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Présentation Générale

 

La candidature de la France a été retenue par l’Assemblée générale du Bureau International des Expositions (B.I.E.) pour accueillir une exposition internationale en 2004.

Les principales caractéristiques

Cette exposition, la première tenue en France depuis 1937, présente quelques caractéristiques particulières qui la distinguent des expositions universelles des dernières années :

Ces caractéristiques répondent au souhait du BIE de promouvoir des expositions internationales de moins grande dimension que les expositions universelles.

Le calendrier

Préparée par le Département de la Seine saint Denis qui est à l’origine du projet, la candidature de la France a été présentée par le Premier Ministre le 6 Mai 2000. Le Gouvernement a confirmé le 26 Mars 2001 que l’organisation de cette manifestation incomberait à une société d’économie mixte créée à l’initiative de la Seine Saint Denis à laquelle il apporterait sa garantie. Après une phase d’étude et une d’enquête préalable le BIE a retenu la candidature de la France le 28 Mars 2001. Cette décision a été confirmée par l’assemblée générale du BIE le 30 Novembre sur la base du dossier définitif. A l’issue de cette étape, les invitations officielles à participer ont été adressées aux pays par le Premier Ministre en mars 2002 et l’organisateur est passé à la phase opérationnelle.

L’organisation

Pour assurer la mise en œuvre de ce projet, le dispositif suivant a été mis en place :

 

I – LES OBJECTIFS

L’évolution récente de la situation internationale rend difficiles les prévisions à moyen terme et donc celles qui concernent le contexte de l’exposition en 2004. Mais au delà de ce contexte, la France a des objectifs pérennes dans le secteur de l’image, à la fois politiques et économiques, et l’exposition est une opportunité majeure pour les faire valoir. Par ailleurs, cette exposition est un vecteur de soutien de l’activité économique en Île de France et du développement territorial de la Seine Saint Denis.

  1. Des objectifs politiques et internationaux
  2. Une exposition internationale est une manifestation qui, sans exclure la participation des entreprises, est essentiellement culturelle et éducative, respectueuse des diversités et des identités culturelles. Dans un contexte international troublé, elle marquera l’engagement de la France en faveur du dialogue des civilisations et de la paix.

    Cette exposition permettra également à la France de montrer son savoir-faire dans le domaine de l’image, de conforter sa position de leader en Europe en matière de cinéma et de faire valoir son point de vue au niveau international sur la spécificité de l’image et la propriété intellectuelle. Elle contribuera à renforcer le pôle francophone dans ce domaine.

    En abordant le thème des images non seulement sous l’angle des arts mais aussi des sciences et des techniques, elle permettra d’aborder les questions relatives à l’usage des images pour la pédagogie et la recherche scientifique.

  3. Des objectifs économiques et sociaux

a)le développement des industries culturelles

Au delà des enjeux politiques, cette exposition sera une formidable tribune pour les industries culturelles françaises dont le poids économique (40 Md€ et 128.000 emplois en 1998) est aussi important que celui des autres composantes des TIC (informatique, électronique et télécommunications). L’exposition sera ainsi une opportunité de promouvoir ce secteur économique dans lequel la France dispose de réels atouts. Elle sera également une occasion débattre des importantes questions que pose son développement.

b)le développement territorial

Avec environ 8,5 millions de visiteurs, dont 20% de visiteurs étrangers, l’exposition sera un événement touristique majeur, dont Paris et l’Ile de France ont besoin régulièrement pour renforcer leur attractivité, et profitera ainsi au développement de ce secteur économique. Elle peut être aussi un point d’appui pour renforcer les capacités d’accueil et les capacités d’organisation de foires et salons en Île de France.

Par ailleurs, l’exposition sera l’occasion de dynamiser la " Plaine de France ", secteur du Val d’Oise et de la Seine Saint Denis aujourd’hui en retard mais qui dispose de potentiels importants. De ce point de vue, l’exposition, à laquelle toutes les collectivités publiques concernées sont associées sous des formes diverses, sera un symbole de la volonté des pouvoirs publics de rééquilibrer la région parisienne.

Enfin, l’organisation de l’exposition comportera un volet social permettant d’offrir notamment aux jeunes, par des dispositifs adaptés, des possibilités de formation et d’emploi.

 

 

II – LES caractéristiques de la manifestation

  1. La fréquentation : modestie et ambition

L’exposition de 2004 est la première d’un nouveau type, d’ampleur plus réduite que les expositions universelles du passé. Il est donc difficile d’estimer avec précision le niveau de la fréquentation. Le chiffre retenu d’environ 8,5 millions de visiteurs est à comparer avec des expositions plus importantes en superficie et en durée : 18 millions de visiteurs à Hanovre, 40 millions à Séville ou à Montréal. Il se compare plus directement aux 10,2 millions de visiteurs de l’exposition de Lisbonne qui présentait des caractéristiques plus voisines.

Le Bureau International des Expositions a imaginé le nouveau concept d’Exposition internationale pendant trois mois maximum et sur 25 hectares utiles, précisément pour le rendre accessible aux Etats moyens voire petits. Il attend donc de la France qui va expérimenter ce nouveau concept, qu’elle fasse la démonstration de son bien fondé.

En 2004, c’est la France qui sera jugée : elle ne peut se permettre ni une contre-performance, ni même un demi-succès, qui entacheraient son image. De ce point de vue, le chiffre de 8,5 millions de visiteurs est ambitieux mais raisonnable pour un pays de 60 millions d’habitants qui constitue la première destination touristique du monde.

S’agissant du nombre d’Etats accueillis, la présence à tout prix du plus grand nombre d’Etats a abouti dans le passé récent à des disparités de présence parfois criantes. Là encore le raisonnable est probablement de viser de 70 à 80 pays exposants mais en proposant des formes de présence (dans les spectacles, dans les débats, etc.) plus adaptées aux objectifs et aux moyens de chacun.

2) Une manifestation culturelle, populaire et attractive

L’exposition internationale est une manifestation qui doit réunir le plus large public autour des dernières productions de l’esprit, des créations, des inventions et des découvertes .Sans se limiter aux arts mais en assurant leur présence, elle sera ouverte aux sciences, aux techniques .Elle devra être reconnue par les amateurs d’images et par les experts mais avant tout par le grand public. Elle doit donc offrir aux visiteurs des spectacles et des animations ludiques, innovantes, interactives et spectaculaires. Certaines de ces animations seront réalisées en coproduction avec d’autres institutions pour être réutilisées.

Le thème général de l’exposition, l’image, sera développé autour de quatre sous-thèmes : savoir (images des sciences et techniques), communiquer (images d’information et de communication), voir (images d’art), jouer (images ludiques).

Parallèlement à l’exposition destinée au grand public, d’autres manifestations trouveront leur place :des rencontres, des congrès, des présentations de produits, des salons professionnels ou grand public, profiteront de la notoriété de l’événement et contribueront à son succès, notamment en préfiguration. Par ailleurs l’exposition doit être l’occasion de débats, de colloques permettant la confrontation des points de vue intellectuels et scientifiques sur des sujets qui ne manquent pas d’actualité.

3) Une manifestation internationale

L’exposition est une grande manifestation internationale, à la fois par son public et par ses exposants. Elle sera donc une grande opération de communication sur la scène internationale. De ce point de vue, l’ambition de la démonstration française, au travers notamment de la présence des nombreuses institutions publiques ou privées qui sont concernées par le thème doit être élevée. Elle est de surcroît l’une des conditions d’une bonne participation des autres Etats.

4) La sécurité : un enjeu important

L’exposition internationale de 2004 sera l’un des plus grands événements populaires des prochaines années au niveau international. Sans préjuger de la situation internationale qui prévaudra à ce moment, son organisation doit prendre en compte la préoccupation de sécurité très en amont, qu’il s’agisse des conditions d’accès, de l’aménagement du site, de sa surveillance ou des dispositifs de secours. De ce point de vue, le site de l’aire des vents, très dégagé, et à proximité d’un aéroport est un atout.

III – ORGANISATION ET ECONOMIE DU PROJET

1) L’organisation doit conjuguer l’efficacité et l’association d’un grand nombre de partenaires

La réussite de l’exposition suppose la convergence des efforts de nombreux partenaires publics et privés dans un délai très court. Chacun de ces partenaires doit y trouver sa place et retirer de sa participation des avantages pour lui même, pour sa propre stratégie.

A cette fin, le projet est organisé de la manière suivante :

Ces différentes structures auxquelles sont toujours associés la commissaire Générale et/ou le chef de la mission interministérielle, ainsi que l’organisateur (SEMIMAGES), permettent d’assurer la circulation de l’information, l’expression des points de vue et la prise des décisions.

Par ailleurs, il est envisagé de constituer un comité d’honneur, regroupant des personnalités qui souhaitent soutenir le projet.

2) L’économie du projet

Par rapport aux expositions internationales qui l’ont précédé, l’exposition internationale de 2004 a un projet de budget plus modeste (395 millions € HT), en relation avec son dimensionnement. L’objectif assigné à l’organisateur est d’équilibrer ses dépenses de fonctionnement (295 M€) par des recettes de billetterie (65%), de sponsoring (20%) et des recettes diverses (15%). Cette structure de recettes est identique à celle des autres expositions internationales et repose sur un prix moyen de 23 € comparable également à celui de ces expositions. Cet équilibre est néanmoins un objectif ambitieux qui ne pourra être atteint que par un grand succès de l’exposition et une gestion rigoureuse. Il n’est en effet pas possible de réduire beaucoup les dépenses, notamment de promotion et d’animation, sans prendre le risque de réduire l’attractivité de l’exposition. En revanche, toutes les formes de partenariat seront recherchées pour accroître cette attractivité en partageant les dépenses.

Il n’en reste pas moins que cette opération est risquée. C’est pourquoi elle bénéficie d’une garantie financière de l’Etat, conformément aux règles du BIE.

S’agissant des investissements pérennes dont le montant s’élève à 100 M€, l’équilibre financier repose sur un partenariat entre l’Etat et les collectivités locales. L’objectif recherché par le Département de Seine Saint Denis qui porte ce risque est de réutiliser les bâtiments pérennes dans le cadre d’une opération du développement d’un pôle d’activités tournées vers l’image d’une part, et de l’aménagement d’une capacité d’accueil de grandes manifestations d’autre part.

 

CONCLUSION

L’exposition internationale de 2004 est un pari sur l’avenir, mais c’est surtout une chance pour la France, pour sa présence sur la scène internationale, pour sa population, pour ses entreprises.

Elle ne réussira que si tous ses partenaires y prennent leur part : l’Etat bien sûr, mais aussi les collectivités locales qui ont déjà manifesté leur intérêt pour ce projet, les entreprises et les institutions culturelles, scientifiques et techniques publiques ou privées.

 

LE THEME

L’objectif de l’Exposition 2004 est de se saisir de toutes les images du monde - celle des pays participants - dans leur pluralité, pour aider les visiteurs à les décrypter, à les lire, à les comprendre, dans la diversité de leurs expressions artistiques, scientifiques et technologiques, dans leurs usages, dans leurs dimensions culturelles, économiques et sociales.

L’enjeu pour le visiteur est, en même temps que celui d’apprendre à regarder les images, celui de savoir les choisir, celui d’en comprendre les techniques de fabrication et de diffusion. C’est aussi de découvrir comment et où elles s’inventent, se créent, se manipulent. Autre enjeu - et c’est peut-être le premier - celui de jouer avec les images, de rêver et d’être transporté par elles.

L’idée de cette exposition est d’inventer un moment original où sont associés, au plaisir du jeu, le plaisir de comprendre et celui d’être ensemble. Un lieu où l’interactivité, la libre association des images et des idées aident à construire un autre regard.

Pour atteindre cet objectif et pour favoriser une large participation de l’ensemble des pays du monde, le thème général " Images " sera décliné en quatre grandes thématiques, elles-mêmes subdivisées en plusieurs items.

Les quatre thématiques de cette exposition seront :

-Images pour savoir (images de sciences et de techniques),

-Images pour communiquer (images d’informations et de communications),

-Images pour voir (images d’arts),

-Images pour jouer (jeux interactifs, individuels et collectifs).

Pour permettre à chaque pays participant de s’inscrire dans le thème général en suivant son propre cheminement, les quatre sous-thèmes seront subdivisés en plusieurs items que chaque pays pourra exploiter ou non, selon sa propre sensibilité, ses spécificités culturelles, son histoire, ses atouts industriels, ses innovations technologiques…

Une première liste de ces items est ici dressée. Elle n’est, aujourd’hui encore, ni exhaustive, ni définitive.

Images pour savoir :

Images pour communiquer :

 

Images pour voir :

Images pour jouer :

Afin que l’Exposition soit plus qu’une simple juxtaposition de toutes les images du monde, livrée telle quelle, difficilement inintelligible, parce que non décryptée, sans doute faut-il s’accorder la possibilité d’appliquer un tamisage critique à l’ensemble de ces items.

Chaque pays participant sera invité à présenter sa propre lecture, à conduire sa propre critique de ce grand champ de la production et de la diffusion des images. En accompagnant la présentation de ses propres images par un questionnement sur leur usage, sur leur sens, sur leur fabrication, sur leurs enjeux.

On proposera donc à chaque exposant de regarder les images, ses images, au travers de quatre questions :

- quels usages, quelle utilité peut-on leur reconnaître ? à quoi servent-elles, qui servent-elles ? à quoi pourraient-elles servir (demain) ?

- quels sens peut-on leur accorder ? comment les décrypter ? que nous apprennent-elles ?, que nous révèlent-elles d’autre que ce que l’on voit ?

- quels enjeux, techniques, économiques, sociaux sont portés par elles ?

- quels modes de fabrication, de production ? par qui, avec quelle technique ?

 

 

 

 

 

 

 

 

LE BUDGET

 

  1. Budget total :

· 395 M€ HT, hors pavillon de la France

· Comparaisons :

- Séville : 1450 M€

  1. Les grandes masses

Recettes

M€

%

Billetterie

196,5

49,75

Sponsoring

60,3

15,26

Divers

46,8

11,85

Cessions

32,0

8,10

Dotations

59,0

14,94

Total

394,9

100

 

 

Dépenses

M€

%

Investissements pérennes

83,5

21,14

Scénographie

56,4

14,29

Communication

55,4

14,02

Pavillons démontables

28,6

7,24

Autres investissements

36,4

9,21

Organisation

76,7

19,42

Frais financiers

16,1

4,07

Sécurité

22

5,57

Aléas+divers

19,8

5,01

Total

394,9

100,00

 

LE BUDGET

1. Budget global 

2. Structure des recettes

3. Structure des dépenses