout
naturellement les produits ou services dématérialisables
(réservation de voyages (30%), les services financiers,
l'information,...), le matériel informatique et les logiciels (45%) les
disques et livres (10%). Les autres produits et service ne font
qu'émerger (source: médiangle
www.mediangles.fr)
Bien entendu, cela va de soi les entreprises ayant déjà connu le
succès dans le cadre de la VPC se doivent sans tarder d'offrir
leur catalogue sur Internet
Il n'y a pas de "miracle", un client n'achètera sur Internet que s'il y
trouve son interet: il y cherchera ce qui lui permet d'économiser du
temps ou de l'argent ou de trouver ce qu'il ne peux trouver ailleurs. L'atout
majeur d'internet étant de pouvoir rapprocher efficacement et à
faible cout l'offre et la demande
N'oublions pas que l'usage d'internet ne se réduit pas à la vente en ligne: il peut intervenir de façon déterminante dans le processus d'achat à travers la richesse de l'information sur les produits (éventuellement vendus par des circuits traditionnels: voiture, immobilier,...) ou par la qualité du service après vente...
Essayons d'analyser les caractéristiques qui donnent un atout particulier pour une utilisation d'internet dans le processus commercial
4.1.6.1.1 Tout d'abord bien entendu, les produits ou services dématérialisables: tourisme, finance, musique,...
l'Ocde
www.oecd.org estime
l'économie pour la distribution de logiciels à 97%
· les produits culturels dématérialisables : musique, jeux,
photos, video : ces développements sont liés à celui du
haut débit (notamment pour la video)
· logiciels: ce que l'on appelle l'ESD (Electronic
Software Distribution) est encore handicapée aujourd'hui
par la faiblesse de la bande passante qui oblige à pratiquer la
distribution mixte (on-line et envoi postaux) et l'ELD
(Electronic Licence Distribution) ou seule la clef de
déverrouillage du logiciel est envoyée par l'Internet, alors que
le produit lui-même est diffusé largement à travers des
distributions gratuites de CD Rom voir
page 104
en Chine afin d'économiser de précieuses surfaces
cultivables et d'éviter les transports pour la fête des morts ont
été encouragés la crémation et la création
de Chambres Funéraires Virtuelles à Pekin et Canton
permettant de rendre homage au défun sans se déplacer (avec
possibilité d'envoyer des offrandes virtuelles)
· tous les téléservices :
télémaintenance, télésurveillance,
télécontrôle (surveillance du stock dans les
distributeurs de boissons),...
· les produits ou services qui peuvent contribuer aux exigences de
performance des transactions électroniques: conseil,
confiance, sécurité et fiabilité,
fédérateurs de communauté, ...
Chez nous on trouve aussi
www.somotha.mc ou
www.cimetiereinternational.com qui permet d'envoyer fleur, image
texte ou musique
4.1.6.1.2 En fonction du produit ou du service
4.1.6.1.2.1 Produits nécessitant beaucoup d'informations et de conseil voire des simulations avant l'achat
C'est le
cas de l'automobile, de l'immobilier, du tourisme, de l'informatique, des soins
médicaux, de la pharmacie, des produits techniques, ...: la vente
elle-même ne se faisant pas nécessairement "en ligne":
exemples: AutoValley
www.autovalley.com avec son
slogan "simplifiez-vous l'auto" immo by tel
http://www.immo-by-tel.com,
Nouvelles Frontières
http://www.nouvelles-frontieres.com, Planet Medica
www.planetmedica.fr
, Medimania
www.medimania.com
Netlab
www.notredocteur.com
Jean-Pierre Garnier, Président français du nouveau
géant Glaxo-SmithKline déclarait au Monde le 8 avril 2000,
en répondant à une question sur la centaine de sites ouverts par
son groupe : ""en face d'un médecin ils ont un temps limité pour
parler de leur maladie. Sur le Net ils ont accès aux meilleurs
spécialistes mondiaux pour les conseiller...nous n'avions pas
jusqu'à présent une communication directe avec lui ...en les
écoutant nous pouvons alerter les médecins... Internet donne de
nouvelles opportunités dans la relation
laboratoire-patient-médecin"
On remarquera que ce type de site n'est pas sans renouveler la
problématique de "l'interdiction de publicité" de certaine
professions libérales couplé à un financement par le
sponsoring des laboratoires: en effet on peut "poser sa plaque" sur
internet et, sans faire "de la réclame" il est possible par la richesse
éditoriale proposée de développer sa
notoriété de façon individuelle ou groupée
(médecins, avocats, pharmaciens...). Rien que dans
le domaine de la santé plus de 10.000 sites ont vu le jour
consultés aux US par un internaute sur deux (en France les principaux
sont
www.caducee.net,
www.comsante.com,
www.medinweb.fr,
www.medimania.com,
www.medisite.fr,
www.planetmedica.com,
www.psychonet.fr,
www.vitago.fr)
4.1.6.1.2.2 produits ayant potentiellement un créneau étroit mais mondial
Hors USA
58% des internautes achètent à l'étranger (29% pour des
questions de prix, 55% parce que le produit n'est pas disponible dans leur
pays) forrester research nov 2000
exemple: composants mécaniques, agroalimentaire porteur de valeurs
culturelles,...comme, Franklin,
www.franklin-France.com
spécialiste des paratonnerres
Internet offre la possibilité de vendre des produits haut de gamme
ou artisanaux, élaborés en faibles volumes
(grands crus du bordelais par exemple) qui ne peuvent de ce fait, en
dehors des plus prestigieux, justifier les investissements considérables
que nécessite la promotion d'une grande marque à l'échelon
mondial par les approches marketing traditionnelles (comme c'est aujourd'hui
le cas pour les champagnes ou les whiskies)
Citons également les santons de Provence
www.enprovence.com/ailhaud
&w ou le marché aux truffes de Saint-Alvère en
Dordogne &n (une étude de Machination citée par
Business Village nous indique que le coût du contact utile pour
"l'association de promotion de la truffe" est de 4,50F contre une moyenne de
80F dans le marketing direct traditionnel)
Le "soft selling", permettant au client d'apprécier le contexte
culturel, technique ou historique, associé aux objets qu'il peut
acheter, est alors essentiel (exemple : les couteaux Laguiole
www.laguiole.com avec
leurs techniques de fabrication et l'histoire de sa célèbre
abeille...)
De nombreuses spécialités gastronomiques ou artisanales se
prêtent particulièrement bien à cette démarche comme
nous l'avons vu à partir de multiples exemples dans ce rapport: ils
visent principalement soit des français expatriés soit des
étrangers qui ont découvert notre cuisine pendant des
séjours touristiques
la Boulangerie "le four aux navettes", la plus ancienne de Marseille
propose ses célèbres gâteaux sur
www.maxistore.com/navettes
, de même pour les bergamotes de Nancy
http://icat.francecontact.com/marche ou Yves
Deshoulières pour les arts de la table
Crée en 1918 sur la Place d'Armes à Haguenau, la
Pâtisserie Heitz
www.chocox.com vise pour une
large part la communauté des Alsaciens à travers le monde. Elle a
en particulier conçu des emballages spéciaux permettant
d'exporter des Kougloff frais
Une approche collective accroît bien évidemment la visibilité internationale, augmente les ventes et réduit le coût pour chacun: un site de Softselling implique un lourd travail rédactionnel et une ergonomie poussée qui ne sont pas gratuits
Panier.com www.panier.com , French Gourmet Fromage www.fromages.com ou Douret gastronomie www.douret.fr STM-Interco www.limoges-porcelains.com Rouge-Blanc www.rouge-blanc.com (négoce international de vin) , Vinternet www.vinternet.fr/index.html, Notre Provence www.notreprovence.com
4.1.6.1.2.3 produits s'adressant à un public de haut niveau culturel
vitraux: www.vitrail.com ou www.vitrail-France.com réunissent la communauté de spécialistes des vitraux, Patchwork décoratifs à base d'étoffes artisanales françaises Quilt Créations www.quiltcreations.com ... ) livres rares avec Chapitre.com www.chapitre.com
4.1.6.1.2.4 produits s'adressant à une clientèle de passionnés
Sports,
course hippiques, animaux de compagnie, collectionneurs: c'est le "marketing
tribal": il nécessite un effort éditorial important pour devenir
LA référence et le lieu de rencontre des aficionados
Tous ces sites sont en mesure de vendre des produits adaptés aux
goûts d'une population clairement identifiée
@ - le gérant de la Maison du Timbre à
Marseille déclare à Netsurf avoir augmenté de 75% son
chiffre d'affaire, avec des clients nouveaux (Finlande, USA, ...), sur les 9
mois qui ont suivi l'ouverture de son site (
www.gulliver.fr/www/timbre/index.htm ), Il projette une vente aux
enchères, un forum, il a entamé un partenariat avec un
collègue Canadien et est capable ainsi de répondre très
vite lorsqu'un événement exceptionnel donne une cote
particulière à certains timbres soudainement très
recherchés (timbre à l'effigie d'une personne
célèbre qui disparaît brutalement)
@ -
www.frenchtoutou.com ,
www.chatterie.com,
www.animorama.com pour les
amis des animaux
@ -
www.paristurf,
www.lescourses.com,
www.grm.fr/turf,
www.chez.com/bip,
www.le-cheval-bleu/lcb.htm
,
www.perso.wanadoo.fr/turf.ares/turf.htm pour les mordus des
hippodromes
le sport, domaine de passion par excellence, a tout naturellement
donné lieu à l'émergence d'innombrables initiatives sur le
web: (le site officiel de l'Euro 2000 a vu 150 millions de visite par jour! Et
les jeux olympiques de Sydney 7,2 milliards de connections): alors que la
télévision ne peut retransmettre que les principaux
évènements sportifs des sports majeurs, Internet peut lui tout
aussi bien, par ses structures de cout et son mode de diffusion assurer une
couverture beaucoup plus large depuis le petit club local jusqu'au sport le
plus ésotérique
@ - Football 365
www.football365.co.uk
, le site britannique spécialisé dans les sports accueille
200.000 visiteur par jour et a absorbé son homologue français
C-Foot qui en reçevait 6.000 et Disney a mis la main sur
le leader européen et même mondial Soccernet
www.soccernet.com (22
millions de pages vues par mois en mai 1999). La maison mère "365
Corporation" a été introduite à la bourse de Londres
le 2 décembre 1999 à 750 M$
en France sport24
www.sport24.com se
classe parmi les 10 premiers sites en terme de notoriété
spontanée (Médiangle), Ridearth
www.ridearth.com (pdg
Edgar Grospiron) se consacre aux sports de glisse, Sport4fun
www.sport4fun.com a pris
le créneau des pronostics sportifs gratuits compte 230.000
inscrits
4.1.6.1.2.5 produits s'adressant aux jeunes ou à une clientèle "branchée"
Ce sont
en particulier les produits destinés aux jeunes, étudiants tout
particulièrement, milieux des arts et de la mode,...
Comtesse du Barry
www.comtessedubarry.com
, spécialisée depuis 1936 dans la vente à distance de
produits d'épicerie fine, a créé un site marchand
dès 1997. Elle a 250 000 clients actifs dont 100 000 sont des
vépécistes et 150 000 des clients des boutiques
L'ouverture de ce nouveau canal de vente lui a permis d'élargir sa base
de clientèle sans cannibaliser ses autres canaux de distribution. Chaque
canal, est en effet utilisé par une clientèle spécifique.
La VPC traditionnelle l'est plus particulièrement par les 60-65 ans, les
boutiques par les 45-50 ans et enfin, Internet est utilisé
majoritairement par les étrangers (Un tiers des ventes Internet) et les
trentenaires
Grosse consommatrice de mailings postaux, Comtesse du Barry souhaite
systématiser ses actions de communication par e-mailing vers sa
clientèle VPC du réseau qu'elle démarche une fois par
mois.
4.1.6.1.2.6 produits cadeaux : une "hotte technologie" et cadeaux d'affaires
Une
commande via Internet permet en effet d'assurer dans la même
opération emballage-cadeau, expédition et accompagnement par une
carte personnalisée.
En 1999 aux USA la seule période des fêtes de Noël,
"l'e-Chrismas" a représenté 12 milliards de dollars entre le
25 novembre et le 31 décembre soit 4 fois plus que l'année
précédente et plus de la moitié des ventes en ligne aux
particuliers (Lehman Brothers)
Les études de marché montrent que bien souvent le premier
achat en ligne concerne un cadeau
Exploitant cette idée un certain nombre d'entreprises comme
IhaveBeenGood.com
www.IhaveBeenGood.com
proposent gratuitement à leurs abonnés, petits ou grand, un
service de liste de cadeau: lors de vos pérégrinations,
d'un clic vous rajoutez l'article qui vous tente à votre liste (qui
enregistre les coordonnées du marchand, le prix,...).
Pense-fêtes
www.pense-fete.com a
repris ce modèle
Lorsque quelqu'un souhaite vous faire plaisir (Noël, anniversaire, carnet
scolaire, mariage,...), il suffit de consulter la "liste de voeux" et en
quelques clic de souris le "père Noël" a fait son oeuvre.
Moyennement poétique mais diablement efficace
Une fois le fichier client constitué un programme "PUSH" permet de
rappeler en temps utile au client les fêtes et anniversaires de ses
proches ("gifting opportunities")
http://lifeminders.com/l/
.
Le Printemps propose une boutique spécialisée dans les
listes de mariage
www.boutiqueblanche.com
Noël 99 et le 1 janvier 2000 a été propice à
de nombreuses initiatives (
www.pere-noel.fr,
www.abcool.com,
www.jouet-online.com ,
...) plus ou moins heureuses pour saisir le pactole que représentaient
23 millions de clients pour 12 milliards de dollars (Président des Etats
Unis en tête): 4 fois plus que 1998. Amazon a livré 20 millions de
produits à cette occasion.Tous n'ont pas réussi à relever
avec succès le défi de la logistique et chacun sait qu'un sapin
de Noël qui arrive le 25 décembre...(en particulier Toy'R'Us, Best
Buy, Buy.com, eToy et Wal-Mart)
Noël 2000 et le 1 janvier 2001 ont vu un nouveau doublement des
ventes (+108%), en fort contraste avec l'effondrement des cours du Nasdaq...
Noël 2001/janvier 2002, malgré la crise a vu une nouvelle
progression, certes moins spectaculaire mais avec une concentration sur les
leaders (Yahoo! + 86%, Aol +67%, amazon +20% (en volume)
www.nielsen-netratings.com/news.jsp
Noël 2002/1 janvier 2003 a maintenu la progression : 8,5 milliards
de dollars entre le 1er novembre et le 20 décembre 2002, soit 23 % de
plus que l'année précédente alors que l'on assitait en
parallèle à une baisse des ventes au détail (Au cours du
week-end précédent Noël, les ventes en ligne auraient
atteint 297M$, en progression annuelle de 92 % Selon BizRate). selon ComScore,
arrivent en tête les ordinateurs (1,63 milliard de dollars, stable), les
vêtements (1,45 milliard de dollars, en progression de 31 %) et les
produits électroniques (1,03 milliard de dollars, en hausse de 21 %).
Les livres, à faible valeur unitaire, n'arrivent qu'en quatrième
position avec un total de 397 M$.
La France est en particulier bien placée dans le domaine des
fleurs :
www.Aquarelle.com
prétend au leadership mondial dans son domaine et il a vendu 2000
bouquets pour la fête des mères 1999 (source JDNet) mais il doit
compter avec
www.jennyfleurs.com,
www.floritel.com,
www.interflora.fr,
www.net-flower.com,...).
Pour les cadeaux d'affaire (un marché français de 1
Milliard d'euros) Internet est particulièrement bien adapté
à la personnalisation des produits offerts (logos, slogans,...) ou
composer des catalogues ou le client pourra choisir son cadeau. (CoShopPro,
Atgoodies.com, Roger-junca.fr, ...)
4.1.6.1.2.7 Services visant au rapprochement de l'offre et de la demande quand celui-ci est complexe et onéreux:
Articles
d'occasion
www.phileas.fr,
www.okasou.com/pa,
placements financiers:
voir page174, casseurs de voiture Wattel
ww.wattel.com, brocantes
voir page 169, petites annonces
voitures:
www.lacentrale.fr, ,
www.e-annonces.fr,
www.cardriver.com,
appartements:
www.pap.fr,
www.domusnet.com,
rencontres:
www.netclub.fr
www.celibaweb.com,
www.unicis-paris.com
&w recherche d'emploi,
www.emailjob.com,
www.init-emploi.tm.fr,
www.monster.com ,
voir page 186, hôtellerie,
tourisme, voyage,...
Catherine Leroy s'est rendu compte que les artiste d'Hollywood
achetaient nombre de vêtements de haute couture qui n'étaient mis
qu'une fois ou deux et qu'il existait un marché très important en
dehors de Etats Unis ("la plupart des américains sont très mal
habillés") pour du très haut de gamme à prix abordable.
Ses clientes sont principalement au Japon et en Europe (les clients des pays de
l'est nécessitent quelques précautions et un mandat international
est exigé après quelques déboires sur les cartes de
crédit):
Il s'agit là typiquement d'une micro-niche internationale que seul
internet permet d'aborder
www.pieceunique.com &w (le
journal d'internet
www.journal-internet.com
&w)
Ce type de créneau offre une quantité extrêmement grande
d'opportunités pour des micro-entreprises, utilisant un des paradoxes du
web :
un marché infiniment étroit (comme la collection d'emballages de chewing-gum") mais susceptible d'atteindre une base de clientèle quasi infinie, peut donner une petite entreprise rentable (parfois à la frange du "cyber-petit-boulot") à la portée d'une frange de la population à laquelle on ne penserait pas au premier abord :
Le Monde
citait Denis Ettighoffer &w&v qui dénombrait 15.000
créations de cyber-micro-entreprises aux USA...par mois
En France mentionnons par exemple les Bergers Cathares
www.bergers-cathares.com
créé par un ingénieur agronome Olivier Chautarles
ventes (produits en Mohair) générées par Internet
généraient déjà 10% du chiffre d'affaire
début 2000 (pas de vente en ligne) et un revendeur américain les
a contacté pour distribuer leurs produits. Leur site fait partie d'un
réseau: l'Anneau Arriégeois (Webring)
La Ferme de Keres en Bretagne, créé par un
ex-ingénieur et une ex-sociologueJacques et Pascale Nuttall se sont
spécialisés dans les poules d'ornement (150.000F de CA au
bout de 9 mois d'activité). il utilise également le Net pour
acheter des produits introuvables sur place
4.1.6.1.2.8 produits à durée de vie courte
v les produits périssables qu'il convient d'écouler
très rapidement (chambres d'hotel vides, places d'avion,...
www.lastminute.com ),
mais aussi liquidation d'entreprises ou il convient de réaliser sans
délai les actifs (Bid for Asset
www.bid4asset.com, ou
www.startupfailure.com )
4.1.6.1.2.9 produits saisonniers qu'un marché mondial permet de désaisonnaliser
Une distribution mondiale permet de lisser la production en jouant sur les décalages entre les pays (par exemple Sankt-Niklaus, Noël, Nouvel an Russe ou Chinois, Halloween,...)
4.1.6.1.2.10 produits définis sur mesure avec le client (marketing "one to one")
Il
s'agit des produits pour lesquels il est crucial d'assurer un couplage
étroit entre vente et production
@ - Dell Computer
www.dell.com a bati tout son
succès sur ce concept
@ - Cartadoo.com
www.cartadoo.com permet
aux entreprises de commander en ligne leurs cartes de visite avec leur logo en
validant le bon à tirer sur le web
@ - Fruit Of The Loom
www.fruit.com vend ainsi
ses vêtements brodés aux initiales du client
@ - Actimat
www.eurobretagne.fr/ACTIMAT à Rennes fabrique des tapis
créés sur le web par ses clients et permet à ceux-ci de
calculer directement le devis correspondant,
@ - FUJILABnet vous fabrique puzzle, calendrier ou T-shirt à
partir d'une photo transmise par e-mail.... Printmania
www.printmania.com fait
de même avec casquette, tasse ou horloges
@ - les Français Custom Tailors
www.customtailorservice.com vous propose de "construire"
entièrement votre costume ,NF Valmary
www.valmary.fr fait de
même et garde en mémoire les mensurations de ses clients, ce qui
lui permet de proposer à sa clientèle internationale des chemises
sur mesure à partir de 375F,
Evidemment on peut coupler personnalisation avec cadeau comme pour le site
Image Baker
www.imagebakers.com qui
crée à partir de photos ou dessins envoyés par e-mail, des
images commestibles pour décorer les gateux
4.1.6.1.2.11 produits dont le coût de transport est faible par rapport à la valeur
de ce fait, les contraintes logistiques sont moins déterminantes(CD audio, médicament,..):
4.1.6.1.2.12 produits qui peuvent se définir facilement par des caractéristiques objectives
Il n'y a
pas de difficulté à définir un CD ou un livre par son
titre, son auteur, son éditeur: il sera donc beaucoup plus facile
à vendre sur Internet q'un produit que l'on souhaite voir (couleurs),
toucher, voir essayer (habillement) pour lesquels peu de clients
franchissent le pas
Par ailleurs n'oublions pas que pour le vendeur, les risques de retour,
extrêmement coûteux, sont très
pénalisants
4.1.6.1.2.13 produits nécessitant un service après vente important (gros électroménager, véhicule,....)
Le
produit ne sera pas forcément vendu lui-même sur Internet mais le
service après vente pourra être allégé et plus
efficace
Un atout supplémentaire sera alors de rendre le produit connectable
directement sur internet afin de pouvoir offrir des services de
télédiagnostic, télé-assistance voir
télémaintenance
4.1.6.1.2.14 produits nécessitant pour leur élaboration des échanges techniques et administratifs nombreux
C'est le cas par exemple de la construction d'une maison,...
4.1.6.1.2.15 service rapide et personnalisé nécessitant beaucoup d'informations pour le client et lui économisant du temps:
Commande
de repas à domicile (eatonline
www.eatonline.fr) ou
livraisons des courses (Toupargel
www.toupargel.com
Telemarket
http://www.telemarket.fr,
Montpellier
www.choix.com )
Sherpa
www.sherpa.net permet aux
skieurs dès avant leur départ de passer leurs commandes
alimentaires qu'ils pourront prendre dans un magasin affilié ou se faire
livrer
4.1.6.1.2.16 les produits susceptibles d'être vendus aux enchères ou dans le cadre de bourses
4.1.6.1.2.17 entreprises jouant le rapport qualité/prix et cherchant à être repérées par les agents intelligents spécialisés
voir page 191
il s'agit en particulier des sites qui pratiquent le "hard discount" comme
CDdiscount
www.cdiscount.com (25 à
45% moins cher que chez les leaders. Lancé en 1998 après 2 mois
de développement à Bordeaux par trois frères
Hervé Nicolas et Christophe Charles qui ont joué la carte des
prix en limitant leurs références à 2 ou 3.000 ce qui
permet de les avoir en stock et de livrer moins de 48h
4.1.6.1.2.18 entreprises disposant d'une marque forte et qui ne peuvent s'offrir d'être absentes sur le Web
Il s'agit en effet du secteur le plus dynamique du marché et même sans forcément y vendre directement les grandes marques ne peuvent guère prendre le risque d'être absentes (Toyota &w)
4.1.6.1.2.19 entreprises désireuses de fédérer autour d'elles des offres correspondant à des profils d'acheteurs
jardinage, médecins, gourmets, bricoleurs,...Castorama www.castorama.com propose fiches pratiques, agenda du jardinier, forum de discussion...
4.1.6.1.3 Bien entendu, produits destinés à d'autres entreprises : le B to B (business to business)
Dans ce
domaine la richesse de l'information disponible est en effet essentielle
(descriptifs détaillés, mise à jour permanente, plans
et caractéristiques téléchargeables,....) et le
contact client personnalisé et rapide indispensable
PME de dix personnes spécialisée dans le négoce
international du bois, J.Lalanne SA
www.jlalanne.com doit
gérer au quotidien une quantité importante de données en
provenance de ses fournisseurs, de ses prestataires (banques, assurance
crédit ou transporteurs terrestres et maritimes) et de ses clients qui,
pour l'essentiel, se trouvent en Asie et en Inde. "Créer un Intranet et
un site Internet nous est apparu une solution globale pour optimiser à
la fois le traitement de l'information, faire en sorte qu'elle soit accessible
à tous, réduire les erreurs et les coûts de
traitement et accroître notre visibilité internationale",
déclare Anne Picot-Periac, responsable marketing et communication.
l'Intranet permet également de gérer les contrats,
grâce à l'ouverture d'une lettre de crédit et la mise en
relation de la banque du client et celle de J. Lalanne, et aux compagnies de
fret de mieux gérer les informations concernant une commande.
"Par ailleurs, là où il fallait une demi-heure pour faire une
offre client personnalisée, le système de traitement
automatique des offres nous permet maintenant d'en envoyer dix en même
temps en cinq minutes." Parallèlement, en permettant à chaque
acteur d'accéder et de demander de l'information, l'intranet de
J.Lalanne a permis à la société de ne plus seulement
chercher des clients pour une offre de bois, mais également de
chercher des stocks de bois pour répondre aux demandes des clients.
"Actuellement, notre activité porte autant sur des offres fournisseurs
que sur des demandes clients."
www.journaldunet.com/0210/021004lalanne.shtml
Par ailleurs les gains de productivité administrative sont
spectaculaires
le département américain de la défense estime que le
coût relatif à la production, à la gestion et à la
gestion des documents représente 20 à 30% du coût final du
produit et que l'utilisation des technologies Internet et de l'EDI permet de
diviser ces coûts par 12
...avec un atout majeur en terme de délai
Soulignons tout particulièrement l'importance des fournitures dans le
cadre de marchés sur appel d'offre (
voir page 233 le
développement massif des "Market Places")
Nous avons vu ci-dessus que pour certains pays, notamment les pays
émergents, c'est maintenant une condition sine qua non pour pouvoir
soumissionner : n'ayant ni infrastructures ni structures ni traditions à
défendre ils brûlent les étapes.
Mais c'est aussi le cas des Etats Unis où dans deux ans 80% des appels
d'offre se feront sur le net
Par ailleurs des d'entreprises chaque jour plus nombreuses, recherchent ainsi
de nouveaux fournisseurs plus compétitifs ou plus innovants
"si dans le B to C on peut s'interroger sur la part de marché que prendra à terme Internet, dans le B to B c'est clairement 100% des entreprises qui seront concernées, les seules questions sont de savoir quand et comment" (Jean-Claude Pélissolo, lorsqu'il présidait l'AFCEE)
4.1.6.2 Mais rappelons le, le e-commerce n'est qu'une infime part des opportunités qu'offre Internet pour économiser des couts, des fonds propres, des délais, accroitre la réactivité et se développer
4.2.1 Passive : exploiter ce qui arrive, le data mining
Aux USA 79 % des étudiants qui sont arrivés sur le
marché du travail à l'été 99 ont utilisé
Internet pour leur recherche d'emploi
www.sbs.com
Les quantités d'information pouvant être gigantesques (Sears
exploite 1 milliard de données par jour, mais même pour une
PME 10.000 fois plus petite ce chiffre peut encore être
considérable)
Wal-Mart, dont le chiffre d'affaire le situe au niveau du PIB
du 26ème Etat de la planète, en a fait un
élément majeur de sa stratégie
Les données saisies au niveau des caisses enregistreuses pilotent
l'ensemble du processus logistique et d'approvisionnement de ses fournisseurs
en temps réel (voir l'exemple de Lorina
voir page 250)
Il dispose pour cela en outre d'une gigantesque "ferme de donnée" qui en
2002 stockait 200 Térabits d'information (25 fois la plus grande
bibliothèque du monde, celle du Congrès). Toutes les
transactions, dans tous les points de vente sont répertoriées,
classées et analysées pour se donner les moyens de comprendre et
d'anticiper le comportement des utilisateurs. Celles-ci sont disponibles en
temps réel pour les managers ... y compris dans l'avion du
président
Les Echos de septembre 2002 analysent comment cette capacité à
gérer l'information, la réactivité que celle-ci
confère au groupe lui a permis de mettre "KO debout" Kmart l'ex-N°1
de la distribution aux US tombé en faillite le 22 janvier 2002
Il peut s'avérer pertinent de faire appel à des outils d'analyse
spécifiques développés à cet usage (data
mining) afin de dégager en temps réel les tendances
significatives du marché (datamind, neovista) de
façon à adapter l'assortiment, faire évoluer les prix,
décider des promotions,...
"le système peut détecter que les porteurs de carte de
crédit qui font des achats élevés et tard le soir sont
aussi des sportifs qui pratiquent plutôt le golf que le football"
(interview de Datamind, start-up créée par le
Français Eric Archambeau en Californie, par Michel Ktitareff)
Le numéro un des ERP (Enterprise Ressource
Planning) l'allemand SAP
www.sap.com a annoncé que son
outil de stockage des données et de data mining (Business information
Warehouse) serait disponible au dessus de son célèbre R/3
IBM quant à lui utilise la technologie des réseaux neuronaux
et des algorithmes statistiques avec l'objectif de déboucher sur une
visualisation tridimensionnelle permettant de faire des simulations pour tester
des projets alternatifs
Des logiciels comme Umap/Trivium
www.trivium.fr ou
tétralogie
http://atlas.irit.fr
permettent, à partir de calculs mathématiques complexes, de
présenter cette immense masse de données en 5 dimensions
(3D+temps+couleurs) sous forme de cartes en relief et en couleur grâce
auxquelles, avec un peu d'habitude, le décideur peut détecter les
points importants et utiliser son intuition pour prendre ses décisions
Ce
mariage entre la rigueur du calcul et l'intuition du professionnel est sans
doute promis à un bel avenir
v
Exploitation des requêtes des visiteurs du catalogue
v Et bien entendu une attention toute particulière doit être
apportée aux réclamations, indispensable pour
fidéliser le client mais également toujours riche d'enseignement
pour faire évoluer l'entreprise et ses produits.
4.2.2 Semi-active : définir ses centres d'intérêt afin de recevoir automatiquement l'information pertinente ainsi que les mises à jour des logiciels utilisés (PUSH et Agents Intelligents)
4.2.2.1 La veille économique, technique ou commerciale :
Chaque
jour dans votre boîte aux lettres vous recevez automatiquement les
informations sélectionnées en fonction des critères que
vous avez choisis.
Il s'agit là d'un domaine promis à une très forte
expansion (technologie PUSH, où l'on "pousse" l'information vers
vous par opposition à la technologie "PULL" où vous allez
la chercher).voir
www.pushcentral.com,
annuaire international des technologies push
Après les précurseurs Pointcast
www.pointcast.com ,
Backweb
www.backweb.com (actuel
N°1), Firefly
www.firefly.com (repris par
Microsoft) une trentaine de sociétés proposent aujourd'hui
leurs services.
Une des difficultés majeures est d'être capable de cerner
de façon suffisamment précise ses besoins afin d'éviter
la noyade sous un flot d'informations moyennement pertinentes que leur
volume rend inexploitables (ce que le professeur Roberto di Cosmo
www.dmi.ens.fr/~dicosmo
de Normale Sup appelle l'infobésité) et qui
consomment inutilement trop de bande passante
Les difficultés rencontrées l'an dernier par Pointcast
paraissent relever de ce défaut mais ne nous paraissent pas pour autant
remettre en cause l'intérêt même du PUSH l'entreprise vient
d'ailleurs de repartir après fusion avec LaunchCast sur un concept moins
invasif sous le nom de Entrypoint
www.entrypoint.com .
Mutatis mutandis, le PUSH a bien entendu de nombreuses applications dans les
Intranets et les extranets (notes de service, signalisation
d'évènements importants, revue de presse personnalisée,
...)
Le cabinet The Yankee Group, prévoit pour cette activité
un chiffre d'affaire de 6 Milliards de dollars à
échéance 2000
4.2.2.2 Des informations personnalisées : le "narrow casting"
Certains
éditeurs proposent des journaux "sur mesure" composés en
puisant dans un groupement de plusieurs centaines de banques de données,
de quotidiens ou de revues, les articles relevant des domaines retenus par le
client:.
voir page 104
En Californie ClariNet:
www.clarinet.com a,
aujourd'hui, 1,5 million d'abonnés
Le Monde,
www.lemonde.fr qui
après quelques tâtonnements pour trouver son modèle
économique est maintenant un des sites les plus fréquentés
(50000 visites/jour) envisage de permettre à ses lecteurs de se
construire un Monde personnalisé.
Press Intelligence, &&w jeune start-up parisienne vise le
créneau des entreprises dotées d'un Intranet (revues de presses
personnalisées avec accès aux sources et aux archives,
système d'alerte sur des types d'événements
prédéfinis,...) ou Net2One,
www.net2one.fr revue des
presse gratuite définie à partir de mots clés que vous
choisissez
Par opposition au "broad casting on le nomme "narrow casting", voir
forum Narrowcast99 à la cité des sciences
www.ptolemee.com
&&w
4.2.2.3 Une mise à jour automatique de vos logiciels
Pratiquement tous les logiciels d'antivirus sont maintenant
dotés de cette fonction de mise à niveau automatique
Marimba
www.marimba.com
surveille en permanence l'apparition de nouvelle version pour tous
les logiciels que vous utilisez et assurent automatiquement les mise à
jour
4.2.2.4 Une fonction d'alerte qui vous permet de réagir plus vite pour parer un danger ou saisir une opportunité
Des
services push vous permettent de saisir des opportunités, pour les
appels d'offre par exemple, ou des évènements susceptibles
d'affecter votre activité
Closingbell
http://bradhill.com/iec/closingbell.htm vous signale une
évolution anormale de cours de bourse ou de matières
premières,
EuropInfos
www.EuropInfos.com vous
prévient gratuitement par un "texto" annoncé par un bip de tout
événement important dans les thématique que vous avez
défini (pour pouvoir l'écouter il vous en coûte 3F)
Les Echos offrent la fonction
http://alerte.lesechos.fr
de même que Legal News
www.legalnews.fr dans le
domaine juridique
Robert Mahl de l'Ecole des Mines de Paris a mis en place une
fonction Push (gratuit) pour le Journal Officiel : il vous suffit
de déclarer vos sujets d'intérêt et vous êtes
immédiatement prévenu par un message dès qu'un texte les
concernant est publié au JO
www.admi.net/admijo.html
Périclès de Datops en traitant l'immense masse
d'information autour d'un sujet (entreprise, monnaie, matière
première,...) détecte les ruptures de consensus
annonciateur d'évolutions: l'infowarning
Il annonce être capable d'une anticipation des crise de 5 à 9
jours et dit avoir détecté les anomalies précurseurs
de la chute des cours d'Alcatel 9 jours avant, l'OPA de la BNP avec un
préavis de 5 jours et la dévaluation du real brésilien une
semaine avant. Son président, Louis Gay, son créateur, ancien
pilote de chasse estime ces prévisions fiables à 80%
Appels-offres.com (
www.appels-offres.com)
devenu
http://www.doubletrade.com
qui rassemble tous les appels d'offre publics (BOAMP et JOCE) et privés
a publié 300.000 appels d'offre pour 4 Milliards de F et vous signale
ceux qui correspondent aux critères que vous avez définis. Elle
compte aujourd'hui 12.000clients
Sont aussi apparus sur le marché des logiciels que l'on appelle
robots ou Agents Intelligents qui scrutent en permanence un grand
nombre de sources d'information afin de donner l'alerte en fonction de
certains événements.
CyberAlert
www.cyberalert.com
développé par UltiTech parcourt, outre les sites WEB
150.000 forums usenet et 250.000 groupes de discussions pour détecter
ceux qui parlent de vous ou de vos produits permettant ainsi de détecter
les problèmes, voire d'anticiper sur les crises,
Les cas les plus couramment cités sont ceux de Ford dont un
modèle avait tendance à s'enflammer spontanément et
Intel dont un processeur connut certains problème : une
détection précoce de ces problèmes par une
surveillance attentive du web aurait sans doute permis de substantielles
économies en prenant les devant pour pallier les défauts
détectés par les consommateurs avant qu'ils ne
débouchent sur une crise
Net Intelligenz
www.netintelligenz.net
créé par Jacques Attali et Maurice Levy analyse tous les forums
et conversations entre internautes afin de fournir à ses clients une
analyse d'opinion sur leurs produits, leurs marchés ou leurs concurrents
(entre 50kF et 500kF par étude)
Business Village qui a lancé le site
www.autovalley.fr rapporte
qu'une requête lancée sur "Renault" a permis d'en extraire
1600 citations: parmi celles-ci des internautes interrogeaient la
communauté électronique sur tel ou tel problème
rencontré avec leur voiture.
La possibilité pour l'entreprise d'identifier ces demandes et d'y
répondre rapidement permettrait d'utiliser ces systèmes d'alerte
comme nouveau support d'information et de relation avec les clients ainsi que
de remédier dans les meilleurs délais aux défaux
constatés (en limitant le cout des éventuels "rappels", souvent
considérables)
World Scanning
www.createam-is.com
scrute en permanence les sources de votre choix (web, messagerie, base de
données, bureautique,...),
Netmind,
www.netmind.com start-up
californienne a mis au point un agent intelligent (Web Agent) qui va chercher
l'information intéressante et son logiciel Mind-it la ramène
aussitôt à l'utilisateur même sur son pager, son PDA ou sur
son téléphone cellulaire s'il n'est plus connecté à
l'Internet (4 millions d'abonnés, essentiellement pour de la veille
concurrentielle ou la surveillance de la bourse)
Centralcast
www.net2one.com start-up
française créée il y a 2 ans a relevé le gant dans
ce domaine en levant 10 MF en 2000 pour donner une envergure mondiale à
son service gratuit d'alerte et de diffusion d'information personnalisée
Philippe Contal patron d'alpha-c (
www.alpha-c.com )
voir page 227, qui utilise cette
technologie pour récolter toute l'information sur les prospects qu'il va
visiter a ainsi été alerté, la veille d'un rendez-vous
commercial important, d'une déclaration du président de
l'entreprise qu'il allait rencontrer, concernant sa nouvelle politique en
matière de qualité.
Il a pu ainsi réadapter totalement la présentation de son offre
qu'il se proposait d'argumenter principalement sur les prix, et remporter le
marché.
Alain Soularue, 52 ans, dirige l'agence en communication
opérationnelle NSA Bastille : "Avant un rendez-vous en clientèle,
Internet permet de se renseigner sur la société
prospectée, son marché, ses produits, ses concurrents (Indexel)
En France citons également Qwam
www.qwam.com , fruit d'un
partenariat entre l'Arist de Versailles et la société
Cycnos, qui surveille en permanence 350 banques de données et
informe immédiatement ses clients de tout événement se
produisant dans leur champ d'intérêt (article, dépôt
de brevet,... ) ou Pat'Agent
www.createam-is.com
spécialisé dans la surveillance des dépôts de brevets
voir aussi
www.internetpatrol.com
Seul un système Push automatique permet ce type de surveillance
sachant qu'il y a un nouveau site Web toute les 20 secondes et 300.000 messages
postés chaque jour dans les forum
D'autres sont capables de vous informer quand votre marque est
usurpée sur le Web, ou quand vos documents sous copyright sont
utilisés sans autorisation
Digimarc
www.digimarc.com avec son
logiciel MarcSpider sillonne le web à la recherche des
contrefaçons.
Le secteur aéronautique a déjà connu des actions de
déstabilisation qu'Internet peut considérablement
démultiplier
- Déstabilisation d'Airbus sur Internet par des internautes anglo-saxons,
- Campagne de rumeur contre un avion de la gamme ATR qui a abouti à la
fragilisation de toute l'industrie des avions à hélice.
Une surveillance attentive de tous les départs de rumeur est alors
indispensable pour être en mesure de réagir à temps et
justifie la mise en place d'un système automatique de mise sous
surveillance du Web: voir
www.infoguerre.com
Mais ceci peut également concerner des PME comme le montre ce cas de
déstabilisation d'une entreprise par la distillation de rumeurs
ciblées auprès de la communauté financière.
La société Belvédère
www.yahoo.fr/finance/profil/6087.html , PME bourguignonne dynamique
de 207 personnes, cotée au Nouveau Marché, fabricant de
bouteilles sérigraphiées avait conquis une part significative du
marché de la vodka polonaise aux USA.
Elle est entrée en conflit avec son distributeur et a vu un jour le
cours de ses actions chuter brutalement, mettant en cause sa capacité
à lever les fonds qui lui étaient nécessaires pour
participer à la privatisation de son fournisseur polonais. Une analyse
fine de l'ensemble des rumeurs véhiculées par le web lui permit
à temps de remonter à la source de l'opération de
désinformation et de prendre les contre-mesures (exemple cité
par Philippe Darantière d'Atlantique Intelligence&n)
Une mésaventure similaire est arrivée début 2000 à
la chaine de bijouterie Marc Orian dont le cours a chuté de
30%
Vous pouvez également surveiller les offres d'emploi
correspondant à certains critères ou ... être
prévenu en cas du retard de votre avion
MyAlert.com qui a levé 300Mf en juillet 2000 gère
l'envoi de telles alertes sur téléphone portable (cours de
bourse, disponibilité d'un bien sur eBay, ) le Finlandais
iobox est un des leaders du secteur
Ce type d'outil est parfois trop onéreux ou trop complexe à
manier pour une PME seule, mais peut par contre être à la
portée d'une communauté d'entreprise qui a besoin
d'anticiper par exemple une tension sur des matières premières,
des évènements concernant un gros fournisseur ou les
évolutions d'un marché clé
4.2.2.5 Des agents intelligents qui cherchent à votre place et apprennent à mieux connaître vos besoins
De
nombreux agents peuvent maintenant aller chercher (même pendant que votre
ordinateur est déconnecté) l'information dont vous avez besoin
Checkitout &&w par exemple traque les
opportunités, sur des gammes de produits sélectionnés.
De plus en plus en analysant vos réactions à leurs suggestions
ils apprennent à mieux cerner vos besoins et vos goûts afin de
vous faire des propositions plus pertinentes
Firefly (
www.firefly.com, après une
période d'apprentissage, vous présente des artistes qui
répondent à vos goûts musicaux,
Excite Live !
http://live.excite.com avec
Newstracker
http://nt.excite.com vous
offre la possibilité de donner une note aux articles qu'il a
sélectionnés pour vous. Vos centres d'intérêt sont
alors progressivement précisés ce qui permet au logiciel de mieux
vous satisfaire.
BotSpot (
www.botspot.com ) et UMBC
Agent Web (
www.cs.umbc.edu/agents)
offrent une mine de renseignements sur les agents intelligents
4.2.2.6 Téléalerte et téléaction
Le PUSH
c'est également tous les mécanismes de
téléalerte (distributeur de boisson vide, panne d'une
balise,..)
ou de télémesure : avec componentWorks
www.natinst.com/cworks
Mais aussi avec la possibilité de télécommande (
voir page 198 l'exemple de Roll
Gom) il est possible de conduire à distance des campagnes de mesure
et de les exploiter:
La première application a concerné la navette
Endeavour
4.2.2.7 Ce sujet est de ceux qui soulèvent les passions
"Le
PUSH est parfaitement contraire à la philosophie du net" "Avec le
push, l'internaute risque fort d'être réduit à
l'état de couch patato14(*)"
déclarait Patrick Robin PDG d'Imaginet.
Nous considérons qu'il s'agit là d'un faux débat : en
effet le processus est toujours interactif, la requête est faite une fois
(définition du champ d'intérêt) et la réponse prend
la forme d'une suite de messages réguliers.
La source de cette "guerre de religion", d'apparence tout à fait futile,
doit sans doute être recherchée dans l'inquiétude des
providers devant le flux d'information gigantesque que vont
générer ces messages quotidiens qui ne leur procurent aucune
rémunération.
Le vrai sujet nous paraît être celui du modèle
économique pertinent (ou tout du moins viable) pour la facturation
et le moins que l'on puisse dire est que depuis l'an dernier les idées
ne sont toujours pas clarifiées ... : accès Internet gratuit, (y
compris en Grande Bretagne le coût de l'appel téléphonique
local) forfait, facturation au megaoctet, rémunération de
l'internaute au delà de 35h,...
Le Push-Pull parait une formule intéressante : le push ne
concerne que les titres et les résumés accompagnés des
pointeurs sur les documents, et il est donc peu volumineux, le Pull permet en
fonction des besoins d'aller chercher l'information détaillée.
C'est sans doute là la formule d'avenir.
4.2.3 Une utilisation active des ressources du web
4.2.3.1 Recherche de compétences : la recherche d'emploi et le recrutement
Exploitation des CV présents sur le Web, par affichage de
propositions d'emploi aux endroits où des personnes compétentes
sont susceptibles d'aller (dans le catalogue, sur les sites de partenaires
ou sur celui d'une Grande Ecole par exemple) ou utilisation des sites de
recrutement :
En 1999 avec 28 millions d'offres d'emploi (étude Interbiznet) le
secteur du recrutement était déjà l'un des plus
dynamiques et des plus innovants du marché
En 2000, selon une enquête de l'APEC, 77% des cadres et des jeunes
diplomés utilisent Internet dans leur recherche d'emploi (la plupart des
autres invoquent l'impossibilité de le faire, seuls 5%
considèrent cette démarche inutile). Ils y recherchent en outre
des conseils pour leurs CV, lettres de motivation ou des informations sur les
entreprises... mais 85% d'entre eux considèrent que les entreprises ne
se sont pas encore vraiment adaptées à cette évolution
En 2001 aux USA, d'après Idc ce sont 96% des entreprises qui utilisaient
ces moyens. En si 80% des entreprises des Pays Bas se servaient du Web pour
recruter, la France qui sans surprise occupe le dernier rang n'est qu'a 30%
(moyenne européenne : 50%)
En 2003 en France le développement a été spectaculaire :
malgré un contexte déprimé, d'après le
Baromètre Internet et Emploi des Echos le volume d'emplois
publiés a augmenté de 52% en 6 mois
L'Oréal, afin de promouvoir son image auprès
des étudiants des grandes Ecoles et université, a lancé un
jeu de stratégie sur Internet "comment convaincre l'Oréal
de racheter votre entreprise" les lauréats gagnent ... un contrat
d'embauche
17.000 étudiants de 80 Pays y ont participé! (les Echos 2
sept 2003)
Le recrutement par Internet permet en effet de réduire drastiquement
les coûts, surtout pour trouver des profils pointus notamment
à l'étranger (voir l'étude réalisée par
l'atelier de Bnp-Paribas
www.atelier.fr )
Selon Computer World le coût passe de 3295 $ en moyenne par
voie de presse à 377 $ par Internet et les délais
de 53 jours à 14.
Pour éviter les déplacements les entretiens d'embauche par
videoconférence se multiplient (surtout depuis le 11 septembre
2001) : le réseau des magasins "Kinko's" a équipé
150 de ses magasins en salle de visioconférences à travers les US
(225£/heure). Monster fait largement appel à ce moyen. L'ANPE
Lorraine a commencé en 2002 pour des offres d'emploi dans
l'hôtellerie en Corse
Cette pratique s'est naturellement développée largement dans le
domaine de l'informatique
www.jobuniverse.com ou
www.jobworld.com
Elle s'étend progressivement à l'ensemble des secteurs
www.cadresonline.com (Vivendi) 5000 offres, gratuit, 2 millions
de pages vues par mois et autant d'e-mail envoyés à ceux qui y
ont inscrit leur profil de recherche alimente une vingtaine de titres de
presse: Le Monde, L'Usine Nouvelle, l'Express, 01 Informatique, le Moniteur....
www.cadremploi.com qui a
démarré sur minitel fédère plus de 100 cabinets de
recrutement "payant pour ne drainer que les candidatures de qualité"
dixit Roland Tresca qui ajoute "on a aussi le sentiment qu'une autre
stratégie ne serait pas idiote..."
Voir aussi
www.jobline.fr ,
www.carreerPath.com,
www.headhunter.net,
www.hotjobs.com,
www.careermosaic.im.fr ,
www.emailjob.com,
www.apr-job.com,
www.demain.fr,
www.Cybersearch.fr sans
parler des nombreux newsgroup
www.news.pagesweb.com/news/fr.emploi.offres
www.news.pagesweb.comInews/fr.emploi.demandes,
www.news.pagesweb.comInews/fr.emploi
Et sans oublier l'ANPE
www.anpe.fr et surtout
l'APEC
www.apec.asso.fr avec 7.000
offres et 1.500 pages sur l'évolution du marché
La CIA comme le FBI par exemple offrent des emplois sur
www.odci.gov/cia et
www.fbi.gov, et CISCO
www.cisco.com recrute ainsi 70
% de ses ingénieurs,
La profession hôtelière commence à utiliser
significativement cette voie
www.lhotellerie.fr/Annonces
Le leader américain Monster.com
www.monster.com, 60% du
marché US, 122 Millions de pages vues en juin, a racheté 111
entreprises d'offres d'emploi et dispose en octobre 1999 de 230.000 offres
d'emploi et de 2 Millions de CV (sur les 3 millions déposés en
ligne dans 30.000 sites concernant l'emploi) il annonce un taux de croissance
de 22% par mois.
Il est en mesure d'apporter une assistance extrêmement puissante aux
demandeurs d'emploi:
@ - analyse des postes et des rémunérations correspondant
à leur profil,
@ - benchmarking avec les autres candidats sur le marché du
travail,
@ - analyse du déroulement des entretiens,
@ - conseil pour des formations complémentaires, la
rédaction de CV et la conduite des prochains entretiens d'embauche
Pour les compétences rares et très demandées
(spécialistes internet par exemple, il organise des "placements aux
enchères" (7000 placements déjà réalisés
ainsi).
Depuis la même date il a lancé Talent Market pour les
indépendants et free lance
Monster commence à étendre ses activités en Europe
et a créé en 2000 une filiale française
www.monster.fr
Elle concurrencera probablement les "petites annonces" dans tous les
secteurs de la vie professionnelle au gré de la
pénétration d'Internet dans le monde des affaires.
Des robots (comme Resputin &n) peuvent parcourir la
toile pour trouver les CV correspondant au profil recherché.
Concernant la recherche d'emploi sur internet, voir le dossier consacré
à ce sujet lors du 3ème comité interministériel
pour la Sociéte de l'information du 10 juillet 2003
www.ddm.gouv.fr/dossiers_thematiques/documents/cisi2003g17.html
4.2.3.2 Une nouvelle voie pour la formation des membres du personnel de l'entreprises
Notamment pour les formations techniques pointues l'Internet offre
chaque jour davantage d'opportunités, avec de nouvelles méthodes
pédagogiques pour la formation. Il est ainsi possible de gagner un temps
de déplacement précieux ainsi que les frais correspondants
(Cisco, General Electric ou Procter&Gamble considèrent
économiser ainsi plus de 40% des coûts)
Certaines universités américaines délivrent même
leurs diplômes officiels par cette voie
C'est le cas par exemple de la Concord University School of Law
www.concord.kaplan.edu du
Massachusetts qui a ouvert en 1998 un cycle de droit entièrement en
ligne et sanctionné par un très officiel "Juris Doctorate Degree"
En Allemagne l'ensemble des filières, modules et cours disponibles sont
accessibles à
www.studieren-im-netz.de
En Espagne, l'université ouverte de Catalogne compte plus de
10.000 étudiants (salariés à 95%) répartis
dans 10 disciplines. Elle emploie 50 profs à temps plein et 600
consultants et des tuteurs extérieurs pour conserver sa souplesse Les
diplômes délivrés sont les mêmes que dans les
universités classiques. Après seulement 4 ans d'existence. Elle
dispose d'un budget de 103MFle coût de la scolarité pour
l'étudiant est de 3.600F
En France le Cned amorce l'évolution vers de telles
possibilités
www.campus-electronique.tm.fr ainsi qu'un certain nombre
d'universités (comme celle de Compiègne) et d'Ecoles
d'Ingénieur (Mines et Télécoms notamment)
Certains fournisseurs de matériel offrent aussi ce type de
possibilités pour la formation technique des utilisateurs de leurs
produits
Selon l'analyste du secteur de l'information Rhoda Lau 710 000
salariés américains ont pratiqué la formation à
distance dès 1998 et ils devraient être 2,3 millions en 2002
En France la délégation académique à la
formation continue de la région Midi Pyrénées
développe un programme de formation en zone rurale isolée
destiné aux salariés des coopératives agricoles qui ont
besoin de diversifier les compétences de leurs salariés pour
maintenir l'emploi toute l'année: chaque salarié dispose d'un
ordinateur équipé d'une caméra vidéo leur
permettant à la fois d'accéder aux cours et de rentrer en contact
avec leur tuteur
L'Afpa de Longwy a mis au point par exemple une formation
permettant d'acquérir une formation d'électronicien: une
caméra permet de travailler en visioconférence
Voir également
page 202 et
page 107
4.2.3.3 Recherche de partenaires technologiques ou commerciaux
La
recherche de partenaires à travers le web est une pratique très
courante (notamment de la part d'entreprises des pays émergeants qui
recherchent des produits à distribuer)
"Une entreprise agroalimentaire bretonne a pu ainsi accéder à
de nouvelles techniques d'élevage porcin et signer des accords
commerciaux avec des entreprises américaines" bilan de
l'opération Cyberbretagne.
L'expérience montre que c'est là une des principales
retombées des sites commerciaux initialement prévus pour
vendre des produits:
La plupart des PME françaises que nous avons rencontrées nous ont
dit avoir été plutôt déçues par les ventes
elles-mêmes mais très heureusement surprises par le nombre de
contacts pris spontanément par des partenaires potentiels
étrangers pour en particulier la distribution, assortie ou non de
fabrication locale de leurs produits.
C'est de ce fait un complément indispensable de la participation
à des salons internationaux.
L'entreprise Cotherm participait à une exposition à
Pékin et mentionnait son site
www.cotherm.com dans sa
brochure commerciale : c'est par l'intermédiaire de celui-ci que
l'entreprise qui allait devenir son distributeur Coréen reprit contact.
Le chausseur lyonnais Bexley vend ainsi par l'intermédiaire de
partenaires distributeurs par le biais du web à Moscou, Dakar,
Genève ... ou en Mongolie
4.2.3.4 Aller chercher des services sur le Web
Dans le
domaine de la sous-traitance de l'immatériel : traductions (
http://artinternet.fr )
comptabilité, formation, organisation des déplacements, Hot Line,
marketing et accueil téléphonique, ...Internet permet une
"dé"-localisation au sens propre du terme (le sous-traitant est
"n'importe où) et non une "re"-localisation (le sous-traitant est
installé à un autre endroit):
Saurons-nous par nos compétences capter, sur le marché
mondial, le travail d'un niveau qualitatif correspondant au niveau de vie que
nous souhaitons pour notre pays ?
Un point particulier mérite d'être évoqué tant de
part son impact sur l'emploi et l'aménagement du territoire que par
l'évolution des relations avec le client qu'il sous-tend : les
centres d'appel (call centers)
voir page 158
4.2.3.5 L'utilisation de services évolués en ligne: les ASP (Application Services Providers)
Vous
pouvez acheter des licences d'exploitation de logiciels et les installer sur
vos ordinateurs. Mais certaines applications nécessitent des techniciens
spécialisés (outils de simulation) d'autres nécessitent
des mises à jour fréquentes (logiciels de CAO), enfin pour des
logiciels très peu fréquemment utilisés vous pouvez
préférer payer seulement en fonction des usages réels
Vous pouvez également préférer consacrer vos moyens
financiers et humains sur votre coeur de métier et "sous-traiter" ou
"outsourcer" un certain nombre de fonctions informatiques (gestion, archivage
Pour toutes ces raisons vous sont aujourd'hui proposés des services
disponibles en ligne, du simple traitement de texte (suite office par exemple)
aux plus sophistiqués sur le plan technique (gestion
déléguée, infogérence)
Comptanoo.com
http://www.Comptanoo.com
offre pour 60f/mois la possibilité à une PME de gérer sa
comptabilité
Siriatech
http://www.Siriatech.com
lui permet de faire des simulation sur sa pollution pour son étude
d'impact "installations classées
CDCZantac
www.cdc-1816.com/zantas.htm s'est spécialisée dans
l'archivage des échanges électroniques
Cadence Design System
http://www.cadence.com mets
ainsi à disposition en ligne I- Cadence , son logiciel de CAO de
circuits électroniques"
Dassault System développe "3D commerce" qui permettra de
mettre à disposition en mode ASP des outils comme Solidworks, Delmia ou
les 150 modules qui composent son logiciel phare de CAO : Catia.
Plus originale encore, son initiative "3D Expert"permet en outre au
client de disposer de l'intervention d'un expert en ligne, communicant en
téléphonie IP et pouvant directement "prendre la main" sur
l'ordinateur du client pour retoucher la pièce en cours de conception
De très grosses entreprises émergent aux US sur ce secteur en
offrant une externalisation quasi totale des applications, de leur maintenance
et de leur hébergement
Des entreprises comme Corio ou Akamai prennent en charge
pour 20.000 à 50.000$ par mois l'ensemble des applications majeures de
l'entreprise : relations client (en utilisant des licences comme Siebel),
gestion intégrée (avec SAP ou peoplesoft), place de marché
(Oracle, Commerce One),...
Il est cependant nécessaire avant d'opter pour l'ASP de se poser
quelques questions (durée du contrat, responsabilités et
notamment nécessité de s'interroger sur cas ou l'ASP
disparaitrait: quelle serait votre vulnérabilité? Serait-il
possible de transférer l'application vers un autre ASP?, les
données seraient-elles sauvegardées? Sont-elles stockées
dans des formats standards permettant de les transférer
ailleurs?...
4.2.3.6 L'Intelligence Economique: Recherche d'informations techniques et économiques (brevets, publications, banques de données, normalisation, marques,.... )
Thierry Breton alors Pdg de Thomson Multimédia aimait
à rappeler que "95% de l'information utile est librement disponible,
encore faut-il savoir la trouver"
Les ARIST (Agences Régionales d'Information Scientifique et
Technique) et les CDT (conseillers en développement
technologique) ont là un rôle important à jouer pour aider
les entreprises à définir une politique dans ce domaine, à
maîtriser la méthodologie de recherche et à les assister
pour les cas difficiles.
En effet la simple utilisation des moteurs de recherche peut se
révéler présenter un rapport "temps
passé/qualité de l'information récoltée"
rédhibitoire 15(*).
Les logiciels plus "intelligents" que les moteurs (qui se bornent le
plus souvent à indexer les mots présents dans les pages), ont
été souvent développés par les services de
renseignement et ont donné lieu à la commercialisation de
versions très performantes, bien que sans doute légèrement
"bridées
Aperto Libro issu du projet Taïga :
www.inforama.com : à l'aide
d'un jeu de dictionnaires conceptuels spécifiques et multilingues, une
analyse syntaxique et sémantique produit de l'information
élaborée) elles permettent en particulier d'exploiter les sites
en japonais qui sont particulièrement nombreux et intéressants
Le site de la CIA
www.odci.gov/cia/publications/factbooks/ est considéré
comme de toute première qualité
Beaucoup moins sophistiqué mais néanmoins performant,
Copernic
www.copernic.com s'appuie
sur 130 moteurs de recherche et assure un prétraitement de sa
récolte (analyse de pertinence, élimination des liens
rompus,...)
Les logiciels les plus évolués, difficiles à
paramétrer et coûtant plus de 1 MF ne sont évidemment pas
à la portée d'une PME individuelle, mais par contre le sont tout
à fait pour un réseau opérationnel de Pme.
Watch For You (watch4U) d'Arisem
www.arisem.com dont les
créateurs Alain Garnier et Stéphane Landré
avaient aussi travaillé sur le programme Taïga, coûte 400kf
à l'installation et 50kf par mois avec ses très nombreux modules
: Class4U, Push4U, MoreSens4U, InformationMiner4U
Les outils de "l'intelligence économique" ont aussi fait preuve
de leur utilité et de leur efficacité dans le domaine de la
détection d'épidémie et dans le suivi de son
évolution: le Réseau Mondial d'Intelligence en Santé
Publique (RMISP), d'origine Canadienne analyse toutes les informations
échangées sur le Web, y compris bien sur les "rumeurs" avait
permis de mettre en évidence l'émergence du SRAS dès
novembre 2002 : ceci est très important pour ceux qui ont
à gérer l'épidémie sur le plan sanitaire mais aussi
pour les innombrables entreprises touchées par la chaine des
conséquences et qui ont besoin d'anticiper pour s'adapter :
transporteurs aériens donc constructeurs d'avion et tourisme donc
finances locales ... et in fine BTP, industrie du luxe...
La participation à des News group spécialisés
permet parfois d'obtenir des réponses à des questions complexes
à une vitesse surprenante, (mais il faut comme toujours savoir donner de
l'information pour en recevoir)
Cybion,
www.cybion.com donne un
intéressant panorama des différents types d'agents
présents sur le web
Enfin n'oublions pas que dans la jungle de l'Internet tout chasseur est aussi
une proie potentielle pour ses concurrents et il n'est pas inutile ce stade de
rappeler le principe "Aimé Jacquet" :"la défense est
aussi importante que l'attaque"
Le crédit impôt recherche pour 2004 comporte l'inclusion des
dépenses de veille technologique (de R&D en l'espèce...)
à raison de 30k/entreprise/an
A noter que le rapport "fondateur de l'intelligence économique" dans
notre pays le "Rapport Martre" n'est plus aujourd'hui accessible que sur
le site de la CIA
http://web.archive.org/web/20030224112252/http://www.plan.gouv.fr/publications/4
PAGintelligence.htm
4.2.3.7 Recherche d'information sur l'offre des concurrents
Une
exploitation attentive de leur présence sur le web permet de recueillir
de précieuses informations sur leur politique commerciale et tarifaire.
"aujourd'hui les couteliers d'auvergne s'intéressent à
ce qu'offrent les couteliers du Pakistan car c'est peut-être de là
que viendra la concurrence demain" Thierry Ferrari de l'ADIT
On peut envisager dans ce domaine une politique d' "intelligence
économique" (ce que les anglo-saxons appellent la "competitive
intelligence")plus ou moins offensive (voir en annexe &&w un
chapitre consacré à ce sujet).
4.2.3.8 Renseignements commerciaux ou financiers sur les clients ou les partenaires
Internet
vous permet d'obtenir sans délai (mais pas toujours gratuitement) de
précieuses informations sur vos partenaires industriels ou commerciaux
Thomas Register, Dun&Bradstreet :
http://dbisna.com et en France
Societe.com
www.societe.com (gratuit)
Infogreffe
www.infogreffe.com,
Euridile
www.euridile.com ou
SCRL
www.scrl.com filiale de la
COFACE.et surtout @rating
www.cofacerating.com
qui permet d'accéder à la notation, voire à la
labellisation de l'entreprise
voir page 231
4.2.3.9 Recherche d'appels d'offre
C'est un
secteur en très fort développement qui représente
déjà aujourd'hui 16% du commerce électronique (source
Aftel)
Il s'agit là aussi bien d'appels d'offre publics (USA,
Danemark, Pologne,...) Que privés
Des services Push permettent de mettre sous surveillance comme nous l'avons vu
un certain nombre de sources mais des recherches actives sont parfois aussi
utiles
Japan Airline, par exemple sur son site
www.jal.co.jp recherchait, le
jour où nous l'avons consulté des fournisseurs de serviettes de
toilette pour ses hôtels
General Electric a passé pour 1 Milliard de dollars de
marchés par l'Internet
Sur le même modèle le projet de la Délégation
Générale à l'Armement devrait être
opérationnel en 2001 (plateforme d'achat au sein du portail Ixarm.com
www.ixarm.com fonctionnant
avec des enchères inversées objectif annoncé par le
Délégué Général Jean-Yves Helmer, diviser
par trois les délais des procédures d'achat: à titre
expérimental a lancé avec le concours de la PME SynerDeal
www.synerdeal.com une
enchère inversée pour l'acquisition d'un lot de
cartouches...d'imprimantes (avec à la clé des
économies constatées par le responsable du projet, Bruno Delor,
de 24%)
4.2.3.10 Les achats; recherche de nouveaux fournisseurs (sourcing), e-procurement, shopbots, market-places
Il est
communément admis qu'économiser 1$ d'Achat équivaut
à augmenter ses Ventes de 20$ (sans pour autant avoir à baisser
ses prix). AMR Research estime que les économies potentielles sur les
achats est de 15 à 25%
Il est clair, qu'aujourd'hui par exemple pour les grandes surfaces, il
est plus important d'utiliser à bon escient les technologies de
l'internet pour faire des économies sur les achats plutôt que pour
vendre en ligne
Technip lance début 2001 un site pour acheter sur
Internet: il en attend une économie de 20% sur les couts de gestion et 5
à 10% sur le prix des achats: or ceux-ci représentent 50% de son
chiffre d'affaire, c'est donc une économie de 600MF qui est ainsi
visée
Une des utilisation majeures d'internet est la fonction achat car
l'entreprise gagne sur quatre tableaux :
Selon Deloitte&Touche 80% des entreprises US auront mis en place un
système d'e-procumement d'ici fin 2003
Quaker Oats avait 13 process, 8 systèmes 30.000
«fournisseurs» elle l'a rassemblé en un seul ce qui a permis
de constater que les "30.000" fournisseurs étaient bcp moins nombreux
que cela, et, en utilisant la capacité de négociation nouvelle de
faire fortement baisser les prix. Il en a été de même pour
Boeing avec 18 systèmes d 'achat, 100 data bases (il s'est rendu
compte qu'il avait 200 contrats avec Alcoa!...)
Daimler-Chrysler quant à lui regroupe les achats de ses dealers :
économies 15 à 20%
· Economies sur le processus administratif des achats (de 50
à 80%), les commandes étant directement passées par les
opérationnels à partir d'un catalogue négocié par
les acheteurs: c'est le e-procurement
les opérationnels passent directement leurs ordres aux fournisseurs
référencés :suppression du service «appro» de GE
(4000 personnes), une commande passe de 70$ à 4$, chez Quaker 1000
acheteurs disposent d'une carte d'achat.
Thales a symboliquement nommé son portail d'e-procurement
"Buyerless" qui permet aux opérationnels de commander
électroniquement le contenu de catalogues électroniques,
négociés une fois pour toutes" Jean POTAGE, Directeur des
Achats, THALES, net2003
www.afnet.fr avril 2003
Il est communément admis, qu'en nombres, deux tiers des achats ne
représentent que 4% du montant total de ceux-ci en valeur
Le troisième rapport sur l'eBusiness publié en aout
2001 par l'association américaine de la gestion des achats (NAPM
www.napm.org ) et le cabinet
Forrester Research
www.forrester.com indique
que les entreprises américaines ont toujours davantage recours à
Internet pour effectuer leurs achats. De 71% au premier trimestre 2001, la
proportion des firmes interrogées -manufacturières ou non- ayant
pratiqué l'eProcurement pour leurs achats indirects atteint 73%
au deuxième trimestre. En ce qui concerne les achats directs de
matériel, la proportion passe de 46% à 54% sur la même
période
La e-carte d'achat développée par Orbiscom
www.orbiscom.com/press/releases/111001.html et diffusée en
France par France télécom, carte virtuelle, fonctionne comme la
e-carte bancaire et permet d'avoir un numéro affecté à
chaque transaction renforçant ainsi sécurité et
traçabilité
20% des entreprises sondées ont acheté des produits ou des
services par le biais d'enchères en ligne à l'automne
2000, alors qu'elles n'étaient que 15% selon le rapport
précédent,
...et ils sont moins d'un sondé sur cinq à affirmer n'avoir pas
franchi la barre des 20% de leurs efforts de migration vers les
procédures en ligne.
En 2001, Boeing durant de son premier conseil d'administratio à
Chicago a conduit 5 enchères: 65% d'économie sur mes couts
historiques
GE-locomotives: 100 enchères par jour, 1,6 Milliards de $
d'économies
Daimler économise 674M$ (sur 7,4G$ d'achats)en «Online
bidding» sur Covisint:
Freemarket : matériel médical, 10 fournisseurs
présélectionnés, 238 offres en 5h , 19,2%
d 'économies sur les couts historique (4,8M$/6M$)
Mercedes : sur Covisint : 3 jours à 12h/jours
C'est clairement la partie la plus difficile, la plus onéreuse mais
où les enjeux de réduction de couts sont les plus grands
Elliot Greenfield de Greenfield MFG Co une PMI de 18
personnes à Philadelphie achète ainsi toute ses presses et ses
machines outils sur les innombrables sites internet vendant des machines
d'occasion
voir page 176 ou lors des
ventes aux enchères
voir page 170
ð dans de nombreux cas (produits complexes nécessitant un travail
collaboratif), c'est le sourcing qui permet de trouver les nouveaux partenaires
Internet offre la possibilité de rechercher des fournisseurs en
naviguant sur le Web,
Jean-Michel BOYER, Directeur général de l'
entreprise Vitagermine (à Cestas près de Bordeaux)
fabriquant des produits diététiques "bio" souligne que pour son
activité, Internet est surtout utile pour optimiser ses achats et
trouver de nouveaux produits ou de nouvelles technologies. Il en est de
même pour Spora
www.spora.fr fabricant de
textiles techniques pour l'habillement et les équipements
hospitaliers
Il permet aussi de mettre en compétition les entreprises
présentes sur Internet (par des appels d'offre), ou d'utiliser des
agents intelligents spécialisés, des robots qui parcourent le web
à votre place et qui vous ramènent les meilleures offres selon
les critères que vous avez fixé dans un tableau comparatif: ce
sont les "shopbots" ou "Shopping Bots"
BargainBot Search Agent
www.ece.curtin.edu.au/~saounb/bargainbot ou Bargain Finder
www.bf.cstar.ac.com/bf
vous permettent d'acheter au meilleur prix.
L'Israëlien R U Sure (Are You Sure)
www.rusure.com vous
accompagne dans une petite fenêtre de votre navigateur et vous permet
pendant la visite chez un marchand et avant d'acheter de vérifier s'il
n'y a pas moins cher ailleurs...
Certains se sont spécialisé comme
www.acses.com pour les livres,
www.junglee.com pour les
logiciels Comparatel
www.comparatel.fr ou
Panoranet
www.panoranet.com pour
les télécommunications, GEMM (CD, vidéo, livres)
www.gemm.com, Eurostockcity
www.eurostockcity.com
pour les actions, Notons encore Assurland
www.assurland.com qui
permet de comparer les polices d'assurance
De même de façon plus fruste
www.acheter-moins-cher.com
ou
www.lenegociateur.com
Jango
www.jango.co , d'Excite,
après un processus d'apprentissage où il affine sa connaissance
de vos besoins, est à même de vous proposer spontanément
des affaires qui devraient a priori vous intéresser tout
particulièrement...
Le Français Kelkoo
www.kelkoo.com a levé
200MF en juillet 2000 et MySimon,
www.MySimon.com (en France
Bravonestor
www.bravonestor.com) en
quelques secondes balaie des dizaines de millions de références
Au premier semestre 2003 Kelkko a généré 350M soit autant
que pour tout 2002
Le Guide.com
www.le-guide.com ,
résultat de la fusion de Laventis Le WebMarchand et Promoselect annonce
sa capacité à afficher des tableaux comparatifs TTC et frais de
port inclus, Eurocote.com
www.eurocote.com permet de
comparer les prix des voitures neuve dans les différents pays
européens
un inventaire des shopbots en est tenu à
www.planete-commerce.com/annuaire2000/agents/shopping.html
Déjà aujourd'hui 20%des consommateurs américains utilisent
ces logiciels pour faire des comparaisons de prix avant d'acheter (CDB
Research&Consulting &&w)
Voir également les chapitres sur les market-places
page 233 les extranets et
le e-procurement
page 199
4.2.3.11 Des partenaires incontournables: les administrations
Les administrations et organismes publics ou parapublics sont des partenaires importants pour les entreprises à deux titres.
4.2.3.11.1 Le poids des formalités administratives représente une charge non négligeable
La
fiscalité, les assurances sociales, les contrôles au titre de
l'urbanisme, de l'environnement ou de la sécurité, les besoins
statistiques impliquent aujourd'hui pour les entreprises une lourde charge
administrative (évaluée par le rapport Martin Lalande à
plus d'un milliard de Francs par an).
Aujourd'hui progressivement, dans le cadre du PAGSI, la plupart des
administrations commencent à offrir aux entreprises la
possibilité d'accomplir toutes ces formalités via Internet.
Il y a là une source d'économie considérable qu'il
convient de saisir.
4.2.3.11.2 Une opportunité pour faire des économies et gagner en transparence: les marchés publics
Les
administrations sont aussi des acteurs économiques majeurs avec plus de
750 milliards de francs d'achats annuels.
La mise en ligne progressive des appels d'offre (tant pour notre pays que
pour les pays voisins) et la possibilité, en souscrivant un
abonnement de recevoir automatiquement ceux qui correspondent à vos
compétences est une nouvelle opportunité, notamment pour les
petites entreprises qui n'avaient pas en général les moyens de
surveiller les innombrables consultations pour de petits chantiers
DoubleTrade.com
www.doubletrade.com qui
a succédé début 2000 à:
www.appels-offres.com
Marcheonline
www.marcheonline.com
du journal "le Moniteur" (Havas) les a rejoint début 2000.
Les petites entreprises qui souvent ne sont concernées que par un
bordereau verraient leur travail très allégé car elles
pourraient télécharger tout le cadre de leur réponse et il
leur suffirait alors de compléter celui-ci par quelques chiffres.
Cette première phase ne présente aucune difficulté et
aurait un fort effet d'entraînement
les dossiers techniques proprement dit, parfois lourds de plusieurs Kg
pouvant éventuellement, tant que les débits du réseau
restent ce qu'ils sont, être transmis par la poste sous forme d'un CD-ROM
dont le prix de revient n'excède guère 1$. Quant aux frais
d'envoi, hors main d'oeuvre, le DoD a calculé qu'ils passent ainsi de 30
$ à 0,5 $.
Pour aller au-delà dans le domaine de la procédure, (remise en
cause de la procédure de soumissions des propositions par "enveloppe
cachetée") il est nécessaire de procéder à la mise
à jour des textes légaux. Les travaux du Conseil d'Etat en 1998
www.internet.gouv.fr/francais/textesref/rapce98/accueil.htm ont
permis de faire un grand pas en avant dans cette direction, reste à
transcrire ces propositions dans une loi dont le principe a été
annoncé à Hourtin en Août 99
Les nouveaux textes sur les marchés publics publiés au printemps
2001 permettent une première avancée dans cette voie
www.finances.gouv.fr/reglementation/CMP/code
Par contre rien n'empêche dès aujourd'hui d'offrir la
possibilité aux entreprises d'assurer tout le suivi de
l'exécution par EDI/TCP/IP, ce qui entraînerait pour tous des
économies substantielles voir
www.openbuy.org &w
toujours selon les estimations du DoD le coût de chacun des 14
états intermédiaires en moyenne nécessaires pour
l'exécution d'une commande publique élémentaire passerait
ainsi de 50 $ à 4 $.
Les projets en ce sens du ministère de l'équipement doivent
être encouragés et l'équipement des DDE en
micro-ordinateurs développé en conséquence (il s'agit
là d'un investissement hautement rentable) : nous avons vu plus haut en
particulier l'expérimentation en cours à Colmar
4.2.4 En guise de conclusion..."de l'information moins fausse plus vite"
On pourrait conclure ce paragraphe par la boutade de Xavier Fouger de Dassault à Net 2000 www.intranet2000.net
"Internet permet d'obtenir de l'information moins fausse plus vite"
On
arrive ici à la partie la plus importante pour la plupart des
entreprises (...et un retour aux sources, voir lhistorique au début de
cet ouvrage) , et ceci quelle que soit leur taille ou leur secteur
d'activité
3 niveaux semblent devoir être distingués ici :
Les technologies qui permettent le fonctionnement de l'internet peuvent
également être utilisées pour le traitement, le transfert
et les stockage des informations à l'intérieur de l'entreprise
Ï avec les partenaires de l'entreprise
Ï dans le cadre d'un réseau d'entreprises
La seule différence par rapport à l'Internet réside dans
le fait que ces informations ne sont pas librement accessibles:
· et un extranet quand cette information est accessible au niveau
d'un réseau d'entreprises
4.3.1 un point commun: réduire les couts, les délais de réalisation et de conception, les besoins de capitaux en augmentant réactivité et flexibilité
Internet permet certes d'accroitre sa part de marché, de développer son chiffre d'affaire mais c'est avant tout un outil pour réduire les coûts (achats, informatique, paperasse) les besoins en capitaux (réduction des besoins de fonds de roulement liés aux stocks et aux en-cours), les délais (autant pour la conception d'un nouveau produit que pour la production), comme nous allons le voir tout du long de ce chapitre
4.3.2 A l'intérieur de l'entreprise l'Intranet
4.3.2.1 premier pas: donner à chaque salarié de l'entreprise une adresse électronique
L'e-mail, outre ses fonctions d'outil de communication avec l'extérieur, est déjà un premier outil pour la conduite de projet, un moyen pour rendre l'information plus accessible ou pour communiquer avec les clients avant de passer à une véritable messagerie
Pour ceux qui ont des contacts extérieurs, surtout internationaux, il s'agit là en outre d'un signe de reconnaissance dont l'importance dépasse l'aspect fonctionnel
Aujourd'hui chaque jour de nouveaux fournisseurs proposent des
formules d'adresses Internet gratuites et même comme nous l'avons vu plus
haut des accès Internet gratuits : l'obstacle ne peut en aucun cas
être considéré comme financier.
Bien entendu, pour des raisons commerciales, il peut apparaître
souhaitable assez rapidement d'avoir une adresse de la forme
prénom-nom@nom-de-l'entreprise.com qui n'est pas gratuite,
mais en tout état de cause, nous avons vu l'intérêt majeur
qu'il y avait à acheter un domaine au nom de son entreprise.
Cette forme de messagerie ouvre déjà des possibilités
de travail collectif dont on découvre chaque jour les nouvelles
potentialités, même pour des personnes travaillant à faible
distance l'une de l'autre (transmission de documents que l'on peut
retravailler) et a fortiori pour les entreprises éclatées sur
plusieurs sites
Par exemple entre les différents services de l'entreprise au cours du
développement d'un produit :C'est ce que fait TOPAL,
entreprise de levage de la région lyonnaise
www.topal.com
4.3.2.2 Développer un Intranet ?
Au
delà des échanges d'information par le biais d'une messagerie il
apparaît très vite nécessaire de donner des outils
permettant aux acteurs de l'entreprise de partager des informations
(financières, techniques, commerciales, annuaire, ...). Il s'agira de
sites web internes, de bases de données, ...
Bien entendu la confidentialité de ces données conduit à
les préserver des regards des indiscrets : ce réseau interne,
utilisant les techniques de l'Internet mais rendu inaccessible aux personnes
n'appartenant pas à l'entreprise, a été nommé
INTRANET.
Cette option semble s'imposer, sans délais, si l'entreprise dispose
en interne de réseaux informatiques :
Il est aujourd'hui clair que les technologies Internet vont
révolutionner toute l'informatique interne des entreprises : il va
permettre d'échapper aux logiques "propriétaires", avec les
surcoûts de développement, les cloisonnements, la
difficulté technique et les coûts énormes des passerelles
permettant de faire communiquer entre elles des applications (ainsi que la
non-pérennité du suivi).
Comme pour les sites web que nous avons vus dans le chapitre
précédent, on peut distinguer plusieurs niveaux, plusieurs phases
dans le développement d'un Intranet
Depuis l'Intranet "plaquette" (simple journal d'entreprise pour les personnes situées "dans les bureaux") jusqu'au stade où l'Intranet devient l'endroit où l'information se crée, circule et se capitalise, les décisions se prennent, l'intelligence collective de l'entreprise se développe, en un mot le système nerveux de l'entreprise.
Là encore l'engagement fort et personnel du patron est
indispensable (car il s'agit plus d'organisation des taches et des pouvoirs que
de technologie).
L'appropriation par chacun, qui passe par un processus plus biologique que
cartésien ne peut se développer que dans la durée
(Philippe Contal estime à 2 ans le temps nécessaire
pour une véritable intégration à la culture de
l'entreprise).
82% des actifs connectés s'accordent à considérer cet
outil comme un élément essentiel dans l'organisation de leur
travail au quotidien. Ipsos «Internet au bureau»
www.canalipsos.com/articles_fr/0601/internet_bureau.htm juin
2001
4.3.2.3 L'Intranet zombie : le e-journal d'entreprise
Il
est à l'Intranet ce que le web zombie est au web : un outil de "com"
qui consiste à mettre le journal d'entreprise sur le site web
éventuellement agrémenté de la possibilité
d'inscrire les enfants du personnel aux colonies de vacances. Il est
géré par la direction de la communication interne
L'Intranet Zombie est limité aux employés du siège social
et n'est pas accessible par les "nomades"
Comme pour le web zombie il faut sans doute en passer par là dans la
phase d'apprentissage mais ne pas y rester trop longtemps.
4.3.2.4 Les Intranets de première génération : la communication interne
4.3.2.4.1 Un point clé, donner l'accès à tous les sites d'implantation et au personnel nomade: les VPN
Un
Intranet véritable a pour objectif d'accroître l'efficacité
de chaque membre de l'entreprise et au premier chef de ceux qui sont au contact
du client et des partenaires de l'entreprise: commerciaux, techniciens de
maintenance, personnel de chantier,...
Ils ont besoin de pouvoir s'appuyer sur toutes les compétences de
l'entreprise pour être en mesure de répondre au mieux aux
exigences de ceux-ci et ils sont en même temps à la source des
informations clé:, prise de commandes, informations sur la concurrence,
dysfonctionnement du matériel livré, demandes du marché...
Différentes solutions, de niveau de sécurité de garantie
de débit (et de coûts) différents sont possibles pour ce
WAN (Wide Area Network):
"M.Tunnel de Matranet a été le premier outil de
chiffrement de forte puissance autorisé en France avec une clef de 168
bit" déclare son patron Fabrice Bourdeix
v les réseaux de lignes spécialisées virtuelles
crées par le protocole PPTP (Point to Point Tunneling
Protocol) assurent une sécurité logicielle en isolant les
flux de données grâce à une protection par cryptage (
protocoles SSL, SSH ou IPSEC) c'est le choix fait par
exemple par Ubisoft pour sa liaison à 10 Megabit/s avec les USA,
beaucoup moins onéreuse qu'une ligne louée.
IPSec, SSL, SET... voir le Dossier ATICA
www.atica.pm.gouv.fr/dossiers/documents/secu_e-business.shtm
Aujourd'hui la libéralisation de la cryptologie va permettre que se
développent, comme dans les autres pays de l'OCDE, ces réseaux
que l'on appelle VPN (virtual private network)
Ceux-ci utilisent l'Internet (avec les avantages de coût mais aussi
d'accès par toute prise téléphonique ou GSM sans
programmation préalable) Les VPN, tout en étant moins
onéreux que les lignes privées et permettant un accès
nomade, assurent une sécurité bien supérieure aux
simples réseaux de lignes louées grâce au
cryptage et à la signature électronique des
messages et des requêtes. Voir
www.vpnc.org
Christian HUITEMA Chief scientist des Bell laboratories www.bell-labs.com soulignait en janvier 99 à Autrans que le développement massif des VPN a été la principale (bien que par définition discrète) évolution de l'Internet aux USA en 1998. Ils devraient selon certaines estimations représenter les 3/4 du trafic Internet total
Les
récentes évolutions des terminaux nomades en augmentent tout
à la fois l'ergonomie et la puissance et permettent un véritable
décollage du m-business
Les entreprises américaines basculent aujourd'hui massivement sur les
Intranet et y consacraient 25 % de leurs budgets informatiques en 1999.
Après Chrysler, Renault a signé en 1998 avec
Netscape un contrat visant développer un Intranet permettant à
plusieurs dizaines de milliers de postes d'y accéder
Didier Lambert, directeur informatique d'Essilor
déclarait16(*) "le passage
à l'Intranet s'est fait sans douleur particulière et, surtout de
façon économique, dans la mesure où nous avions une
architecture informatique saine : quelques dizaines de milliers de francs pour
les serveurs et quelques heures d'informaticiens par mois pour les mises
à jour".
Comme beaucoup il se refuse à s'engager sur le terrain du calcul de
rentabilité : "trop de tâches ne sont plus comparables. Et
surtout, l'arrivée de cet Intranet s'inscrit dans une stratégie
de globalisation de l'entreprise au niveau mondial"
Ils comportent en général les fonctionnalités suivantes
:
4.3.2.4.2 une messagerie interne : l'annuaire, la norme LDAP
C'est
évidemment le premier pas qui permet de savoir "qui fait quoi" et de
pouvoir communiquer avec les autres membres de l'entreprise
la norme "LDAP"
www.umich.edu/~dirsvcs/ldap/ldap.html permet de structurer les
annuaires d'entreprise (y compris les droits d'accès à
l'information) et de faciliter la constitution d'annuaires globaux par la
réunion d'annuaires de services ou de filiales (ou de partenaires comme
nous le verrons plus loin avec les extranets)
Cet annuaire peut comporter de très nombreuses informations sur
lesquelles un moteur peut faire des recherches (compétences,
expérience professionnelle, langues parlées, pays connus,...) est
déjà un premier outil de gestion des compétences
("knowledge management").
4.3.2.4.3 Un réseau téléphonique IP
Les technologies de l'Internet permettent de substantielles économies, à la fois sur le coût des communications et sur celui du câblage des locaux : un seul câblage suffit pour les données et pour le téléphone. Le PABX devient un PC ou un routeur (c'est ce concept qui a fait le succès de la start-up Odisei www.odisei.com récemment rachetée par le groupe américain 8*8)
4.3.2.4.4 Un site web avec un portail d'accueil, des forums ou news group et un moteur de recherche
Ce site
offre des informations sur l'entreprise et en particulier les news (nouveaux
contrats, arrivée de nouveaux membres du personnel, sortie d'un nouveau
produit, cours de bourse de la société), il donne un accès
à la "bibliothèque" de l'entreprise (catalogue des
produits, documentation technique,...)
L'accès à ce site est en général
personnalisé, ce qui permet à chacun de pouvoir s'orienter
rapidement parmi les services offerts (des entreprises comme Mediapps
&&w ont développé des logiciels qui permettent une
génération automatique de tels portails personnalisés)
Un moteur de recherche permet de retrouver les informations quelle que
soit leur localisation (forum, news, web, base de données, news group,
notes internes en traitement de texte, bibliothèque, ...)
Il permet de télécharger les outils logiciels
(bureautique, outils de CAO, ...)
Les forums ne fonctionnent en général que s'il y a un bon
animateur sachant user intelligemment de l'envoi de messages aux membres du
groupe pour attirer l'attention de tel ou tel sur un sujet qui doit
l'intéresser
Une des difficultés souvent rencontrées pour le bon
fonctionnement des forum, rappelée par Christian Lainé est
celle de la hantise de la faute d'orthographe qui inhibe la "prise de parole"
notamment pour les cadres. Dans les groupes multinationaux la difficulté
est partiellement tournée par une langue pivot et un système de
traduction automatique.
4.3.2.4.5 des fonctions "secrétariat général"
C'est
une fonction importante des intranets de première
génération, permettant des économies administratives
substantielles: organisation des déplacements et des remboursements des
notes de frais, inscription aux formations, gestion des congés,
organisation des réunions et réservations de salles, offres
d'emploi à l'intérieur du groupe, ...
Des sites comme Ismap
www.ismap.com, Maporama
www.maporama.com,
Viamichelin
www.viamichelin.com ou
Sytadin
www.sytadin.equipement.gouv.fr ont été conçus
pour aider à organiser les déplacements. A partir d'une simple
adresse, il est possible d'obtenir des itinéraires, de consulter les
cartes des villes en France ou en Europe et d'être informé sur
l'état de la circulation en temps réel. Les cartes et
itinéraires peuvent être imprimés, envoyés par
e-mail à des clients et même téléchargés sur
un assistant personnel.
Dans ce cadre, profitant de ces infrastructures certaines entreprises offrent
à leur personnel des services extérieurs en les faisant
profiter de la capacité d'achat de l'entreprise : par exemple
Dressmart (emporté depuis par une crise de croissance) proposait
sur les intranets de Merril Lynch, KPMG ou Andersen Consulting des
vêtements correspondant aux "normes" définies par leur employeur
Voire même des conseils fiscaux (Hervé Thermique), ou
médicaux (Microsoft avec le projet "virtual clinic" qui se donne
pour objectif d'éviter des visites superflues chez le médecin
qu'ils évaluent à 20 à 30%)en ligne
4.3.2.4.6 un système "Push" pour apporter à chacun l'information dont il a besoin
Une
newsletter apporte à chacun, en fonction de ses centres
d'intérêt, les informations qui lui sont utiles: revue de presse,
dépôt de brevet, modification du site d'un concurrent,...)
Un système d'alerte peut être également mis en place pour
certains métiers (finance, achat de matière première,
accident,...)
4.3.2.5 Le véritable Intranet: le système nerveux de l'entreprise
L'information devient aujourd'hui la principale richesse de
l'entreprise: c'est une matière première qu'il faut savoir
acquérir, transformer, diffuser, capitaliser, produire, utiliser pour
les prises de décision, l'intégrer dans les produits et services
ou la vendre.
Mais "l'information" c'est aussi les "instructions" qui commandent
directement les process de production et de distribution des flux dans des
usines toujours plus automatisées: il serait tout à fait
réducteur de séparer le virtuel et le réel: le fichier de
CFAO sortant d'un bureau d'étude de mécanique et transmis via
l'intranet dans une machine outil à commande numérique produit
directement des copeaux!: le système nerveux actionne les
muscles
Les technologies de l'Internet sont les outils qui permettent d'accomplir ces
tâches de façon plus efficace, plus rapide et moins onéreuse
General Electric pour résumer sa politique a
adopté ce slogan "Internet= sell+buy+make". Comme toutes les
grosses entreprises traditionnelles il a rencontré résistances et
inerties, pour faire abandonner aux salariés leurs vieux réflexes
Jack Welsh lorsqu'il a pris conscience des retards de son entreprise a
utilisé des méthodes radicales en supprimant les solutions
alternatives
* l'intranet permet d'organiser les déplacements: il a
supprimé le service voyage,
* toutes les notes doivent être diffusées par le
réseau : il a supprimé les photocopieuses du siège,...
* l'e-procurement permet à chaque responsable de passer directement les
commandes : il supprimé le service approvisionnement (4000 personnes)
L'intranet n'est pas réservé aux grands groupes et des
éditeurs comme le Lyonnais libertyBoard
www.libertyboard.com
ont développé des intranets/extranets clé en main
apportant déjà de nombreuses fonctionnalités
Asoger-Carodas 300 personnes qui gère 45 restaurants a
mis en place un Intranet pour gérer ses approvisionnements en
supprimant toutes les ressaisies, facteur d'erreurs "Quasiment toutes
les prises de commandes contenaient au moins une erreur"), et de
coûts "Quand une commande est saisie, elle arrive directement
à la compta. Les comptes sont ainsi suivis en temps réel" Un
gain estimé à 90k/an. "C'est simple, le système a
affiné la gestion de notre exploitation. Nous continuons à livrer
nos produits frais dans les restaurants avec le même nombre de camions
qu'auparavant, alors que nous avons ouverts entre temps 10 nouveaux
restaurants. Et nous avons supprimé les frais de mises à jour
à la main des prix." Jean-Paul Boutet (Pdg d'Asoger-Carodas)
www.journaldunet.com/0209/020919ascoger.shtml
Quand l'Intranet devient véritablement l'endroit où se prennent
les décisions et qui pilote la production, LE système
d'information de l'entreprise, englobant l'informatique traditionnelle, il
apparaît très vite la nécessité de créer des
espaces protégés, accessibles uniquement aux personnes qui ont
à en connaître (conduite de projet, gestion du personnel,
préparation d'un contrat, pilotage de la production ou de la logistique,
fonctionnement du conseil d'administration, ...).
Un point essentiel devient celui de la gestion des droits d'accès en lecture comme en écriture de chacun des éléments d'information de l'Intranet.
"l'Intranet est le passage d'une simple informatique de
traitement à une informatique de la relation" (Christian
Lainé, animateur du programme intercommunity").
"dans notre entreprise toutes les informations et les processus sont
gérés électroniquement et vous ne pouvez échapper
à l'intranet même si vous le vouliez" Mike Betzer de MCI
Worldcom
A l'occasion de la fusion des intranets d'Elf et de Total, Philippe
Chalon déclarait aux Echos :"Lorsque le réseau tombe c'est notre
trésorerie qui ne fonctionne plus, tout comme nos ERP, sans parler des
raffineries qui ne peuvent plus charger les camions de
livraison,...
4.3.2.5.1 L'Intranet devient l'outil qui permet de réduire les coûts de fonctionnement
"aujourd'hui, Boeing c'est 80% d'infomanagement et 20% de
processus physiques" (le CIO de Boeing, Mission Acsel à Chicago, mai
2002,
http://www.yolin.net/Chic0426.zip)
Il y a donc enormément à économiser en argent et en
délai avec les outils de l'internet sur ces "80%" mais cela
nécessite de repenser en profondeur tous les processus de l'entreprise
pour réaliser ces gains qui peuvent être de grande ampleur et
modifier radicalement la compétitivité de l'entreprise
La division moteur d'avion de General Electric a économisé
ainsi 297M$ dans par une réingénierie totale des process.
Le programme mis en oeuvre en 2002 s'est fixé comme objectif une
économie supplémentaire de 385M$ avec un principe "Find it,
Get it Keep it", quand un organe est devenu inutile il faut le supprimer
sinon il réinvente du travail: trop de papiers, supprimons photocopieurs
et imprimantes (économie 1,8 M$), idem pour les appro (4000 personnes),
le service voyage (300 personnes),...
Caterpillar a programmé une économie de son back office de
15% pour 2002
Caterpillar: considère que le travail collaboratif lui a permis
un gain de 20% de productivité. Par ailleurs son système de CAO
en libre service supprime une partie significative des coûts commerciaux
(projets techniques et devis) puisque c'est le client qui, comme chez Dell,
réalise lui-même l'engin qui correspond à ses besoins
Boeing a remplacé 3 réunions sur 4 en Webconferencing
(Voice &Video sur IP)
Alors qu'elle embauche notablement plus, que son effort de formation est
sans commune mesure, grâce à son intranet, Cisco a 3 fois
moins d'employés à la DRH (1 pour 150) qu'une entreprise
"normale" de même taille.
Dans le même temps, à titre d'exemple, l'automatisation des
process administratifs a fait passer le temps de remboursement des missions de
3 semaines à 2 jours (le fameux facteur"7").
Les employés semblent apprécier le fait d'avoir moins de temps
à passer au reporting et aux demandes d'autorisation au profit d'un
travail opérationnel ce qui s'est traduit dans les périodes de
surchauffe notamment par un turn-over 7 fois plus faible que la moyenne du
secteur informatique (3% contre 20%)
4.3.2.5.2 Internet déshumaniserait? Bien au contraire
Une
critique souvent faite à Internet est qu'il déhumaniserait les
relations
Nous avons pu constater que c'est systématiquement l'inverse
(l'e-commerce ne faisant que remplacer la VPC classique).
Les technologies internet permettent surtout d'éliminer les tâches
administratives répétitives et fastidieuses, le "back-office", et
elles permettent de ce fait au personnel de se consacrer aux taches plus
"riches" de relation avec le client, d'innovation, de conduite de nouveaux
projets avec les partenaires de l'entreprise
4.3.2.5.3 L'intranet siège de la conception des nouveaux produits: le PLM Product Lifecycle Management
Concevoir un nouveau produit nécessite tout à la fois
Elle implique un travail étroit avec les services comptables pour le
calcul des prix de revient et le bureau d'étude pour la conception des
pièces
· celles du service après-vente : faiblesses ou inadaptation des
produits actuels
· de connaître les initiatives des concurrents
· d'avoir connaissance des possibilités de la technologie
· de s'appuyer sur la mémoire" de l'entreprise
Mais la création de nouvelles pièces, leur analyse fonctionnelle,
l'analyse cinématique des assemblagescomplexes, nécessite aussi
de faire appel à des logiciels puissants (CAO : conception
assistée par ordinateur) et de faire travailler ensemble les
spécialistes compétents appartenant parfois à d'autres
entreprises (un avion par exemple est aujourd'hui composé de plusieurs
millions de pièces)
Durée de vie plus courte, nécessité de concevoir des
produits plus rapidement et pour moins cher font que l'Intranet devient l'outil
autour duquel s'organise la coopération des services concourrant
à la conception des nouveaux produits
L'Intranet l'outil de la conduite de développements menés par des
équipes éclatées car il permet de gommer les distance en
leur faisant partager les données et en offrant des outils de travail
collaboratifs
Ceci est particulièrement important pour les entreprises
géographiquement dispersées, dont les compétences sont
réparties ou qui ont besoin de sortir en même temps des variantes
de leurs produits adaptées aux différents marchés (langue,
symbolique, couleurs, design, ...)
"un gros projet mobilisant 200 personnes dont 3/4 en Europe et un quart aux
USA a pu être bouclé en 7 mois au lieu d'un an grâce
à l'intranet qui nous a en particulier affranchi du décalage
horaire" Didier Lambert, Essilor
Ubisoft dans le domaine des jeux par exemple qui fait travailler
simultanément des équipes dans 9 pays
RadialSoft
www.radialsoft.com
entreprise de 4 personnes, architecte de logiciels de CFAO.fait appel pour la
réalisation des différents modules à des sous-traitants
(qu'elle recrute sur son site).
Ceux-ci sont éparpillés dans le monde (et notamment en Inde qui
dispose d'excellentes entreprises dans ce domaine).
Le code au fur et à mesure de son élaboration est mis sur le
serveur dédié au projet et il est disponible, notamment pour les
test de toutes les équipes participant au projet et pour le client qui
peut suivre son avancement et réagir immédiatement en cas de
problème. tous les échanges de mail sont archivés et
constituent la "mémoire" du projet
4.3.2.5.4 L'intranet permet le passage direct de la conception à la fabrication et la conduite de la production
Réduire les délais de production: c'est la
contrepartie incontournable de la viabilité du «build to order»
Dans l'industrie mécanique par exemple de plus en plus
fréquemment les constructeurs de machines outils à commande
numériques équipent celles-ci d'interfaces IP et
optent pour le Browser comme interface Homme-Machine
Les pièces étant conçues par des systèmes de CAO,
les fichiers informatiques qui sortent du bureau d'étude peuvent
être directement transférés via l'Intranet dans l'armoire
de commande de la machine pour lancer la production, et un dialogue peut
s'établir pour les mises au point entre opérateur de fabrication
et technicien d'étude (CFAO : conception et fabrication
assistée par ordinateur)
Par ailleurs, pour la conduite de la production, ces machines étant
connectées à l'intranet de l'entreprise, il devient
possible de dissocier l'endroit où est localisée la machine
elle-même de ceux où se situent les compétences
(maintenance, dépannage), la gestion des commandes et des stocks ou les
centres de décision (exécution et contrôle des travaux)
Les logiciels peuvent ainsi être mis à jour à distance,
l'opérateur peut se former par tutoring avec un formateur distant.
Il peut également accéder à des logiciels d'aide au
diagnostic comme Steeplechase
www.steeplechase.com,
ControlPro
www.labtech.com ou
Rockwell Software
www.software.rockwell.com
De plus en plus également les machines se connectent aux extranet
(en particulier pour une liaison avec le constructeur et la maintenance)
Mais aussi directement à l'Internet : l'opérateur peut
ainsi directement accéder à toutes les information depuis les
sites des fabricants ou des sites fournissant conseils ou expertise comme
Techspex
www.techspex.com
fédérateur de la communauté des professions liées
à la machine-outil
Il peut aussi faire appel à l'intelligence collective de ses
collègues branchés à travers les newsgroup ou des
forums comme ceux de Machinist.com
www.machinist.com : on
considère en effet (Managing Automation juin 98) qu'en cas de
panne 80% du temps est utilisé pour localiser celle-ci contre 20% pour
la réparer: la performance dans le diagnostic est donc un facteur
important pour la compétitivité
Cet usage des newsgroup n'est d'ailleurs pas sans poser de problèmes
quant à l'équilibre à trouver entre la
performance des opérateurs et la capacité à
préserver les secrets de fabrication
voir page 269
Virtual Tech de Toyoda,
http://toyodausa.com/hitech.html grâce à une
caméra vidéo portée sur le casque de l'opérateur
permet de faire effectuer une réparation depuis l'autre bout du monde
par un opérateur non qualifié
C'est aussi le cas de Hurco
www.hurco.com de Mazac
www.masakusa.com
Bosch
www.boschat.com
Farley
www.farleyoz.com.au ,
Fanuc
www.gefanuc.com,
Huron
www.huron.graft.fr
Makino
www.makino.com,
Mitsubishi
www.mitsubishi-edm.com,
Okuma
www.okuma.america.com,
Star Cutter
www.starcutter.com,
Tree Machine
www.treemachine.com
Wisconsin Machine Tool
www.machine-tools.com,
Zagar
www.zagar.com et surtout de
DMG
www.gildemeister.com
avec son logiciel de maintenance à distance NetServices.
Un certain nombre de ces services étaient délivrés
à travers des lignes louées pour des questions de vitesse et de
fiabilité mais de plus en plus elles utilisent directement le
réseau de l'Internet
L'ingénieur de permanence peut avoir depuis son PC chez lui ou en voyage
toutes les informations dont dispose l'opérateur et communiquer avec
celui-ci (voir également le § télémaintenance
page 198
Voir sur ce plan la remarquable étude effectuée par l'Atelier
BNP-Paribas juillet 1999
www.atelier.fr
Ces évolutions technologiques ouvrent des portes à une
réorganisation radicale du système productif en faisant
disparaître de nombreuses contraintes organisationnelles et en permettant
une nouvelle optimisation de la production tant entre les sites d'implantation
de l'entreprise qu'entre ceux de l'ensemble de ses donneurs d'ordre et
sous-traitants
Schneider a développé des systèmes de
machines autonomes pour l'usine Mercedes de Berlin pour l'usinage des
têtes de cylindre utilisant l'intranet pour faire circuler les moteurs en
fonction des disponibilités effectives de chacune. D'après Alain
Marbach, responsable des automatismes chez Schneider ceci a permis de faire
passer le taux de productivité de 65% à 95% économisant
ainsi 30% de l'investissement
L'Internet va permettre en particulier le partage de machine entre entreprises,
fluidifiant les méthodes de production en flux tendu dans le cadre d'une
économie de production en temps réel
4.3.2.5.5 La Télémaintenance
La
télémaintenance s'impose progressivement pour toutes les machines
ou les chaînes de production pilotées par un microprocesseur:
celui-ci concentre en effet toutes les informations provenant des multiples
capteurs nécessaires au contrôle du processus et il peut
être facilement interrogé à distance.
Il est également possible depuis le point de contrôle de modifier
les paramètres de réglage ainsi que les programmes qui le pilotent
C'est le cas en particulier des machines-outils à commande
numérique (dont la télémaintenance est toutefois, bien
souvent sous-traitée au constructeur ou à des entreprises
spécialisées
voir page 163)
La supervision des machines de moulage de caoutchouc de l'entreprise
Roll Gom reprise par Guitel
www.guitel.fr est
également assurée via l'Intranet et l'entreprise travaille
actuellement à la mise en place d'un VPN qui permettra:
* aux responsables de l'usine de pouvoir de n'importe où (de chez
eux, depuis un poste nomade) accéder à l'état de
fonctionnement de chacun des éléments de l'installation
* au technicien de permanence pendant les jours fériés
(certaines parties de l'installation fonctionnent en continu) de faire appel au
spécialiste où qu'il soit, (chez lui ou en déplacement par
exemple). Celui-ci pourra accéder à tous les paramètres
des machines, comme s'il était sur place, et donner les instructions
utiles pour le dépannage et la remise en route.
Cette nouvelle organisation doit permettre tout à la fois des
économies de maintenance et une moindre immobilisation des
machines.
De nombreux fournisseurs de logiciels de supervision et de contrôle de
chaîne de production ont rajouté cette possibilité
d'accès et de pilotage par le web (soit en Intranet (à
l'intérieur du site ou depuis l'extérieur en transitant par
l'Internet via une procédure sécurisée), soit en extranet
(entreprise de maintenance)
Citons USData, Intellution, PC Soft, Factory
Systems, Areal ou Ordinal Technologies &w leurs premiers
clients: Michelin et Creusot-Loire
4.3.2.5.6 L'intranet permet une connaissance et un suivi du client permettant de mieux le servir: le "Customer Relationship Management" CRM
Bien
souvent les éléments concernant un client (sa solvabilité,
ses besoins, l'historique de ses commandes et la situation des en-cours, les
problèmes d'après-vente, l'état des livraisons, le montant
des créances,...) est dispersée entre de multiples services
(service commercial, comptabilité, service après-vente,
marketing, logistique, production,...) qui ne communiquent que partiellement et
lentement entre eux, tant et si bien que le client ne trouve que rarement en
face de lui un interlocuteur capable de résoudre rapidement et
efficacement l'ensemble de son problème ou de pouvoir prendre des
engagements fermes (délais de livraison, accord sur des facilités
de paiement,...)
Par ailleurs le non-rapprochement des informations empêche parfois de
percevoir à temps certains dysfonctionnement ou laisse échapper
des opportunités d'affaire
L'Intranet est l'outil qui permet la mise en commun de toutes ces informations,
notamment au niveau des centres d'appel et surtout des nomades (commerciaux ou
après-vente) qui sont au contact du client et qui sont ainsi en mesure
de régler en temps réel les problèmes
4.3.2.5.7 L'Intranet permet l'intégration des systèmes de gestion (ERP).
Ceci est
en particulier précieux pour les entreprises qui ont plusieurs
implantations et en particulier des filiales à l'étranger. La
plupart des systèmes d'informatique intégrée (ERP,
Enterprise Resource Planning) ont maintenant une interface IP qui permet de
les intégrer pleinement dans l'Intranet
L'intranet permet de relier prise de commande, conduite des fabrications, suivi
qualité, facturation, gestion des incidents, et, par un monitoring
continu des process, optimisation permanente de l'outil de production
Pour faciliter la cohabitation entre les mondes des automatismes et de
l'informatique l'usine Schneider Electric de Merpins (270 personnes)
a mis en place un réseau Ethernet associé au protocole
d'échange TCP/IP
Une soixantaine de postes de travail 268 automates programmables et près
d'une trentaine de machines automatisées sont ainsi connectés
à l'informatique de gestion de l'établissement permettant en
particulier d'assurer un ordonnancement temps réel, d'accomplir un
lancement en fonction des événements de fabrication, et d'avoir
une disponibilité 24 h/ 24
Un accès distant est également possible au travers de l'Intranet
du Groupe.
Le système de pilotage, en lien avec l'ERP, intègre
quotidiennement 6 500 commandes clients et gère un volume de 4 800
articles ainsi que 68 gammes : Ce Système assume tout autant le
lancement et le suivi des fabrications que la traçabilité des
flux de production, des produits et des moyens de production.
"nos délais de commandes clients sont passés de 8 jours
à 3 jours maximums, et un suivi permanent et dynamique nous permet
dans le même temps, une visibilité instantanée de la
performance de notre outil de production qui nous a été
très utile au démarrage de l'atelier, en particulier, pour
accélérer sa montée en cadence." Rappelle Laurent Auger
Il permet en outre à Schneider Electric de réagir rapidement
aux aléas, en donnant instantanément aux opérateurs
les informations sur l'état de leur machine ou de leur ligne, ou de
déclencher automatiquement des actions de maintenance.
"Les données recueillies sont capitalisées et consolidées
pour présenter automatiquement des tableaux de bords
caractérisant, par exemple, le taux d'engagement de notre outil de
production", confie Kamel BERRIG, chef de projet. Ces informations nous
permettent notamment d'engager des actions d'amélioration continue sur
tel ou tel équipement, ou poste de travail avec les acteurs de terrain."
Propos recueillis par Daniel Chabbert Pôle Productique
Rhône-Alpes
Tous les leaders : SAP, Baan, Peoplesoft, JD Edward (absorbé en 2003 par
peoplesoft) ont fait évoluer leurs produits dans ce sens. Le retard de
certains d'entre eux dans cette mutation les a mené tout près du
dépôt de bilan (Baan). A l'inverse d'autres, qui connaissaient une
situation très délicate comme Peoplesoft ont vu leur
marché se redresser de façon spectaculaire quand ils ont offert
des solutions 100% internet permettant à leurs clients une diminution
considérable des couts ainsi qu'une possibilité d'ouverture
à leurs partenaires commerciaux
L'entreprise Roll-Gom reprise par Guitel
www.guitel.fr à Arras
bien que de taille moyenne dispose de plusieurs implantations et d'une petite
filiale aux Etats Unis : sa gestion fortement informatisée (ERP,
entreprise ressource planning de SAP) utilise un réseau fait de lignes
louées en France et une liaison Internet VPN avec les USA.
4.3.2.5.8 L'Intranet un outil pour les achats le e-procurement, la SCM " supply chain management"
L'Intranet permet, à partir de fournisseurs
référencés et de prix négociés, de fournir
un catalogue interne de produits offrant à chacun la possibilité
de composer sa commande, de la faire valider éventuellement par
l'échelon hiérarchique adapté en fonction de son montant
et, en tant que de besoin, de préciser ligne par ligne les instructions
de livraison (Hervé Thermique)
Ce processus (supply chain management) permet de réduire le
coût administratif des achats de façon drastique (6$ au lieu
de 75 Chris Zaharias de Netscape séminaire Aftel
nov 98)
D'après une enquête d'AT Kearney auprès de 162
entreprises les achats sur le Net devraient passer de 1,6% en 1998 à
20,4% en 2001 avec un accroissement notable de l'externalisation des
activités non stratégiques.
L'an 2002 a vu en particulier un développement
généralisé au niveau des voyages d'affaire avec le
"self-booking" Accenture a évalué à 50%
l'économie d'un dossier voyage chez lui, General Electric a ainsi pu
supprimé un service de 300 personnes. Le taux de
pénétration atteint 21% aux US et 5% en France fin 2002
La fonction achat perd sa dimension administrative pour se redéployer
dans la recherche de nouveaux fournisseurs (sourcing) et l'innovation
(définition avec les fournisseurs de produits ou services nouveaux
correspondant mieux aux besoins)
500 ingénieurs de Schlumberger travaillant sur 300 sites dans
50 pays passent dorénavant directement leurs commandes sur Internet: ils
disposent d'un catalogue négocié par le service achat
auprès de 20 fournisseurs. Après une éventuelle validation
hiérarchique les commandes sont automatiquement éclatées
et routées vers les fournisseurs
le processus d'achat a été ramené de 3 semaines à 3
jours (on retrouve le fameux facteur 7) avec une réduction sensible des
coûts (plus d'une centaine de MF)
Spie Batignolle qui a bati son cybercatalogue estime pour ses 600
chantiers faire une économie de 20% sur le poste achat et de 50% sur les
couts de facturation (séminaireCFCE)
Le standard en cours de finalisation OBI (Open Buying on the Internet)
est opéré par CommerceNet
www.commerce.net qui gère
· ainsi que la sécurité des échanges (gestion des
droits, signature électronique,...)
4.3.2.5.9 Il est particulièrement bien adapté pour les organisations par centres de responsabilités ou par chantiers
Il
fournit en effet des outils permettant une large autonomie dans l'organisation
du travail
Bien évidemment pour arriver à ce niveau de
décentralisation l'outil technique est nécessaire mais ne suffit
point et ce large partage de l'information n'est pas sans problème au
niveau de la confidentialité
· contrats type (sous-traitance, embauche, ...) permettant de contracter
en prenant en compte toutes les hypothèses avec une bonne
sécurité juridique
· accès aux informations touchant au droit du travail à
l'hygiène et à la sécurité
· possibilité de procéder aux achats directement sans
aucune formalité (petit matériel, fourniture) en utilisant les
accords cadres négociés avec les fournisseurs au niveau du
siège (éventuellement avec une validation hiérarchique
au-delà d'un certain montant : par exemple achat de véhicule).
· mais "le vrai risque dans la sécurité ce sont les
hommes, pas les systèmes informatiques ou le fire wall: il faut mettre
en place de tels systèmes mais l'important est la confiance dans les
hommes" (Philippe Contal
Alpha-c).
"une telle organisation ne peut fonctionner que sur la confiance totale dans tous les membres de l'entreprise" (Michel Hervé), ce qui est culturellement opposé aux organisations fortement hiérarchisées qui bien souvent reposent davantage sur le contrôle et la défiance.
4.3.2.5.10 Il est un outil précieux dans le domaine de la qualité: organisation, gestion et traçabilité
Les notaires, dont le coeur de métier est la codification des
actes, ont placé, au-delà de la mise en commun d'informations
juridiques et de bases de données, la qualité au coeur de
l'Intranet qu'ils ont bâti dans le cadre de leur chambre syndicale
parisienne (démonstration accessible par
www.intranet99.org)
· Que pour la gestion proprement dite de la qualité
(accès permanent aux documents à jour, gestion workflow de la
procédure qualité à travers le processus de production).
L'industrie automobile confrontée récemment à des
rappels pouvant concerner des millions de véhicules et l'industrie
agroalimentaire, avec les multiples problèmes rencontrés
récemment (dioxine, ESB, fièvre aphteuse, benzène,
éclats de verre,...) sont bien placées pour connaître
l'aspect stratégique de la traçabilité des
produits"de la fourche à la fourchette"
Alpha CIM
www.alpha-cim.com
entreprise de 120 personnes à Evry (Essonne) oeuvrant dans
l'informatique industrielle (environnement, pharmacie, chimie, gestion
d'éclairage, ...) a créé un serveur Intranet pour assurer
la diffusion et la consultation des documents Iso 9001. L'entreprise
étudie avec l'AFAQ la possibilité de supprimer le
référentiel papier.
"Nous avions des centaines de copies de nos procédures qualité
à gérer : aujourd'hui non seulement tout le monde a un
accès facile mais surtout je suis certain que tous ont la
même version, c'est un point critique car l'entreprise est
certifié ISO" Philippe Cuif responsable des services
réseaux d'ECIA
Michel Hervé indique que sans l'Intranet son entreprise
éclatée en 500 lieux de travail n'aurait jamais pu atteindre le
niveau exigé par la norme ISO 9002
4.3.2.5.11 L'Intranet devient le siège de l'intelligence économique et de la veille technologique
Le
rapport d'Henri Martre en 1994 avait déjà souligné
l'importance de l'intelligence économique pour la
compétitivité des entreprises dans une compétition
mondiale accrue.
En 2001 un rapport de l'IHEDN (Institut des Hautes Etudes de
Défense Nationales, montrait que la moitié des 1.200 entreprises
sondées (plus de 200 salariés)assuraient pratiquer l'intelligence
économiquemais moins d'un tier y consacraient des moyens
identifiés
En 2003 le Premier Ministre soulignait que le concept d'intelligence
économique "n'occupe pas en Franceune place digne des enjeux qu'il
doit prendre en compte" deux nouveaux rapports ont mis l'accent sur cet
enjeu : celui du Cigref
www.cigref.fr/CIGREF02/FR/resumrap.nsf/(ViewWebNew)/48BB4579416B9D01C1256CF50045
E93A (Club Informatique des Grandes Entreprises Françaises)
et celui de Bernard Carayon
www.bcarayon-ie.com
(certains regrettant que ce site ne bati sur une technologie Microsoft et ne
soit accessible que par son navigateur ce qui est contraire aux bonnes
pratiques sur ce sujet)
4.3.2.5.11.1 Il est l'outil qui permet d'alimenter le système en informations
Au moins
5 types de sources permettent d'alimenter les bases de données avec des
informations utiles à l'entreprise (
voir également page
188):
) et la presse.
L'information est automatiquement mise à disposition des salariés
susceptibles d'être concernés.
L'entreprise alpha-c
voir page 227surveille à
l'aide de robots ses principaux clients fournisseurs ou concurrents, ses
marchés, les technologies qu'elle emploie, à travers l'analyse
permanente automatique de 400 sites web (avec Enterprise Minder de
Netmind
www.netmind.com/html/enterprise_minder.html
· La souscription à des services permettant d'accéder
à des informations payantes accessibles seulement sur abonnement
(Qwam
www.qwam.com qui
fédère 25 000 sources de ce type) : bases de
données techniques ou économiques, fils d'information,
accès aux archives de journaux,...
· Les documents produits par chacun des services et susceptibles
d'être utiles pour les autres: études de marché, ,
analyses d'incidents, notes de synthèse, documents techniques, ...
· Les sources d'informations pertinentes repérées par les
membres de l'entreprise ("bibliographie" au sens large du terme)
· Les informations recueillies par chacun des membres de l'entreprise
(au contact des clients, via les réclamations, pendant les visites de
salon, lors de voyages à l'étranger,...). C'est en
particulier la fameuse technique du "rapport d'étonnement"
pratiqué par les entreprises japonaise
4.3.2.5.11.2 Il est l'outil qui permet de les stocker de façon à les rendre exploitables
Avoir
des masses d'informations ne sert à rien si elles ne peuvent être
exploitables aisément par ceux qui ont à prendre des
décisions. Pour cela il faut disposer de différents outils
Dans ce domaine des outils permettent des représentations graphiques
(utilisant volume et couleurs) ils permettent au spécialiste d'un coup
d'oeil de détecter des "anomalies" en visualisant globalement des
milliards d'informations: ce sont les outils de Data Mining (Trivium
www.trivium.fr)
· Pour pouvoir retrouver les informations utiles (moteurs de
recherche sémantique multilingues,...)
Cegibat (filiale de GDF) chargée de conseiller les
professionnels du bâtiment a créé un "centre virtuel
d'expertise" structuré par thèmes qui permet de capitaliser
l'expérience de ses techniciens ; cette base de données est en
outre utilisée par les agents du marketing, les formateurs et les
services chargés d'éditer les manuels techniques.
Pour des villes comme par exemple Nancy (démonstration accessible par
www.intranet99.org) le
système d'informations géographiques (SIG) permet à
tout instant de disposer des informations relatives à chaque parcelle
construite ou de voirie: - informations de toute nature sur les bâtiments
ou la voirie concernant la parcelle
- en cas de travaux, état d'avancement des chantiers.
Toute information ayant une composante géographique est ainsi
accessible.
· Pour pouvoir analyser des masses de données parfois
considérables et hétérogènes notamment à la
recherche d'anomalies, de ruptures de tendances, de phénomènes
non préalablement identifiés mais susceptibles de concerner
l'entreprise.
4.3.2.5.11.3 Enfin il permet de diffuser en temps réel l'information ciblée aux membres de l'entreprise (Push)
· lorsque cela est nécessaire il peut également envoyer
celles-ci sous forme d'alertes par exemple sur les téléphones
mobiles.
4.3.2.5.12 Il facilite la mise à disposition d'outils d'expertise permettant en particulier des simulations
Ceci
peut concerner tant les bureaux d'étude (conception de produits
nouveaux) que les services maintenance (aide au diagnostic) et plus encore les
commerciaux à qui ils fournissent un précieux outil de dialogue
avec leurs clients (élaboration d'un produit personnalisé en
temps réel)
Le Crédit Lyonnais met à la disposition de chacun de
ses chargés d'affaire un outil de simulation permettant de mieux
apprécier le profil de risque de chaque client démonstration
accessible par
www.intranet99.org
Sollac permet à ses métallurgistes de faire
appel à un système expert pour l'évaluation des
défauts (démonstration accessible par
www.intranet99.org)
Desjoyaux
http://www.desjoyaux.fr
fabricant de piscines préfabriquées modulaires haut de
gamme, fournit ainsi à ses distributeur un outil permettant de
concevoir une piscine sur mesure prenant en compte à la fois les
contraintes esthétiques et techniques
Mona Lisa
www.monalisa.fr à Aix
en Provence, qui conçoit et vend des produits immobiliers
défiscalisés a placé sur son site un simulateur de calcul
financier
L'Ecole des Mines a mis au point des outils de simulation "Forge2" et
"Forge3" utilisés par un nombre croissant d'entreprises au niveau
mondial
http://www-cemef.cma.fr/ppt-tmp/Welding
4.3.2.5.13 L'outil pour la DRH
4.3.2.5.13.1 Pour la gestion du personnel
Gestion des congés, recrutement, affichage des postes à pourvoir, l'Intranet permet de fluidifier l'information tout en automatisant les nombreuses tâches administratives de la DRH, ce qui permet à celle-ci de se concentrersur la partie "humaine" de sa mission
4.3.2.5.13.2 L'Employee Relationship management (ERM) : le cliemployé
L'intranet peut également offrir des services permettant de contribuer à la qualité de vie en entreprise: babysitting, réservation de voyage, pressing, courses, conseil fiscal,...
4.3.2.5.13.3 pour construire et capitaliser un potentiel de compétence: le knowledge management (KM)
Dans
l'économie actuelle la compétence des hommes devient
l'élément déterminant de la compétitivité de
l'entreprise: c'est un capital qu'il convient de bien connaître et de
gérer avec soin: quelles sont les connaissances?, l'expérience?,
les aptitudes et les potentialités de chacune des personnes? Comment les
compléter ou les accroître (par la formation? (voir§
suivant), par l'organisation des parcours professionnels?)
Ceci est d'autant plus précieux à savoir que lorsque les
évolutions sont permanentes c'est parfois des compétences
"cachées" qui s'avèrent les plus précieuses:
On l'a vu par exemple lorsqu'il s'est agit de désigner des webmestres,
nouveau métier requérant des compétences non
habituellement détectées et répertoriées. De
même des développements inattendus à l'export (l'entreprise
est sollicitée pour un partenariat...) peut rendre précieux la
capacité à savoir qui éventuellement dans le personnel
parle la langue du pays en question
JP. Doumenc (Schneider) : "on voit bien à travers
l'Intranet du CEA à Marcoule que celui-ci peut apporter non plus
seulement de l'empilement des connaissances, du triage des connaissances,
mais la création de nouvelles connaissances" (concours
Intr@net 99
www.intranet99.org).
John Doyle vice président de Hewlet Packard avait
déclaré un jour "Si seulement HP savait ce que HP savait!"
Une entreprise française Trivium
www.trivium.fr
déjà auteur de UMAP s'est lancé sur ce créneau avec
succès. Elle a levé 30MF en 2000 pour financer son effort de
marketing: son logiciel Gingo donne à l'entreprise une
connaissance fine des ressources de compétence de son personnel, qui
sont en général très sous-utilisées parce que mal
connues. La start-up a su déjà convaincre PSA, Bouygues, France
Télécom...)
4.3.2.5.13.4 pour La formation interne du personnel : le e-learning
les
organisations changent, les métiers changent, les méthodes de
travail changent, les technologies changent, les entreprises
accélèrent le rythme et s'internationalisent:
Les grandes entreprises qui sont celles qui aujourd'hui sont le plus
avancées dans ce domaine comme Boeing, General Electric, Cisco ou
Procter & Gamble considèrent que le e-learning (tutoré ou
non) permet une économie de plus de 60% associé à une
efficacité plus grande grâce au fait que
ð les contraintes de temps deviennent plus fortes
ð Incontournable, la formation devient un centre de cout de plus en plus
lourd
La formation du personnel à travers des outils interactifs
permettant un véritable apprentissage accompagné par des tuteurs
ð La formation est disponible au moment ou les gens en ont besoin
C'est en particulier un outil parfaitement adapté pour l'apprentissage
technique (informatique, langue, argumentaire de vente,...).
Manpower dispense à partir de son Global Learning
Center 1200 cours à ses collaborateurs intérimaires. 10.000
d'entre eux se sont déjà inscrit : c'est un système
particulièrement bien adapté pour des personnes qui ont une
activité discontinue
L'Intranet permet notamment d'assurer la formation de commerciaux
dispersés sur le terrain, par exemple à l'occasion du
lancement de nouveaux produits, en économisant temps et frais de
déplacement et en permettant aux hommes de terrain d'être
opérationnels immédiatement pour répondre aux questions
des clients
Il donne également la possibilité d'offrir une formation au
client, apportant ainsi une notable valeur ajoutée
Il y a tout lieu de penser que Oracle SAP et Siebel intégrerons des
plates-formes de e-learning dans leurs produits
D'après une étude de Pascal Deborde (Arthur Andersen), 60% des
enseignements professionnels aux US auraient basculé sur le e-learning
avec des réduction de temps de formation pour des résultats
équivalents de 40 à 60%
Web Conferencing produit par Placeware
www.placeware.com spin off
de digital Design par exemple a mis au point une intéressante
méthodologie d'organisation de téléconférence
associée à une présentation et à un espace de
travail de groupe:
Le téléconférencier envoie aux participants (qui
peuvent le voir et l'entendre ) les pages de sa présentation. Il est
assisté de faciliteurs qui peuvent répondre en temps
réel et individuellement aux questions des participants sans interrompre
le cours de l'exposé, ils interviennent auprès de celui-ci
seulement si le nombre et la nature des questions indique qu'une
majorité de l'auditoire décroché.
Il est ainsi possible d'assurer avec quelques dizaines d'assistants une
formation de 5000 techniciens répartis à travers le monde lors du
lancement d'un nouveau produit ce qui leur permet en outre d'être
immédiatement au contact de leurs client pour exploiter la dynamique
commerciale du lancement
Horizon Live Distance Learning
www.horizonlive.com
spin-off de Digital Design a une approche semblable
L'Université virtuelle Ziff Davis
www.zdu.com ou
http://learn.elementk.com
offre déjà plus de 250 cours: avec 20.000 entreprises clientes et
150.000 stagiaires cette approche pédagogique commence à devenir
significative: une version francophone devrait prochainement voir le jour
Une université privée du nouveau Brunswick démarre
en 2000 exclusivement sur Internet et délivre un MBA : objectif, les
cadres vivant en Amérique et en Asie
Après Simon&Shuster Family Education Network et The Forum
Corporation, le groupe Pearson vient d'acheter pour 2,5 milliards de
dollars NCS qui réalise 630M$ de CA dans le domaine de la formation: il
doit lancer début 2001 son "Learning Network"
Certaines universités américaines délivrent leurs
diplômes officiels par cette voie
En France notons l'initiative de l'Université de Compiègne
et le lancement en avril 2001 par les Ecoles des Mines en collaboration avec
celles des Télécoms d'une téléformation
permettant de réduire de 2 ans à un an la période de
présence à l'Ecole pour les formations d'ingénieur en
formation continue en utilisant les NTIC pour les matières qui s'y
prêtent
voir les colloques de Rouen (1998) et Troyes (2000) sur les Nouvelles
Technologies Educatives
http://nticf98.insa-rouen.fr
et
http://www.univ-troyes.fr/tice
Voir aussi les sites de l'american society for training and development
www.astd.org, distance learning
on the net
www.hoyle.com/distance.htm
l'office of learning technologies, du Canada
http://olt-bta.hrdc-drhc.gc.ca
Teaching on-line
www.nau.edu tele training
institute
www.teletrain.com les
universités de Cornell
www.ilr.cornell.edu de
columbia
www.ilt.columbia.edu de
Phoenix
www.uophx.edu/uop/_distanc.htm, le MASIE center
www.masie.com ou le training
supersite
www.trainingsupersite.com
Voir également le chapitre sur le e-learning
page 107 et la recherche de formation
sur le web
page 187
4.3.2.5.14 Démultiplier l'efficacité des commerciaux en les connectant aux services du siège
bien
entendu le domaine d'application privilégié de l'Intranet reste
celui des commerciaux et des cadres en déplacement qui peuvent ainsi
être reliés de façon beaucoup plus efficace au Siège
.
Ils disposent ainsi d'un précieux support quand ils sont au contact
du client
L'Intranet augmente considérablement leur efficacité en leur
permettant un accès à tout le savoir de l'entreprise, y compris
le savoir vivant d'expertise (grâce à l'inventaire des
compétences).
"ils pourront exécuter les mêmes recherches complexes, en temps
réel, que les utilisateurs du siège" Alain Psénica,
direction commerciale du groupe Schneider
Il autorise des prises de décision rapide grâce à un
accès direct et permanent au décideur.
Il permet en outre de substantiels gains de temps et économies de
gestion en offrant la saisie directe, à la source de toutes les
informations nécessaires au lancement de la production, à la
gestion des ordres et à la facturation,
Déchargeant ainsi les hommes de terrain des tâches administratives
il leur permet de se concentrer davantage sur l'écoute du client, le
conseil et l'intelligence économique..
AREL ingénierie, 20 personnes dont 17 ingénieurs
et cadres, située dans les Yvelines vend surtout à l'exportation
(U.R.S.S., Bangladesh, Cuba, Inde, Cameroun, Pologne, Vietnam,...).
Son ingénieur commercial peut, à l'autre bout du monde,
négocier en temps quasi réel les modifications techniques : Le
bureau d'étude avec qui il est relié par Internet, peut,
grâce à la CAO, adapter le projet, calculer le devis, et envoyer
par e-mail en pièce attachée une représentation
tridimensionnelle de l'installation (par un simple "coupé-collé"
grâce au protocole VRML)
Le fantastique gain de temps par rapport au fax (1 jour au lieu de 10), la
quasi interactivité avec le client, permet, au moindre coût,
d'aboutir à une proposition bien mieux adaptée au besoin du
client et fait la différence avec les autres
compétiteurs.
4.3.2.5.15 Un outil au service des techniciens de maintenance
Dans
bien des domaines comme celui du matériel d'équipement dont la
durée de vie est parfois très longue (30 ans pour un avion par
exemple) et qui posent des problèmes de sécurité, la
maintenance est une activité stratégique qui tient une place
déterminante dans la stratégie de l'entreprise
Elle représente en même temps une activité
économique d'une ampleur souvent voisine de celle de la production avec
des marges d'économie et de sécurité
(traçabilité des opérations) encore plus substantielle
GM-division Moteur : c'est 30 Millions de page à
gérer, mettre à jour et tenir à disposition pendant la
durée de vie du moteur à tous les techniciens de maintenance (30
ans, partout à travers le monde)
L'entretien « life long » d'un moteur d'avion coûte
plus cher que sa construction et nécessite une organisation infiniment
plus complexe
La Cogema a mis sur son Intranet l'ensemble des plan des installations
électriques qui sont ainsi à tout moment à jour et
disponible pour la surveillance et la maintenance
Il est bien certain que dans un tel domaine, par rapport au papier Internet
apporte un atout déterminant
Mais c'est aussi le cas pour les PME et les entreprises oeuvrant dans les
secteurs traditionnels
Hervé Thermique
www.rde.fr 1000 personnes
(génie climatique, électricité, cuisines industrielles,
...) exerce une activité de chantier et de service chez le client.
L'entreprise emploie une dizaine de personnes à son siège mais
couvre un vaste territoire avec ses 25 agences.
Elle dispose de 1,1 ordinateurs par personne dont 750 micros portables
Chez le client, en cas de panne, le technicien se connecte avec son
micro portable (par n° vert) à l'Intranet de l'entreprise, ce
qui lui permet de consulter les plans tridimensionnels de l'installation (VRML)
avec la possibilité pour chacune des machines d'accéder d'un
simple clic à toutes les caractéristiques techniques des
pièces.
Il peut en outre accéder à une série de photos
numériques qui avaient été prises au fur et à
mesure du montage (ce qui est particulièrement utile pour des machines
calorifugées et donc non visibles sans un travail de démontage
important).
En cas de problème particulièrement difficile il peut
transmettre par mail une photo de l'installation accidentée au
technicien de l'entreprise le plus compétent dans le domaine,
où qu'il se trouve sur le territoire, ce qui lui confère une
efficacité beaucoup plus grande
Ceci permet en particulier d'assister le technicien de permanence, qui n'est
pas toujours celui qui connaît l'installation et qui doit procéder
à l'intervention.
A noter que cette idée de transmettre une photo, comme beaucoup
d'autre, vient d'une suggestion du forum
Il peut ensuite établir immédiatement le devis en ligne
grâce à sa connexion avec les services comptables,
l'éditer, le faire signer et entreprendre aussitôt le travail
(gain : une semaine de délais, économies de coûts
administratifs, division par deux des déplacements) : cette approche
s'est révélée là aussi un atout déterminant
face à la concurrence.
Par ailleurs la gestion fine de toutes les informations accumulées
à l'occasion de pannes permet un meilleur suivi qualité des
fournisseurs de pièces ou d'équipements.
En outre l'Intranet de l'entreprise permet de gérer l'agenda
électronique de tout le personnel, de permettre à chacun des
commerciaux de voir comment il se situe par rapport à ses objectifs de
gestion, de regrouper l'organisation des voyages professionnels,... et de
répondre aux préoccupations personnelles des agents en
particulier dans le domaine fiscal.
Il va sans dire qu'une telle méthode de travail a entraîné
une très profonde mutation dans l'organisation du travail et le
rôle de la hiérarchie.
L'entreprise Decima près d'Arras
www.decima.fr, qui travaille
dans un domaine voisin (électricité, courants forts, courants
faibles, immotique) confrontée au mêmes problème a mis en
place des solutions très voisines tant pour ce qui concerne les
applications purement professionnelles permettant de renforcer la
compétence et l'efficacité des équipes, (et la
traçabilité des opérations pour la maintenance
ultérieure), que les services personnels proposés aux
salariés pour qu'ils s'approprient l'outil (un exemple parmi beaucoup
d'autres, la vente aux enchères au personnel de matériels dont
l'entreprise a décidé de se défaire)
Pour assurer une intégration haut débit de ses équipes sur
chantier dans l'intranet elle utilise une liaison satellitaire relayée
par du WiFi
Voir aussi page 162
4.3.2.5.16 L'Intranet, facteur de décentralisation qui se construit lui-même de façon décentralisée
Les
technologies de l'Internet, grâce à la standardisation des
interfaces permettent, contrairement aux systèmes propriétaires,
une large décentralisation des initiatives pour son développement
:
Cela peut certes conduire à une certaine
hétérogénéité mais cet inconvénient
est largement compensée par son caractère dynamique, vivant et
bien adapté aux besoins opérationnels.
Avant l'Intranet, l'informatique était l'affaire d'experts, et les
utilisateurs n'étaient que consommateurs. Avec l'Intranet, il
existe encore de l'informatique, mais tous les salariés peuvent
eux-mêmes être des développeurs de systèmes leur
permettant de mieux s'organiser dans leur travail, donc ils deviennent
"acteurs" Michel Hervé.
"les nouveaux outils qui arrivent, par leur simplicité d'emploi, vont
permettre aux cadres opérationnels de concevoir eux-mêmes leurs
solutions sans devoir en référer aux services informatiques"
Craigh Mathis du Fairpoint Group
4.3.2.5.17 Des possibilités nouvelles pour le télétravail
Internet
permet aussi le travail à domicile, à partir d'un poste nomade
depuis ou d'un centre local équipé (une petite vingtaine en
France en 2001)
Il permet également notamment pour le service clientèle, de plus
en plus important avec des produits plus personnalisés ou plus
sophistiqués, de délocaliser les Call-Centers en prenant en
compte des paramètres d'optimisation géographiques qui ne sont
pas ceux de la production
4.3.2.5.17.1 De nombreux avantages pour les salariés, l'environnement et l'aménagement du territoire
Le
télétravail permet de limiter les déplacements:
Aux USA il y a en 2001 d'après IDC
www.langhoff.com/surveys.html 39 millions de
télétravailleurs dont 8 millions à temps plein voir
également la note du PEE
www.dree.org/documents/WASHINGTON/TeletravailUS.pdf . Le
ministère des transports américain teste un programme de
réduction d'impôts pour les entreprises qui favorisent le
télétravail afin de réduire la pollution dans des
métropoles très polluées, comme Los Angeles, Houston et
Philadelphie
http://siliconvalley.com/docs/news/svfront/051210.htm
"IBM a mis en place un programme "Mobilité"(La filiale
française est la seule qui a retenu la solution des bureaux de
proximité, les autres pays s'orientant plutôt vers le travail
à domicile). Sur 5000 salariés, 1500 sont concernés (sans
surrreprésentation selon le sexe, l'âge ou l'ancienneté
dans l'entreprise): ils passent 1, 2 ou 3 jours par semaine dans un des 8
bureaux de proximité de la région parisienne, et n'ont plus de
bureau attribué dans la Tour Descartes. Le programme est parti d'une
demande des salariés, qui se plaignaient du manque de temps libre, aussi
leur a-t-il été proposé un système permettant de
baisser le temps de transport. En fait le temps ainsi libéré est
affecté par un tiers des bénéiciaires à une
augmentation du temps privé, mais par les 2/3 restants à une
augmentation du temps travaillé (les bénéficiaires de
cette organisation semblent vouloir montrer qu'ils sont aussi efficaces - voire
plus - qu'en conditions normales). Le taux de satisfaction est très
élevé et les syndicats, au début hostiles au
système, sont maintenant du côté des salariés
à qui on en refuse le bénéfice" Jean-Marc
Jancovici
· économies pour l'employeur (surfaces de bureaux et couts
annexes,...)
AT&T déclare économiser près de 3 000$ par
an et par personne travaillant à distance.
www.house.gov/reform/tapps/hearings.htm et
www.dree.org/etatsunis/documents.asp?Rub=4&F=PDF&Num=14273
· limitation des besoins d'infrastructure
· baisse des émissions polluantes pour les grandes
agglomérations, (c'est à ce titre que la Californie aide les
entreprises qui font largement appel au Télétravail comme
Hewlet-Packard),
· possibilité de répartir les emplois sur le territoire
et notamment de maintenir des emplois dans des zones rurales ou en
reconversion,
"Mayetic
www.mayeticvillage.fr,
SSII de 6 ans d'existence, emploie 20 personnes, avec un turnover nul depuis sa
création. Tous les salariés, répartis dans toute la
France, travaillent à domicile: ils ont tous un espace professionnel
aménagé, payé par Mayetic (y compris la part
immobilière), disposent du haut débit à domicile. Beaucoup
sont rentrés à Mayetic précisément pour pouvoir
travailler depuis chez eux, et l'organisation décentralisée
était un souhait explicite des dirigeant de Mayetic dès le
départ. Les salariés sont libres de gérer leurs horaires
de travail comme ils l'entendent, dès lors que cela ne gêne pas la
bonne marche de l'entreprise. Le point fondamental pour les personnes
rencontrées est que l'organisation de la société fait
abstraction du temps dans le calcul de la rémunération : Mayetic
a mis au point un système managérial permettant de "mesurer" la
valeur ajoutée produite par chacun on paye "tant de valeur
ajoutée par mois". Ce point parait central : pas de
télétravail sans cela. Tous les salariés de Mayetic disent
apprécier fortement ce système, d'aucuns ayant confié
qu'ils ont refusé des offres financièrement alléchantes
ailleurs pour pouvoir conserver ce mode de fonctionnement". Jean-Marc
Jancovici
Mayetic n'a aucun locaux: tous les collaborateurs ont adopté le
télétravail et ne se réunissent qu'une fois toutes les 6
semaines pour partager un repas et recaler la stratégie. L'entreprise en
tant que telle, totalement virtuelle n'existe que par son intranet
(échanges, forums, gestion administrative, bases de connaissance,
reporting) et ses extranets (toutes les fonctions secondaires sont
externalisées : comptabilité, recrutement,...)
· possibilité de travail pour les handicapés
moteurs, ...
Au Canada le groupe Prével (
www.generation.net/prevel
) vend des maisons prééquipées (câblage,
réseau local, séparation bureau/famille,..) pour le
Télétravail.
L'Allemagne a lancé dans ce domaine un ambitieux programme de
création d'emplois : Telearbeit.
Cette forme de travail laisse entrevoir un contexte nouveau, ou
l'appartenance à l'entreprise n'est plus un concept binaire, et qui du
coup peut contribuer à gommer certains mécanismes
d'exclusion.
4.3.2.5.17.2 Le gain est par contre bien moins évident pour l'entreprise et pour les syndicats de salariés :
les
problèmes d'organisation, de contrôle d'hygiène et de
sécurité, de prise en charge des frais, de responsabilité,
notamment en cas d'accident, sont délicats.
En particulier le salarié ne peut plus être
contrôlé simplement à travers ses horaires et son
activité immédiate: le télétravail implique
qu'on l'on soit capable de définir au salarié des objectifs
à atteindre assortis d'indicateurs pertinents pour évaluer
son travail.
Le "Chef" habitué à "commander", n'a plus ses troupes à sa
disposition, perd son statut et n'a pas forcément la capacité
à se transformer en animateur d'équipes
Au niveau du salarié "Certains ont besoin de contraintes, de
repères matériels, de rappels à l'ordre. Or dans le
télétravail on entre dans une logique d'autonomie" Nicole
Turbé-Suétens, présidente de l'AFTT
Ce problème de contrôle se pose aussi pour les syndicats.
Ce problème est apparu sous une autre forme quand Vivendi a
annoncé son intention de donner des ordinateurs à ses
employés (comme c'est le cas en Suède) : est-ce pour que les
employés travaillent à la maison et alors quid du temps de
travail? Est-ce un avantage en nature et alors quid de la fiscalité?
· alors que le travail correspond à l'accomplissement d'une
mission ou d'une tâche c'est une "énergie" qui se mesure en
"kilowattheures" plutôt qu'en heure: ce qui importe c'est le
résultat, pas le temps qu'on y a passé.
Notre code du travail conçu autour des concepts de la production
traditionnelle a du mal à appréhender ce nouveau mode
d'organisation
4.3.2.5.17.3 Des résultats décevants
L'écart est frappant entre notre pays, avec 2,9% de la
population active, et le reste de l'Europe (notamment avec les pays du Nord),
avec 6%
L'enquête réalisée en juillet 2001 auprès de
604 dirigeants d'entreprise "traditionnelles" par Taylor Nelson
Sofres pour le cabinet Mazar
www.mazars.com/pdf/etude07-01.pdf met clairement en évidence
un très fort décalage Nord/Sud, (pays Anglosaxons/Pays Latins):
d'un côté le Royaume-Unis, les Pays-Bas, de l'autre, la France et
l'Espagne Seulement 19 % des patrons français pensent que le Web
révolutionnera le fonctionnement de leur société. Ils sont
53% au Royaume-Uni, 44 % aux Pays-Bas.(même si elles sont près de
la moitié à penser que ces évolutions radicales n'auront
lieu que d'ici un à deux ans notamment en ce qui concerne les profonde
boulversements attendus en terme d'organisation). Les Pays Bas mettent l'accent
sur la gestion des ressources humaines 33% ont augmenté de façon
notable leur recours au télétravail. 43% estiment que les
télétravailleurs travaillent plus que ceux qui viennent dans les
locaux de l'entreprise
La confusion entre les notions d'emploi et de travail, trop
fréquente, ne facilite pas le développement du
télétravail et ceci nous paraît expliquer pour une large
part son faible développement (en dehors des cadres qui travaillent dans
une logique de mission et des commerciaux qui souvent eux sont dans une logique
de commission) malgré tous les avantages qu'il présente
Outre que cela n'est pas possible pour tous les emplois, le passage d'une logique de soumission à une logique de mission ou de commission n'est pas simple.
L'organisation du pouvoir dans nos entreprises basé sur des hiérarchie parfois encore lourdes, une organisation du travail où l'on contrôle le temps passé plus que le résultat obtenu, une "gouvernance" de tradition royale, où les cadres sont davantage préoccupés par la satisfaction du chef que du client, expliquent que le télétravail est notablement moins développé dans notre pays que dans l'Europe du Nord: l'augmentation a certes été de 67% entre 1997 et 1998 mais cela ne représente que 420 000 personnes contre 1 455 000 au Royaume Uni (Nicole Turbé-Suetens) et 45 millions au niveau mondial.
4.3.2.5.17.4 Télétravail et téléservices
Pour les
cadres, des commerciaux et des techniciens du service après-vente qui ne
sont pas rémunérés à l'heure de travail et dont la
mission recèle en général une large part de nomadisme, le
télétravail ne pose guère de problème (si ce n'est
qu'elle rend encore plus ténue la césure entre vie
professionnelle et vie privée...)
Chez Thermatec industrie par exemple, (35 personnes installées
à SOPHIA) le directeur financier travaille depuis son domicile
à Menton.
Pour un développement plus ample, c'est quand toutes les
conséquences sont tirées de l'analyse faite au §
précédent que le "télétravail" peut fonctionner
véritablement:
A un lien de subordination hiérarchique doit être
préféré un lien de partenariat avec une personne se
mettant à son compte et qui offre des Téléservices aux
entreprises (journalistes "free-lance", designer, conseil juridique,
documentaliste, secrétaire bilingue, dépannage informatique,
interprète, courtier d'assurance...) :
Netsurf cite par exemple le cas d'un dessinateur projeteur
spécialisé dans la CAO, installé à Gassin
près de Saint-Tropez qui travaille essentiellement avec des cabinets
d'architectes parisiens ou étrangers (Beyrouth) ou d'une
rédactrice technique implantée à Trégastel, dans
les côtes d'Armor
Catherine Meunier partage quotidiennement son temps de travail
d'assistante de direction entre trois entreprises angevines pour
lesquelles elle assure des fonctions de communication, de contrôle de la
rentabilité et des ressources humaines (le Monde interactif)
Question.fr
www.question.fr rassemble un
réseau d'une centaine de documentaliste permettant d'externaliser la
fonction documentation
Cyberworkers.com
http://www.cyberworkers.com/
, à Aubagne a créé une place de marché pour
faciliter les mises en relation d'entreprises et de
télétravailleurs: elle recence début 2001 3.000
prestataires dans 70 pays répartis en 250 métiers
Aussi en dehors de quelques entreprises "citoyennes" EDF et
Hewlet-Packard avec notamment une équipe de
télétravail sur le plateau du Vercors, le
télétravail n'a pas connu l'essor que ses multiples avantages
auraient permis espérer.
Le cas particulier des Centres d'appel (Call centers), parfois
intégré à l'entreprise et parfois sous-traité qui
peut être assimilé au télétravail sont
traités plus en détail dans le chapitre consacré aux
extranets
voir page 158 et dans celui traitant
de l'aménagement du territoire
voir page 396
European Telework Development (EDT :
www.eto.org.uk ) fournit
informations, conseils pratiques et support tant aux entreprises
intéressées qu'aux candidats télétravailleurs, aux
fournisseurs de produits et services ou aux collectivités locales. Un
rapport publié en 2000 par la commission européenne et disponible
à l'adresse
http://www.aftt.net/aftt/europe/europe.htm est la
référence en ce domaine au niveau européen. Pour des
données européennes les plus récentes voir les actes du
colloque européen sur le télétravail (e-work) qui s'est
tenu à Bercy fin septembre 2002
http://www.telecom.gouv.fr/9teletrav
Le Forum des droits sur l'internet a publié le 17 septembre 2002 son
rapport "Relations du travail et internet" qui analyse les implications